3180 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 23 janvier 2019

  1. Sur la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Algérie, au Maroc et en Tunisie
  2. Sur la visite en Fédération de Russie du Ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan Beïbout Atamkoulov
  3. Sur la visite en Fédération de Russie du Ministre sierra-léonais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Alie Kabba
  4. Sur la visite en Fédération de Russie du Ministre irakien des Affaires étrangères Mohamed Ali al-Hakim
  5. Sur la situation actuelle en Syrie
  6. Sur le déroulement des investigations du Comité d’enquête russe concernant l’affaire pénale sur l’arrestation illégale de Kirill Vychinski et l’entrave à son activité professionnelle
  7. Sur la réaction de la Commission de Venise du Conseil de l’Europe à la déclaration du président du Parlement ukrainien concernant la loi « sur l’éducation »
  8. Sur la loi adoptée par le Parlement ukrainien concernant le secteur ecclésiastique
  9. Sur la décision du Conseil d’État des Pays-Bas de ne pas publier les documents de travail relatifs à l’affaire du vol MH17
  10. Sur les nouvelles infox concernant l’affaire Skripal
  11. Sur les opérations antirusses des États-Unis en Norvège
  12. Sur l’avis du Représentant de l’OSCE pour la liberté des médias Harlem Désir   concernant les lois françaises pour la lutte contre la désinformation
  13. Sur les insinuations de la presse britannique concernant la participation de prétendus mercenaires russes à la répression des protestations au Soudan
  14. Sur l’ouverture d’un bureau de la Société impériale orthodoxe de Palestine en Jordanie
  15. Sur les 75 ans du premier jumelage des villes (Volgograd et Coventry)   
  16.  Sur la situation actuelle en Afghanistan

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1/ Sur la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Algérie, au Maroc et en Tunisie

russie sergueï lavrov et son homologue tunisien khemaies jhinaoui 1039789367  Sergueï Lavrov et son homologue tunisien Khemaies Jhinaoui

Du 23 au 26 janvier, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov effectuera une visite de travail au Maghreb, dans le cadre de laquelle il visitera l’Algérie, le Maroc et la Tunisie.

Il s’entretiendra avec les hauts dirigeants de ces pays et avec ses homologues ministres des Affaires étrangères. Au programme des contacts prévus figureront une discussion sur les relations bilatérales et un échange de points de vue sur les questions d’actualité régionales et internationales.

Alger, Rabat et Tunis mènent une ligne de politique étrangère active et apportent une grande contribution aux efforts multilatéraux afin de trouver des réponses aux nouveaux défis et menaces, notamment mondiaux. L’approfondissement de la coordination avec ces pays répond parfaitement aux intérêts russes.

Nous accordons une importance particulière à la vérification régulière de nos approches du règlement des problèmes existants au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, ainsi que dans la région du Sahara-Sahel.
Nous partons du principe que les peuples qui vivent dans cette région sont capables et doivent décider de leur avenir eux-mêmes, sans aucune ingérence extérieure, en réglant les questions intérieures à travers un large dialogue national. Cela concerne à part entière le règlement urgent des conflits en Syrie, en Libye, au Yémen, au Mali pour que cesse la violence et les souffrances de la population civile.

2/ Sur la visite en Fédération de Russie du Ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan Beïbout Atamkoulov

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En décembre, Nursultan Nazarbayev, le président du Kazakhstan, a réorganisé trois ministères et nommé de nouveaux ministres via une série de décrets présidentiels. Le ministère des Affaires étrangères en ressort considérablement renforcé. Il bénéficiera à présent de plus de pouvoirs économiques. L’objectif est clairement d’attirer des investissements étrangers et de promouvoir les exportations du pays. Le ministère de l’Investissement et du Développement ne se penchera donc plus sur ces questions. Le poste a échu à Beibut Atamkulov, un ingénieur ayant travaillé dans le secteur privé et public, diplomate depuis 2006. source >> https://www.euractiv.fr/section/l-europe-dans-le-monde/news/kazakhstan-opens-doors-to-new-foreign-investment/

Lundi 28 janvier, le Ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan Beïbout Atamkoulov effectuera sa première visite officielle à Moscou en cette qualité.

Durant leur entretien, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan Beïbout Atamkoulov échangeront leurs avis sur un large éventail de questions d’actualité relatives aux relations russo-kazakhes, à la coopération d’intégration entre les deux pays, ainsi qu’à la collaboration au sein de l’OTSC, de la CEI, de l’OCS, de l’Onu et de l’OSCE.

Les ministres compareront leurs positions par rapport aux thèmes régionaux et internationaux les plus importants. Une attention particulière sera accordée à la sécurité régionale.
Dans le cadre de cette visite sera signé le Plan d’activités pour la coopération entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays pour 2019-2020.

