4227 – Conférences de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 4 mars et 26 février 2021

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  1. Sur les visites de Sergueï Lavrov – Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie aux Émirats arabes unis – en Arabie saoudite et au Qatar

  2. Sur l’interview de Sergueï Lavrov – Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie – au magazine Rousskaïa mysl

  3. Sur le 25e anniversaire du forum Dialogue Asie-Europe

  4. Sur l’accord de cessez-le-feu à la frontière indo-chinoise au Ladakh oriental

  5. Sur le lancement du projet de contribution technique « Formation de jeunes spécialistes dans le domaine des statistiques officielles des pays d’Asie centrale: l’avenir des statistiques officielles » financé par la Russie dans le cadre de la CESAP

  6. Sur l’entrée en vigueur à partir du 9 mars 2021 pour la Fédération de Russie de la Convention européenne relative à la suppression de la légalisation des actes établis par les agents diplomatiques ou consulaires

  7. Sur le discours d’Antony Blinken au Département d’État américain

  8. Sur le rapport « La Russie après Poutine »  de l’ONG Conseil de l’Atlantique

  9. Sur les commentaires de Ned Price – porte-parole du Département d’État américain, concernant la liberté d’expression en Russie

  10. Sur les déclarations faites au Conseil de l’Europe par Heiko Maas, Ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, au sujet de la Crimée

  11. Sur les déclarations de Marc Garneau – Ministre des Affaires étrangères du Canada, concernant « l’annexion de la Crimée »

  12. Sur la clôture des comptes bancaires du groupe médiatique RT DE en Allemagne

  13. Sur l’article de Faustine Vincent intitulé « En Ukraine, la bataille des langues » paru dans Le Monde

  14.  Sur l’entretien avec Mohammad Haneef Atmar – Ministre des Affaires étrangères de l’Afghanistan

  15. Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Abdulaziz Kamilov -Ministre des Affaires étrangères de l’Ouzbékistan

  16. Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Daour Kove – Ministre des Affaires étrangères de l’Abkhazie

  17. Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Daour Kove Ministre des Affaires étrangères de l’Abkhazie

  18. Sur la réaction russe à l’examen par l’Organisation mondiale de la santé des origines de l’agent pathogène de la Covid-19 à Wuhan

  19. Sur le rapport de l’institut italien des maladies infectieuses concernant le vaccin russe Sputnik V

  20. Sur l’aide russe apportée aux pays africains dans la lutte contre Ebola

  21. Sur une frappe des Etats-Unis contre un site sur le territoire syrien

  22. Sur la réaction franco-allemande à la lettre de Sergueï Lavrov concernant la situation autour d’Alexeï Navalny

  23. Sur les persécutions politiques aux Etats-Unis

  24. Sur la déclaration du Représentant permanent de l’Allemagne auprès de l’Onu concernant « la préoccupation de Berlin quant au sort des Tatars de Crimée oppressés »

  25. Sur les efforts du Royaume-Uni pour affaiblir l’influence russe

  26. Sur la décision de la Cour d’appel du Monténégro sur l’affaire d’une « tentative de coup d’Etat »

  27. Sur la suppression de comptes « russes » sur Twitter

  28. Sur les sanctions décrétées par l’UE contre le Venezuela

  29. Sur l’extradition des Etats-Unis de l’ex-gardien du camp de concentration de Neuengamme, Friedrich Berger

  30. Sur la profanation du cimetière militaire soviétique de Jēkabpils en Lettonie

  31. Sur la position russe concernant le processus de paix kosovar

  32. Sur une visioconférence des représentants spéciaux du « quartet » de médiateurs internationaux pour le Proche-Orient comprenant la Russie, les Etats-Unis, l’Onu et l’UE

  33. Sur le 50e anniversaire de la signature de la Convention sur les substances psychotropes de 1971

  34. Sur  la réunion plénière de l’Assemblée générale des Nations unies

  35. Sur l’acheminement en Egypte d’une première partie de wagons ferroviaires construits par l’entreprise Transmachholding en Hongrie

  36. Sur la signature du Mémorandum d’entente entre la Russie et l’ASEAN sur la coopération dans la prévention et l’atténuation des situations d’urgence

  37. Sur le 20e anniversaire de la signature de la Déclaration sur le partenariat stratégique entre la Fédération de Russie et la République socialiste du Vietnam

  38. Sur la nomination de Natalia Vodianova ambassadrice de bonne volonté auprès du FNUAP

Réponses aux 5 questions

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Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 4 mars 2021

RUSSIE Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 4 MARS 2021 jpeg

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Sur les visites de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et au Qatar

le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov  le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

Du 8 au 12 mars, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite et au Qatar. Des rencontres et des pourparlers avec les dirigeants et les chefs de diplomatie de ces pays sont à l’étude.

Il est prévu d’évoquer en détail l’ensemble des relations pluridimensionnelles de la Russie avec ces pays amis, ainsi que leur développement progressif. Les accords conclus précédemment au sommet restent le principal repère dans ce travail.

Une attention particulière sera accordée à l’objectif d’élargir la coopération d’affaires, à la planification de nouveaux projets prometteurs, ainsi qu’à l’intensification des efforts au niveau des commissions intergouvernementales bilatérales pour la coopération commerciale, économique et technique.
Il est également prévu d’aborder la coordination future vis-à-vis de la situation sur le marché mondial des hydrocarbures, ainsi que la coopération dans la lutte contre la prolifération du coronavirus grâce aux avancées russes.

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Les interlocuteurs échangeront en profondeur leurs avis sur les différents aspects de l’ordre du jour moyen-oriental en mettant l’accent sur la nécessité de régler les conflits dans la région par les négociations, en tenant compte des intérêts légitimes et des préoccupations de toutes les parties impliquées. C’est sous cet angle qu’il est prévu d’analyser les perspectives du règlement durable des situations de crise en Syrie, en Libye, au Yémen, dans le Golfe, et le processus de paix israélo-arabe.

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Sur l’interview de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, au magazine Rousskaïa mysl

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Je voudrais attirer votre attention sur la publication aujourd’hui d’une interview du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov accordée à la revue étrangère de compatriotes russes Rousskaïa mysl, qui se trouve au Royaume-Uni.
Il s’agit de la plus ancienne publication russophone à l’étranger, dont le premier numéro a vu le jour en 1880 à Moscou. Rousskaïa mysl demeure l’un des médias les plus populaires de la diaspora russe et couvre les thèmes de la géopolitique mondiale depuis des positions fédératrices.
Cette interview aborde les thèmes d’actualité des relations de notre pays principalement avec l’Union européenne et les États-Unis, sur un large éventail de problèmes régionaux et mondiaux.
Nous vous proposons de consulter le contenu de cette interview sur les sites du Ministère russe des Affaires étrangères et de ce journal.

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Sur le 25e anniversaire du forum Dialogue Asie-Europe

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Le 1er mars marque la journée du Dialogue Asie-Europe (ASEM), qui fête son 25e anniversaire cette année.

Depuis son adhésion au forum en 2010, la Russie participe activement au développement pratique de la coopération dans différents secteurs, notamment à travers la réalisation de projets sectoriels concrets.

En tant que l’un des coordinateurs du groupe asiatique de l’ASEM (nous remplissons ces fonctions depuis le second semestre de 2019) nous orientons le travail du forum sur le renforcement de l’interaction continentale sous tous ses aspects et manifestations avec la création d’un contour eurasiatique commun de coopération interrégionale.
Parmi les initiatives russes dans le cadre de l’ASEM: l’organisation d’une conférence de haut niveau sur le dialogue inter-civilisationnel (Saint-Pétersbourg, 2014), d’une réunion de hauts responsables sur l’éducation (Moscou, 2016), ainsi que la réalisation du projet d’université d’été de jeunesse (Vladivostok, Tchita, Irkoutsk, 2016).
En 2019, nous avons pris l’initiative de lancer la plateforme numérique de mobilité académique STIpot² comme canal de liaison entre les milieux scientifiques et éducatifs des pays de l’ASEM. A l’heure actuelle, plus de 2.500 chercheurs, pédagogues et étudiants d’Asie et d’Europe y sont déjà enregistrés.
Début 2020, en pleine pandémie de Covid-19, la Russie a proposé de mettre en place des chaînes d’acheminement transcontinentales en utilisant les capacités du transport ferroviaire. En parallèle, nous faisons partie des superviseurs du projet de l’ASEM pour l’implémentation de solutions technologiques avancées dans le domaine de la coopération douanière.
L’un des résultats du travail du forum l’an dernier a été l’adoption d’une déclaration des chefs de diplomatie sur la lutte contre la Covid-19 au format de cinq membres de l’ASEM, incluant les coordinateurs régionaux (Russie, UE, Allemagne, Singapour) et le Cambodge en tant que président du 13e sommet du forum prévu pour l’automne 2021.
Dans le contexte de la préparation de ce sommet, nous voyons de bonnes perspectives de déboucher sur des résultats positifs et palpables dans la reprise socio-économique post-pandémique. L’expérience et les acquis pratiques accumulés par la Russie dans la lutte contre la Covid-19 sont sollicités par de nombreux pays de l’ASEM. Nous continuerons de partager avec les partenaires notre expertise en la matière.

Nous proposons cette année une initiative humanitaire importante: l’établissement de contacts directs entre les associations de volontariat des pays d’Asie et d’Europe. Ces mouvements, comme l’a montré l’année dernière, ont joué et continuent de jouer dans l’ensemble un rôle de cimentage dans le contexte civil global dans notre lutte contre les défis de la crise de coronavirus.

Le vice-ministre permanent des Affaires étrangères Bui Thanh Son. Photo VNA Bui Thanh – Hanoï (VNA) – Cette année marque le 25e anniversaire de la fondation du Dialogue Asie-Europe (1996-2021). A cette occasion, le vice-ministre permanent des Affaires étrangères Bui Thanh Son a publié un article intitulé « Dialogue Asie-Europe: l’attractivité, la position et les potentiels de coopération augmentent ». Officiellement créé le 1er mars 1996, le Dialogue Asie-Europe (ASEM) est devenu le plus grand mécanisme de coopération interrégionale au monde, avec la participation de 53 membres des deux continents … CF/ https://fr.vietnamplus.vn/les-potentiels-de-cooperation-au-sein-de-lasem-augmentent/156051.vnp

Pendant la réunion des 1er et 2 mars 2021 des responsables de l’ASEM en visioconférence, nous avons prôné une nouvelle fois une approche pragmatique et dépolitisée du développement de la coopération multilatérale.

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Sur l’accord de cessez-le-feu à la frontière indo-chinoise au Ladakh oriental

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Nous continuons de suivre la situation à la frontière indo-chinoise. Nous saluons l’entente conclue à l’issue d’un entretien téléphonique entre les chefs de diplomatie de la Chine et de l’Inde le 25 février 2021, orientée vers le règlement de la situation.

Nous respectons la volonté des parties d’agir sur ce dossier sans ingérence de forces extérieures, dans le cadre des mécanismes multiniveaux du dialogue bilatéral qu’ils ont mis en place. Nous espérons que les deux pays, en tant que membres responsables de la communauté internationale, réussiront à trouver des solutions pacifiques mutuellement acceptables pour apaiser les tensions au plus vite.

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Sur le lancement du projet de contribution technique « Formation de jeunes spécialistes dans le domaine des statistiques officielles des pays d’Asie centrale: l’avenir des statistiques officielles » financé par la Russie dans le cadre de la CESAP

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La Russie financera le projet de l’Onu pour la formation de jeunes spécialistes dans le domaine des statistiques en Arménie, en Azerbaïdjan, au Kazakhstan, au Tadjikistan, au Turkménistan et en Ouzbékistan. Ce travail sera mené par la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP) durant les deux prochaines années.
Au cours de cette période, les experts de l’Onu et les consultants internationaux organiseront une série de séminaires pour les jeunes collaborateurs des services statistiques et les diplômés d’université appelés à travailler avec les statistiques officielles de l’Onu.
Il est ensuite prévu de préparer des manuels et des cursus de formation qui seront mis à disposition par les organisateurs en accès ouvert pour les futurs experts des statistiques. A ces fins, la Russie attribuera 400.000 dollars des fonds de sa cotisation volontaire à la CESAP.

Ce projet sera une forme utile de soutien à nos partenaires de la CEI. Les cursus sont organisés en russe et visent à mettre les statistiques nationales en conformité avec les normes et les exigences de l’Onu. Nous le considérons comme une contribution de la Russie au renforcement de l’efficacité des statistiques internationales, ainsi qu’à l’amélioration du suivi des Objectifs de développement durable de l’Onu dans les pays de la CEI. Des experts de Rosstat participeront à l’organisation de ces activités.

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Sur l’entrée en vigueur à partir du 9 mars 2021 pour la Fédération de Russie de la Convention européenne relative à la suppression de la légalisation des actes établis par les agents diplomatiques ou consulaires

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Le 9 mars 2021, pour la Fédération de Russie entre en vigueur la Convention européenne relative à la suppression de la légalisation des actes établis par les agents diplomatiques ou consulaires du 7 juin 1968.

Ladite Convention prévoit une simplification de la procédure de reconnaissance des documents délivrés par les responsables des établissements diplomatiques et consulaires des États parties de la Convention, exemptant de la nécessité de légaliser de tels documents – c’est-à-dire de demander une attestation supplémentaire du sceau et de l’authenticité de la signature des agents ayant signé le document au Ministère des Affaires étrangères du pays d’accueil.

