5161 -Charles Sannat – « Match Pouyanné – M’Bappé ! Vous connaissez la différence entre le bon riche et le mauvais riche ? » le 19.10.2022 – Insolentiae.

  • 1°/ « Match Pouyanné – M’Bappé ! Vous connaissez la différence entre le bon riche et le mauvais riche ? »
  • 2°/ « En poste mais pas au pouvoir » Liz Truss, la Edith Cresson anglaise !
  • 3°/ L’Italie mise en garde par une agence de notation sur sa dette
  • 4°/ L’AdBlue s’épuise, vers l’effondrement des chaînes logistiques
  • 5°/ Les marchés boursiers sont en hausse et c’est normal !!

1°/ « Match Pouyanné – M’Bappé ! Vous connaissez la différence entre le bon riche et le mauvais riche ? ».

par Charles Sannat | 19 Oct 2022 | A la une, Opinion

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Il y a des blagues dont on ne se lasse pas. Par exemple celles de la 7ème compagnie me font rire à chaque fois, mais celles des Inconnus sur la différence entre les bons chasseurs et les mauvais chasseurs tient tout de même un bonne place dans mes blagues préférées.

Il faut dire que celle-ci on peut la recycler un peu à toutes les sauces.

Alors évidemment le bon chasseur et le mauvais chasseur cela marche aussi avec le bon riche et le mauvais riche.

Par exemple il y a le mauvais riche, le méchant riche.

Actuellement nous avons un super exemple de méchant riche qui est voué aux gémonies et que nombre de gauchistes de la CGT bien-pensants (sauf quand il s’agit des non-vaccinés qui peuvent crever la bouche ouverte sans assistance syndicale à salarié suspendus en danger) aimerait voir pendu en place publique avec les fiches de paies autour du cou.

C’est… Patrick Pouyanné le méchant pédégé de la société TotalEnergies.

Hoo qu’il est beau le lavabo ho qu’il est laid le Pouyanné aurait chanté le Vincent la gaf’ dans sa chanson préférée  » Qu’il est laid le pédégé ».


Il faut dire que Pouyanné est un enfoiré de riche.

Vous savez combien il gagne ?

5,9 millions d’euros !

Oui mes amis 5.9 millions d’euros.

C’est même écrit à la page 239 sur 664 du rapport annuel de Total.

Source ici

C’est une honte, un scandale, les mots me manquent, j’étouffe de haine et de rage anti-riche.

Enfoiré de riche qui me force à rester dans la pauvreté.

D’ailleurs la faim dans le monde ? La faute à Pouyanné !

La guerre en Ukraine? Pouyanné.

C’est un mauvais riche à 6 millions d’euros, alors que tous ses gentils salariés des raffineries eux, c’est forcément des gentils pauvres, mais ne parlons pas des pauvres. Restons sur les riches. Il y a donc les mauvais riches, mais il y a aussi les bons riches !

Quoi que on me dit dans l’oreillette que le Pou-Pou il avait baissé sa rémunération pendant la crise Covid… et c’est pas faux !

Je me demande si les gars dans les raffineries ont eu une baisse de salaire ces dernières années, ou les salariés quand ils étaient confinés et que l’on faisait des pâtisseries à l’œil à la maison ? Bon après à 6 millions par an mon Pou-Pou n’en rajoute pas trop sur ton niveau de fatigue. Si tu as besoin de conseil en communication tu m’appelles. Tu as mon mél perso en bas de cet article.

Revenons aux gentils riches.

Par exemple, M’Bappé, le petit jeune fort sympathique qui pouffe de rire quand on lui explique qu’il devrait se déplacer en train (ce que je comprends d’ailleurs) et que son coach explique en se fichant des journalistes qu’ils allaient étudier le fait de se déplacer en char à voile. Bon ben lui c’est un bon riche.

Un bon riche à 90 millions d’euros tout de même soit plus de 15 fois quand même le salaire de Pouyanné le méchant.

Oui, en fait Pouyanné c’est un fauché par rapport à M’Bappé.