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3/ Sur la visite en Fédération de Russie du Ministre sierra-léonais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Alie Kabba

alie-kabba-official-500x438-500x381le Ministre sierra-léonais des Affaires étrangères Alie Kabba

Du 28 au 30 janvier, le Ministre sierra-léonais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Alie Kabba sera présent à Moscou pour une visite de travail. Il sera reçu mardi 29 janvier par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Les deux ministres évoqueront l’intensification des relations russo-sierra-léonaises dans le domaine politique, commercial, économique et social. Une attention particulière sera accordée au renforcement du partenariat d’affaires dans le secteur de l’exploitation des ressources naturelles, la pêche et le secteur énergétique.

Les deux chefs de diplomatie échangeront de manière approfondie leurs avis sur les thèmes régionaux et internationaux d’actualité, notamment le règlement des situations de crise et le maintien de la paix en Afrique.

Il est prévu d’analyser substantiellement le problème de la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme international dans le contexte des efforts collectifs visant à neutraliser ces menaces sur le continent africain et au Moyen-Orient.

Les deux ministres aborderont les perspectives d’une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies compte tenu de la présidence sierra-léonaise du Comité des Dix de l’Union africaine pour la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies.

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4/ Sur la visite en Fédération de Russie du Ministre irakien des Affaires étrangères Mohamed Ali al-Hakim

irak mohamed ali al-hakim 11201816192027365388391  Mohamed Ali al-Hakim 

Du 29 au 31 janvier, le Ministre irakien des Affaires étrangères Mohamed Ali al-Hakim sera présent à Moscou pour une visite de travail.

Il s’agit de son premier voyage dans la capitale russe en tant que chef de la diplomatie irakienne.

Dans le cadre des pourparlers prévus le 30 janvier, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre irakien des Affaires étrangères Mohamed Ali al-Hakim aborderont les thèmes d’actualité régionaux et internationaux en mettant l’accent sur la situation autour de la Syrie et de l’Iran. Une attention particulière sera accordée à la consolidation des efforts pour lutter contre le terrorisme international et l’extrémisme religieux.

Les ministres aborderont également en détail les tâches pratiques dans le contexte du développement des relations bilatérales, notamment compte tenu du déroulement ce printemps à Bagdad de

la 8e réunion de la Commission intergouvernementale russo-irakienne pour la coopération commerciale, économique, scientifique et technique coprésidée par le Ministre irakien des Affaires étrangères Mohamed Ali al-Hakim.

Nous constatons avec satisfaction que le dialogue politique russo-irakien est régulier et constructif. Il se distingue par un grand niveau de confiance, ainsi que la proximité ou la coïncidence des approches des deux pays concernant les principaux problèmes moyen-orientaux et internationaux.

5/ Sur la situation actuelle en Syrie

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Situation militaire dans la région d’Idlib au 11 janvier 2019 : Cessez-le-feu et renforts de l’armée syrienne
Hay’at Tahrir al-Cham contrôle la quasi-totalité d’Idlib depuis l’accord de cessez-le-feu conclu avec deux importantes factions du Front National de Libération (Ahrar al-Cham et Suqour al-Cham). L’armée syrienne renforce ses positions dans le nord de Hama, au sud d’Idlib et à Alep-ouest. SOURCE/ https://www.syriaintel.com/cartographies/situation-militaire-idlib-11-janvier-2019-cessez-le-feu-renforts-aas/

La situation actuelle dans la région d’Idleb suscite une préoccupation particulière.

La conjoncture se dégrade rapidement dans cette zone de désescalade. Pratiquement tout ce territoire est actuellement sous le contrôle de l’alliance djihadiste Hayat Tahrir al-Cham, formée par le Front al-Nosra, qui a repoussé les groupes d’opposition armée modérée.

Le nombre de violations du cessez-le-feu ne cesse de croître. Depuis la signature du mémorandum russo-turc du 17 septembre 2018, on en a enregistré plus de 1 000, qui se sont soldés par 65 morts et plus de 200 blessés. Ces quatre derniers jours seulement, on a enregistré 30 violations du cessez-le-feu. Les provocations incessantes des terroristes constituent un danger pour les civils, les militaires syriens et la base aérienne de Khmeimim.

Quant à la volonté des Américains de retirer leurs unités de Syrie, malgré les propos clairs du Président américain Donald Trump à ce sujet nous ne constatons pour le moment aucune mesure concrète visant à mettre en œuvre cette décision. Dans le contexte actuel, l’essentiel est de prévenir l’aggravation et la hausse des tensions dans le nord-est de la Syrie.