En plus des conventions et accords consulaires bilatéraux en vigueur, la Convention européenne créera une base supplémentaire pour la reconnaissance sans obstacles des documents russes dans les États parties de la Convention, où vivent actuellement près de 1,5 million de Russes.

Ainsi, sans légalisation seront réciproquement reconnus les actes de naissance, de décès ou de mariage, les attestations d’absence de casier judiciaire et de poursuites pénales, ou encore les attestations d’absence d’obstacles pour un mariage s’ils sont délivrés par les ambassades et les établissements consulaires des États parties de la Convention aussi bien dans le pays d’accueil que dans d’autres pays.

La Convention européenne est entrée en vigueur le 14 août 1970, la Fédération de Russie l’a signée le 22 janvier 2016 et l’a ratifiée le 27 octobre 2020.
La lettre de ratification de la Convention a été remise au Secrétaire général du Conseil de l’Europe le 8 décembre 2020.
Hormis la Russie, la Convention inclut 24 États dont le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne, la Turquie, la France et la Suède.
Conformément à l’article 7 de la Convention, après son entrée en vigueur le Comité des ministres du Conseil de l’Europe peut inviter à s’y joindre tout pays non membre du Conseil de l’Europe.

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Sur le discours d’Antony Blinken au Département d’État américain

Antony Blinken USAAntony Blinken

Je voudrais vous rapporter davantage de nouvelles positives, et je suis certaine que cela arrivera, mais aujourd’hui il faut, une fois de plus, rentrer dans un débat avec le Département d’État américain. Il nous a fourni un nouveau prétexte – Antony Blinken directement.

Parmi tout ce qu’a dit le Secrétaire d’État, beaucoup sonne juste. Difficile de contester sa thèse selon laquelle il est inadmissible de promouvoir la démocratie par la force.
En lisant attentivement son discours, il s’avère qu’on ne peut pas renverser les gouvernements dans d’autres pays non pas parce que c’est une grossière violation du droit international (un crime, au fond), mais parce que cela coûte trop cher au budget américain qui, vous le savez, craque de tous les côtés.
Nous partageons l’aspiration à bâtir un système économique mondial plus stable et inclusif. On regrette seulement que les collègues de Washington aient oublié de préciser comment la succession de nouvelles sanctions américaines, qui sont décrétées sans gêne à la chaîne contre plusieurs pays, dont la Russie, s’inscrit dans cette vision.
La reconnaissance de l’imperfection de la démocratie américaine est, selon nous, un point positif. Cette autocritique est louable. Enfin, nos collègues avancent vers la réalité. Ceci étant dit, de la manière hypocrite messianique habituelle pour les États-Unis, a été exprimée l’intention de montrer l’exemple à d’autres pays en les incitant à un « comportement démocratique ».
Que peut-il y avoir de plus démocratique que de proclamer ses propres citoyens en tant que « terroristes intérieurs » pour dissidence? Nous soupçonnons qu’il s’agit d’une persécution des récalcitrants aux innovations libérales agressives activement promues par l’administration de Joe Biden.
Nous appelons l’équipe du Département d’État américain à renoncer aux tentatives de s’ingérer dans les affaires intérieures d’autres pays,  non pas en paroles mais en actes. Sans tenir compte et sans respecter les intérêts des partenaires, les nobles intentions annoncées ne resteront que des déclarations. Nous le surveillerons. Il faut soutenir les collègues dans leur « dérive » vers le constructif et le réalisme.

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Sur le rapport « La Russie après Poutine »  de l’ONG Conseil de l’Atlantique
zzlcw7t6bg711 Le n°100 du magazine Diplomatie est consacré au « Monde en 2050 ». Cyrille Bret y planche sur les trois scénarios d’évolution de la Russie à l’horizon 2050.CF/ https://eurasiaprospective.net/2019/10/21/la-russie-en-2050-le-choix-dun-monde/

Hormis tous les problèmes déjà pointés, les États-Unis en ont un autre: c’est la pauvreté de la russologie américaine contemporaine. Le rapport en question n’est pas une analyse: c’est une directive adressée directement aux « agents d’influence » parmi des éléments radicaux et marginaux. Quel est le rapport avec les déclarations d’Antony Blinken? C’est également une bonne question, qui s’adresse au Département d’État américain et à l’establishment politique américain.

Le Conseil de l’Atlantique appuie ses prétendues conclusions (en réalité ses recommandations) sur la conviction illusoire – et détachée de la réalité – des capacités des États-Unis à dicter leur volonté, ainsi que sur la foi en leur droit moral de donner des leçons au reste du monde en matière de démocratie et de droits de l’homme.

Il ne peut y avoir qu’une seule explication: le Conseil de l’Atlantique a publié ce rapport avant la déclaration d’Antony Blinken selon laquelle les États-Unis n’imposeront pas leur volonté par la puissance douce ou dure. Ce rapport a visiblement été préparé à partir d’anciennes positions. Nous espérons que dans le prochain rapport, les « contes » du Département d’État américain seront pris en considération.

Les États-Unis sont loin d’être en position de s’exercer à l’hégémonie et à l’ingérence dans les affaires intérieures dans d’autres pays.
C’est ce qu’a déclaré Antony Blinken.
Nous voudrions profiter de l’occasion pour suggérer aux analystes et experts américains de se focaliser avant tout sur les problèmes systémiques de leur propre régime politique, qui se sont extrêmement aggravés aussi bien au niveau des tensions politiques et du degré des scandales qu’au niveau de l’arbitraire et de la violence policière. Dans ces conditions, de telles « recommandations » pour aménager la « démocratie » sont d’actualité pour les États-Unis eux-mêmes, mais certainement pas pour la Russie et d’autres pays.

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Sur les commentaires de Ned Price, porte-parole du Département d’État américain, concernant la liberté d’expression en Russie

Ned Price, porte-parole du Département d'État américainNed Price  porte-parole du Département d’État américain

Nous ne pouvons pas passer à côté de la critique infondée du porte-parole du Département d’État américain Ned Price visant les autorités russes, qui a exprimé sa préoccupation vis-à-vis de la prétendue « violation des intérêts des journalistes » en Russie. Il a cité des exemples concernant Radio Free Europe/Radio Liberty.
Revenons aux faits. Je voudrais rappeler aux collègues américains que Radio Free Europe/Radio Liberty a reçu une amende pour ses multiples violations de la législation russe en ce qui concerne la nécessité d’un marquage élémentaire des publications en tant qu’agent étranger.
A l’heure actuelle, ce média fait l’objet de 260 procès administratifs, a reçu 142 amendes dont la somme pourrait dépasser 70 millions de roubles.
Nous notons que ces amendes ont été précédées par de nombreux avertissements de la part des autorités compétentes, qui ont été simplement ignorés par Radio Liberty. Cela a été fait intentionnellement et démonstrativement.
Il est évident qu’une telle indifférence envers le respect des lois du pays d’accueil est tout simplement inadmissible. Qu’arriverait-il aux États-Unis si les médias qui y travaillent et plus ou moins liés aux gouvernements d’autres pays ne respectaient pas la législation américaine? Nous connaissons la réponse à cette question. Cela s’ensuivrait d’une réaction punitive très brutale.
De plus, la sanction choisie pour faire entrave à cette activité illégale ne limite en aucun cas le travail journalistique du média américain ou son droit à la libre diffusion de l’information (le Département d’État américain ne l’a pas noté), chose qu’on ne peut pas dire de la loi sur les agents étrangers FARA appliquée par les États-Unis envers les médias russes.
A cet égard, nous considérons les réclamations infondées des autorités américaines comme une simple tentative arrogante d’ingérence de Washington dans le travail du système judiciaire d’un État souverain. Respectez les lois russes.

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Sur les déclarations faites au Conseil de l’Europe par Heiko Maas, Ministre des Affaires étrangères de l’Allemagne, au sujet de la Crimée

Heiko Maas, Ministre des Affaires étrangères  Heiko Maas Ministre des Affaires étrangères

L’Allemagne nous donne également motif à commentaire. Mais, malheureusement, pas sur les points positifs de nos relations.
Ces derniers temps, nos collègues allemands font preuve d’un intérêt clairement malsain pour Heiko Maas, Ministre des Affaires étrangères D’abord, le représentant permanent de ce pays à l’Onu s’est dit préoccupé par le sort des Tatars de Crimée et la prétendue absence d’accès à la péninsule pour les observateurs internationaux (nous l’avons commenté). Puis le Ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, en tant que président du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, a fait une déclaration à l’occasion du 7e anniversaire de la réunification de la Crimée avec la Russie en mélangeant tous les genres: la situation sur la péninsule, la décision de la Cour européenne des droits de l’homme et, pour une raison qu’on ignore, les Accords de Minsk pour régler la crise dans le Donbass.

Nous appelons Heiko Maas et les autres « combattants » pour le sort des habitants de la Crimée à respecter le choix fait par ces derniers en 2014, ainsi qu’à cesser de raconter des fables sur la péninsule tout en punissant les Criméens par des sanctions, la non-reconnaissance des passeports et la non-délivrance de visas.
Si vous, monsieur Maas, voulez tout de même accorder une attention de près à ce sujet, commencez par les faits. Parlez du référendum, essayez de vous rappeler où et quand, dans les régions que vous soutenez du point de vue de leur autodétermination, des référendums ont été organisés. Souvenez-vous des lois décrétées après 2014 pour soutenir les personnes de différentes nationalités et parlant différentes langues en Crimée. Enfin, envoyez-y vos représentants, des responsables officiels allemands (du Ministère des Affaires étrangères, vos diplomates). Qu’ils parlent eux-mêmes aux gens. Cessez de vous appuyer sur des inventions et des fables.
Nous rappelons que la Crimée est devenue partie intégrante de la Russie en s’appuyant sur le principe de la Charte de l’Onu et de l’Acte final d’Helsinki du CSCE concernant le droit des peuples à l’autodétermination. Ce principe a été appliqué par la population de la Crimée par la voie la plus démocratique: un référendum. Ne l’oubliez pas, monsieur Haas. Cette décision est définitive et ne peut pas être changée.
Il est surprenant que monsieur Maas, en tant qu’ancien ministre de la Justice, interprète aussi arbitrairement la décision intermédiaire du CEDH du 14 janvier 2021 concernant le litige initié par l’Ukraine. Vous le savez, dans cette décision la cour a seulement dit qu’elle avait le pouvoir d’examiner l’affaire sur le fond et a conclu du caractère infondé de la série d’accusations avancées par l’Ukraine contre la Russie. La déclaration du président du Comité des ministres du Conseil de l’Europe ressemble à une tentative de faire pression sur l’organe judiciaire.

En parlant des Accords de Minsk sur le Donbass, Heiko Maas a exigé leur mise en œuvre par la Russie. Mais, tout comme l’Allemagne, la France et l’OSCE, elle n’est qu’un médiateur dans le règlement du conflit entre Kiev, Donetsk et Lougansk. Et ce document existe. Il est signé. Vous le savez, monsieur Maas. Pourquoi induisez-vous tout le monde en erreur?

Vous avez peut-être oublié que le point de départ des événements en Crimée et dans le Donbass a été le coup d’État sur le Maïdan de Kiev en février 2014, où l’Allemagne, avec la France et la Pologne, ont joué le rôle d’intermédiaire entre le gouvernement et l’opposition en persuadant le président légitimement élu à ne pas utiliser la force contre les manifestants pacifiques.

Berlin est devenu garant des accords conclus entre eux, mais n’a rien fait pour les protéger quand l’opposition les a brutalement piétinés. En fait, les prétendus médiateurs et garants sont devenus des complices du putsch armé anticonstitutionnel et de la prise du pouvoir par les nationalistes radicaux.
Vous ne pouvez pas ne pas le savoir, ne pas vous en souvenir. Avec le soutien silencieux de la communauté occidentale (l’Allemagne était au cœur des événements) les « vainqueurs du Maïdan » ont d’abord commencé à massacrer les dissidents, puis ont déclenché un conflit armé dans le Donbass, qui n’est toujours pas réglé à cause de la réticence de Kiev à remplir les Accords de Minsk, notamment parce que l’Allemagne et la France ne remplissent pas leur part du travail consistant à inciter Kiev à les mettre en œuvre.
Puisqu’une grande partie de la responsabilité de ces événements incombe à l’Allemagne, nous suggérons à monsieur le ministre Heiko Maas d’adresser ses préoccupations à lui-même. Nous considérons sa déclaration comme un signe de réticence de l’Allemagne à remplir les fonctions de « courtier honnête » en tant que présidente du Comité des ministres du Conseil de l’Europe. Cette ligne mène à une division de l’Organisation, se reflétera négativement sur l’atmosphère générale au Conseil de l’Europe et compliquera la préparation de la session ministérielle du Comité des ministres à Berlin en mai 2021.

