4194 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 4 février 2021

  1. Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Pekka Haavisto, Ministre des Affaires étrangères de la Finlande

  2. Sur la Journée du diplomate

  3. Sur les déclarations de « l’Occident collectif » concernant la situation sociopolitique en Russie

  4. Sur la persécution des participants aux manifestations de janvier aux États-Unis

  5. Sur la situation des citoyens américains Paul Whelan et Trevor Reed

  6. Sur l’évolution de la situation en Syrie

  7. Sur l’évolution de la situation autour du Plan d’action global commun sur le nucléaire iranien

  8. Sur la participation de militaires américains au conflit kosovar

  9. Sur les conséquences à long terme des bombardements de la Yougoslavie

  10. Sur la publication, dans les médias britanniques, d’informations concernant les livraisons d’armes de Londres à des pays contre lesquels les Anglais avaient précédemment décrété des sanctions nationales ou un régime d’embargo

  11. Sur l’annulation de la condamnation du citoyen ukrainien Vitali Markiv, accusé d’avoir assassiné un journaliste russe et un photojournaliste italien dans la région de Donetsk en 2014

  12. Sur les sanctions ukrainiennes contre le Nicaragua pour l’ouverture d’un consulat honoraire en Crimée

  13. Sur le blocage de trois chaînes d’opposition en Ukraine

  14. Sur les déclarations de représentants américains officiels concernant le Traité START

  15. Sur la suspension de la diffusion de plusieurs chaînes russes en Lettonie

  16. Sur le lancement de Sputnik Meedia

  17. Sur les activités commémoratives consacrées à l’anniversaire de la libération d’Auschwitz

  18. Sur un article conjoint des ministres des Affaires étrangères de la Lituanie et du Japon

  19. Sur les nouveaux cas de vandalisme et de démantèlement de monuments soviétiques en Pologne

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Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Pekka Haavisto, Ministre des Affaires étrangères de la Finlande

Pekka Haavisto Ministre des Affaires étrangères de la Finlande  Pekka Haavisto Ministre des Affaires étrangères de la Finlande

Le 15 février à Saint-Pétersbourg, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’entretiendra avec le Ministre finlandais des Affaires étrangères Pekka Haavisto dans le cadre de la visite de travail de ce dernier en Russie.

La rencontre à venir permettra d’évoquer la coopération bilatérale, notamment le calendrier des contacts politiques à venir, la coopération dans le domaine commercial, économique et socioculturel, l’ordre du jour des formats régionaux de coopération dans la région Baltique et au Nord de l’Europeen particulier la présidence russe du Conseil de l’Arctique à partir de mai 2021, pour deux ans  – ainsi que d’échanger les avis respectifs sur les sujets internationaux d’actualité.

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Sur la Journée du diplomate  – Le 10 février

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Le 10 février, notre pays célèbre une fête professionnelle: la Journée du diplomate, instaurée par le décret présidentiel du 31 octobre 2002.

La date de cette fête est liée à la première mention écrite (10 février 1549) du Bureau des ambassades, premier organe public en charge des affaires étrangères de l’histoire de notre État.
Dans son activité, le Ministère russe des Affaires étrangères se réfère à la Conception de la politique étrangère de la Fédération de Russie approuvée par le Président de la Fédération de Russie le 30 novembre 2016.

Conformément à ce document programmatique, doctrinal, la politique étrangère russe a pour objectif de garantir la sécurité nationale, la souveraineté, l’intégrité territoriale du pays, la mise en place des conditions favorables pour une croissance économique durable, le renforcement de la paix et de la stabilité internationales, le renforcement du rôle de l’Onu, ainsi que le développement des relations bilatérales et multilatérales de partenariat mutuellement avantageux et équitable avec les pays étrangers.

Les principes fondamentaux de la politique étrangère russe restent inchangés: l’indépendance, la transparence, la prévisibilité, le pragmatisme, le caractère multivectoriel, et la disposition à défendre les intérêts nationaux.

Traditionnellement, nous prévoyons plusieurs activités à cette date. Malheureusement, cette année, elles se dérouleront en format réduit et en ligne à cause des restrictions dues à la pandémie de coronavirus.

Le 10 février sera organisé un dépôt de couronnes devant les plaques commémoratives dans l’enceinte du Ministère portant les noms de nos collègues tombés sur les fronts de la Grande Guerre patriotique et en temps de paix dans l’exercice de leurs fonctions, ainsi que sur les tombes des diplomates russes et soviétiques éminents enterrés au Cimetière de Novodevitchi. Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et les collaborateurs du Ministère des Affaires étrangères déposeront également des fleurs sur la tombe d’Evgueni Primakov.

Dans le foyer du Bâtiment central du Ministère sera organisée une exposition consacrée à l’activité des vice-ministres des Affaires étrangères qui ont laissé une grande trace dans l’histoire de la politique étrangère et de la diplomatie nationales et dont les jubilés sont célébrés cette année (Vassili Kouznetsov, Iakov Malik, Vladimir Semenov, Vladimir Vinogradov, Igor Zemskov, Mikhaïl Kapitsa, Iouli Kvitsinski).

Nos ressources en ligne publient des informations sur l’histoire du service diplomatique russe. En prévision de la Journée du diplomate nous rendons hommage à nos collègues défunts, nous chérissons leur mémoire et nous comptons faire une série de publications sur les personnalités éminentes de la diplomatie russe dans le cadre de l’action #HommageAuxDiplomates (#ПамятиДипломатов)

Des activités seront organisées à cette occasion dans les ambassades et les consulats à l’étranger. Certains établissements diplomatiques ont adopté une approche créative pour cette date commémorative et travaillent sur des projets multimédias avec des partenaires médiatiques. Par exemple, l’Ambassade de Russie en Ouzbékistan a lancé avec l’édition russophone « Nouvelles d’Ouzbékistan » une série de publications « La diplomatie russe: personnalités, histoires, faits ». Vous pourrez la consulter sur le site du Ministère des Affaires étrangères et via nos comptes sur les réseaux sociaux.

Comme les années précédentes, à l’approche de cette date plusieurs ambassadeurs russes accordent des interviews à la presse, ils parleront des subtilités du métier diplomatique à l’heure actuelle. C’est lié à la situation que nous vivons: les relations internationales traversent une période assez difficile, la pandémie a apporté beaucoup de nouveaux aspects. Vous comprendrez que dans cette situation difficile le métier de diplomate est plus demandé que jamais.