Selon les dernières informations, un terroriste a commis un attentat-suicide le 16 janvier dernier à Manbij. Sa bombe artisanale a tué des dizaines de personnes, y compris quatre Américains (notamment un employé civil du Ministère américain de la Défense et un salarié d’une société militaire privée). Cet attentat mérite sans aucun doute une condamnation ferme.

En même temps, il est absolument évident que les troupes américaines qui agissent de manière illégale sur le territoire syrien et leurs alliés au sein de la coalition anti-Daech n’ont pas réussi à prévenir le déplacement des terroristes assiégés à l’est de la Syrie vers les autres parties du pays.

Nous voudrions souligner encore une fois que l’une des conditions nécessaires pour une lutte efficace contre les djihadistes et la stabilisation de la situation dans la région de l’Euphrate réside dans le transfert de ce territoire sous le contrôle des autorités légitimes. Cela aiderait la Syrie, mais permettrait aussi de lever les inquiétudes des pays voisins pour leur sécurité nationale.

Dans ce contexte, nous soutenons l’établissement d’un dialogue entre Damas et les Kurdes, qui devrait favoriser la consolidation de la société syrienne et la réconciliation nationale.

Au niveau politique, nous continuons – en coopération avec les Iraniens et les Turcs de concerter avec les acteurs syriens et l’Onu les efforts visant à lancer le Comité constitutionnel à Genève.

syrie le nouvel émissaire de l'onu arrive à damas pour sa première visiteimage1170x530cropped le nouvel émissaire de l’ONU arrive à Damas pour sa première visite Geir Pedersen 

Sergueï Lavrov, Ministre russe des Affaires étrangères, a accueilli le 21 janvier à Moscou Geir Pedersen, nouvel Envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Syrie.

Leurs pourparlers ont confirmé la volonté de promouvoir un processus de paix mené et réalisé par les Syriens eux-mêmes avec le concours de l’Onu. Ils ont également souligné la volonté bilatérale de maintenir la coopération entre les pays garants du format d’Astana et l’Onu pour le règlement syrien. Geir Pedersen s’est également entretenu avec Sergueï Choïgou, Ministre russe de la Défense.

Le retour des réfugiés syriens à leur foyer se poursuit également. Environ 110 000 personnes sont revenues en Syrie depuis le 18 juillet 2018.
Les autorités syriennes adoptent toutes les mesures nécessaires pour protéger les droits de ces individus et garantir leur sécurité. Ainsi, plus de 23 000 personnes qui avaient évité le service militaire ont régularisé leur statut grâce au décret de Bachar al-Assad sur l’amnistie du 9 octobre 2018.
6/ Sur le déroulement des investigations du Comité d’enquête russe concernant l’affaire pénale sur l’arrestation illégale de Kirill Vychinski et l’entrave à son activité professionnelle

ukraine le journaliste kirill vychinski au tribunal de kherson 1037802063Le journaliste Kirill Vychinski au tribunal de Kherson

Dans le cadre des investigations sur les crimes de la justice ukrainienne contre le journaliste Kirill Vychinski, le Comité d’enquête russe a établi que ces faits avaient impliqué
  • non seulement des collaborateurs du Parquet général ukrainien,
  • mais aussi Andreï Pronsniak, chef du département d’enquête de la Direction générale du Service de sécurité d’Ukraine.
    • Ce dernier avait envoyé à Kirill Vychinski une notification l’informant des suspicions qui pesaient sur lui de délits passibles de poursuites pénales pour haute trahison.
Le Comité d’enquête russe a ouvert contre Andreï Pronsniak une affaire pénale selon l’article 144.2 et 299.2 du Code pénal de la Fédération de Russie concernant l’entrave à l’activité professionnelle légitime de journaliste et sa mise en cause pénale illégale.

Nous attirons encore une fois l’attention des ONG internationales sur le fait que le journaliste qui a fait l’objet de répressions de la part du régime de Kiev à cause de son activité professionnelle est toujours illégalement détenu en Ukraine. Nous appelons les structures internationales spécialisées à réagir plus fermement à ce lynchage ouvert d’un journaliste indésirable par les autorités de Kiev. Nous demandons au pouvoir ukrainien de libérer immédiatement Kirill Vychinski.

7/ Sur la réaction de la Commission de Venise du Conseil de l’Europe à la déclaration du président du Parlement ukrainien concernant la loi « sur l’éducation

Le 6 décembre 2018, le Parlement ukrainien a rejeté les amendements à l’article 7 de la loi « sur l’éducation » qui visaient à mettre en conformité ses termes avec les recommandations formulées par la Commission européenne pour la démocratie par le droit (ou Commission de Venise) du Conseil de l’Europe le 11 décembre 2017.