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Sur les déclarations de Marc Garneau, Ministre des Affaires étrangères du Canada, concernant « l’annexion de la Crimée »

Marc Garneau, Ministre des Affaires étrangères du Canada

Le chef de la diplomatie canadienne Marc Garneau n’a pas non plus réussi à s’abstenir d’aborder le thème de la Crimée. Il a perpétué la « tradition » des autorités canadiennes qui consiste à soutenir le régime de Kiev qu’elles protègent, et a fait de nouvelles déclarations sur « l’annexion illégale et l’occupation de la Crimée ».
A cet égard, nous voudrions rappeler de nouveau que les Criméens, en parfaite conformité avec la Charte de l’Onu et le droit international, ont décidé de leur sort lors d’un référendum populaire.
Nous demandons vraiment au Ministère des Affaires étrangères du Canada: si et quand vous parlez des événements de 2014, s’il-vous-plaît, parlez aussi du référendum organisé. Les gens ont voté volontairement. Citez les statistiques, parce que la grande majorité s’est prononcée pour la réunification avec la Russie. Les habitants de la péninsule, en tant que citoyens russes, bénéficient de toutes les garanties fixées dans la Constitution de la Fédération de Russie. Il devrait également le préciser quand ils font de telles déclarations.
Ottawa, au lieu de répandre des fantaisies et des désinformations flagrantes, devrait se préoccuper de la situation catastrophique en Ukraine, puisque vous êtes si inquiets du sort des citoyens de ce pays: on y réprime la dissidence, on interdit des médias et on persécute des représentants politiques indésirables.
Nous appelons les autorités canadiennes à s’abstenir de commettre des actes qui constituent une ingérence dans les affaires intérieures de la Russie.

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Sur la clôture des comptes bancaires du groupe médiatique RT DE en Allemagne

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Au sujet des véritables valeurs démocratiques et de comment nos partenaires occidentaux ne les respectent pas.
Nous avons appris que le 26 février 2021, la banque allemande Commerzbank avait envoyé une notification écrite de la clôture des comptes des agences de presse RT Allemagne et Ruptly.
L’accès de ces médias aux opérations financières dans cette banque sera suspendu à partir du 31 mai 2021. Le motif formel invoqué par la banque, déjà devenu une mauvaise tradition, est son droit de cesser la coopération avec un client unilatéralement sans explication. Des dizaines de grandes banques allemandes et internationales, ainsi que d’établissements financiers régionaux contactés par les collègues de RT, ont déjà refusé de coopérer sans argumentation fondée.
En décembre 2020, la compagnie médiatique avait annoncé ses plans ambitieux de lancer d’ici fin 2021 une diffusion télévisuelle germanophone à part entière sur le territoire allemand
C’est ce qui a provoqué une irritation et une activation brusque des détracteurs de la Russie parmi les représentants de médias allemands et de l’establishment politique. Une véritable persécution a commencé. Mais comme toutes les actions engagées par le média russe étaient absolument légitimes, il a été décidé de faire entrave à son travail par cette méthode « barbare ».

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Je voudrais noter que ce n’est pas la première fois que l’Allemagne tente de « couper l’oxygène » à nos journalistes. En 2019, la banque allemande Sparkasse Berlin a notifié les compagnies représentant la chaîne russe RT en Allemagne – Ruptly GmbH, Redfish et Mаffick Media – de la clôture de leurs comptes dans un délai de deux mois sans explication. Alors que les banques allemandes Deutsche Bank et cette même Commerzbank ont refusé à Maffick Media d’ouvrir un compte sous prétexte de leur « politique commerciale ». Toutefois, grâce à notre réaction rapide, cet incident avait pu être réglé à l’époque.
Nous jugeons inadmissible une attitude aussi hostile des partenaires étrangers envers les médias russes qui exercent leur activité professionnelle légale à l’étranger. Nous considérons les démarches pour la clôture des comptes d’agences de presse russes comme un élément de pression politique et de violation flagrante des engagements de l’Allemagne de garantir la liberté d’expression et des médias. Nous n’accepterons pas de références aux « règles corporatives », car c’est faux.
Nous appelons très sérieusement Berlin à se raviser et à garantir un fonctionnement normal des compagnies médiatiques mentionnées, à lever toutes les restrictions compliquant leur travail. Dans le cas contraire, nous serons forcés de réagir fermement contre les médias allemands qui travaillent en Russie .
Sincèrement, nous ne voudrions pas le faire. Ne donnons pas de raisons. Il faut être attaché à nos engagements aussi bien en Allemagne qu’en Russie pour créer des conditions normales pour le travail des journalistes dans les deux pays. Même si nous avons des reproches envers des journalistes et médias allemands en Russie. Ils le savent. Mais nous réglons tous nos problèmes dans le respect mutuel, sur une base légale, en discutant, en expliquant et en acceptant des arguments en réponse. Nous voudrions que l’Allemagne en fasse de même.
Autre point important. Pourquoi closent-ils ou refusent-ils d’ouvrir des comptes pour les médias russes (en l’occurrence en Allemagne, mais aussi dans d’autres pays)?
Parce qu’il n’y a aucun reproche. Il n’y a rien à reprocher. Les médias russes travaillent de manière financièrement ouverte et transparente.
Ils ne financent pas via leurs structures l’opposition systémique ou non systémique, ne pratiquent pas de machinations. C’est un autre facteur important pour clore ces comptes. Parce que si les médias travaillent ouvertement et honnêtement, conformément aux lois du pays d’accueil, le public du pays en question pourrait se demander ce qui est reproché à ces médias si leur activité financière est transparente et légale. Il ne reste que des motifs politiques.
Nous envoyons ce signal à Berlin et comptons sur un règlement positif de ce problème.

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Sur l’article de Faustine Vincent intitulé « En Ukraine, la bataille des langues » paru dans Le Monde
Faustine Vincent article sur l'UKRAINE        Danylo Haïdamakha, 20 ans, est devenu une star de TikTok  avec ses vidéos humoristiques sur la langue ukrainienne, dont il est un ardent défenseur. De gauche à droite,  il tient le drapeau ukrainien, il dit  « Je peux vous servir en ukrainien » et tire la langue avec le drapeau russe. C F/ https://www.lemonde.fr/international/article/2021/02/16/en-ukraine-la-bataille-des-langues_6070135_3210.html

Nous avons remarqué l’article de Faustine Vincent publié le 17 février 2021 dans Le Monde intitulé « En Ukraine, la bataille des langues », où elle écrit que « pour la sécurité nationale et face à la menace russe », il convient d’interdire à des millions de gens l’usage du russe.
Nous n’avons pas cru qu’une telle chose ait pu être écrite dans le média non seulement d’un pays démocratique, mais dans la Patrie du libéralisme contemporain: en France. Il est écrit ensuite que « cela ne crée pas de tension » car la population, « dans sa majorité, a accepté positivement la nouvelle loi », et « seulement » 34% y ont réagi négativement.

Sergueï Parinov, directeur du service de presse de l'Ambassade de Russie

Sergueï Parinov, directeur du service de presse de l’Ambassade de Russie en France

Sergueï Parinov, directeur du service de presse de l’Ambassade de Russie en France, a préparé et envoyé le 24 février 2021 une lettre ouverte au directeur de publication du Monde. Malheureusement, nous avons une « riche » expérience et histoire d’interaction avec ce quotidien. Le plus souvent, il préfère ignorer nos requêtes officielles, c’est pourquoi nous publions cette lettre ouverte sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères.

Nous suggérons à tous les journalistes (y compris français) accrédités en Russie d’en prendre connaissance. Si ce thème intéresse vraiment les journalistes français, nous sommes prêts à répondre aux questions supplémentaires, à organiser des réunions, à aider à organiser de telles rencontres. Nous essaierons de nouveau de transmettre ce message au directeur de publication Jérôme Fenoglio, en attirant publiquement l’attention du correspondant du Monde à Moscou.

Nous attendons donc une réaction de cette publication française respectée. Je souligne de nouveau: ce n’est pas la première fois que des aberrations grossières sont publiées, et ce n’est pas la première fois que nos réponses contenant des démentis ne sont pas publiées.

à suivre…

https://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/4606704

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Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 26 février 2021

RUSSIE Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 26 février 2021

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Sur l’entretien avec Mohammad Haneef Atmar, Ministre des Affaires étrangères de l’Afghanistan

Mohammad Haneef Atmar, Ministre des Affaires étrangères de l'AfghanistanMohammad Haneef Atmar – Ministre des Affaires étrangères de l’Afghanistan

En ce moment se déroulent des pourparlers entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le chef de la diplomatie afghane, Mohammad Haneef Atmar.

Durant cet entretien il est prévu d’évoquer les différents aspects des relations bilatérales, notamment les liens commerciaux et économiques, ainsi que les questions relatives au processus de paix en Afghanistan et la lutte contre les menaces du terrorisme et du trafic de stupéfiants.

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Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Abdulaziz Kamilov, Ministre des Affaires étrangères de l’Ouzbékistan

Abdulaziz Kamilov, Ministre des Affaires étrangères de l'Ouzbékistan

Les 1 et 2 mars 2021, Abdulaziz Kamilov, Ministre des Affaires étrangères de l’Ouzbékistan, se rendra en visite en Fédération de Russie. Il s’entretiendra avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

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Durant cet entretien il est prévu d’évoquer l’ensemble de la coopération bilatérale politique, commerciale et socioculturelle.

Président de l'Ouzbékistan Shavkat Mirziyoyev  Président de l’Ouzbékistan Shavkat Mirziyoyev 

Une attention particulière sera accordée à la préparation de la signature de documents interétatiques, intergouvernementaux et interministériels dans le cadre de la visite à venir du Président de l’Ouzbékistan Shavkat Mirziyoyev en Fédération de Russie.
Il est prévu d’aborder les tâches des ministères des Affaires étrangères dans le contexte des activités prévues pour cette année: la 2e réunion de la Commission conjointe au niveau des chefs de gouvernement de la Russie et de l’Ouzbékistan, la 22e réunion de la Commission intergouvernementale pour la coopération économique entre les deux pays, ainsi que dans le cadre du soutien mutuel dans la lutte contre la prolifération du nouveau coronavirus.
Les deux chefs de la diplomatie échangeront leurs avis sur la situation régionale à travers le prisme de la contribution coordonnée au processus de paix interafghan, à la stabilisation de la coopération, ainsi qu’aborderont d’autres sujets.

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Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Daour Kove, Ministre des Affaires étrangères de l’Abkhazie

Daur Kove, Abkhazia’s Minister of Foreign Affairs – 5 April 2018 by OC MediaDaur Kove, Abkhazia’s Minister of Foreign Affairs – by

Pour le 3 mars 2021 est prévu un entretien entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre abkhaz des Affaires étrangères Daour Kove, qui se trouvera en visite de travail à Moscou. Dans le cadre de cet entretien il est prévu d’échanger les avis sur les questions centrales des relations bilatérales et sur la coordination en politique étrangère sur la scène internationale.

Les relations russo-abkhazes amicales s’appuient que les principes d’alliance et de partenariat stratégique, possèdent une base juridique solide et ne sont pas soumises à la conjoncture. Conformément à la ligne validée par le Président de la Fédération de Russie, la Russie apporte à l’Abkhazie une aide active pour s’établir en tant qu’un État démocratique moderne, pour renforcer ses positions internationales, pour garantir la sécurité et le rétablissement socio-économique. La République reçoit de l’aide pour lutter contre le nouveau coronavirus et régler d’autres tâches d’actualité dans différents domaines de la coopération.

le Président abkhaz Aslan Bjania  le Président abkhaz Aslan Bjania

Le dialogue au sommet est chargé. En 2020, le Président russe Vladimir Poutine et le Président abkhaz Aslan Bjania se sont entretenus à Sotchi le 12 novembre et se sont rencontrés à Moscou en marge des activités solennelles à l’occasion du 75e anniversaire de la Grande Victoire.

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Une coopération active est établie au niveau de la Commission intergouvernementale russo-abkhaze pour la coopération socio-économique, nous mettons en œuvre le Programme d’investissement de contribution au développement socio-économique de la République d’Abkhazie pour 2020-2022.

Des contacts réguliers sont entretenus au niveau des ministères des Affaires étrangères et d’autres institutions compétentes, des échanges intensifs ont lieu dans le secteur socioculturel et régional.

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Sur l’initiative du Secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres concernant la création sous l’égide du G20 d’un groupe pour élaborer un plan global de vaccination contre le nouveau coronavirus

Un-centre-de-vaccination-contre-le-Covid-19-le-26-janvier-2021-a-Tel-Aviv-en-Israel-959709  Vaccination

Pendant la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies du 17 février 2021, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies a suggéré la création dans le cadre du G20 d’un groupe spécial d’urgence afin de préparer et de mettre en œuvre un plan global d’immunisation contre le nouveau coronavirus. Son objectif consiste à apporter à la population de tous les pays du monde des possibilités égales d’accès aux vaccins contre la Covid-19.
La Russie entreprend des efforts actifs pour lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus et apporte son aide aux pays dans le besoin. Nous considérons la vaccination contre la Covid-19 comme un bienfait social global, comme le confirme la résolution de l’Assemblée générale de la santé. Nous sommes prêts à travailler en détail sur l’initiative du Secrétaire général de l’Onu au G20 et nous attendons des propositions concrètes sur ce plan.

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Sur la réaction russe à l’examen par l’Organisation mondiale de la santé des origines de l’agent pathogène de la Covid-19 à Wuhan
Nous trouvons important de commenter la situation concernant l’examen par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) des origines de l’agent pathogène de la Covid-19 à Wuhan.

