4042 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 8 octobre 2020

  1. Point de situation sur le coronavirus

  2. Sur le travail des spécialistes russes en Ouzbékistan pour organiser le traitement des patients infectés par la Covid-19

  3. Sur la visite en Russie de Jeppe Kofod Ministre des Affaires étrangères du Danemark

  4. Sur la visite officielle en Fédération de Russie de Zohrab Mnatsakanian Ministre des Affaires étrangères de l’Arménie

  5. Sur la visite en Russie de Luigi Di Maio Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de l’Italie

  6. Sur la participation de Sergueï Lavrov à l’activité du club Valdaï

  7. Sur la nomination du représentant spécial du Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie pour la Syrie

  8. Sur la contribution de la Russie à la coopération multilatérale en matière de protection sanitaire, et la participation de spécialistes russes au travail des organes d’experts de l’OMS

  9.  Sur l’augmentation de la cotisation russe au fonds du Programme alimentaire mondial de l’Onu pour apporter une aide alimentaire humanitaire aux pays africains

  10.  Sur le candidat russe au poste de secrétaire général de la Coopération économique de la mer Noire (CEMN), Vladimir Zaemski

  11. Sur la libération des marins russes des navires Rio Mitong et Djibloho détenus par des pirates

  12. Sur la situation autour du Haut-Karabakh

  13. Sur les activités consacrées au dossier chimique syrien au Conseil de sécurité des Nations unies

  14. Sur le rapport du Secrétariat technique de l’OIAC concernant les résultats des analyses des échantillons biologiques prélevés à Alexeï Navalny

  15. Sur la rencontre d’Alexeï Navalny avec des rapporteurs spéciaux du CDH

  16. Sur les plans américains de déployer des systèmes offensifs dans l’espace

  17. Sur les déclarations antirusses du chef du Pentagone Mark Esper

  18. Sur le rapport du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis

  19. Sur le nouveau projet de loi du Congrès américain sur la lutte contre l’ingérence étrangère dans les élections américaines

RUSSIE ZAKHAROVA MARIA Брифинг_08102020

 

1 … Point de situation sur le coronavirus

coronavirus-long-banner-1024x240

La situation actuelle liée à la propagation du coronavirus dans le monde continue de suivre une trajectoire alarmante. Le nombre total de personnes infectées au 7 octobre a dépassé la barre des 36 millions. La sollicitation du système de santé publique et du secteur socioéconomique augmente. La situation épidémiologique dans le monde à court terme sera manifestement caractérisée par une seconde vague de morbidité et une tendance durable de propagation de ce pathogène extrêmement dangereux. Les mesures prises dans différents pays pour lutter contre la pandémie revêtent de plus en plus une nature à long terme et affectent, d’une manière ou d’une autre, notre activité quotidienne habituelle.
Compte tenu de la détérioration de la situation épidémiologique dans le monde, notamment dans les pays traditionnellement prisés par nos touristes, nous voudrions demander à tous les Russes d’être très attentifs dans la planification de leurs voyages à l’étranger. Comme nous l’avons déjà fait remarquer, dans les conditions actuelles grandissent les risques réels de durcissement, par les pays étrangers, des restrictions intérieures de quarantaine, notamment le risque de suspension partielle ou totale de la communication de transport.
Simplement quelques exemples: il y a deux semaines, la Pologne a interdit le transport aérien de passagers avec 29 pays, la Finlande a durci le régime des frontières nationales, et plusieurs pays maintiennent leur ciel fermé. Nous notons une hausse de la morbidité liée au coronavirus parmi les citoyens russes qui se trouvent actuellement en Turquie. Ainsi, début octobre, des premiers cas létaux ont été enregistrés. Malheureusement, de tels exemples existent et ils ne sont pas isolés. 50 citoyens russes ont été hospitalisés avec la Covid-19.
Dans ces conditions, il est important que la communauté internationale continue de consolider le potentiel de réaction à ce virus. L’OMS, partenaire de longue date et reconnu de la Fédération de Russie, joue un rôle central et constructif dans la coordination des efforts internationaux. Nous coopérons activement avec cette structure pour une implémentation efficace de l’agenda mondial sur la lutte contre la pandémie. Nous fournissons régulièrement nos possibilités d’experts, financières, de cadres, techniques et d’autres ressources pour régler un large éventail de problèmes d’actualité dans le secteur médical.
Le 2 octobre 2020 ont été signés quatre nouveaux mémorandums d’intentions avec l’OMS, notamment sur le versement par la Russie de plus de 15 millions de dollars pour soutenir les actions prioritaires dans le domaine de la santé, y compris la lutte contre le coronavirus. Le directeur général de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en exprimant sa reconnaissance, a noté que la Fédération de Russie était et restait un État qui apportait une contribution importante à l’OMS et à la communauté internationale dans le secteur de la santé.

