4079 – VisegradPost – V4, Moldavie et Pologne … ça bouge !

1/L’essentiel de l’actualité du 26 octobre au 1er novembre 2020 dans le V4 – 2 novembre 2020
2/Moldavie … un troisième clou dans le cercueil du Covid ? 2 novembre 2020
3/En Pologne – les féministes ne séduisent pas – 3 novembre 2020
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1/L’essentiel de l’actualité du 26 octobre au 1er novembre 2020 dans le V4 – 2 novembre 2020

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Hongrie
  • Mardi 27 octobre, le premier patient du Covid-19 traité avec du Remdesivir produit en Hongrie a pu quitter l’hôpital suite à sa guérison, annoncé le gouvernement hongrois. Il s’agit d’une dame âgée de 75 ans. Le Remdesivir « hongrois », produit par la société Richter Gedeon, a déjà été administré à 19 patients dans le pays.
  • De nouvelles règles de quarantaine sont entrées en vigueur mercredi 28 octobre en Hongrie. Les personnes entrant en Hongrie devront dorénavant se rendre directement de la frontière à leur lieu de quarantaine, utiliser une application spécifique de surveillance de la quarantaine s’ils disposent d’un téléphone intelligent, les contrevenants s’exposant à des amendes de 5 000 à 150 000 forints (14 à 410 euros) cumulables jusqu’à 600 000 forints (1 640 euros) par jour.
  • Le premier ministre hongrois Viktor Orbán a déclaré vendredi 30 octobre que la police aura le pouvoir de fermer des restaurants et des magasins et de demander l’annulation d’événements sportifs et culturels à partir de début novembre et appelé ses concitoyens à se conformer avec discipline aux règles sanitaires édictées par le gouvernement. Le chef du gouvernement a également annoncé que les frontières hongroises resteront fermées jusqu’au moins fin novembre.
  • La Commission européenne a annoncé vendredi 30 octobre l’ouverture d’une procédure contre la Hongrie pour infraction en raison d’une « application incorrecte de la législation de l’UE en matière d’asile ». Cette procédure vise de nouvelles mesures mises en place depuis le mois de mai en raison de l’épidémie de coronavirus que la Commission considère comme une « restriction illégale de l’accès à la procédure d’asile ».
  • Le gouvernement hongrois revient sur sa loi de 2017 concernant les ONG, elle sera supprimée. Jusque là, les ONG devaient se déclarer comme financées de l’étranger le cas échéant. Une loi dénoncée par la Cour du Luxembourg comme contraire aux règles de l’UE.
  • Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Budapest devant l’ambassade de Pologne le mercredi 28 octobre pour soutenir le mouvement pro-avortement manifestant actuellement massivement en Pologne.
Pologne
Slovaquie
  • Le premier ministre slovaque Igor Matovič a annoncé mardi 27 octobre que le dépistage massif du Covid-19 à l’échelle nationale ne seraient pas obligatoires, mais que néanmoins ceux qui s’y soustrairont devront être mis en quarantaine à domicile pendant 10 jours. Samedi, 2 581 113 personnes avaient déjà été testées, et seulement 21 850 tests ont été positifs, soit environ 1% de la population. Il est désormais nécessaire de justifier d’un test négatif pour entrer dans un magasin.
Tchéquie 
  • Selon les prévisions d’Eurostat publiées ce mercredi 28 octobre, la Tchéquie devrait avoir un taux d’endettement de 39,4% de son PIB à la fin de l’année 2020 – l’un des taux les plus bas de l’Union européenne, et ce malgré un déficit budgétaire record cet année du fait des mesures covidiennes.
  • Les députés tchèques ont adopté ce jeudi 29 octobre une résolution considérant dans son ensemble le mouvement chiite libanais Hezbollah comme une organisation terroriste en appelant l’Union européenne à cesser de faire la distinction entre les unités politiques et militaires dudit mouvement. Actuellement, seule la branche militaire du Hezbollah est considérée comme terroriste par l’UE, tandis que de nombreux États occidentaux, dont les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, mais aussi l’Allemagne et l’Autriche depuis peu, considèrent toutes les composantes du Hezbollah comme terroristes.
La Rédaction
Article signé par la Rédaction.

https://visegradpost.com/fr/2020/11/02/lessentiel-de-lactualite-du-26-octobre-au-1er-novembre-2020-dans-le-v4/

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2/Moldavie … un troisième clou dans le cercueil du Covid ? 2 novembre 2020 par Modeste Schwartz
 

