4394 – Russie – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 10 juin 2021

  1. Sur la 36e réunion du Conseil des dirigeants des sujets de la Fédération de Russie auprès du Ministère russe des Affaires étrangères

  2. Sur l’entretien à venir entre Sergueï Lavrov et Vladimir Makeï, Ministre des Affaires étrangères du Bélarus

  3. Sur la position de la Russie concernant le durcissement des exigences de l’Agence européenne de la sécurité aérienne envers les transporteurs aériens européens vis-à-vis de la Biélorussie

  4. Sur la situation autour de l’arrestation au Japon du troisième assistant du capitaine du navire russe Amour

  5. Sur la situation actuelle de la citoyenne russe Sofia Sapega arrêtée en Biélorussie

  6. Sur l’arrestation du citoyen russe Vladislav Kliouchine en Suisse à la demande des États-Unis

  7. Commentaire concernant le citoyen russe Alexeï Nikiforov accusé d’espionnage au Danemark

  8. Sur la rencontre informelle des membres du Conseil de sécurité des Nations unies en formule Arria sur les événements du Maïdan et leurs conséquences pour le Donbass

  9. Sur les actions des nationalistes en Ukraine contre les représentations diplomatiques russes et leur personnel

  10. Sur les déclarations de Leonid Kravtchouk concernant le Donbass

  11. Sur l’organisation de la Journée de la langue russe

  12. Sur les résultats de la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies contre la corruption

  13. Sur la situation à la frontière tadjiko-kirghize

  14. Sur l’inscription de Cuba sur la liste fédérale des États qui ne coopèrent pas suffisamment avec les États-Unis dans la lutte contre le terrorisme

  15. Sur la situation actuelle au Mali

  16. Sur le démantèlement d’un obélisque dans un cimetière soviétique en Pologne

  17. Sur le scandale concernant un recueil illégal d’informations par le Ministre de la Défense des Pays-Bas

a20034543

1

Sur la 36e réunion du Conseil des dirigeants des sujets de la Fédération de Russie auprès du Ministère russe des Affaires étrangères

ПК С.В.Лавров БРИКС LAVROV 01.06.2021

Mardi 15 juin, sous la présidence du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, se déroulera la 36e réunion du Conseil des dirigeants des sujets de la Fédération de Russie auprès du Ministère russe des Affaires étrangères. Y participeront des gouverneurs, ainsi que les collaborateurs dirigeants de l’Administration du Président de la Fédération de Russie et des organes fédéraux du pouvoir exécutif faisant partie du Conseil.

Le thème principal de l’ordre du jour est la participation des sujets de la Fédération aux formats internationaux de coopération régionale.

En période de turbulence politique, de tels formats jouent un rôle constructif et stabilisateur, contribuent aux processus d’intégration, notamment dans le cadre de l’Union économique eurasiatique (UEE), de l’OCS, et du Grand partenariat eurasiatique.

Pendant cette réunion, il est prévu d’évoquer les mesures visant à améliorer l’efficacité de la participation des régions à l’activité des plateformes de dialogue multilatérales, ainsi que de formuler des recommandations dans ce sens.

2

Sur l’entretien à venir entre Sergueï Lavrov et Vladimir Makeï, Ministre des Affaires étrangères du Bélarus

Vladimir Makeï, Ministre des Affaires étrangères du Bélarus 2 le Ministre biélorusse des Affaires étrangères Vladimir Makeï 

Les 17 et 18 juin, le Ministre biélorusse des Affaires étrangères Vladimir Makeï se rendra en visite de travail à Moscou à l’invitation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Le programme de son séjour prévoit un entretien entre les deux chefs de diplomatie des deux pays, qui aborderont un large éventail de questions d’actualité relatives à la coopération bilatérale et à l’ordre du jour international.

Une attention particulière sera accordée au travail conjoint au sein des formats d’intégration de l’État de l’Union, de l’UEE, de l’OTSC et de la CEI. Les deux ministres évoqueront en détail la coordination des approches au sein des organisations internationales, y compris l’Onu et l’OSCE, sur la base du Programme des actions concertées en matière de politique étrangère des États parties du Traité sur la création de l’État de l’Union pour 2020-2021.

Un échange d’avis est prévu sur la sécurité européenne et internationale, ainsi que sur les relations avec les États-Unis et l’UE, notamment sur les démarches communes visant à lutter contre l’ingérence étrangère dans les affaires intérieures des États souverains.

Les deux interlocuteurs parleront du développement de la coopération interministérielle russo-biélorusse, notamment de la préparation de la réunion conjointe des collèges du Ministère russe des Affaires étrangères et du Ministère biélorusse des Affaires étrangères, prévue pour le dernier trimestre de cette année à Moscou.

3

Sur la position de la Russie concernant le durcissement des exigences de l’Agence européenne de la sécurité aérienne envers les transporteurs aériens européens vis-à-vis de la Biélorussie

airplane-landing-at-minsk-mirrored-in-terminal-picture-id1215870593-1280x720

Nous constatons avec regret que la situation relative à l’atterrissage forcé de l’avion de la compagnie Ryanair à l’aéroport de Minsk n’a fait que constituer pour l’UE un nouveau prétexte pour renforcer la pression des sanctions contre la Biélorussie.

Notre attitude négative envers une telle pratique d’application de restrictions unilatérales  par l’UE est bien connue. Cette position n’a pas changé.

