4615 – Les Russes sont effarés par la stupidité suicidaire de l’Occident & Dmitri Medvedev – Pourquoi les contacts avec les dirigeants ukrainiens actuels n’ont aucun sens – 14 octobre 2021

Les Russes sont effarés par la stupidité suicidaire de l’Occident


Par The Saker – Le 14 octobre 2021 – Source The Saker’s Blog

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Les Russes expriment ouvertement leur stupéfaction absolue devant la stupidité suicidaire de l’Occident.  Trois exemples :

Un article récent de Medvedev (à la suite):

Dmitri Medvedev : Pourquoi les contacts avec les dirigeants ukrainiens actuels n’ont aucun sens.

Le discours de Poutine lors du récent forum sur l’énergie en Russie : https://sansapriori.net/2021/10/14/4608-session-pleniere-du-forum-international-de-la-semaine-russe-de-lenergie-13-octobre-2021-16h40/

et puis il y a cette photo de Poutine se tapant le front comme s’il pensait « sont-ils devenu complètement fou ? ».

photo

Dois-je prendre la peine d’énumérer ce qui a provoqué de telles réactions ?

La crise énergétique auto-imposée dans laquelle l’UE essaie à la fois de retarder/arrêter le NordStream2 tout en exigeant que la Russie augmente sa fourniture en énergie ?

Quant aux Ukrainiens, Poutine vient de leur offrir, une fois de plus, non pas 1500 $/mètre cube mais 175 $.  Mais cet État vassal des États-Unis rejette fièrement toute offre de ce type.

Le fait que l’oncle Shmuel a promis ses « molécules de liberté » à l’UE mais qu’il vend maintenant ces molécules à l’Asie (qui a les moyens de payer beaucoup plus). Pourtant, l’UE reste toujours aussi soumise aux USA…

Ou le fait que l’ensemble des médias occidentaux, unis et d’une seule voix, accusent la Russie d’avoir créé la crise alors qu’en réalité, non seulement la Russie a rempli toutes ses obligations contractuelles mais a même AUGMENTÉ (de 10% si je me souviens bien) ses ventes au-delà de ses obligations contractuelles ?  Poutine a répété à de nombreuses reprises « dites-nous ce dont vous avez besoin, donnez-nous un contrat à signer et nous vous livrerons tout ce dont vous avez besoin ! ».

Ensuite, il y a Victoria « fuck the EU » Nuland qui, apparemment, a exigé que la Russie lève unilatéralement les contre-sanctions russes sans que les États-Unis ne le fassent de leur côté.

Voici comment les élites occidentales semblent « penser » (je suis généreux ici).

  • Nous accusons la Russie de tout et n’importe quoi
  • Puis ces salauds de russes ont le culot d’exiger des preuves
  • Nous les accusons encore un peu plus
  • Et puis ces salauds de russes ont le culot de se référer à des faits.
  • Puis nous leur disons que nous allons les sanctionner
  • Et ces salauds de Russes ont le culot de nous contre-sanctionner.
  • Puis nous nous engageons dans des exercices militaires le long de la frontière russe.
  • Et puis ces salauds de Russes ont le culot de s’engager dans des exercices militaires également le long de leur frontière.
  • Ensuite, nous essayons de les effrayer pour « négocier en position de force » avec des paroles vides de sens sur notre invincibilité.
  • Et puis ces salauds de Russes conçoivent et déploient des systèmes d’armes dont nous ne pouvons que rêver.
  • Puis nous disons aux Russes que nous voulons qu’ils restent neutres pendant que nous nous occupons de la « menace chinoise » (envers qui ?)
  • Et puis ces salauds de Russes rient à gorge déployée.

Je m’arrête ici, mais je tiens à souligner ce que Poutine et de nombreux analystes russes disent : l’Occident dans son ensemble est si totalement déconnecté de la réalité qu’il est, en fait, en train de se suicider.  Poutine et d’autres ont également dit ce qui suit à de nombreuses reprises déjà : « Nous n’avons pas besoin de faire quoi que ce soit, rien, il suffit juste d’observer comment l’Occident s’autodétruit ».

À propos de l’Ukraine : veuillez lire attentivement l’article de Medvedev.  Certains disent qu’il n’a pas été écrit par lui, mais par Poutine.  L’explication la plus probable est que ce texte a été préparé, contrôlé et approuvé par le Conseil de sécurité de la Fédération de Russie (où Medvedev occupe le poste de vice-président) et que la raison pour laquelle Medvedev l’a signé relève de la diplomatie : il peut être beaucoup plus direct que le président Poutine, mais vous pouvez être sûr que cet article exprime bien le point de vue de ce dernier.