On est toujours le riche de quelqu’un, mais Pouyanné, c’est le pauvre de M’Bappé. Je n’ai rien contre le petit Kilyan d’ailleurs, il y a plein d’autres « bons » riches dans sa profession si « populaire ».

Vous me direz c’est pas pareil.

Je vous dirais ha bon ?

Oui le joueur de foot il n’exploite pas la misère de ses salariés et leur force de travail à son profit ! Hein ! Donc il est gaucho-compatible !

Alors permettez moi de ne pas être d’accord !

Quand je vois tous ces « pauvres » se saigner pour acheter le tee-shirt made in Bangladesh (ou india avec les ouvriers qui meurent dans les incendies des usines ou ils sont enfermés par des chaînes en acier) à 180 euros ou une place dans un stade de foot entre 250 et 600 euros pour voir 12 millionnaires en short courir après une ba-balle, je ne vois aucune différence d’exploitation. Les uns exploitent la force de travail, les autres exploitent les maigres revenus générés par la location de la force de travail et maintiennent les petits dans la misère par des prix de places ahurissants.

Vous savez ce que disait Coluche ?

La différence entre le capitalisme et le communisme ?

Le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, alors que le communisme c’est le contraire !

Hahahahahahahaha.

Sacré Coluche.

Alors si les types de LFI et tous les autres aimables bien-pensants de gauche pouvaient m’expliquer qu’elle est la différence entre le Bon riche et le Mauvais riche, je suis preneur.

Sincèrement.

Vraiment.

Parce que maudire Pouyanné pour 6 petits millions de rien et encenser un gamin de 22 ans qui gagne 90 millions par an pour pousser une ba-balle, vraiment, je ne comprends pas où est la différence.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT


https://insolentiae.com/match-pouyanne-mbappe-vous-connaissez-la-difference-entre-le-bon-riche-et-le-mauvais-riche-ledito-de-charles-sannat/

2°/ « En poste mais pas au pouvoir » Liz Truss, la Edith Cresson anglaise !

par Charles Sannat | 19 Oct 2022 | Affaires européennes,

Voilà qui ne va pas nous rajeunir, et c’est une histoire que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.

Il y a fort longtemps, quand François Mitterrand était encore président, il avait nommé la 1ère Premier Ministre femme de l’histoire de la 5ème république. Cette nomination qui tourna rapidement au fiasco politique fit perdre 20 ans ou 30 ans à la parité homme/femme en particulier dans le monde politique.

Edith Cresson avait d’ailleurs eu cette idée de génie de retour d’un voyage officiel en Angleterre, d’expliquer à la presse anglaise, excusez-moi du peu, que tous les Anglais étaient des homosexuels. Enfin tous non.

« La majorité des hommes (dans les pays anglo-saxons) sont homosexuels – peut-être pas la majorité – mais aux USA il y en a déjà 25 %, et au Royaume-Uni et en Allemagne c’est bien pareil ».

Dans le même genre Liz Truss se demandait doctement si la France était un allié ou un ennemi.

C’est le même genre de délicatesse verbale et diplomatique qui vous plante immédiatement le « talent » tout théorique d’un chef d’État.

Pour Cresson cela s’est vite terminé par un licenciement de François Mitterrand.

Pour Lizz Truss pour le moment ce sont les excuses mais à ce rythme elle va terminer aux oubliettes du 10 Downing Street !

Et la presse anglaise est très dure.

« En poste mais pas au pouvoir », titre mardi le Daily Mail. « Humiliée », écrit de son côté le tabloïd de gauche The Mirror.

« La mise en pièces lundi des baisses d’impôts promises par le tout nouveau ministre des Finances Jeremy Hunt ont ramené un semblant de calme sur les marchés financiers. Mais sur le plan politique, Liz Truss sort de l’épisode avec son autorité en lambeaux, contrainte d’appliquer une politique qu’elle rejetait encore récemment, impopulaire comme rarement l’a été un dirigeant britannique et ouvertement contestée par une partie de sa majorité après seulement six semaines en poste ».
« Il est difficile de concevoir une crise politique et économique plus grave », écrit le journal conservateur le Daily Telegraph, qui se demande si sa majorité, mal en point après 12 ans au pouvoir est « prête à lui donner du répit ».

