3650 – Conférences de presse du 18,19 et 20, 21 février 2020 tenues en ligne par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang

Conférence de presse du 18 février 2020 tenue en ligne par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang – Q1 à Q10

Conférence de presse du 19 février 2020 tenue en ligne par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang – Q11 à Q19

Conférence de presse du 20 février 2020 tenue en ligne par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang – Q20 à Q33

Conférence de presse du 21 février 2020 tenue en ligne par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang – Q34 à Q39

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Conférence de presse du 18 février 2020 tenue en ligne par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang

Conférence de presse du 18 février 2020 tenue en ligne par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang


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Tout d’abord, j’aimerais partager avec vous quelques chiffres. Selon les dernières statistiques publiées ce matin par la Commission nationale de la Santé, le 17 février entre 00h00 et 24h00, 1 701 patients infectés ont guéri et sont sortis de l’hôpital dans la partie continentale de la Chine. Le 17 février à minuit, 12 552 guérisons avaient été signalées au total dans la partie continentale de la Chine.

Le 17 février entre 00h00 et 24h00, 79 nouveaux cas confirmés ont été signalés en Chine (à l’exception du Hubei), soit une baisse pour le 14e jour consécutif.

Q 1 : Selon un reportage, le gouvernement américain examine une proposition visant à suspendre la livraison de moteurs à réaction coproduits par l’américain General Electric (GE) pour l’avion de ligne Comac C919 en cours de développement en Chine, craignant que les Chinois ne puissent procéder à la rétro-ingénierie des moteurs, ce qui porterait atteinte aux intérêts commerciaux des Etats-Unis. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

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R : Nous prenons note de ce reportage. Il indique également que GE remet en question la proposition du gouvernement américain, affirmant qu’il est beaucoup plus difficile d’imiter les techniques de fabrication avancées permettant de produire le moteur que certains fonctionnaires le pensent. GE a également fait valoir qu’il coopérait avec la Chine depuis des années, ce qui signifie que les fabricants chinois auraient pu commencer une rétro-ingénierie il y a longtemps s’ils avaient voulu le faire. Pourquoi auraient-ils attendu jusqu’à maintenant ?

Bien sûr, nous devons encore vérifier la véracité du reportage. Mais si c’est vrai, cela peut montrer ce qui suit :

Premièrement, certains hommes d’affaires américains semblent avoir plus de bon sens et être plus sensés et crédibles que certains fonctionnaires de l’administration américaine.

Deuxièmement, cela met en évidence l’ignorance de ces fonctionnaires dans les domaines de la science et de la technologie, leur mépris du principe du marché et leur anxiété à l’égard du développement de la Chine.

Troisièmement, c’est un nouvel exemple du fait que les Etats-Unis utilisent des moyens politiques pour saper la coopération commerciale bilatérale et opprimer gratuitement la Chine.

Je dois souligner que les récentes mesures de la partie américaine portent atteinte non seulement aux droits et intérêts légitimes des entreprises chinoises, mais aussi aux intérêts des entreprises américaines. Pire encore, cela perturbera gravement les échanges et la coopération bilatéraux et même mondiaux dans les domaines de la science, de la technologie et du commerce.

Nous exhortons les Etats-Unis à considérer de manière objective et juste les entreprises chinoises et la coopération commerciale sino-américaine, et à agir comme un contributeur constructif plutôt que comme un fauteur de troubles irrationnel.

Q 2 : Certaines entreprises sidérurgiques américaines ont accusé la Chine d’utiliser les subventions de l’Etat et l’initiative « la Ceinture et la Route » pour donner aux entreprises chinoises un avantage injuste qui porte atteinte aux intérêts des producteurs d’autres pays, y compris les Etats-Unis. La Chine a-t-elle une réponse à cela ?

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R : Je n’ai pas entendu parler ce que vous avez dit. Ce que je veux dire, c’est que l’initiative « la Ceinture et la Route » est une proposition de coopération économique et un bien public pour la communauté internationale. La construction conjointe de « la Ceinture et la Route » s’en tient à la règle d’or de la consultation approfondie, de la contribution conjointe et des avantages partagés et au concept de coopération d’ouverture, d’inclusivité et de transparence. Dans le cadre de la construction conjointe de « la Ceinture et la Route », toutes les entreprises, chinoises ou étrangères, participent aux projets de coopération concrets de manière ouverte et transparente conformément aux règles du marché et au principe d’équité. Le processus d’appel d’offres pour ces projets est également ouvert et transparent. Qu’une entreprise puisse participer à un certain projet et comment elle le fera, cela relève uniquement des comportements du marché, et le fait qu’elle puisse décrocher un appel d’offres dépend également de sa compétitivité.

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La Chine continuera de travailler avec ses partenaires pour un développement de haute qualité de « la Ceinture et la Route ». A la lumière du concept de coopération ouverte, verte et propre, nous nous efforçons d’atteindre l’objectif d’un développement de haut niveau, axé sur l’amélioration du bien-être de la population et durable. Nous travaillons activement à forger des partenariats mondiaux pour la connectivité afin de réaliser un développement commun et une prospérité partagée.

Q  3: Le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne (UE) et est entré dans la période de transition du Brexit le 31 janvier. On le sait, la Chine et l’UE ont signé des accords et des documents de coopération dans des domaines tels que le commerce, le transport maritime, l’énergie, la science et la technologie. Ces instruments s’appliquent-ils toujours au Royaume-Uni ? Comment la Chine gérera-t-elle ces accords concernant le Royaume-Uni et l’UE après le Brexit ?

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R : Selon l’accord de retrait entre le Royaume-Uni et l’UE, les accords entre l’UE et d’autres pays continueront de s’appliquer au Royaume-Uni pendant la période de transition du 1er février au 31 décembre 2020, ce qui est un arrangement spécial entre les deux parties. Pour assurer la transition en douceur des accords, la Chine accepte cet arrangement, c’est-à-dire que les accords et les documents de coopération entre la Chine et l’UE continueront de s’appliquer au Royaume-Uni pendant la période de transition. La Chine est prête à travailler avec le Royaume-Uni et l’UE pour faire avancer les travaux relatifs aux accords de coopération au cours de la période de transition.

Q 4 : Le Ministère des Affaires étrangères des Philippines a annoncé le 11 février que le pays avait officiellement décidé le même jour de mettre fin à l’Accord sur les forces en visite avec les Etats-Unis. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Comment cela affectera-t-il la situation en mer de Chine méridionale ?
soldats-americains-2019dun-exercice-conjointles-forces-militaires-philippines-province-Tarlac-Manille_0_729_485Les Philippines ont informé les États-Unis, mardi 11 février 2020, de leur décision de mettre fin au pacte militaire entre les deux pays, déclenchant un compte à rebours de six mois avant la résiliation effective de l’accord.

R : Chaque pays a le droit de maintenir une politique étrangère indépendante et de développer des relations avec d’autres pays conformément à ses intérêts nationaux. La Chine soutient également que les échanges et la coopération entre les pays doivent non seulement bénéficier aux parties concernées, mais aussi contribuer à la paix et à la stabilité régionales et mondiales.