Les Russes qualifient désormais ouvertement l’Ukraine d’État vassal des États-Unis et affirment qu’il est inutile de parler avec les Ukrainiens, mais uniquement avec leurs maîtres, d’où la visite de Nuland en Russie.

Les Russes ne qualifient pas (encore ?) officiellement et ouvertement l’ensemble de l’UE d’État vassal des États-Unis, mais ils le suggèrent fortement.

Ainsi, du point de vue des Russes, seuls les États-Unis conservent au moins un certain pouvoir et méritent donc qu’on leur parle.

Pourtant, les États-Unis d’avant 2021 sont morts et enterrés.

Ce qu’il en reste est une société profondément dysfonctionnelle où les élites dirigeantes semblent ne se soucier que de la fluidité des genres et des droits des transsexuels, de la positivité corporelle, de l’idéologie Woke, des « mathématiques inclusives » et même d’un Superman homosexuel (qui devrait alors être rebaptisé « superhuman », je suppose !).  Malgré tout, les Russes continueront à parler à cette entité potentiellement Wakanda, ne serait-ce que parce que cette dernière a encore des ogives (et une bonne dose d’élan, même morte), mais ils ne ressentent AUCUN besoin de la prendre très au sérieux ou de faire grand-chose à ce sujet.

Comme je l’ai déjà écrit à maintes reprises, l’avenir de la Russie n’est pas à l’Ouest, mais au Sud (Asie centrale, Moyen-Orient), à l’Est (Chine) et au Nord (Arctique).

Quant à l’asile d’aliénés appelé « Europe », les Russes laisseront le « général Hiver » s’en occuper et essayer de les sortir de « leur pays de cocagne multiculturel » et de leur culte pour Greta Thunberg, pour les ramener à la réalité.

L’espoir meurt en dernier, je suppose…

Je terminerai par une anecdote personnelle.  Lorsque j’étudiais à la School of International Service (SIS) de l’Université américaine, j’avais un professeur absolument fantastique, un ancien officier de renseignement de la marine, d’origine polonaise.  Ses cours étaient absolument superbes, à chaque fois.  Un jour, nous avons fait quelque chose de vraiment intéressant (et amusant !): pendant la moitié du cours, nous avons lu des lettres d’officiers allemands de la Seconde Guerre mondiale servant sur le front de l’Est dans les premières phases de l’invasion : elles étaient pleines des trucs habituels sur les sous-hommes russes qui se feraient botter le cul par la « race maîtresse porteuse de culture » (Kulturträger Herrenvolk).  Dans la seconde moitié du cours, nous avons également lu des lettres écrites par des officiers allemands, mais après Stalingrad, dans lesquelles ils qualifiaient les Russes de quasi-superhumains. Le contraste était absolument stupéfiant.

Rien ne dégrise plus quelqu’un ivre d’idéologie qu’une confrontation brutale avec l’indéniable réalité.

La même chose est arrivée aux Français, d’ailleurs.  Le mot russe « shval » (шваль), qui signifie en gros « racaille », « ordure », « sans valeur », vient du mot français « cheval ».  Pouvez-vous deviner pourquoi ?  Parce que les Français qui battaient en retraite devaient utiliser leurs chevaux morts comme nourriture !  Pour plus de détails, je recommande vivement ce livre « Les Cahiers du capitaine Coignet«  – ce sont les notes du journal intime de Jean-Roch Coignet, qui a participé à toutes les guerres napoléoniennes.  C’est une lecture fascinante et une révélation sur la façon dont un soldat français a vécu toutes ces années.

Je ne peux pas m’empêcher d’imaginer comment la folie collective actuelle de l’Occident sera inscrite dans les livres d’histoire.  Peut-être comme la plus stupide et la plus incroyable autodestruction de l’histoire ?

Andrei


Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone


https://lesakerfrancophone.fr/les-russes-sont-effares-par-la-stupidite-suicidaire-de-loccident?fbclid=IwAR1pigp5sd8sJb52iQJmWGzSUCbCwif7swFWBH1hDgm0Ff9Un1NuA2KyA6M

Dmitri Medvedev : Pourquoi les contacts avec les dirigeants ukrainiens actuels n’ont aucun sens

Le vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, Dmitri Medvedev, s’est adressé à Kommersant avec son nouvel article, intitulé :

Cinq courtes thèses polémiques
Veuillez noter qu’il s’agit d’une traduction automatique et que nous pouvons apporter des nuances si nécessaire.