 

 

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Les études de l’OMS sont menées conformément à la directive des pays membres de l’Organisation donnée pendant la 73e session de l’Assemblée générale de la santé en mai 2020 portant sur la lutte contre le nouveau coronavirus.
Le voyage de janvier-février d’un groupe international d’experts en Chine était précédé par une préparation approfondie. L’OMS y procédait en coopération avec les autorités chinoises à partir de juillet 2020.

Vladimir Dedkov de Rospotrebnadzor,  Vladimir Dedkov de Rospotrebnadzor

Ce groupe incluait des experts de Russie (Vladimir Dedkov de Rospotrebnadzor, vice-directeur pour le travail scientifique de l’Institut de recherche d’épidémiologie et de microbiologie Pasteur de Saint-Pétersbourg), de Chine et de 10 autres pays, ainsi que d’organisations internationales. Les experts ont effectué un travail très important. Les études ne sont pas encore terminées et il est trop tôt pour tirer des conclusions globales.

Nous constatons avec regret que les commentaires publiés dans certains médias étrangers concernant l’organisation et les résultats de la mission de l’OMS en Chine sont politisés et ne contribuent pas à la coopération internationale efficace afin d’établir la vérité et vaincre la pandémie de Covid-19.

Les résultats de cette mission sont activement étudiés en ce moment. Nous y veillerons car la Russie fait partie de l’OMS et travaille activement en ce sens.

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Sur le rapport de l’institut italien des maladies infectieuses concernant le vaccin russe Sputnik V

https://cdn.radiofrance.fr/s3/cruiser-production/2020/03/1423b244-f428-4cf9-81ce-b3748c6a1544/640_gettyimages-1207240382.webpA Rome, à l’entrée de l’Institut national des maladies infectieuses Lazzaro Spallanzani

Le 17 février 2021, l’Institut national italien des maladies infectieuses Lazzaro Spallanzani a publié une « Conclusion scientifique et technique sur le vaccin Sputnik V ». Ce document contient une description des caractéristiques techniques du vaccin russe, analyse les méthodes et les résultats de son utilisation expérimentale à partir des recherches cliniques publiées par la revue Lancet, cite la liste des pays où Sputnik V a été enregistré.

Dans leur conclusion les spécialistes italiens notent que les informations à leur disposition témoignent du haut niveau de sécurité et d’immunogénicité du vaccin russe. A cet égard, l’Institut italien suppose que le Sputnik V pourrait jouer un rôle important dans les programmes de vaccination contre le coronavirus. Cette conclusion a été envoyée au ministères italiens de la Santé et des Affaires étrangères.

le directeur de l'Institut Professeur Francesco Vaia  le directeur de l’Institut Professeur Francesco Vaia

Dans une interview accordée à la chaîne italienne centrale RAI 1, le directeur de l’Institut Francesco Vaia a appelé les autorités italiennes à adopter une approche dépolitisée de l’acquisition des vaccins contre le coronavirus et a recommandé l’usage du produit russe aux Apennins.
Les conclusions de l’institut italien prestigieux non seulement réaffirment la grande efficacité du premier vaccin russe dans le monde pour prévenir le nouveau coronavirus, mais montrent également quelle doit être une approche objective et non engagée de la communauté scientifique en matière de lutte contre la pandémie. La Russie est prête pour une discussion ouverte, objective et scientifique à ces sujets. Nous sommes opposés à la politisation d’un thème vraiment vital à des fins égoïstes et conjoncturelles.
Nous ne pouvons que soutenir l’appel des chercheurs italiens à désidéologiser la lutte contre l’un des plus importants défis de notre époque. La Russie est disposée à la plus large coopération dans ce secteur.

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Sur l’aide russe apportée aux pays africains dans la lutte contre Ebola
l'évolution de la situation relative à la fièvre d'Ebola dans les pays de l'Afrique centrale et occidentale  Publié le – Modifié le L’Afrique de l’Ouest est à nouveau confrontée à une épidémie de fièvre hémorragique Ebola, avec sept cas, dont trois mortels, recensés dimanche dans le Sud-Est de la Guinée, d’où était déjà partie la pire épidémie de l’histoire du virus (2013-2016)… CF/ https://www.lepoint.fr/monde/la-fievre-ebola-fait-son-retour-en-afrique-de-l-ouest-apres-5-ans-d-absence-14-02-2021-2413944_24.php

Nous continuons de veiller attentivement à l’évolution de la situation relative à la fièvre d’Ebola dans les pays de l’Afrique centrale et occidentale. Le 13 février, au sud-est de la Guinée a été enregistrée une nouvelle épidémie de cette maladie. 6 cas mortels sont rapportés, ainsi que 3 personnes avec un diagnostic confirmé ont été isolées dans des centres anti-épidémiologiques.

En 2014-2015, la Russie avait déjà apporté un grand soutien à la Guinée, au Liberia et à la Sierra Leone pour lutter contre l’épidémie de cette maladie (notre contribution a dépassé 60 millions de dollars). En Guinée travaille le Centre de recherche russo-guinéen d’épidémiologie et de prévention des maladies infectieuses, où travaillent en permanence des spécialistes de Rospotrebnadzor, qui disposent des équipements nécessaires pour apporter une aide aux malades. En novembre 2019 ont été terminées les études post-enregistrement du vaccin russe contre Ebola GamEvac-Combi. A l’heure actuelle, le responsable du groupe de Rospotrebnadzor en Guinée participe au travail du centre de crise créé auprès du Ministère de la Santé de ce pays.

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Nous espérons que les autorités guinéennes pourront contenir la maladie dans les plus brefs délais. Nous continuerons d’apporter l’aide nécessaire à la Guinée et à d’autres pays d’Afrique occidentale dans la lutte contre Ebola.

Depuis plusieurs années, la Russie apporte également son soutien à la République démocratique du Congo (RDC) pour lutter contre les maladies infectieuses, notamment la fièvre d’Ebola. Au niveau de Rospotrebnadzor la Russie forme des spécialistes congolais dans des secteurs tels que l’épidémiologie, la microbiologie, le diagnostic moléculaire et la biosécurité.

En mai 2020, le Ministère de la Santé de la RDC a reçu plus de 28.000 unités de consommables de laboratoire et plus de 8.000 unités de moyens de protection individuelle, notamment des respirateurs, des tenues spéciales et d’autres accessoires médicaux.
Un laboratoire destiné au dépistage d’Ebola est chargé dans un Antonov 124 à destination de Goma, en République démocratique du Congo, le 8 octobre 2019 à l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry. JEAN-PHILIPPE KSIAZEK AFP  Un laboratoire destiné au dépistage d’Ebola est chargé dans un Antonov 124 à destination de Goma, en République démocratique du Congo, le 8 octobre 2019 à l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.

En septembre 2020, les autorités congolaises ont reçu deux laboratoires mobiles de microbiologie sur le châssis GAZ-33088. Ils possèdent une grande capacité de franchissement et sont dotés d’équipements russes les plus modernes pour un diagnostic rapide de maladies infectieuses. Ils permettent aux médecins congolais de desservir de manière autonome la population locale dans les régions éloignées du pays. De plus, ces dispositifs sont multifonctionnels et peuvent être utilisés non seulement pour lutter contre la fièvre d’Ebola, mais également contre le nouveau coronavirus, ainsi que d’autres maladies infectieuses.

En février dernier, il a été décidé d’apporter une aide consultative, scientifique, matérielle et technique supplémentaire à la RDC au niveau de Rospotrebnadzor afin de prévenir la prolifération et éradiquer les épidémies de la maladie provoquée par le virus d’Ebola, y compris la vaccination avec l’utilisation du vaccin russe en 2021-2022.

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Sur une frappe des Etats-Unis contre un site sur le territoire syrien

SyriaAbuKamal  Un responsable américain a révélé que la frappe aérienne du dimanche 18 juin 2018, qui a tué des dizaines de combattants (52 selon l’OSDH) près de la ville frontalière syro-irakienne d’Abu Kamal, a été menée par Israël… CF/ https://www.jforum.fr/israel-a-mene-lattaque-aerienne-pres-dabu-kamal.html


Dans la nuit du 25 au 26 février 2021, les Etats-Unis ont lancé une frappe aérienne contre un site sur le territoire syrien dans la région d’Abou Kamal frontalière avec l’Irak. Des communiqués rapportent des victimes. Selon les représentants américains officiels, la cible de l’attaque autorisée par le Président américain Joe Biden a été l’emplacement d’un groupe armé chiite pro-iranien qui serait impliqué dans des frappes contre des bases militaires américaines en Irak.

https://s.france24.com/media/display/54f2414a-3993-11eb-9949-005056a964fe/w:1280/p:16x9/000_8WN6Y4.webp  Le ministre américain de la Défense Lloyd Austin

Le ministre américain de la Défense Lloyd Austin a souligné que le choix de la cible pour les « représailles » était basé sur des informations irréfutables.
Nous condamnons fermement de tels actes, nous appelons au respect inconditionnel de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie. Nous réaffirmons le rejet de toutes tentatives de transformer le territoire syrien en arène pour régler des comptes géopolitiques

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Sur la réaction franco-allemande à la lettre de Sergueï Lavrov concernant la situation autour d’Alexeï Navalny

Alexeï NavalnyAlexeï Navalny

Nous avons été confus par le refus clairement exprimé par les autorités françaises d’apporter une réponse au message oral de Sergueï Lavrov adressé au Ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian le 15 février dernier concernant la lettre du neurologue Vitali Kozak concernant les incohérences dans les affirmations sur l’empoisonnement d’Alexeï Navalny.
Nous avons reçu de nombreuses questions concernant la réaction ou plutôt l’absence de réaction de la France et de l’Allemagne aux lettres envoyées par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à ses homologues au sujet du prétendu empoisonnement d’Alexeï Navalny par une arme chimique. Nos partenaires occidentaux en ont accusé la Russie de manière infondée.

france-diplomatie

La France n’a toujours pas réagi ni à la requête officielle russe du 16 septembre 2020 pour présenter les résultats des analyses du blogueur ni à la requête du Parquet russe du 18 septembre 2020 concernant une entraide juridique conformément à la convention européenne en la matière.
Nous le considérons non seulement comme un nouvel recours aux doubles standards par Paris, mais également comme un mépris de la politesse diplomatique élémentaire.

Sans prendre la peine d’apporter des explications argumentées et fondées, Paris s’est joint activement à la campagne médiatique de pression sur notre pays. Il faut assumer ses propos. Faites-le, s’il vous plaît. Respectez vos glorieuses traditions et non les traditions déshonorantes de l’Occident collectif de ces dernières années.

La même chose est arrivée avec notre message adressé aux autorités allemandes pour demander de commenter le contenu de la lettre ouverte du neurologue. Et nous avons reçu seulement une réponse bureaucratique (les mêmes que nous avons reçues de Berlin à la requête du Parquet de la Fédération de Russie). En l’occurrence, il a été dit qu’il n’y avait rien à commenter car les collaborateurs du Ministère des Affaires étrangères de l’Allemagne « ne sont pas des spécialistes » dans les questions abordées.

Autrement dit, il y a six mois tout le monde étaient des « spécialistes » – les chefs d’État, les chefs de diplomatie. Des représentants des institutions, des ministères, des différentes structures, des gouvernements de dizaines de pays occidentaux commentaient cette situation de différentes manières. Ils exigeaient quelque chose, accusaient de quelque chose. Ils utilisaient des termes dont ils ne comprennent pas vraiment le sens en réalité, mais exigeaient, prouvaient et  racontaient quelque chose aux autres.

Dès que nous avons fait passer la discussion sur un plan objectif, avons proposé de nous parler dans la langue des faits et non des ultimatums, ils sont soudainement devenus des « non-spécialistes ». Ils nous disent bien qu’à Berlin, à Paris, dans les ministères des Affaires étrangères de ces pays ils ne sont pas des spécialistes sur ce sujet dont ils accusent la Russie.

l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC)  Siège de l’OIAC à La Haye

Je rappelle que c’est les diplomates qui travaillent dans les représentations auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Les ministères des Affaires étrangères de plusieurs pays (et de l’UE certainement) il existe des services entiers qui s’occupent de l’arme chimique dans le contexte du désarmement.
Où sont passés ces spécialistes? Pourquoi ont-ils cessé de l’être?
          • Rappelons le chœur de ministres des Affaires étrangères et d’autres politiques qui parlaient à l’unisson des détails du prétendu empoisonnement d’Alexeï Navalny en 2020.
          • Rappelons la « brillante spécialiste » des armes chimiques, la première ministre britannique Theresa May, parlant de « l’affaire Skripal » au Parlement britannique il y a trois ans. Elle donnait l’impression d’être une spécialiste en la matière.
    •  
Tout écart de la logique d’accusations infondées et de négligence de la vérité, tous les avis indépendants sur la situation autour du « patient berlinois » dévoilant le parti pris et l’engagement de la position de l’Occident sont balayés d’entrée par nos collègues et partenaires occidentaux. Toutes les questions inconfortables et les propositions de parler les faits entre les mains et d’échanger les informations sont complètement bloquées.
« L’affaire Navalny » a clairement montré le véritable prix des déclarations des autorités françaises et allemandes concernant l’attachement aux principes du multilatéralisme, l’objectivité et la justice dans les affaires internationales, ainsi que le fait que ni Berlin ni Paris ne sont prêts à assumer leurs propos.