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Sur les déclarations de « l’Occident collectif » concernant la situation sociopolitique en Russie

 

Nous avons remarqué les récentes déclarations de « l’Occident collectif »

Les États-Unis se sont attribués le rôle de « donneur de ton » pour diriger ce « chœur ». Des chefs d’État et des ministres des Affaires étrangères des pays de l’Otan et de l’UE ont également fait des déclarations concernant la situation sociopolitique en Russie.
Il s’agit d’une campagne médiatique coordonnée, d’une tentative globale dont l’objectif est de contenir notre pays et de s’ingérer dans nos affaires intérieures.
Il n’y a rien de nouveau. Nous sommes loin d’être les seuls à être visés par les partenaires occidentaux. Ils sont préoccupés par tous ceux qui pourraient d’une manière ou d’une autre leur faire concurrence.

Ils sont incapables d’envisager normalement la rivalité sur une base juridique saine. Tout cela se met « en travers de la gorge » de nos partenaires occidentaux car c’est contraire à leurs directives doctrinales sur leur « exclusivité » (ils sont les seuls à pouvoir dicter aux autres comment ils doivent vivre, expliquer ce qu’est la démocratie). Nous le savons bien, nous l’avons vu plusieurs fois. C’est une nouvelle « crise » aujourd’hui.

Comme je l’ai déjà dit, les États-Unis jouent le rôle de « donneur de ton ». Nous en parlerons à part avec eux. Le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France se sont également distingués. Ils répètent toutes les accusations infondées contre nous, déforment les faits en décrivant les événements en Russie.

Je souligne qu’il s’agit d’une ingérence dans les affaires intérieures d’un État souverain. C’est ainsi que nous interprétons ces déclarations. On a l’impression que les représentants occidentaux refusent de voir ce qui se passe ces jours-ci et ces mois-ci en UE et aux États-Unis.
Ils détournent intentionnellement l’attention du public mondial de la situation dans leurs pays respectifs pour se focaliser sur leur vision de la situation en Russie.

Je rappelle ce qui se passe chez eux.

Des émeutes de masse, des affrontements violents entre les manifestants et la police, qui utilise tous les moyens pour réprimer les protestations, allant jusqu’à l’usage des armes à feu, comme cela a été récemment fait aux États-Unis. Nous notons une hausse continuelle du degré de violence.
C’est sur cela que nos partenaires devraient attirer leur attention, sur la situation dans leurs pays respectifs, au lieu d’essayer de contribuer à la déstabilisation de la situation en Russie.

Jean-Yves Le Drian

La pseudo-préoccupation vis-à-vis de la situation en Russie ne permettra pas de régler les problèmes des citoyens des pays de l’UE et de l’Otan, notamment de la France. Les déclarations du Ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian dépassent toute décence diplomatique.
Je peux donner un conseil: toute l’énergie déployée pour critiquer notre pays devrait être utilisée à des fins politiques, plus exactement pour régler les problèmes qui concernent les citoyens de vos pays.
LE-MIN~1 Le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov (d) et le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Josep Borrell tiennent une conférence de presse commune à Moscou le 5 février 2021.afp.com/Handout

Nous soulèverons demain l’ensemble de ces questions (les déclarations inadmissibles, les pseudo-avis, la déformation des faits) lors de l’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Josep Borrell, qui arrive demain dans notre pays. Je rappelle que c’est une visite planifiée.

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Sur la persécution des participants aux manifestations de janvier aux États-Unis

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Nous sommes très préoccupés par la campagne de persécution des participants à « l’assaut » du Capitole le 6 janvier 2021 et, dans l’ensemble, de tous ceux qui ne sont pas d’accord avec les résultats de la dernière présidentielle et sont proclamés « terroristes intérieurs » par les autorités et les médias obéissants.
D’ailleurs, les ambassadeurs de l’UE ou les représentants de l’UE aux États-Unis ont-ils réagi?
Ont-ils exprimé leur préoccupation vis-à-vis de la rhétorique de Washington envers ses propres citoyens? Non? Dommage.
Selon les informations dont nous disposons, le FBI a ouvert plus de 400 enquêtes pénales, a demandé au tribunal plus de 500 autorisations de perquisition et la convocation au tribunal des suspects.
Près de 200 personnes ont déjà été inculpées et arrêtées. Seulement quelques dizaines d’accusés ont été relâchés sous caution. Les autres font l’objet d’une forte pression, visant notamment leurs proches et leurs amis, ils sont forcés à faire la « bonne » déposition. De plus, des personnes qui n’ont même pas été officiellement accusées sont licenciées, bloquées sur les réseaux sociaux, soumises à l’ostracisme public.
L’objectivité des forces de l’ordre est également remise en question parce qu’au fond, elles agissent sur commande politique, conformément aux directives de l’administration actuelle qui a  qualifié les événements du 6 janvier 2021 de « mutinerie », et tous ceux qui se trouvaient ce jour-là à proximité du Congrès pratiquement de « maraudeurs ».
Or, dans la plupart des cas, ce sont des citoyens ordinaires qui sont préoccupés par la situation dans leur propre pays. Il est question de 74 millions d’électeurs qui ont voté pour leur président et ont défendu leurs convictions. J’utilise les mêmes propos que Washington vis-à-vis de notre pays.
Leur protestation ne se résorbera pas d’elle-même. La colère ne pourra pas être balayée sous le tapis. Même la rhétorique que les États-Unis se permettent par rapport à la Russie ne permettra pas d’écarter les regards de leurs propres problèmes. Il faudra les régler.
Les citoyens américains méritent d’être traités conformément à la loi et aux engagements internationaux de Washington.
Dans ce contexte, nous avons toutes les raisons d’exprimer notre inquiétude et d’exiger le respect des droits de l’homme élémentaires, dont les autorités américaines se préoccupent constamment et hypocritement quand il s’agit d’autres pays mais qu’elles n’hésitent pas à ignorer dans le leur. Occupez-vous de vos propres problèmes: ils sont nombreux et il faut les régler.
Nous avons l’intention de suivre ce thème et d’en parler sérieusement avec Washington.

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Sur la situation des citoyens américains Paul Whelan et Trevor Reed

 Trevor Reed & Paul Whelan

On remarque également la coordination de la campagne de propagande commanditée une nouvelle fois par Washington dans les médias américains et occidentaux concernant Paul Whelan et Trevor Reed, qui auraient été « injustement condamnés » en Russie.
Se référant aux proches de ces derniers, ils relaient leurs plaintes pour mauvais traitement. Il est affirmé de manière infondée que Paul Whelan (pris en flagrant délit et accusé d’espionnage) ne bénéficierait pas des services médicaux nécessaires. On dit qu’il serait tombé malade en prison, qu’il aurait de la température, mais ne bénéficierait pas d’une aide médicale.
Je rappelle que ces « attaques » ne sont pas lancées pour la première fois et que, comme toujours, elles ne sont pas confirmées. Chaque fois que Paul Whelan s’adresse au service médical avec des signes d’indisposition, il bénéficie d’une aide, plusieurs options de cette aide sont proposées. Je peux vous assurer que son état est satisfaisant.
Puisque les États-Unis sont tellement préoccupés pour les droits de l’homme et leurs propres citoyens, on voudrait qu’ils soient préoccupés de la même manière, en partant de leurs propres dispositions, vis-à-vis de la situation des citoyens d’autres pays, avant tout de la Russie, qui sont en détention aux États-Unis: Konstantin Iarochenko, Viktor Bout et bien d’autres.
Ils ont effectivement besoin d’aide mais ils la reçoivent généralement après de multiples requêtes, non pas individuelles mais de la part de nos Ambassades et services consulaires.