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Quant à savoir si cette décision affectera la situation en mer de Chine méridionale, je tiens à souligner qu’actuellement, avec les efforts concertés de la Chine et des pays de l’ASEAN, la situation en mer de Chine méridionale est globalement stable. La Chine et les pays de l’ASEAN s’engagent à appliquer pleinement et efficacement la Déclaration sur la conduite des parties en mer de Chine méridionale. Parallèlement, nous promouvons activement les consultations sur un code de conduite en mer de Chine méridionale. Les pays concernés insistent sur les canaux bilatéraux pour gérer les divergences et poursuivre une coopération pragmatique. La Chine est prête à travailler avec les pays concernés de la région pour maintenir la stabilité en mer de Chine méridionale et en faire une mer de paix, d’amitié et de coopération.

Q 5 : Certains pays ont récemment imposé des restrictions de visa et de voyage aux Chinois, causant des difficultés aux Chinois pour voyager à l’étranger. Quel impact cela a-t-il sur la Chine ?

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R : Depuis le début de l’épidémie, le gouvernement et le peuple chinois ont déployé tous les efforts possibles pour la combattre. Les mesures les plus rigoureuses et complètes ont été prises et les efforts concernés montrent progressivement leurs effets positifs. Nous avons la confiance et la capacité de gagner cette bataille.

L’OMS a souligné à maintes reprises qu’elle ne recommande pas de restrictions de voyage ou de commerce. Nous espérons que tous les pays garderont leur calme, porteront un jugement scientifique, réagiront rationnellement et respecteront les recommandations professionnelles faisant autorité de l’OMS. Une réaction excessive provoquera une panique inutile et entravera les échanges humains normaux et la coopération pragmatique dans divers domaines.

Q 6 : Le 14 février, un haut fonctionnaire américain a déclaré aux médias lors de la Conférence de Munich sur la sécurité que les Etats-Unis et les talibans étaient parvenus à un accord sur la réduction de la violence. Si les talibans honorent leur engagement, les Etats-Unis poursuivront leurs actions de retrait des troupes d’Afghanistan. Les médias ont cité les talibans disant que l’accord de paix pourrait être signé le 29 février. Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

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R : Nous avons pris note des reportages concernés. La Chine est en communication et coordination étroites avec les parties concernées sur les derniers développements de la question de l’Afghanistan.

La Chine soutient fermement le processus de paix et de réconciliation large et inclusif« dirigé et pris en charge par les Afghans ». Nous soutenons le renforcement du dialogue entre les parties concernées et nous nous félicitons de la nouvelle selon laquelle les Etats-Unis et les talibans devraient conclure et signer un accord. Nous espérons que l’accord concerné sera mis en œuvre sans heurts pour créer les conditions nécessaires à un règlement politique final de la question de l’Afghanistan.

La Chine estime que les troupes étrangères stationnées en Afghanistan doivent être retirées de manière ordonnée et responsable pour assurer une transition en douceur sans créer de vide de sécurité, afin d’éviter que les organisations terroristes en profitent pour gagner en puissance.

La Chine est prête à intensifier sa coopération avec toutes les parties liées à la question de l’Afghanistan et avec la communauté internationale pour contribuer à la paix, à la stabilité et au développement en Afghanistan.

Q  7 : La Chine a annoncé aujourd’hui qu’elle examinerait les demandes d’exemption de droits de douane supplémentaires pour près de 700 produits importés des Etats-Unis. Ces exemptions sont-elles destinées à respecter les engagements d’achat de la Chine dans le cadre de l’accord commercial de phase I ?

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R : La Commission des droits de douane du Conseil des Affaires d’Etat a publié aujourd’hui un communiqué sur de nouvelles exemptions de droits de douane supplémentaires pour certains produits américains. Vous pouvez vous y référer. Je vous renvoie aux départements compétents pour plus de détails.

Q  8 : Pourriez-vous nous faire un point sur les progrès de la mission conjointe Chine-OMS et son programme en Chine ? Pourquoi ne se rend-elle pas dans la province du Hubei ?

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R : La mission conjointe Chine-OMS a commencé ses travaux et la Commission nationale de la Santé a publié des communiqués de presse à ce sujet. Je vous renvoie à eux pour plus de détails.

Q 9 : Nous voulons savoir si les efforts de lutte contre l’épidémie affecteront les dialogues de haut niveau entre la Chine et l’Europe, y compris le sommet Chine-UE prévu fin mars et le sommet Chine-PECO prévu mi-avril. La Chine assistera-t-elle cette semaine au Dialogue économique et commercial de haut niveau Chine-UE à Bruxelles ?

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R : Pour autant que je sache, les travaux préparatoires aux échanges de haut niveau entre la Chine et la partie européenne, y compris le sommet Chine-UE et le sommet Chine-PECO, avancent comme prévu. Quant au Dialogue économique et commercial de haut niveau Chine-UE, je vous renvoie aux départements compétents.

Q 10 : Concernant la politique de quarantaine de 14 jours pour les personnes retournant à Beijing, s’applique-t-elle aux experts étrangers venant en Chine ? Auront-ils besoin de se mettre d’eux-mêmes en quarantaine ?

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R : D’après ce que je sais, ceux qui visitent Beijing pour une courte période, qu’ils soient Chinois ou ressortissants étrangers, doivent suivre les instructions des hôtels où ils descendent, telles que la surveillance de la température, la prise de précautions et la limitation des contacts physiques autant que possible. Veuillez vous référer aux autorités municipales compétentes de Beijing pour plus de détails.


source/ https://www.fmprc.gov.cn/fra/xwfw/fyrth/lxjzzdh/t1747827.shtml

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Conférence de presse du 19 février 2020 tenue en ligne par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang

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Tout d’abord, permettez-moi de vous informer des chiffres suivants. Selon les statistiques publiées ce matin par la Commission nationale de la Santé, le 18 février de 0 h à 24 h, 1 824 patients guéris sont sortis de l’hôpital dans la partie continentale. Au 18 février à minuit, 14 376 patients au total étaient sortis de l’hôpital en Chine.

Le 18 février de 0 h à 24 h, 56 nouveaux cas ont été confirmés en Chine, à l’exclusion de la province du Hubei, affichant une tendance à la baisse pour le 15e jour consécutif.

Q 11: Selon des reportages, d’après les résultats d’une enquête menée par la Chambre de Commerce américaine à Shanghai auprès de 109 entreprises manufacturières en Chine, près de la moitié d’entre elles ont déclaré que les chaînes d’approvisionnement mondiales étaient affectées par la fermeture des usines et qu’un tiers d’entre elles envisageaient de déplacer leurs activités hors de Chine. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? Craignez-vous que l’épidémie puisse affecter la confiance des entreprises étrangères dans l’économie chinoise ?