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Sur les persécutions politiques aux Etats-Unis

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Ces dernières semaines, les Etats-Unis, qui ne peuvent pas sa passer un jour sans notre pays l’accusant de tous les péchés, se sont focalisés sur les droits de l’homme en parlant des persécutions politiques en Russie.

Qui en parle?  Des représentants de Washington. Alors parlons, nous aussi, des Etats-Unis.
Quand nous voyons et entendons les nombreuses déclarations américaines concernant les prétendues persécutions dans notre pays de certains activistes de l’opposition russe dite non systémique, y compris les participants des récentes protestations non autorisées à Moscou, nous voudrions savoir si nous parlons aux spécialistes en la matière ou aux gens qui reçoivent simplement des notes et ne comprennent pas vraiment de quoi ils parlent. Je trouve que c’est la seconde option.
A cet égard, je voudrais rappeler à quel point la justice américaine peut être brutale envers ses compatriotes faisant de la politique.
La campagne américaine pour trouver et punir les personnes impliquées dans la prétendue « ingérence » de la Russie dans les élections américaines est devenue une fable du quartier.
Le général Michael Flynn, le politologue George Papadopoulos, l’avocat Paul Manafort et bien d’autres activistes sociaux et politiques liés au Parti républicains ont été inculpés pour des liens présumés du siège de campagne de Donald Trump avec le Kremlin.
Les prétextes étaient faux et infondés, et les accusations très graves dans le sens où il ne s’agissait pas d’une simple persécution (même si ce n’est pas une persécution, c’était une très puissante campagne médiatique), ce sont des affaires juridiques. Sachant qu’aucune preuve réelle d’un prétendu complot avec Moscou n’a été apportée.

l'ex-directeur du FBI Robert Mueller  l’ex-directeur du FBI Robert Mueller 

L’enquête menée sous l’égide de l’ex-directeur du FBI Robert Mueller n’a découvert aucune preuve d’une influence russe sur le déroulement et les résultats des élections de 2016, alors que la persécution de personnalités politiques américaines était tout à fait réelle. La Maison blanche et le Département d’État américain ne s’en souviennent-ils pas?
Prenons un exemple récent. La dernière course présidentielle aux Etats-Unis était sans précédent aussi bien de par la tension politique et le degré de scandales que de niveau de l’arbitraire et de la violence policière. L’apothéose a été la vaste campagne lancée par les renseignements américains pour poursuivre les participants à ce qu’on appelle « l’assaut » du Capitole le 6 janvier 2021 et d’autres contestataires de la victoire de Joe Biden, à qui l’administration et les médias affiliés ont collé l’étiquette de « terroristes intérieurs ».
Qu’en pensez-vous? Un nouveau terme a été inventé pour désigner les activistes sociaux et politiques qui vont contre le mainstream. Terroristes intérieurs, c’est ainsi qu’ils sont appelés aux Etats-Unis.
Le FBI a ouvert plus de 400 enquêtes pénales. Plus de 500 mandats de perquisition et convocations de suspects au tribunal ont été délivrés. Plus de 230 personnes ont été arrêtées. Elles subissent une forte pression, notamment un « traitement » de leurs proches et connaissances, les forçant à faire la « bonne » déposition.
De plus, les personnes qui expriment simplement un point de vue alternatif, qui ne sont même pas inculpées officiellement, sont accusées de répandre des fakes et des théories du complot, perdent leur travail, sont bloquées sur les réseaux sociaux et subissent une persécution publique et l’ostracisme.
Je ne parle pas du blocage d’accès aux réseaux sociaux pour les représentants officiels (à commencer par l’ex-Président Donald Trump et de ses adeptes) qui ont subi de véritables « sanctions » médiatiques de la part des géants, des monopoles d’internet aux Etats-Unis.
Tout cela se déroule dans un pays qui s’est habitué à se présenter comme un « phare mondial de la démocratie » et à appeler tout le monde à traiter humainement les « manifestations pacifiques ». Ce n’est pas un « phare » de la démocratie », c’est une « ancre » de la démocratie.
La nouvelle administration américaine devrait avant tout écouter et entendre ses propres citoyens au lieu d’organiser une chasse aux sorcières dans son propre pays, et ensuite parler hypocritement des droits de l’homme dans d’autres pays. Dans les conditions actuelles s’est manifestée clairement l’absence à Washington de fondements moraux d’apprendre constamment la vie aux autres en termes de respect des droits de l’homme et des libertés civiles.

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Sur la déclaration du Représentant permanent de l’Allemagne auprès de l’Onu concernant « la préoccupation de Berlin quant au sort des Tatars de Crimée oppressés »

M. Christoph Heusgen  M. Christoph Heusgen Représentant permanent à l’ONU pour l’Allemagne

Les dirigeants du « Mejlis du peuple tataro-criméen » ont inventé une « atmosphère de terreur créée par les autorités d’occupation ». Malheureusement, cette invention est relayée volontiers par d’autres personnes malveillantes qui se font passer pour des défenseurs des droits de l’homme, mais qui sont en réalité des agents d’influence intérieurs ou leurs superviseurs extérieurs.
Des fakes ont été publiés concernant de prétendus « kidnappings massifs de Tatars de Crimée » et de « multiples perquisitions et arrestations illégales d’activistes tataro-criméens » en Crimée. Tout cela est complètement infondé et n’est confirmé par aucun fait concret.

jf21_cover_large_0A cet égard, je voudrais suggérer à monsieur Christoph Heusgen de lire l’article « En Russie avec amour » des professeurs John O’Loughlin, Gerald Toal et Kristin Bakke publié début avril 2020 dans la revue américaine prestigieuse Foreign Affairs (les diplomates allemands devraient faire confiance à cette revue). Cet article contient des informations et des conclusions inhabituelles, voire choquantes pour la diplomatie allemande concernant les véritables événements criméens, les réalités et la perception par les habitants de la péninsule de leur propre vie.

Quant au « refus d’accès » de qui que ce soit en Crimée, nous voudrions également réfuter la déclaration du représentant permanent de l’Allemagne auprès de l’Onu.

La Russie s’est montrée toujours prête à accueillir une visite officielle dans les régions russes, notamment en République de Crimée, de tout mécanisme de contrôle en matière des droits de l’homme, mais à condition que de telles visites auraient lieu dans le cadre de leur mandat et conformément aux procédures qui s’appliquent aux visites en Fédération de Russie

Nous saluons la visite de la Crimée par des politiques, des journalistes et des activistes car nous trouvons que c’est le moyen le plus efficace pour informer véridiquement le public mondial de la situation sur la péninsule. Je voudrais rappeler que nous organisons des tournées de presse en Crimée pour des correspondants étrangers accrédités en Russie. Nous sommes également prêts à contribuer à la réalisation de projets d’affaires et sociaux en Crimée avec une participation étrangère.

Simplement l’UE bloque tout cela.

D’un côté, vous parlez des horreurs en Crimée, d’un autre, vous n’y venez pas vous-mêmes et interdisez aux délégations officielles de venir, tout en effrayant les autres qu’il ne faut pas y aller, que c’est dangereux, que des sanctions seront décrétées contre ceux qui s’y rendent. Vous le faites vous-mêmes, puis vous nous en accusez. Souvenez-vous de votre propre blocage dans les pays de l’UE des possibilités touristiques pour vos entreprises et vos citoyens par rapport à la Crimée. C’est vous qui le faites. Je vous rappelle, messieurs en UE, que vous ne délivrez pas de visas aux habitants de la Crimée. C’est vous qui le faites. C’est vous qui trouvez possible la discrimination même en matière de visa selon ce principe, en prétendant d’être préoccupés par les droits de l’homme, puis vous nous accusez de ne pas laisser quelqu’un venir en Crimée.

https://cdnfr1.img.sputniknews.com/img/102082/73/1020827343_0:18:1200:666_1200x0_80_0_1_ff57a045eb0f005d69a22992e952aa27.jpg  © Flickr / mwmbwls / Russian Map asserting seizure of Crimea from Ukraine published in response to Canadian Map /CF/ https://fr.sputniknews.com/international/201601101020827358-ukraine-crimee-russie-italie-magazine/

En 2020, près de 90 députés, représentants municipaux et personnalités culturelles et publiques se sont rendus en Crimée pour participer à différentes activités, notamment au sein d’un groupe d’observation du vote sur les amendements à la Constitution de la Fédération de Russie.
Une question pour Berlin: avez-vous envoyé vos observateurs? Aviez-vous une telle volonté? Avez-vous envoyé une lettre aux autorités russes pour surveiller les processus électoraux en Crimée? Je ne m’en souviens pas. Envoyez une copie.
Je rappelle qu’il y avait cinq députés du Parlement européen, des représentants de partis parlementaires d’Allemagne, de Bulgarie et d’autres. Demandez comment ils arrivent en Crimée. Ils vous diront (à Berlin) comment il est tout de même possible de venir en Crimée.
L’an dernier, presque 160.000 citoyens étrangers ont visité la Crimée. Le représentant permanent de l’Allemagne pourrait leur demander comment ils y viennent. Une certaine baisse de leur nombre par rapport à 2019 s’explique par un processus naturel – les restrictions dues à la prolifération du nouveau coronavirus. Cela a affecté le monde entier.

.Maintenant, voici l’information la plus importante pour le représentant permanent de l’Allemagne auprès de l’Onu, qui estime qu’il est impossible de venir en Crimée parce que la Russie y refuse l’accès.

A l’heure actuelle, l’aéroport de Simféropol accueille chaque jour entre 16 et 25 vols de 17 compagnies aériennes, dont 13 vols de Moscou, 3 de Saint-Pétersbourg, un d’Ekaterinbourg, un de Krasnodar, un de Mineralnye Vody, un de Rostov-sur-le-Don et un de Samara.
Suggérez à vos collègues à Moscou d’acheter un billet pour un tel vol, de se rendre en Crimée, de se faire sa propre opinion impartiale et de vous raconter comment il est possible de visiter la Crimée.
Oui, la vérité n’a pas de prix. Mais en l’occurrence elle en a un. La vérité sur la Crimée ne coûte pas si chère – c’est le prix d’un vol Moscou-Simféropol. Permettez-vous un tel luxe, achetez un billet, chers diplomates allemands, partez-y et cesser d’utiliser les plateformes internationales pour répandre des mensonges flagrants sur la Crimée.

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Sur les efforts du Royaume-Uni pour affaiblir l’influence russe

only-parlement-britannique-palestine-etat-palestin-2866452-jpg_2502817_660x281Parlement Britannique

Le 4 février 2021 ont été publiés des documents susceptibles d’appartenir au Ministère britannique des Affaires étrangères.
Selon eux, Londres soutient via des intermédiaires le travail d’éditions d’information soi-disant indépendantes, notamment Medouza et Mediazona. Il a également créé un réseau secret de blogueurs influents dans le segment russophone des réseaux sociaux « pour créer des conditions pour un changement de régime » en Russie et « saper l’influence russe » dans les pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale. Les informations sont très nombreuses. Nous les analysons à l’heure actuelle. C’est étonnant de n’entendre aucune réaction des Britanniques qui aiment tant parler des problèmes d’autres pays et donnent constamment à tous des leçons.
Nous voudrions entendre une réaction primaire des autorités britanniques. Peut-être qu’elles vont tout nier. Et c’est possible. Mais il faut être plus actif compte tenu d’une telle activité médiatique dans d’autres secteurs.
En novembre 2017 déjà, au sommet de l’UE Theresa May, à l’époque première ministre du Royaume-Uni, a parlé des plans d’accorder à la Russie le statut d’État « hostile » et avait promis d’ici cinq ans de dépenser plus de 100 millions de livres pour lutter contre la menace présumée de la « désinformation du Kremlin » à travers le monde.