 

2 … Sur le travail des spécialistes russes en Ouzbékistan pour organiser le traitement des patients infectés par la Covid-19

russes en ouzbéskhistan photo_2020_08_24_11_29_52  Sept spécialistes russes (épidémiologues, virologues, infectiologues) du Service fédéral de surveillance de la protection des droits des consommateurs et du bien-être humain (Rospotrebnadzor) sont arrivés dimanche en Ouzbékistan pour aider leurs collègues ouzbeks dans la lutte contre le coronavirus. Ils restent dans le pays jusqu’au 5 septembre prochain. CF/ http://uza.uz/fr/society/les-sp-cialistes-russes-aident-leurs-coll-gues-ouzbeks-lutte-24-08-2020

1306119-Ouzbékistan.HD


Le 2 octobre 2020 s’est achevée la mission de deux semaines d’un second groupe de médecins russes pour aider à combattre le coronavirus en Ouzbékistan (le premier groupe avait travaillé dans la république du 16 août au 16 septembre 2020). 15 grands services hospitaliers de Moscou, ainsi que trois hôpitaux pédiatriques et deux hôpitaux des maladies infectieuses du département de la santé de Moscou, ont envoyé en mission différents spécialistes: des infectiologues, des anesthésistes-réanimateurs, des radiologues, des pneumologues, des thérapeutes, ainsi que des infirmières anesthésistes (35 personnes au total). La brigade disposait de tous les équipements nécessaires pour travailler, notamment de moyens de protection.
 En Ouzbékistan ont été organisées des réunions avec des responsables de Tachkent, des régions de Kachkadaria, de Sourkhan-Daria, de Namangan, d’Andijan, de Fergana, ainsi que de la région de Tachkent, mais aussi avec les organes locaux de santé pour mettre en place des mesures de prévention du coronavirus dans le pays. Sur place a été évaluée la situation, ont été organisées des consultations entre les partenaires ouzbeks sur l’expérience et les méthodes de soin en Russie, la réorientation des établissements médicaux, la revue des services hospitaliers pour soigner les malades du coronavirus. De plus, les spécialistes de Moscou ont accueilli eux-mêmes les patients, ont participé aux visites quotidiennes et travaillé dans les « zones rouges », étaient en contact avec les collègues locaux, corrigeaient la tactique de soins, donnaient des recommandations pour le traitement médicamenteux et le soutien respiratoire des patients. La brigade de réanimateurs a visité tous les patients difficiles qui se trouvaient en réanimation. Dans l’ensemble, les médecins russes ont examiné près de 5.000 personnes.
L’activité des spécialistes russes a été grandement appréciée par l’Ouzbékistan, qui a souligné leur professionnalisme, leurs capacités, leur efficacité de coopération avec le personnel médical local. A l’issue du travail, le chef du groupe Konstantin Pokrovski et l’anesthésiste-réanimatrice Irina Matchoulina ont reçu l’insigne de la République d’Ouzbékistan pour l’excellence en matière de protection sanitaire.

3 … Sur la visite en Russie de Jeppe Kofod, Ministre des Affaires étrangères du Danemark

danemark Le ministre danois des Affaires étrangères, Jeppe Kofod  Le ministre danois des Affaires étrangères, Jeppe Kofod
carte-politique-danemark

Vendredi 9 octobre, le Ministre danois des Affaires étrangères, Jeppe Kofod, sera en visite de travail à Moscou.
Les chefs de diplomatie de la Russie et du Danemark évoqueront l’état actuel et les perspectives de développement des relations russo-danoises, et les possibilités d’intensification de la coopération bilatérale. Un échange d’avis est prévu sur l’ordre du jour régional et international, notamment sur la garantie de la sécurité en mer Baltique et la coopération en Arctique.

4 … Sur la visite officielle en Fédération de Russie de Zohrab Mnatsakanian, Ministre des Affaires étrangères de l’Arménie

https://s.rfi.fr/media/display/af4fe566-130b-11ea-b46d-005056a99247/w:1280/p:16x9/rsz_45146240842_2ba554d20b_o_0.webp  Le chef de la diplomatie arménienne Zohrab Mnatsakanyan, photographié ce mardi 9 octobre 2018 à Erevan. XVIIe Sommet de la Francophonie / Flickr

armenie-carte-768x570

Du 11 au 13 octobre, le Ministre arménien des Affaires étrangères Zohrab Mnatsakanian sera en visite officielle à Moscou.
Dans le cadre de la visite de cet invité de marque se tiendra un entretien entre les chefs de diplomatie de nos pays au Ministère russe des Affaires étrangères, pendant lequel Sergueï Lavrov et Zohrab Mnatsakanian évoqueront l’ordre du jour international et la sécurité régionale.
Il est évident que la situation extrêmement difficile dans la zone du conflit du Haut-Karabakh sera au centre de la discussion. La Russie, aussi bien à titre national que dans le cadre du Groupe de Minsk de l’OSCE, fait tout pour faire cesser le feu immédiatement et créer les conditions pour la reprise des négociations.
Les deux interlocuteurs aborderont un large éventail de questions relatives à la coopération bilatérale, à l’interaction dans le cadre de l’UEE, de l’OTSC et de la CEI, ainsi qu’à la coordination des positions à l’Onu, à l’OSCE, au Conseil de l’Europe, à l’OCEMN et au sein  d’autres structures internationales.
Le programme de la visite de Zohrab Mnatsakanian à Moscou prévoit un dépôt de gerbes sur la Tombe du Soldat inconnu et plusieurs activités visant à promouvoir notre coopération pluridimensionnelle.
Les relations russo-arméniennes, d’alliées, se distinguent par un dialogue politique intense à haut niveau et au sommet, par des contacts interparlementaires efficaces, ainsi que par des échanges constructifs entre les ministères et les institutions.
Nous espérons que la visite officielle du Ministre arménien des Affaires étrangères à Moscou donnera une impulsion supplémentaire au développement de la coopération russo-arménienne mutuellement avantageuse et contribuera au renforcement de la sécurité et de la stabilité en Transcaucasie.

