4473 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 22 juillet 2021

  1. Sur la réunion du Conseil mondial de coordination des compatriotes russes

  2. Sur la commémoration prévue devant la Chapelle orthodoxe russe sur la route du col de Vrsic (Slovénie)

  3. Sur la plainte internationale déposée par la Russie contre l’Ukraine à la Cour européenne des droits de l’homme

  4. Sur l’entrée en vigueur de nouvelles normes linguistiques discriminatoires en Ukraine

  5. Sur l’entente entre les États-Unis et l’Allemagne concernant le Nord Stream 2

  6. Sur la restriction d’accès à une publication sur le site de la Radio tchèque

  7. Sur les récentes déclarations du directeur du MI5 Ken McCallum

  8. Sur la situation à Haïti

  9. Sur la situation actuelle au Mali

  10. Sur la situation actuelle en Afrique du Sud

  11. Sur la situation concernant le barrage de la Renaissance en Éthiopie

  12. Sur la publication du projet de rapport de l’OIAC sur la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques en 2020

  13. Sur les nouvelles informations concernant le rôle de la direction du Secrétariat technique de l’OIAC dans la falsification des conclusions du rapport final de la mission d’enquête spéciale de l’Organisation sur l’incident de Douma (Syrie)

  14. Sur les principaux résultats de la 47e session du Conseil des droits de l’homme

  15. Sur la situation concernant le monument aux légionnaires lettons de la Waffen-SS en Flandre

  16. Sur l’aide accordée au Kirghizistan au niveau du PAM de l’Onu

  17. Sur la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies sur la circulation routière

  18. Sur le 30e anniversaire des relations ANASE-Russie

  19. Sur la publication de l’annuaire Messager diplomatique pour 2020

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1/Sur la réunion du Conseil mondial de coordination des compatriotes russes

 

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Le Conseil mondial de coordination des compatriotes russes se réunira en ligne mardi 27 juillet, avec le soutien du Ministère russe des Affaires étrangères. Je rappelle que le Conseil mondial est le principal organe exécutif du Congrès mondial des compatriotes.

Les participants évoqueront la préparation du 7e Congrès mondial des compatriotes prévu les 14 et 15 octobre à Moscou, ainsi que l’activité visant à défendre les intérêts de la diaspora, à soutenir et à promouvoir le russe, et d’autres questions d’actualité pour nos compatriotes. A part sera abordée l’interaction en matière d’information avec les organisations d’expatriés russes dans le contexte des élections législatives à venir à la Douma d’État.

 

2/ Sur la commémoration prévue devant la Chapelle orthodoxe russe sur la route du col de Vrsic (Slovénie)

 

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Des activités traditionnelles de commémoration se dérouleront samedi 31 juillet en Slovénie devant le mémorial aux guerriers russes de la Première Guerre mondiale, à la Chapelle orthodoxe russe du col de Vrsic dans les Alpes.

Ce monument historique érigé par des prisonniers de guerre russes en 1916 est devenu célèbre en tant que symbole de l’amitié russo-slovène il y a cinq ans, quand le Président russe Vladimir Poutine a participé aux festivités à l’occasion du 100e anniversaire de la chapelle.

Une cérémonie annuelle est organisée devant la Chapelle orthodoxe russe par l’Ambassade de Russie en Slovénie, par le Groupe d’amitié Slovénie-Russie et la mairie de Kranjska Gora. Elle contribue au renforcement de l’entente entre nos peuples et à la préservation de la mémoire historique.

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Cette année, la délégation russe est dirigée par le vice-Président du Conseil de la Fédération de l’Assemblée fédérale de la Fédération de Russie, Konstantin Kossatchev.

pocivalsek  Ministre slovène du Développement économique et des Technologies, Zdravko Pocivalsek.


Sont attendus de hauts dirigeants slovènes, des hiérarques de l’Église orthodoxe russe et de l’Église catholique slovène, des représentants du grand public et des journalistes. Les festivités se déroulent sous la supervision honoraire du vice-Premier ministre et Ministre slovène du Développement économique et des Technologies, Zdravko Pocivalsek.

 

3/ Sur la plainte internationale déposée par la Russie contre l’Ukraine à la Cour européenne des droits de l’homme

 

CEDH

La Fédération de Russie a déposé une plainte internationale contre l’Ukraine à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). Cela faisait longtemps que cette démarche devait être entreprise.
Depuis le coup d’État illégal en Ukraine, la situation en matière de droits de l’homme non seulement ne s’est pas améliorée dans le pays malgré les attentes des « combattants pour l’indépendance », mais s’est dégradée. Aucune enquête n’est menée à ce jour sur les crimes commis par les autorités du Maïdan et leurs complices au tout début de la crise en Ukraine – il est question de l’incendie de la Maison des syndicats d’Odessa, du déclenchement de l’opération dite antiterroriste par Kiev contre son propre peuple, de la non-fermeture de l’espace aérien ayant entraîné le crash du vol MH-17 et d’autres crimes.

A ces infractions se sont ajoutées de nouvelles exactions qui se poursuivent de manière systémique à ce jour:

  • « l’ukrainisation » totale de l’éducation et des médias (nous en parlerons en détail aujourd’hui) malgré les engagements internationaux en matière de défense des droits des minorités nationales,
  • les persécutions de journalistes jugés « indésirables »,
  • le blocus de l’eau de la Crimée et bien d’autres – la liste est pratiquement interminable.
Tout cela témoigne, selon la terminologie de la CEDH, de l’établissement en Ukraine d’une « pratique administrative » (je souligne qu’il s’agit de la terminologie de la CEDH), ce qui signifie une complaisance systématique, au niveau des autorités officielles, à l’égard des violations de la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales non seulement par les organes du pouvoir, mais également par des citoyens au niveau individuel.

Pourquoi la Fédération de Russie a-t-elle agi maintenant?

Pendant des années, nous avons reçu régulièrement de la part des citoyens et des organisations (aussi bien russes qu’ukrainiennes) des requêtes, des appels et même des prières de traduire Kiev devant la justice internationale pour ses actes illégaux.

Des critiques ont été souvent exprimées:

l’Ukraine a déjà déposé plusieurs plaintes contre la Russie, quand la Russie ferait-elle la même chose?

Si l’on met de côté les manigances incontrôlées de Kiev, qui sont déjà de l’ordre de l’obsessionnel, je voudrais souligner que la retenue de la Russie pendant toutes ces années ne témoigne pas de l’absence d’arguments ou de preuves.

Au contraire, nous avons accumulé une immense quantité d’informations et cette masse phénoménale de preuves sera utilisée à la Cour: rien n’a été oublié malgré toute la volonté de Kiev.