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R : Des responsables de la Commission nationale du Développement et de la Réforme, du Ministère du Commerce et d’autres départements ont récemment évoqué à plusieurs reprises l’impact de l’épidémie sur l’économie chinoise. J’ai également donné ma réponse lors des précédentes conférences de presse.

D’une manière générale, l’impact sur l’économie chinoise est temporaire, car le gouvernement chinois dispose de suffisamment d’espace politique et de marge de manœuvre pour relancer l’économie, et la tendance positive à long terme de l’économie chinoise ne changera pas. Nous avons la confiance de réaliser les objectifs de développement économique et social.

À l’heure actuelle, les mesures de prévention et de contrôle de l’épidémie adoptées par la Chine ont donné des effets positifs, et nous soutenons et favorisons activement la reprise de la production et du travail dans divers entreprises et établissements, y compris des entreprises à capitaux étrangers en Chine. Les départements chinois concernés coordonnent les solutions ciblées aux problèmes concrets rencontrés par les entreprises à capitaux étrangers en matière d’investissement, de production et d’exploitation, afin de minimiser les conséquences de l’épidémie. Pour autant que je sache, certaines entreprises étrangères réunissant les conditions nécessaires ont commencé successivement la reprise de leur production.

Je dois souligner particulièrement que bon nombre d’entreprises à capitaux étrangers en Chine, y compris des entreprises américaines, se disent convaincues que la Chine surmontera les difficultés dans les meilleurs délais et maintiendra une croissance économique saine et stable. L’épidémie n’a pas affecté leur détermination et leur confiance à investir et à se développer en Chine. Le responsable de la filiale en Chine de Honeywell, une société manufacturière américaine bien connue, a déclaré que 18 de ses 21 usines en Chine avaient repris leur pleine production, et que les trois autres fonctionnaient partiellement. Le responsable de la filiale en Chine de Ford, un grand constructeur automobile américain, a déclaré, en affirmant l’existence de l’énorme demande du marché chinois, que Ford était pleinement confiant dans les perspectives de développement de la Chine. Les déclarations de ces entreprises américaines sont très représentatives. Nous remercions les entreprises à capitaux étrangers pour leur compréhension et leur soutien dans notre lutte contre l’épidémie et apprécions leur confiance dans les perspectives économiques de la Chine.

Je tiens à souligner à nouveau que, les économies chinoise et mondiale étant hautement intégrées, les défis auxquels est confrontée l’économie chinoise sont aussi des défis auxquels est confrontée l’économie mondiale. Face à l’épidémie, aider la Chine, c’est aider le monde. L’urgence pour la communauté internationale est de travailler de concert pour vaincre l’épidémie, reprendre dans les meilleurs délais les échanges et la coopération normaux interétatiques, et apporter un puissant soutien et créer des conditions favorables au développement normal des activités économiques et commerciales internationales et à la croissance stable de l’économie mondiale.

Q 12 : Les États-Unis ont inscrit mardi la société commerciale suisse Rosneft, filiale de la société russe d’énergie Rosneft, sur sa liste de sanctions, l’accusant de gérer les exportations vers le Venezuela en contournant les restrictions américaines. Les États-Unis ont également demandé aux pays et aux entreprises faisant affaire avec la société commerciale Rosneft de rompre les accords avec cette dernière dans un délai de 90 jours. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? La Chine envisage-t-elle de rompre les liens avec l’entreprise en question ?

Affaire Rosneft États-Unis hors de contrôle attaque la Russie pour étouffer le Venezuela rosneftAffaire Rosneft: États-Unis hors de contrôle attaque la Russie pour étouffer le Venezuela LIRE https://www.elciudadano.com/frances/affaire-rosneft-etats-unis-hors-de-controle-attaque-la-russie-pour-etouffer-le-venezuela/02/21/

R : La Chine soutient toujours que les relations interétatiques doivent être fondées sur le droit international et les normes fondamentales régissant les relations internationales. Nous nous opposons à l’ingérence dans les affaires intérieures d’autres pays, aux sanctions unilatérales et à la « juridiction au bras long ».Nous préservons le règlement des différends à travers les consultations conformément aux buts et principes de la Charte des Nations Unies et aux normes fondamentales régissant les relations internationales, et nous insistons sur la solution de la question vénézuélienne par le dialogue et la consultation.

Q 13 : Le représentant spécial américain pour le Venezuela, Elliott Abrams, a déclaré mardi aux journalistes que Washington déconseillait à l’Inde et à la Chine d’acheter du pétrole au Venezuela et que Washington continuerait d’exhorter les pays qui soutiennent ce régime à limiter de tels actes. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

032635-elliot-abrams-020419Elliott Abrams, a déclaré mardi aux journalistes que Washington déconseillait à l’Inde et à la Chine d’acheter du pétrole au Venezuela

R : La position de la Chine sur la question vénézuélienne est constante et claire. Nous préservons toujours le respect de la Charte des Nations Unies et des normes fondamentales régissant les relations internationales. La question vénézuélienne doit être réglée pacifiquement conformément à la Constitution et aux lois du Venezuela dans le cadre du droit international. Nous nous opposons aux sanctions unilatérales et à la soi-disant « juridiction au bras long ».

La coopération sino-vénézuélienne poursuit toujours le principe de l’égalité, des avantages mutuels et des principes du marché. Cette coopération est conforme aux lois et règlements, profite aux deux pays et aux deux peuples, et doit être respectée et protégée.

Quelle que soit l’évolution de la situation, notre coopération se poursuivra. Nous espérons que les États-Unis pourront regarder la réalité en face et cesser d’abuser des sanctions ou d’autres mesures coercitives, et travailler avec toutes les parties pour rechercher conjointement un règlement politique à la question vénézuélienne et aider le Venezuela à reprendre la voie normale du développement.

Q 14 : En réponse à la propagation de l’épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus, la Russie interdira temporairement l’entrée de certains citoyens chinois dans le pays à partir du 20 février. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

Mongolie-Russie-deuxieme-fermer-frontieresla-Chine-photo-dillustration_0_729_486  la Russie a annoncé la fermeture de sa frontière avec l’empire du Milieu

R : En ce qui concerne les mesures de prévention et de contrôle susmentionnées contre l’épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus, la Russie en a informé la Chine à l’avance par la voie diplomatique. Elle a insisté sur son ferme soutien à la lutte menée par la Chine contre l’épidémie et sa confiance dans la capacité de la Chine de gagner la bataille. Les mesures restrictives, prises dans le cadre de la prévention et du contrôle en Russie, ne sont que temporaires. Ce n’est pas une interdiction totale des échanges interpersonnels. Une fois la situation améliorée, elles seront ajustées, voire finalement levées. En outre, pour les groupes touchés par les restrictions, tels que les étudiants chinois incapables de revenir pour leurs études, la partie russe prendra une série de mesures telles que des cours en ligne pour s’assurer que les cursus seront accomplis.