1

L’Ukraine est à la recherche de sa propre identité et d’un chemin particulier, composant sa propre histoire séparée (bien que la même histoire enseigne que cela prend des siècles). Mais les dirigeants ukrainiens, en particulier les hauts fonctionnaires, sont des personnes qui n’ont aucune auto-identification stable. Des gens malheureux. Qui sont-ils, de quel pays sont-ils citoyens, où sont leurs racines, quelle est leur identité historique, leur origine ethnique et quels dieux prient-ils ? A qui se sentent-ils ? Sont-ils des Ukrainiens « schiria » ? « Européens » ? Les Russes? Les Juifs? Tatars ? Hongrois ? Karaïtes ?

L’actuel président de ce pays torturé est un homme avec certaines racines ethniques, qui a parlé russe toute sa vie. De plus, il a travaillé en Russie et a reçu des fonds importants de sources russes. Néanmoins, à un moment donné, lorsqu’il est devenu chef de l’État, de peur d’avoir un autre « Maidan » dirigé contre son pouvoir personnel, il a complètement changé d’orientation politique et morale. Et en fait, il a renoncé à son identité. Il a commencé à servir avec ferveur les forces nationalistes les plus enragées d’Ukraine (qui, certes, étaient toujours là, mais ne représentaient que 5 à 7 % de la population active).

On ne peut qu’imaginer à quel point c’était dégoûtant pour lui d’effectuer un tel « saut périlleux mortel » moral. Cela rappelle la situation folle où des représentants de l’intelligentsia juive dans l’Allemagne nazie auraient postulé pour servir dans la SS pour des raisons idéologiques.

Bien sûr, cette situation provoque une « dissonance cognitive » quotidienne dans son âme et ses actions. De plus, vous ne pouvez pas être sûr qu’à un moment donné lorsque la situation politique changera, ils ne viendront pas pour vous coudre une étoile jaune dans votre dos. Il doit sans cesse manœuvrer entre différentes forces :

  • les nationalistes radicaux (« nazis », comme on les appelle là-bas),
  • la partie musulmane de la population, principalement des Tatars,
  • des Ukrainiens et Russes apolitiques modérés,
  • des représentants d’autres groupes ethniques

– pour que son cou ne casse pas. C’est pourquoi il existe des documents bâtards comme la « loi » sur les peuples autochtones d’Ukraine. C’est pourquoi il se montre plus nationaliste que le plus radical d’entre eux.

Il devait s’intégrer au « panthéon des héros » de cette partie de la société ukrainienne. Criez avec eux : « Gloire aux héros ! Acceptez l’autorité inconditionnelle de ces scélérats comme les « grands Ukrainiens ». Priez pour la mémoire bénie des terroristes et des judéophobes Bandera et Shukhevych, dont les partisans se considèrent aujourd’hui comme une partie importante de l’élite politique ukrainienne.

Tout le monde connaît le calendrier lugubre de Bandera et des policiers de cette période : l’été 1941, lorsqu’après la prise de la ville de Lviv par des unités de l’armée allemande, environ 6 000 personnes sont mortes dans deux des plus grands pogroms juifs. C’est l’extermination des Russes, des Ukrainiens, des Juifs, des Polonais dans la vallée de Yanova, Podkamna. Il s’agit de l’église blanche, du massacre de Babi Yar et de Volyn.

Et voici une citation de documents inédits…

« Une bande de meurtriers a cassé des portes et des fenêtres, a fait irruption dans des appartements, a abattu, coupé et tué des personnes avec des haches et des couteaux – y compris de jeunes enfants, des vieillards et des femmes, après quoi les cadavres ont été chargés sur des charrettes, emmenés et enterrés dans des fosses. . Afin de cacher leurs crimes, certaines familles ont été brûlées dans des granges et les cadavres brûlés ont été enterrés dans des fosses. Toutes ces terribles atrocités se sont accompagnées de pillages massifs de biens appartenant à des familles torturées. »

Documents des archives du ministère russe de la Défense

Il est clairement dégoûté de se laisser aller à ces sentiments, toute l’histoire de sa vie, la vie de sa famille, se révolte contre une telle abomination. Une personne normale et décente ne serait tout simplement pas capable de le faire. Mais, hélas, c’est nécessaire. Sinon, ils se barbouilleront la cervelle sur les murs. Il a très peur et n’aime pas ces gens, mais il est obligé de prêcher leurs idéologies, de défendre leurs points de vue qui lui répugnent. Un homme s’est retourné.

Comment pouvez-vous négocier et négocier avec eux dans cette situation ?

Certainement pas.

2

Les dirigeants ukrainiens de la génération actuelle sont des personnes totalement indépendantes. Beaucoup a déjà été dit et écrit à ce sujet, y compris dans un article bien connu de Vladimir Poutine.