Et Liz Truss est pleinement responsable de la crise économique qu’elle a créée. Il n’y a pas de repas gratuit.

On ne peut pas faire du déficit budgétaire et maintenir la valeur de sa monnaie.

On ne peut pas ne pas équilibrer un budget national dans un monde normal.

Mais après moquer Lizette, ne soyons pas dupe.

Bruno le col roulé, la vedette de Bercy ne tiendrait pas une semaine avec les finances de notre pays gérées comme elles le sont sans le bouclier de protection de l’Allemagne et la caution morale que Berlin donne à l’euro.

Pour autant, tout ceci n’est qu’une fable.

Une fadaise économique.

Nous sommes dans le même état de vulnérabilité que le Royaume-Uni.

La seule différence, c’est que les marchés n’ont pas encore osé attaquer aussi violemment l’euro et les dettes souveraines de la zone euro qu’ils viennent de le faire avec l’Angleterre.

Mais ne vous y trompez pas.

  • Les marchés sont comme un troupeau de hyènes affamées.
  • Ils sont là aux aguets.
  • Ils attendent le premier accès de faiblesse.
  • Alors ils attaqueront.
  • Ils chasseront en meute.
  • Et ils chasseront pour tuer.

Lizz Truss n’a pas grand talent, mais nos mamamouchis, eux, sont de véritables lumières… éteintes !

Source AFP via boursorama.com ici


https://insolentiae.com/en-poste-mais-pas-au-pouvoir-liz-truss-la-edith-cresson-anglaise/

3°/ L’Italie mise en garde par une agence de notation sur sa dette

par Charles Sannat | 19 Oct 2022 | Affaires européennes,

Ce n’est pas la plus connue des agences de notation. Il y a même de forte chance que vous n’en n’ayez jamais entendu parler.

Il s’agit de l’agence Scope Rating.

https://assets.letemps.ch/sites/default/files/styles/original/public/media/2016/08/21/file6r4lebgef1hyakagdp8.jpg?itok=Wj7s0iGj  «Nous voulons devenir la voix européenne sur le marché de la notation!» Depuis son bureau donnant sur le Tiergarten, vaste parc situé au cœur de la capitale allemande, Torsten Hinrichs cf/ https://www.letemps.ch/scope-ratings-petite-agence-notation-allemande-veut-briser-monopole-americain

C’est une agence de notation allemande dont le siège est à Berlin.

Je dis, ça, je ne dis rien… mais je n’en pense pas moins sur le pays d’Olaf-grosse-baffe. D’ailleurs l’Allemagne c’est vachement bien. Je suis allé voir comment cela fonctionnait cet été, et il n’y a pas à dire, cela marche nettement mieux que chez nous. C’est perceptible dès que l’on passe la frontière. Bref, reprenons.

Pour l’agence Scope Rating,

« la hausse des coûts d’emprunt et de la dette limitera la marge de manœuvre du prochain gouvernement, qui devra améliorer de 2 % du PIB le solde primaire pour rester dans la limite des 3 % de déficit définie par les règles de Maastricht .
La ligne économique de l’Italie pour les cinq prochaines années est tracée par une analyse de Scope Ratings, dans laquelle le ratio dette/PIB devrait tomber à environ 146% en 2022, contre 150% en 2021, grâce à une croissance économique réelle d’environ +3,2% malgré les effets de la crise énergétique.
À partir de l’année prochaine, cependant, le scénario pourrait changer car les taux d’emprunt  » ont fortement augmenté au cours des 12 derniers mois « , le rendement des obligations d’État sur 10 ans passant de 0,6 % à l’été 2021 à plus de 4,5 %, des niveaux qui n’avaient pas été vus depuis 2013. Le spread avec les bunds allemands, a augmenté d’environ 100 points de base depuis janvier pour atteindre 250 pb, les dépenses d’intérêt de l’Italie passant à environ 4 % du PIB cette année, contre 3,6 % en 2021, soit plus de 10 milliards d’euros, à environ 75 milliards d’euros ».
Si les coûts de financement se stabilisent aux niveaux actuels, les paiements annuels d’intérêts seront de 20 à 25 milliards d’euros plus élevés en 2026-27 qu’en 2021. Cela se produira même si l’impact sera atténué par la structure favorable de la dette italienne, compte tenu de sa longue échéance moyenne de plus de sept ans.
Par conséquent, expliquent Alvise Lennkh-Yunus, directeur exécutif, et Giulia Branz, analyste principale, « un retour rapide à un excédent primaire élevé d’au moins 1 % du PIB sera nécessaire pour que l’Italie maintienne le déficit nominal dans la limite du seuil de Maastricht de 3 % du PIB ».

