4023 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 23 septembre 2020

  1. Point de situation sur le coronavirus
  2. Sur l’aide humanitaire russe accordée à plusieurs pays de l’Asie centrale dans la lutte contre la prolifération du coronavirus
  3. Sur la fermeture du programme de vols de rapatriement
  4. Sur la visite de travail en Fédération de Russie de Mohammad Javad Zarif –  Ministre des Affaires étrangères de l’Iran
  5.  Sur la réunion informelle du Conseil des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Organisation de coopération économique de la mer Noire
  6.  Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Ricardo Cabrisas – vice-Premier ministre de la République de Cuba
  7. La déclaration du Ministère russe des Affaires étrangères concernant la liste    symétrique russe des représentants des pays membres de l’UE et des institutions européennes interdits d’entrée sur le territoire de la Fédération de Russie
  8. Sur la situation concernant Alexeï Navalny
  9. Sur les déclarations du Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo sur la création d’une coalition contre le Nord Stream 2
  10. Sur les déclarations du Service européen pour l’action extérieure concernant le verdict prononcé par un tribunal russe
  11. Sur la reprise des audiences sur l’affaire Assange
  12. Sur l’adoption par le Parlement letton à la première lecture d’un projet de loi interdisant le ruban de Saint-Georges
  13. Sur le 47e anniversaire de l’indépendance de la Guinée-Bissau
  14. Sur la Journée de l’indépendance de la République du Botswana
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QUESTION
  1. Question: Le Ministère russe des Affaires étrangères a déclaré à plusieurs reprises que la Fédération de Russie et l’URSS n’avaient jamais élaboré, produit ni accumulé des produits chimiques toxiques sous la marque Novitchok actuellement répandue en Occident. Cependant, plusieurs médias, notamment fédéraux, publient l’interview du docteur ès sciences chimiques Leonid Rink, qui faisait partie du groupe de développeurs du Novitchok. Leonid Rink a déclaré dans cette interview qu’un groupe de spécialistes avait travaillé sur le Novitchok. Selon lui, il n’existe pas en Union soviétique et en Russie de programme d’élaboration de l’arme chimique appelée Novitchok, mais il affirme que c’est les militaires qui ont donné ce nom à ce produit chimique.
    1. De plus, le 15 septembre, le chef du Service de renseignement extérieur Sergueï Narychkine, en répondant à la question de savoir si la Russie disposait des réserves de Novitchok, a répondu: « Elles ont été détruites. »
    2. Pouvez-vous dire, s’il vous plaît, la Russie et l’URSS n’ont jamais développé ni produit le Novitchok ou cette substance existait mais était appelée autrement? Quelle est la position officielle du Ministère russe des Affaires étrangères concernant l’existence du produit chimique toxique Novitchok concrètement en Russie?
  2. Question: Le Président ukrainien Vladimir Zelenski a déclaré dans son discours à l’occasion du 75e anniversaire de l’Assemblée générale des Nations unies que la Russie tentait de revenir au partage des sphères d’influence dans le monde. Il a également accusé la Russie d’agression envers l’Ukraine. Que pense le Ministère russe des Affaires étrangères de telles déclarations?
  3. Question: L’Inde a refusé sans raison de participer aux exercices militaires multinationaux en Russie, auxquels participent neuf pays, dont le Pakistan et la Chine. Que pense la Russie de la décision de l’Inde de ne pas participer aux exercices militaires et de la tension dans le Ladakh et le Cachemire du Nord?
  4. Question: Je voudrais poser une question sur la pression exercée par les Etats-Unis sur des pays souverains concernant la réalisation de projets énergétiques. Vous avez parlé aujourd’hui du Nord Stream 2 et de la déclaration du Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo faite à la revue Bild. Y a-t-il un risque réel pour la fermeture de projets énergétiques, notamment du Nord Stream 2, compte tenu des ambitions ouvertement déclarées pour le stopper, de la préparation d’une sorte de coalition spéciale? A cet égard, il a été annoncé aujourd’hui que les navires construisant le Nord Stream 2 se sont vu refuser la souscription d’une assurance. Comment la Russie peut-elle réagir à ce comportement? Certes, la Russie n’a pas peur, mais d’autres pays craignent et refusent de participer au projet. Comment peut-on travailler dans ces conditions pour réaliser et achever le projet?
  5. Question: Les négociations interafghanes se déroulent depuis deux semaines. Mais au cours de cette période les talibans ont intensifié leurs attaques contre les forces gouvernementales et étrangères. L’Onu et l’UE ont appelé les talibans à cesser le feu pour la période des négociations. Quelle est la position de la Russie dans cette situation?
  6. Question: La Russie planifie-t-elle de participer au mécanisme COVAX de l’OMS dans le cadre duquel il est proposé d’organiser une attribution juste des vaccins à tous les pays du monde?
  7. Question: Une question concernant la citation par les médias azerbaïdjanais et les structures publiques du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à l’issue de l’entretien d’aujourd’hui avec la partie azerbaïdjanaise.

23-09-2020

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Point de situation sur le coronavirus

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La situation de propagation de l’infection dans le monde évolue, malheureusement, dans le sens de pronostics peu rassurants faits il y a quelque temps par plusieurs épidémiologistes de la planète et par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans l’ensemble. Dans plusieurs pays on assiste à une montée en flèche de la morbidité avec des signes de seconde et par endroits de troisième vague d’épidémie. Le nombre d’infectés par la Covid-19 dans le monde a dépassé 31,7 millions de personnes, ce qui conserve une charge élevée sur les établissements médicaux.
Le retour aujourd’hui dans plusieurs pays à un fond épidémiologique extrêmement défavorable, à des indices comparables à la situation de fin mai dernier ne peut pas ne pas préoccuper. La pandémie demeure depuis plus de six mois une sérieuse épreuve, une sorte de mise à l’épreuve pour tous les pays sans exception.
En participant activement dans le cadre des efforts internationaux à la lutte contre la Covid-19, la Russie reconnaît le rôle leader de l’OMS en tant que coordinateur de l’union des potentiels des pays visant à combattre la pandémie, apporte une grande contribution à l’avancement de technologies médicales avancées pour élaborer un vaccin fiable et des médicaments afin de renverser les tendances négatives dans l’évolution de la pandémie.
L’interaction entre la Russie et l’OMS est évoquée lors des rencontres avec le directeur du Bureau régional européen de l’Organisation Hans Henri Kluge, dont la visite dans notre pays se déroule actuellement et durera jusqu’au 24 septembre.
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Sur l’aide humanitaire russe accordée à plusieurs pays de l’Asie centrale dans la lutte contre la prolifération du coronavirus
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Au cours des conférences de presse précédentes j’ai déjà parlé de l’aide russe accordée à plusieurs pays de l’Asie centrale – le Kazakhstan, le Kirghizistan et l’Ouzbékistan. A cette information je voudrais ajouter ceci.