2020.11.07. Moldavie ... un troisième clou dans le cercueil du Covid  2 novembre 2020

Moldavie Le 30 août 2020, les citoyens du Monténégro ont eu l’honneur d’être les premiers européens à faire tomber un gouvernement covidien. Généralement attribuée à l’opposition farouche des églises orthodoxes et à des affaires de corruption, la défaite des « socialistes » monténégrins a pourtant eu lieu face à une opposition politique extrêmement divisée (comme l’est, par exemple, l’opposition hongroise) ;

Milo Đukanović Photo European Union  Milo Đukanović; Photo: European Union 

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même si cette opposition ne semble pas avoir eu le courage de remettre en cause la narration covidienne, le moins qu’on puisse dire, c’est que l’exploitation policière opportuniste du « danger viral » par les autorités monténégrines n’a pas vraiment porté chance à Milo Đukanović.
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Précédé par les violents épisodes de la fronde du peuple serbe contre les appétits covido-dictatoriaux de son président Aleksandar Vučić, ce dénouement monténégrin est maintenant suivi d’un épisode moldave.
À encore deux semaines du second tour des présidentielles moldaves, il est bien sûr trop tôt pour en tirer des leçons définitives. Mais le premier tour, célébré hier, dimanche 1er novembre 2020, a d’ores et déjà confirmé un résultat prévisible : une participation historiquement basse. Et, compte tenu du retard de 3 points du président sortant sur son adversaire sélectionné pour le second tour, il est clair que la démobilisation a surtout frappé les rangs des partisans d’Igor Dodon.
Moldovan President Igor Dodon
© Mikhail Metstsel/TASSMoldovan President Igor Dodon par agce Tass
Moldovan President Igor Dodon © Mikhail Metstsel/TASS
Contrastant fortement avec la participation élevée des présidentielles de 2016 (les premières de l’histoire démocratique moldave qui aient été tenues au suffrage universel direct), cette désertion de l’électorat montre donc avant tout une perte de popularité dramatique du président sortant Igor Dodon, pourtant élu il y a quatre ans par la plus large des majorités électorales de l’histoire démocratique moldave.
Vlad Plahotniuc 2 Vlad Plahotniuc
Et ce, alors même qu’il venait, en 2019, de se débarrasser de son principal concurrent, l’oligarque populiste de droite Vlad Plahotniuc, qui jouissait de sympathies diplomatiques à Washington comme à Bucarest.
Dodon, dont j’avais alors salué l’intelligence stratégique, n’a hélas pas confirmé cette observation en 2020. À l’exemple des deux puissances dont il est le plus proche (Moscou et Berlin), il s’est, au printemps, jeté corps et âme dans le show covidien, imposant à la Moldavie une dictature pseudo-sanitaire particulièrement dure (suivant le modèle roumain). Ce qu’il semble avoir oublié, c’est que, comparée, non seulement à l’Allemagne ou à la Russie, mais même à son voisin roumain, la Moldavie est un pays bien trop pauvre pour pouvoir se permettre pendant plus de quelques semaines le suicide collectif du « confinement ».

Le mandat de Maia Sandu à la tête du gouvernement réformiste de la Moldavie a pris fin Maia Sandu

Le second tour des élections l’opposera à Maia Sandu, candidate libérale mondialiste formée à la Banque mondiale. Inutile de préciser que cette dernière n’enfreint pas davantage le tabou covidien, et que, comme dans tout le reste de l’Europe médiane, les Moldaves auront donc à choisir à la mi-novembre entre deux variantes de la même politique mondialiste oligarchique à tendance dictatoriale, que ne distingue entre elles qu’un mince vernis rhétorique – d’où, à mon avis, cette participation exceptionnellement faible.
Cette divergence d’opérette, comme en Pologne et en Hongrie, tournera principalement autour de l’attitude (avant tout rhétorique) des uns et des autres vis-à-vis de l’épouvantail LGBT. Igor Dodon est connu pour des prises de position favorables à la « famille traditionnelle » – lesquelles ont pour l’instant débouché principalement sur l’organisation de quelques kermesses. Tandis que Maia Sandu, communément accusée de lesbianisme par ses détracteurs, a dû, dans l’optique de la campagne présidentielle, faire taire les mauvaises langues pour recentrer son image. Le score d’hier soir suggère que beaucoup de moldaves ne souscrivent plus à cette comédie –d’autant moins qu’ils ont précédemment vu ce même tandem pseudo-dichotomique Dodon-Sandu s’entendre comme larrons en foire lorsqu’ils ont brièvement collaboré (ou laissé leur collaboration transparaître publiquement) pour débarquer l’ancien homme fort Plahotniuc (Maia Sandu devenant alors même, pour quelques mois, le premier ministre d’Igor Dodon !).