La Russie et la Chine sont les plus grands pays voisins. Nous suivons de près les mesures que la Russie a prises pour faire face à cette épidémie. Nous avons également noté que la Russie a exprimé à plusieurs reprises son soutien à la Chine et nous a offert une grande assistance. Les deux pays sont des partenaires stratégiques globaux de coordination dans la nouvelle ère. Nous espérons et avons la certitude que la Russie et le reste de la communauté internationale continueront à soutenir fermement la Chine, à envisager la situation épidémique de manière objective et rationnelle et à ajuster les mesures restrictives dans les meilleurs délais pour garantir que les échanges interpersonnels et la coopération dans divers domaines ne soient pas affectés.

Q 15 : Le Département d’État américain a désigné cinq médias chinois en tant que « missions accréditées à l’étranger », les obligeant à se conformer aux règlements concernant les employés et les biens immobiliers aux États-Unis. Les responsables américains affirment que ces cinq médias sont affiliés au gouvernement chinois et contrôlés par lui et qu’ils devaient donc être gérés comme des missions étrangères. Comment la Chine réagit-elle à cet égard ?

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R : Nous exprimons notre vif mécontentement et notre ferme opposition aux actes erronés américains.

Les médias jouent un rôle important de trait d’union facilitant la communication et la compréhension entre les populations de différents pays.Depuis longtemps, les médias chinois accrédités aux États-Unis font leur travail selon le principe d’objectivité, d’équité, de vérité et d’exactitude. Ils ont contribué à renforcer la compréhension mutuelle et la communication entre les deux peuples, et à promouvoir les échanges socioculturels entre les deux pays.

Les États-Unis, qui font toujours l’éloge de la liberté de la presse, perturbent et entravent sans aucune raison valable le fonctionnement normal des médias chinois là-bas. C’est totalement injustifié et inacceptable. Nous exhortons les États-Unis à abandonner leurs préjugés idéologiques et leur mentalité de jeu à somme nulle de la guerre froide et à mettre fin aux mesures mal avisées qui portent atteinte à la confiance mutuelle et à la coopération bilatérale.

Nous nous réservons le droit de prendre de nouvelles mesures en réponse.

Q 15 BIS : Les États-Unis ont annoncé que cinq médias chinois seraient classés comme des missions accréditées à l’étranger. La Chine prendra-t-elle des mesures de représailles à cet égard ?

R : Comme je viens de le dire, nous exhortons les États-Unis à mettre immédiatement fin à leurs mesures erronées et nous nous réservons le droit de répondre davantage.

Q 17 : L’ambassade des États-Unis en Chine a envoyé un message sur Weibo le 8 février, déclarant que le Secrétaire d’État américain a annoncé l’attribution de 100 millions de dollars pour soutenir la lutte de la Chine contre l’épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus. Plus tard, le Département d’État américain a annoncé que l’administration américaine accorderait, soit directement, soit par l’intermédiaire d’organisations multilatérales, à la Chine et à d’autres pays touchés par l’épidémie, une assistance de 100 millions de dollars au maximum. Pouvez-vous nous dire quelle assistance les autorités américaines ont accordée à la Chine au sujet de l’épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus ?

l'ambassade des États-Unis à Pékin.

R : La prévention des épidémies ne connaît pas de frontières. Nous saluons et remercions la communauté internationale, y compris les États-Unis, pour son assistance.

Pour autant que je sache, le Département d’État américain, en coordination avec les départements concernés, a fourni à la province du Hubei 16 tonnes de matériels de prévention et de contrôle de l’épidémie, y compris des masques, des combinaisons de protection et des générateurs d’oxygène.

Le Département d’État américain a annoncé qu’il fournirait une assistance pouvant atteindre jusqu’à 100 millions de dollars à la Chine et à d’autres pays. Nous espérons que l’assistance concernée jouera un rôle dans la lutte contre l’épidémie le plus tôt possible.

Q 18 : La semaine dernière, la porte-parole de votre Ministère a demandé au Wall Street Journal de présenter publiquement des excuses officielles pour son article insultant la Chine et de punir les personnes impliquées. Le Wall Street Journal a-t-il répondu à la demande de la partie chinoise ?

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R : Le 3 février, le Wall Street Journal a publié un article du professeur Walter Russell Mead du Bard College. L’article dénigre les efforts du gouvernement chinois et du peuple chinois pour lutter contre l’épidémie. Le rédacteur en chef du journal a également donné un titre sensationnel avec une stigmatisation raciste, « La Chine est le véritable malade de l’Asie », ce qui a provoqué une grande indignation chez le peuple chinois et une large condamnation de la communauté internationale.

La partie chinoise a fait à plusieurs reprises des représentations solennelles auprès du Wall Street Journal pour exprimer notre position juste et ferme à cet égard, lui demander de reconnaître la gravité de son erreur, de faire publiquement des excuses officielles et de punir les responsables. En attendant, nous nous sommes réservé le droit de prendre davantage de mesures.

Cependant, à notre grand regret, ce que le Wall Street Journal a fait jusqu’à présent n’est rien d’autre qu’éluder ses responsabilités. Il n’a ni présenté d’excuses officielles, ni fait quoi que ce soit pour punir les responsables.

La Chine gère les affaires liées aux journalistes étrangers conformément aux lois et règlements. Le peuple chinois n’accueille pas les médias qui publient des déclarations discriminatoires raciales et qui calomnient et attaquent la Chine avec malveillance. Ainsi, la Chine a décidé de retirer à partir de ce jour les cartes de presse de trois correspondants du Wall Street Journal à Beijing.

La Chine continuera de fournir du soutien et des facilités aux journalistes étrangers en Chine qui font des couvertures médiatiques conformément à l’usage international.

Q 19 : Un certain groupe en faveur des droits de l’homme a divulgué, lors d’une conférence de presse tenue à Washington le 18 février, des « documents internes » liés au Xinjiang qui comportent des informations sur certaines personnes détenues dans des centres de formation et d’enseignement dans le Xinjiang, y compris les motifs de leur détention. Ledit groupe a demandé au gouvernement chinois de mettre fin à une telle politique. Pouvez-vous confirmer si ces documents existent vraiment ? Et quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

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R : Je voudrais répondre à votre question en trois points.

Premièrement, les questions liées au Xinjiang ne concernent pas l’ethnie, la religion ou les droits de l’homme, mais la lutte contre le terrorisme violent et le séparatisme. Grâce aux mesures de lutte contre le terrorisme et de déradicalisation adoptées par le gouvernement du Xinjiang en vertu de la loi, il n’y a pas eu un seul incident terroriste violent au Xinjiang depuis trois ans. Soutenues par les 25 millions d’habitants de diverses ethnies du Xinjiang, ces mesures ont gagné une appréciation positive des pays musulmans et du reste de la communauté internationale. Elles ont contribué activement à la cause antiterroriste mondiale.