Moscou a toujours été d’avis que la saisie d’instances judiciaires était une mesure extrême à laquelle il n’était possible de recourir qu’en cas d’urgence.

D’un côté, c’est motivé par le respect de notre pays envers les instances internationales, de l’autre, par l’aspiration à trouver d’autres moyens pacifiques pour régler le litige sans passer par un tribunal.

Mais toute patience a des limites.

L’impunité totale du régime de Kiev (qui le savourait) et l’inaction des structures internationales fermant les yeux sur les nombreuses exactions lui ont délié les mains. En traduisant l’Ukraine en justice internationale pour violation systématique des droits de l’homme (les innombrables plaintes individuelles contre l’Ukraine témoignent de l’ampleur de ces crimes),

la Russie cherche à protéger l’ordre européen, la valeur principale du Conseil de l’Europe. Nous en avons tant entendu parler.

Nous espérons que la CEDH fera preuve d’indépendance et d’apolitisme en examinant la plainte russe et analysera en détail les preuves des violations des droits de l’homme par le régime de Kiev.

 

4/ Sur l’entrée en vigueur de nouvelles normes linguistiques discriminatoires en Ukraine

 

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L’ukrainisation forcée et la réduction de l’espace pour l’usage du russe et des langues des minorités nationales continuent.
Le 14 juillet 2021, la Cour constitutionnelle de l’Ukraine a pris une décision politisée et a reconnu comme constitutionnelle la loi scandaleuse sur la garantie du fonctionnement de l’ukrainien en tant que langue nationale officielle, malgré le fait que ses termes soient manifestement contraires à la Constitution du pays et qu’elle ait été adoptée avec de sérieuses infractions au règlement du Parlement ukrainien. La demande en ce sens avait été faite encore en 2019 par un groupe de députés ukrainiens, principalement de la « Plateforme d’opposition – Pour la vie ».

Difficile d’aller plus loin à première vue. Mais il s’avère qu’il existe encore des secteurs qui n’ont pas été touchés par l’ukrainisation: les cinémas en ligne. Ils n’ont pas pu jouir longtemps de leur liberté et ont été finalement touchés par le contrôle du « Big Brother ». Le 15 juillet 2021, un projet de loi a été déposé au Parlement ukrainien pour obliger les cinémas en ligne à diffuser en ukrainien 75% des films produits et/ou diffusés pour la première fois après le 16 juillet 2021 auxquels l’accès est possible depuis le territoire ukrainien.

Le 16 juillet 2021 en Ukraine sont entrées en vigueur les nouvelles normes de la loi « linguistique » mentionnée. L’ukrainisation forcée porte maintenant sur le secteur culturel et du divertissement, le secteur touristique, la production cinématographique, la diffusion de films, de séries au cinéma et à la télévision, l’édition de livres, les concerts et le théâtre, ainsi que les musées.

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ukraine-ecoles-lng-2019 cf/ http://www.axl.cefan.ulaval.ca/europe/ukraine-3valorisation-ukrainien.htm


Les films non ukrainophones diffusés à la télévision ou au cinéma doivent être obligatoirement doublés en ukrainien. Des quotas sont instaurés sur le nombre de séances de films non doublés (en présence de sous-titres ukrainiens) au cinéma, qui ne doivent pas excéder 10% par mois.
Quand l’histoire du Maïdan a commencé, on disait que c’était ce que le peuple souhaitait. Et que les changements qui s’opéraient en Ukraine étaient voulus par le peuple.
Le peuple ukrainien ne peut-il pas décider lui-même sans quota dans quelle langue il lui est plus agréable, intéressant et confortable de regarder des films, de lire des livres, de visiter des musées, de lire les inscriptions sous les tableaux?
Ou faut-il obligatoirement adopter des lois?

Avec ces mesures, Kiev a prouvé qu’il n’agissait pas selon la volonté de la population mais selon la volonté d’un certain groupe d’individus représentant clairement une minorité dictant par la force sa volonté à la majorité.

Premièrement, cela va à l’encontre des principes démocratiques.

Deuxièmement, cela prouve que tout ce qui a été dit sur le fait que le peuple pouvait exprimer sa volonté uniquement à travers le Maïdan et les révolutions de couleur étaient mensongers.

Et les décisions prises au sommet concernant le quota pour entendre l’ukrainien, le russe et d’autres langues servaient à imposer la volonté de la minorité et pas de la majorité.

Ce n’est pas un constat de la volonté de la majorité mais l’imposition de la volonté de la minorité.

En ce qui concerne les maisons d’édition, elles doivent publier en ukrainien au moins 50% de leur tirage annuel, à l’exception des publications dans les langues des peuples autochtones et les langues officielles de l’UE. Les peuples de l’UE sont peut-être des habitants autochtones de l’Ukraine? Le régime de Kiev pourrait aller jusque-là.

Il devient obligatoire de passer un examen d’ukrainien pour ceux qui comptent travailler dans la fonction publique, dans les organes d’autonomie locale ou obtenir la citoyenneté ukrainienne.
Certains députés ukrainiens du parti pro-présidentiel « Serviteur du peuple » ont entrepris des tentatives timides de retarder l’entrée en vigueur d’une partie de ces normes, mais pas du tout dans le but de protéger les droits de leurs citoyens parlant russe et les langues des minorités nationales mais dans leur propre intérêt financier, commercial, égoïste. La nécessité de doubler en ukrainien les séries et les films russes, notamment réalisés par le Studio Kvartal-95, fera subir d’importantes pertes à l’industrie télévisuelle. D’un autre côté, ils trouveront certainement un moyen de compenser. Il était également prévu de reporter l’examen obligatoire de langue nationale pour occuper des postes dans la fonction publique.
Cependant, sous la pression de la minorité nationaliste, les « serviteurs du peuple » ont rappelé leurs amendements et n’ont pas soutenu les propositions faites plus tôt par leurs collègues d’accorder la possibilité d’étudier dans sa langue natale à tous les niveaux, y compris les universités, non seulement pour les Ukrainiens et les peuples autochtones mais également pour d’autres ethnies, ainsi que d’annuler les amendes pour la violation de la loi linguistique.

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Le Président ukrainien Vladimir Zelenski a signé hier une loi tout aussi discriminatoire sur les peuples autochtones de l’Ukraine, que nous avons déjà commentée. Ses termes étaient présents dans le projet de loi. J’ai vérifié pendant deux heures, elle n’a pas été publiée, je n’ai pas vu le texte final, mais nous espérons qu’ils ne la cacheront pas.

Nous sommes déçus que les structures de l’OSCE et du Conseil de l’Europe continuent de fermer les yeux sur la discrimination systémique de la population russophone en Ukraine.