Dans l’ensemble, derrière les insinuations concernant Paul Whelan et Trevor Reed nous percevons une idée simple qui consiste à faire d’eux des « victimes politiques » – en vain. Si c’est effectivement l’objectif de cette campagne médiatique, l’idée est vouée à l’échec. Tous les deux ont été condamnés pour des crimes graves et ils purgeront leur peine. Nous voudrions plus d’objectivité de la part des médias des États-Unis. Il faudrait peut-être familiariser leur public avec l’image réelle.

Nous appelons les autorités américaines à ne même pas essayer de faire pression sur la Russie pour obtenir des concessions unilatérales. Comme nous l’avons déclaré plusieurs fois, il est inutile de nous parler de cette manière.

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Sur l’évolution de la situation en Syrie

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Du 25 au 29 janvier à Genève s’est déroulée la 5e session de la Commission rédactionnelle du Comité constitutionnel syrien.
Pendant la réunion, conformément à l’entente précédente, les délégations progouvernementale et d’opposition, avec la participation active de représentants « indépendants » de la société civile, ont entamé la discussion directement sur la Constitution.

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Conjointement avec nos partenaires du format d’Astana, à la veille et pendant le cycle qui s’est déroulé, nous avons invité les parties syriennes à mener un dialogue constructif afin de rapprocher les positions et d’élaborer une vision commune de la future Constitution de leur pays. Nous espérons que les consultations intersyriennes de Genève se poursuivront prochainement, avec la contribution efficace de l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Syrie Geir Pedersen. Nous partons du principe qu’un progrès significatif sur la piste constitutionnelle contribuera à une stabilisation rapide globale et durable en Syrie en parfaite conformité avec la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies et les décisions du Congrès du dialogue national syrien de Sotchi.

Le cessez-le-feu est respecté sur une grande partie du territoire syrien. La situation reste tendue dans la région d’Idleb, où sévissent encore des groupes terroristes. Les attaques de Daech se poursuivent dans le désert syrien à l’Est du pays.
Les forces gouvernementales syriennes et l’aviation russe ripostent contre leurs entrepôts d’armes et leurs bastions. Les cellules clandestines de Daech se sont également activées à l’Est de l’Euphrate, région contrôlée par l’administration kurde autoproclamée avec le soutien militaire des États-Unis.

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 Sur l’évolution de la situation autour du Plan d’action global commun sur le nucléaire iranien
Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi  Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Mariano Grossi

Aucune avancée significative n’a encore été réalisée concernant le Plan d’action global commun sur le nucléaire iranien, qui aurait permis de faire revenir le processus de mise en œuvre de ce dernier dans le cadre initialement convenu.

Dans ce contexte, beaucoup d’espoirs reposent sur l’administration du président Joe Biden. Washington a envoyé des signaux sur sa disposition de principe à revenir au sein de l’accord nucléaire.

Cependant, actuellement, nous n’assistons qu’à un échange de critiques mutuelles entre les États-Unis et l’Iran pour savoir qui doit faire le premier pas.

Téhéran s’est exprimé plusieurs fois sur sa disposition à revenir au respect de tous les termes du Plan d’action à part entière dès que l’équilibre des intérêts, qui a été enfreint, serait rétabli. Pour l’instant, l’Iran continue d’élargir son activité nucléaire, et notamment ses capacités d’enrichissement d’uranium sur les sites de Fordo, de Natanz et d’Isfahan – ce dont témoignent les derniers rapports du Directeur général de l’AIEA. Cependant, il faut tenir compte du fait que toutes les activités menées par l’Iran sur ces sites se déroulent sous un contrôle rigoureux de l’Agence et ne sortent pas du cadre des engagements de Téhéran dans le cadre du Traité sur la non-prolifération de l’arme nucléaire.

Nous pensons que la condition nécessaire pour sauver l’accord nucléaire est le respect successif et à part entière des accords par tous les pays qui les ont élaborés et conclus, y compris les États-Unis et l’Iran. Nous sommes prêts à coopérer étroitement avec les membres du Plan d’action pour atteindre cet objectif, ainsi qu’à une collaboration constructive en la matière avec la nouvelle administration américaine.

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Sur les résultats de la conférence « Iran-Union économique eurasiatique: la diplomatie économique »

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Le 27 janvier 2021 en Iran s’est tenue la conférence « Iran-Union économique eurasiatique: la diplomatie économique » sous l’égide de la Chambre de commerce et d’industrie de Téhéran. A cet événement ont participé de hauts représentants des ministères concernés, des milieux d’affaires et d’experts du pays, ainsi que des ambassadeurs des pays membres de l’UEE.

Nous tenons en grande estime les résultats du format organisé par nos amis iraniens. Nous y voyons la volonté de l’Iran de renforcer le partenariat avec l’Union, avec comme perspective, entre autres, un passage de l’Accord provisoire sur la zone de libre-échange en plein format.

Nos pays possèdent un grand potentiel commercial, économique, d’investissement, scientifique et technique pour la coopération mutuellement avantageuse. Nous espérons que la libéralisation à part entière du commerce contribuera à la hausse des échanges.

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Sur la participation de militaires américains au conflit kosovar

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1200px-Philip_S._Kosnett_official_photo  l’ambassadeur américain à Pristina, Philip Kosnett

Nous avons été impressionnés par les révélations de l’ambassadeur américain à Pristina, Philip Kosnett, dans une interview publiée par la revue en ligne kosovare Gazetablic.com le 26 janvier 2021, sur l’implication des États-Unis dans les activités militaires sur le territoire de la Yougoslavie pendant la phase active du conflit à la fin des années 1990. Il est impossible d’interpréter autrement la phrase selon laquelle « les soldats américains ne se sont pas battus et ne sont pas tombés pour la création dans les Balkans d’une Grande Serbie et d’une Grande Albanie ».
De telles déclarations conduisent à la conclusion logique que les événements sanglants au Kosovo n’ont pas résulté d’un concours de circonstances ou d’une « politique de Belgrade », comme l’Occident cherche à le présenter à ce jour. Ils ont été provoqués de l’extérieur pour détacher illégalement cette partie du territoire de la Serbie, planifiés par les renseignements occidentaux et réalisés avec leur soutien militaire, matériel et professionnel direct. En fait, il est question d’un témoignage important qui ne permet pas de soutenir le mythe concernant les « nobles intentions » de Washington et de ses alliés dans les Balkans.
On notera également la contradiction flagrante entre les aveux de l’ambassadeur américain et la version occidentale officielle selon laquelle les États-Unis et leurs complices de l’Otan se seraient limités uniquement à une opération aérienne contre la Yougoslavie – cyniquement appelée « Ange miséricordieux » – sachant que l’Alliance prétend ne pas avoir subi de pertes humaines. Il s’avère que cela s’est passé différemment. Nous attendons des explications.