Il était notamment question de prolonger la période de transition pour le passage du processus éducatif à la langue ukrainienne pour les représentants des minorités nationales.

ukraine andry parouby est président du parlement ukrainien depuis 2016. 075_kharchenko-notitle180607_nptql2  Andry Parouby est président du parlement ukrainien depuis 2016.

Cherchant à justifier cette décision des députés, le président du Parlement ukrainien Andry Parouby a déclaré haut et fort que cette ligne était prétendument « soutenue par les experts de la Commission de Venise ».

Le Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès du Conseil de l’Europe Ivan Soltanovski a donc demandé des commentaires officiels au président de la Commission, Gianni Buquicchio.

Sa lettre de réponse, datée du 17 janvier, a confirmé la pertinence de nombreuses critiques visant la loi ukrainienne mentionnée, supposant la nécessité de modifier l’article 7. Il est noté que la loi supplémentaire adoptée par Kiev sur l’éducation dans les langues officielles de l’Union européenne ne lève pas les préoccupations de la Commission de Venise concernant la situation d’autres langues, notamment du russe dont l’usage est très répandu dans ce pays.

Il s’avère que le président du Parlement ukrainien Andry Parouby cherche à induire tout le monde en erreur, sapant ainsi l’autorité de cet organe respecté du Conseil de l’Europe.

De son côté, le Ministère russe des Affaires étrangères, avec le soutien des structures compétentes du Conseil de l’Europe, continuera  de pousser l’Ukraine à respecter les droits linguistiques de toutes les minorités nationales dans l’esprit de la conclusion de la Commission de Venise par rapport à la loi ukrainienne « sur l’éducation » et des termes du Plan d’action du Conseil de l’Europe pour l’Ukraine pour 2018-2021.

8/ Sur la loi adoptée par le Parlement ukrainien concernant le secteur ecclésiastique

ukraine philarète-patriarche-kiev  Philarète, chef de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine-Patriarcat de Kiev

Jeudi 17 janvier, le Parlement ukrainien a adopté un projet de loi

« sur les amendements à certaines lois ukrainiennes (sur la subordination des organisations religieuses et la procédure de leur enregistrement national avec le statut de personne morale) ».

A première vue, il s’agit d’un document purement technique. Mais en y regardant de plus près et en lisant professionnellement son texte, on y décèle immédiatement une composante politique.

De facto, il s’agit de créer un instrument juridique supplémentaire pour poursuivre la pression sur l’Église orthodoxe ukrainienne canonique, qui ouvre de larges possibilités pour la priver de ses droits de propriété afin de les transférer à une nouvelle structure ecclésiastique sous l’égide du patriarcat de Constantinople.

C’est notamment l’objectif visé par les termes de la nouvelle loi, qui prévoient la détermination de l’appartenance d’une communauté religieuse concrète à telle ou telle Église par le vote des paroissiens qui se considèrent comme leurs membres. De plus, la procédure d’enregistrement des documents statutaires a changé et sera assurée non seulement par le Département des affaires religieuses et des nationalités du Ministère de la Culture, mais également par des services mandatés par les administrations régionales sans aucun compte-rendu sur les décisions prises. C’est une nouveauté dans la régulation juridique de ce secteur.

De cette manière, en fermant à nouveau les yeux sur le principe constitutionnel fondamental de non-ingérence de l’État dans les affaires de l’Église, les autorités peuvent facilement, se référant à la nouvelle législation, recourir à différentes manipulations administratives afin d’imposer leur ligne visant à renforcer les positions de l' »Église orthodoxe d’Ukraine » créée à leur initiative.

De tels actes sont contraires à la législation nationale ukrainienne, aux droits et aux intérêts de la plupart des croyants du  pays, et transgressent grossièrement les engagements internationaux de l’Ukraine
dans le cadre de la Déclaration universelle des droits de l’homme, du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, de la Déclaration sur l’élimination de toutes formes d’intolérance et de discrimination fondées sur la religion ou la conviction, et de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

ukraine une-nouvelle-ukraine-est-nee-affirme-petro-porochenko-923185  blob:https://www.capital.fr/b948602b-2f48-487b-b1ab-480de8834d62Le Président ukrainien Petro Porochenko

Le Président ukrainien Petro Porochenko affirme de manière hypocrite que cette loi garantit un « transfert pacifique et volontaire«  des communautés ecclésiastiques et des paroisses, et que son adoption a pratiquement sauvé l’Ukraine des « conflits religieux sanglants ».
Mais ce n’est pas le cas en réalité. Quand les autorités ukrainiennes avaient fait part de leur intention d’examiner ce projet de loi, des signaux alarmants étaient parvenus de différentes régions du pays concernant les prises de force des églises de l’Église orthodoxe ukrainienne par des nationalistes avec la participation de représentants des administrations locales.

