3332 – L’Accord du Siècle de Trump va-t-il liquider la cause palestinienne ?

PALESTINIAN-ISRAEL-US-BARRIER-TRUMP  A Palestinian man walks past a graffiti depicting US President Donald Trump on the controversial Israeli separation barrier in the West Bank town of Bethlehem on August 4, 2017. / AFP PHOTO / Musa AL SHAER

28 MAI 2019 – Par Jonathan Cook – « LE CRI DES PEUPLES »

S’il est authentique, le rapport publié par un journal israélien largement considéré comme le porte-parole de Netanyahu offre une vision catastrophique de l’avenir des Palestiniens.

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Un rapport publié cette semaine par le journal Israel Hayom révélant apparemment des détails de l’ « Accord du Siècle » de Donald Trump ressemble au genre de plan de paix qui pourrait être élaboré par un agent immobilier ou un vendeur de voitures.

Mais si l’authenticité du document n’est pas prouvée et est même contestée, il y a de sérieuses raisons de croire qu’il ouvre la voie à toute déclaration future de l’administration Trump.

En particulier, il s’agit d’une synthèse de la plupart des ambitions de la droite israélienne pour la création d’un Grand Israël, avec quelques miettes pour les Palestiniens visant à les amadouer – la plupart d’entre elles consistant en un soulagement partiel de l’étranglement de l’économie palestinienne par Israël.

US-POLITICS-TRUMP-STAFF  U.S. President Donald Trump congratulates his son-in-law and senior advisor Jared Kushner

C’est exactement ce à quoi Jared Kushner nous a dit[3] que l’ « Accord du siècle» ressemblerait dans l’aperçu qu’il en a proposé le mois dernier.

USA Sheldon-Adelson-Biograph-02 Sheldon Adelson

Le média ayant publié la fuite est également un élément significatif : Israel Hayom. Le journal israélien appartient à Sheldon Adelson, un milliardaire américain magnat des casinos, l’un des principaux donateurs du Parti Républicain et un contributeur majeur aux fonds de la campagne électorale de Trump pour les élections présidentielles.

Adelson est également un soutien inconditionnel du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Son journal a servi de porte-voix aux gouvernements ultra-nationalistes de Netanyahu au cours de la dernière décennie.

Une fuite orchestrée par Netanyahou ?

trumpnetanyahu4_hdv President Donald Trump will meet with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu Monday at the White House. 

Adelson et Israel Hayom ont facilement accès aux personnalités-clés des administrations américaine et israélienne. Et il a été largement rapporté que rien de bien important n’y est publié sans avoir été approuvé[4] au préalable par Netanyahu ou son propriétaire outre-Atlantique.

Le journal[5] a mis en doute l’authenticité et la crédibilité du document, qui s’est répandu sur les réseaux sociaux, suggérant même « qu’il est tout à fait possible que le document soit un faux », et ajoutant que le ministère des Affaires étrangères israélien se penchait sur le dossier.

La Maison Blanche avait déjà indiqué qu’après de longs retards, elle avait l’intention de dévoiler enfin « l’Accord du siècle » le mois prochain, après le mois sacré musulman de Ramadan.

Un responsable anonyme de la Maison Blanche a déclaré au journal que la fuite était « spéculative » et « inexacte » – le genre de dénégation terne qui pourrait tout aussi bien signifier que le rapport est, en réalité, en grande partie exact.

Si le document est authentique, Netanyahu semble être le responsable le plus probable de la fuite. Il supervise le ministère des Affaires étrangères depuis des années, et les Israéliens parlent généralement dIsrael Hayom comme du « Bibiton », ou « Journal de Bibi », le surnom du Premier ministre.

Tâter le terrain

Le document allégué, tel que publié dans Israel Hayom, serait catastrophique pour les Palestiniens. En supposant que Netanyahu approuve la fuite du document, ses motivations ne seront peut-être pas trop difficiles à discerner.

Le divulguer pourrait constituer un moyen efficace pour Netanyahu et l’administration Trump de tâter le terrain, de lancer un ballon d’essai pour vérifier s’ils oseront publier le document en l’état ou s’ils doivent y apporter des modifications.