J’en ai parlé en commentant la plainte de la Russie à la CEDH. Vienne et Strasbourg font clairement preuve de complaisance envers Kiev en refusant d’entendre les préoccupations de la Russie et d’autres États.

De tels doubles standards sont contraires aux missions de ces organisations et mettent à mal leur autorité en tant que formats européens.

L’entrée en vigueur de nouvelles normes de la loi sur la langue nationale est une autre atteinte à l’aspiration des citoyens ukrainiens à parler russe – la langue natale de la majorité de la population de ce pays. Ces nouvelles démarches discriminatoires des autorités ukrainiennes sont contraires à la CEDH, à la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et à la Convention-cadre pour la protection des minorités nationales.

Les termes des documents fondamentaux adoptés à la CSCE/OSCE sont ignorés.

Je peux assurer que nous avons l’intention de poursuivre nos efforts pour attirer l’attention des mécanismes de défense des droits de l’homme de l’OSCE et du Conseil de l’Europe sur les infractions scandaleuses des engagements ukrainiens dans le cadre de ces organisations en matière de défense des droits des minorités nationales et linguistiques.

Nous continuerons d’exiger du Coordinateur des projets et de la Mission spéciale d’observation de l’OSCE en Ukraine de surveiller la situation des minorités nationales, de refléter correctement toutes les atteintes à leurs droits et libertés dans ses rapports.

 

5/ Sur l’entente entre les États-Unis et l’Allemagne concernant le Nord Stream 2

 

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Malgré les tentatives de politiser le projet Nord Stream 2, bénéfique pour les Européens, en faisant entrave à sa réalisation suivant des intérêts géopolitiques et économiques, ce que Washington continue de faire activement, le gazoduc entrera bientôt en service.
Quelles que soient les décisions étranges prises sous la pression des États-Unis, comme ce fut le cas lors des récentes négociations américano-allemandes, elles sont incapables de se substituer à la réalité objective de la « dernière ligne droite » de la construction de ce grand projet. Il est conforme aux normes du droit international, aux règlements de l’UE et à la loi des États côtiers, notamment à l’agenda climatique « vert » dont on parle tant actuellement.
Laissons sur la conscience de leurs auteurs les clichés concernant une « agression russe ». Nous pouvons seulement répéter que la Russie n’a jamais utilisé les fournitures d’hydrocarbures ou le transit en tant qu’armeet n’a pas l’intention de le faire. Au contraire, nous prônons continuellement la dépolitisation de la coopération énergétique et son développement entre tous les pays conformément aux principes de respect des intérêts des partenaires et de profit mutuel.
Nous ne sommes pas opposés à la création d’un Fonds vert pour l’Ukraine sous supervision allemande. Si Kiev espère que l’Occident pourra satisfaire les besoins de la population et de l’économie du pays grâce aux investissements dans l’énergie renouvelable solaire et éolienne, cela concerne le gouvernement et le peuple de l’Ukraine à qui le gouvernement a tant promis.
La contribution ukrainienne ambitieuse à la lutte contre les changements climatiques et la réduction des émissions de gaz à effet de serre ne sera que saluée par la Russie. La déclaration des États-Unis et de l’Allemagne nous a montré qui gérerait le développement du secteur énergétique ukrainien et comment.

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C’est contraire aux postulats fondamentaux de Washington et de l’UE concernant la souveraineté de l’État, la souveraineté de son industrie et de ses secteurs, la souveraineté de la prise de décisions dans les secteurs stratégiques pour chaque État.

En parlant du soutien de la stabilité du secteur énergétique de l’Ukraine, Washington et Berlin ont manifestement oublié que ce n’était pas Moscou mais Kiev qui avait décidé de cesser formellement les fournitures de gaz russe.

Nous n’avons jamais eu l’intention de ne pas acheminer le gaz en Ukraine ou via l’Ukraine. Cette question est purement commerciale et c’est la prérogative des entités concernées.

Bien évidemment, il est assez étrange d’entendre de la part d’États prétendant défendre les principes de l’économie de marché des affirmations selon lesquelles la compagnie russe devrait obligatoirement signer un nouveau contrat de transit de gaz via l’Ukraine au moins sur dix ans sans tenir compte de sa composante économique.

Avez-vous déjà entendu une telle chose?

Peut-être que d’autres pays se sont adressés aux compagnies énergétiques américaines en leur suggérant ou en les forçant à fournir des hydrocarbures à d’autres pays ou sur le marché intérieur selon les conditions d’États qui n’ont rien à voir avec ces compagnies.
Sachant que de telles déclarations sont faites sur fond de restrictions unilatérales illégales et de règles artificielles limitant le travail de cette compagnie et de menaces de prendre de nouvelles mesures allant jusqu’au blocage des exportations d’hydrocarbures en Europe.
Il serait intéressant d’observer la réaction de nos partenaires occidentaux si Moscou exigeait par ultimatum de signer un contrat à long terme pour acheter une grande quantité de gaz russe.
Nous espérons que le bon sens prendra tout de même le dessus et qu’il sera possible de trouver une solution raisonnable basée non pas sur des spéculations politiques, des phobies ou des mythes, mais sur des calculs économiques pragmatiques. Nous sommes convaincus que le Nord Stream 2 fonctionnera de manière fiable et fournira une énergie abordable aux consommateurs européens tout en renforçant la sécurité énergétique de notre continent européen commun.

 

6/ Sur la restriction d’accès à une publication sur le site de la Radio tchèque

 

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le Ministre tchèque des Affaires étrangères Jakub Kulhanek


Quelques mots concernant la « diplomatie sur Twitter ». Mardi 20 juillet, le Ministre tchèque des Affaires étrangères Jakub Kulhanek a écrit sur sa page Twitter:
« Je suis surpris par la décision des organes russes de bloquer le site de Radio Prague International et je ne la comprends pas. Avec la Radio tchèque, nous exigerons des autorités russes des explications concernant cette ingérence de censure absurde. »
Absurde, évidemment. Mais ce n’est pas le cas. La décision évoquée par le chef de la diplomatie tchèque n’existe pas. Malheureusement, ce n’est pas la première fois que Jakub Kulhanek déforme les faits. Peut-être que l’ambassade tchèque à Moscou ne l’informe pas correctement.
Rospotrebnadzor: fonctions et pouvoirs. Que fait Rospotrebnadzor
 
Rospotrebnadzor est une agence gouvernementale dont le nom a été entendu par presque toutes les personnes vivant en Russie. Cependant, ce que fait Rospotrebnadzor, quelles responsabilités lui sont attribuées par les organes législatifs supérieurs et, inversement, quels pouvoirs lui sont conférés, tout le monde ne le sait pas.
 