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A l’heure actuelle, le Tadjikistan a reçu 700 lots de systèmes de test pour 70.000 analyses et des agents réactifs pour eux, 6 appareils pour mesurer la température du corps à distance. Il a été décidé de fournir 500 lots de systèmes de test pour 50.000 analyses qui seront remis au Tadjikistan prochainement.
En mai dernier, des spécialistes de Rospotrebnadzor et de l’OMS ont organisé une mission conjointe au Tadjikistan.
En juin 2020, la Russie a livré des équipements de laboratoire dans le district de Gafourov de la province de Sughd du Tadjikistan, où a été ouvert un second laboratoire virologique du pays permettant de tester jusqu’à 200 personnes par jour.
Depuis juillet 2020, dans le pays continuent de travailler six spécialistes de Rospotrebnadzor afin d’apporter une aide dans la création de laboratoire PCR nécessaires pour diagnostiquer la Covid-19.

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Afin d’augmenter le niveau de préparation en cas de prolifération du coronavirus nous avons transmis au Turkménistan 690 lots de systèmes de test pour 69.000 analyses et des agents réactifs pour préparer des échantillons pour 60.000 analyses. Une aide consultative a été apportée.
Dans l’ensemble, depuis février dernier, la Russie a gratuitement transmis aux pays de l’Asie centrale
5.245 lots de systèmes de test pour 524.500 analyses de Covid-19, ainsi que des agents réactifs RIBO-prep et REVERTA-L pour 541.500 analyses.
En même temps, nous avons transmis 16 appareils pour mesurer la température corporelle à distance. Nous fournissons des respirateurs artificiels, des concentrateurs d’oxygène, des thermomètres sans contact, des moyens de protection individuelle, des médicaments et des produits antiseptiques, ainsi que la nourriture et des lubrifiants et combustibles.
Les laboratoires mobiles transmis dans le cadre des directives du gouvernement de la Fédération de Russie servent de base pour procéder aux tests dans les pays partenaires.
Des collaborateurs médicaux apportaient et continuent d’apporter leur contribution à la lutte contre la prolifération du coronavirus dans plusieurs pays de l’Asie centrale, qui se sont rendus plusieurs fois dans la région afin d’apporter une aide pratique et consultative, de mettre en place le travail de laboratoires PCR nécessaires pour diagnostiquer la maladie.
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Sur la fermeture du programme de vols de rapatriement
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Au cours des six derniers mois nous vous informions régulièrement et en détail sur le déroulement de la campagne d’aide au rapatriement de l’étranger des citoyens russes qui se sont retrouvés dans une situation difficile à cause de la pandémie et des restrictions de transport générales. Une rubrique appropriée existe sur le site depuis quelques mois. De nombreuses publications ont été faites dans les médias: aussi bien positives que reflétant des difficultés objectives.
Aujourd’hui, nous pouvons constater qu’en faisant le bilan de ce travail depuis six mois et en évaluant le niveau de réalisation des objectifs fixés, le Centre opérationnel pour la prévention de l’entrée et de la propagation du nouveau coronavirus a décidé de fermer à partir du 21 septembre 2020 le programme de vols de rapatriement.
Le dernier vol dans le cadre de l’algorithme de rapatriement en vigueur sera de Larnaca (Chypre) à Moscou et atterrira à l’aéroport de Domodedovo le 25 septembre. Je pense que ce sera un vol spécial.
Je rappelle que mi-mars les frontières interétatiques ont commencé à se fermer à travers le monde. Des centaines de milliers de personnes, voire des millions en comptant non seulement nos citoyens, mais également les citoyens d’autres pays, se sont retrouvées de facto bloquées à l’étranger loin de chez elles sans la moindre idée de la suite des événements. Parmi elles – des dizaines de milliers de citoyens russes. Chacun avait ses raisons de séjour à l’étranger, chacun avec ses circonstances. Mais les autorités russes ont tout fait, voire plus pour apporter aux compatriotes la possibilité de rentrer chez eux.
Je voudrais rappeler que tout cela se déroulait dans des conditions sans précédent. Le monde ne s’était encore retrouvé dans de telles circonstances. Et toutes les décisions sur l’organisation du rapatriement de citoyens russes ont été prises pour la première fois, avec l’élaboration de mécanismes et l’adoption d’algorithmes. Et tout ce travail a été bâti de zéro. Ni notre pays ni qui que ce soit d’autre n’avait de l’expérience. C’est très important de ne pas oublier.
Le centre de coordination spécialement créé a commencé son travail au Ministère russe des Affaires étrangères à partir du 17 mars 2020. Avec une focalisation sur deux axes parallèles: le rapatriement de touristes organisés et l’aide au retour de particuliers en Russie. Et si sur le premier axe les efforts avant tout de Rostourisme, des opérateurs touristiques et des transporteurs il a été possible de rapatrier rapidement, avant le 31 mars, près de 190.000 citoyens russes, pour la seconde tâche il a fallu élaborer un algorithme spécial entré en vigueur le 7 avril. Il est basé sur la combinaison de plusieurs facteurs importants: l’aspiration à empêcher l’entrée du coronavirus depuis l’étranger et à apporter une aide à nos citoyens à l’étranger pour leur retour et soutien.
A la réalisation de cet algorithme ont participé aussi bien des ministères et des services de notre pays (Ministère des Communications, Ministère des Transports, Rosaviatsia, Rospotrebnadzor, Service frontalier du FSB, Ministère de l’Intérieur) que des institutions publiques, des volontaires, des bienfaiteurs – un immense merci à tous. A mentionner à part les délégués aux droits de l’homme et de l’enfant au niveau régional et fédéral, le Conseil des droits de l’homme auprès du Président russe, des députés, des sénateurs. A noter également les efforts des autorités régionales qui ont réussi à s’adapter rapidement aux conditions sans précédent et en respectant toutes les restrictions en vigueur ont fait preuve d’un maximum de souplesse pour rapatrier leurs habitants et empêcher la prolifération du coronavirus dans la région.
Au total, plus de 312.000 personnes ont profité de la possibilité de rentrer en période de pandémie.
Pendant le fonctionnement de l’algorithme (depuis le 7 avril) rien que les compagnies aériennes russes ont effectué plus de 570 vols de rapatriement. Sachant qu’il s’agit de vols du point A au point B. Par ailleurs, ils étaient souvent réunis avec des itinéraires plus complexes afin d’optimiser la logistique et rapatrier le plus grand nombre possible de compatriotes. Or il y a eu encore de nombreux vols spéciaux – par exemple, pour la relève de marins ou de collaborateurs de productions étrangers, les vols de transporteurs étrangers que nous avons utilisés avec nos partenaires étrangers pour faciliter le retour de citoyens russes dans notre pays et bien d’autres. Il y en a eu plus de 250. Il ne faut pas non plus oublier les vols effectués pendant la seconde moitié de mars nominalement encore dans le cadre de vols réguliers, mais étaient déjà de facto des vols de rapatriement.
La géographie de rapatriement est extrêmement large. Les vols de rapatriement englobaient pratiquement tous les continents, dont l’Amérique latine et même l’Afrique – plus de 70 pays au total, près de cent destinations. Dans les endroits où il était impossible de rapatrier les citoyens directement, grâce aux efforts des établissements diplomatiques russes à l’étranger et de l’appareil central du Ministère russe des Affaires étrangères nous élaborions des itinéraires de transit spéciaux. Sur chaque itinéraire, sans tenir compte de la différence des fuseaux horaires, de la fatigue et des difficultés, les passagers étaient accompagnés 24h/24 par nos collaborateurs pour régler les différentes questions allant des financières aux migratoires.
Des vols de rapatriement ont profité non seulement des citoyens russes, mais également des citoyens étrangers dans le cadre des restrictions épidémiologiques. Une coopération particulièrement constructive a été mise en place avec les pays de la CEI, qui ont exprimé plusieurs fois leur reconnaissance pour la possibilité de rapatrier leurs citoyens. Nous remercions également tous ceux qui nous ont aidés. Le plus activement nous avons coopéré pour l’aide réciproque dans le rapatriement de nos citoyens sur les destinations comme la CEI, l’Amérique latine, l’Afrique et l’Asie.
La fin des vols de rapatriement signifie la fermeture de l’algorithme actuel lié à l’établissement spécial des listes de passagers, du calendrier des vols et de la politique tarifaire. Selon les explications du Centre opérationnel, hormis les vols réguliers actuels de 11 pays avec une certaine fréquence (Royaume-Uni, Turquie, Tanzanie, Suisse, EAU, Egypte, Maldives, Biélorussie, Kirghizistan, Kazakhstan, République de Corée (27.09)), à titre d’alternative aux vols de rapatriement seront utilisés des vols commerciaux qui repartent en Russie après des vols de fret, de passagers ou de transit. Les modalités d’acquisition des billets seront concrétisées prochainement. Sachant que toutes les normes sanitaires en vigueurs (les tests de Covid-19 pour les étrangers et l’obligation de remplir des formulaires à l’arrivée) sont maintenues.
Faisant suite aux recommandations déjà exprimées par le Centre opérationnel, je voudrais rappeler que dans la situation actuelle les risques de nouvelles restrictions de la communication de transport, de mesures de quarantaine supplémentaires demeurent, faute de quoi il est possible de rester « coincé » à l’étranger pour une durée indéterminée sans pouvoir quitter le territoire du pays d’accueil. Nous appelons à faire preuve d’un maximum de responsabilité dans la planification des voyages, à prévoir la possibilité de pallier les risques indiqués, notamment à souscrire pour soi et pour ses proches une bonne assurance médicale de longue durée, à ne pas partir sans billet retour, ainsi qu’à mettre de côté une somme nécessaire pour couvrir les dépenses pour un séjour imprévu à l’étranger.
Je voudrais conclure en exprimant l’espoir que le programme de rapatriement qui se termine cette semaine entrera dans l’histoire et y restera en tant qu’événement sans précédent et surtout isolé. L’amertume, la douleur et parfois l’incompréhension que nous avons tous traversées – nos citoyens et compatriotes, nous tous, tout ce que nous avons ressenti au cours des six derniers mois, ont été largement compensées par le bonheur éprouvé par les gens de retour dans la Patrie se réunissant avec leur famille, la joie des enfants qui ont vu leurs parents après une longue séparation. Cependant, je pense que personne d’entre nous ne voudrait le revivre. Il existe des raisons bien plus agréables et importantes pour se réjouir.
La situation de la pandémie reste tendue dans le monde. Nous en parlons souvent, il ne faut pas l’oublier. Il existe une chance que les leçons tirées de la première vague permettent de tirer les bonnes conclusions et d’empêcher la répétition de ces événements.
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Sur la visite de travail en Fédération de Russie de Mohammad Javad Zarif,  Ministre des Affaires étrangères de l’Iran
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Mohammad Javad Zarif,  Ministre des Affaires étrangères de l’Iran
Jeudi 24 septembre, le Ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif  se trouvera en visite de travail à Moscou et s’entretiendra avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
Il est prévu d’évoquer plusieurs thèmes de l’agenda international, notamment la situation autour du Plan d’action global commun sur le nucléaire iranien, la situation en Syrie, en Afghanistan et dans la zone du Golfe.
Une attention particulière sera accordée à l’agenda bilatéral, avant tout à la réalisation de projets communs importants dans le domaine de l’énergie et du transport, à l’élargissement des liens commerciaux, économiques, culturels et sociaux.