Deuxièmement, le gouvernement chinois protège la liberté de croyance religieuse de tous les citoyens chinois, y compris des Ouïgours du Xinjiang et d’autres ethnies minoritaires. Il y a près de 200 millions de croyants en Chine, dont 20 millions sont musulmans. Il existe 24 400 mosquées au Xinjiang, soit une pour 530 musulmans en moyenne. Toutes ces informations se trouvent dans les sept livres blancs sur le Xinjiang publiés par le gouvernement chinois depuis 2015.

Troisièmement, les affaires liées au Xinjiang sont purement des affaires intérieures de la Chine. Nous ne permettons pas aux forces extérieures de s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine en utilisant les questions liées au Xinjiang. La tentative de certains organisations et médias de noircir les mesures de lutte antiterroriste et de déradicalisation prises dans le Xinjiang par de prétendues « révélations » est vouée à l’échec. La stabilité politique, la solidarité ethnique, la bonne entente religieuse et l’harmonie sociale constituent la riposte la plus puissante contre eux.

Pour des raisons d’emploi du temps, notre conférence de presse en ligne du jeudi 20 février commencera à 14 h, soit plus tôt que d’habitude.


source/ https://www.fmprc.gov.cn/fra/xwfw/fyrth/lxjzzdh/t1748635.shtml

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Conférence de presse du 20 février 2020 tenue en ligne par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang

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Je vais d’abord partager les derniers chiffres avec vous. Selon les statistiques publiées ce matin par la Commission nationale de la Santé, le 19 février de 0 h à 24 h, 1 779 patients guéris sont sortis de l’hôpital dans la partie continentale de la Chine, ce qui porte le nombre total de patients guéris à 16 155.

Le 19 février de 0 h à 24 h, 45 nouveaux cas ont été confirmés en Chine, à l’exclusion de la province du Hubei, marquant une tendance à la baisse pour le 16e jour consécutif.

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Q 20 : Dans sa déclaration du 19 février, le Secrétaire d’État américain Pompeo a « condamné » l’« expulsion » par la Chine de trois correspondants du Wall Street Journal et a affirmé que la Chine ne devrait pas restreindre la liberté d’expression. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

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R : Ce n’est pas une question de liberté d’expression comme l’a affirmé M. Pompeo.

LeWall Street Journala publié un article qui noircit la Chine et a choisi impudemment un titre raciste, ce qui va à l’encontre des faits fondamentaux et de l’éthique professionnelle, suscitant une grande indignation du peuple chinois et une large condamnation de la communauté internationale.

M. Pompeo parle à tout propos de la liberté d’expression. Publier impudemment un article discriminatoire insultant un pays et une nation et refuser de reconnaître son erreur et de présenter des excuses, est-ce cela, la liberté d’expression préconisée par les États-Unis ?

Je voudrais poser la question suivante à M. Pompeo: si leWall Street Journala la liberté d’insulter autrui, les insultés n’ont-ils pas le droit de riposter ?

Q 21 : La décision de la Chine de retirer les cartes de presse de trois journalistes du Wall Street Journal est-elle uniquement liée au titre de l’article en question ? Ou s’agit-il des représailles au classement de cinq médias chinois par le Département d’État américain comme missions accréditées à l’étranger ? La Chine prendra-t-elle de nouvelles actions en réponse aux mesures américaines ?

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R : Hier, j’ai fait une présentation complète du retrait des cartes de presse de trois correspondants du Wall Street Journal. Je dois souligner que la Chine gère les affaires liées aux journalistes étrangers conformément aux lois et règlements. Les médias qui publient impudemment des articles insultant la Chine, qui propagent la discrimination raciale et qui salissent la Chine de manière perfide en paieront le prix.

Hier, j’ai également répondu à la décision américaine de désigner cinq médias chinois comme missions accréditées à l’étranger. Nous nous réservons le droit d’y réagir davantage.

Q 22  : Récemment, certains individus et médias occidentaux supposent que le nouveau coronavirus pourrait provenir du « programme de guerre biologique » de la Chine et qu’il s’agirait d’une arme biochimique ayant fuité d’un laboratoire. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

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R : À présent, les Chinois s’emploient à combattre l’épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus, ils sont non seulement responsables envers eux-mêmes, mais aussi envers la sécurité sanitaire publique mondiale. Le fait que certains individus et médias diffusent de tels propos sensationnels à un tel moment est poussé soit par des intentions malveillantes, soit par une ignorance absurde.

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Tedros Adhanom Ghebreyesus,  le directeur général de l’OMS, à son arrivée à Genève, le 24 février 2020. — © KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Ces derniers temps, le directeur de l’OMS a déclaré à plusieurs reprises qu’il n’y a aucune preuve que le nouveau coronavirus ait été conçu dans un laboratoire ou créé par un système de fabrication d’armes biologiques. Nous engageons une bataille non seulement contre le virus, mais également l’assertion du complot. Bon nombre d’experts médicaux de renommée mondiale sont également d’avis que les propos tels que « fuite de laboratoire » ou « développement d’armes biologiques » n’ont aucun fondement scientifique.

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Avant-hier (le 18 février), la revue médicale de renommée internationale The Lancet a publié une déclaration conjointe signée par 27 des meilleurs scientifiques mondiaux de la santé publique pour soutenir les scientifiques, les professionnels de la santé et les médecins chinois qui luttent contre l’épidémie de pneumonie au nouveau coronavirus, et condamner vivement l’assertion du complot relative au nouveau coronavirus qui se répand sur Internet. La déclaration indique que les analyses du séquençage génétique du nouveau coronavirus effectuées par des scientifiques de différents pays ont prouvé de manière convaincante que le nouveau coronavirus, comme d’autres nouveaux agents pathogènes, provient d’animaux sauvages. L’assertion du complot ne sert à rien d’autre qu’à créer la panique et des préjugés, à répandre des rumeurs, et à saboter les efforts internationaux de lutte contre l’épidémie. Les scientifiques appellent au respect des recommandations professionnelles de l’OMS.

Je tiens à souligner que face à l’épidémie, ce dont nous avons besoin, c’est de la science, de la rationalité et de la coopération. Nous devons vaincre l’ignorance par la science, briser les rumeurs par la vérité et résister aux préjugés par la coopération. Nous espérons que la communauté internationale continuera de s’opposer et de résister conjointement aux « virus politiques » tels que l’assertion du complot, tout en combattant ensemble le nouveau coronavirus.

Q 23 : Le nouveau consul général de la République de Corée à Wuhan, Kang Seung-seok, est arrivé dans la ville pour prendre ses fonctions. Compte tenu de la situation actuelle de l’épidémie, quel est le commentaire de la Chine au sujet du geste de la partie sud-coréenne ?

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R : Le nouveau consul général de la République de Corée à Wuhan, M. Kang Seung-seok, est arrivé à Wuhan aujourd’hui au petit matin à bord d’un avion affrété transportant des matériels médicaux en provenance de son pays. Nous souhaitons la bienvenue au consul général Kang Seung-seok et ferons tout notre possible pour faciliter l’exercice de ses fonctions.