Sujets et Rospotrebnadzor Moscou: en juin 2004, le gouvernement, l’organe législatif suprême du pays, a promulgué un décret qui a ratifié le règlement régissant les activités de Rospotrebnadzor. Il convient de noter que ce nom de l’organisme est abrégé, le nom complet de cette institution est le Service fédéral de supervision de la protection du consommateur et du bien-être humain. Ce service a pour objectif principal de contrôler le respect par toutes les entités commerciales, y compris les entrepreneurs individuels, les organisations et autres institutions, du droit relatif aux droits de l’homme et, plus précisément, des droits du consommateur. –
 
L’article ci-dessous détaille toutes les questions répertoriées. –
 
Je vais expliquer quelle est la situation en réalité. Conformément à une décision de Rospotrebnadzor, Roskomnadzor a inscrit le 2 juillet le lien de la publication faite sur le site du service russophone de la Radio tchèque sur le Registre commun des informations interdites. Encore une fois: le lien d’un article, pas tout le site. C’est une nuance de taille.
L’information interdite suivante se trouve sur ce lien conformément à la décision de Rospotrebnadzor: « …est publié un article intitulé « Jan Palach et ses adeptes » qui contient des informations sur des moyens de commettre un suicide ». Ce qui est interdit par la législation russe.
Roskomnadzor a envoyé trois requêtes (les 2, 5 et 8 juillet) à l’opérateur du site d’hébergement et à l’administration de ce site concernant la nécessité de supprimer le contenu interdit. Le 15 juillet, la directive de Roskomnadzor de bloquer le lien de l’article en question est entrée en vigueur et a été appliquée par les opérateurs.
Je souligne une nouvelle fois que l’administration de ce site n’a pas répondu aux exigences de Roskomnadzor, l’information interdite n’a pas été supprimée à ce jour.
A cet égard, il faut exiger des explications de l’administration du site tchèque et non des structures russes. C’est elle qui refuse de se plier aux prescriptions de nos organes publics. Dès que le fragment mentionné dans la lettre sera supprimé sur le site, l’article sera débloqué. Comme vous avez pu le comprendre au vu des faits apportés, il n’est pas question du travail de la Radio tchèque.
Si le Ministre tchèque des Affaires étrangères est si inquiet pour le sort de ce média, nous suggérons d’informer la direction de Radio Prague tchèque de la nécessité de respecter la loi russe. Et il n’y aura pas de problèmes.

 

7/ Sur les récentes déclarations du directeur du MI5 Ken McCallum

 

skynews-mi5-andrew-parker_4890191 Directeur du MI5 – Ken McCallum


Notre attention a été attirée par les déclarations du directeur du MI5, Ken McCallum, relayées par les médias britanniques, concernant les menaces pour la sécurité de la Grande-Bretagne qui émaneraient des « actions (cyberattaques, désinformation, etc.) d’États hostiles », dont notre pays fait partie, selon lui. Sachant que toutes les thèses de l’auteur sont formulées dans le fameux style du « highly likely »: aucune preuve ni fait concret, seulement des réflexions sur de prétendues « menaces hybrides ». Tout cela n’est confirmé par aucun exemple. En revanche, cela crée un fond médiatique négatif qui impacte de manière destructive le dialogue inter-étatique et le développement normal des liens bilatéraux.

Nous avons dit plusieurs fois qu’il ne faisait pas sens pour nous de commenter de telles affirmations. Nous jugeons important de mener un dialogue responsable et d’opérer avec des faits concrets.

Si les autorités britanniques ont quelque chose à apporter, non seulement au micro et sur les réseaux sociaux sous la forme de bavardage inutile, mais sous la forme d’informations concrètes, alors ces dernières sont les bienvenues.

Envoyez-les via les canaux appropriés.

Je rappelle que la Russie a proposé plusieurs fois à différents niveaux à Londres d’organiser des consultations interservices bilatérales sur la sécurité internationale de l’information. Cette proposition a notamment été formulée à Moscou en décembre 2017 pendant un entretien de Sergueï Lavrov avec le chef de la diplomatie britannique de l’époque, Boris Johnson.

Depuis des années, nous ne cessons de souligner que Moscou respecte immuablement le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays. Nous n’avons pas d’intentions hostiles envers le Royaume-Uni.

Ceci étant, nous avons averti plusieurs fois Londres que l’hystérie antirusse initiée eu Royaume-Uni se retournerait au final contre ses auteurs. A cet égard, nous voudrions rappeler l’absence de perspectives du placement de la russophobie au rang de politique d’État et l’importance de construire un dialogue basé sur le respect mutuel et la prise en compte des intérêts réciproques.

 

8/ Sur la situation à Haïti

 
Haiti map. Source: "World reference atlas"
Haiti map. Source: « World reference atlas »

Nous continuons de suivre attentivement la situation à Haïti, où la crise politique a atteint un seuil dangereux après l’assassinat odieux du Président Jovenel Moïse.

22170-installation-du-nouveau-premier-ministre-dr-ariel-henry-et-de-son-cabinet-ministeriel Le nouveau Premier ministre, Dr. Ariel Henry, accompagné des membres de son cabinet ministériel, a été investi dans ses fonctions, mardi 20 juillet, à la Primature.


Nous remarquons certains mouvements dans cette situation. Le nouveau cabinet a pris ses fonctions sous la direction d’Ariel Henry. Son équipe a pour mission – difficile – de stabiliser la situation intérieure, de mettre en place un dialogue inclusif entre les forces politiques haïtiennes, de chercher des solutions mutuellement acceptables pour faire revenir le pays sur le chemin constitutionnel, et enfin de devenir un « gouvernement d’entente nationale ».
Tout en souhaitant de la réussite au nouveau premier ministre et en croyant en sa riche expérience politique, nous ne pouvons pas ne pas commenter une circonstance importante. La constitution du gouvernement s’est déroulée sous un contrôle politique ferme d’un groupe de pays menés par les États-Unis. C’est un fait objectif et non dissimulé qui témoigne qu’à terme, le nouveau gouvernement haïtien devra agir sous une certaine direction de l’extérieur.
Se référant uniquement aux informations ouvertes, nous voudrions noter également les informations publiées sur l’importante implication de citoyens étrangers directement dans l’assassinat brutal du Président d’Haïti.

Il est question d’un groupe de militaires colombiens et de la société militaire privée (SMP) américaine CTU Security LLC.

Nous avons remarqué que cette dernière circonstance, à savoir la participation d’une telle SMP aux événements tragiques à Haïti, était activement cachée dans les commentaires d’experts américains.
  • D’où une question logique: pourquoi?
  • Pourquoi ne pas commenter?
  • Pourquoi ne pas parler de l’implication de la SMP américaine à la une des journaux?
  • Le thème de l’ingérence de la Russie dans l’ordre intérieur américain ne pourrait-il pas céder de la place?
  • Ou il existe des soupçons qu’il ne faut pas éveiller ce thème aux États-Unis et que le public international ne doit pas être impliqué dans l’analyse de l’incident à Haïti, où le président a été tué?
Nous connaissons les journalistes américains honnêtes qui devraient accorder une attention particulière à ce sujet.