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CF/ https://www.les-crises.fr/traduction-exclusive-bellingcat-lusine-a-bobards-par-bryan-hemming/


Et voici que nous recevons une preuve documentée du fonctionnement de ce programme

Les fuites indiquent à cette opération de plusieurs millions de livres participent des médias britanniques tels que BBC et Reuters. Les collègues britanniques travaillent via des sociétés intermédiaires comme des agences des relations publiques, Zinc Network et Albany, des vétérans d’opérations médiatiques secrètes menées par le Royaume-Uni à l’étranger. Dans la liste de ces sous-traitants s’est retrouvé également le fameux groupe de soutien scandaleux de la propagande britannique, le projet Bellingcat.
Le spectre des services des sous-traitants mentionnés inclut la promotion du contenu, la recherche de nouveaux auditeurs et le changement de la politique de la rédaction de Medouza et de Mediazona. Nous voudrions également entendre la réaction de ces structures. Nous en tiendrons compte. Nous ne l’avons pas encore vue. A en juger par les documents publiés, on leur prépare même des projets à long terme et enseigne les dernières technologies pour manipuler l’opinion.
D’ailleurs, en juillet 2019, à Londres s’est tenue une conférence mondiale sur la liberté de la presse, à laquelle n’ont pas été admises la chaîne RT et Sputnik. Le représentant russe n’y a pas non plus été admis. Son visa lui a simplement été refusé. Les médias mentionnés n’ont pas été admis à cause de leur prétendu « rôle actif dans la diffusion de la désinformation ». Les Britanniques sont mal placés pour en parler. Le visa a été refusé à nos représentants.
La responsable de la société lettone Medusa Project (entité juridique de la publication Internet Meduza) Galina Timchenko a reçu la nationalité lettone en 2019.  La responsable de la société lettone Medusa Project (entité juridique de la publication Internet Meduza) Galina Timchenko a reçu la nationalité lettone en 2019. Cela découle des documents publiés sur le site officiel du Registre des entreprises de la République de Lettonie. CF/  https://www.tellerreport.com/news/2020-01-13—director-of-medusa-galina-timchenko-gets-latvian-citizenship-.HJ-BsyoteL.html

Mais sur la liste des participants à cet événement figurait Galina Timtchenko, directrice générale de Medouza.
Ce n’est pas la première fois que le monde apprend l’implication des autorités britanniques dans de telles opérations médiatiques. Ainsi, en octobre 2020, Anonymous a publié des informations sur une formation de l’opposition syrienne en relations publiques par des structures affiliées au gouvernement britannique.
En ce qui concerne la campagne médiatique antirusse, il s’agit d’un vaste travail systémique mené par les autorités britanniques ne visant plus seulement à diaboliser notre pays sur la scène internationale, car cette étape a déjà été franchie, mais également à déstabiliser la situation politique intérieure.
https://i2.wp.com/thegrayzone.com/wp-content/uploads/2020/09/am-syria.jpg?resize=768%2C432&ssl=1  Dans des remarques au Conseil de sécurité de l’ONU, Aaron Maté, du Grayzone, détaille le scandale de camouflage de l’OIAC à Douma et exhorte les membres de l’ONU à soutenir les inspecteurs de la surveillance chimique dont les preuves ont été supprimées cf/ https://thegrayzone.com/2020/09/29/grayzones-aaron-mate-testifies-at-un-on-opcw-syria-cover-up/

A noter aussi la réaction des monopolistes occidentaux, des géants d’internet. Le grand article détaillé du journaliste Aaron Maté dans l’édition GrayZone à ce sujet a reçu une mention spéciale de Twitter que ses « informations auraient pu être obtenues par un hacking« . Sachant que la presse occidentale mainstream passe sous silence ces informations très curieuses.
Mais, par exemple, est-ce que les publications de Bellingcat sont désignées de la même manière sur les réseaux sociaux?
Où ils ne jugent pas utile de demander à Bellingcat comment ils ont obtenu leurs informations: par un hacking ou autre moyen?

Vous avez été simplement tous été pris en flagrant délit de propagande non dissimulée, d’utilisation de différentes ressources de financement via les gouvernements occidentaux, avec l’implication d’ONG, d’agences de relations publiques, de médias. Le rôle révoltant et illégal joué par les médias et les ressources qui se font passer pour des médias aujourd’hui dans le secteur médiatique actuel est flagrant.

Le plus incroyable, c’est l’absence d’une réaction malgré ces publications et les articles des journalistes, qui le sont vraiment et qui écrivent de manière responsable à ce sujet. Parce qu’ils savent parfaitement qu’il faut atteindre, patienter et le thème se dissipera. Car ce thème n’est pas financé, c’est pourquoi il ne s’affiche pas dans les notifications du téléphone. C’est pourquoi il ne faut pas le commenter afin de ne pas attirer une attention supplémentaire. Vous n’y attirerez pas l’attention au Royaume-Uni, mais nous le ferons parce que nous vous avons pris en flagrant délit.
Les informations dévoilées (je rappelle, nous entamons leur analyse, elles sont très nombreuses) ne sont manifestement que la « pointe de l’iceberg ». Je répète, nous attendons une réaction du Royaume-Uni. Elle doit suivre. En son absence, tout cela témoignerait de la fausse image créée par le Royaume-Uni en tant qu’État qui respecte le journalisme indépendant et la liberté d’expression. Un État qui prétend lutter contre les fakes, la propagande noire, l’ingérence dans les affaires d’États souverains, etc.
Nous savons aussi le prix de tous les forums internationaux organisés sous l’égide du Royaume-Uni soi-disant sur la liberté d’expression et ce que cachent ces forums, quelle est l’idée principale, le message principal. Sans entendre une réaction claire, nous comprendrons qu’en réalité l’indépendance des médias britanniques est très bien rémunérée.

Nous étudierons les informations et attendrons une réaction.

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Sur la décision de la Cour d’appel du Monténégro sur l’affaire d’une « tentative de coup d’Etat »

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Situé dans les Balkans, le Monténégro est réputé pour ses fantastiques stations balnéaires et ses villes ancestrales pittoresques. Mais il suffit de s’éloigner un peu de la côte Adriatique pour découvrir l’incroyable beauté naturelle des sommets escarpés et des vallées fluviales qui en composent les paysages. Monténégro signifie d’ailleurs « montagne noire ». cf/ https://fr.hotels.com/go/montenegro

Je ne serais pas étonnée si une partie des fonds évoqués dans le chapitre précédent serve à propager le thème qui avait submergé à l’époque la communauté médiatique occidentale. Je fais allusion à la « tentative de coup d’État au Monténégro » et à la prétendue implication de la Russie.
Le 5 février 2021, la Cour d’appel du Monténégro a annulé le verdict accusatoire de la Cour suprême de Podgorica sur l’affaire de la « tentative de coup d’État » de 2016 prononcé contre 13 condamnés (dont deux citoyens russes). Il atteste que le corps du délit et sa perpétration n’ont pas été prouvés.
Nous considérons cette décision comme une nouvelle confirmation convaincante de l’absurdité des affirmations concernant la prétendue implication de la Russie aux tentatives d’organiser des actions illégales sur le territoire du Monténégro. La Russie réfutait systématiquement et absolument ces accusations, elle soulignait leur nature infondée, gratuite et clairement commanditée.

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Nous comptons sur l’objectivité et l’impartialité de la justice monténégrine lors d’un nouvel examen de cette affaire.
Souvenez-vous de la campagne médiatique fantastique, de la manipulation habile et rusée des termes, de l’entremêlement des faits avec des mensonges, de l’impression d’une conviction absolue de l’implication de la Russie dans ces événements.
Que vont écrire maintenant ces auteurs? Ou vont-ils simplement oublier avoir un jour écrit à ce sujet?

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Sur la suppression de comptes « russes » sur Twitter

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Nous avons noté l’information concernant la suppression par Twitter de 100 comptes d’origine russe. Comme quoi ces microblogs auraient participé à des « opérations médiatiques russes ». Il s’agit de deux comptes fakes (selon l’administration du réseau social) qui seraient liés à la Direction générale de l’état-major des forces armées russes et à l’Agence d’études internet. On cite même des chiffres concrets et des paramètres quantitatifs de ces publications.
Ce n’est pas la première vague de blocage de pages d’origine russe. A noter que les pages de pays occidentaux sur Twitter ne subissent pas de telles « opérations punitives » alors que les informations publiées sont parfois des mensonges flagrants.
Une nouvelle fois les arguments avancés sont des admissions et des insinuations sans preuves. Le motif cité dans le rapport de Twitter est absurde: comme quoi ces pages « diffusaient des sens liés au gouvernement russe », « sapaient la confiance en l’Otan », « influençaient les Etats-Unis et l’UE ».
C’est monstrueux parce que si les pages sont bloquées sous prétexte de saper la confiance en l’Otan, pourquoi n’a-t-on toujours pas bloqué la page du Président français Emmanuel Macron, qui a parlé de la mort cérébrale de l’Otan? Ou ce n’est pas perçu comme une atteinte à la confiance mais une simple constatation?
En ce qui concerne l’influence sur les Etats-Unis et l’UE, cela peut porter sur tout: le contenu musical (sans parler du politique, les réseaux sociaux en font tout ce qu’ils veulent), mais il existe aussi des aspects sociaux, l’information sur la vaccination.
Dans ce cas il faut le bloquer également car les informations sur les vaccins et la pandémie influencent très fortement les Etats-Unis et l’UE. Les gens apprennent des informations sur le vaccin et ses capacités, ils l’achètent en masse, signent des contrats pour sa fourniture.
A quel principe obéit le blocage? Ce ne sont pas des principes, c’est une ignorance totale ou même une paresse pour inventer des faux prétextes. En réalité, la culpabilité des propriétaires des pages bloquées réside manifestement dans le fait qu’ils ne suivent pas le mainstream occidental et expriment un avis différent de la seule à être juste.

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Quant à la confiance en l’Otan, elle est sapée par les faits. Beaucoup de choses intéressantes à ce sujet pourront raconter nos partenaires serbes, qui ont été victimes d’une agression cynique de l’Alliance en 1999, et bien d’autres pays qui ont appris à leurs dépens ce qu’est l’Otan et ses membres en perdant notamment des civils.

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Roskomnadzor a déjà contacté le réseau social en exigeant de transmettre la liste des comptes bloqués, d’expliquer les raisons de leur blocage et d’apporter des faits.
Twitter affirme qu’il s’agit d’une suppression de comptes anonymes, mais les faits témoignent du contraire. Ainsi, le grand « ménage » a affecté même les pages officielles russophones et anglophones du Club de discussion international Valdaï. Est-ce une ressource anonyme? C’est une marque internationale, une plateforme réputée. A ses forums participent des professionnels connus en matière de relations internationales, des gens de renommée mondiale. Le club se réunit dans différents pays. Ses publications constituent une matière pour analyse et étude par les spécialistes de différents pays. Comment Twitter l’expliquera-t-il?
Les comptes du Club de discussion international Valdaï, aux activités duquel participent régulièrement le Président russe Vladimir Poutine, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, ainsi que des spécialistes réputés, des politologues, des économistes, des chercheurs du monde entier, ont été bloqués encore en septembre 2020.
Il est impossible de comprendre pour quelle raison les modérateurs de Twitter ont jugé la page du club Valdaï comme un élément d‘ »opérations médiatiques subversives », et aucune explication n’a été donnée à ce jour. Cette décision infondée a même surpris ceux qui semblent être des experts tout à fait loyaux de l’observatoire en ligne américain de Stanford, qui collabore avec les plateformes en ligne dans le cadre des programmes de partenariat. Même ces personnes, qui sont loyales et ne s’ingèrent pas dans cette bagarre en essayant de rester au-dessus d’elle, ignorent les motifs des réseaux sociaux pour bloquer Valdaï.
Indépendamment de savoir si le cas du club Valdaï était une erreur d’algorithme de l’intelligence artificielle ou une démarche hostile intentionnelle, la pratique de blocages arbitraires illégitimes pour des critères complètement opaques est inadmissible. Elle sape la confiance en réseaux sociaux en tant qu’espace d’expression et d’échange libres des avis.
Force est de constater une nouvelle fois que Twitter dégénère rapidement et se transforme d’une plateforme de discussion indépendante en instrument de diktat numérique mondial entre les mains de l’establishment occidental. La direction de cette compagnie doit prendre des mesures pour ne pas perdre son indépendance et conserver l’impartialité et sa souveraineté de l’information.

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Sur les sanctions décrétées par l’UE contre le Venezuela
Ces derniers temps, les restrictions unilatérales ont commencé à prendre de plus en plus de place dans l’inventaire diplomatique de l’UE. Il continue d’être activement appliqué malgré son illégitimité juridique internationale, ainsi que l’inutilité et la contre-productivité de cette approche pour tenter d’influencer la politique d’États souverains. Comme en témoignent les récentes restrictions contre les représentants de différentes branches du pouvoir au Venezuela.
A noter que sur les plateformes internationales, notamment lors des contacts avec nous, les collègues de l’UE prônent constamment la recherche d’une solution vénézuélienne intérieure aux problèmes qui existent dans ce pays basée sur le dialogue inclusif et le répètent comme un mantra. Par exemple, cette position a été reflétée dans la récente déclaration du Groupe de contact international sur le Venezuela dirigé par l’UE.
Le message est merveilleux, mais les actes divergent avec ces messages et paroles.

Les actions de l’UE sont absolument contraires à ces déclarations. Le gouvernement vénézuélien est proclamé d’avance de « marginal », des tentatives sont entreprises pour l’étouffer par des restrictions illégales, pour lui imposer des décisions contre son gré.

En d’autres termes, en prônant verbalement l’établissement du dialogue intérieur au Venezuela, en réalité l’UE le torpille systématiquement.
C’est classique: déclarer soutenir le dialogue intérieur au Venezuela pour normaliser la situation politique tout en décrétant des sanctions unilatérales contre un certain groupe politique, dire que le nationalisme est inadmissible et c’est un mal au XXIe siècle, tout en soutenant dans certains pays des activistes nationalistes et sous prétexte d’être préoccupés par leur sort décréter des sanctions même contre un État qui condamne le nationalisme dans l’ensemble et dans le cas présent ces activistes.
D’où la question: l‘UE a-t-elle vraiment oublié comment mener un dialogue équitable dans le respect mutuel dans le cadre des normes du droit international et sans tentatives d’ingérence dans les affaires intérieures des partenaires?

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Nous voudrions encore une fois souligner que la sortie de la crise politique au Venezuela passé à travers un dialogue inclusif et pacifique entre les Vénézuéliens eux-mêmes sans influence extérieure destructive.
Sur cette base nous sommes prêts à poursuivre notre contribution à la normalisation de la situation dans ce pays, notamment en contact avec d’autres acteurs internationaux intéressés, dont l’UE.
Sur cette base nous sommes prêts à poursuivre notre contribution à l’intensification du travail en ce sens.