En gros ce qu’il faut comprendre c’est que dans tous les cas la charge de la dette va augmenter pour l’Italie et qu’il faudra que l’Italie enregistre un excédent budgétaire encore plus important pour respecter les critères de Maastricht.

Il n’y a quand même qu’une agence de notation allemande pour croire encore dans la fiction des critères de Maastricht.

Quoi que non, même eux n’y croient plus.

Tenez, lisez !

« Scope s’attend à ce qu’ »une version modifiée des règles redevienne contraignante à partir de 2024 », soulignant que « le respect de la limite de déficit est important pour l’évaluation future de la viabilité de la dette ».

En gros pour le moment c’est suspendu cette histoire de critères, ils reviendront vers 2024 (ou pas) et on n’en connaît pas encore les contours qui feront l’objet d’âpres négociations entre la vertueuse Allemagne et le reste de l’Europe !

Charles SANNAT

Source Investing.com ici


https://insolentiae.com/litalie-mise-en-garde-par-une-agence-de-notation-sur-sa-dette/

4°/ L’AdBlue s’épuise, vers l’effondrement des chaînes logistiques

par Charles Sannat | 19 Oct 2022 | Chronique de l’effondrement,

Voici un article en provenance des contrées lointaines d’Olaf la grosse baffe.

Pour ceux qui manquent de culture et ne maîtrisent pas la littérature qui est la mienne à savoir Astérix, sachez qu’il n’y a là aucun racisme anti-allemand !

Olaf Grossebaf est le chef des guerriers normands. Leader ambitieux, il veut tout connaître ! A la recherche du secret de la peur qui donne des ailes, il se rend en Gaule accompagné de ses meilleures troupes. Manque de bol en face il va tomber sur un os… celui d’Idéfix le petit chien d’Obélix et sur Astérix ! En tant qu’économiste de grenier normand, forcément, Olaf Grossebaf c’est un classique alors quand le mamamouchi allemand s’appelle Olaf… Allez, paf, une grossebaf !

Bref. Voici ce que nous raconte notre correspondant officiel le camarade impertinent Christophe et ce n’est pas brillant car pas d’AdBlue et pas de camion. Pas de camion qui roulent, pas de nourriture ni de bon miam-miam dans les rayons ! Et quand les rayons sont vides, les ventres crient famine !

L’AdBlue s’épuise : Bientôt des rayons de supermarché vides ?

Sans AdBlue, les camions ne peuvent pas rouler. Mais suite à la crise énergétique, la production s’est effondrée en Allemagne et les stocks s’épuisent.
Les transporteurs allemands sont déjà soumis à une pression considérable en raison du manque de chauffeurs et de l’augmentation du prix du diesel. Et maintenant, la pénurie chronique d’AdBlue, le mélange d’urée et d’eau désionisée qui neutralise les émissions d’oxyde d’azote des moteurs diesel, semble s’aggraver.