 

5 … Sur la visite en Russie de Luigi Di Maio, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de l’Italie

ITALIE Luigi Di Maio, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de l'Italie  Luigi Di Maio
1306080-Italie.HD

Mercredi 14 octobre à Moscou se tiendra un entretien entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Luigi Di Maio, qui se trouvera à Moscou pour participer à la 17e réunion du Conseil russo-italien pour la coopération économique, industrielle et financière (dont le coprésident côté russe est Denis Mantourov, Ministre russe de l’Industrie et du Commerce).
le coprésident côté russe est Denis Mantourov, Ministre russe de l'Industrie et du Commerce  le coprésident côté russe est Denis Mantourov, Ministre russe de l’Industrie et du Commerce).
Pendant les pourparlers, les deux chefs de diplomatie évoqueront un large éventail de questions de l’ordre du jour international d’intérêt mutuel, notamment la coopération en matière de sécurité internationale en mettant l’accent sur la stabilité stratégique et la maîtrise des armements. Une attention particulière sera accordée aux relations de la Russie avec l’UE, à la situation en Ukraine, en Biélorussie, dans le Haut-Karabakh, au processus de paix en Libye et en Syrie. De plus, les deux interlocuteurs évoqueront la coopération dans le cadre du G20 compte tenu de la présidence italienne de cette organisation en 2021.
Un échange d’avis est également prévu sur les thèmes d’actualité des relations interétatiques russo-italiennes dans le domaine politique, économique, culturel et social, ainsi qu’au niveau des sociétés civiles.
 

6 … Sur la participation de Sergueï Lavrov à l’activité du club Valdaï

russie Sergueï Lavrov  Sergueï Lavrov 
Mardi 13 octobre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera (en visioconférence) à une activité à l’occasion de la publication du rapport analytique intitulé « L’utopie d’un monde diversifié: la suite de l’histoire » du Club de discussion international Valdaï.
Le Ministre exprimera son avis sur les tendances principales de l’évolution de la situation mondiale et répondra aux questions des participants à la présentation, dont feront notamment partie des experts russes et étrangers éminents de la politique étrangère et des relations internationales.

7 … Sur la nomination du représentant spécial du Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie pour la Syrie

 

Russian Embassy in Damascus, Syria
Alexandre Kinchtchak  TASS Photo by Valery SharifulinTASS
Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a nommé le directeur du Département du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord du Ministère russe des Affaires étrangères, Alexandre Kinchtchak, en tant que représentant spécial du Ministre pour la Syrie.
Le diplomate représentera la Russie lors des contacts bilatéraux et multilatéraux sur le dossier syrien, notamment aux formats de Genève et d’Astana pour contribuer au processus de paix en Syrie en s’appuyant sur la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies.

8 … Sur la contribution de la Russie à la coopération multilatérale en matière de protection sanitaire, et la participation de spécialistes russes au travail des organes d’experts de l’OMS 

index

La Fédération de Russie et l’OMS coopèrent activement depuis des décennies dans la réalisation de projets importants au niveau national, régional et international pour la mise en place et le développement de systèmes durables de protection sanitaire dans le monde. La Russie est un donateur de l’Organisation dans plusieurs secteurs, surtout dans la lutte contre les maladies infectieuses (tuberculose) et non infectieuses, la protection de la maternité et de l’enfance, ainsi que la promotion de l’information à ce sujet en russe.

En septembre dernier, pendant la visite à Moscou du chef du Bureau régional de l’Europe de l’OMS, Hans Kluge, ont été évoqués de nouveaux domaines prometteurs de la coopération tels que la médecine numérique.
L’expertise russe est tenue en grande estime par l’OMS. Nos spécialistes participent depuis longtemps et avec succès au travail des organes d’experts et des missions spéciales de l’OMS. Ces contacts se sont intensifiés dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Des représentants du Ministère russe de la Santé et de Rospotrebnadzor ont participé à plusieurs missions de l’OMS dans différents pays. Leur professionnalisme est tenu en grande estime par sa direction.

9 … Sur l’augmentation de la cotisation russe au fonds du Programme alimentaire mondial de l’Onu pour apporter une aide alimentaire humanitaire aux pays africains 

ONU PAM prix nobel lutte contre la faim e5bf9915db3ed0f0a96744ed8bff3d11la présidente du comité Nobel norvégien Berit Reiss-Andersen qui a annoncé le nom du lauréat devant une assistance très clairsemée, pandémie de Covid-19 oblige, dans la grande salle de l’Institut Nobel à Oslo. Comme pressenti, c’est donc une organisation qui a été distinguée, le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.

index

Suite aux résultats du sommet Russie-Afrique (23-24 octobre 2019) le gouvernement de la Fédération de Russie a décidé d’augmenter de 10 millions de dollars la donation russe au fonds du Programme alimentaire mondial de l’Onu (PAM) pour apporter une aide humanitaire aux pays africains, à partir de 2020.
Conformément au décret du gouvernement 2382-r du 18 septembre 2020, cette année une aide humanitaire sera accordée à cinq pays d’Afrique qui ont cruellement besoin d’aide: le Burundi, Djibouti, la Somalie, la Sierra Leone, et la Centrafrique.