Mais une autre possibilité est que Netanyahu a pu conclure qu’il pourrait y avoir un prix indésirable à payer s’il devait réaliser publiquement l’essentiel de ce qu’il gagne déjà furtivement – un prix qu’il pourrait préférer éviter de payer pour le moment.

La fuite est-elle conçue pour susciter une opposition préemptive au plan, venant à la fois d’Israël, des Palestiniens et du monde arabe, dans l’espoir d’empêcher sa publication ?

L’espoir est peut-être que la fuite, et la réaction qu’elle suscitera, obligeront l’équipe de Trump pour le Moyen-Orient à reporter à nouveau la publication du plan, voire à en empêcher complètement la publication.

Néanmoins, que l’ « Accord du siècle » soit ou non dévoilé prochainement, le document divulgué – s’il est vrai – donne un aperçu plausible des idées de l’administration Trump.

Étant donné que l’équipe de Trump au Moyen-Orient semble avoir commencé à mettre en œuvre[6] le plan au cours des 18 derniers mois, avant même sa publication – du déplacement de l’ambassade américaine à Jérusalem à la reconnaissance de l’annexion illégale par Israël du plateau syrien du Golan –, la fuite permet de faire la lumière sur la manière dont une « résolution » américano-israélienne du conflit israélo-palestinien est susceptible de se dérouler.

Annexion de la Cisjordanie

 Ajouté par Sans a priori > Petite révision sur l’Occupation Israêlienne en Cisjordanie >
par amirouche mehidi
Published on Nov 26, 2017
I’état d’Israel est né en Palestine par l’expropriation des autochtones que sont les palestiniens de leur terre. Cette expropriation s’est faite par la force des armes. Elle continue aujourd’hui par l’annexion rampante de la Cisjordanie.

PALESTINE Mahmoud Abbas Palestinian Congress Reuters The Sinai plan will weaken the claims of Mahmoud Abbas and his Palestinian Authority in Ramallah to represent the Palestinian cause at the United Nations (AFP)

L’entité palestinienne proposée serait nommée « Nouvelle Palestine » – s’inspirant apparemment  de Tony Blair, ancien Premier ministre britannique devenu ambassadeur de la communauté internationale au Moyen-Orient de 2007 à 2015.

Dans les années 1990, Blair a dépouillé son propre parti politique, le Parti Travailliste, de son héritage socialiste, puis a renommé le résultat – plus favorable aux entreprises, une pâle ombre de ce qu’il était – « Nouveau Parti Travailliste ».

Le nom de « Nouvelle Palestine » masque utilement le fait que cette entité démilitarisée serait dépourvue des caractéristiques et des pouvoirs normalement associés à un État. Selon les fuites, la Nouvelle Palestine n’existerait que sur une infime fraction de la Palestine historique.

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Toutes les colonies de peuplement illégales en Cisjordanie seraient annexées à Israël, ce qui honorerait l’engagement[8] pris par Netanyahu peu de temps avant les élections générales du mois dernier. Si le territoire annexé comprend la plus grande partie de la zone C – les 62% de la Cisjordanie dont le contrôle temporaire a été attribué à Israël en vertu des accords d’Oslo, et que la droite israélienne souhaite annexer d’urgence –, cela accorderait environ 12% de la Palestine historique à la « Nouvelle Palestine ».

Autrement dit, le gouvernement Trump semble prêt à donner sa bénédiction au Grand Israël, qui comprendra 88% des terres volées aux Palestiniens au cours des sept dernières décennies.

Mais c’est bien pire que ça. La Nouvelle Palestine existerait sous forme d’une série de cantons distincts ou bantoustans, entourés d’une mer de colonies israéliennes – qui doivent désormais être déclarés comme faisant partie d’Israël. L’entité serait hachée et découpée en dés d’une manière qui n’a d’exemple dans aucun autre État du monde.
La Nouvelle Palestine n’aurait pas d’armée, mais seulement une force de police munie d’armes légères. Elle ne pourrait agir qu’en tant que groupement de municipalités déconnectées.
En fait, il est difficile d’imaginer de quelle manière la « Nouvelle Palestine » changerait fondamentalement la triste réalité actuelle des Palestiniens. Ils ne pourraient se déplacer entre ces cantons que par de longs détours, des routes de contournement et des tunnels. Un peu comme maintenant.