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Sur l’extradition des Etats-Unis de l’ex-gardien du camp de concentration de Neuengamme, Friedrich Berger

200305-neuengamme-concentration-camp-se-101p_0a7a90cd7a8e021127d1c5cd2d2dae6e.fit-1240w  Neuengamme Concentration Camp.Noe Falk Nielsen / NurPhoto via Getty Images

Nous avons prêté une attention particulière à la décision du Ministère américain de la Justice d’extrader en Allemagne le criminel nazi Friedrich Berger, 95 ans. Nous saluons cette décision du Ministère américain de la Justice.

Selon les informations rapportées, Friedrich Berger reçoit une retraite allemande, notamment compte tenu de ses années de service pendant la guerre. A son arrivée en Allemagne il a été seulement interrogé, mais pas placé en détention. Selon plusieurs médias se référant au parquet allemand, l’enquête contre le nazi a été close faute de preuves.

De notre côté, nous avons l’intention d’exiger des autorités allemandes d’éclaircir la situation concernant Friedrich Berger et de l’inculper officiellement.

Les cruautés des bourreaux hitlériens et de leurs complices n’ont pas de prescription. C’est notre position fondamentale. C’est d’autant plus important compte tenu du 75e anniversaire du procès de Nuremberg célébré cette année.

Nous espérons que l’exemple positif de la tolérance zéro envers les anciens hitlériens dont a fait preuve en l’occurrence la justice américaine sera perçu comme une directive d’agir par le gouvernement et les instances judiciaires du Canada, qui retardent depuis des années une décision concernant l’ex-membre de la SS Helmut Oberlander. Comme nous l’avons déjà déclaré, il est inadmissible que les monstres nazis meurent impunis, comme le bourreau de Khatyn biélorusse Vladimir Kastriouk.

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Sur la profanation du cimetière militaire soviétique de Jēkabpils en Lettonie

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Le 24 février 2021, en Lettonie a été commis un nouvel acte de vandalisme visant un monument soviétique aux libérateurs de Jēkabpils. Dans la nuit a été furtivement volé le canon de 76 mm installé sur le site.
Les héros immortalisés étaient originaires du Bachkortostan, d’Orenbourg, de Biélorussie. Ce sont le général d’artillerie Sergueï Kouprianov, du colonel Gavriil Charikalov et du colonel Sakhaboutdine Gazeev.
Notre Ambassade à Riga a immédiatement réagi à cet acte barbare et a envoyé une note de protestation au Ministère des Affaires étrangères de la République lettone. Elle a exigé des autorités lettones de prendre toutes les mesures nécessaires pour enquêter sur ce crime, traduire les coupables en justice, ainsi que de réparer les dégâts conformément à l’Accord intergouvernemental russo-letton sur le statut des cimetières militaires lettons sur le territoire de la Fédération de Russie et des cimetières russes sur le territoire de la République lettone du 18 décembre 2007.
Cette nouvelle situation scandaleuse a suscité une grande résonnance non seulement parmi les compatriotes, mais les médias ont également écrit à ce sujet.
Plusieurs journalistes ont rappelé que le monument se trouvait sous la protection de l’accord russo-letton de 1994 sur la sécurité sociale des retraités militaires russes résidant en Lettonie. C’est souligné notamment par nos compatriotes.
En conformité avec l’article 13 de ce document, Riga « entretient, aménage et conserve les sites commémoratifs et les cimetières de guerriers » sur son territoire. Le Ministère des Affaires étrangères letton avait déclaré plus tôt qu’il respecterait cet accord. Un article très intéressant à ce sujet a été publié dans Sputnik Lettonie par Dmitri Ermolaev.
En soutenant ceux qui invectivent les vétérans en Russie, la Lettonie complait à la fois au vandalisme des sites commémoratifs de la Seconde Guerre mondiale dans son pays. Il ne sera pas possible de cacher ces phénomènes revanchistes honteux à la communauté internationale. Le public letton voit tout de même et condamne tout cela. Nous veillerons attentivement à la tenue par les autorités lettones de leurs engagements.

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Sur la position russe concernant le processus de paix kosovar

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Compte tenu des appels de certains représentants officiels occidentaux publiés dans des médias étrangers adressés à Belgrade et à Pristina pour accélérer l’avancement vers un certain « accord global », nous voudrions de nouveau souligner nos approches fondamentales pour déboucher sur une solution viable et mutuellement avantageuse du problème kosovar.

Qu-est-ce-que-le-Kosovo-pays-qui-n-est-ni-reconnu-par-l-ONU-ni-par-l-Union-europeenne     KOSOVO EN EUROPE

Nous pensons que cette solution doit s’appuyer sur la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies et être conforme au droit international, ainsi que recevoir une approbation du Conseil de sécurité des Nations unies.

Belgrade et Pristina

Nous trouvons destructives les tentatives de forcer, d’adapter à des délais artificiels ce qu’on appelle la « normalisation définitive » entre Belgrade et Pristina. Le plus important, c’est de déboucher sur une solution viable durable qui sera notamment acceptée par le public.

Nous soutenons le dialogue entre Belgrade et Pristina afin de régler le problème kosovar sous l’égide de l’UE, qui doit remplir de bonne foi et de manière impartiale ses fonctions de médiateur conférées par une décision de l’Assemblée générale des Nations unies. Il faut faire appliquer les décisions déjà convenues par les parties, notamment en ce qui concerne la formation de la Communauté des municipalités serbes du Kosovo, sabotée par Pristina depuis 2013.

le Représentant spécial de l’UE Miroslav Lajcakle Représentant spécial de l'UE Miroslav Lajcak

le Représentant spécial de l’UE Miroslav Lajcak

Nous espérons que le Représentant spécial de l’UE Miroslav Lajcak parvien dra à faire avancer le règlement de ce problème fondamental. Le dialogue est voué à être bloqué sans remplir les accords déjà conclus.

d-albin-kurti-sapprete-a-prendre-les-commandes-cbc56 Albin Kurti

Nous trouvons alarmante la radicalisation de la rhétorique des Albanais du Kosovo après la victoire aux « élections législatives » anticipées du mouvement nationaliste Autodétermination. Son leader Albin Kurti déclare ouvertement que les négociations avec Belgrade se placent en bas dans sa liste des priorités, alors qu’à l’ordre du jour se trouvent les perspectives d’unification du Kosovo et de l’Albanie. Nous n’entendons pas de réaction claire des superviseurs occidentaux des Kosovars à de telles provocations. Par ailleurs, ces intentions risquent de faire effondrer la stabilité régionale déjà précaire dans les Balkans.

Nous appelons toutes les parties impliquées à faire preuve d’une approche responsable, à agir en s’appuyant sur le droit international, à chercher des compromis pour assurer une paix durable et un développement successif de tous les pays et nations de l’Europe du Sud-Est.

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Sur une visioconférence des représentants spéciaux du « quartet » de médiateurs internationaux pour le Proche-Orient comprenant la Russie, les Etats-Unis, l’Onu et l’UE

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Dans le cadre du travail sur l’agenda régional, nous accordons une attention particulière au processus de paix au Proche-Orient. Mi-février s’est déroulée une visioconférence des représentants spéciaux du « quartet » de médiateurs internationaux pour le Proche-Orient comprenant la Russie, les Etats-Unis, l’Onu et l’UE.

russie-onu-Vladimir-Safronkov  Vladimir Safronkov

La Russie y était représentée par le représentant spécial du Ministre des Affaires étrangères pour le processus de paix au Proche-Orient Vladimir Safronkov. A l’initiative de notre pays, depuis l’été dernier, ce mécanisme fonctionne à titre régulier: les contacts entre les membres du « quartet » ont lieu tous les mois. Nous pensons que l’intensification des efforts internationaux consolidés est nécessaire pour mettre en place un processus de paix durable au Proche-Orient.

Dans le cadre de la dernière réunion des coprésidents du « quartet » la Russie a mis l’accent sur l’importance de mettre en place au plus vite les conditions pour relancer les négociations israélo-palestiniennes directes sous l’égide du « quartet » afin de régler les problèmes fondamentaux du statut définitif conformément au droit international, reposant sur le principe de deux États – Palestine et Israël coexistant en paix et en sécurité. Nos partenaires partagent cette approche.
Nous voudrions également noter que le travail de la Russie pour le processus de paix au Proche-Orient ne se limite pas au format du « quartet ». Nous poursuivons les consultations bilatérales actives aussi bien avec les Palestiniens et les Israéliens qu’avec les principaux acteurs régionaux et internationaux.

l'Organisation de libération de la Palestine  Mahmoud Abbas PALESTINE

Nous soutenons les efforts des mouvements politiques palestiniens visant à rétablir leur unité sur la base de l’Organisation de libération de la Palestine. Dans le cadre de la contribution à l’amélioration de la situation socioéconomique en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, le 23 février 2021, nous avons participé à la visioconférence du Comité de coordination provisoire de l’aide aux Palestiniens.

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Sur le 50e anniversaire de la signature de la Convention sur les substances psychotropes de 1971

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Le 21 février a marqué le 50e anniversaire de la signature de la Convention sur les substances psychotropes de 1971. Ce document est devenu l’un des piliers du régime international de contrôle des stupéfiants. Nous avons l’intention de respecter rigoureusement ses termes, comme le stipule la Stratégie de la politique nationale antidrogue de la Fédération de Russie d’ici 2030 approuvée en novembre 2020.
Cette ligne est d’autant plus d’actualité au vu des tentatives de plusieurs pays d’éroder le système interétatique en place de contrôle des stupéfiants en légalisant certaines drogues et substances psychotropes. Avec les partisans des mêmes idées la Russie rejette fermement les aspirations de ce genre et prône activement, notamment sur les plateformes internationales, la consolidation des efforts de la communauté internationale dans la lutte contre la menace mondiale des stupéfiants.

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Sur la réunion plénière de l’Assemblée générale des Nations unies

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Le 23 février, à l’initiative de Kiev s’est tenue une réunion de l’Assemblée générale des Nations unies sur un point de l’agenda de sa 75e session « La situation sur les territoires temporairement occupés de l’Ukraine ».

Sergueï Kislitsa                      Sergueï Kislitsa

En ce qui concerne l’Allemagne, nous avons commenté cette situation. Je voudrais me concentrer sur l’Ukraine et son représentant permanent Sergueï Kislitsa, que nous connaissons bien avec ses déclarations scandaleuses et inadéquates.

Dans son discours il a lancé contre la Russie des accusations habituelles, a déformé des faits réels et des événements survenus dans le contexte de la réunification de la Crimée avec la Russie en mars 2014 à l’issue d’un vote libre de la population de la péninsule.
Vous savez, les avis peuvent diverger. Le travail des diplomates consiste à échanger ces avis, à trouver des points de convergence au lieu de déformer des faits. C’est inadmissible. Il ne faut pas faire passer les différences d’approches politiques pour des « déformations » ou faire passer les déformations des faits pour une approche fondamentale. C’est exactement ce que fait notamment la délégation ukrainienne à l’Onu. Le représentant permanent de l’Ukraine n’a pas non plus manqué de reproduire tout l’éventail connu d’insinuations concernant la situation dans le Donbass.

https://cdnfr1.img.sputniknews.com/img/104257/30/1042573062_0:0:2684:1453_1000x0_80_0_1_1753153d6dbcdde9c6a3d5d97cc65771.jpg.webp  PHOTO 12.02.2020

Nous attirons constamment l’attention des partenaires occidentaux sur le fait que les médias occidentaux ne travaillent pratiquement pas dans le Donbass. Ils écrivent et couvrent les Accords de Minsk, publient des articles mais n’y travaillent pas eux-mêmes. C’est pourquoi tout ce que vous entendez sur le Donbass de la part des représentants ukrainiens devrait être vérifié, en suggérant ou en inspirant les médias occidentaux à venir dans le Donbass pour filmer ce qui s’y passe en réalité.
Sergueï Kislitsa affirmait que ce n’est pas Kiev, mais Moscou qui ne remplit pas les Accords de Minsk. Dans son discours le représentant russe a démenti ces allusions en appuyant notre position par des preuves irréfutables.
A noter qu’à cette activité ont participé seulement 32 des 193 États membres. Et plusieurs d’entre eux sont manifestement venus sur ordre de Washington et de Bruxelles pour diffuser des approches appropriées à ce sujet. A en juger par un intérêt extrêmement bas pour cet événement, l’unique raison réelle pour son organisation est l’aspiration de l’Ukraine à « attiser » les sentiments antirusses à l’Onu et à maintenir ce point à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.
Plus vous propagerez des fakes dans les organisations internationales, moins il y aura d’intérêt pour de telles activités.
C’est décevant que Kiev préfère s’entraîner à une rhétorique politisée en avançant souvent des mensonges flagrants au lieu de s’occuper de la mise en place d’un dialogue constructif direct avec Donetsk et Lougansk (tel que c’est prévu par les termes des Accords de Minsk) visant à établir une paix durable à l’est du pays.

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Sur l’acheminement en Egypte d’une première partie de wagons ferroviaires construits par l’entreprise Transmachholding en Hongrie

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Le 23 février, au port d’Alexandrie (Egypte) a été livrée une première partie de wagons ferroviaires fabriqués par l’usine de l’entreprise russe Transmachholding située dans la ville hongroise de Dunakeszi. Plus tôt, l’Égypte a reçu des wagons fabriqués par l’usine de construction de wagons de Tver appartenant également à l’entreprise Transmachholding. Le contrat signé en 2018 entre le consortium russo-hongrois Transmashholding-Hungary Kft et les Chemins de fer égyptiens nationaux prévoit la fourniture en Égypte de 1.300 wagons de transport de passagers d’ici octobre 2023. Voici une coopération complexe et à la fois très constructive entre les pays et même les continents.