Nous sommes encore loin des conclusions claires. Il serait préférable que l’enquête à Haïti sur la mort du Président ne soit pas engagée, autant que faire se peut dans les réalités actuelles. Néanmoins, nous la suivrons attentivement.

Sur un plan plus large le problème est que l’histoire martyrisée de ce pays a connu des périodes de « gestion extérieure ». Cette pratique n’a apporté rien de bon à ses habitants.

Nous espérons que les Haïtiens parviendront eux-mêmes à rompre ce cercle vicieux, à surmonter la méfiance réciproque des forces politiques en agissant de manière autonome, à déboucher sur la constitution d’organes publics légitimes par un vote démocratique, entamant ainsi un mouvement vers la relance du pays.

 

9/ Sur la situation actuelle au Mali

 

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Nous suivons attentivement l’évolution de la situation au Mali. Malheureusement, les informations rapportées sont inquiétantes. Le 20 juillet, après la prière festive à l’occasion de la fête musulmane de l’Aïd al-Adha dans la mosquée principale de la capitale Bamako, un inconnu a tenté de poignarder le Président de la transition Assimi Goïta. Le malfaiteur a été arrêté par la sécurité du chef de l’État.

15979942845074-780x440  Le Président de la transition Assimi Goïta

Heureusement, Assimi Goïta n’a pas été touché. Selon la déclaration de l’administration présidentielle, une enquête a été ouverte sur cet incident.
 Moscou condamne fermement les attentats contre le dirigeant de l’État malien. Nous soutenons la ferme disposition de Bamako à prendre toutes les mesures nécessaires pour identifier toutes les personnes impliquées dans ce crime, les arrêter et les traduire en justice.

photo_1620225729Siège de la Cedeao à Abuja  Le siège de la CEDEAO à Abuja au Nigeria


Nous considérons cet incident comme une nouvelle tentative des forces destructives d’empêcher l’évolution de la situation politique au Mali sous l’égide des autorités de transition. Nous espérons que le gouvernement malien réussira à réaliser son plan de consolidation de la société et à organiser dans les délais prévus, le 27 février 2022, des élections démocratiques avec la contribution de la CEDEAO et de l’Union africaine.
En tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, la Russie continuera de participer de manière constructive aux efforts internationaux visant à stabiliser la situation au Mali, et elle a l’intention de poursuivre son soutien global à Bamako au niveau bilatéral.

 

10/ Sur la situation actuelle en Afrique du Sud

 

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Nous continuons de suivre l’évolution de la situation politique en Afrique du Sud suite aux manifestations provoquées par l’arrestation de l’ex-président du pays Jacob Zuma le 7 juillet. Nous regrettons les nombreuses victimes parmi les civils (plus de 200 personnes) causées par les émeutes qui ont éclaté dans plusieurs régions du pays.
Nous pensons que l’un des facteurs déterminant d’une telle évolution de la situation a été l’existence de profonds problèmes socioéconomiques, qui se sont aggravés à cause de la prolifération du coronavirus.
Nous espérons que grâce aux démarches successives entreprises par les autorités de l’Afrique du Sud, ces dernières parviendront à normaliser la situation et à la faire revenir dans le champ constitutionnel.

 

11/ Sur la situation concernant le barrage de la Renaissance en Éthiopie

 

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Nous suivons attentivement la situation concernant le barrage de la Renaissance construit par l’Éthiopie sur le Nil bleu. Nous comprenons l’importance de ce thème aussi bien pour Addis-Abeba que pour l’Égypte et le Soudan en aval.
Pendant la réunion ouverte du Conseil de sécurité des Nations unies à ce sujet le 8 juillet, la Russie a adopté une position équidistante par rapport aux divergences entre les trois pays concernant le remplissage et le fonctionnement de l’usine hydraulique. Nous pensons qu’il faut chercher une solution à travers des négociations trilatérales sous l’égide de l’Union africaine.

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Il est, à nos yeux, absolument nécessaire de poursuivre les consultations entre les parties après la seconde étape de remplissage du réservoir du barrage, notamment compte tenu de la disposition à de telles consultations exprimée par l’Éthiopie.

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Nous espérons que la plateforme de négociations supervisée par le président de l’Union africaine, le Président de la RDC Félix Tshisekedi, reprendra prochainement son travail. Nous appelons toutes les parties à adopter une approche responsable du règlement du litige fluvial et nous comptons sur un résultat mutuellement avantageux et rapide dans l’esprit du principe primordial « une solution africaine aux problèmes africains ».

 

12/ Sur la publication du projet de rapport de l’OIAC sur la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques en 2020

 

20181009-P1730280 - OPCW.org_OIAC Le Conseil exécutif – L’organe directeur de l’OIAC


Vous le savez, pendant la 97e session du Conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), lors de la présentation du projet de rapport de l’OIAC sur la réalisation en 2020 de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC), il s’est avéré que le paragraphe 1.41 de ce document affirmait que le 20 août 2020 déjà, le Secrétariat technique de l’OIAC avait envoyé à la demande de l’Allemagne un groupe pour apporter une aide technique à cause des suspicions d’empoisonnement d’Alexeï Navalny.

Sur le plan pratique, cela signifie que l’Allemagne était urgemment inquiète par le sort du blogueur le jour même, quand il a présenté des premiers signes de détérioration de son état de santé d’abord à bord du vol 2614 Tomsk-Moscou, puis dans le service toxicologique de l’Hôpital municipal 1 d’Omsk où il a été hospitalisé le 20 août 2020 après l’atterrissage d’urgence de l’avion, c’est-à-dire bien avant son transport, le 22 août 2020, à la clinique de la Charité et le diagnostic du 24 août 2020 d' »empoisonnement par des inhibiteurs de cholinestérase », ainsi que la conclusion faite ensuite, le 2 septembre 2020, par le laboratoire de l’Institut de pharmacologie et de toxicologie de la Bundeswehr concernant son empoisonnement par une substance militaire de la gamme Novitchok.

Si l’on se rappelle de l’ordre des déclarations officielles faites à l’époque par les autorités allemandes, contenant des accusations mensongères à notre égard, on se dit que c’est probablement la raison pour laquelle Berlin a aussi rapidement « travaillé » ce sujet.

Au lieu du Secrétariat technique, l’Allemagne s’est empressée d’expliquer les « révélations » concernant la date du 20 août 2020 par une erreur technique qui aurait été commise par négligence pendant la préparation du rapport. Comme si le rapport était préparé par l’Allemagne et pas l’OIAC.