Des questions légitimes se posent concernant la hâte avec laquelle Bruxelles a décidé de ne pas attendre les conclusions de l’enquête internationale objective dont l’ouverture a été initiée le 27 mai par le Conseil de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). L’UE a également ignoré les explications officielles fournies le 26 mai par le Président biélorusse Alexandre Loukachenko.

Nous sommes convaincus de la nécessité d’une analyse globale des circonstances des faits en coopération avec les autorités biélorusses, qui ont confirmé leur disposition à fournir des informations et à garantir une enquête minutieuse et transparente. Nous comptons sur une étude objective et professionnelle de cette question dans le cadre de l’OACI.

La Biélorussie est un pays de transit important pour le transport aérien international. Vous le savez, de nombreux itinéraires traversent son espace aérien, notamment depuis et vers les pays de l’UE. A présent, les compagnies aériennes des pays membres de l’UE, qui continuent de souffrir des conséquences de la crise coronavirale, doivent assumer des frais supplémentaires dus à la hausse de la distance des vols contraints de contourner la Biélorussie.

Il serait très juste de mentionner un aspect écologique évident à ce sujet, étant donné que l’agenda environnemental passe actuellement au premier plan des sommets de nos partenaires occidentaux. Ils accordent une importance prioritaire à ce thème. Il est étrange que dans leur activité pratique, dans la mise en œuvre des décisions politiques, ils négligent complètement cette nuance très intéressante. Regardons la réalité sur la toile de fond de la « ligne verte européenne » proclamée et promue par Bruxelles. Ainsi, selon les experts européens (ce n’est pas notre avis, c’est la conclusion des spécialistes de l’UE), le contournement par les transporteurs des pays de l’UE de l’espace aérien biélorusse coûte chaque jour 79 tonnes supplémentaires de carburant aérien, ce qui augmente les émissions de CO2 dans l’atmosphère de 250 tonnes par jour. Voici une bonne question: qu’en pense Greta Thunberg? Lui a-t-on demandé? Il était convenu auparavant à Bruxelles de la citer.

Il est évident pour tous que la modification politisée des itinéraires ne contribue pas à la sécurité des vols, surcharge davantage les services de contrôle aérien et crée un inconfort pour les passagers.

Apparemment, nos partenaires de l’UE ont décidé de continuer d’appliquer la règle de « la fin justifie les moyens », quand plusieurs principes si chers à Bruxelles peuvent être négligés en cas de besoin. Cela concerne également les effets secondaires des sanctions contre Minsk.

Josep Borrell,  Josep Borrell

Comme l’a déclaré Josep Borrell, Haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité pendant la discussion sur le dossier biélorusse le 8 juin au Parlement européen, « on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ». On voudrait répondre à M. Borrell: si vous voulez une omelette, cassez vos propres œufs.

Nous considérons que cette logique d’établissement des relations internationales, actuellement pratiquée par Bruxelles, est clairement inadmissible. Je viens de formuler nos approches à ce sujet.

4

Sur la situation autour de l’arrestation au Japon du troisième assistant du capitaine du navire russe Amour

 

https://s.yimg.com/ny/api/res/1.2/aLVd2KBT8cFdiX7tY4Rm1Q--/YXBwaWQ9aGlnaGxhbmRlcjt3PTk2MDtoPTcyMDtjZj13ZWJw/https://s.yimg.com/uu/api/res/1.2/1H8Ivgf0z0L3_xim6uwKzA--~B/aD05MDA7dz0xMjAwO2FwcGlkPXl0YWNoeW9u/https://media.zenfs.com/fr/capital.fr/ac9ddd9b5aef13f09124db2a22a29147

Je voudrais attirer l’attention sur le fait qu’à notre plus grand regret, plusieurs citoyens russes et d’autres pays se retrouvent, pour diverses raisons, dans différentes situations d’urgence à l’étranger. Le service diplomatique russe a l’obligation (en règle générale, c’est également la pratique des pays étrangers) de contribuer à la défense de leurs droits, de réagir à leurs demandes, etc. Il existe des cas qui n’intéressent jamais les journalistes. Je ne peux pas dire que je comprends cette logique parce que je trouve que tous les citoyens méritent d’être traités sur un pied d’égalité. Certaines situations sont résonnantes parce qu’il s’agit de cas scandaleux de non-respect ou de violation de leurs droits. Des médias témoignent d’un intérêt particulier pour certains cas, en faisant une sorte d’exception.

Pour nous, tout citoyen russe se retrouvant à l’étranger dans une situation nécessitant une intervention des diplomates peut compter sur une attitude équitable. Nos représentations consulaires et diplomatiques accordent évidemment une telle aide. Je voudrais commenter en détail plusieurs cas résonnants.

Le 26 mai dernier, près de la ville japonaise de Hokkaido, dans un fort brouillard le navire russe Amour (port d’attache Nevelsk) a percuté le bateau de pêche japonais Hokko Maru No. 8. Les marins russes ont secouru les cinq pêcheurs japonais qui s’étaient retrouvés dans l’eau mais, malheureusement, trois d’entre eux sont décédés. Nous présentons à cet égard nos condoléances aux parents et aux proches des défunts.

A l’heure actuelle, l’Amour et son équipage se trouvent au port de Monbetsu. Le navire a été arrêté pour garantir l’indemnisation du préjudice infligé.