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Les relations russo-iraniennes reposent sur les traditions de bon voisinage et de respect mutuel de longue date. Les positions des deux pays sont proches ou coïncident sur de nombreuses questions internationales. Le principal repère pour le développement du partenariat est le dialogue de confiance au sommet – cette année les présidents des deux pays se sont entretenus trois fois par téléphone. En dépit de la pandémie de coronavirus, il y a des contacts intensifs entre les chefs de la diplomatie, les représentants du parlement, des ministères et des institutions des deux pays.
Une conférence de presse est prévue à l’issue des pourparlers.
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Sur la réunion informelle du Conseil des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Organisation de coopération économique de la mer Noire
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L’Organisation de coopération économique de la mer Noire (OCEMN), fondée et établie à Istanbul le 25 juin 1992 (Déclaration d’Istanbul) est une organisation internationale régionale. Elle fonctionne effectivement dès 1999 à la suite du dépôt de ratification des dix États membres de l’époque.

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Membres (vert foncé) et observateurs (vert clair).
Désormais, l’OCEMN comprend 12 membres :
L’adhésion du Monténégro est bloquée par la Grèce en réponse au veto turc sur l’adhésion de Chypre.
Organes
Des structures particulières ont été mises en place :
  • une banque de commerce de la mer Noire, qui soutient les projets d’investissements d’infrastructures, de transports et de télécommunication,
  • une assemblée interparlementaire créée en 1993, dont le siège social est en Turquie, avec 76 représentants des parlements nationaux,
  • un conseil d’affaire, réunissant les experts internationaux chargés de définir les opportunités d’investissements dans la zone.
En Vert Clair les observateurs …. CF/ https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coop%C3%A9ration_%C3%A9conomique_de_la_mer_Noire
Vendredi 25 septembre se tiendra une réunion informelle du Conseil des ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Organisation de coopération économique de la mer Noire (CMAE de l’OCEMN). En raison de la situation épidémiologique elle aura lieu en format de visioconférence. La Fédération de Russie sera représentée par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
Les interlocuteurs évoqueront les perspectives d’intensification de la coopération économique multilatérale entre les pays membres de l’Organisation dans les conditions après la pandémie et la prolifération du coronavirus.
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Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Ricardo Cabrisas, vice-Premier ministre de la République de Cuba
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Lundi 28 septembre se déroulera un entretien entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le vice-Premier ministre cubain Ricardo Cabrisas, coprésident de la Commission intergouvernementale bilatérale pour la coopération commerciale, économique, scientifique et technique, qui se trouve en Russie en visite de travail.
Dans le cadre de cette visite est mené un travail intense pour apporter une grande impulsion à l’ensemble des liens bilatéraux en cette période très difficile.
La République de Cuba est notre partenaire fiable et ami fidèle avec lequel nous avons des relations historiques de respect mutuel, de confiance et de solidarité non soumises aux facteurs extérieurs négatifs.
Pendant l’entretien il est prévu de mettre les pendules à l’heure sur le renforcement du partenariat stratégique entre Moscou et La Havane dans le domaine politique, commercial, économique, d’investissement, culturel et social, notamment compte tenu des résultats de la réunion des coprésidents de la Commission intergouvernementale prévue pour le 25 septembre.