Peut-être que c’était effectivement le cas?

Dans les documents du Secrétariat technique (ST) de l’OIAC sur le prétendu empoisonnement d’Alexeï Navalny par des substances militaires chimiques se manifeste la « main » plutôt de Berlin que des collaborateurs du ST.

Ce qui nous donne: le rapport de l’OIAC est commenté par l’Allemagne, tout comme les « inexactitudes » commises. Les mêmes questions peuvent être posées sur les autres documents.

Qui écrit tout cela et à la place de qui? De quel droit?

Berlin insistait sur le caractère indéniable du fait que la demande officielle adressée au Directeur général du ST de l’OIAC d’apporter une aide technique conformément au paragraphe 38 (e) de l’article VIII de la CIAC avait été faite par Berlin le 4 septembre 2020, ce qui a été confirmé plusieurs fois par les sources officielles. Maintenant on peut dire tout ce que l’on veut. Le 4 septembre c’est une chose, mais la date apparue dans le rapport actuel (20 août) en est une autre.

C’est difficile à confondre et à qualifier d’erreur.

Nous pensons (et nous l’avons déclaré plusieurs fois) que cette nouvelle révélation dans l’affaire sur le prétendu empoisonnement d’Alexeï Navalny doit être examinée de près.

Il faut enfin faire la lumière sur les origines de cette provocation clairement mise en scène qui avait pour objectif de ternir le nom de notre pays et en principe de saper définitivement la renommée de l’OIAC.

regnum_picture_15459956301004035_normalVassili Piskarev  Vassili Piskarev


C’est pourquoi nous saluons l’initiative de Vassili Piskarev et de sa Commission de la Douma d’État de l’Assemblée fédérale de la Fédération de Russie pour enquêter sur l’ingérence de pays étrangers dans les affaires intérieures russes, d’utiliser le potentiel de l’interaction interparlementaire afin d’attirer une attention supplémentaire des députés du Bundestag et des forces raisonnables de l’OIAC sur les incohérences qui entourent ce thème depuis le début.
Les messages signés par Vassili Peskarev adressés au Président du Bundestag Wolfgang Schäuble et au Directeur général du Secrétariat technique de l’OIAC Fernando Arias seront prochainement envoyés aux destinataires. Nous espérons qu’ils seront dûment analysés et que les députés de la Douma d’État représentant le peuple russe recevront une réponse exhaustive.

A cet égard, je voudrais rappeler que nous n’avons reçu aucune réaction claire à huit demandes et lettres du Parquet de la Fédération de Russie envoyées en 2020-2021 aux forces de l’ordre allemandes de fournir des preuves matérielles et des explications au sujet de différentes circonstances liées à « l’empoisonnement » du blogueur. Tout aussi inconsistantes étaient les réponses du gouvernement allemand aux nombreuses requêtes similaires des députés du Bundestag.

On se souvient également de la position douteuse du ST de l’OIAC qui, en réponse aux exigences fondées des autorités russes de dévoiler la formule de la substance toxique soi-disant retrouvée dans les échantillons du blogueur par les experts de l’Organisation, a « pointé » sur Berlin qui, à son tour, n’a rien trouvé de mieux que de nous renvoyer à La Haye, bouclant ainsi le cercle vicieux.
Nous avons également entendu une version selon laquelle Alexeï Navalny aurait personnellement « bloqué » la remise des informations le concernant à la Russie. Tous les acteurs de cette étrange mise en scène se renvoient la balle.

De plus, le ST de l’OIAC, pour des raisons formelles, a empêché la réalisation de l’initiative russe d’envoyer dans notre pays des experts de l’Organisation pour interagir avec des spécialistes russes afin d’examiner les résultats des analyses d’Alexeï Navalny pour déterminer les signes d’un éventuel crime commis sur le territoire de la Fédération de Russie.

Nous étions prêts à accueillir les experts, tout a été fait. Maintenant nous savons qu’un plus grand nombre d’incohérences va manifestement être découvert. Sachant que nous voulons obtenir des réponses aux anciennes et aux nouvelles questions qui se posent.
Nous espérons que la voix des parlementaires russes appelant à chercher ensemble la vérité et des décisions raisonnables pour assainir les relations russo-allemandes et réduire la tension dans le dialogue avec l’OIAC sera entendue.

 

13/ Sur les nouvelles informations concernant le rôle de la direction du Secrétariat technique de l’OIAC dans la falsification des conclusions du rapport final de la mission d’enquête spéciale de l’Organisation sur l’incident de Douma (Syrie)

 

1037098216  Siège de L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC)


Nous avons remarqué la publication dans les médias d’une interview d’anciens membres de la mission d’enquête spéciale de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) sur l’incident chimique dans la ville syrienne de Douma du 7 avril 2018. Ces publications abordent plusieurs questions que nous soulevons depuis longtemps et régulièrement aussi bien au Conseil de sécurité des Nations unies qu’à l’OIAC.
Nous rendons hommage au courage personnel des anciens collaborateurs du ST de l’OIAC Ian Henderson et Brian Whelan qui, malgré la pression exercée par le groupe connu de pays consolidés par les « valeurs » euro-atlantiques, se battent depuis deux ans pour préserver l’autorité de l’Organisation qui a obtenu le prix Nobel de la paix.
Ils ont dévoilé au grand jour les manipulations du rapport sur l’incident de Douma, duquel la direction de cette structure internationale autrefois purement technique a effacé plusieurs faits concrets, témoignages et avis d’experts.

Comment est-ce possible?

Si le 20 août a remplacé à la va-vite le 4 septembre par « faute de frappe », il ne leur coûte rien de supprimer des informations importantes du rapport pour sa publication. C’est simple. Nous avons vu à présent comment cela était fait. Les falsifications ont servi à appuyer les conclusions anti-syriennes qui, à leur tour, ont servi à justifier l’agression du 14 avril 2018 perpétrée contre Damas par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France en transgressant la Charte de l’Onu.
Nous continuons d’exiger de la direction du ST de l’OIAC de mener une enquête intégrale et globale sur cette situation qui a significativement sapé la confiance en l’Organisation.
L’OIAC doit s’occuper de l’interdiction des armes chimiques et de la régulation de l’activité dans ce secteur, pas de falsifier. Mais c’est l’inverse qui se produit: plusieurs collaborateurs de l’OIAC semblent avoir oublié leur principal ordre du jour – le contrôle de l’interdiction des armes chimiques.