Lundi 7 juin, la sécurité côtière japonaise a informé le Consulat général de Russie à Sapporo de l’arrestation du troisième assistant du capitaine de l’Amour, Pavel Dobrianski, qui se trouvait à la barre au moment de l’accident. Il est inculpé pour homicide sans préméditation dans l’exercice de ses fonctions de service. A ce que l’on sache, les autorités compétentes japonaises ont également l’intention d’exprimer leur avis sur les actions du capitaine du bateau japonais.
Dès le premier jour, l’Ambassade de Russie au Japon et notre Consulat général à Sapporo, afin de respecter les droits et les intérêts légitimes des citoyens russes, ont placé la situation sous contrôle, et sont en contact permanent avec l’équipage de l’Amour, le propriétaire du navire, ainsi que les organes compétents locaux. Un représentant consulaire s’est rendu à Monbetsu. Nos marins se sentent bien, reçoivent de l’eau et de la nourriture. La compagnie russe à laquelle appartient le navire a engagé un avocat pour défendre les intérêts du citoyen interpellé.
Nous espérons que les autorités japonaises mèneront une enquête objective et impartiale sur les causes de cette tragédie, et que tout l’équipage et le navire Amour reviendront prochainement en Russie.

5

Sur la situation actuelle de la citoyenne russe Sofia Sapega arrêtée en Biélorussie

https://s.rfi.fr/media/display/409bb9b8-bdf7-11eb-a927-005056bf87d6/w:980/p:16x9/2021-05-25T190910Z_651375229_RC26NN9T2W40_RTRMADP_3_BELARUS-POLITICS-RUSSIA-CITIZEN.webp

Sofia Sapega, la compagne russe de l’opposant biélorusse Roman Protassevitch, a été également arrêtée lors du détournement d’avion sur MInsk, dimanche 23 mai.via REUTERS – Telegram Channel « Zheltye Slivy\ 


Comme nous l’avons annoncé le 26 mai pendant la dernière conférence de presse, l’Ambassade de Russie à Minsk suit très attentivement le sort de Sofia Sapega et continue de lui apporter de l’aide en contact étroit avec ses proches et son avocat.

Mardi 1er juin, les autorités biélorusses l’ont inculpée officiellement pour incitation à la haine raciale, nationale, religieuse ou autre, alinéa 3 de l’article 130 du Code pénal biélorusse (jusqu’à 12 ans de prison).

Mercredi 9 juin, le consul russe a rendu visite pour la deuxième fois (la première visite avait eu lieu le 25 mai) à Sofia Sapega dans sa cellule de détention provisoire du KGB biélorusse. La Russe n’a pas exprimé de plaintes concernant ses conditions de détention, son état de santé ou un mauvais traitement.

Selon son avocat, la Fondation de soutien et de protection des droits des compatriotes résidant à l’étranger a satisfait la requête du beau-père de Sofia Sapega d’allouer des fonds pour payer les services d’un avocat.

Cette question est suivie par les autorités du pays et de notre Ministère. Elle est évoquée lors des contacts diplomatiques et sera inscrite à l’ordre du jour des pourparlers entre les chefs de diplomatie des deux pays, qui auront lieu vendredi 18 juin.

6

Sur l’arrestation du citoyen russe Vladislav Kliouchine en Suisse à la demande des États-Unis

845ffdd16832333cba6eceff462178a8

Le 21 mars, à l’aéroport de Sion (Suisse, canton du Valais) a été interpellé le citoyen russe Vladislav Kliouchine sur une demande d’extradition des États-Unis.
Il bénéficie du soutien consulaire nécessaire et d’une aide juridique. Un accès consulaire a été organisé depuis le début. Les services consulaires de l’Ambassade et du Consulat général de Russie sont en contact avec Vladislav Kliouchine et son avocat.
L’Ambassade de Russie à Berne est également en contact avec les autorités suisses afin de garantir et de faire respecter les droits du citoyen russe.

7

Commentaire concernant le citoyen russe Alexeï Nikiforov accusé d’espionnage au Danemark

 

Aalborg (Danemark)Aalborg (Danemark)

Le 10 mai, le tribunal d’Aalborg (Danemark) a condamné à trois ans de prison le citoyen russe Alexeï Nikiforov, arrêté au Danemark sur des accusations d’espionnage au profit des renseignements russes. Sachant que les arguments de la défense ont été complètement ignorés. Il est évident que cette approche préconçue et politisée constitue un exemple marquant de la ligne antirusse qui s’est enracinée dans l’establishment politique danois.

Notre compatriote conteste le verdict et sa défense a fait appel de cette décision du tribunal.

L’Ambassade de Russie au Danemark est en contact permanent avec Alexeï Nikiforov et son avocat, tous les efforts sont déployés pour défendre les droits et les intérêts du citoyen russe.

Voici quelques thèmes (je ne peux pas dire résonnants, nous prêtons attention à chaque cas) à l’ordre du jour dans les médias et la société. Nous répondons aux questions sur la situation des citoyens russes non seulement une fois par semaine pendant les conférences de presse, mais également durant la semaine. Nous continuerons de travailler ainsi. Cela concerne aussi bien nos représentations diplomatiques et consulaires que les services de presse.

8

Sur la rencontre informelle des membres du Conseil de sécurité des Nations unies en formule Arria sur les événements du Maïdan et leurs conséquences pour le Donbass

leurs conséquences pour le Donbass

Mercredi 2 juin, à l’initiative russe, a été organisée une rencontre informelle en ligne des membres du Conseil de sécurité des Nations unies en formule Arria sur « les circonstances des événements du Maïdan et leurs conséquences dans le Donbass ». L’objectif de cette activité consistait à évoquer les origines du conflit armé dans l’Est de l’Ukraine, qui avait résulté du coup d’État à Kiev avec un soutien extérieur actif.