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Cette manœuvre assez vertigineuse, effectuée avec l’assentiment des ambassades européennes, américaine et russe, avait pu inspirer à l’électorat quelques doutes concernant la narration géopolitique (« Est contre Ouest ») qui informait depuis plusieurs décennies le champ politique moldave. Ce débat cherchera d’ailleurs probablement à se réinviter au second tour des élections en cours, dont l’enjeu sera la récupération des voix des candidats de premier tour déboutés – notamment pour Dodon, qui ne peut que lorgner sur le bon score réalisé par Renato Usatîi, le russophile tribun local de Bălţi.

Renato Usatîi  Renato Usatîi

Ce plébiscite populaire accordé au plus pro-kremlin des politiciens moldaves contient-il un « message codé » adressé à Igor Dodon – concernant, notamment, la nécessité d’adopter une stratégie vaccinale (ou un leurre vaccinal ?) rapide (donc russe) pour mettre fin à l’hystérie avant que tout le monde ne soit mort de faim ?
Si tel est le cas, Igor Dodon aura-t-il l’intelligence – et plus encore : le « droit » (comprendre : l’autorisation de Bruxelles) de le comprendre ?
Réponse dans deux semaines.
En 2020, c’est en effet au tour du positionnement socio-politique de fond du président moldave de devenir objet de doute, tout comme celui de ses homologues réputés populistes de Budapest et de Varsovie, que leur peuple voit depuis plus d’un semestre courir éperdument derrière les injonctions les plus folles d’un mondialisme libéral transformé (après désertion de BHL) en totalitarisme covidien.
Ce troisième épisode d’effritement est donc un résultat que certains, en Pologne et en Hongrie, feraient bien d’étudier de près.
Bien sûr, aucun de ces pays n’est économiquement aussi fragile, démographiquement aussi exsangue, et aussi dépendant de l’économie du mandat que la République Moldave – ce qui explique probablement que la population y tolère encore des mesures dictatoriales destructrices du tissu économique, dont le gain sanitaire putatif (au vu des expériences suédoise et biélorusse) semble être – dans le meilleur des cas – de rallonger de quelques semaines ou de quelques mois en moyenne la vie d’un ou deux milliers de mourants parvenus à un âge moyen identique à l’espérance de vie de ces pays.
POLOGNE Le symbole de leur révolte est une foudre rouge. Ici, le 30 octobre à Varsovie.[Wojtek RADWANSKI AFP]  POLOGNE Le symbole de leur révolte est une foudre rouge. Ici, le 30 octobre à Varsovie.[Wojtek RADWANSKI / AFP]
Néanmoins, on peut se demander dans quelle mesure les manifestations monstres actuellement en cours à Varsovie auraient – abstraction faite de leur prétexte féministe/progressiste – eu un tel succès si le gouvernement polonais s’était, dans sa gestion de crise, davantage inspiré du comportement de ses voisins de Stockholm et de Minsk.
À bon entendeur, salut.

Modeste Schwartz Ancien élève de l’École Normale Supérieure – rue d’Ulm et linguiste, il est également traducteur et auteur. Avec plus de quinze années passées en Roumanie et en Hongrie, Modeste Schwartz s’est spécialisé dans le suivi des politiques danubiennes.

https://visegradpost.com/fr/2020/11/02/moldavie-un-troisieme-clou-dans-le-cercueil-du-covid/