Municipalités magnifiées

 

Le seul élément positif de ce document allégué est un projet de pot-de-vin des États-Unis, de l’Europe et d’autres États développés, bien que financé principalement par les riches États pétroliers du Golfe, afin de soulager leur conscience pour avoir privé les Palestiniens de leurs terres et de leur souveraineté.

Ces États fourniront 30 milliards de dollars sur cinq ans pour aider la Nouvelle Palestine à se mettre en place et à gérer ses municipalités magnifiées. Si cela vous semble beaucoup d’argent, rappelez-vous que cela représente 8 milliards de dollars de moins que l’aide que les États-Unis accordent depuis une décennie[9] à Israël pour acheter des armes et des avions de combat.

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Ce qui adviendra de la Nouvelle Palestine après cette période de cinq ans n’est pas clair dans le document.

Mais étant donné que les 12% de la Palestine historique attribués aux Palestiniens constituent le territoire du pays le plus pauvre en ressources – dépossédé par Israël[10] de sources d’eau, de cohérence économique et de ressources clés exploitables telles que les carrières de Cisjordanie –, il est difficile de ne pas voir l’entité s’enfoncer plutôt que surnager après que l’afflux initial d’argent aura cessé

Même si la communauté internationale acceptait de débourser plus d’argent, la Nouvelle Palestine resterait entièrement dépendante de l’aide à perpétuité.

Les États-Unis et d’autres pays seraient en mesure d’ouvrir ou de fermer le robinet en fonction du « bon comportement » des Palestiniens – comme cela se produit actuellement[11].

Les Palestiniens vivraient de manière permanente dans la crainte des répercussions de toute critique à l’encontre de leurs gardiens de prison.

Fidèle à son vœu de faire payer le Mexique pour qu’un mur soit construit le long de la frontière sud des États-Unis, Trump voudrait apparemment que l’entité palestinienne paye Israël pour lui fournir une sécurité militaire. En d’autres termes, une grande partie de cette aide de 30 milliards de dollars aux Palestiniens finirait probablement dans les poches de l’armée israélienne.

Il est intéressant de noter que le rapport divulgué indique que ce sont les États producteurs de pétrole, et non les Palestiniens, qui seraient les « principaux bénéficiaires » de l’Accord. Cela montre la manière dont l’Accord de Trump est vendu aux États du Golfe, à savoir une occasion pour eux d’embrasser pleinement Israël, sa technologie et ses prouesses militaires, afin que le Moyen-Orient puisse suivre les traces des « tigres asiatiques »[12].

Nettoyage ethnique à Jérusalem

Jérusalem est décrite comme une « capitale partagée », mais les petits caractères disent tout à fait autre chose. Jérusalem ne serait pas divisée en un est palestinien et un ouest israélien, comme la plupart l’avaient prévu. Au lieu de cela, la ville sera dirigée par une municipalité unifiée sous contrôle israélien. Tout comme cela se passe actuellement[13].

La seule concession significative aux Palestiniens est que les Israéliens ne seraient pas autorisés à acheter des maisons palestiniennes, empêchant, du moins en théorie, une nouvelle prise de contrôle de Jérusalem-Est par des colons juifs.

Mais étant donné qu’en retour, les Palestiniens ne seraient pas autorisés à acheter des maisons israéliennes, que la population palestinienne à Jérusalem-Est souffre déjà de graves pénuries de logements, et qu’une municipalité israélienne aurait le pouvoir de décider où les maisons sont construites et pour qui, il est facile d’imaginer que la situation actuelle – Israël exploitant les contrôles de planification pour chasser les Palestiniens de Jérusalem – se maintiendrait tout simplement[14].

De plus, étant donné que les Palestiniens à Jérusalem seraient des citoyens de la Nouvelle Palestine, et non d’Israël, ceux qui seraient incapables de s’installer dans une Jérusalem sous domination israélienne n’auraient d’autre choix que d’émigrer en Cisjordanie. Ce serait exactement la même forme de nettoyage ethnique bureaucratique que les Palestiniens de Jérusalem subissent actuellement[15].