76a7cc81a9a5c2bf2e7b04a4fb719487

 

Ces États font partie des pays les plus sous-développés du monde et subissent les conséquences de fréquentes catastrophes naturelles (longues sécheresses et fortes pluies). La pandémie de Covid-19 qui perdure aggrave la situation de leur économie. La perturbation des chaînes industrielles et des fournitures d’importation et d’exportation limite les capacités de développement propres des pays mentionnés, et détériore la sécurité alimentaire de grands groupes de population.
Le PAM est un canal multilatéral clé de l’aide alimentaire russe pour la population dans le besoin à l’étranger. L’efficacité du travail, l’autorité et le caractère dépolitisé du PAM ont déterminé notre choix au profit de notre travail humanitaire commun sur le continent africain.

 

10 … Sur le candidat russe au poste de secrétaire général de la Coopération économique de la mer Noire (CEMN), Vladimir Zaemski

13-2
iMER NOIRE Le Groupe de travail de l’OCEMN

Le Groupe de travail de l’OCEMN sur Coopération dans le tourisme mène des activités visant à promouvoir la coopération régionale dans le domaine du tourisme. Cette mission a également été développée grâce à une collaboration avec le Groupe de travail de l’OCEMN sur la Culture, qui a dans son ordre du jour des nombreux projets encourageant la coopération dans le domaine de la culture dans la région de la mer Noire, tels que la cartographie des Itinéraires Culturels.  L’Organisation de coopération économique de la mer Noire comprend les États membres suivants: Arménie, Azerbaïdjan, Bulgarie, Géorgie, Grèce, Moldova, Fédération de Russie, Roumanie, Serbie, Turquie et Ukraine.

RUSSIE Vladimir Zaemski  Vladimir Zaemski

La Russie accorde une grande importance au renforcement du potentiel économique de la mer Noire, au déroulement dans cette région d’une interaction interétatique à part entière dans plusieurs domaines sectoriels. Nous pensons que le mécanisme clé en ce sens est l’Organisation de la coopération économique de la mer Noire (OCEMN). Elle regroupe douze pays qui forment la vaste région de la mer Noire.
En 2022, l’OCEMN célébrera son 30e anniversaire. Depuis sa création, l’Organisation a prouvé son importance. En même temps, ces dernières années, le commerce dans la région de la mer Noire a ralenti (de 18% à 13% du chiffre d’affaires total). Pour renverser cette tendance négative, il faut surmonter les stéréotypes politiques et se concentrer sur la promotion d’un ordre du jour économique unificateur, qui peut devenir un facteur important dans le renforcement de la stabilité globale en mer Noire. Il faut passer à la mise en œuvre d’accords pratiques, notamment pour le développement de l’autoroute circulaire autour de la mer Noire, du transport maritime, la création d’une « porte commune » et la simplification du commerce, le développement d’initiatives d’affaires. Le règlement de toutes ces questions d’actualité nécessite l’intensification du travail du Secrétariat de l’Organisation, où nous notons une certaine inertie, notamment dans le cadre de la pandémie de coronavirus.
En juin 2021 commencera un nouveau mandat de trois ans du secrétaire général de l’OCEMN. Pour le processus électoral actuel, la Russie a avancé à ce poste son candidat, un diplomate expérimenté avec une biographie professionnelle marquante et diversifiée: le prorecteur de l’Académie diplomatique, docteur ès sciences politiques, l’ambassadeur Vladimir Zaemski, qui possède de larges compétences à la fois au format bilatéral que multilatéral. En choisissant cette candidature nous avons intentionnellement sélectionné un homme qui possède des connaissances pratiques de la diplomatie multilatérale et de l’intégration interétatique. Nous sommes convaincus que cela lui permettra d’adopter une approche non engagée et une « vision fraîche » autant que professionnelle des problèmes de l’OCEMN. Nous ne doutons pas que s’il était élu il parviendrait à trouver des solutions efficaces aux problèmes de l’organisation, à contribuer à l’intensification de son activité de manière dépolitisée, et au renforcement de l’esprit de coopération au profit de tous les membres de l’Organisation.
Nous espérons que nos partenaires de l’OCEMN soutiendront le candidat russe.

 

11 … Sur la libération des marins russes des navires Rio Mitong et Djibloho détenus par des pirates