 

14/ Sur les principaux résultats de la 47e session du Conseil des droits de l’homme

 

Session-virtuelle  Le Conseil des droits de l’homme tient sa quarante-septième session ordinaire du 21 juin au 13 juillet au Palais des Nations, à Genève


La 47e session du Conseil des droits de l’homme (CDH) s’est déroulée en ligne du 21 juin au 14 juillet 2021.

image1024x768  ONU/Laura Jarriel La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet. La cheffe des droits de l’homme de l’ONU a dénoncé, lundi 21 juin, de graves reculs en matière de droits humains dans le monde, à l’ouverture de la 47e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève.

Pendant la session a été abordé un large éventail de questions relatives à l’ordre du jour international dans le domaine des droits de l’homme. Notamment le rôle de la société civile dans la lutte contre la Covid-19, l’accès des filles au droit à l’éducation, l’impact négatif de la corruption sur l’exercice des droits de l’homme, le renforcement de la coopération internationale en matière de droits de l’homme, les nouvelles technologies numériques et les droits de l’homme, l’éradication de la violence envers les femmes et les filles, la contribution au développement à l’exercice des droits de l’homme et d’autres sujets.

A l’issue de la 47e session du CDH ont été adoptées 25 résolutions thématiques et nationales, notamment sur la situation des droits de l’homme en Biélorussie, en Birmanie, en Syrie, en Ukraine, en Érythrée et dans la région du Tigré (Éthiopie).

Les participants ont approuvé les résultats de la procédure d’Examen périodique universel de l’Australie, de l’Autriche, de la Géorgie, du Liban, de la Mauritanie, de Nauru, du Népal, d’Oman, du Rwanda, de Sao Tomé-et-Principe, de Saint-Kitts-et-Nevis, de Sainte-Lucie, et des États fédérés de Micronésie.

Des experts ont été nommés aux postes de rapporteurs spéciaux

  • concernant l’impact de la dette extérieure sur les droits de l’homme,
  • la violence envers les femmes,
  • les droits des personnes atteintes d’albinisme,
  • le droit à la vie privée,
  • ainsi qu’au sein du Groupe de travail sur les disparitions forcées et involontaires
  • et le Groupe de travail sur les personnes d’ascendance africaine.
La délégation russe a profité de la discussion pendant la 47e session du CDH pour faire comprendre aux partenaires internationaux l’importance d’établir un dialogue international constructif sur l’encouragement et la protection des droits de l’homme, le respect des particularités nationales, culturelles et historiques de chaque État pendant les transformations démocratiques sans imposer à qui que ce soit des systèmes de valeurs empruntés, ainsi que l’inadmissibilité d’appliquer la fameuse politique des doubles standards et de politiser le travail du Conseil.
La Russie s’est fermement opposée aux tentatives de plusieurs pays occidentaux de s’ingérer par le biais des décisions du CDH dans les affaires intérieures de pays souverains, de faire pression sur les gouvernements nationaux, d’exprimer ses revendications territoriales.
Pour la première fois depuis le fonctionnement du CDH a été adoptée, avec le soutien de la Russie, une déclaration commune d’un groupe d’États exprimant leur inquiétude concernant l’exercice du droit de réunion pacifique dans les pays d’Europe occidentale et aux États-Unis.
Pendant la session, la Fédération de Russie a attiré plusieurs fois l’attention du Conseil sur la situation, inadmissible au XXIe siècle, quand les pays européens les plus touchés par l’idéologie fasciste mènent une politique de ségrégation en fonction de l’origine ethnique, religieuse et linguistique.
Nous avons clairement posé au CDH la question relative à l’inadmissibilité d’utiliser les droits de l’homme au profit des intérêts conjoncturels politiques et économiques par certains pays.

 

15/ Sur la situation concernant le monument aux légionnaires lettons de la Waffen-SS en Flandre

 

 

84136.HR   Une étrange ruche de bronze constellée d’abeilles se dresse dans la commune de Zedelghem (Flandre-Occidentale) : la Ruche lettonne pour la liberté. « De jeunes hommes lettons ont été recrutés par l’armée allemande pour se battre contre l’armée soviétique, explique une plaque commémorative.  Près de 12 000 d’entre eux ont été prisonniers à Zedelghem de 1945 à 1946. » cf/ https://www.humanite.fr/belgique-en-flandre-un-monument-la-gloire-des-waffen-ss-702280

Nous avons remarqué les débats publics qui ont commencé en Belgique au sujet d’un monument en hommage aux légionnaires lettons de la Waffen-SS érigé en 2018 dans la commune flamande de Zedelgem.

Je rappelle que depuis plus de deux ans, malgré les multiples protestations des citoyens et des associations de Belgique, y compris des associations de vétérans, se trouve un monument en hommage aux légionnaires SS qui ont été détenus entre 1945 et 1946 dans un camp de prisonniers de guerre à cet endroit dans la commune de Zedelgem en Flandre occidentale. Le monument a été érigé par les autorités municipales de Zedelgem en coopération avec le Musée de l’occupation de la Lettonie. Cependant, à présent, compte tenu de l’attention portée à cette glorification scandaleuse des collaborateurs nazis, la question relative à l’avenir de ce monument a été soumise au parlement de la Flandre. On appelle à juste titre à « démanteler immédiatement cette construction haineuse ».
En même temps, certains tentent de présenter les choses comme si ce monument « immortalisait l’aspiration du peuple balte à l’indépendance et à la démocratie, qui n’a rien à voir avec la glorification du nazisme ». Cela peut aller loin. On constate une tendance, dans certains pays européens, à réévaluer les œuvres d’Adolf Hitler et ainsi de suite. Mais il y a la décision du tribunal de Nuremberg.
Nous condamnons toutes les formes de glorification des complices nazis et des collaborationnistes en tout genre, le blanchissement et la défense d’anciens membres de l’organisation Waffen-SS qui sont perfidement hissés au rang de participants au « mouvement de libération nationale« . Il ne faut pas oublier qui étaient les légionnaires SS. Ils étaient des complices directs des crimes de guerre nazis qui ont rejoint le régime hitlérien ayant perpétré le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité. Les autorités de la commune belge de Zedelgem ne pouvaient pas ignorer la véritable nature de l’activité de la légion lettone Waffen-SS et l’expliquent maladroitement par leur volonté de faire l’éloge de la « liberté » générale, soi-disant sans mettre l’accent sur un groupe particulier ou des prisonniers de guerre. Une logique monstrueuse.
Riga promeut d’autres thèses. Sur le Musée de l’occupation, partenaire de Zedelgem pour inaugurer le monument, il est directement écrit que ce « monument de la liberté est consacré aux légionnaires lettons ». Ce n’est donc pas une liberté abstraite, mais un monument aux collaborationnistes des troupes fascistes et nazies.
Nous espérons que les autorités locales belges prendront la bonne décision du point de vue historique et juste envers les victimes de la Seconde Guerre mondiale, qui respecterait la mémoire des millions de morts.