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Sur les conséquences à long terme des bombardements de la Yougoslavie

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La première plainte individuelle contre l’Otan a été déposée en Serbie pour obtenir des réparations pour le préjudice causé à la santé suite à l’usage de munitions à uranium appauvri pendant les bombardements de 1999.

La première plainte individuelle contre l’Otan a été déposée en Serbie pour obtenir des réparations pour le préjudice causé à la santé suite à l’usage de munitions à uranium appauvri pendant les bombardements de 1999. Plus de 2.000 personnes, aussi bien serbes qu’albanaises, ont déjà demandé de l’aide à des avocats pour des sujets similaires.

Plus de 20 ans après l’agression de l’Alliance contre la Yougoslavie, dans les régions touchées au Sud de la Serbie, les indicateurs de différentes maladies, notamment cancéreuses, restent à ce jour au-dessus de la moyenne dans le pays.
L’Otan a laissé de telles « traces » après d’autres « missions humanitaires ». Ainsi, dans le Nord de la Libye, après les bombardements a été enregistré un triplement de la norme du fond radioactif – une signature caractéristique des « agents humanitaires » de l’Otan. L’infliction d’un grave préjudice durable pour l’environnement et la santé de l’homme, qui est une violation directe du droit humanitaire international, est une pratique standard dans le comportement des pays membres de l’Otan.

Les otaniens parlent beaucoup des menaces pour la sécurité européenne, même si en réalité la menace principale découle de leurs actions irresponsables ayant mené à une escalade de la tension et ayant déjà conduit à une catastrophe écologique au cœur de l’Europe.

La Yougoslavie a été attaquée non seulement avec des munitions radioactives, mais également par des frappes ciblées contre les entreprises qui ont entraîné le déversement de tonnes de produits chimiques toxiques et cancérogènes sur les territoires et les fleuves environnants, notamment le Danube
Malheureusement, personne n’a été sanctionné pour ce crime à ce jour. C’est également une norme du « mainstream » occidental: ne pas reconnaître ni avouer ses propres erreurs.

Est-ce que la Yougoslavie est le seul exemple? Non: il y a l’Irak, la Libye et bien d’autres points de la planète.

Ils sont venus, ont détruit, sont partis sans s’excuser, sans subir de punition. Puis ils donnent des leçons de vie et de liberté aux autres.
Dans le cadre de l’Alliance se déroule une étrange « érosion » de la responsabilité. Le sentiment d’impunité y domine puisque personne ne punit
Les pays de l’Alliance craignent manifestement un précédent qui les forcerait à verser des réparations à toutes les victimes.
C’est pourquoi l’Otan nie systématiquement tout lien entre la propagation sur le territoire du Sud de la Serbie de tumeurs cancéreuses, de la leucémie, et l’usage massif par l’Alliance de munitions à uranium appauvri – jugeant ce lien infondé.
Les conséquences à long terme de l’agression de l’Alliance contre la Yougoslavie ont même affecté plusieurs centaines de militaires de l’Otan de la Force pour le Kosovo (KFOR). Cela est confirmé notamment par les verdicts de tribunaux italiens concernant les plaintes de militaires italiens qui faisaient partie de la KFOR en 1999 et ont été touchés par le cancer.
Les jeunes Serbes n’ont pas été témoins de l’agression de l’Otan, néanmoins, d’une manière ou d’une autre, ils restent affectés par ses conséquences à long terme. C’est pourquoi il est si important pour le pays de continuer de documenter minutieusement et de systématiser les preuves des crimes de l’Otan sur le territoire de la Yougoslavie, en s’appuyant sur l’analyse scientifique de tous les détails. Les plaintes mentionnées contre l’Otan et l’activité d’une commission interministérielle fondée en 2018 par le Parlement serbe permettront de rétablir la vérité et conduiront à la punition des coupables, pour qu’une telle chose ne puisse jamais se reproduire. 

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Sur la publication, dans les médias britanniques, d’informations concernant les livraisons d’armes de Londres à des pays contre lesquels les Anglais avaient précédemment décrété des sanctions nationales ou un régime d’embargo

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Nous avons noté le récent article du journal The Guardian qui, se référant aux résultats d’une investigation de l’ONG britannique Action on Armed Violence, rapporte qu’entre janvier 2015 et juin 2020 le gouvernement britannique a approuvé des contrats de livraison d’armements et de matériel militaire à 58 des 73 États figurant sur la liste noire du Ministère britannique du Commerce international. De plus, l’article rapporte que certains pays ayant reçu ce matériel militaro-technique figurent sur la liste des transgresseurs des droits de l’homme constituée par le Foreign Office.

De la même manière, l’ONG britannique Campaign Against Arms Trade a publié l’information selon laquelle des représentants de 130 pays ont suivi une formation militaire sur le territoire britannique entre 2018 et 2020.

Au moins 15 d’entre eux sont régulièrement accusés par Londres de violation des droits de l’homme, et 8 font même l’objet d’un embargo sur les armes.

Selon nous, tout cela confirme une nouvelle fois la politique de doubles standards largement utilisée par le gouvernement britannique dans les relations interétatiques. D’un côté, en clamant haut et fort son rôle dominant dans le mouvement international des droits de l’homme, Londres exige, sous peine de sanctions, de demander des comptes aux transgresseurs, de l’autre, il est prêt à fermer les yeux sur les « fautes » de ses partenaires quand cela lui est bénéfique et lui rapporte de l’argent.

Voilà comment les droits de l’homme sont vendus, à bon prix.

Nous pensons que les exemples mentionnés peuvent être qualifiés d’exploitation franchement cynique des droits de l’homme par les Britanniques. Cela dégrade non seulement leur renommée de combattants pour la justice et les droits de l’homme, mais confirme également, comme l’indique la liste des pays bénéficiaires des armements, le rôle peu attrayant des Anglais dans la provocation de conflits intérieurs dans différentes régions du monde, qui s’accompagnent de nombreuses victimes civiles.

Cette politique hypocrite du gouvernement britannique mérite d’être pleinement condamnée (mais d’abord évoquée) aussi bien par les partenaires étrangers de Londres que par la communauté internationale des droits de l’homme.

A cet égard, nous appelons une nouvelle fois les autorités britanniques à renoncer à l’exploitation des droits de l’homme à des fins politiques de propagande.