L'ancien premier ministre ukrainien Nikolaï Azarov  L’ancien premier ministre ukrainien Nikolaï Azarov

L’ancien premier ministre ukrainien Nikolaï Azarov et les anciens députés ukrainiens Oleg Tsarev et Vladimir Oleinik étaient rapporteurs pendant la réunion. Ils ont décrit le tableau objectif des « dessous » du Maïdan, dont ils ont été les témoins directs.

Le photographe britannique Dean O’Brien et la réalisatrice française Anne-Laure Bonnel ont également prononcé des discours marquants. Ils ont parlé de la réticence systématique des médias occidentaux à couvrir avec véracité les événements en Ukraine, de leur pratique de taire les nombreux problèmes graves dans ce pays, notamment les manifestations de néonazisme et la sévère censure du côté des agences de presse.
Je voudrais souligner encore une fois – car certains confondent, sans comprendre la différence. Il ne s’agit pas d’une réunion du Conseil de sécurité, pas de consultations du Conseil de sécurité. Il s’agit d’une réunion informelle en formule Arria. A cette réunion ont participé des représentants de 29 États. Parmi les membres du Conseil de sécurité, cette activité a été boycottée par le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Estonie, qui préside le Conseil en juin, se référant à l’inscription de plusieurs rapporteurs sur leurs listes de sanctions nationales et européennes.
En fait, cette rencontre était virtuelle. Il n’était pas nécessaire d’obtenir des visas et de traverser des frontières. Il aurait été possible de se permettre d’entendre non seulement ce que l’on montre à la télévision et ce que l’on publie dans la presse locale américaine et britannique. Il  aurait été possible d’écouter et d’entendre parfois des points de vue alternatifs.
Plusieurs représentants de délégations ont témoigné de l’intérêt pour l’information des rapporteurs sur la situation réelle des choses en Ukraine et leurs prémisses historiques. Cela ne s’est pas fait sans nouvelles accusations infondées à notre égard du côté des représentants occidentaux. Ils ont exprimé leur préoccupation vis-à-vis du prétendu « abus », par la Russie, de la plateforme du Conseil de sécurité, et de son « ingérence directe dans les affaires de l’Ukraine ». Sachant qu’ils ont préféré ne pas mettre l’accent sur les grossières violations par Kiev de ses engagements dans le cadre des Accords de Minsk approuvés par le Conseil de sécurité des Nations unies, qui sont la raison principale du maintien de la situation difficile et du non-règlement du conflit dans le Donbass. Les participants occidentaux à cet événement ont décidé de ne pas le rappeler.
De cette manière, même malgré le boycott de certains États, on peut dire que la réunion s’est déroulée de manière fructueuse. L’initiative russe a permis d’exprimer un avis « de première main » et véridique sur les événements de 2014 en Ukraine et leurs conséquences . Toutefois, les médias occidentaux continuent d’ignorer ces avis.

9

Sur les actions des nationalistes en Ukraine contre les représentations diplomatiques russes et leur personnel

 

https://cdnfr1.img.sputniknews.com/img/102778/99/1027789976_0:343:3072:2004_1000x0_80_0_1_74d69af00afe1e1ed49f3ba21731f870.jpg.webp l’ambassade russe à Kiev

Des nationalistes ukrainiens continuent, avec la complaisance flagrante des autorités, d’inventer des prétextes pour compliquer l’activité des représentations diplomatiques et consulaires russes, d’empêcher leur personnel de remplir ses fonctions.
Malheureusement, les provocations des radicaux nationalistes et néonazis deviennent de plus en plus régulières et agressives. Ces dernières semaines, ils ont organisé devant notre Ambassade à Kiev plusieurs actions qui se sont accompagnées d’actes de blocage d’accès au territoire de la mission diplomatique et de slogans antirusses insultants. Bref, ils sont doués pour organiser des prestations. Ils ont appris à le faire. Sachant qu’ils choisissent différents prétextes, l’objectif étant de créer un certain mouvement devant nos représentations diplomatiques, de faire parler d’eux. Toutefois, cela ne témoigne pas de leurs exploits mais de leur déficience – parce que ce qu’ils font ne peut pas être qualifié autrement.
Voici quelques exemples. Jugez vous-mêmes.
Le 3 juin, devant l’Ambassade russe, a été organisé un rassemblement de voyous consacré au 450e anniversaire de l’incendie de Moscou par le khan de Crimée Devlet Giray. On ignore quel est le rapport entre l’Ukraine contemporaine et cet événement datant de plusieurs siècles. Mais personne ne veut parler à Kiev des attaques de ce khan contre les territoires ukrainiens actuels. Puisque cette activité est organisée devant notre Ambassade, il faudrait peut-être rappeler également ce qui se passait à l’époque sur les territoires qui appartiennent actuellement à l’Ukraine.
Un autre cas barbare s’est produit le 6 juin dans le village de Zabolotovtsy (région de Lvov), quand un groupe de radicaux et néonazis a crié des slogans fascistes, a saboté le dépôt de fleurs devant le monument d’Alexandre Pouchkine par des diplomates russes et des citoyens ukrainiens à l’occasion de son 222e anniversaire. Des radicaux ont arraché les fleurs et ont utilisé la force contre Irina Koulaguina, Consule générale de Russie par intérim à Lvov. Ils n’ont pas été freinés par le respect de la mémoire de cette personnalité culturelle mondiale, par le statut diplomatique de notre collaborateur consulaire ni par le fait d’avoir affaire à une femme.
C’est d’autant plus révoltant que tout cela s’est déroulé sous les yeux des policiers ukrainiens qui ont refusé de manière ostentatoire de remplir leurs fonctions professionnelles. Ils se tenaient littéralement à quelques pas de l’action des voyous, mais n’ont pas bougé un doigt pour remettre les radicaux à leur place. Le comportement absolument inactif des forces de l’ordre ne témoigne que de la coordination de la provocation des nationalistes ukrainiens avec les autorités locales.
Suite à cette action, le 10 juin, le Ministère russe des Affaires étrangères a convoqué le chargé d’affaires par intérim de l’Ukraine à Moscou Vassili Pokotilo pour lui exprimer une protestation résolue suite à cette nouvelle violation par Kiev de ses engagements dans le cadre des  Conventions de Vienne de 1961 et de 1963.
Une nouvelle fois, nous avons exigé des autorités ukrainiennes qu’elles prennent toutes les mesures nécessaires pour empêcher de telles provocations et garantir les conditions d’un travail normal, l’immunité de l’Ambassade et des Consulats généraux de Russie en Ukraine, ainsi que la sécurité de leur personnel.
Nous avons attiré l’attention du diplomate ukrainien sur le fait que l’Ambassade de Russie à Kiev avait envoyé au Ministère des Affaires étrangères de l’Ukraine des notes de protestations  à ce sujet et sur d’autres incidents exigeant de traduire en justice leurs participants et organisateurs. Aucune réaction n’a encore suivi nos démarches malgré les normes de la pratique diplomatique.
Nous appelons les autorités ukrainiennes à cesser de faire preuve de complaisance envers les nationalistes belliqueux, à empêcher leurs incursions et à respecter effectivement les normes internationales universelles, avant tout les engagements dans le cadre de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques.
Nous comprenons, bien sûr, que le régime de Kiev est jeune. Il est temps qu’il s’humanise. Bien que le régime de Kiev soit jeune, il a en son sein des personnes expérimentées, mais elles se comportent de la même manière.