AFRIQUE 2020 0603522669244-web-tete-48

Comme nous l’avons déjà déclaré, l’histoire dramatique des marins russes capturés par des pirates au Nigeria a connu une fin heureuse: leur libération après presque cinq mois de détention.
Le 5 octobre ont été libérés trois marins russes des équipages des navires commerciaux Rio Mitong et Djibloho, capturés par des pirates le 9 mai 2020 dans les eaux territoriales de la Guinée équatoriale (dans la zone des ports de Malabo et de Luba).
Le 6 octobre, grâce à l’aide de l’homme d’affaires Oleg Deripaska, les marins russes, ainsi qu’un citoyen ukrainien et guinéen, ont été transportés en lieu sûr, d’où ils rentreront bientôt chez eux.
Dans le campement au bord de l’océan dans les environs de Lagos, où étaient détenus les marins kidnappés, ces derniers étaient privés non seulement d’aide médicale, mais même d’eau et de nourriture. La possibilité de rentrer chez eux vivants semblait par moments illusoire. Les pirates nigérians ont menacé plusieurs fois de tuer les prisonniers si une rançon n’était pas versée.
Pour s’hydrater, les prisonniers devaient boire l’eau de pluie et d’un puits de terre. Ce sont effectivement des événements dramatiques, dignes d’une œuvre à part. Tout cela est confirmé par les enregistrements vidéo diffusées par les pirates eux-mêmes: sur ces images les Russes épuisés disent qu’ils n’ont pas de nourriture, d’eau ni de médicaments, qu’ils sont tous atteints du paludisme et qu’ils usent de leurs dernières forces dans l’attente d’une aide.
Leurs proches ont tout fait pour que cette libération tant attendue arrive enfin. Les pirates menaçaient de commencer à tuer les marins les uns après les autres s’ils ne recevaient pas une rançon.
La libération de nos marins a été possible grâce aux efforts insistants et communs des diplomates des ambassades de Russie à Abuja et à Yaoundé, des autorités officielles nigérianes et guinéennes, ainsi que des représentants du propriétaire du navire.
RUSSIE L'homme d'affaires Oleg Deripaska
Russian billionaire Oleg Deripaska, who heads aluminium producer Rusal, attends the St. Petersburg International Economic Forum (SPIEF) in Saint Petersburg on June 1, 2017. (Photo by Olga MALTSEVA / AFP)

L’homme d’affaires Oleg Deripaska, qui connaît bien les réalités de l’Afrique, a répondu à l’appel des proches de sauver les marins: ses compagnies sont présentes en Guinée et au Nigeria. Pendant leurs années de travail en Afrique, les compagnies d’Oleg Deripaska ont déjà été confrontées à la nécessité de faire face à de grandes épidémies (comme la fièvre Ebola en Guinée) et à d’autres difficultés, même la libération d’otages.
Nous remercions tous ceux qui ont contribué à la libération de nos compatriotes de la captivité. Nous espérons que les marins rentreront chez eux d’ici la fin de la semaine.

12 … Sur la situation autour du Haut-Karabakh

56_haut-karabagh_-_conflit
nagorny-karabakh_6275960Des forces de la non-reconnue République de Nagorny Karabath, près de la ville de Martakert, en Azebaïdjan. Photo : Iliya Pitalev / Sputnik Sputnik via AFP

Aussi bien à titre national que dans le cadre du Groupe de Minsk de l’OSCE, la Russie continue d’entreprendre des efforts de médiation actifs pour faire cesser immédiatement les activités militaires au Haut-Karabakh et autour, ainsi que relancer les négociations de paix en s’appuyant sur les principes de base en vigueur et les documents internationaux.
De l’unité des approches de la Russie, des États-Unis et de la France témoignent les Déclarations conjointes faites cette semaine par les présidents des trois pays coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE le 1er octobre 2020 et des ministres des Affaires étrangères des trois pays coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE le 5 octobre 2020.
https://s.rfi.fr/media/display/ad59537c-0b45-11eb-9e74-005056a964fe/w:980/p:16x9/ap20271596081091_0.webp  le Premier ministre arménien Nikol Pachinian
Le Président russe Vladimir Poutine a évoqué la situation actuelle avec le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, le même thème a été abordé pendant un entretien téléphonique avec le Président azéri Ilham Aliev. Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov reste en contact permanent avec ses homologues azéri et arménien.
Différentes solutions sont à l’étude. Entre autres, nous avons proposé de mettre à disposition la plateforme de Moscou pour organiser des réunions entre les chefs de diplomatie de la Russie, de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan avec la participation des coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE. Nous menons des consultations avec les parties concernant les délais éventuels pour entamer les négociations dans ce format.

13 … Sur les activités consacrées au dossier chimique syrien au Conseil de sécurité des Nations unies

 

https://www.mondialisation.ca/wp-content/uploads/2020/10/20201005-Doc-2.png

Nous voudrions mettre l’accent sur les activités organisées au Conseil de sécurité des Nations unies dans le cadre desquelles a été évoqué le « dossier chimique » syrien inventé par les pays occidentaux. Il s’agit notamment de la réunion des membres du Conseil de sécurité en formule Arria, organisée le 28 septembre par la Représentation permanente de la Russie auprès de l’Onu, où des avis d’expert ont été exprimés sur la situation inadmissible constatée ces derniers temps au sein de l’OIAC par l’ancien inspecteur de l’OIAC (qui y a travaillé pendant 12 ans) Ian Henderson, le professeur du MIT Theodore Postol et le journaliste indépendant Aaron Maté.