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À un moment où la lutte contre l’épidémie en Chine est entrée dans une phase cruciale, le geste de la Corée du Sud montre la grande importance qu’elle attache à ses relations avec la Chine et à son soutien à la Chine. Vous devez avoir remarqué que des médias chinois disent que le consul général Kang « va à contre-courant ». Je pense que c’est tout à fait approprié.

 

Depuis le début de l’épidémie, le Président Moon Jae-in et d’autres personnalités politiques de la République de Corée ont déclaré qu’en tant que proches voisins, les deux pays devraient s’entraider et se soutenir mutuellement en cas de difficultés, que la République de Corée n’épargnerait aucun effort pour aider la Chine pour relever ensemble ce défi. « Nous considérons les difficultés de la Chine comme les nôtres », nous lisons cela sur une banderole accrochée par l’ambassade de la République de Corée en Chine.

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Des bâtiments emblématiques de Séoul sont illuminés par les mots « Allez, Wuhan ! Allez, la Chine ! », émettant le message fort selon lequel la République de Corée et la Chine travailleront de concert pour lutter contre l’épidémie et surmonter les difficultés. Le gouvernement de la République de Corée et les différents milieux de la société ont apporté une aide généreuse à la Chine. Beaucoup de gens ordinaires ont fait des dons par l’intermédiaire de l’ambassade de Chine, en signe de soutien et d’encouragement au peuple chinois pour combattre l’épidémie dans les meilleurs délais. Nous sommes profondément touchés par la profonde amitié du peuple sud-coréen au peuple chinois en ce moment difficile.

Je connais un adage sud-coréen disant que « la terre devient plus solide après la pluie ». L’épidémie ne fera que rendre les Chinois plus unis. Nous avons la conviction que, sous la ferme direction du gouvernement chinois et avec le soutien actif de la République de Corée et du reste de la communauté internationale, le peuple chinois gagnera ce combat le plus tôt possible. L’amitié et la confiance mutuelle entre les peuples chinois et sud-coréen seront également approfondies et renforcées à travers l’épreuve de cette épidémie.

Q 24  : L’article insultant la Chine a été publié par le service des tribunes du Wall Street Journal, tandis que les trois correspondants impliqués viennent du service des informations. Avant de retirer les cartes de presse de ces trois correspondants qui n’ont rien à voir avec l’article insultant la Chine, la Chine a-t-elle demandé au Wall Street Journal de présenter des excuses, ou tenté de faire recours à d’autres efforts de médiation ?

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R : Après la publication de l’article par le Wall Street Journal qui insultait la Chine, la partie chinoise a fait des représentations solennelles à plusieurs reprises auprès du journal pour expliciter notre position solennelle, et demander au journal de reconnaître la gravité de son erreur, de faire des excuses officielles publiquement et de punir les personnes impliquées, tout en nous réservant le droit de prendre d’autres mesures à l’encontre du journal. Cependant, à notre regret, ce que le Wall Street Journal a fait jusqu’à présent n’est rien d’autre qu’éluder ses responsabilités. Il n’a ni présenté d’excuses officielles ni fait quoi que ce soit pour punir les personnes impliquées.

Nous ne sommes pas intéressés par les divisions internes du Wall Street Journal. Il n’y a qu’un seul journal qui porte le nom du Wall Street Journal dans le monde et il doit assumer l’entière responsabilité de ce qu’il a dit et de ce qu’il a fait.

Q 25 : Le Ministre indien des Affaires intérieures Amit Shah s’est rendu le 20 février dans une zone située dans la section est de la frontière sino-indienne pour assister aux activités du « jour de l’État » dans ce qu’on appelle l’« Arunachal Pradesh ». Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

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R : La position de la Chine sur la section est de la frontière sino-indienne, ou Zangnan, soit la partie sud du Tibet en Chine, est constante et claire. Le gouvernement chinois n’a jamais reconnu le soi-disant « Arunachal Pradesh ».

Nous nous opposons fermement aux activités de personnalités politiques indiennes à Zangnan en Chine. L’acte de la partie indienne a violé la souveraineté territoriale de la Chine, saboté la stabilité de la zone frontalière, compromis la confiance politique mutuelle et va à l’encontre du consensus dégagé par les deux pays.

La partie chinoise exhorte la partie indienne à cesser toute action qui compliquerait le problème frontalier et à prendre des mesures concrètes pour maintenir la paix et la tranquillité dans la zone frontalière.

Q 26 : Des médias tchèques ont publié une lettre disant que les entreprises tchèques ayant des intérêts économiques en Chine devront en payer le prix si elles se rendent à Taiwan pour exercer des activités commerciales, et que la Chine et le peuple chinois n’accueillent pas les entreprises tchèques dont les représentants se rendraient à Taiwan. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Je ne sais pas où vous avez obtenu ces informations. Ce que je peux vous dire, c’est que le principe d’une seule Chine est un consensus universel de la communauté internationale et que le respect de ce principe est une norme fondamentale de la communauté internationale.

Ces dernières années, la Chine et la République tchèque ont mené une coopération fructueuse dans divers domaines. Nous entendons travailler avec elle pour approfondir la coopération sur la base du respect mutuel et du gagnant-gagnant afin d’approfondir la coopération bilatérale et de faire le bonheur des deux peuples.

Q 27 : Pourquoi la partie chinoise a-t-elle retiré les cartes de presse de ces trois journalistes ?

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R : Je vous conseille de demander auWall Street Journalpourquoi il a publié un article qui attaque et salit de manière perfide un pays et une nation, pourquoi il a choisi un titre manifestement raciste, pourquoi personne n’en a assumé la responsabilité jusqu’à présent et pourquoi le journal refuse de présenter des excuses officielles publiquement.

La Chine gère les affaires relatives aux journalistes étrangers conformément aux lois et réglementations. Les médias qui insultent impudemment la Chine, qui propagent la discrimination raciale et qui salissent et attaquent la Chine en paieront le prix.

Nous ne sommes pas intéressés par la division interne duWall Street Journal. Il n’y a qu’un seul Wall Street Journal dans le monde et il doit assumer la responsabilité de ce qu’il a dit et de ce qu’il a fait.

Q 28 : Selon des reportages, le PDG de Dow Jones, éditeur du Wall Street Journal, a déclaré que l’article a été publié par le département des tribunes et que le Wall Street Journal offrait simplement une plate-forme pour publier toutes sortes d’opinions, que les gens soient d’accord ou non. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

R : Comme je viens de le dire, la partie chinoise a fait des représentations solennelles auprès duWall Street Journalà plusieurs reprises pour exposer notre position juste et ferme à ce sujet. Cependant, le Wall Street Journal n’a fait que rejeter ses responsabilités. Nous ne sommes pas intéressés par la division interne du Wall Street Journal. Il n’y a qu’un seul Wall Street Journal dans le monde et il doit assumer la responsabilité de ce qu’il a dit et de ce qu’il a fait.

Publier impudemment un article discriminatoire insultant un pays et une nation, est-ce cela, la « liberté d’expression » ? En fait, cet article du Wall Street Journal a non seulement provoqué une vive indignation du peuple chinois, mais aussi une large condamnation de la communauté internationale.

