5268 – 1°/« Question à 500 milliards d’euros. Faut-il dépenser pour isoler les logements pour ne pas chauffer ou pour produire plus d’électricité pour chauffer sans isoler ? ». L’édito de Charles Sannat – 11.01.23 – Insolentiae

  • 1°/« Question à 500 milliards d’euros. Faut-il dépenser pour isoler les logements pour ne pas chauffer ou pour produire plus d’électricité pour chauffer sans isoler ? ».
  • 2°/TV Finance. « La France a perdu sa souveraineté énergétique ».
  • 3°/Le grand ras-le-bol… 66 % des actifs envisagent de changer de poste en 2023 !
  • 4°/Plus de bière pression. La tireuse coûte trop cher en électricité !
  • 5°/La froide déclaration de la FED sur l’inflation. Les taux vont rester hauts.

1°/« Question à 500 milliards d’euros. Faut-il dépenser pour isoler les logements pour ne pas chauffer ou pour produire plus d’électricité pour chauffer sans isoler ? ».
par Charles Sannat | 11 Jan 2023 | A la une, Environnement


Mes chères impertinentes, chers impertinents,
C’est la question à 500 milliards d’euros que personne ne se pose ou n’ose poser. Et comme ce singe, il y a de quoi se gratter la tête !!
Vous me connaissez, j’aime particulièrement poser ce type de question car cela alimente le débat et permet de faire avancer la réflexion de tous pour prendre collectivement les meilleures décisions pour notre avenir.
Force est de constater que nous sommes prisonniers d’une logique intellectuelle.
Celle de la rénovation thermique des logements, des DPE (foireux) et autres audits thermiques qui ne serviront à rien ou à pas grand chose.
Nous sommes prisonniers de cette logique et pourtant il existe des alternatives intellectuelles évidentes dans la manière même de poser le problème et donc bien évidemment dans les réponses que nous pouvons y apporter.
Faut-il dépenser pour isoler les logements pour ne pas chauffer ou pour produire plus d’électricité pour chauffer ?
Pourquoi vous poser cette question ? Parce que c’est une question essentielle pour notre avenir économique et financier. L’idée c’est de protéger le climat, de ne pas vivre dans la misère et de faire les bons choix financiers et technologiques. C’est loin d’être évident.
Si aujourd’hui nombreux sont ceux à regretter le nucléaire, en 2011 après l’accident majeur de Fukushima, plus personne ne voulait entendre parler du nucléaire ! Les écologistes bien évidemment, mais aussi beaucoup de gens qui avaient pris peur et avec de bonnes raisons !
Faire les bons choix n’est jamais facile, avoir une vision n’est jamais simple, et ne pas se laisser obscurcir la réflexion par des idéologies de toutes sortes est encore plus compliqué.
La rénovation thermique ne sert à rien selon une étude anglaise.
Le journal Marianne ici cite une étude anglaise. « À moyen terme, l’isolation des passoires thermiques est inefficace, selon une étude britannique »
La première recherche s’intéressant à l’effet de l’isolation des logements révèle que la baisse de la consommation d’énergie par ménage est faible. En Grande-Bretagne, les économies d’énergie disparaissent entre deux et quatre ans après une rénovation.
Alors effectivement, factuellement, les économies d’énergie réalisées après rénovation sont très faibles et pourtant nous parlons ici de centaines de milliards dépensés sans doute pour rien ou pas grand-chose.
En gros, pour paraphraser notre phare du Palais, la rénovation, ça coûte un pognon de dingue et ça ne sert à rien. Il faut donc évidemment revoir notre stratégie et vite, car chaque mois qui passe coûte très cher à la collectivité.
Mais ce n’est pas tout.
Alors si rénover pour 300 milliards ne sert à rien, autant dépenser 200 milliards pour construire 20 réacteurs nucléaires et chauffer tout le monde avec des pompe à chaleur… ou des radiateurs électriques en fonction des zones climatiques concernées. Le nucléaire n’émettant aucun CO², nous sauverons le climat, sans se geler et à moindre coût qu’en isolant et en se chauffant mal !
Pour les Belges mieux vaut chauffer les corps que les logements…
Comme nous l’apprend le site France Info ici, « pour faire des économies d’énergie, une expérience belge vise à chauffer les corps plutôt que les maisons : « L’idée c’est de mettre toujours plusieurs couches »