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Il est également prévu d’aborder les thèmes principaux de l’agenda régional et international, la coordination des efforts sur la scène internationale, dont la lutte contre la pression illégitime par les sanctions exercée par les Etats-Unis sur Cuba.
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La déclaration du Ministère russe des Affaires étrangères concernant la liste    symétrique russe des représentants des pays membres de l’UE et des institutions européennes interdits d’entrée sur le territoire de la Fédération de Russie
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Ces derniers temps, l’Union européenne s’est démarquée par plusieurs démarches hostiles envers notre pays et des citoyens russes. En agissant, comme toujours, en contournant les normes internationales en vigueur, l’UE continue d’élargir son inventaire de sanctions et de l’appliquer sous faux prétextes et parfois absurdes.
Nous avons mis en garde plusieurs fois l’UE contre la nuisance de cette approche. Mais l’UE ignore nos propositions de mener un dialogue objectif et professionnel basé sur les faits et continue d’opter pour le langage des sanctions.
En réponse aux actions de l’UE la Russie a décidé d’élargir la liste symétrique de représentants des pays membres et des institutions de l’UE interdits d’entrée sur le territoire de la Fédération de Russie. Le nombre de figurants de la liste russe est désormais paritaire avec la liste de l’UE.
Les restrictions en question sont décrétées conformément à la loi fédérale 114-FZ sur les modalités d’entrée en Fédération de Russie et de sortie de Fédération de Russie du 15 août 1996.
Conformément à la pratique diplomatique, une note du Ministère russe des Affaires étrangères a été envoyée à la Représentation de l’UE en Fédération de Russie pour l’informer de cette démarche.
En cas de maintien de la ligne de confrontation par l’UE nous nous réservons le droit d’appliquer des mesures appropriées.
Je souligne que cette démarche est provoquée par des manifestations de plus en plus flagrantes de la ligne de confrontation choisie par l’UE à l’égard de la Russie. Nous nous réservons le droit de prendre des mesures supplémentaires si Bruxelles continuait d’augmenter la pression par les sanctions contre notre pays et les citoyens russes.
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Sur la situation concernant Alexeï Navalny
Alexeï Navalny 22042551 Alexeï Navalny
Nous assistons tous au déploiement d’une vaste campagne de désinformation autour de la situation du citoyen russe Alexeï Navalny lancée par l’Occident, les autorités de pays occidentaux, des représentants officiels, des institutions d’intégration, des associations où les pays occidentaux occupent une position de leader.
Le beau monde politique allemand a exprimé de manière offensive des préoccupations par ce qui s’est passé.

la Chancelière allemande Angela Merkel 19534935 la Chancelière allemande Angela Merkel

En particulier, la Chancelière allemande Angela Merkel a déclaré qu’on a voulu « faire taire » Alexeï Navalny. Des députés allemands parlent d’un « régime agressif » en Russie qui « cherche à promouvoir ses intérêts en recourant à la violence et en transgressant le droit international« .

7886c6fa32fdb257-2496f  Heiko Maas et Jean-Yves Le Drian

Le 4 septembre, les ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne et de la France, Heiko Maas et Jean-Yves Le Drian, ont partagé dans un communiqué conjoint leur
« profonde préoccupation concernant l’attaque contre Alexeï Navalny qui constitue une très grave violation des principes fondamentaux de la démocratie et du pluralisme politique ».
La dure ligne d’accusation a été reprise par d’autres pays occidentaux.

Le Président français Emmanuel Macron 26676hr_-592x296 Le Président français Emmanuel Macron

Le Président français Emmanuel Macron a notamment qualifié les faits de « tentative de meurtre ». Il a exigé une « enquête urgente et transparente » afin de « traduire absolument en justice les responsables ». Pour faire des commentaires publics à ce sujet le Président français a même utilisé la tribune de l’Onu.

Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo Secrétaire d’État américain Mike Pompeo

A l’unisson avec les collègues européens a retenti la déclaration du Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo menaçant de décréter contre la Russie des sanctions pour une prétendue utilisation de l’arme chimique contre Alexeï Navalny.
Nous trouvons une telle rhétorique inadmissible. Il n’existe et il ne peut y avoir aucune preuve de la prétendue participation russe ou, comme ils disent, d’une « trace russe » dans cet événement. Force est de constater avec regret que ce n’est pas la première fois que la diplomatie américaine détermine sa propre position en s’appuyant sur des spéculations flagrantes. Je trouve que c’est le Département d’État américain qui pratique le plus activement ces exercices publics.
Une fois de plus les Etats-Unis et leurs alliés européens pour des raisons purement politiques décident d’aggraver les relations avec la Russie en préférant à un partenariat constrictif la ligne visant à aggraver la confrontation systémique. Malheureusement, ce modèle de conduite devient de plus en plus clairement une norme pour eux.

 

On a l’impression que Washington n’a pas la moindre volonté de s’écarter de ses propres stéréotypes. Sinon, au lieu d’accusations gratuites visant la Russie et les menaces ils auraient suggéré depuis longtemps à leurs collègues allemands, qui continuent de subir une immense pression de Washington, à satisfaire les multiples requêtes du Parquet russe pour l’aide juridique et à transmettre à la Russie les informations demandées. Dans aucune déclaration publique du Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo nous n’avons entendu de tels appels aux autorités allemandes.
Alors que nous entendons constamment des appels américains à différents niveaux adressés à l’Allemagne notamment à ne pas réaliser le projet de Nord Stream 2. Intéressant, non?
Sur ce fond je voudrais expliquer sur l’exemple de faits concrets quelle est la situation réelle.

 

Comme je l’ai dit, les autorités allemandes n’ont toujours pas répondu aux requêtes officielles du Parquet russe pour que l’Allemagne apporte un soutien pratique aux forces de l’ordre russes dans le cadre de la vérification préliminaire au sujet de l’hospitalisation urgente du 20 août à Omsk d’Alexeï Navalny, qui ont été envoyées au Ministère fédéral allemand de la Justice les 27 août et 14 septembre conformément à la Convention européenne d’entraide judiciaire en matière pénale de 1959 et des protocoles additionnels.

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Berlin n’a toujours pas fourni les échantillons biologiques d’Alexeï Navalny ni les résultats de leurs analyses qui, selon les affirmations de médecins militaires allemands, contiendraient des traces du poison de classe Novitchok, ni l’information sur la nature des soins apportés à cet égard au citoyen russe à la clinique de la Charité. L’Allemagne n’a pas contribué à l’organisation d’un entretien avec lui des enquêteurs du Ministère russe de l’Intérieur.
Sans remplir les faits énumérés il est impossible de terminer la vérification préliminaire qui, conformément à la législation russe, est une condition indispensable pour ouvrir une enquête pénale sur l’empoisonnement présumé d’Alexeï Navalny, chose sur laquelle l’Allemagne elle-même insiste constamment par ultimatum. Les forces de l’ordre russe ont déjà réaffirmé plusieurs fois leur disposition à étudier et à prendre en compte toutes les informations à disposition des médecins allemands indiquant, selon eux, qu’un crime a été commis visant le citoyen russe. Mais manifestement Berlin ne s’empresse pas de les partager en parlant à la fois de la nécessité d’actions immédiates de la part de la Russie.
La situation est très grave et Moscou n’a pas de raison ni l’intention de croire Berlin sur parole. Il faut le savoir.
Dans l’ensemble, cela donne l’impression que les collègues allemands suivent une tactique intentionnelle et tardent sciemment à répondre aux requêtes du Parquet russe se référant à chaque fois que nous le rappelons à différentes prétextes qui ne permettent pas de les satisfaire.
Nous estimons que tout cela est fait notamment pour entretenir dans l’espace médiatique international la thèse sur la prétendue réticence de notre pays à tirer au clair les raisons de la subite détérioration de l’état de santé d’Alexeï Navalny.