Entree-siege-Organisationl-interdiction-armes-chimiques-OIAC-Organisation-prohibition-chemical-weapons-OPCW-Haye-20-avril-2017_0_729_485

Les antagonistes occidentaux n’ont rien pu opposer aux arguments des rapporteurs concernant la politisation du travail de l’OIAC sur le dossier syrien et les méthodes de travail insatisfaisantes de son Secrétariat technique et des missions spéciales sur la Syrie. Comme d’habitude, ils ont utilisé leur rhétorique antisyrienne et antirusse favorite.
Autre exemple similaire. La Fédération de Russie, qui préside le Conseil de sécurité des Nations unies, a invité à la réunion ouverte du Conseil du 5 octobre sur la démilitarisation chimique de la Syrie le premier directeur général du Secrétariat technique à l’origine de l’OIAC, le Brésilien José Bustani, qui a été remplacé sous la pression des États-Unis et de leurs alliés simplement parce qu’il avait tenté d’adopter une position indépendante sur l’ordre du jour de l’OIAC.
Les pays occidentaux ont montré une fois de plus leur réticence ne serait-ce qu’à entendre les avis qui ne leur conviennent pas de la part d’un professionnel reconnu, et ont empêché, par des manipulations procédurales, que José Bustani puisse transmettre un discours vidéo aux participants à la réunion.
En un mot, le nihilisme politico-juridique auquel recourent constamment les alliés euro-atlantiques à l’OIAC a migré au Conseil de sécurité des Nations unies. C’est regrettable.

14 … Sur le rapport du Secrétariat technique de l’OIAC concernant les résultats des analyses des échantillons biologiques prélevés à Alexeï Navalny

  RUSSIE NAVALNY
La Fédération de Russie a l’intention de demander aux autorités allemandes le rapport intégral du Secrétariat technique de l’OIAC dont elles disposent à l’issue de l’analyse dans deux autres laboratoires désignés par l’OIAC des échantillons prélevés au blogueur Alexeï Navalny. Ces informations, en plus des réponses à quatre requêtes déjà envoyées à Berlin par le Parquet de la Fédération de Russie, sont nécessaires pour terminer l’enquête préliminaire concernant les signes d’un crime dans la situation d’Alexeï Navalny, conformément à la législation russe et aux normes procédurales pénales. C’est seulement en présence de tels indices il est possible d’ouvrir une enquête pénale.
En même temps, nous voudrions réitérer nos exigences déjà avancées plusieurs fois: rendre aux forces de l’ordre russes les preuves matérielles illégalement sorties de Fédération de Russie, accorder aux forces de l’ordre russes un accès à Marina Pevtchikh pour l’interroger en tant que témoin directe des événements à Tomsk et à Omsk, ainsi que de permettre à nos médecins de prélever des échantillons biologiques à Alexeï Navalny.
Tant que nos exigences ne seront pas satisfaites, nous continuerons de partir du principe que toute cette histoire n’est rien d’autre qu’un prétexte pour renforcer la pression de sanctions contre nous. Voilà en ce qui concerne ce qui se passe dans les couloirs du Secrétariat technique de l’OIAC.

15 … Sur la rencontre d’Alexeï Navalny avec des rapporteurs spéciaux du CDH

https://i0.wp.com/lactu24.com/wp-content/uploads/2020/07/CDH-ONU.jpg?fit=588%2C368

 

Nous avons noté l’information apparue dans les médias étrangers sur la rencontre d’Alexeï Navalny avec les rapporteuses spéciales du Conseil des droits de l’homme de l’Onu (CDH) sur les exécutions extrajudiciaires Agnès Callamard et sur la liberté d’opinion Irene Khan, pendant laquelle le Russe leur aurait demandé d’organiser une enquête internationale sur son empoisonnement.

A cet égard, nous voudrions noter ceci.
Fin août 2020, la Russie a reçu une requête de ces rapporteuses spéciales du CDH pour commenter la situation d’Alexeï Navalny. Malgré la nature de recommandation et non juridiquement contraignante de ces institutions auxiliaires du CDH avec les États, afin de réagir à la demande des rapporteuses spéciales la Fédération de Russie a envoyé aux autorités compétentes russes, dont le Parquet de la Fédération de Russie, une requête appropriée.
La vérification procédurale des organes d’enquête russes n’est pas terminée à cause de la réticence de l’Allemagne, de la France et de la Suède à contribuer à l’établissement complet, objectif et global des circonstances des faits, comme le prévoit la Convention européenne d’entraide juridique sur les affaires pénales du 20 avril 1959 et les protocoles additionnels du 17 mars 1978 et du 8 novembre 2001. Conformément à cette Convention et aux protocoles additionnels, la Russie a envoyé six requêtes d’aide juridique à l’Allemagne, à la France et à la Suède, demandant d’organiser des consultations avec Alexeï Navalny, ses médecins traitants et les personnes qui l’accompagnaient. La Russie a également demandé que lui soient présentées les copies des documents médicaux concernant son examen et ses soins à Berlin, les analyses d’experts des échantillons biologiques et d’autres objets, ainsi que les analyses toxicologiques des échantillons biologiques effectuées en France et en Suède.
Malheureusement, au lieu d’un travail commun pour déterminer la vérité et ce qui est arrivé au Russe, Paris et Berlin ont proposé d’apporter à l’affaire un aspect politique et sont passés aux menaces et au chantage, notamment en utilisant les plateformes internationales. Nous jugeons une telle conduite inadmissible et irresponsable.
De notre côté, nous espérons que les requêtes des rapporteuses spéciales du CDH concernant la situation d’Alexeï Navalny seront également envoyées à l’Allemagne. J’espère qu’elles disposent de toutes les informations sur cette affaire, que nous partageons avec les médias, et qu’elles les analyseront minutieusement.
Nous continuons de prôner une élucidation minutieuse et objective des circonstances de l’affaire.
Selon la déclaration d’Alexeï Navalny, « l’enquête n’est pas menée », ce qui a été la raison principale de sa consultation par les rapporteuses spéciales. Nous y voyons un nouvel exemple de déformation des faits et de tentatives de manipuler l’opinion publique. En réalité, l’enquête préliminaire se poursuit conformément aux normes procédurales en vigueur. Cela a été confirmé aujourd’hui par la Direction d’enquête de transport du Ministère russe de l’Intérieur pour le district fédéral de Sibérie. Ce document explique en détail les circonstances de l’enquête et les raisons qui empêchent sa progression. Il est possible et même nécessaire d’en prendre connaissance.