Nous suggérons à Londres de décider enfin ce qui est plus important: les droits de l’homme bafoués ou les intérêts de son propre lobby militaro-industriel. Quel est le prix de l’honneur et de la dignité du Royaume-Uni?

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Sur l’annulation de la condamnation du citoyen ukrainien Vitali Markiv, accusé d’avoir assassiné un journaliste russe et un photojournaliste italien dans la région de Donetsk en 2014

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Nous avons remarqué la publication, dans la presse italienne, de la décision de la cour d’appel de Milan qui a annulé le 3 novembre 2020 la sentence du tribunal de première instance de Pavie visant le militaire de la Garde nationale ukrainienne Vitali Markiv, qui possède la citoyenneté ukrainienne et italienne.
Je rappelle que le 12 juillet 2019, le tribunal de Pavie avait condamné l’Ukrainien à 24 ans de prison après l’avoir jugé coupable de la mort du citoyen russe, journaliste et traducteur Andreï Mironov et du citoyen italien et photojournaliste Andrea Rocchelli en 2014 sur le territoire de la région de Donetsk, en Ukraine.
Cette situation est consternante. Un tribunal italien a reconnu il y a un an Vitali Markiv coupable d’un grave crime commis sur le territoire ukrainien – l’assassinat de deux civils innocents et non armés. Mais la cour d’appel de Milan, autre ville italienne à 90 km de Pavie où avait été prononcée la première décision, n’a pas établi la culpabilité personnelle de l’Ukrainien dans ce crime et l’a disculpé pour « insuffisance de preuves ».

Ministre ukrainien de l'Intérieur Arseni Avakov.  Ministre ukrainien de l’Intérieur Arseni Avakov.

Les médias ont beaucoup parlé du déroulement du procès, des choses étonnantes qui se sont déroulées dans la salle d’audience, de ce qu’a fait le Ministre ukrainien de l’Intérieur Arseni Avakov. Sur les mains de cet homme: le sang des milliers d’habitants du Donbass et des militaires ukrainiens qui, sur son ordre, ont retourné les armes contre la population civile. Autour du tribunal marchaient des nationalistes italiens criant des slogans extrémistes, comme s’ils ne se trouvaient pas dans l’une des villes les plus civilisées d’Europe mais sur le Maïdan de Kiev.
Qu’avons-nous? La cour d’appel de Milan, non sans l’aide de certains représentants des autorités italiennes – on ne voudrait pas le penser, mais c’est probable –  a sacrifié son intransigeance et a entièrement revu la décision du tribunal de première instance en ignorant l’existence de preuves irréfutables basées sur une enquête de six ans et sur les récits des témoins. Si c’est le cas, alors cela porte de nouveau atteinte à l’image déjà imparfaite de la justice italienne.

Andy-Rocchelli

 
Cela a offensé les sentiments des proches d’Andrea Rocchelli, ainsi que de tous les Italiens sensés qui sont une majorité et qui s’attendaient à une décision juste dans l’intérêt des citoyens italiens, c’est-à-dire à la condamnation du meurtrier.

 

Ce procès a une grande importance pour la Russie car il s’agit de la punition du coupable de la mort du citoyen russe Andreï Mironov. Malheureusement, le tribunal n’a tenu compte pratiquement d’aucune circonstance.

 


Dans le cadre de l’enquête pénale menée par le Comité d’enquête russe sur les événements dans le Sud-Est de l’Ukraine, la Russie accuse Vitali Markiv d’avoir commis un crime visé par l’art. 105 p. 2 du Code pénal russe, « Double ou multiple homicide avec circonstances aggravantes ». L’Ukrainien fait l’objet d’un mandat de recherche international, le tribunal l’a condamné par contumace à la prison ferme. Nous sommes certains que la justice triomphera.

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Sur les sanctions ukrainiennes contre le Nicaragua pour l’ouverture d’un consulat honoraire en Crimée

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Les autorités ukrainiennes ont récemment décrété des sanctions contre le Nicaragua après la nomination par ce pays d’un consul honoraire en République de Crimée. Cette réaction semble dérisoire. Vous le savez, depuis 2017 l’Ukraine et le Nicaragua ne sont pas des partenaires commerciaux, c’est pourquoi il n’y a rien à sanctionner, en fait. C’est visiblement un acte de désespoir.

Je répète que la République de Crimée et la ville de Sébastopol sont des entités de la Fédération de Russie. L’ouverture de représentations consulaires de pays étrangers sur le territoire russe relève des relations bilatérales avec ces pays, qui ne concernent pas les autres pays, dont l’Ukraine. Nous appelons les autorités ukrainiennes à ne pas s’ingérer et à ne pas essayer d’influer sur les contacts bilatéraux entre d’autres États qui ne concernent pas du tout l’Ukraine.
Kiev est si souvent solidaire de l’Occident sur les différentes questions qu’elle a avec lui quelque chose en commun, à savoir notre conseil: occupez-vous de vos propres problèmes. Laissez le Nicaragua tranquille.

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Sur le blocage de trois chaînes d’opposition en Ukraine

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Des événements sans précédent se sont produits dernièrement en Ukraine. Je les qualifie ainsi pour différentes raisons. D’un côté, on avait déjà constaté beaucoup de choses similaires, mais de l’autre, de telles atteintes destructives aux processus démocratiques – qui restent encore sur le papier et dans les déclarations mais sont tout de même exprimées -, ces démarches des autorités officielles de Kiev, sont incomparables. Elles concernent la démocratie, la liberté d’expression, la protection des droits des journalistes.

Une nouvelle fois, les autorités de Kiev ont fait preuve d’une omission totale des engagements de l’Ukraine en matière de garantie des droits de l’homme fondamentaux.

Pourquoi « sans précédent »? Parce que le régime précédent de Kiev n’avait jamais déclaré aussi désespérément, avec autant de conviction, son attachement aux valeurs démocratiques. Ces dernières années, beaucoup ont cru à la sincérité du Président ukrainien Vladimir Zelenski qui disait qu’on ne pouvait pas interdire aux gens de parler leur langue natale, bloquer les chaînes de télévision dans cette langue. Il semblait le dire avec tellement de sincérité, si joliment. Il s’avère que ce n’était pas sincère, mais qu’il s’agissait d’une interprétation artistique.

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Le 2 février 2021 a été rendu public le décret du Président ukrainien sur la suspension de la diffusion de trois chaînes locales: 112 Ukraine, NewsOne et Zik, représentant le point de vue de la population d’opposition.

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La Plateforme d’opposition – Pour la vie menace Zelensky d’une procédure de destitution

Ce décret met en application la décision du Conseil de sécurité nationale et de défense de l’Ukraine « sur les mesures de restriction personnelles économiques spéciales » visant le député populaire de la Plateforme d’opposition – Pour la vie Taras Kozak, qui dispose des droits de propriété de ces ressources médiatiques. A l’heure actuelle, la diffusion de ces chaînes est suspendue, les licences pour l’exploitation des réseaux de télécommunication et des fréquences radio ont été annulées.