Le ministre russe de l'Intérieur, Vladimir Kolokoltsev le 16 décembre 2010 à Ryazan en Russie  Le ministre russe de l’Intérieur: Vladimir Kolokoltsev

Nous voudrions déclarer avec responsabilité que ces affirmations sont un mensonge. En attente d’informations demandées à Berlin le Ministère russe de l’Intérieur a spécialement prolongé les délais de vérification préliminaire en menant en parallèle une vaste enquête et des activités opérationnelles. Près de 200 personnes ont été interrogées. Nous voudrions souligner encore une fois que la clé pour la terminer se trouve chez les autorités allemandes. En l’occurrence, tout dépend de Berlin. Nous voudrions vraiment que les médias allemands mettent un accent sur ce point.
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Au même rang avec cette ligne non constructive se trouvent les déclarations du gouvernement allemand pointant l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) comme l’unique instance qui doit être saisie par les autorités russes pour demander les matières biologiques et les documents concernés.
Cette fois je voudrais poser une question directe aux collègues allemands: est-ce que cela signifie le refus de l’Allemagne de répondre aux requêtes du Parquet russe pour une aide juridique? Nous voudrions entendre une réponse claire à cette question qui n’est pas du tout rhétorique.
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Sur les déclarations du Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo sur la création d’une coalition contre le Nord Stream 2
Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo  Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo
Nous avons remarqué la récente interview du Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo accordée à la revue Bild. Je souligne ce que je viens d’évoquer. Nos partenaires américains font pression très activement sur Berlin en ce moment. Ils le font depuis des années par rapport au Nord Stream. Ils le font de différentes manières – au niveau de leur ancien ambassadeur, des médias, maintenant le Secrétaire d’Etat américain en personne y participe.
Dans cette interview le Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a exprimé une nouvelle fois des doutes que le Nord Stream 2 s’achéve. Une question: en quoi le projet de Nord Stream 2 concerne les Etats-Unis? Nous pouvons voir sur la carte où se trouvent les Etats-Unis et où se situe le continent européen. La réponse à cette question est connue.
Premièrement, tout les concerne.
Deuxièmement, ils s’intéressent tout particulièrement aux projets qui apportent un profit direct aux Européens.
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Nous condamnons les appels à créer une sorte de coalition contre le gazoduc dans lequel les compagnes allemandes et autres ont déjà investi des milliards. Quand nous parlons d’investissements, nous ne parlons pas seulement du grand capital, des transnationales, des fleurons des affaires, des géants de l’industrie, il s’agit d’investissements basés sur le travail quotidien des millions de citoyens de différents pays. C’est eux qui créent le produit réel qui permet ensuite aux grandes compagnies d’investir dans des projets.
  • Monsieur Pompeo, avez-vous pensé à ces gens?
  • A leur avenir? Ou il ne faut penser à eux?
Ces déclarations faites par le Secrétaire d’Etat américain Mike ne font que démontrer les véritables intentions de Washington qui cherche par des méthodes de concurrence déloyale à s’emparer du marché gazier en Europe occidentale, à imposer à la région les futures fournitures de GNL américain onéreux.
  • Tout est clair et évident.
De notre côté, nous réaffirmons la ferme intention de rester des fournisseurs fiables d’hydrocarbures pour nos partenaires en Europe. Je répète ce que j’ai déjà dit aujourd’hui. La qualité de notre interaction n’a pas été à l’épreuve des interviews de représentants du Département d’Etat américain ou des déclarations de politiques dont on ne se souviendra pas demain, mais des décennies. Changeaient des noms de pays et des systèmes politiques, mais notre coopération énergétique avec les Européens restait toujours au plus haut niveau. Nous ne leur avons jamais fait défaut.
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Sur les déclarations du Service européen pour l’action extérieure concernant le verdict prononcé par un tribunal russe
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EEAS Service européen pour l’action extérieure (SEAE)
Nous constatons avec regret que la pratique de déformation des faits dans le but de désinformer le public mondial devient une sorte de « carte de visite » de la diplomatie de l’UE.
Parmi les récents exemples je voudrais mentionner le récent communiqué de presse du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) concernant le verdict du tribunal militaire du district Sud à Rostov-sur-le-Don prononcé à l’encontre de sept accusés pour leur « implication présumée dans une organisation politique ».
Nous jugeons nécessaires d’apporter des éclaircissements à ce sujet de manière publique. Il s’agit de membres de la cellule criméenne de l’organisation islamique Hizb ut-Tahrir qui ont été condamnés à différentes peines de prison pour des crimes pénaux terroristes prouvés. Leurs opinions politiques, nationalité ou appartenance aux groupes ethniques, comme cherche à le présenter Bruxelles, n’ont rien à voir avec le verdict du tribunal.
Ce n’est pas la première fois que nous assistons aux tentatives dangereuses de nos partenaires occidentaux de séparer les terroristes en « bons », « mauvais » et « modérés ». Malheureusement, les conséquences tragiques de ces tentatives sont bien connues par les habitants des pays membres de l’UE qui ont éprouvé eux-mêmes les horreurs des attentats.
Nous condamnons fermement toutes les actions qui cherchent à saper et à éroder les efforts de la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme.
Et à titre de remarque finale. Conformément à son mandat le SEAE est responsable de la réalisation d’une ligne politique commune des pays membres de l’UE.
Sachant que depuis 2013 l’activité de Hizb ut-Tahrir a été législativement interdite sur le territoire de l’Allemagne, qui déclare un attachement immuable à la primauté du droit et aux procédures juridiques nationales.
Ce serait intéressant de connaître l’avis de Berlin au sujet de ces franches tentatives de la diplomatie de l’UE d’assimiler de facto cette structure terroriste à des organisations politiques.
Ce n’est pas non plus une question rhétorique.
Ou peut-être que quand cela concerne des attaques politisées contre notre pays, tous les moyens sont bons et on peut tranquillement fermer les yeux sur les contradictions flagrantes avec sa propre législation?
Nous espérons tout de même d’entendre une réponse à cette question.
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Sur la reprise des audiences sur l’affaire Assange
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Nous sommes préoccupés par les récents événements liés à la reprise des audiences sur l’affaire d’extradition de Julian Assange aux Etats-Unis. La justice britannique poursuit la persécution de longue date contre le journaliste connu initiée par Washington.
En septembre ont repris les audiences du tribunal de Londres sur l’extradition de Julian Assange aux Etats-Unis.
Le juge devra décider si la requête de Washington est conforme à l’accord d’extradition américano-britannique, qui ne prévoit pas l’extradition d’accusés de « crimes politiques ».
La communauté des militants des droits de l’homme, les experts compétents et les collègues de Julian Assange, les journalistes sont persuadés de la nature politique de la campagne lancée par les Etats-Unis et craignent qu’une décision favorable soit tout de même prise par rapport à la requête américaine. De toute évidence, ils le font à raison.
Depuis l’arrestation de Julian Assange en avril dernier, les Etats-Unis ont avancé un éventail de nouvelles accusations grave contre lui, notamment l’organisation du piratage d’ordinateurs gouvernementaux et un complot afin d’obtenir et de divulguer des informations qui représenteraient une importance pour la sécurité nationale.
Ces annexes à la plainte américaine ont été révélées en juin dernier. Sachant que personne n’en avait averti la défense.
Je voudrais poser une question à nos collègues américains et britanniques:
qu’en est-il du droit, de la démocratie et de la liberté?
Les structures européennes pourraient également s’exprimer à ce sujet.
De plus, selon nos informations, pendant plusieurs mois les avocats ne pouvaient pas avoir un accès à Julian Assange sous prétexte de quarantaine due au coronavirus. La demande de la défense de récuser les nouvelles accusations par le tribunal de Londres a été sans surprise déclinée.
Cela fait déjà 16 mois que le journaliste, qui n’a commis aucun crime, est détenu dans une prison à sécurité maximale de Londres, alors que les médecins tirent la sonnette d’alarme compte tenu de son état de santé physique et psychologique extrêmement faible sapé par des années passé enfermé à l’Ambassade d’Equateur au Royaume-Uni.
Nous avons exprimé plusieurs fois notre position concernant l’aspect éthique et des droits de l’homme de cette affaire qui tourne sous nos yeux en une farce.
Nous pensons que Julian Assange fait l’objet de représailles politiques grossières avec des éléments de torture en le poussant à bout.
Le journaliste qui a dévoilé des informations véridiques est accusé d’espionnage. On sait que Julian Assange lui-même ne pratiquait pas l’espionnage, il publiait des informations rapportées par des informateurs parmi d’anciens militaires américains. Son droit et obligation en tant que journaliste est la protection de ses sources d’information. Je pense que nos partenaires occidentaux le savent bien.
Le rapporteur spécial de l’Onu sur la torture Nils Melzer appelait à cesser cette véritable « persécution collective » de Julian Assange. La Commissaire du Conseil de l’Europe aux droits de l’homme Dunja Mijatovic et l’ancien représentant de l’OSCE pour la liberté des médias Harlem Désir insistaient pour que les autorités britanniques renoncent à l’extradition. La plupart des organisations des droits de l’homme continuent de critiquer fermement la persécution du journaliste.
 La communauté professionnelle est unanimele traitement inhumain du directeur de WikiLeaks concerne tous les journalistes sans exception et porte significativement atteinte à l’avenir de l’investigation journalistique.
Une telle persécution de journalistes envoie un signal d’impunité à ceux qui se débarrassent de journalistes indésirables telles des structures mafieuses qui ont commandité l’assassinat à Malte de la célèbre auteure d’un blog anti-corruption Daphne Caruana Galizia.
Nous appelons les structures internationales et les organisations des droits de l’homme, la communauté professionnelle
 à continuer de tout faire pour simplement sauver la vie et défendre l’honneur de Julian Assange, et il s’agit également dans l’ensemble d’un défi au journalisme professionnel.
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Sur l’adoption par le Parlement letton à la première lecture d’un projet de loi interdisant le ruban de Saint-Georges
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Lettonie