16 … Sur les plans américains de déployer des systèmes offensifs dans l’espace

index

Notre attention a été attirée par une autre portion des déclarations de Washington, concernant un éventuel déploiement de systèmes offensifs dans l’espace. Ces déclarations sont une nouvelle confirmation de l’orientation agressive de la ligne des États-Unis dans le secteur spatial, de sa disposition à obtenir une supériorité militaire allant jusqu’à une domination totale dans l’espace. Les plans de déploiement d’armements dans l’espace et l’utilisation de ce dernier en tant qu’arène pour les activités militaires, exprimés plusieurs fois par les autorités américaines, sont dans la continuité directe des dispositions doctrinales des États-Unis dans ce domaine prévues par la Stratégie de défense spatiale et le document des forces spatiales américaines Spacepower.
Afin de justifier ces mesures, Washington utilise comme toujours les stéréotypes traditionnels concernant les prétendues « menaces russe et chinoise dans l’espace ». Cela fait partie de la campagne médiatique ciblée des États-Unis visant à discréditer l’activité spatiale russe et nos initiatives connues pour empêcher la course aux armements dans l’espace extra-atmosphérique. Les collègues américains tentent de nouveau de présenter la situation de manière déformée dans le but de détourner l’attention des menaces réelles dans l’espace extra-atmosphérique – menaces liées à leurs propres efforts pour le militariser.
Nous réaffirmons notre attachement aux engagements pour une utilisation non discriminatoire et l’exploitation de l’espace à des fins pacifiques. Nos actions ne créent aucune menace pour les objets spatiaux d’autres pays, n’enfreignent aucune norme ni principe du droit international.
Contrairement aux États-Unis, nous n’avons pas de plans de domination dans l’espace, notamment de placer en orbite des moyens d’attaque et en utilisant l’espace comme une arène d’opérations militaires. Les propositions faites par la Russie avec le soutien d’un groupe solidaire de partisans des mêmes idées en la matière le confirment. Il s’agit notamment de la mise au point d’un accord juridiquement contraignant multilatéral sur la prévention de la course aux armements dans l’espace extra-atmosphérique, basé sur le projet d’accord russo-chinois sur la prévention du déploiement des armes dans l’espace, de l’usage de la force ou de la menace d’en faire usage par rapport aux objets spatiaux, ainsi que sur la mondialisation de l’engagement politique de ne pas déployer en premier des armes dans l’espace. Nous poursuivrons un travail actif et orienté sur l’obtention de résultats concrets en ce sens.
Nous appelons une nouvelle fois Washington à faire preuve de bon sens, à renoncer aux aventures susceptibles d’entraîner des conséquences très négatives pour toute la communauté internationale, ainsi que pour les États-Unis eux-mêmes. La confrontation en matière d’armement dans l’espace saperait directement la sécurité internationale et la stabilité stratégique.

7 … Sur les déclarations antirusses du chef du Pentagone Mark Esper

https://s.rfi.fr/media/display/f959b070-a5c2-11ea-ad5d-005056bff430/w:1280/p:16x9/000_1pn21a_0.webp   Le chef du Pentagone Mark Esper. Olivier DOULIERY / AFP
Nous ne pouvons pas ne pas commenter le discours du chef du Pentagone Mark Esper, qui s’est distingué le 30 septembre pendant la visite du cimetière militaire américain de Carthage (Tunisie) par de nouvelles déclarations antirusses.
Il insinue que la Russie mènerait prétendument une « politique malveillante, prédatrice et violente afin de déstabiliser et de piller les ressources des pays d’Afrique », intimiderait et forcerait les pays régionaux pour y élargir sa présence. Pour l’empêcher, il propose à ces derniers de se réorienter entièrement sur les États-Unis, qui peuvent garantir leur « prospérité et stabilité ».
D’où la question: de quelle « prospérité et stabilité » est-il question?
Peut-être selon le scénario libyen, quand après l’ingérence militaire illégitime de l’Otan le pays a plongé dans le chaos, est devenu une source d’instabilité régionale, un nid de terrorisme et d’extrémisme violent?
Nous voudrions rappeler à Mark Esper que la Russie ne s’ingère jamais dans les affaires intérieures d’autres États. Et cela distingue foncièrement la politique de notre pays de celle des États-Unis, qui imposent brutalement à tous les autres leur volonté par le biais de leviers militaires, économiques et propagandistes, qui estiment avoir le droit d’indiquer aux autres comment ils doivent vivre et avec qui ils doivent coopérer.
Quand la politique des États-Unis vis-à-vis d’un pays, qui détruit les fondements de la structure étatique, les traditions culturelles sur lesquelles cette société était construite, conduit à l’effondrement, les États-Unis tentent de tourner la page et de repartir de zéro, simplement en rayant de leur mémoire et de la mémoire mondiale ce qu’ils ont fait. Les exemples sont très nombreux.
Il est temps pour les collègues américains de reconnaître que les tentatives néocoloniales d’imposer sa volonté aux États souverains sont rejetées par la majorité absolue des membres de la communauté internationale. Nous sommes certains que les pays africains peuvent prendre leurs propres décisions sur leur avenir sans conseils extérieurs. Ils se souviennent bien de l’histoire de leurs pays et se souviennent qui les a soutenus au XXe siècle et comment, qui les a pillés, et comment, au XXe siècle et avant. Nous le rappellerons régulièrement à nos collègues, notamment américains.