Chauffer les corps plutôt que les maisons, c’est le projet SlowHeat, pour mieux survivre à l’hiver. Une expérimentation étonnante menée par des chercheurs belges. » Et c’est exactement comme cela que nous vivions tous dans le monde entier avant l’arrivée dans les années 60 du chauffage central généralement au fioul. Souvenez-vous. Si aujourd’hui pyjamas, pantoufles, bonnet de nuit ou robes de chambre ne servent plus à grand-chose dans des appartements surchauffés, c’était en réalité nos habits de nuit. De vrais habits de nuits pour ne pas avoir froid et pour chauffer les corps à une époque où nous n’étions pas capables, hormis quelques très riches nobles ou bourgeois, de chauffer les maisons !
Alors pourquoi isoler des maisons que nos ancêtres n’ont jamais… chauffées ? Est-ce de l’écologie que de vouloir à tout prix chauffer des maisons ? Est-ce un confort que nous devons rechercher alors que nous pouvons tout simplement mettre un pull, un bonnet de nuit et une robe de chambre ?
Ces deux exemples n’émettent pas de CO² !
Je vous ai pris volontairement deux exemples totalement opposés.
Dans un cas nous construisons des capacités supplémentaires de production électriques (on peut rajouter quelques barrages aux centrales nucléaires) et il n’y a plus aucun problème pour chauffer nos maisons que nous n’avons même pas besoin d’isoler. Non seulement cela ne coûtera pas plus cher, mais même moins cher que de tout isoler (et souvent mal) et en plus nous ne polluerons pas plus voire, moins si nous passons tout le monde à l’électrique et que nous terminons avec les chaudières au gaz et au fioul !
Dans l’autre cas, nous décidons de ne plus chauffer ou très peu… là encore il n’y a aucune problème du coup, de production d’électricité, tout le monde en robe de chambre et on chauffe au mieux à 16°. On pollue moins, on sauve la planète et on n’ennuie personne avec des travaux inutiles. Après tout nos ancêtres vivaient très bien dans tous ces vieux logements sans les chauffer une bougie à la main en se couchant avec les poules…
Tout doit se discuter, les chiffres, l’écologie et les solutions que nous mettons en œuvre !
Vous voyez qu’ici avec ces deux alternatives à la rénovation énergétique, je ne conteste même pas la nécessité de réduire le CO², ces deux solutions sont bien meilleures en CO² que ce que  propose la rénovation thermique de tous nos bâtiments qui est, en réalité, la plus mauvaise solution puisque :
1/ le bilan carbone des travaux est mauvais et désastreux.
2/ On consomme toujours presque autant d’énergie après rénovation et les effets sont très faibles.
3/ Tout cela coûte un « pognon de dingue » pour une utilité très marginale.
Quand tout le monde pense pareil plus personne ne pense!
C’est une logique implacable. Quand tout le monde pense la même chose, plus personne ne pense et en France, plus personne ne pense.
Il y a des totems. Partout.
Impossible d’émettre une pensée un peu différente ou dérangeante.
Prière de répéter les mantras gouvernementaux ou d’ONG.
Il faut faire des DPE (foireux), rénover thermiquement des logements.
Cela ne se discute pas.
Il faut sauver la planète.
Cela ne se discute pas.
Pourtant, tout doit pouvoir se discuter, car les solutions pour arriver à un même résultat sont souvent plus nombreuses qu’il n’y paraît.
On doit évidemment pouvoir discuter des alternatives possibles, c’est à ce prix intellectuel que l’on évite de payer le prix financier et que l’on évite l’effondrement !
Je peux vous certifier, qu’avec les bonnes décisions, les bons raisonnements et que si ce pays se remet à penser alors, la vitesse de notre redressement pourrait en surprendre plus d’un.
Factuellement il est possible de ne pas isoler plus et chauffer mieux… avec plus de centrales nucléaires et moins de CO² et pour moins cher que la rénovation thermique.
Si l’on ne veut rien dépenser, on ne rénove pas et on ne chauffe pas et bonnet de nuit pour tout le monde. Toujours moins de CO².
C’est à nous de choisir ce que nous voulons faire croître et décroître.
Dans tous les cas, il n’y a aucune fatalité. Aucune.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

https://insolentiae.com/question-a-500-milliards-deuros-faut-il-depenser-pour-isoler-les-logements-pour-ne-pas-chauffer-ou-pour-produire-plus-delectricite-pour-chauffer-sans-isoler-ledito-de-ch/

2°/TV Finance. « La France a perdu sa souveraineté énergétique ».
par Charles Sannat | 11 Jan 2023 | Chronique de l’effondrement