LETTONIE Parlement letton Rīga,_Saeima_2002-05-13

Parlement Letton à Riga
Le Parlement letton a récemment adopté à la première lecture un projet de loi interdisant l’usage du ruban de Saint-Georges.
A présent l’UE lutte non seulement contre des monuments, mais également contre des rubans – la symbole de la Seconde Guerre mondiale et de la Grande Guerre patriotique.
Nous condamnons fermement cette nouvelle tentative de changer l’histoire et de facto de contester les résultats de la Seconde Guerre mondiale, qui ne peuvent être changés.
Au fond, cette idée provocatrice est également dirigée contre les Lettons qui épaule contre épaule avec des représentants d’autres peuples se sont battus pour la libération de l’Europe et notamment de la Lettonie contre l’asservissement fasciste.
Par leur initiative législative interdisant un symbole de liberté, le ruban de Saint-Georges, les députés lettons font outrage à la mémoire de ces gens au lieu de s’incliner devant eux pour la possibilité d’une vie paisible.
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Sur le 47e anniversaire de l’indépendance de la Guinée-Bissau
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Jeudi 24 septembre, la République de Guinée-Bissau célébrera le 47e anniversaire de son indépendance. Le peuple de ce pays, avec lequel nous avons des relations d’amitié et de coopération de longue date, connaît un riche passé, des traditions et des coutumes uniques.
La Guinée-Bissau a été confrontée à de nombreuses épreuves, a vécu une période difficile de dépendance coloniale et d’esclavage.
En 1446, sur le territoire contemporain de L’État bisséen a débarqué la première expédition portugaise de marchands d’esclaves, et pendant des siècles ce pays est devenu l’un des avant-postes de l’Afrique occidentale pour l’envoi d’esclaves en Amérique latine.
En 1956 s’est produit un événement marquant avec la formation du Parti africain de l’indépendance, qui a ensuite été à la tête de la lutte du peuple de Guinée-Bissau pour sa souveraineté.
Ce combat dévoué, notamment arme à la main, s’est soldé par la proclamation de l’indépendance de la République en 1973.

C’est le 24 septembre 1973 que la Guinée Bissau proclame son indépendance, et ce après une longue lutte contre le pouvoir autoritaire du Portugal.
La société bisséenne garde une mémoire reconnaissante du plein soutien accordé pendant de longues années par l’URSS à l’établissement du jeune Etat africain, à la formation des fondements de l’économie nationale, à la création de forces armées opérationnelles, à la formation de cadres.
Cette mémoire est conservée. Aujourd’hui les relations entre la Russie et la Guinée-Bissau se caractérisent par un niveau de confiance élevé. Nous soutenons immuablement la disposition de l’État bisséen à élargir l’ensemble des relations avec notre pays, nous sommes prêts à poursuivre la coopération mutuellement avantageuse dans le domaine politique, commercial, économique, social et d’autres.

 

GUINEE BISSAU GOUVERNEMENT 2020 Suzi Carla Barbosa, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés unnamed

Guinée Bissau – Suzi Carla Barbosa, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Communautés
Nous sommes certains que les liens amicaux russo-bisséens à l’épreuve du temps continueront de se développer productivement au profit des peuples des deux pays. Nous voudrions féliciter le peuple de la Guinée-Bissau avec sa fête nationale, lui souhaiter de nouveaux succès, la paix, la prospérité et le bien-être.
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Sur la Journée de l’indépendance de la République du Botswana
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Ce 30 septembre marque le 54e anniversaire de la proclamation de l’indépendance de la République du Botswana.
L’ascension après la guerre de mouvements nationaux de libération en Afrique a également symbolisé le début de la lutte de libération pour l’autodétermination du protectorat britannique du Bechuanaland, territoire du Botswana contemporain.