18 … Sur le rapport du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis

https://mvistatic.com/photosmvi/2018/04/10/P1D3420346G.jpg

Notre attention a été attirée par le rapport du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis évaluant les menaces auxquelles ce pays est confronté à l’époque actuelle.
La Russie figure dans cette liste. Il est affirmé que la Russie utiliserait ses capacités en matière de technologies de l’information et des communications pour attaquer l’infrastructure électorale américaine critique, et tenterait d’influencer les préférences des électeurs.
Pourquoi ne pas indiquer dans ce même rapport, à côté de ces accusations, les sommes du budget américain allouées depuis des décennies pour la protection et l’entretien des technologies de l’information et des communications, l’infrastructure électorale américaine critique, etc. Où va tout cet argent s’il s’avère qu’un seul pays est capable de saper tout cela? Tout un rapport a été rédigé à ce sujet.
Il est regrettable que l’administration américaine, pour des raisons purement conjoncturelles, gaspille des ressources humaines et matérielles considérables pour attiser les sentiments antirusses parmi ses propres citoyens et au sein de la communauté internationale.
Au lieu de ces tentatives obstinées de tout rejeter sur notre pays et de présenter les choses comme si ses approches de la sécurité dans l’espace de l’information avaient une orientation antiaméricaine, nous suggérons aux collègues de Washington de prendre connaissance de la déclaration du Président russe Vladimir Poutine publiée le 25 septembre proposant de rétablir la coopération russo-américaine dans le domaine de la sécurité internationale de l’information. Tout y est dit. Moscou attend une réaction. Nous espérons qu’elle sera constructive.

19 … Sur le nouveau projet de loi du Congrès américain sur la lutte contre l’ingérence étrangère dans les élections américaines

VOTE USA

La Chambre des représentants du Congrès américain a soumis le 30 septembre 2020 un nouveau projet de loi sur la prévention de « l’ingérence » étrangère dans les élections américaines.
Un si grand nombre de rapports, de résolutions, de documents, de déclarations et de pétitions sont publiés chaque jour aux États-Unis sur le même thème! « Cessez de vous ingérer dans les élections ». « Empêchons l’ingérence d’autres pays dans les élections américaines ». Si depuis plusieurs années c’est le thème principal, alors il faut cesser de « gaspiller du papier » et de « brasser de l’air ». En lisant de telles déclarations il devient clair que des gens sérieux ne peuvent pas écrire de telles choses.
Les auteurs de ce nouveau « chef-d’œuvre » proposent de décréter contre notre pays des restrictions économiques sévères, notamment l’interdiction d’opérer avec des obligations publiques, de nouvelles sanctions contre les principales banques et compagnies du secteur énergétique.
D’où la question: voulez-vous conserver ou protéger votre système électoral contre l’ingérence extérieure ou voulez-vous inventer un prétexte pour une nouvelle restriction de l’activité de la Russie dans plusieurs domaines qui ne sont pas liés à vos élections, mais vous associez activement ces deux thèmes?
Le thème de la prétendue « ingérence » de la Russie dans les élections aux États-Unis est maintenu à flot depuis des années, et les législateurs de Washington n’arrivent pas à se calmer. Ils ne cessent pas de produire des initiatives antirusses, tentant de « punir » notre pays et d’autres États pour leur prétendue influence sur les processus électoraux. Nous commentons constamment ces accusations. Nous pointons leur caractère farfelu et infondé.
Malheureusement, ces instruments sont encore utilisés dans la lutte politique intérieure aux États-Unis. C’est devenu un facteur de l’ordre du jour national américain. Il est clair que quelqu’un cherche simplement à marquer des points supplémentaires dans la course électorale. Mais il devient de plus en plus difficile de maintenir un dialogue substantiel avec Washington.
Néanmoins, nous ne perdons pas l’espoir qu’après les querelles de campagne le bon sens prendra le dessus, et ce n’est pas la menace mythique de « l’ingérence russe » qui fera l’objet d’un consensus au Capitole, mais la compréhension de la nécessité d’entamer enfin le règlement des problèmes les plus difficiles auxquels est confrontée l’Amérique.
Pour faire plus simple, pour que tout le monde comprenne, ce n’est pas nous qui nous ingérons dans vos élections, c’est vous qui impliquez intentionnellement le monde entier dans vos processus électoraux.

 

à suivre

 

https://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/4373061

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s