Il y a 15 jours j’étais l’invité de TV Finance pour un débat concernant l’énergie et l’électricité en France, un sujet cruellement d’actualité.
Mais aussi une situation révoltante humainement, économiquement et politiquement tant nous faisons n’importe quoi, tant nos dirigeants font n’importe quoi.
Non, l’énergie ne relève pas du marché libre et de la libre concurrence, car « l’intensité capitalistique » (le besoin d’investissement en capital) comme on dit est telle que le privé ne peut rien faire à part émettre des factures.
Il est donc très important de montrer que l’on voit et que l’on comprend parfaitement que ce marché de l’énergie en Europe est au mieux dysfonctionnel et qu’au pire, il permet d’enrichir de manière éhonté des entreprises qui ne produisent rien, qui ne fabriquent pas d’électricité pas plus qu’elles ne l’acheminent. Elles ne font rien à part acheter en gros et revendre plus cher en éditant juste une facture, et encore, avec la dématérialisation et la facture électronique, dès 2024 elles ne feront strictement plus rien.
Une entreprise qui ne fait rien, qui ne produit rien, et qui fait des profits, voilà une belle définition des « surprofits »!


VIDEO


Charles SANNAT

https://insolentiae.com/tv-finance-la-france-a-perdu-sa-souverainete-energetique/

3°/Le grand ras-le-bol. 66 % des actifs envisagent de changer de poste en 2023 !
par Charles Sannat | 11 Jan 2023 | Emploi & Chômage


L’herbe est toujours plus verte ailleurs, et c’est finalement souvent le cas. Car quitte à se faire ennuyer par des méthodes de management de psychopathes, autant être le mieux payé possible.
Pourquoi je parle de méthode de psychopathes ?
Parce que plus le monde du travail semble « cool » avec babyfoot et café gratuit à volonté, plus la pression est insidieuse, le management hypocrite et basé systémiquement sur l’infantilisation des troupes et la culpabilisation des effectifs. Alors les résultat de ce sondage n’est pas très étonnant.
« Selon une étude réalisée par YouGov pour le site de recherche d’emploi Meteojob dévoilé par le quotidien, deux actifs français sur trois envisagent de changer de poste en 2023. Dans le détail, plus de la moitié (55 %) de ceux qui occupent actuellement un emploi assurent déjà chercher un autre emploi , une part essentiellement composée de salariés, mais aussi des professions libérales et de free-lances, et 12 % se disent ouverts aux opportunités.
Alors si les deux tiers des actifs envisagent de changer de poste en 2023, dans la réalité, la majorité ne sautera jamais le pas du changement et il ne faut pas confondre réalité et fantasmes professionnels. Pourtant, il ne faut pas croire non plus qu’il s’agit ici que de l’expression de velléité de changement.
En effet avec 520.000 démissions par trimestre en 2022 la France a connu un record de démissions !
Nous parlons d’environ 1 million et demi de personnes qui sont parties voir ailleurs si c’était mieux.


« Si avec la crise du Covid-19 en 2020, les démissions étaient motivées par la recherche d’une meilleure qualité de vie, la question financière semble aujourd’hui s’imposer . « Les remises en question liées au travail étaient au départ lancées sur des considérations de qualité de vie, de localisation des bureaux, de sens du travail. Aujourd’hui, le renchérissement du coût de la vie peut expliquer en partie cette tendance. Les Français cherchent un emploi avec un salaire supérieur », explique en effet Marko Vujasinovic, directeur général de Meteojob, au Parisien ».
En effet, 60 % des sondés mettent en avant la rémunération et les avantages financiers ou sociaux pour expliquer leur volonté de changer de job, devant l’équilibre vie pro-vie perso (51 %), le type de contrat (27 %), les missions du poste (26 %), ou la localisation des bureaux (18 %) ».
Avec l’inflation, il est assez logique et très sain, que les gens cherchent de meilleurs salaires et soient prêts à quitter leur boulot actuel pour tenter de trouver mieux. Mieux aussi bien en argent qu’en conditions de travail.
Il n’y  a aucune fatalité, et il n’y a rien de plus triste que lorsqu’un travail se transforme en prison. Le pire, c’est la fausse « sécurité de l’emploi » qui justifie souvent des conditions de travail affligeantes et des salaires de misère et c’est particulièrement le cas dans la fonction publique ou dans les entreprises parapubliques comme la SNCF ou la RATP où les dépressifs sont légion. Je ne parle même pas de l’éducation nationale où la neurasthénie gagne de plus en plus d’enseignants.
Charles SANNAT
Source Boursorama.com ici

https://insolentiae.com/le-grand-ras-le-bol-66-des-actifs-envisagent-de-changer-de-poste-en-2023/