A la cérémonie solennelle organisée à cette occasion ont participé le Ministre égyptien des Transports Kamel El-Wazir, le Ministre hongrois des Affaires étrangères et du Commerce extérieur Peter Szijjarto et l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en Egypte Gueorgui Borissenko, qui ont tenu en haute estime le déroulement de la réalisation du contrat trilatéral.

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Sur la signature du Mémorandum d’entente entre la Russie et l’ASEAN sur la coopération dans la prévention et l’atténuation des situations d’urgence

1Des participants à la la 17e réunion des hauts officiels ASEAN-Russie . Photo Internet

Des participants à la la 17e réunion des hauts officiels ASEAN-Russie . Photo: Internet

En 2021, nous célébrons un « double » anniversaire dans le dialogue ANASE-Russie – le 30e anniversaire des relations de notre pays avec l’Association et le 25e anniversaire du partenariat à part entière devenu stratégique en 2018.

La coopération se développe crescendo, nous travaillons activement sur l’élargissement de la coopération pratique, notamment dans les domaines tels que la lutte contre les nouveaux risques et défis, la sécurité de l’usage des technologies de l’information et des communications, les secteurs de pointe et la création de « villes intelligentes ».

le Secrétaire général de l’ASEAN Lim Jock Hoi.et le Ministre russe pour la Défense civile, la Gestion des situations d’urgence et l’Atténuation des effets des catastrophes naturelles Evgueni Zinitchev

L’un des exemples démonstratifs du renforcement dynamique des liens de la Russie avec les Dix est la signature le 19 février du Mémorandum d’entente entre la Russie et l’ASEAN sur la coopération dans la prévention et l’atténuation des situations d’urgence par le Ministre russe pour la Défense civile, la Gestion des situations d’urgence et l’Atténuation des effets des catastrophes naturelles Evgueni Zinitchev et le Secrétaire général de l’ASEAN Lim Jock Hoi.

Ce Mémorandum crée un cadre juridique pour élargir la coopération entre l’ASEAN et la Russie en matière de réaction aux situations d’urgence, notamment la prévention et la surveillance des risques, l’échange de technologies avancées, la formation de spécialistes, l’aide dans les situations d’urgence. L’adoption de ce document contribuera au renforcement de la coopération entre les structures spécialisées telles que le Centre national russe de gestion des situations de crise et le Centre de coordination de l’aide humanitaire de l’ASEAN pour les situations d’urgence.

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Sur le 20e anniversaire de la signature de la Déclaration sur le partenariat stratégique entre la Fédération de Russie et la République socialiste du Vietnam
La présidente de l'Union des organisations d'amitié du Vietnam, Nguyen Phuong Nga, remet l'insigne Pour la paix et l'amitié entre les peuples à l'ambassadeur de la Fédération de Russie au Vietnam, Konstantin Vnukov. Photo VNALa présidente de l’Union des organisations d’amitié du Vietnam, Nguyen Phuong Nga, remet l’insigne « Pour la paix et l’amitié entre les peuples » à l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Vietnam, Konstantin Vnukov. Photo: VNA -cf/ https://fr.vietnamplus.vn/la-russie-prend-en-haute-consideration-le-partenariat-strategique-avec-le-vietnam/156073.vnp

Le 1er mars 2001, à Hanoï a été signée la Déclaration sur le partenariat stratégique entre la Fédération de Russie et la République socialiste du Vietnam. C’est devenu une confirmation visible de l’aspiration des peuples de la Russie et du Vietnam au renforcement successif des relations interétatiques basées sur les traditions de longue date d’amitié et de coopération mutuellement avantageuse.
La signature de ce document historique a été un résultat logique d’une coopération productive depuis plusieurs décennies de nos deux pays dans différents secteurs et a montré leur détermination à élargir les lieux bilatéraux dans les nouvelles conditions historiques en s’appuyant sur une riche expérience de la coopération accumulée au cours des années précédentes.
En 20 ans, le partenariat stratégique russo-vietnamien a atteint des résultats impressionnants. Le dialogue politique est devenu régulier à haut niveau et au sommet. Une impulsion supplémentaire a été apportée à la coopération dans le secteur commercial, économique, militaire et militaro-technique, scientifique, technique et social.
Les échanges au niveau interparlementaire et interpartite, ainsi que les contacts interrégionaux se sont intensifiés. De nouveaux mécanismes de coopération ont été élaborés afin de collaborer plus efficacement dans le règlement des questions de l’agenda bilatéral, de coordonner étroitement les actions sur la scène internationale. A noter qu’en 2012 notre partenariat stratégique est devenu global sur un accord mutuel des parties.
L’esprit de solidarité et de soutien mutuel immuable inhérent aux relations russo-vietnamiennes s’est notamment manifesté dans le cadre de la prolifération du nouveau coronavirus. La Russie et le Vietnam s’apportent une aide consultative, méthodologique et autre, les organisations spécialisées des deux pays mènent un dialogue actif sur l’ensemble des questions relatives à la lutte contre la Covid-19, elles échangent en permanence leur expérience dans la lutte contre cette maladie dangereuse.
Aujourd’hui, en dépit d’une situation difficile dans la région et dans le monde, malgré la turbulence et les changements radicaux dans tout le système des relations internationales, le partenariat stratégique global entre la Russie et le Vietnam basé sur une longue expérience de coopération productive demeure un élément important de la politique étrangère russe dans la région Asie-Pacifique.

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Sur la nomination de Natalia Vodianova ambassadrice de bonne volonté auprès du FNUAP

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Mannequin, créatrice mais aussi fondatrice de l’organisation caritative pour l’enfance Naked Heart, Natalia Vodianova rejoint l’actrice Ashley Judd et la princesse Mary Donaldson au sein du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). cf/ https://fr.style.yahoo.com/natalia-vodianova-va-d%C3%A9fendre-sant%C3%A9-091125522.html

Nous saluons la décision du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) de nommer au poste de son ambassadeur de bonne volonté l’activiste, la philanthrope et simplement la très belle femme Natalia Vodianova.

Le FNUAP a été fondé par le Secrétaire général de l'Onu en 1967

Le FNUAP a été fondé par le Secrétaire général de l’Onu en 1967. Son principal objectif consiste à apporter une aide aux pays émergents en matière de planification familiale, à prévenir la mortalité maternelle, à suivre et à analyser les processus démographiques, ainsi qu’à apporter une aide aux gouvernements dans le développement des programmes en matière de population et de soutien financier pour leur mise en œuvre.

Les fonctions de l’ambassadeur de bonne volonté du FNUAP incluent la focalisation de l’attention publique sur la santé de la femme et la lutte contre les pratiques néfastes envers les femmes et les jeunes filles, ainsi que la participation aux forums thématiques.

Nous pensons que cette décision devrait se refléter positivement sur la dynamique de développement de notre coopération avec le Fonds qui connaît une activation à l’heure actuelle.

Réponses aux questions:

 

Question: Si vous le permettez, je voudrais me déplacer vers le nord compte tenu de l’ouverture prochainement de la Route maritime du Nord. C’est très important pour les gens, la circulation, le commerce et les ressources. Le nord prend de l’importance. Trois pays se trouvent au nord de l’Atlantique: le Groenland, l’Islande et les îles Féroé. L’Islande est devenue indépendante du Royaume du Danemark en 1944 parce qu’au printemps de 1940 Hitler a occupé Copenhague. Les antagonistes pensent que la non-indépendance des Groenlandais et des îles Féroé est un vestige de l’impérialisme danois. En 1944, l’Islande a organisé un référendum où 98% des habitants ont voté pour la « sortie » de la couronne danoise. Que pense la Russie de l’éventuelle indépendance des deux pays, du Groenland et des îles Féroé, où sont actuellement en vigueur la monnaie, la police, les lois danoises, etc.?

 Réponse: Le Groenland et les îles Féroé sont des territoires autonomes au sein du Royaume du Danemark. Nous partons de là dans notre interaction avec eux.

En ce qui concerne les liens commerciaux, Nuuk et Tórshavn n’ont effectivement pas adhéré aux sanctions antirusses de l’UE et la coopération avec eux se distingue par le pragmatisme et une approche constructive. Nous réalisons des projets mutuellement avantageux dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture, nous avons un intérêt commun pour mettre en place une coopération dans le traitement du bois, la construction, la culture, l’éducation et le sport.

En octobre 2020, à Nuuk a été nommé un consul honoraire de la Fédération de Russie. Nous sommes certains que cela apportera une impulsion supplémentaire à la coopération russo-groenlandaise.

Question: A partir du 15 février, l’Azerbaïdjan sans explication a interdit de mener des travaux de recherche pour retrouver les corps de militaires et de civils sur les territoires actuellement contrôlés par l’Azerbaïdjan. Etant donné que des casques bleus russes sont en négociations avec les autorités azéries, la Russie connaît-elle les délais de reprise des travaux de recherche?

 Réponse: Nous recommandons de poser cette question aux représentants du contingent de maintien de la paix russe au Haut-Karabakh. Les casques bleus connaissent mieux la situation sur le terrain et coopèrent activement avec les autorités arméniennes et azéries dans les travaux de recherche et l’échange de prisonniers. Selon les informations disponibles, depuis le 13 novembre 2020 et à ce jour, 1.684 corps de militaires ont été remis, dont 1.374 aux autorités arméniennes et 310 aux autorités azéries.

Question: Des manifestations ont commencé après la déclaration de l’état-major des forces armées du pays exigeant la démission du Premier ministre Nikol Pachinian. Que pensez-vous des récents événements en Arménie?

 Réponse: Que c’est une affaire intérieure de l’Arménie. Plusieurs déclarations ont été faites hier par des représentants officiels du Ministère russe des Affaires étrangères et au niveau du Président russe Vladimir Poutine. Des contacts ont eu lieu à différents niveaux. Et cela a été réaffirmé.

Question: Le Président azéri Ilham Aliev a déclaré dans une conférence de presse que l’Azerbaïdjan avait remis à l’Arménie tous les prisonniers de guerre, et qu’il reste seulement des saboteurs, alors que toutes les spéculations de l’Arménie et d’autres pays sont déplacées. Sauf que selon l’Arménie il reste encore près de 300 personnes en détention azérie. Que pouvez-vous dire concernant cette déclaration?

 Réponse: Il vaut mieux poser cette question à nos casques bleus qui coopèrent directement sur place avec les autorités arméniennes et azéries pour les travaux de recherche et l’échange de prisonniers de guerre, participent tous les jours à ce travail. C’est pourquoi de mon côté je peux demander des précisions sur cette information. Mais dans tous les cas c’est avant tout leur zone de responsabilité et de compétence.

Question: Nos collègues de différents médias rapportent que plusieurs journalistes, particuliers, touristes, notamment des représentants d’organisations caritatives et internationales ne peuvent pas se rendre à Artsakh car, selon eux, les casques bleus russes le leur interdisent se référant à la position de l’Azerbaïdjan à ce sujet.  Est-ce que les casques bleus russes ont le pouvoir de prendre la décision pour savoir qui peuvent entrer ou non à Artsakh?

 Réponse: Nous devons tous nous poser la question: que voulons-nous? Développer le tourisme à Artsakh à l’étape actuelle? Est-ce l’objectif principal? Ou déboucher sur une paix durable, faire revenir les réfugiés et normaliser la vie? A ce que l’on sache, l’objectif principal est précisément le second point. C’est la paix durable, le retour des gens et la normalisation de la vie, notamment le passage progressif au règlement d’autres problèmes qui sont très nombreux. Les casques bleus russes s’occupent précisément de cet objectif. Bien évidemment, ensemble avec les parties ils examinent chaque cas concret d’accès, de non-accès, les problèmes qui surviennent. Mais je répète, pour toutes les parties qui ont signé l’accord de 2020 et pour ceux qui se voient comme contributeurs au règlement de la situation et se trouvent en contact étroit avec les parties et les organisations internationales, l’objectif principal consiste à garantir une paix durable et un retour des gens et de la vie normale sur ce territoire.

Tout le reste sera réglé après l’accomplissement de l’objectif principal. Or il est complexe et difficile. Je pense que vous savez mieux que moi. Les provocations sont nombreuses, tout comme les situations complexes à régler hors du cadre d’un règlement juridique clair. Vous savez parfaitement à quel point ce conflit était long et difficile. Nous voulons tous que les journalistes puissent travailler partout dans le monde, que les touristes voyagent, mais il existe la réalité sur le terrain. C’est précisément la mission principale sur l’accomplissement de laquelle nous devons tous nous concentrer.

Merci d’avoir transmis la liste décrivant les cas concrets. Nous la transmettrons à nos experts en charge et verrons ce qu’il est possible de faire. Mais je répète: rien ne doit nous détourner de l’objectif principal, sinon nous ne le réaliserons pas. C’est inadmissible. Tout le monde a payé un prix trop élevé pour cela. C’est pourquoi, avec tout le respect pour les gens qui s’intéressent aux curiosités et à la nature locale (simplement pour élargir leurs horizons), ils doivent se rappeler également de l’objectif principal.

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