10

Sur les déclarations de Leonid Kravtchouk concernant le Donbass

Leonid Kravtchouk concernant le Donbass Leonid Kravtchouk

Leonid Makarovitch Kravtchouk, né le , est un homme d’État ukrainien. Membre du Parti communiste de l’Union soviétique, il est le dernier dirigeant de la République socialiste soviétique d’Ukraine, de 1990 à 1991. Il est président du pays de 1990 à 1994.


Nous avons remarqué la récente déclaration de Leonid Kravtchouk parlant du Donbass comme d’une « tumeur cancéreuse », et ce en se référant à Oles Gontchar, classique de la littérature ukrainienne qui, après la chute de l’URSS et l’acquisition de son indépendance par le pays, s’est brusquement transformé en féroce nationaliste et russophobe. Mais malgré toute son aversion et même sa haine envers le Donbass, d’après ses journaux rendus publics après sa mort il n’exprimait pas son attitude négative envers les habitants du Donbass de cette manière. Du moins, nous n’en avons pas trouvé trace.
Par conséquent, nous laissons la qualité d’auteur de cette « comparaison très créative » sur la conscience du chef de la délégation ukrainienne au sein du Groupe de contact pour le processus de paix en Ukraine et de son premier adjoint Alexeï Reznikov qui, toutefois, avait utilisé plus tôt un autre qualificatif – « tumeur de nature oncologique ». Cependant, ils ne sont pas non plus les pionniers en la matière. Plusieurs de leurs prédécesseurs occupant des postes à responsabilités considèrent les habitants du Donbass comme rien de plus que des « sous-hommes », des « déchets biologiques », des « vatniks », etc.
Quand je préparais le commentaire à ce sujet, j’essayais de comprendre la logique. Toutes les déclarations « vives » et les grandes comparaisons doivent toujours avoir une banale logique, outre la partie émotionnelle.
Que voulait dire Leonid Kravtchouk avec ce qualificatif? Simple curiosité.
Est-ce que nous comprenons bien que le représentant de l’Ukraine au sein du Groupe de contact Leonid Kravtchouk propose de « couper » le Donbass du territoire ukrainien ou de le soumettre à une « chimio »?
Du moins, je n’arrive pas à imaginer ce que cette phrase pourrait signifier d’autre. Évidemment, il existe une troisième option: il n’a pas réfléchi et a dit une bêtise. Étant donné que ce n’est pas la première fois qu’on entend de telles déclarations de la part de représentants ukrainiens officiels, on voudrait comprendre ce qu’ils veulent dire concrètement.
Quelles propositions veulent-ils avancer de cette manière?
Je voudrais souligner encore une fois qu’il s’agit du représentant de la délégation ukrainienne au sein du Groupe de contact. Pendant les négociations dans son cadre, ils sabotent la mise en œuvre des Accords de Minsk qui ouvrent la voie à la réunification avec le Donbass. Avec de telles déclarations ils font tout pour ne pas faire revenir les habitants du Donbass – ce à quoi appelle le chef de l’État ukrainien – mais au contraire les repoussent, ou, en suivant la logique de cette phrase, veulent simplement « couper » le Donbass.
On ne voudrait pas croire que tout ce que disent les représentants de Kiev est complètement insensé. On voudrait trouver au moins des pensées dans ces phrases.
Par sa déclaration, Leonid Kravtchouk a reconnu de facto que les tentatives de briser la volonté des habitants du Donbass par la force militaire étaient une erreur (et à leurs yeux un crime). Comme quoi « il était possible de mener une politique différente vis-à-vis de la région ». Autrement dit, il n’est tout de même pas question d’une « agression » de la Russie mais de la guerre civile déclenchée par les autorités du Maïdan contre leur propre peuple, qui s’est opposé à l’imposition d’une identité étrangère, à la glorification des collaborationnistes nazis, et au projet de tirer un trait sur tout ce par quoi le Donbass vit et respire.
Il est regrettable que les leçons du passé n’aient pas servi. Comme auparavant, Leonid Kravtchouk propose de « réintégrer » la région non pas en mettant en œuvre les Accords de Minsk dans leur intégralité et selon la procédure prescrite, mais avec des solutions qui n’ont rien à voir. Or, comme le montre l’expérience des tentatives infructueuses de rétablir la paix et le calme dans le Donbass depuis sept ans, cela ne mène nulle part.