Ces communiqués sont de plus en plus fréquents dans les fils d’actualité. Et on ignore encore combien de cas restent hors du champ de vision des médias. Sachant que les autorités regardent avec indifférence les prêtres qui se font littéralement jeter hors des cloîtres et les paroissiens qui sont forcés à accepter l‘ »Église » schismatique recréée.

Elles s’intéressent uniquement à l’immobilier, aux paroisses de l’Église orthodoxe ukrainienne. Je comprends que ce soit un paradoxe – le matériel est passé au premier plan. Je pense qu’il est parfaitement approprié que la population parle de cette loi comme d’une légalisation des « raids ecclésiastiques ».

9/ Sur la décision du Conseil d’État des Pays-Bas de ne pas publier les documents de travail relatifs à l’affaire du vol MH17

l'affaire du vol mh17 5508502lpw-5508803-article-jpg_3805861_660x281l'affaire du vol mh17

On nous a posé une question sur la coopération de la Russie avec l’Australie et les Pays-Bas qui, sans attendre l’aboutissement de l’enquête pénale du Groupe d’enquête conjoint (JIT), tentent de rejeter sur la Russie la responsabilité du crash du vol MH17.
Rappelons que l’on parlait à l’époque de consultations tripartites éventuelles entre la Russie, l’Australie et les Pays-Bas, auxquelles nous avions donné notre accord pour qu’elles se tiennent rapidement.

Cet événement, s’il a lieu, devra évidemment se focaliser sur tout l’éventail de questions liées à la catastrophe du Boeing dans le ciel ukrainien.

Je voudrais souligner encore une fois que la Russie avait accepté à l’époque l’organisation de consultations avec les Pays-Bas et l’Australie sur cette question. C’est un élément crucial.

Comme on le sait, les représentants de ces pays ont déjà accusé à plusieurs reprises la Russie de ne pas vouloir coopérer, alors que Moscou a non seulement exprimé sa volonté de travailler avec les Pays-Bas, l’Australie et le JIT, mais aussi a considérablement contribué aux efforts visant à établir la vérité sur la tragédie qui s’est déroulée le 17 juillet 2014 dans le ciel ukrainien.

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Nikolaï Vinnitchenko

Je voudrais attirer votre attention sur une interview très détaillée et substantielle de Nikolaï Vinnitchenko, Procureur général adjoint de Russie, accordée lundi à l’agence RIA Novosti: https://ria.ru/20190121/1549650959.html

Dans cette interview, il confirme que la Russie a coopéré activement avec les Pays-Bas au niveau des parquets généraux, a fourni toutes les informations dont elle disposait et a mis en œuvre toutes les demandes du JIT.

Elle a notamment transmis aux enquêteurs internationaux un volume considérable de données cruciales. Je voudrais souligner que ces dernières comprennent des informations sur le matériel militaire russe qui ont été spécialement déclassifiées, ainsi que des données radar primaires et des documents prouvant l’origine ukrainienne du missile qui a abattu le vol MH17

Mais que constate-t-on aux Pays-Bas? Les autorités néerlandaises exigent de la Russie des réponses aux demandes des enquêteurs – ce que Moscou a déjà fait – mais refusent de partager leurs secrets qui pourraient s’avérer utiles à l’enquête.

En 2015, trois médias néerlandais ont porté plainte contre le gouvernement néerlandais.

Les journalistes ont saisi le tribunal pour forcer le pouvoir à présenter au public et aux enquêteurs les enregistrements des réunions du gouvernement consacrés au crash du vol MH17, ainsi qu’à organiser des réunions avec les experts qui avaient évalué le travail des autorités néerlandaises après la catastrophe.

Le gouvernement néerlandais a refusé de le faire volontairement.

La semaine dernière, le Conseil d’État néerlandais, l’instance judiciaire supérieure du pays dotée des pouvoirs d’une Cour constitutionnelle, a clos cette affaire, prenant complètement le parti du Gouvernement.

Selon la décision du Conseil d’État, il est désormais possible ne plus jamais publier ces données.

  • Mais qu’en est-il de la transparence?
  • De l’ouverture de l’enquête sur le crash du Boeing malaisien?
  • De la liberté d’expression?
  • Des droits des journalistes et des médias d’obtenir des données, des documents et des informations relatifs à cette tragédie qui a touché plusieurs pays?
  • Ne s’agit-il pas d’une tentative des autorités néerlandaises de dissimuler tout ce qui n’est pas conforme à la version officielle de la catastrophe du vol MH17?
10/ Sur les nouvelles infox concernant l’affaire Skripal

 

On constate de moins en moins d’informations britanniques officielles sur l’affaire Skripal. On n’entend pratiquement plus aucun commentaire des responsables britanniques à ce sujet. Il y a pourtant de nouvelles fuites.
Ainsi, les médias britanniques ont récemment publié des informations selon lesquelles ce serait Abigail McCourt, 16 ans, qui aurait prodigué les premiers soins à Sergueï et Ioulia Skripal suite à leur empoisonnement le 4 mars 2018 à Salisbury.