Des millions de citoyens ukrainiens ont été restreints dans leur droit d’accéder à l’information. De plus, les autorités veulent faire cesser leur diffusion sur le site YouTube. C’est une atteinte scandaleuse au droit d’expression. Je me permets de dire les choses comme elles sont: les autorités de Kiev dupent leur peuple comme elles peuvent.

Nous avons parlé plusieurs fois du comportement inacceptable de Kiev contre les médias, les sites, les produits imprimés et même les livres pour enfants russes, qui sont interdits sous prétexte de lutter contre une prétendue menace et la « propagande de la Russie ». Mais la machine de répression ukrainienne est allée trop loin, elle ne peut pas être stoppée. Il s’agit désormais de ressources médiatiques ukrainiennes qui adoptent une position désagréable du point de vue de l’élite dirigeante.

Nous considérons la suspension de la diffusion de trois médias ukrainiens avec un audimat solide par un décret du chef de l’État comme un exemple flagrant de censure politique et de concurrence déloyale, allant à l’encontre des lois ukrainiennes et des engagements internationaux de Kiev en matière de protection de la liberté d’expression.

Nous ne pouvons pas oublier les promesses de campagne de Vladimir Zelenski concernant le respect de la diversité linguistique et de la liberté d’expression. Malgré cela, l’Ukraine continue de dériver vers un modèle de gouvernement totalitaire impliquant une ukrainisation forcée. Je voudrais rappeler les propos de Vladimir Zelenski il y a littéralement 18 mois. Pendant sa visite dans la région de Rovenki en septembre 2019, il avait déclaré ceci: « Je respecte beaucoup chaque chaîne et la chaîne NewsOne. Je n’ai jamais fermé une chaîne de ma vie. Je n’ai pas le droit, je n’ai pas le pouvoir. Je suis personnellement pour la liberté d’expression. »

Nous avons attiré plusieurs fois l’attention des structures internationales compétentes sur la situation en matière de liberté d’expression et de pluralisme d’opinions qui continue de se dégrader en Ukraine. Nous avions l’impression qu’on ne nous croyait pas.
Mais aujourd’hui, qu’est-ce qui pourrait empêcher les structures internationales compétentes d’exprimer leurs commentaires à ce sujet?
Sans explications, ou sous des prétextes fallacieux, des représentants de médias étrangers sont expulsés du territoire de l’Ukraine, la pratique des arrestations illégales et de détention de journalistes se perpétue. Parmi les exemples les plus marquants (qui ne sont pas les seuls):
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la détention pendant plus d’un an du responsable du site RIA Novosti Ukraine Konstantin Vychinski accusé de haute trahison dans le cadre d’une affaire pénale fabriquée; ou encore les assassinats des journalistes russes Andreï Stenine, Anton Volochine, Igor Korneliouk et Anatoli Klian en 2014, qui restent non élucidés.

Cela fait longtemps que les autorités de Kiev mènent une politique de répressions systématiques contre les journalistes et font pression sur les sources d’information qu’elles jugent indésirables. A ces fins elles réforment la législation nationale. En phase de révision se trouvent les projets de loi sur les médias et sur la lutte contre la désinformation, qui prévoient de sérieuses restrictions pour les médias, instaurant de facto une censure de l’État. Les projets de loi contiennent une directive directe aux médias de couvrir l’activité de l’État russe sous un angle négatif. Il est prévu d’interdire législativement la « popularisation et la propagande des organes de pouvoir de l’État agresseur », ainsi que la justification ou le déni de l’agression armée et de l’annexion du territoire de l’Ukraine, de la violation de son intégrité territoriale et de sa souveraineté. De cette manière se finalise le long processus d’éradication de toute pensée alternative et progresse l’imposition d’une censure totale.

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Le fonctionnement du site extrémiste Mirotvorets en Ukraine est inadmissible. Des médias (d’ailleurs, personne n’a nié en Ukraine que les chaînes énumérées étaient des médias) sont bloqués. Cela est fait intentionnellement, brutalement, violemment, alors que le site Mirotvorets, à l’idéologie absolument extrémiste, continue de fonctionner.

Je rappelle que ce site publie en accès ouvert les informations personnelles des journalistes qui couvrent les événements (comme dit Kiev) « du mauvais côté » de l’histoire.

Le silence à ce sujet des adeptes de la « démocratie ukrainienne », généralement très actifs dans le champ médiatique, étonne. On ignore si c’est un signe d’accord avec les actions antidémocratiques du régime de Kiev ou de la consternation.

Et les États-Unis se sont distingués comme jamais. La déclaration de l’Ambassade des États-Unis en Ukraine à ce sujet relève du féérique:

« Les États-Unis soutiennent les efforts pour lutter contre l’influence malveillante de la Russie engagés par l’Ukraine afin de protéger sa souveraineté et son intégrité territoriale conformément à la législation ukrainienne. Nous devons tous travailler ensemble pour empêcher d’utiliser la désinformation comme une arme dans la guerre de l’information contre les États souverains. »

Nous voudrions rappeler à Washington et aux responsables américains, qui « ne sont pas amis » avec les faits, que ce ne sont pas des chaînes russes mais ukrainiennes. Et à ceux qui « ne sont pas amis » avec la mémoire nous voudrions rappeler le commentaire du porte-parole du Département d’État américain Ned Price du 3 février 2021:

« Les États-Unis condamnent partout la censure médiatique, la considérant digne des dictateurs, ainsi que le blocage, l’oppression et d’autres tactiques pour étouffer les médias indépendants, y compris la télévision. »
US-DIPLOMACY-BRIEFIING US State Department spokesman Ned Price speaks at his first daily press briefing at the State Department in Washington, DC, on February 2, 2021. (Photo by Nicholas Kamm / POOL / AFP)

 


 

Ned Price et le Département d’État américain, ainsi que l’Ambassade des États-Unis en Ukraine sont-ils maintenant deux structures différentes ou ont-ils tout de même quelque chose en commun?
Les déclarations des diplomates américains ne peuvent pas être aussi contradictions dans l’espace des premiers jours de février.

Ou quelque chose est allé de travers?

La déclaration de l’Ambassade américaine à Kiev est faite au nom de ce pays qui se positionne comme un modèle de la démocratie, et qui a signé entre autres les principaux documents juridiques internationaux en matière de liberté d’expression tels que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, les Engagements de Copenhague (1990) et de Moscou (1991) sur la dimension humaine de la CSCE (l’actuelle OSCE).