11

Sur l’organisation de la Journée de la langue russe

https://cdnfr1.img.sputniknews.com/img/20146/44/201464488_0:0:2098:2048_1000x976_80_0_0_473f439644a96a922f37a456a9eae5a9.jpg.webpUn monument à Alexandre Pouchkine à Tsarskoïe Selo, une banlieue de Saint-Pétersbourg où le poète a fait ses études de lycée.


Traditionnellement, le 6 juin, jour anniversaire du grand poète russe Alexandre Pouchkine, le monde célèbre la Journée de la langue russe. Cette journée est célébrée par l’Onu dans le cadre du programme de développement du multilinguisme et de la diversité culturelle afin de maintenir l’équité des six langues officielles de l’Onu, dont le russe.

Ce jour-là, les missions diplomatiques russes, les Maisons russes, les associations de nos compatriotes qui vivent aux quatre coins du monde organisent traditionnellement une multitude d’actions diversifiées. Il est très agréable de voir des étrangers lire à la perfection et par cœur des poèmes d’Alexandre Pouchkine.

Du 24 au 28 mai, sur la base de l’Institut d’État Pouchkine de la langue russe sous l’égide de la Commission de la Fédération de Russie pour l’Unesco, s’est déroulé le Forum Kostomarov consacré aux problèmes liés à la langue russe. Il a attiré 23.000 visiteurs en ligne de 101 pays.

TRIBUNE.-Audrey-Azoulay-directrice-generale-de-l-Unesco-La-liberte-de-la-presse-est-un-bien-a-proteger  la Directrice générale de l’Unesco Audrey Azoulay

Cette année, pour la première fois, a été publiée une vidéo de vœux de la Directrice générale de l’Unesco Audrey Azoulay, qui a noté la grande contribution de la langue russe au développement de la culture, de la science, de l’éducation et de la communication.

Un autre grand événement littéraire nous attend: du 17 au 20 juin à Moscou se tiendra le 7e Festival du livre « Place rouge ». Il se déclinera en 500 activités sur plus de 10 plateformes en présentiel et en ligne avec la participation de centaines d’écrivains, d’éditeurs, d’acteurs, de musiciens et de lecteurs. Dans le cadre du festival aura lieu la célébration du 200e anniversaire des grands écrivains russes Fedor Dostoïevski et Nikolaï Nekrassov, du 100e anniversaire du célèbre chercheur et personnalité publique russe Andreï Sakharov, et du 800e anniversaire de la fondation de Nijni Novgorod. Ce sont des dates importantes de notre culture et de la culture mondiale dans l’ensemble.

12

Sur les résultats de la session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies contre la corruption

https://www.lechiquiersocial.com/wp-content/uploads/2020/09/22-26-sept.-Debat-general-ONU.png   Assemblée générale de l’ONU

La session spéciale de l’Assemblée générale des Nations unies contre la corruption s’est déroulée du 2 au 4 juin en format hybride (en présentiel et en ligne). La Fédération de Russie était représentée par le vice-Ministre russe des Affaires étrangères Oleg Syromolotov.

Oleg-Syromolotov  Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Oleg Syromolotov. D. R.

Dans son discours à l’Assemblée générale, Oleg Syromolotov a souligné l’importance d’adopter la Convention des Nations unies contre la corruption, seul accord international universel régulant tous les aspects de la lutte contre la corruption.
La Convention a contribué à la création d’un espace politico-juridique anti-corruption global exempt des incohérences des juridictions nationales, des procédures laborieuses d’aide juridique et de l’imperfection des mécanismes d’extradition. Il a noté l’importance de l’adhésion de notre pays à la Convention, qui a stimulé le perfectionnement de la législation nationale et la pratique juridique en la matière.
La Fédération de Russie accorde également beaucoup d’importance au renforcement de la coopération internationale sur la base de la Convention et soutient systématiquement l’élaboration d’un instrument supplémentaire qui permettrait de supprimer les lacunes restantes dans le domaine de la régulation juridique internationale du retour des actifs criminels.
A l’issue de la session spéciale a été adoptée une déclaration politique élaborée dans le cadre d’un processus intergouvernemental. Ce document couvre tous les principaux aspects de la lutte contre la corruption, y compris les thèmes prioritaires pour la Russie tels que le renforcement de l’efficacité de la coopération internationale dans la prévention de la corruption, l’utilisation des technologies modernes pour identifier les infractions de corruption, l’éducation anticorruption et la protection du sport contre la corruption.
Les participants se sont entendus sur la nécessité de renforcer le régime juridique international de retour des actifs en prévoyant des démarches pratiques à suivre en ce sens. A cela devrait également contribuer le lancement du Réseau mondial des services répressifs anticorruption, lancement lié à la session spéciale. Ce projet a été initié par le G20 en 2020 et il est élaboré actuellement par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) avec une contribution active des États membres de la Convention, dont la Russie.
En marge de la session spéciale s’est déroulée une quarantaine d’activités thématiques. Notamment la discussion d’experts sur la coopération internationale dans le domaine de la prévention anticorruption organisée par le Parquet de la Fédération de Russie avec le soutien du Ministère russe des Affaires étrangères. A cet événement ont participé des spécialistes des forces de l’ordre de la Russie, du Brésil, de la Chine et de l’Inde, ainsi que de l’ONUDC et de l’Académie internationale de lutte contre la corruption. La grande attention que cette initiative a suscitée parmi les représentants des États membres de l’Onu et des organisations de la société civile a confirmé la pertinence du thème choisi et son importance pratique pour une lutte efficace contre la corruption.