Pour le moment, nous n’avons constaté aucune confirmation ni démenti officiel de sa part. Si ces informations étaient avérées justes, nous rendrions hommage aux mérites de l’écolière britannique, à son empathie envers les autres et à sa volonté de les aider.

angleterre des travaux de démantèlement de la maison de l_ex-agent double russe sergueï skripal, victime d_une tentative d_empoisonnement, ont  Des travaux de démantèlement de la maison de l’ex-agent double russe Sergueï Skripal, victime d’une tentative d’empoisonnement, ont commencé début janvier.

Dans tous les cas, le tableau des événements de Salisbury n’en est que plus confus. On n’arrive à comprendre pourquoi les autorités britanniques ont dissimulé pendant près d’un an un fait aussi inhabituel, en soulignant à plusieurs reprises le travail énorme de la police britannique dans le cadre de l’incident et en présentant des rapports très détaillés sur les déplacements et les contacts éventuels des Skripal pendant cette journée tragique. Qui plus est, les autorités britanniques ont tenu plusieurs propos sur la population de Salisbury et souligné le courage des citadins dans le contexte des « attaques perfides » de la Russie contre cette ville et le Royaume-Uni en général.

Nous avons lu beaucoup de commentaires officiels relatifs aux circonstances et aux modalités des premiers soins prodigués aux Skripal.

D’après ces nouvelles données – que personne n’a confirmé ou démenti selon la tradition britannique établie – Abigail est la fille de la colonel Alison McCourt, infirmière en chef de l’armée britannique, qui s’est également retrouvée sur les lieux de l’incident. La substance utilisée contre les Skripal n’a pas pourtant affecté les McCourt, mère ou fille.

Je voudrais vous rappeler que les médias britanniques ont raconté l’histoire du policier hospitalisé Nick Bailey, qui était devenu un héros national et aurait pu être empoisonné en contactant les Skripal sur les lieux de l’incident de Salisbury.

Que constate-on?

  • Nick Bailey a failli mourir en sauvant la vie des Skripal,
  • alors qu’une jeune fille de 16 ans n’a présenté aucun symptôme.

Selon les médias, c’est pourtant elle qui est entrée en contact la première avec les Skripal prétendument empoisonnés.

On peut analyser sans cesse de nouvelles données, fuites et intox dans médias britanniques. On comprend bien que les véritables maîtres du jeu sont à Downing Street. En fin de compte, le monde veut savoir la vérité.

On a constaté des accusations sérieuses, un travail considérable visant à détruire le « tissu » du droit international, ainsi que des modifications profondes, notamment de la structure des organisations internationales spécialisées dans les armes chimiques.

Apprendrons-nous enfin la vérité sur l’identité de la personne qui a été la première à prodiguer des soins aux Skripal et sur les événements à Salisbury et dans ses alentours ce jour-là?

Londres a tenu tellement de propos relatifs à l’affaire Skripal qu’à mon avis, ce n’est pas seulement la Russie mais aussi les citoyens britanniques qui ont le droit d’exiger que le Gouvernement britannique présente enfin des informations objectives.

Comme on l’a déjà souligné à plusieurs reprises, la justice russe est prête à offrir à ses confrères britanniques tout le soutien nécessaire dans le cadre de l’enquête. Je voudrais que ces informations soient publiées par la presse britannique, parce qu’on me demande très souvent pourquoi la Russie refuse de coopérer avec Londres.

La Russie n’a jamais refusé de coopérer avec les Britanniques dans l’affaire Skripal.

Au contraire, nous avons envoyé aux Britanniques non seulement beaucoup de propositions orales via les canaux diplomatiques, mais aussi des offres écrites et officiellement présentées.
Il serait très important d’obtenir des informations viables sur l’état de santé et la situation de Sergueï et Ioulia Skripal. Je voudrais rappeler encore une fois que la Russie attend toujours la mise en œuvre par le Royaume-Uni de ses engagements juridiques concernant l’octroi d’un accès consulaire à ces citoyens russes.

Chaque jour naissent de plus en plus de questions, qui restent malheureusement toujours sans réponse.

11/ Sur les opérations antirusses des États-Unis en Norvège

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Notre attention a été retenue par une information relayée par des sites norvégiens, selon laquelle la société Mission Essential, enregistrée dans l’Ohio et fournissant différents services aux militaires, aux services spéciaux et au Département d’État américains, ainsi qu’aux gouvernements des « pays amis », a publié sur les réseaux sociaux une offre d’emploi d’expert-traducteur parlant russe et norvégien pour « le soutien aux opérations ultra-secrètes » des militaires américains en Norvège.