Nous voudrions rappeler une nouvelle fois que les États-Unis et l’Ukraine sont les seuls pays au monde qui chaque année, à l’Assemblée générale des Nations unies, votent contre la résolution sur la lutte contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée. Nous comprenons pourquoi l’Ukraine le fait. Alors que Washington explique son vote contre cette résolution par la réticence à « limiter le droit d’expression ».
L’Ambassade des États-Unis en Ukraine parle de la « désinformation comme d’une arme dans la guerre de l’information contre les États souverains », or c’est Washington qui a soumis à ses intérêts politiques l’activité des principales plateformes mondiales de réseaux sociaux et de sites d’hébergement, parce qu’ils sont américains.
Les plateformes numériques américaines sont le principal espace de diffusion de la désinformation.
Comment Washington a-t-il lutté, lutte ou a l’intention de lutter contre ses propres monopoles d’internet?
Aucunement. La désinformation circule sur les réseaux sociaux situés sur les plateformes numériques américaines, et leurs serveurs se trouvent aux États-Unis. Leur direction, avec la complaisance des élites américaines, est allée jusqu’au blocage coordonné des comptes des sources d’information indésirables pour leurs superviseurs, allant jusqu’aux pages officiels du Président américain sortant, le tout sous des prétextes fallacieux.
Et ces gens vont nous parler de désinformation et nous dire comment la combattre?
 Commencez par vous-mêmes. On assiste aux États-Unis à une censure brutale, à une absence totale de cadre juridique dans lequel doivent travailler les plateformes internet, aux violations interminables des lois et des juridictions des États souverains par les géants de l’internet américains.
Pour revenir à l’Ukraine, nous espérons que les structures internationales compétentes, dont le Haut-Commissaire de l’Onu aux droits de l’homme, le Directeur général de l’Unesco, le Commissaire du Conseil de l’Europe aux droits de l’homme, le Représentant de l’OSCE pour la liberté des médias et le BIDDH de l’OSCE ne resteront pas à l’écart d’une violation aussi scandaleuse de la liberté d’expression, exprimeront dûment leur avis et prendront les mesures nécessaires pour forcer les autorités ukrainiennes à respecter les lois de leur propre pays et leurs engagements internationaux.
Je ne suis pas certaine que les organisations mentionnées recevront un cortège de diplomates de l’UE exigeant de rétablir la justice et appeler l’Ukraine à respecter ses lois et ses engagements internationaux en matière de liberté d’expression – ils sont occupés par d’autres pays et problèmes. Mais, de notre côté, nous enverrons impérativement des documents à ces organisations.

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Sur les déclarations de représentants américains officiels concernant le Traité START

le Secrétaire d’État américain Antony Blinken le 3 février 2021  le Secrétaire d’État américain Antony Blinken

Nous avons remarqué les déclarations faites par le Secrétaire d’État américain Antony Blinken le 3 février 2021:
« Les États-Unis sont arrivés à la conclusion que la Fédération de Russie respectait ses engagements dans le cadre du START annuellement depuis l’entrée en vigueur du Traité en 2011. »

Marshall Billingslea  Marshall Billingslea

Il y a littéralement quelques mois, le 8 décembre 2020, le représentant spécial du Président américain pour la maîtrise des armements Marshall Billingslea avait déclaré:
« La Russie enfreint systématiquement les accords sur la maîtrise des armements, et on ne peut pas lui faire confiance en la matière […] Cela suscite une profonde inquiétude. Attachée à cette réflexion dangereuse, la Russie crée et modernise son arsenal de milliers d’ogives nucléaires, qui ne sont pas du tout limitées par le traité START III. »
Les contradictions sont de plus en plus nombreuses. La crise est flagrante.

 

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Sur la suspension de la diffusion de plusieurs chaînes russes en Lettonie

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Les problèmes liés aux médias et à la liberté d’expression ne se produisent pas seulement en Ukraine. La décision du grand opérateur du câble letton Tet de suspendre à partir du 1er février la diffusion de cinq chaînes russes – Pervy Kanal, NTV Mir, Ren TV Baltia, Kinokomedia et Kinomix – va dans le même sens.

En fait, les autorités lettones, qui détiennent 51% des actions de Tet, poursuivent leur ligne destructive visant à écarter le contenu russe de l’espace médiatique national. C’est précisément une atteinte à la liberté d’expression.
La compagnie explique ses actions par de prétendues « ambiguïtés dans le droit de représentation des chaînes » et « inquiétudes quant au respect des sanctions ». Des arguments étonnants. Nous ignorons de quoi ils parlent.

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C’est loin d’être le premier exemple de démarches hostiles des autorités lettones, qui s’expriment, entre autres, par une approche discriminatoire envers les médias russes et russophones. Les répressions médiatiques de Riga avaient déjà touché sept chaînes du holding RT, ainsi que des correspondants contractuels de Sputnik et de Baltnews – contre qui des affaires pénales avaient été ouvertes. La chaîne RTR-Planeta est la suivante sur la liste. Après de multiples blocages provisoires, les autorités lettones ont l’intention de l’interdire définitivement.

Nous remarquons que cette atteinte flagrante à la liberté d’expression se déroule sous couvert de « sanctions » illégitimes de l’UE. Si l’ambassadeur de Lettonie à Moscou a envoyé son diplomate pour « défendre » les droits d’une personne concrète, peut-être que d’autres diplomates lettons pourront s’occuper des droits des millions de gens dans leur propre pays et défendre la liberté d’expression, empêcher une nouvelle violation des engagements internationaux de Riga de prendre forme?
Nous appelons la Commission européenne, ainsi que les organes compétents de l’Unesco, de l’OSCE et du Conseil de l’Europe qui veillent à la liberté des médias dans le monde, à réagir comme il se doit aux événements en Lettonie.

Représentante de l'OSCE pour la liberté des médias Teresa Ribeiro  Représentante de l’OSCE pour la liberté des médias Teresa Ribeiro

A cet égard, nous notons avec gratitude les efforts de la Représentante de l’OSCE pour la liberté des médias Teresa Ribeiro. Elle s’est publiquement exprimée sur les préoccupations russes vis-à-vis de la violation des droits des journalistes russes et russophones dans les pays baltes. A en juger par son communiqué de presse, elle a rapidement rencontré les représentants permanents de la Lettonie et de l’Estonie auprès de l’OSCE pour les appeler à respecter le droit de tous les journalistes de couvrir librement tous les sujets d’intérêt public, et a pointé la nécessité de respecter les engagements internationaux en la matière.

Nous espérons que ces pays, notamment la Lettonie, écouteront ces appels.

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Sur le lancement de Sputnik Meedia

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Il y a également de bonnes nouvelles. Dans les pays baltes, où les autorités, d’une part, prônent les hauts standards des libertés et droits démocratiques dans d’autres pays et, d’autre part, poursuivent chez elles une ligne successive visant à éradiquer toute dissidence, les journalistes ne se rendent pas face à un tel arbitraire médiatique.