La Fédération de Russie a l’intention de contribuer à la mise en œuvre de la déclaration politique et de ses questions prioritaires pour nous, avant tout en renforçant la coopération avec les États parties de la Convention, ainsi qu’en initiant et en soutenant les projets thématiques de l’ONUDC.

Les documents de la session spéciale sont consultables sur le site de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime.

13

Sur la situation à la frontière tadjiko-kirghize

https://www.axl.cefan.ulaval.ca/asie/images/kirghizistan-map-lng.gif  CF/ https://www.axl.cefan.ulaval.ca/asie/kirghizistan-1General.htm


Nous avons suivi l’aggravation de la situation à la frontière tadjiko-kirghize entre le 28 et le 30 avril 2021. Nous avons fait des commentaires à ce sujet et lancé des appels aux parties. La Russie a salué les accords conclus entre le Kirghizistan et le Tadjikistan sur le règlement de l’incident par les moyens uniquement politiques et diplomatiques via un dialogue direct.

Dans ce contexte, il est réjouissant que le 5 juin les représentants du Tadjikistan et du Kirghizistan, les dirigeants des commissions étatiques des parties pour la délimitation et la démarcation de la frontière, ont adopté une déclaration conjointe sur la diminution de la tension dans la région frontalière prévoyant, entre autres, un retrait des postes frontaliers plus en profondeur sur le territoire de chaque partie et le retrait des troupes et des équipements militaires à leur base de stationnement.

Nous appelons nos alliés kirghizes et tadjiks à respecter rigoureusement les accords conclus. Il faut mener jusqu’à sa fin logique le processus pacifique de séparation frontalière entre les deux pays.

Nous réaffirmons la disposition de la Fédération de Russie, si les parties le souhaitent, à apporter sa contribution, notamment en matière d’experts, à l’établissement d’une paix durable et de la sécurité dans les régions frontalières des deux États fraternels.

14

Sur l’inscription de Cuba sur la liste fédérale des États qui ne coopèrent pas suffisamment avec les États-Unis dans la lutte contre le terrorisme

us-cuba-carte

Nous avons remarqué une démarche hostile envers Cuba. Le 25 mai, pour la deuxième année consécutive, elle a été inscrite sur la liste fédérale américaine des États qui ne coopèrent pas suffisamment avec les États-Unis dans la lutte contre le terrorisme.
Nous considérons ce nouvel acte hostile de Washington comme le reflet d’un cynisme politisé. Nous voyons que la pression des États-Unis contre Cuba non seulement ne faiblit pas sous l’administration démocrate mais, au contraire, augmente. La continuité et l’attachement au patrimoine de Donald Trump demeurent.
Nous réaffirmons notre position, qui réside dans le rejet absolu de toutes les sanctions allant à l’encontre de la Charte de l’Onu et des normes universelles du droit international. Nous rejetons fermement les mesures d’interdiction et restrictives unilatérales visant La Havane. Nous jugeons absolument inadmissibles et (je trouve que les Cubains l’ont prouvé) inutiles tous les éléments de pression contre le gouvernement cubain et les citoyens de ce pays.

15

Sur la situation actuelle au Mali
Colonel Assimi Goïta, l'homme qui détient tout le pouvoir au MaliColonel Assimi Goïta, l’homme qui détient tout le pouvoir au Mali

Moscou continue de suivre attentivement l’évolution de la situation au Mali, pays ami. La tension politique, qui avait fait un bond après que le Président et le Premier ministre du gouvernement de transition avaient été écartés du pouvoir fin mai par les militaires, retombe progressivement.
Le 7 juin, l’entrée en fonction du Président de la transition Assimi Goïta (chef du coup d’État militaire du 18 août 2020) y a beaucoup contribué.

AFP-TV_20210604_POL_MLI_TroublesPolitique_9BE9Q7_fr_0 Premier ministre l’un des chefs du mouvement d’opposition Mouvement du 5 juin, Choguel Maïga. 

Le même jour, il a nommé au poste de Premier ministre l’un des chefs du mouvement d’opposition Mouvement du 5 juin, Choguel Maïga. Pendant son discours d’investiture, Assimi Goïta a assuré que tous les engagements pris auparavant concernant la réalisation de la période de transition seraient respectés, y compris l’organisation à la date prévue du 27 février 2022 des élections démocratiques générales avec la contribution de la Cédéao et de l’Union africaine. Nous considérons la déclaration de campagne de la nouvelle direction malienne comme un signal positif témoignant de la disposition à créer une large entente sociale afin de faire revenir au plus vite la situation dans le cadre constitutionnel.
En ce qui concerne le processus de paix au Mali, nous nous basons immuablement sur le principe « aux problèmes africains une solution africaine ». Dans ce contexte, nous soutenons les efforts de médiation de la Cédéao et de l’Union africaine. Sachant que nous pensons que le rôle principal pour surmonter les différends actuels revient avant tout aux Maliens eux-mêmes.