Gaza ouverte au Sinaï

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Faisant écho aux récents commentaires[16] de Jared Kushner, gendre de Trump et conseiller pour le Moyen-Orient, les avantages du plan pour les Palestiniens concernent tous des dividendes potentiels économiques, et non politiques.

Les Palestiniens seront autorisés à travailler en Israël, comme c’était la norme avant Oslo – et vraisemblablement, comme auparavant, uniquement dans les emplois les moins bien rémunérés et les plus précaires[17], sur les chantiers de construction et sur les terres agricoles.

Un corridor terrestre, sans doute surveillé par des entrepreneurs militaires israéliens que les Palestiniens devront payer, est censé relier Gaza à la Cisjordanie. En conformation des informations antérieures concernant les projets de l’administration Trump, Gaza serait ouverte au monde[18], et une zone industrielle et un aéroport seraient créés sur le territoire voisin du Sinaï.

La terre – son étendue devra être décidée durant des négociations – en serait louée à l’Égypte.

Comme le soulignait précédemment Middle East Eye[19], un tel développement encouragerait les Palestiniens à considérer progressivement le Sinaï comme le centre de leur vie plutôt que Gaza, un autre moyen de réaliser progressivement un nettoyage ethnique.

Entre temps, la Cisjordanie serait reliée à la Jordanie par deux points de passage frontaliers – probablement via des corridors terrestres traversant la vallée du Jourdain, qui doit elle-même être annexée à Israël. Encore une fois, les Palestiniens étant enfermés dans des cantons déconnectés entourés par le territoire israélien, il faut supposer qu’avec le temps, beaucoup chercheraient une nouvelle vie en Jordanie.

Les prisonniers politiques palestiniens seraient libérés des prisons israéliennes sous l’autorité de la Nouvelle Palestine sur une durée de trois ans. Mais le plan ne dit rien du droit au retour pour des millions de réfugiés palestiniens – issus de ceux qui ont été chassés de chez eux lors des guerres de 1948 et de 1967.

Un pistolet sur la tempe

À la manière de Don Corleone, l’administration Trump semble prête à braquer une arme sur la tête des dirigeants palestiniens pour les forcer à signer l’accord.

Selon le rapport allégué, les États-Unis interdiraient tous les transferts d’argent aux Palestiniens s’ils se rebellaient, dans le but de les forcer à se soumettre.

Ce plan exigerait que le Hamas et le Jihad islamique se démilitarisent et remettent leurs armes à l’Égypte. S’ils rejettent l’accord, le rapport indique que les États-Unis autoriseront Israël à « cibler personnellement » leurs dirigeants – par le biais d’assassinats extrajudiciaires[19] qui constituent depuis longtemps le pilier de la politique israélienne à l’égard des deux groupes.

De manière beaucoup moins crédible, le document suggère que la Maison Blanche est prête à faire preuve de fermeté vis-à-vis d’Israël, coupant l’aide américaine si Israël ne respecte pas les termes de l’accord.

Étant donné qu’Israël a régulièrement enfreint les accords d’Osloet le droit international – sans subir la moindre sanction sérieuse[20], il est facile d’imaginer qu’en pratique, les États-Unis trouveraient des solutions pour éviter qu’Israël soit pénalisé pour toute violation de l’accord. .

Imprimatur américain

Le document allégué a toutes les caractéristiques du plan Trump, ou du moins d’une version récente, car il décrit noir sur blanc la réalité qu’Israël a créée pour les Palestiniens au cours des deux dernières décennies.

Il donne simplement au vol massif de terres et à la balkanisation des Palestiniens par Israël un imprimatur officiel des États-Unis.

Donc, s’il offre à la droite israélienne la majeure partie de ce qu’elle veut, quel intérêt Israël Hayom – le porte-parole de Netanyahou – aurait-il à compromettre son succès en le faisant fuiter ?

On peut avancer quelques hypothèses.

Israël atteint déjà tous ces objectifs

  • voler des terres,
  • annexer les colonies de peuplement,
  • consolider son contrôle exclusif sur Jérusalem,
  • faire pression sur les Palestiniens pour qu’ils quittent leurs terres pour les États voisins

– sans avoir à déclarer officiellement qu’il s’agit de son plan.