Nous sommes ravis de saluer le lancement d’un nouveau site d’information indépendant, Sputnik Meedia. Le noyau de son collectif journalistique est constitué par les anciens collaborateurs de la rédaction de Sputnik Estonie qui, rappelons-le, a été forcée de cesser son travail le 1er janvier 2020 sous une brutale pression, notamment par le biais d’une intimidation pénale. Sputnik Meedia n’a aucun lien avec le holding médiatique Rossiya Segodnya, son financement provient de sources indépendantes. Le nouveau média occupera la niche de fournisseur d’actualités alternatives en continuant de prôner traditionnellement les relations de bon voisinage (c’est l’information qu’ils nous ont communiquée).

Nous admirons le courage et la ténacité des journalistes qui, confrontés à une provocation systémique, ont fait preuve de leur intention déterminée, malgré une pression sans précédent, de défendre la liberté d’expression et de continuer de dire la vérité dans les pays baltes. Là où justement, cela est vraiment nécessaire. Nous leur souhaitons de la réussite dans cette cause difficile et, évidemment, de l’objectivité.

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Sur les activités commémoratives consacrées à l’anniversaire de la libération d’Auschwitz

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Le 27 janvier 2021, au musée d’Auschwitz-Birkenau, se sont déroulées en ligne les activités commémoratives à l’occasion du 76e anniversaire de la libération du camp de concentration nazi. Nous avons remarqué que dans leurs allocutions vidéo, seuls l’Ambassadeur de Russie en Pologne et le chargé d’affaires d’Israël en Pologne ont rappelé que le camp de la mort d’Auschwitz avait été libéré par l’Armée rouge. Or il faut le rappeler. Je vais expliquer pourquoi.

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FILE PHOTO: Polish President Andrzej Duda in Warsaw, Poland February 3, 2020. REUTERS/Kacper Pempel/File Photo

Le président polonais Andrzej Duda a esquivé ce thème, et les quelques publications de médias polonais, si ce sujet était mentionné, utilisaient les expressions suivantes: le 27 janvier 1945, l’Armée rouge « a occupé » le camp. N’a pas libéré, n’a pas apporté la paix, n’a pas sauvé des vies – non. « A occupé » le camp.
La mémoire historique de nouveau affichée en Pologne (et parfois l’amnésie historique), qui préfère taire ou déformer les événements indésirables de la Seconde Guerre mondiale, ne pourra pas changer le plus important: c’est l’Armée rouge qui a apporté une contribution décisive à la défaite de l’Allemagne fasciste et à la libération de l’Europe du nazisme. Malgré toute la volonté de Varsovie de l’oublier, nous ne le permettrons pas.

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Sur un article conjoint des ministres des Affaires étrangères de la Lituanie et du Japon

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Le 27 janvier 2021, le journal israélien Jerusalem Post a publié un article des ministres des Affaires étrangères de la Lituanie et du Japon consacré au consul japonais de Kaunas, Chiune Sugihara. Pour avoir délivré des documents de transit à des milliers de réfugiés juifs, il a reçu le titre israélien de « Juste parmi les nations », il est considéré comme un saint local de l’Église orthodoxe japonaise.

Force est de constater avec regret qu’une occasion aussi digne que la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste (27 janvier) a été utilisée par les ministres lituanien et japonais afin de promouvoir une vision déformée des événements de la Seconde Guerre mondiale, en accusant l’Union soviétique d' »occupation » de la Pologne et des pays baltes en 1939-1940. L’Ambassade de Russie à Tokyo a déjà publié un commentaire détaillé en japonais et en russe. Nous attendons également sa publication en anglais par le Jerusalem Post.

Je voudrais ajouter de ma part: la diplomatie japonaise a permis de se faire impliquer dans les jeux politiques lituaniens ayant pour objectif final de réviser les résultats de la Seconde Guerre mondiale et les décisions du procès de Nuremberg. Par leurs accusations infondées, Vilnius et plusieurs autres capitales européennes veulent rejeter sur l’Union soviétique la responsabilité du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Si avec la Lituanie tout est clair dans l’ensemble – la politique qui y est menée est censée détourner l’attention de la communauté mondiale de la glorification continuelle des collaborationnistes lituaniens, des complices nazis coupables de l’éradication de la communauté juive en Lituanie (plus de 200.000 personnes) – la « myopie » historique de Tokyo est très surprenante. Le fait est que pendant les événements décrits en Europe, le Japon menait une agression ouverte contre la Chine en réprimant violemment toute résistance (rappelons le massacre de Nankin), et essayait de mettre à l’épreuve les frontières soviétiques et mongoles.

Une telle sélectivité dans la présentation du contexte de l’histoire de Chiune Sugihara est troublante. Nous voudrions avertir les collègues du Ministère des Affaires étrangères du Japon que la poursuite de la solidarisation avec le révisionnisme historique lituanien pourrait devenir un élément irritant dans nos relations bilatérales.

Nous reviendrons forcément sur le thème de l’évacuation des réfugiés juifs en transit via l’Union soviétique et le rôle du Ministère des Affaires étrangères soviétique dans cette histoire. Nous le dévoilerons plus largement. Nous sommes certains que cela vous intéressera.

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Sur les nouveaux cas de vandalisme et de démantèlement de monuments soviétiques en Pologne

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Malgré les principes de respect de la mémoire des morts en vigueur dans le monde civilisé, et en violant l’accord intergouvernemental russo-polonais sur les cimetières et les lieux de mémoire des victimes des guerres et des répressions de 1994, la Pologne poursuit sa lutte contre le patrimoine commémoratif soviétique. Cela s’inscrit dans une stratégie de réécriture de l’histoire.

Cette fois ont été profanés les monuments de nos guerriers libérateurs à Ogrodzieniec et à Rzeczyn. Le monument d’Ogrodzieniec a été peint en noir, tagué avec des inscriptions, les plaques commémoratives ont été retirées et l’étoile à cinq branches a été cassée. A Rzeczyn a été radicalement « reconstruit » le monument érigé en hommage aux parachutistes soviétiques et polonais qui ont débarqué et ont été tués ici en septembre 1944. Au fond, le site commémoratif soviétique a été démantelé: à l’endroit des anciens éléments a été installée une croix catholique, au lieu d’une commémoration des parachutistes a été installée une plaque commémorative complètement différente.

Ces actes de vandalisme ont été découverts pendant notre inventaire des sites commémoratifs en Pologne. Les autorités du pays ne jugent même pas utiles de nous informer de tels incidents, alors que c’est exigé par l’accord intergouvernemental susmentionné. Les médias polonais, pour leur part, taisent intentionnellement ce thème. De cette manière, la campagne de falsification de l’histoire prend de l’ampleur en Pologne.

 

à suivre…

 

https://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/4552598

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