 

16/ Sur l’aide accordée au Kirghizistan au niveau du PAM de l’Onu

 
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Dans le cadre de la cotisation spéciale de la Fédération de Russie au Programme alimentaire mondial (PAM) de l’Onu pour la période 2020-2021, à hauteur de 8 millions de dollars, un nouveau chargement d’aide alimentaire – 945 tonnes de farine de blé vitaminée – est arrivé la semaine dernière dans la ville d’Och au Kirghizistan. Sur décision des commissions spéciales auprès des organes locaux, la nourriture sera distribuée à 31.500 familles défavorisée qui vivent au Sud du Kirghizistan.
Plus tôt, en avril et en juin 2021, à Bichkek et Och ont été acheminées 1.084 tonnes de farine de blé et 365 tonnes d’huile de tournesol pour être distribuées à 32.500 familles en grande difficulté et à 78.000 élèves de différentes régions du Kirghizistan.
Ces actions s’inscrivent dans la continuité des efforts de la Russie pour aider le Kirghizistan à régler ses problèmes de sécurité alimentaire en utilisant le potentiel du PAM de l’Onu.
La Fédération de Russie est le plus grand donateur du PAM de l’Onu au Kirghizistan aussi bien en termes de financement que de contribution technique. Depuis 2008, la Russie a alloué au soutien des programmes alimentaires au Kirghizistan près de 96 millions de dollars, qui ont permis à plus d’un million de citoyens kirghizes de recevoir de l’aide. Le projet du PAM de l’Onu visant à fournir de la nourriture chaude aux écoliers est largement connu et il est réalisé au Kirghizistan entièrement grâce au financement russe. Sa réalisation a permis d’accorder un accès à des petits déjeuners chauds à plus de 400.000 enfants dans 800 écoles de la république aujourd’hui.

 

17/ Sur la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies sur la circulation routière

 

 

Mercredi 21 juillet, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté à l’unanimité le projet de résolution sur l’organisation en 2022 d’une réunion de haut niveau de l’Onu sur la circulation routière.

La Russie et la Côte d’Ivoire étaient les coordinateurs des négociations sur le texte de ce document.

Notre pays soutient successivement l’activité de l’Onu, notamment en matière de sauvetage des vies sur les routes et de création d’un milieu citadin sûr. Nous avons initié la réunion de haut niveau de l’Onu sur la circulation routière. Ce secteur de la coopération internationale a connu une évolution à l’Onu précisément grâce à la Russie.

Ainsi, en 2009 à Moscou, s’est déroulée la première Conférence internationale de l’Onu sur la circulation routière. Il a posé des repères stratégiques pour les efforts de la communauté internationale, notamment l’objectif de diviser par deux la mortalité sur les routes dans le monde d’ici 2030.

Nous soutiendrons nos partenaires dans ce travail difficile mais important, notamment au niveau des agences compétentes de l’Onu et de ses commissions économiques régionales.

 

18/ Sur le 30e anniversaire des relations ANASE-Russie

 

 

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Cette semaine, nous avons célébré deux dates importantes: le 30e anniversaire des relations ANASE-Russie et le 25e anniversaire du dialogue à part entière avec l’Association qui est passé au niveau de partenariat stratégique au sommet de Singapour en 2018.
Le développement des liens avec l’ANASE fait indéniablement partie des priorités de notre politique en Asie. Les axes principaux de la coopération sont déterminés pendant les réunions des dirigeants. Les ministres des Affaires étrangères et de l’Économie se réunissent au moins une fois par an. Pendant sa visite à Jakarta il y a deux semaines, Sergueï Lavrov a organisé avec son homologue indonésien en visioconférence une réunion avec les chefs de la diplomatie des dix membres à l’occasion de cette date anniversaire.

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En trois décennies a été créée une base juridique et contractuelle solide pour les relations ANASE-Russie, une structure multi-niveau ramifiée de mécanismes de dialogue. Et ce travail se poursuit. Cette année a déjà été marquée par le lancement de deux nouvelles plateformes pour une interaction ciblée: les Consultations entre les hauts représentants qui supervisent la sécurité et le Dialogue sur la sécurité des technologies de l’information et des communications, ainsi que la signature du mémorandum sur la réaction d’urgence.

Le lien stratégique ANASE-Russie est un facteur important pour garantir la stabilité et la durabilité du développement dans la région Asie-Pacifique. Son importance est d’autant plus grande dans le contexte de la pandémie. Nous adoptons des positions proches sur la scène internationale, nous aspirons à la création dans la région d’une architecture de sécurité stable, inclusive, équilibrée et transparente basée sur les normes et les principes du droit international. La Russie souhaite renforcer le rôle central des Dix dans les affaires régionales, participe activement à l’activité des associations ANASE-centrées du Sommet de l’Asie orientale, au Forum régional de l’ANASE sur la sécurité et à la Réunion des ministres de la Défense de l’ANASE avec les partenaires de dialogue.

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La réunion spéciale des ministres des Affaires étrangères ASEAN – Russie, tenue en ligne le 6 juillet.   Photo : VNA/CVN

La tendance à la reprise des échanges après les difficultés provoquées par la pandémie invite à l’optimisme. Nous comptons la valider à travers le développement des secteurs d’innovation et de pointe, le soutien aux efforts du secteur privé avec la contribution du Conseil d’affaires ANASE-Russie, ainsi que le renforcement de la coopération au niveau UEE-ANASE.
Ce qui nous aide à mieux nous connaître et nous comprendre est l’activité des structures non gouvernementales telles que le Centre de l’ANASE auprès du MGIMO, le Réseau ANASE-Russie de centres de recherche, ainsi que l’organisation régulière de sommet de jeunesse et d’autres activités conjointes.

 

19/ Sur la publication de l’annuaire Messager diplomatique pour 2020

 

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L’annuaire Messager diplomatique pour 2020 préparé par le Département de l’information et de la presse du Ministère russe des Affaires étrangères vient d’être publié.

Ce recueil inclut des discours, des interviews et des articles de presse du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov répartis selon les rubriques concernant les questions centrales de la politique étrangère de la Russie de l’année dernière en russe et en anglais. Comme toujours, l’annuaire a été rédigé à partir de publications et de photos du site du Ministère russe des Affaires étrangères.

Ce recueil est destiné avant tout à nos collègues diplomates, aux spécialistes internationaux et à tous ceux qui s’intéressent à la politique étrangère actuelle de la Russie.

Le Messager diplomatique est publié en tirage limité. Chaque livre est accompagné par une copie CD. Il est également possible de se familiariser avec la version numérique de l’annuaire sur le site officiel du Ministère.

 

à suivre…


https://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/4829411