Il a fait de grands progrès dans tous ses objectifs sans avoir à admettre publiquement que l’idée d’un État pour les Palestiniens est une illusion. Pour Netanyahu, la question doit être de savoir pourquoi rendre publique la vision globale d’Israël quand elle peut être réalisée de manière furtive.

Crainte d’un contrecoup

Mais pire encore pour Israël, une fois que les Palestiniens et le monde observateur comprendront que la réalité catastrophique que vivent aujourd’hui les Palestiniens est tout ce qu’ils auront, il y aura probablement un retour de bâton.

L’Autorité palestinienne pourrait s’effondrer, la population palestinienne pourrait déclencher un nouveau soulèvement, la soi-disant « rue arabe » pourrait se révéler beaucoup moins disposée à accepter cela que ses dirigeants ou Trump l’espéraient, et les activistes occidentaux de la solidarité pour la Palestine, y compris le mouvement de boycott, auraient une impulsion massive pour leur cause.

Baruch Kimmerling

De même, il serait impossible pour les apologistes d’Israël de continuer à nier qu’Israël exécute ce que le regretté universitaire israélien Baruch Kimmerling a qualifié de « politicide »

la destruction de l’avenir des Palestiniens, de leur droit à l’autodétermination et de leur intégrité en tant que peuple unique. .

Si c’est bien la version de la paix au Moyen-Orient proposée par Trump, il joue à la roulette russe – et Netanyahu hésitera peut-être à le laisser appuyer sur la gâchette.


Pour comprendre les racines idéologiques de la politique israélienne, voir Histoire juive, religion juive : le poids de trois millénaires, par Israël Shahak (1)

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Liens

  1. https://www.jonathan-cook.net/2019-05-09/is-leaked-document-trumps-deal-of-the-century/
  2. https://lecridespeuples.fr/
  3. https://www.i24news.tv/en/news/international/middle-east/1556034417-kushner-us-peace-plan-will-demand-tough-compromises-from-israelis-palestinians
  4. https://www.timesofisrael.com/israel-hayom-pulls-archive-after-revelations-on-calls-between-pm-editor/
  5. https://www.israelhayom.co.il/article/655631
  6. https://www.middleeasteye.net/news/whats-trumps-deal-century-answers-are-plain-sight
  7. https://www.middleeasteye.net/video/netanyahu-pledge-annex-settlements-west-bank-causes-uproar
  8. https://www.middleeasteye.net/video/netanyahu-pledge-annex-settlements-west-bank-causes-uproar
  9. https://www.haaretz.com/us-news/senate-passes-bill-to-enshrine-military-aid-package-to-israel-into-law-1.6340748
  10. http://www.worldbank.org/en/news/press-release/2013/10/07/palestinians-access-area-c-economic-recovery-sustainable-growth
  11. https://www.haaretz.com/israel-news/israel-freezes-transfer-of-500-million-shekels-of-palestinian-authority-taxes-1.6941078
  12. https://fr.wikipedia.org/wiki/Tigres_asiatiques
  13. http://www.ir-amim.org.il/en/report/displaced-their-own-city-impact-israeli-policy-east-jerusalem-palestinian-neighborhoods-city
  14. https://www.middleeasteye.net/news/israels-bible-trail-demolishing-palestinian-homes-make-national-parks
  15. https://www.btselem.org/jerusalem/20190311_east_jerusalem_cleansing_continues
  16. https://www.i24news.tv/en/news/international/middle-east/1556034417-kushner-us-peace-plan-will-demand-tough-compromises-from-israelis-palestinians
  17. https://www.ilo.org/global/about-the-ilo/newsroom/news/WCMS_630876/lang–en/index.htm
  18. https://www.haaretz.com/israel-news/.premium-u-s-hopes-to-unveil-gaza-cease-fire-breakthrough-alongside-peace-plan-1.6126647
  19. https://www.middleeasteye.net/opinion/sisi-holds-key-trumps-sinai-plan-palestinians
  20. https://www.al-monitor.com/pulse/originals/2018/05/israel-palestinians-idf-gaza-west-bank-oslo-accords.html

source/ https://lecridespeuples.fr/author/lecridespeuples/

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