On notera particulièrement la liste des exigences auxquelles devront répondre les demandeurs potentiels:

  • avoir la citoyenneté américaine,
  • être disposés à partir dans des « zones d’activités militaires »,
  • travailler sans week-ends jusqu’à 12 heures par jour,
  • savoir se comporter discrètement sans attirer l’attention,
  • connaître « la culture et les coutumes du pays d’accueil ».

Dans quel pays concrètement devra montrer ses talents le collaborateur potentiel? Pour le contact est mentionnée la ville d’Arendal, dans le sud de la Norvège, sans adresse concrète.

norvege frank-bakke-jensen-2  Frank Bakke-Jensen

Malheureusement, le Ministère norvégien de la Défense, sans entrer dans les détails, a réduit tous les commentaires aux thèses habituelles sur les entraînements réguliers des forces armées américaines sur le territoire norvégien conformément aux accords dans le cadre de l’Otan. Le Ministre de la Défense Frank Bakke-Jensen, s’appuyant sur des informations qu’il est le seul à connaître, est convaincu que les alliés américains

« tiennent compte et respectent les intérêts norvégiens, y compris la politique d’Oslo vis-à-vis de Moscou en matière de sécurité et de défense ».

Maintenant je vais expliquer dans un langage simple ce dont il s’agit et ce à quoi nous avons affaire.

Les sociétés de recrutement américaines cherchent en toute désinvolture à recruter du personnel pour mener des actions inamicales à notre égard depuis le territoire norvégien.

Sachant qu’Oslo se voit réserver le rôle de figurant docile dont la tâche consiste à approuver inconditionnellement toutes les « idées créatives » de l’allié supérieur. On se demande pourquoi la Norvège a besoin de ça.

12/ Sur l’avis du Représentant de l’OSCE pour la liberté des médias Harlem Désir   concernant les lois françaises pour la lutte contre la désinformation

france harlem désir330281 Harlem Désir

Après un long silence, le Représentant de l’OSCE pour la liberté des médias Harlem Désir a publié son avis sur les lois françaises visant à lutter contre la manipulation de l’information, sur lesquelles nous avions attiré plusieurs fois son attention depuis leur adoption par le Parlement français le 20 novembre 2018.

Rappelons que selon les nouvelles lois, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) reçoit dans les trois mois qui précèdent les élections la possibilité de suspendre le travail des médias qui diffuseraient des fake news. Les plateformes numériques s’engagent également à prendre des mesures pour empêcher la propagation de la « désinformation » sur internet et à rendre des comptes sur ce travail devant le CSA.

Nous avons déjà constaté plusieurs fois que dans le contexte de la discrimination qui perdure vis-à-vis des médias russes en France, ces lois portent à croire que Paris cherche à créer des bases juridiques pour nettoyer l’espace médiatique des points de vue indésirables sous prétexte de lutter contre la désinformation.
Toutes nos questions, propositions et requêtes de montrer les articles concrets, notamment des médias russes, qui pourraient être considérés comme des fake news ou une désinformation ont été ignorées. Nous n’avons rien reçu.
On sait également que ces actes législatifs ont été critiqués par certains experts des associations journalistiques et des ONG du pays, notamment par les journaux français Le Monde et Le Figaro.

Dans son appréciation, le Représentant de l’OSCE pour la liberté des médias Harlem Désir  s’est limité à la critique de points secondaires en pointant la non-contradiction des lois adoptées avec les engagements internationaux de la France et leur prétendue orientation exclusive sur la protection des institutions démocratiques contre la menace de fakes.

En aucun cas nous ne nous ingérons dans le travail ni dans la position du Représentant de l’OSCE pour la liberté des médias, mais nous voulons tout de même partager notre avis.

Le fait est qu’une telle approche des nouveautés législatives françaises et la rapidité de la réaction du Représentant (étant donné qu’il a réagi deux mois plus tard, sachant que les lois ont été largement médiatisées et ont fait l’objet d’un long travail) contrastent fortement avec sa position clairement négative vis-à-vis des projets de loi étudiés en Russie sur la responsabilité pour la publication de fausses informations dans les médias et d’insultes à l’État sur internet.