Les réserves de ce liquide par les transporteurs allemands sont en train de s’épuiser, car SKW Stickstoffwerke Piesteritz, l’un des plus grands fournisseurs d’AdBlue en Allemagne, a complètement arrêté sa production en août. L’entreprise de Wittenberg, en SaxeAnhalt, a justifié cette décision par le prix élevé du gaz. (Commentaire de notre camarade correspondant : arrêt complet signifie souvent arrêt final).

https://www.imago-images.com/bild/st/0082882803/w.jpg  Dirk Engelhardt – chef de l’association fédérale pour le transport de marchandises

Dirk Engelhardt, chef de l’association fédérale pour le transport de marchandises, la logistique et l’élimination (BGL), affirme que les entreprises sont à court d’AdBlue. Les camions ne pourront alors plus rouler. « Il y aura un tollé dans la population lorsque les chaînes d’approvisionnement s’effondreront et que les supermarchés se videront », cite-t-il dans le Financial Times.

Victimes du gaz cher

L’économie allemande se dirige vers une récession, plombée par la plus grave crise énergétique depuis la Seconde Guerre mondiale. Le renoncement allemand au gaz russe a fait grimper les prix à un niveau quatre fois plus élevé qu’il y a un an. Certaines installations à forte consommation d’énergie ont donc cessé leurs activités.

https://teknomers.com/fr/wp-content/uploads/2022/10/1665896471_Les-camionneurs-sinquietent-alors-que-la-penurie-dAdBlue-freine-lindustrie.png  SKW Piesteritz, une entreprise de la ville est-allemande de Wittenberg, qui est l’une des plus grandes sources allemandes de la solution, a arrêté la production pour faire face à la flambée des prix du gaz. cf/https://teknomers.com/fr/les-camionneurs-sinquietent-alors-que-la-penurie-dadblue-freine-lindustrie-allemande/

SKW Piesteritz est l’une des victimes les plus connues du gaz cher. Certes, l’une des deux installations a ensuite été remise en marche à un niveau minimum, mais la deuxième reste toujours hors service. « Si nous avions continué à produire, nous aurions enregistré des pertes de 100 millions d’euros chaque mois », explique le porte-parole Christopher Profitlich.

L’arrêt de SKW a déjà eu d’énormes répercussions sur l’approvisionnement en engrais des exploitations agricoles allemandes et a causé des problèmes aux abattoirs, aux conditionneurs de denrées alimentaires et aux brasseries qui dépendent du dioxyde de carbone – un sous-produit de l’ammoniac – produit par SKW.

Mais la forte baisse de la production d’AdBlue devrait avoir des conséquences économiques encore plus importantes.

Charles SANNAT

Source ici Deutsche-wirtschafts-nachrichten


https://insolentiae.com/ladblue-sepuise-vers-leffondrement-des-chaines-logistiques/

5°/ Les marchés boursiers sont en hausse et c’est normal !!

par Charles Sannat | 19 Oct 2022 | Bourse et marchés financiers

Les marchés montent, puis baissent, puis remontent et c’est assez normal.

Souvenez-vous il y a quelques jours ou semaines, je vous expliquais qu’une grande banque, à savoir JP Morgan pour ne pas la nommer, disait que les marchés étaient sans doute proches de leurs points bas.

Et le raisonnement n’était pas faux.

Il reposait sur l’idée que les bénéfices des entreprises sont robustes.

Si une société génère de gros bénéfices, il n’y a pas de raison fondamentale que son cours chute considérablement.

Or, ces deux ou trois derniers jours, les bourses sont bien orientées, car les résultats annoncés par les entreprises sont plutôt très rassurants et les niveaux de bénéfices restent très élevés.

L’inflation élevée est déjà prise en considération dans les valorisations.

Pour que le marché craque plus, et atteigne des niveaux nettement plus bas, il faut une véritable récession qui affecte durement les bénéfices des entreprises.

Nous n’y sommes pas du tout pour le moment.

Nous y arriverons plus vers la fin d’année ou le premier trimestre 2023.

En ce sens l’hypothèse d’un rallye de fin d’année sur les bourses n’est pas exclu. Loin de là même.

Charles SANNAT

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »

https://insolentiae.com/les-marches-boursiers-sont-en-hausse-et-cest-normal/