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3/En Pologne, les féministes ne séduisent pas – 3 novembre 2020 par Olivier Bault
En Pologne, les féministes ne séduisent pas - 3 novembre 2020
Pologne – Les Polonais sont en décalage avec les féministes à l’origine des manifestations pro-avortement. Le premier ministre polonais déclarait, à propos des manifestations « pro-choix » après le jugement du Tribunal constitutionnel qui a interdit les avortements motivés par un handicap de l’enfant à naître :
« La liberté de choix est une question fondamentale. Mais nous conviendrons sans doute tous que pour jouir de la liberté de choix il faut vivre. Si la liberté de choix est un droit important, elle est limitée par le droit fondamental à la vie dont dépend notre possibilité de jouir de la liberté de choix. »
Qu’en pensent les Polonais alors que leur pays est secoué par les manifestations et autres types de protestation depuis le 22 octobre, date du jugement du Tribunal constitutionnel ?
Au sujet des manifestations conduites depuis ce jugement devant et à l’intérieur des églises dans tout le pays à propos de l’avortement, un sondage publié le 3 novembre
montre que 72% des Polonais trouvent inadmissibles les manifestations pro-avortement dans les églises
dont 44% qui considèrent inadmissibles l’irruption de manifestants pendant les messes mais aussi les manifestations devant les églises,
et 28% qui acceptent les manifestations devant les églises mais pas l’irruption de manifestants pendant les messes.
19% considèrent que ces manifestations sont quelque chose d’admissible.
9% des personnes interrogées n’ont pas d’avis sur la question.
En outre, alors que le PiS enregistre une forte baisse – d’environ 10 points – dans les sondages depuis la publication du jugement du Tribunal constitutionnel du 22 octobre, une étude d’opinion dévoile cette semaine le rapport des Polonais à l’avortement et à la décision de leur Tribunal constitutionnel.
On apprend ainsi que 87,7 % des Polonais et Polonaises interrogés soutiennent le droit d’avorter si la grossesse met en danger la vie de la femme enceinte contre 79% qui soutiennent ce droit si la grossesse fait courir un risque à la santé de la femme enceinte – dans les deux cas, l’avortement est autorisé en Pologne pendant toute la grossesse.
Si la grossesse est le fruit d’un viol, 82,1% des personnes interrogées souhaitent qu’il soit possible d’avorter contre 77% si c’est le fruit d’une relation incestueuse – dans ces deux cas aussi, l’avortement est également autorisé en Pologne, jusqu’à la 12e semaine de grossesse.
En ce qui concerne la clause de la loi invalidée le 22 octobre par le Tribunal constitutionnel polonais comme on pouvait s’y attendre, si le diagnostic prénatal indique que l’enfant en gestation souffre d’un handicap ou d’une maladie grave et incurable, même compatible avec la vie comme la trisomie 21,
74,6% des Polonais estiment qu’on doit pouvoir avorter. 69,1% des personnes interrogées en Pologne estiment que l’avortement doit également être autorisé lorsque la vie de l’enfant à naître est menacée.
En revanche, si les Polonais sont favorables à ce qu’on appelle en France « interruption médicale de grossesseIMG, autorisée jusqu’ici en Pologne jusqu’à la 24e semaine de grossesse, mais qui deviendra interdite avec la publication du jugement du Tribunal constitutionnel –, ils sont massivement hostiles à l’IVG, interdite en Pologne depuis 1993.
Moins d’un quart des personnes interrogées soutiennent un « droit à l’avortement » au motif
que la mère de l’enfant est mineure (24,3%), que la femme enceinte ne veut pas avoir d’enfant (23,7%), que la femme enceinte a une situation personnelle difficile (23,3%) ou qu’elle éprouve des difficultés financières (21,6%).
Ces pourcentages sont sensiblement les mêmes pour les hommes et les femmes, ces dernières étant globalement un peu plus nombreuses que les hommes à soutenir un droit à l’IMG et un peu moins nombreuses que les hommes à soutenir un droit à l’IVG.
Par électorat, les électeurs de droite et du centre libéral (Konfederacja, PiS, PSL-Kukiz’15, Coalition civique – KO) sont favorables à l’IMG mais pas à l’IVG tandis que les électeurs de gauche (Lewica) sont favorables à l’IMG et partagés sur l’IVG.
Il existe donc un fort décalage entre les opinions d’une majorité de Polonais et les revendications -légalisation de l’avortement à la demandeainsi que des méthodes -interruption des messes, profanations, vandalisme et manifestations vulgaires devant les églises – un mode d’action officiellement abandonné depuis vendredi dernier- de l’organisation féministe d’extrême gauche Strajk Kobiet Grève des femmes- à l’origine des manifestations pro-avortement en Pologne. En outre, si les manifestations pro-avortement attirent effectivement beaucoup de mondeune centaine de milliers de personnes vendredi soir à Varsovie, 430 000 personnes dans toute la Pologne deux jours plus tôt-, c’est à comparer aux 830 000 signatures recueillies par l’initiative citoyennes « Arrêtez l’avortement » à l’automne 2017, car cette initiative visait justement à interdire l’avortement pour cause de handicap ou maladie grave et incurable de l’enfant en gestation.

Olivier Bault Français installé en Pologne depuis le début des années 1990, Olivier Bault est le correspondant à Varsovie du Visegrád Post et du quotidien Présent. Journaliste indépendant suivant attentivement l’actualité polonaise et européenne, il publie également en langue polonaise dans l’hebdomadaire polonais Do Rzeczy et en langue anglaise sur le site kurier.plus de l’Institut de coopération polono-hongroise Wacław Felczak.

https://visegradpost.com/fr/2020/11/03/en-pologne-les-feministes-ne-seduisent-pas/

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