4°/Plus de bière pression. La tireuse coûte trop cher en électricité !
par Charles Sannat | 11 Jan 2023 | Energie


C’est article du journal Le Monde intitulé « la France buissonnière : pour alléger sa facture d’électricité, le patron ne sert plus de pressions »!
Et oui, il faut dire que les comptes de ce petit bistrotier de province sont sous… pression à cause des prix de l’électricité bien évidemment.
« Au Bar du lac, à Saint-Paul-le-Gaultier (Sarthe), il n’est plus possible de boire un demi pression. La faute à Poutine. La flambée des prix de l’énergie a contraint le patron, Renato Fabbri, à couper provisoirement sa pompe à bière. Connectée à une bonbonne de CO2 et à un frigo électrique, la tireuse – d’un modèle ancien – était devenue trop dépensière par les temps qui courent. En contrepartie, le tenancier a étoffé sa carte de bières en bouteille, passée de six à neuf références. Les inconditionnels du faux col réfrigéré ne lui en auraient pas fait grief, d’après lui : « Ils ont compris que je n’avais pas d’autre choix. »
Pour les mêmes raisons, le gérant a éteint son percolateur, très gourmand en watts (car allumé vingt-quatre heures sur vingt-quatre pour fonctionner correctement). Renato Fabbri est allé chez Leclerc acheter une machine à expresso grand public. Heureuse inspiration : « Le café est meilleur qu’avant, plus onctueux », assure-t-il ».
Tous nos commerçants et tous nos artisans n’ont pas des établissements qui génèrent des millions d’euros de chiffre d’affaires. C’est même l’inverse. Nos petits commerçants, sont avant tout des petits commerçants qui aiment juste la liberté de tenir leur commerce et de vivre souvent modestement de l’activité qu’ils sont eux-mêmes capables de créer.
Mais les équilibres financiers sont précaires, et quelques centaines d’euros de plus sur les factures EDF et c’est la catastrophe assurée pour bon nombre d’entres eux.
L’électricité n’est pas et ne sera jamais, comme l’eau d’ailleurs, un produit comme les autres.
Cela fait partie des biens de première nécessité dont la production, la distribution et la fixation des prix relèvent des tâches régaliennes de l’Etat.
Charles SANNAT
Source Le Monde.fr ici

https://insolentiae.com/plus-de-biere-pression-la-tireuse-coute-trop-cher-en-electricite/

5°/La froide déclaration de la FED sur l’inflation. Les taux vont rester hauts.
par Charles Sannat | 11 Jan 2023 | Banques Centrales


Jerome Powell est le président de la Fed, la Banque centrale américaine, la plus importante du monde libre donc !
Hier il donnait une conférence de presse, et s’il y a une phrase que vous devez retenir c’est sans doute celle-ci.
La FED doit rester indépendante et les taux élevés !
« La stabilité des prix est le fondement d’une économie saine et procure au public des avantages incommensurables au fil du temps. Mais rétablir la stabilité des prix lorsque l’inflation est élevée peut nécessiter des mesures qui ne sont pas populaires à court terme, car nous augmentons les taux d’intérêt pour ralentir l’économie ».
« L’absence de contrôle politique direct sur nos décisions nous permet de prendre ces mesures nécessaires sans tenir compte des facteurs politiques à court terme »
Jerome Powell n’a donc pas abordé frontalement le sujet de la politique monétaire lors de cette allocution et « s’est concentré sur l’importance du rôle de son institution. Il a aussi souligné l’importance de rester à l’écart des tendances et débats politiques ».
Que vient-il de dire aux marchés qui ne semblent toujours pas vouloir l’entendre ?
Que l’inflation pose un vrai problème et que la doctrine des banque centrale n’a pas changé.
  • La FED préfère la récession à l’inflation.
  • La FED préfère des mesures impopulaires à l’inflation.
  • La FED préfère le chômage à l’inflation.
  • Et la FED, préfère des cours des actions plus bas que l’inflation.
Résultat ?
Les banques centrales, la FED en tête, vont continuer à combattre l’Hydre inflationniste, et cela pourrait prendre plus de temps que beaucoup ne le pensent.
Charles SANNAT
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »
Source Investing.com ici

https://insolentiae.com/la-froide-declaration-de-la-fed-sur-linflation-les-taux-vont-rester-hauts/

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