La Russie continue, notamment en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, de participer de manière constructive aux efforts internationaux visant à stabiliser la situation au Mali, et elle a fermement l’intention de continuer d’apporter un soutien global à Bamako au niveau bilatéral.

16

Sur le démantèlement d’un obélisque dans un cimetière soviétique en Pologne

obelisques12rome

Nous sommes confrontés une nouvelle fois à l’élimination du patrimoine de commémoration militaire soviétique en Pologne. Pendant l’inventaire de nos sites commémoratifs organisé par les établissements diplomatiques russes en Pologne a été constatée la disparition d’un obélisque sur la tombe du Héros de l’Union soviétique Alexandre Sinitsyne, située pers de la route entre les communes de Gorzyce et de Pelkinie (Voïvodie des Basses-Carpates).

L’obélisque d’un mètre et demi figure sur la Liste des cimetières des guerriers, des prisonniers de guerre et des civils soviétiques tués pendant la Seconde Guerre mondiale et enterrés sur le territoire de la République de Pologne rédigée par la Russie et la Pologne en 2003.

En réponse à notre requête, les autorités polonaises se sont référées à des « causes naturelles » de destruction du monument. Chers collègues polonais, êtes-vous sérieux? Il est assez difficile d’imaginer la disparition d’un obélisque de son piédestal pour des « raisons ou phénomènes naturels ». Nous n’avons pas entendu parler d’un tsunami ou d’un séisme en Pologne ayant entraîné de grandes destructions.

Je voudrais rappeler que conformément à l’accord interétatique russo-polonais sur les cimetières et les lieux de commémoration des victimes des guerres et des répressions de 1994, la Pologne devait veiller à la préservation du monument, notamment compte tenu de sa situation dans un cimetière militaire.

Nous attendons des autorités polonaises, qui ont affirmé plusieurs fois à différentes tribunes préserver et prendre soin des monuments et des cimetières des guerriers de l’Armée rouge, qu’elles tiennent leurs engagements et restaurent immédiatement le monument à sa place sous sa forme initiale.

17

Sur le scandale concernant un recueil illégal d’informations par le Ministre de la Défense des Pays-Bas

https://i1.wp.com/major-prepa.com/wp-content/uploads/2016/01/unecybersecurite.png?fit=620%2C350&ssl=1

Nous avons assisté à plusieurs « vagues » médiatiques concernant l’activité illégale menée sur le territoire des pays de l’UE et de l’Otan au sujet du cyberespionnage réciproque entre États membres, ainsi que de l’activité d’espionnage inadmissible (j’ignore comme ils le qualifient) des États-Unis sur le territoire de ces pays.
Voici une nouvelle histoire révélatrice aux Pays-Bas. Ce pays (je fais allusion à l’establishment politique et non au peuple) n’arrive pas à se calmer et analyse quotidiennement ce qui se passe en Russie, tout en ignorant la multiplication de ses propres problèmes.
Ainsi, un recueil illégal d’informations personnelles des citoyens a été constaté aux Pays-Bas. Récemment a été percée à jour l’activité illégale du Coordinateur national pour la lutte contre le terrorisme qui surveillait illégalement les civils, et maintenant c’est une autre structure du Royaume qui s’est distinguée.
Cette fois, c’est le Ministère néerlandais de la Défense qui est sous le feu des projecteurs. Une investigation journalistique a révélé qu’au tout début de l’épidémie de coronavirus une unité spéciale avait été créée à l’intérieur du ministère: le Centre des manœuvres terrestres de l’information, dont l’objectif est de recueillir les informations sur les citoyens et les organisations néerlandais. Sachant que ce service n’avait pas de fondements légaux pour cela. De plus, la Ministre de la Défense n’était pas notifiée de l’activité du Centre.
Que faisait ce centre? Selon les affirmations des militaires, sous le prétexte des « nobles intentions » de surveillance des partisans de la théorie du complot autour de la situation du coronavirus et de lutte contre la désinformation, il a surveillé des dizaines de citoyens et de mouvements sociaux, dont la fraction néerlandaise des « Gilets jaunes ».
De telles révélations témoignent une fois de plus des pires pratiques d’un État policier comme le préfigurait George Orwell, qui existent aux Pays-Bas et en principe dans l’espace de l’UE et de l’Otan, qui cherche à contrôler entièrement ses citoyens et à leur imposer des modèles de réflexion et de conduite. Puis, quand ils sentent qu’ils vont être percés à jour ou que les révélations sont déjà faites, ils inventent d’urgence des « hackers russes », des « informaticiens chinois » ou quoi que ce soit d’autre pour que la population ressente avant tout une menace émanant d’ailleurs et non des structures de force des pays de l’Otan ou de l’UE. Et surtout, pour que la population comprenne pourquoi se multiplient de tels centres terrestres de manœuvres informationnelles, qui les surveillent. Ils prétendent surveiller non pas la population mais des hackers russes pour qu’ils ne s’ingèrent pas dans la vie des Néerlandais. Cette mythologie est devenue absurde.

A suivre…