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En 1962, le premier président du pays Seretse Khama a fondé le Parti démocratique du Bechuanaland, dont les activistes ont obtenu en 1966 pacifiquement l’indépendance de la métropole.
En octobre 1966, la République a rejoint l’Onu. Depuis le début le Botswana a proclamé son ferme attachement à la ligne de l’Organisation de l’unité africaine, a commencé à jouer un rôle significatif dans la politique régionale, dans la lutte collective des Africains contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud.
En 1974, le Botswana a fait partie des initiateurs de la création du groupe d’Etats de première ligne. Gaborone apporte une grande contribution aux processus d’intégration dans le Sud de l’Afrique dans le cadre de la Communauté de développement d’Afrique australe (CDAA).

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Le 6 mars 2020, la Russie et le Botswana ont célébré une grande date – le 50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques. A cette occasion les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont échangé des télégrammes de vœux. Cette période d’un demi-siècle a confirmé la nature traditionnellement amicale des relations entre nos pays, la disposition mutuelle à élargir la coopération russo-botswanaise diversifiée au profit des peuples des deux pays, pour renforcer la paix et la sécurité internationales.
Nous félicitons nos amis botswanais avec la Journée de l’indépendance, nous souhaitons au peuple de la République paix, bien-être et prospérité.
 
Réponses aux questions:
1
Question: Le Ministère russe des Affaires étrangères a déclaré à plusieurs reprises que la Fédération de Russie et l’URSS n’avaient jamais élaboré, produit ni accumulé des produits chimiques toxiques sous la marque Novitchok actuellement répandue en Occident. Cependant, plusieurs médias, notamment fédéraux, publient l’interview du docteur ès sciences chimiques Leonid Rink, qui faisait partie du groupe de développeurs du Novitchok.
Leonid Rink a déclaré dans cette interview qu’un groupe de spécialistes avait travaillé sur le Novitchok. Selon lui, il n’existe pas en Union soviétique et en Russie de programme d’élaboration de l’arme chimique appelée Novitchok, mais il affirme que c’est les militaires qui ont donné ce nom à ce produit chimique.
De plus, le 15 septembre, le chef du Service de renseignement extérieur Sergueï Narychkine, en répondant à la question de savoir si la Russie disposait des réserves de Novitchok, a répondu: « Elles ont été détruites. »
Pouvez-vous dire, s’il vous plaît, si la Russie et l’URSS n’ont jamais développé ni produit le Novitchok ou si cette substance existait mais était appelée autrement?
Quelle est la position officielle du Ministère russe des Affaires étrangères concernant l’existence du produit chimique toxique Novitchok concrètement en Russie?
 
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British Military personnel wearing protective coveralls work to remove a vehicle connected to the March 4 nerve agent attack in Salisbury, from a residential street in Gillingham, southeast England on March 14, 2018. Britain will expel 23 Russian diplomats over the nerve agent attack on former double agent Sergei Skripal and his daughter Yulia, in England, Prime Minister Theresa May told lawmakers today. / AFP PHOTO / Adrian DENNIS

Réponse: Comme vous l’avez noté, nous avons déclaré à plusieurs reprises que des travaux de recherche et développement sous l’appellation Novitchok n’ont jamais eu lieu en URSS ou en Russie, contrairement aux pays occidentaux. Je ne peux que confirmer que la position de la Fédération de Russie et la situation en la matière n’ont pas changé.
En ce qui concerne les nombreuses réflexions de particuliers à ce sujet et d’interprétations inexactes par les médias des déclarations des représentants de la Fédération de Russie, nous jugeons inutile de les commenter. Je vous ai exprimé et réaffirmé notre position.
2
Question: Le Président ukrainien Vladimir Zelenski a déclaré dans son discours à l’occasion du 75e anniversaire de l’Assemblée générale des Nations unies que la Russie tentait de revenir au partage des sphères d’influence dans le monde. Il a également accusé la Russie d’agression envers l’Ukraine.
Que pense le Ministère russe des Affaires étrangères de telles déclarations?
Le Président ukrainien Vladimir Zelenski Le Président ukrainien Vladimir Zelenski
Réponse: Nous ne sommes pas surpris par ce nouveau discours belliqueux du Président ukrainien, par son tentative d’effrayer le monde entier par la Russie sous la forme d’une prétendue menace pour la communauté internationale. C’est déjà devenu un cliché usé, démodé, mais largement répandu. Bien évidemment, nous réfutons et condamnons les accusations fantasmagoriques du principal « serviteur » du peuple ukrainien de prétendus plans russes de partage du monde. En même temps, il convient de noter qu’en parlant de tentatives de la Russie de revenir au partage de sphères d’influence Vladimir Zelenski reconnaît ainsi qu’il considère que son pays se trouve dans la sphère d’influence étrangère (pas seulement russe).
Un autre passage a attiré l’attention. Dans son discours Vladimir Zelenski est fier que la RSS d’Ukraine fasse partie à sa propre initiative des pays fondateurs de l’Onu.
Un peu d’histoire. Nous voulons rappeler à monsieur Zelenski qu’elle le doit à la direction de l’URSS de l’époque. La période soviétique est une époque de prospérité maximale de cette république quand grâce aux immenses investissements de l’URSS elle s’est transformée d’un territoire principalement agricole en centre de productions industrielles et technologiques uniques, a occupé une place digne dans la famille des peuples soviétiques.
De cette manière, malgré la volonté de Vladimir Zelenski de réécrire l’histoire et de renier nos racines communes, la vérité triomphera toujours.
3
Question: L’Inde a refusé sans raison de participer aux exercices militaires multinationaux en Russie, auxquels participent neuf pays, dont le Pakistan et la Chine.
Que pense la Russie de la décision de l’Inde de ne pas participer aux exercices militaires et de la tension dans le Ladakh et le Cachemire du Nord?
https://s.rfi.fr/media/display/314cbe5c-1557-11ea-b8c9-005056bf7c53/w:1280/p:16x9/2016-10-15t122053z_1440852474_s1beuhcnzhaa_rtrmadp_3_india-russia_0_0.webp  Le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre indien Narendra Modi, à Benaulim, à l’ouest de l’Etat de Goa, le 15 octobre 2016. Sputnik/Kremlin/Konstantin Zavrazhin via REUTERS