Q 29 : Quand le gouvernement chinois a-t-il appris que cinq médias chinois avaient été désignés par le Département d’État américain comme missions accréditées à l’étranger ?

R : J’ai présenté la position de la Chine sur cette question et je n’ai pas d’autres informations à vous donner pour le moment.

Q 30 : Ces trois journalistes duWall Street Journal sont issus du département des informations, pas de celui des tribunes. Ils n’ont pas été impliqués dans la rédaction de l’article insultant la Chine, alors pourquoi la Chine a-t-elle décidé de retirer leurs cartes de presse, et en fonction de quelles règles ou lois la Chine a-t-elle pris une telle mesure à l’encontre de ces journalistes étrangers ?

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R : J’ai fait une présentation complète du retrait des cartes de presse de trois correspondants du Wall Street Journal. Je tiens à souligner que la Chine gère les affaires liées aux journalistes étrangers conformément aux lois et règlements.

Les médias qui insultent impudemment la Chine, qui propagent la discrimination raciale et qui salissent et attaquent la Chine en paieront le prix.

Nous ne sommes pas intéressés par la division interne du Wall Street Journal. Il n’y a qu’un seulWall Street Journal dans le monde et il doit assumer la responsabilité de son comportement.

Q 31 : Dow Jones a déclaré que le Wall Street Journal n’avait l’intention d’offenser personne par le titre de cet article, mais que cela a apparemment causé l’inquiétude et la frustration des Chinois. Il a exprimé ses regrets. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

https://media.lesechos.com/api/v1/images/view/5c2143053e454664b17aaab2/1280x720/ech22027102-1.jpg William Lewis DG de Dow Jones, propriétaire du « Wall Street Journa

 

R : Je voudrais réitérer que l’article du Wall Street Journal a provoqué une grande indignation du peuple chinois et une large condamnation de la communauté internationale. Cependant, jusqu’à présent, le Wall Street Journal ne s’est pas rendu compte de la gravité de son erreur. Il n’a ni présenté des excuses officielles publiquement, ni puni aucun individu impliqué.

Nous exhortons le Wall Street Journal à faire face sérieusement à nos préoccupations et à répondre à nos demandes. Nous nous réservons le droit de prendre d’autres mesures à l’encontre du journal.

Q 32 : Lorsque vous dites que l’article du Wall Street Journal fait l’objet d’une large condamnation de la communauté internationale, de quels pays et de quels individus parlez-vous ?

R : Toute personne ayant une conscience et une haute moralité condamnera l’article raciste du Wall Street Journal.

Q 33 : Pouvez-vous nous dire comment la partie chinoise a fait des « représentations solennelles » auprès du Wall Street Journal ? Par fax ou par téléphone ? Ou par la convocation de hauts responsables ou du rédacteur en chef du journal à travers les missions diplomatiques et consulaires de la Chine aux États-Unis ? Ou simplement sur la tribune des conférences de presse de votre Ministère ou à travers les articles publiés dans le Global Times ?

R : Je peux vous assurer que nos représentations solennelles n’ont pas été faites sur la tribune ni par un journal.


source/https://www.fmprc.gov.cn/fra/xwfw/fyrth/lxjzzdh/t1748659.shtml

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Conférence de presse du 21 février 2020 tenue en ligne par le Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang

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Tout d’abord, je voudrais vous communiquer les derniers chiffres. Selon les statistiques publiées ce matin par la Commission nationale de la Santé, le 20 février entre 00h00 et 24h00, 2 109 patients ont guéri et sont sortis de l’hôpital dans la partie continentale de la Chine. Le 20 février à minuit, 18 264 guérisons avaient été signalées au total dans la partie continentale de la Chine.

Q 34 : Le Conseiller d’Etat et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi a participé hier à la réunion spéciale des Ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN et de la Chine sur la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Pourriez-vous partager plus de détails ? Cette réunion a-t-elle une importance particulière pour la réponse commune des pays de la région à COVID-19 ?

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Ministre des Affaires étrangères Wang Yi

R : Peu après l’apparition de l’épidémie de COVID-19, la Chine et l’ASEAN ont décidé de tenir cette réunion spéciale des Ministres des Affaires étrangères. Elle revêt une importance particulière en tant que première réunion multilatérale des Ministres des Affaires étrangères des pays de la région axée sur la sécurité sanitaire publique. Cette réunion réussie a abouti à des résultats positifs et à la publication de la déclaration de la réunion spéciale des Ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN et de la Chine sur la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Parallèlement à la réunion, des spécialistes cliniques de la Chine et des pays de l’ASEAN ont organisé une vidéoconférence, menant des échanges fructueux sur les plans thérapeutiques et les expériences de traitement.

Le Conseiller d’Etat et Ministre des Affaires étrangères Wang Yi et les Ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN sont parvenus à un consensus important sur la lutte conjointe contre l’épidémie de COVID-19, s’engageant à unir leurs efforts pour surmonter les difficultés actuelles. Le Conseiller d’Etat Wang a présenté les mesures énergiques et efficaces prises par la Chine pour lutter contre l’épidémie et a proposé les quatre points suivants : premièrement, renforcer la coordination pour la prévention et la lutte communes contre l’épidémie ; deuxièmement, adopter une perspective à long terme et établir un mécanisme permanent de coopération ; troisièmement, faire face rationnellement à cette épidémie et vaincre la panique ; quatrièmement, transformer la crise en opportunité et favoriser de nouveaux pôles de croissance de la coopération. Ces propositions ont été hautement appréciées par les Ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN présents à la réunion.

Les pays de l’ASEAN ont hautement apprécié les mesures énergiques prises par la Chine pour lutter contre l’épidémie ainsi que son ouverture, sa transparence et son attitude hautement responsable. Ils ont pleinement reconnu la contribution importante de la Chine à la préservation de la sécurité sanitaire régionale et mondiale. Ils se sont dits convaincus que la Chine vaincrait l’épidémie le plus vite possible. Ils ont tous déclaré que l’ASEAN et la Chine devraient renforcer la solidarité et la coopération, faire tout leur possible pour atténuer l’impact de l’épidémie sur les échanges et la coopération, partager les expériences et renforcer conjointement les capacités régionales de sécurité sanitaire publique.

Il convient de souligner que cette réunion a été encourageante et a fait chaud au cœur. Avant que la réunion ne commence, les Ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN ont formé une chaîne humaine, poussant des cris d’encouragement : « Courage, Wuhan ! » « Courage, la Chine ! » « Courage, l’ASEAN ! ». Ceci reflète une fois de plus la belle tradition de coopération entre l’ASEAN et la Chine, et témoigne du soutien des pays de la région et de l’ensemble de la communauté internationale à la lutte de la Chine contre l’épidémie. Nous sommes convaincus que les relations Chine-ASEAN atteindront un niveau supérieur dans la lutte conjointe contre l’épidémie, et que la construction d’une communauté de destin Chine-ASEAN fera de solides progrès après avoir traversé les épreuves de l’épidémie.

