3506 – La Crimée… 5 années après les événements

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N° 21, 30 septembre 2019 – Horizons et débats

Développement – histoire – contexte

rt. Il y a cinq ans, en février 2014, la politique américaine d’encerclement de la Russie a culminé dans un coup d’État organisé sur le Maïdan à Kiev. L’objectif géostratégique d’intégrer l’Ukraine dans la sphère de pouvoir occidentale et, en même temps, de pouvoir stationner des troupes de l’OTAN directement à la frontière russe fut atteint grâce à cette opération clandestine.

Peu après, la Crimée s’est séparée de l’Ukraine suite à un référendum pour rejoindre la Fédération de Russie.

Bien avant cela, la promesse de l’Occident – de ne pas avancer militairement davantage vers l’Est suite à l’effondrement du Pacte de Varsovie – fut rompue.

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Les opérations secrètes menées aux abords de la Russie et qualifiées de «révolutions de couleur», notamment celles ayant eu lieu

  • à Tbilissi en 2003,

  • à Kiev en 2004,

  • à Bichkek en 2005

  • ou à Minsk en 2006,

sont désormais clairement classées comme telles.

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Comme nous le savons aujourd’hui, le coup d’État de Kiev en 2014, décrit dans les principaux médias occidentaux comme une protestation «justifiée», avait également été fomenté longtemps à l’avance.

Ce n’est plus un secret que l’argent et le personnel de Washington ou des services alliés ont rendu ce coup d’État possible. Il est également largement connu que tout accord de paix entre l’Occident et la Russie est activement entravé et qu’on tente actuellement de mettre le pays à genoux par un boycott économique radical.

Dans les milieux d’affaires européens, il est rapidement apparu que le durcissement des sanctions économiques causent,

  • d’une part, d’immenses dommages à l’économie européenne elle-même
  • et, d’autre part, favorisent une coopération économique et militaire plus approfondie entre la Russie, la Chine et l’Inde

– ce qui n’est pas vraiment dans l’intérêt de l’économie européenne.

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La population de l’Ukraine est la grande perdante dans ce processus.

Le bon fonctionnement du commerce avec la Russie a été interrompu, le transit lucratif de gaz de la Russie vers l’Europe occidentale a cessé, et le pays est appauvri par une politique corrompue dirigée par des oligarques, malgré sa richesse en matières premières et en bonnes terres arables.

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Suite au coup d’État à Kiev, la Crimée s’est séparée et a rejoint la Russie.

Ce détachement volontaire de l’Ukraine et le nouveau lien avec la Russie suite à un vote populaire (participation d’environ 80% des électeurs, accord de 95,5% des voix) sont toujours et encore présentés dans l’officiel langage occidental comme «annexion» par la Russie.

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Le gouvernement russe ne pouvait accepter que la péninsule de Crimée «offerte» par  Khrouchtchev» à la République soviétique d’Ukraine en 1954, ne lui soit arrachée des forces occidentales.

L’important port militaire de Sébastopol avec ses bâtiments de guerre, ses chantiers navals et son accès libre de glace fait partie de la zone centrale russe et demeure d’un intérêt vital pour le pays. Jusqu’à présent, la Russie avait été en mesure de continuer à exploiter le port maritime grâce à des contrats de location avec l’Ukraine. Mais déjà en 2013, avant le coup D’État du Maïdan, un département de la marine américain avait demandé des contrats de construction à Sébastopol – évidemment pas pour la construction de foyers pour enfants. Mais de l’avis des médias occidentaux, la Russie est toujours présentée comme la cause du conflit.

Ralf Rudolph & Uwe Markus

Les auteurs Ralf Rudolph et Uwe Markus ont publié l’ouvrage «Die Rettung der Krim» [Le sauvetage de la Crimée], une publication offrant une vision à la fois factuelle et fondée du prétendu «conflit de Crimée» et corrigeant l’image irréelle de la Russie.

https://www.zeit-fragen.ch/fileadmin/_processed_/0/1/csm_ZF_20190924_21_BT_Rudolph-Markus_Die_Rettung_der_Krim2_5401d95093.jpgLes auteurs accompagnent le lecteur à travers l’histoire de la sécession de la Crimée. On apprend un tas de choses sur les contextes historique, politique et économique de cette région. Comme les auteurs ont également de bonnes connaissances en histoire militaire, le lecteur est introduit dans les contextes géopolitiques. La constante politique d’encerclement de la Russie par les États-Unis, fortement guidée par leurs propres intérêts économiques, est présentée avec de nombreux faits, comme dans le différend sur les gazoducs dans la région de la mer Noire.

Le bouleversement politique en Macédoine (en ex-Yougoslavie) de 2016 apparaît soudainement sous un jour totalement nouveau. Le facteur décisif n’était pas les conflits internes, mais la construction prévue d’un gazoduc par un consortium dirigé par l’entreprise russe Gazprom via les Balkans vers l’Autriche.

Le lecteur apprend en détail comment le gouvernement russe a réussi, en quelques mois seulement, à approvisionner la Crimée malgré le blocus économique en violations du droit international imposé par l’Ukraine (interdiction des importations d’eau, de denrées alimentaires, de gaz, de pétrole et d’électricité). Il ne faut pas oublier que le boycott occidental initié par les États-Unis, toujours en vigueur, touche en premier lieu la population civile.

Dans un chapitre vers la fin du livre, le lecteur apprend que la Crimée est un lieu de vacances international très prisé avec de nombreux sites historiques.     •

Rudolph, Ralf; Markus, Uwe. Die Rettung der Krim. Phalanx. 2017. 237 p.; Contacts: http://www.phalanx-verlag.de ou markus-berlin@t-online.de

(Traduction Horizons et débats)


https://www.zeit-fragen.ch/fr/editions/2019/n-21-30-septembre-2019/la-crimee-5-annees-apres-les-evenements.html

Une réflexion au sujet de « 3506 – La Crimée… 5 années après les événements »

  1. https://www.fbo.gov/?s=opportunity&mode=form&id=2bb691b61c59be3a68180bd8c614a0cb&tab=core&_cview=1
    Ce document est la preuve que les USA avaient conclu un accord avec Yanoukovitch pour s’installer à Sébastopol en 2013. Il s’agit d’un appel d’offre pour la mise aux normes US de l’école N°5, en fait pour la transformer en bureaux de l’US Navy.
    Revenons aux sources car en réalité tout commence là.
    1-Les US ont payé Yanoukovitch pour obtenir le départ de la flotte Russe et le droit d’installer l’US Navy à la place.
    2- L’UE poussée par les US propose un aide financière de 500 millions de US$ ou € à Yanou…,
    3- Moscou sachant très bien ce qui se prépare monte l’aide financière à 15 milliards, ce qui provoque un retournement de Yanou….., le plan US sur la Crimée s’écroule.
    4- L’UE envoie la crème de ses diplomates dont Fabius, signent un document quelconque, et le lendemain l’explosion démarre en Ukraine.
    5- 100 morts sur Maidan, loi sur l’interdiction de parler Russe, massacre d’Odessa, massacre de plusieurs bus de Criméens revenant de Maidan etc.
    La suite c’est Moscou qui va la décider, organisation du référendum etc
    Donc j’insiste, le vrai démarrage de Maidan vient des US suite à la perte de Sébastopol et de la Crimée, et ça personne n’en parle car en réalité personne ne fouille ou ne veut en parler.

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