Réponse: J’apportais régulièrement des commentaires sur la seconde question. Ils restent d’actualité. En l’occurrence, je ne peux que les confirmer.
En ce qui concerne les exercices militaires, dans ce cas il faut vous adresser à nos collègues du Ministère russe de la Défense.
4
Question: Je voudrais poser une question sur la pression exercée par les Etats-Unis sur des pays souverains concernant la réalisation de projets énergétiques.
Vous avez parlé aujourd’hui du Nord Stream 2 et de la déclaration du Secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo faite à la revue Bild.
Y a-t-il un risque réel pour la fermeture de projets énergétiques, notamment du Nord Stream 2, compte tenu des ambitions ouvertement déclarées pour le stopper, de la préparation d’une sorte de coalition spéciale?
A cet égard, il a été annoncé aujourd’hui que les navires construisant le Nord Stream 2 se sont vu refuser la souscription d’une assurance.
Comment la Russie peut-elle réagir à ce comportement?
Certes, la Russie n’a pas peur, mais d’autres pays craignent et refusent de participer au projet.
Comment peut-on travailler dans ces conditions pour réaliser et achever le projet?
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Réponse: Vous parlez de risques. Evidemment. Si les Etats-Unis, l’une des plus grandes puissances mondiales mènent un travail subversif contre la réalisation de ce projet, est-ce un risque?
Je trouve que c’est un risque qui indique que les forces politiques américaines ne lésinent pas sur les moyens, les capacités, l’argent ni leur conscience pour tout faire et même plus afin d’empêcher la réalisation de ce projet. Tout commençait de manière pas complètement inoffensive mais du moins sans dépasser les limites sous la forme de négociations et de déclarations soulignant en grande partie la dignité de la proposition américaine sur ce marché, mais s’est terminé par des menaces directes et le chantage. Et ce n’est que ce que le public voit. Mais je voudrais attirer l’attention sur l’existence d’une autre partie « souterraine » de cette campagne lancée par les Etats-Unis, qui n’est pas très visible pour le grand public mais visible pour les spécialistes et les experts en la matière.
Qui sont les plus menacés en l’occurrence par ces risques dont vous parlez? Bien évidemment, parmi les cibles de cette attaque le projet en soi, les investissements, les pays européens – non seulement en tant qu’entités étatiques, mais également en tant que peuples qui devaient obtenir un résultat, des dividendes concrets de la réalisation du Nord Stream 2.
Je voudrais également parler d’une autre partie qui subira certainement des pertes. C’est la concurrence mondiale, les fondements de la concurrence libre de l’ordre mondial actuel.
C’est ce sur quoi se construisait depuis des années et même des décennies la structure économique mondiale. Pendant des décennies nous avons entendu les Etats-Unis parler (très fort, parfois trop, ces voix retentissaient au début des années 2000) de l’impossibilité d’utiliser l’inventaire politique pour régler les questions purement économiques.
Souvenez-vous, c’était leur concept. Ils disaient que l’économe devait être privée de la composante politique, qui plus est de la pression, des menaces et du chantage.
Maintenant tout est devenu sens dessus dessous. C’est les Etats-Unis qui utilisent tout l’arsenal de concurrence déloyale pour imposer leurs intérêts. C’est pourquoi en l’occurrence tout le modèle économique mondial est menacé.
Il est inadmissible de recourir au chantage, aux menaces, à la subversion pour promouvoir ses produits et marchandises et pas seulement pour des pays à part. C’est les règles à respecter pour tous les Etats. Du moins, personne ne les a annulées. Ce ne sont pas seulement des règles écrites en théorie, des traditions des dernières décennies, c’est ce qui est fixé à chaque fois, d’année en année sur toutes les plateformes mondiales, lors des forums informels non étatiques et étatiques. En l’occurrence, tout cela est menacé par ces actions complètement illégitimes des Etats-Unis.
5
Question: Les négociations interafghanes se déroulent depuis deux semaines. Mais au cours de cette période les talibans ont intensifié leurs attaques contre les forces gouvernementales et étrangères. L’Onu et l’UE ont appelé les talibans à cesser le feu pour la période des négociations.
Quelle est la position de la Russie dans cette situation?
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Lors des discussions interafghanes, à Doha, au Qatar, le 12 septembre. IBRAHEEM AL OMARI / REUTERS
Réponse: En effet, ces derniers jours nous assistons à une hausse de l’activité armée des talibans contre les forces gouvernementales. En même temps, après la signature en février d’un accord entre les talibans et les Etats-Unis pour la paix nous n’avons pas vu d’attaques significatives de la part de l’opposition armée afghane contre des contingents étrangers. Nous supposons que les talibans s’efforcent de se tenir aux accords conclus avec les Américains.
En ce qui concerne l’intensification des affrontements avec les structures de force afghanes, nous pensons que c’est lié en partie au processus qui perdure de mise au point des questions procédurales par rapport aux négociations interafghanes à Doha. A cet égard, nous appelons de nouveau les deux parties à terminer au plus vite la finalisation de la partie technique du travail et le début des négociations substantielles sur l’ordre du jour de la réconciliation nationale.
Nous sommes certains que l’un des thèmes principaux de la discussion au cours du premier cycle du dialogue interafghan doit être l’instauration d’un cessez-le-feu durable.
6
Question:
La Russie planifie-t-elle de participer au mécanisme COVAX de l’OMS dans le cadre duquel il est proposé d’organiser une attribution juste des vaccins à tous les pays du monde?
Réponse: Nous suivons attentivement les initiatives de l’OMS pour combattre le coronavirus, nous les commentons souvent (pratiquement toutes les semaines ces derniers temps). Des représentants russes ont participé à plusieurs réunions du Dispositif pour accélérer l’accès aux outils de lutte contre la COVID-19 (Accélérateur ACT).

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Le 10 septembre, le Ministre russe de la Santé Mikhaïl Mourachko a participé à la première réunion du Conseil pour soutenir ce Dispositif. En juin, il a représenté notre pays au Sommet sur la vaccination organisé par l’OMS et le Royaume-Uni qui s’est déroulé au format virtuel.
Le mécanisme COVAX fait partie de l’Accélérateur ACT appelé à garantir l’élaboration, la production et la répartition du vaccin contre la Covid-19, ainsi que le financement de ces processus. La Russie travaille activement dans le même sens.
Ce travail a débouché sur l’enregistrement du premier vaccin contre la Covid-19 dans le monde SPUTNIK V. En coordination avec l’OMS nous faisons tout pour sa requalification afin d’approvisionner des pays étrangers. De nouveaux produits vaccinaux créés par des chercheurs russes seront présentés prochainement.
Question: Une question concernant la citation par les médias azerbaïdjanais et les structures publiques du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à l’issue de l’entretien d’aujourd’hui avec la partie azerbaïdjanaise.
Réponse: En ce qui concerne la justesse de la citation du Ministre russe, je vous suggère d’adresser ces questions aux sources qui ont relayé cette information. Je ne m’arrêterai pas là.
En ce qui concerne le processus de paix du Haut-Karabakh, je peux dire ceci.
Pendant l’entretien d’aujourd’hui avec la partie azerbaïdjanaise ont été évoqués les principes de base du règlement du conflit dans le Haut-Karabakh énoncés plus tôt, qui impliquent notamment le règlement des questions statutaires du Haut-Karabakh, ainsi que la libération des territoires autour. Vous connaissez bien notre position à ce sujet. Je vous prie de vous référer à cette dernière, et non aux diverses interprétations qui ne sont pas faites par la Russie.
SOURCE/ https://www.mid.ru/fr/press_service/spokesman/briefings/-/asset_publisher/D2wHaWMCU6Od/content/id/4349458

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