Q 35 : Le gouvernement japonais a fourni un autre lot de fournitures médicales à Wuhan dans le cinquième avion affrété pour récupérer ses ressortissants. De nombreux internautes chinois ont remercié le Japon et lui ont demandé de prendre bien soin de sa population et de laisser suffisamment de fournitures dans le pays pour empêcher la propagation du virus. L’Ambassade de Chine au Japon a annoncé que la Chine avait récemment fait don de kits de test d’acide nucléique pour le nouveau coronavirus à l’Institut national des maladies infectieuses du Japon. Comment voyez-vous une telle interaction entre la Chine et le Japon ?

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R : Comme je l’ai dit l’autre jour, le virus ne connaît pas de frontières, mais le pire des moments révèle le meilleur des gens. Face à l’épidémie, il est tout naturel que la Chine et le Japon, en tant que voisins et amis, renforcent la coopération et agissent en synergie pour y riposter.

Après l’apparition de l’épidémie, le gouvernement et le peuple japonais ont apporté un soutien et une assistance précieux à la Chine dans les meilleurs délais. Nous gardons cette amitié gravée dans le cœur et la chérissons. La propagation du virus au Japon touche également le cœur du peuple chinois. Nous sommes à leurs côtés.

Pour citer un vers du Livre des Odes, « Vous me lancez une pêche, je vous donne un jade blanc pour l’amitié. » Bien que nous soyons toujours confrontés à une situation épidémique grave avec des fournitures médicales plutôt limitées, nous sommes disposés à partager davantage d’informations et d’expériences avec le Japon et lui offrir autant de soutien et d’assistance que possible en fonction de ses besoins.

En nous aidant mutuellement, nous gagnons en amitié et en confiance mutuelle. C’est l’incarnation de la manière dont la Chine et l’ensemble de la communauté internationale ont relevé conjointement les défis mondiaux. La Chine restera en communication, coordination et coopération étroites avec le Japon pour protéger la vie et la santé des deux peuples et contribuer positivement au maintien de la sécurité sanitaire publique régionale et mondiale.

Q 36 : Les médias indiens ont rapporté le 20 février que la Chine avait accepté de se joindre à l’Inde et à d’autres pays pour envoyer un message fort au Pakistan et l’exhorter à respecter son engagement à lutter contre le financement du terrorisme et le blanchiment d’argent. Les reportages indiquent que cela marque un changement majeur dans la position de la Chine puisqu’elle a soutenu fermement le Pakistan au sein du Groupe d’action financière (GAFI). Quel est le commentaire de la Chine à ce propos ?

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R : La position de la Chine sur la question concernée reste inchangée.

Le Pakistan a déployé des efforts considérables pour améliorer son système de lutte contre le financement du terrorisme, ce qui a été reconnu par la grande majorité des membres du GAFI lors de sa dernière réunion plénière qui s’est achevée le 20 février à Paris. Il a été décidé lors de la réunion que le Pakistan disposerait de plus de temps pour poursuivre la mise en œuvre de son plan d’action.

La Chine souligne depuis toujours que les buts et les objectifs du GAFI consistent à soutenir les efforts des pays pour renforcer les systèmes de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme et protéger le système de financement international. Nous sommes prêts à travailler avec les parties concernées pour offrir plus d’assistance au Pakistan dans ce domaine.

Q 37 : Le Ministère iranien de la Santé a confirmé cinq cas de COVID-19 en Iran, dont deux mortels. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ?

iran-le-vice-ministre-de-la-sante-infecte-par-le-coronavirus-la-population-priee-de-ne-pas-sortir_1Le vice-ministre iranien de la Santé Iraj Harirchi a été contrôlé positif au nouveau coronavirus 25/02/2020

R : La Chine suit de près la situation du COVID-19 en Iran et exprime ses condoléances au sujet du décès des deux patients.

Dans cette lutte contre le virus, la Chine et l’Iran sont solidaires. Le gouvernement et le peuple iraniens ont apporté un soutien et une aide précieux à la Chine, et le Ministre des Affaires étrangères Zarif a été le premier Ministre des Affaires étrangères dans le monde à exprimer publiquement son soutien à la Chine.

La Chine maintiendra une communication et une coordination étroites avec l’Iran et renforcera la coopération en matière de lutte contre l’épidémie pour vaincre l’épidémie le plus tôt possible, afin de protéger la santé de nos deux peuples et de préserver la sécurité sanitaire publique mondiale.

Q 38 : Pourquoi la Chine tarde-t-elle à autoriser le vol indien destiné à faire parvenir des fournitures médicales au Hubei et à en évacuer les Indiens ?

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R : La Chine a toujours fourni de l’assistance à l’Inde pour rapatrier ses ressortissants. Pour le moment, plus de 400 ressortissants indiens séjournant dans le Hubei sont retournés à New Delhi. Les départements compétents des deux parties sont toujours en communication concernant les dispositions à prendre pour les 80 ressortissants indiens restants. La Chine ne fait rien pour retarder l’octroi de l’autorisation de vol.

Le gouvernement chinois attache une grande importance à la santé des ressortissants étrangers en Chine. Nous leur avons offert toute l’aide nécessaire et continuerons de le faire.

A l’heure actuelle, les efforts de prévention de la Chine se sont révélés efficaces. Nous espérons que les pays concernés respecteront les recommandations de l’OMS et éviteront de réagir de manière excessive. La Chine continuera de travailler avec la communauté internationale pour lutter conjointement contre l’épidémie et promouvoir la cause mondiale de la santé publique.

Q 39 : Les candidats Bloomberg et Biden ont tous évoqué le bilan climatique de la Chine dans un débat démocrate tenu la nuit dernière, exprimant critiques et éloges. Biden, par exemple, a accusé la Chine d’exporter du charbon via l’initiative « la Ceinture et la Route » pour dissimuler les émissions de carbone dans d’autres pays.

GettyImages-164228846_uaghso  Joe Biden et Michael Bloomberg, photographiés ici ensemble en 2013, sont candidats à la primaire démocrate pour l’élection de 2020. AFP/Stan Honda

R : Je n’ai aucun commentaire sur l’élection car il s’agit d’une affaire intérieure des Etats-Unis.

En ce qui concerne la question du changement climatique, je tiens à réitérer notre attachement au développement vert et durable et à la préservation de l’environnement. Nous travaillons activement pour lutter contre le changement climatique et participons à la coopération internationale en la matière. Nos contributions sont évidentes pour tous et sont saluées par la communauté internationale.

Nous continuerons de travailler avec d’autres pays pour mettre en œuvre l’Accord de Paris et contribuer aux efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique.


SOURCE/ https://www.fmprc.gov.cn/fra/xwfw/fyrth/lxjzzdh/t1749504.shtml

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Une réflexion au sujet de « 3650 – Conférences de presse du 18,19 et 20, 21 février 2020 tenues en ligne par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Geng Shuang »

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