Le pays est sous administration étrangère directe. De plus, cette gestion est beaucoup plus dure que l’interaction de l’URSS avec les différents pays socialistes pendant une certaine période. L’URSS a donné à ses alliés géopolitiques une marge de manœuvre suffisante pour façonner leur politique intérieure, se rendant compte qu’autrement, cela pourrait aboutir à des événements tragiques tels que les manifestations hongroises de 1956 ou le Printemps de Prague de 1968. Logique pragmatique simple.

En Ukraine, la dépendance est totale – des injections d’argent dans leur économie (des aumônes des États-Unis et de l’UE) au leadership direct des services spéciaux ukrainiens (de leurs clients américains).

Mais si l’URSS avait besoin de bonnes relations avec les pays du camp socialiste et du Pacte de Varsovie (y compris pour la « construction du socialisme ») commune, alors les États-Unis n’ont besoin de rien de l’Ukraine, sauf confrontation avec la Russie, confinement total de notre pays et la création de ce qu’on a appelé à juste titre « l’Anti-Russie ».

Cela signifie qu’une telle alliance est extrêmement fragile et finira par tomber en poussière. Les espoirs d’adhésion à l’OTAN et à l’Union européenne sont également éphémères, pour des raisons évidentes. L’Ukraine elle-même n’a aucune valeur sur la ligne de confrontation directe entre les forces occidentales (y compris potentiellement militaires) et notre pays. Il n’y a pas d’idiots qui se battent pour l’Ukraine. Et il est inutile pour nous de traiter avec des vassaux. Les affaires doivent être menées avec le suzerain.

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  1. A la tête de l’Ukraine se trouvent des gens faibles qui ne s’efforcent que de se remplir les poches. De plus, il est souhaitable, au cas où, d’économiser de l’argent dans une société offshore étrangère. Nous en connaissons bien beaucoup. Aucun dirigeant ne pouvait se sacrifier pour le bien de l’Ukraine et ne pas essayer de monétiser son maintien au pouvoir, et il semble qu’il ne le sera pas encore. Au contraire, lorsqu’il s’agit de faire du profit, la haine de la Russie et le désir d’adhérer à l’UE et à l’OTAN laissent place à des motivations égoïstes, quand un Moscovite avec de l’argent est un ennemi, mais son argent est plus important que l’hostilité. Je me souviens des paroles d’un de mes collègues à l’époque bien connue « pré-Maïdan ». A ma question : « pourquoi l’homonyme participe-t-il aux élections, il n’a aucune chance ? – la réponse a suivi, ce qui m’a beaucoup surpris à l’époque : « Vous ne comprenez pas, c’est la dernière occasion pour lui de récolter des fonds de la campagne électorale ». Les commentaires sont inutiles. Rien n’a changé depuis. Les contacts avec des personnes aussi faibles sont improductifs. Ils se vendront à tout moment pour cinq kopecks.

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  1. L’absurdité voire la nocivité des relations avec les dirigeants actuels de l’Ukraine réside également dans le fait que des personnes ignorantes et inutiles sont à la tête de ce pays. Ils changent constamment de position pour plaire à leurs maîtres d’outre-mer et à la situation politique. C’est ainsi qu’ils comprennent l’art de la diplomatie. Talleyrands locaux. Ils signent les accords de Minsk, négocient au « format normand », puis — après des troubles internes à la Rada, sur la place ou au bureau central d’outre-océan — ils tournent leur position dans une direction complètement différente. Oui, des compromis sont possibles en politique, parfois des écarts par rapport à la ligne établie, mais pas dans la mesure où l’approche convenue change pour une approche diamétralement opposée. Et nous et nos partenaires sommes constamment mentis et éludés de nos décisions. Et il ne s’agit pas du nom spécifique d’un gestionnaire en particulier. C’est la position de tous les négociateurs ukrainiens, leur ligne de conduite, leur modus operandi. De tels « partenaires » dans les relations internationales, qui rivalisent dans des mensonges constants, ne sont pas et ne peuvent pas être dignes de confiance. Cela signifie que les négociations avec eux n’ont absolument aucun sens.

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  1. Alors se pose l’éternelle et principale question : que faire dans cette situation ? Mais rien. Attendre l’apparition d’une direction saine en Ukraine, qui ne vise pas une confrontation totale avec la Russie au bord de la guerre, non pas à organiser des « plates-formes de Crimée » débiles créées pour tromper la population du pays et se muscler avant les élections, mais à construire des relations égales et mutuellement bénéfiques avec la Russie. Ce n’est qu’avec un tel leadership de l’Ukraine et cela vaut la peine d’être traité. La Russie sait attendre. Nous sommes un peuple patient.

https://thesaker.is/dmitry-medvedev-why-contacts-with-the-current-ukrainian-leadership-are-meaningless/