Bien que les initiatives législatives russes en soient seulement au stade de l’étude d’experts, en l’occurrence, sans attendre les résultats, Harlem Désir s’est empressé d’exprimer ses craintes concernant l’éventuelle restriction de la liberté d’expression sur internet et le renforcement de l’autocensure en Russie.
  • Pourquoi un tel deux poids deux mesures dans son travail?
  • Pourquoi, après l’adoption des lois françaises qui restreignent clairement les médias en tout, n’avons-nous constaté qu’une réaction retenue deux mois plus tard?
Surtout qu’il a affirmé que ces lois étaient conformes aux principes généraux et aux normes de régulation des médias.
  • Pourquoi, quand il est question de la Russie, la réaction est immédiate, littéralement une heure après l’apparition de premières nouvelles?
  • Pourquoi personne ne nous demande un avis d’expert?

C’est très étrange. Nous partons du principe que l’institution du Représentant de l’OSCE pour la liberté des médias ne doit pas devenir un instrument dans des jeux politiques, un outil de pression et de chantage politique.

Nous voudrions tout de même que cette institution soit conforme aux normes communes. D’après nous, l’objectivité doit constituer l’objectif principal du Représentant de l’OSCE pour la liberté des médias en tant qu’individu remplissant plusieurs fonctions.
Nous nous basons sur la nécessité d’assurer l’impartialité du travail du Bureau du Représentant de l’OSCE pour la liberté des médias indépendamment de l’appartenance nationale.
13/ Sur les insinuations de la presse britannique concernant la participation de prétendus mercenaires russes à la répression des protestations au Soudan

soudan armée soudan 9f0ade18-9702-4d84-99ea-a92439283c00         ARMÉE DU SOUDAN

L’information relayée par le journal britannique The Times sur la prétendue participation de mercenaires russes à la répression de manifestations au Soudan est un nouvel exemple flagrant d’approche irresponsable. Les journalistes de cette publication britannique, et les commanditaires de cette nouvelle provocation politique qui sont derrière eux, ont diffusé de fausses informations.

Selon nos informations, des représentants de sociétés de protection privées russes n’ayant rien à voir avec les organes publics russes travaillent effectivement au Soudan. Leurs fonctions se limitent à la formation de cadres pour les structures de force de la République du Soudan.

Je voudrais dire que nous remarquons une tendance intéressante: quand les médias britanniques ont besoin ou que leur rédaction a fixé un tel objectif, nous recevons immédiatement des demandes de commentaires, des requêtes d’interviews ou des questions, auxquelles nous répondons rapidement.
  • Pourquoi, dans les articles adoptant une position intransigeante, la position russe n’est-elle pas reflétée?
  • Pourquoi ne recevons-nous pas les questions la veille ou préalablement?

Je pense qu’il ne faut plus se poser de questions parce qu’il y a un angle défini pour la rédaction de l’article. Je pense que si cet article était complété par des citations de représentants russes faisant lumière sur ce thème, les lecteurs auraient un avis complètement différent sur la situation. Mais cela ne faisait manifestement pas partie de leurs plans.

14/ Sur l’ouverture d’un bureau de la Société impériale orthodoxe de Palestine en Jordanie

 

Mardi 18 janvier à Amman, la capitale jordanienne, s’est tenue l’inauguration officielle d’un bureau de la Société impériale orthodoxe de Palestine (SIOP)

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avec la participation de députés locaux, de représentants publics et de membres de l’association d’amitié avec la Russie.

le président de la siop sergueï stepachine, krievijas_revīzijas_palātas_priekšsēdētājs_(4187361112)Le Président de la SIOP Sergueï Stepachine, des leaders de la communauté orthodoxe du pays et des députés ont prononcé un discours pendant cet événement pour parler de la présence historique de la Russie au Moyen-Orient et de son soutien traditionnel aux chrétiens de la région.

Depuis sa création il y a plus d’un siècle, en 1882 sur décret de l’Empereur Alexandre III,  la Société se charge d’entretenir les liens spirituels de la Russie avec la Terre Sainte, de préserver le patrimoine culturel et historique, mène des missions sociales et culturelles au Moyen-Orient, apporte une contribution au pèlerinage orthodoxe.

L’ouverture d’un bureau de la SIOP à Amman témoigne du niveau élevé d’entente et de confiance entre la Russie et la Jordanie dans la coopération interreligieuse et les liens spirituels.

Le Royaume de Jordanie est l’une des destinations les plus populaires pour les pèlerins orthodoxes russes qui rêvent de visiter les lieux bibliques.

En 2012, à proximité de l’endroit du Baptême du Christ dans le Jourdain, a été inauguré le site de pèlerinage russe « Hospice sur le site du baptême du Christ ». Le terrain pour sa construction a été gratuitement transmis à la Russie sur décision du Roi Abdallah II.

Nous espérons que l’ouverture du bureau de la SIOP à Amman contribuera également à la réalisation de projets socio-éducatifs communs entre la Russie et la Jordanie, comme cela devrait être le cas de l’école russo-jordanienne de Khosn dont la construction est déjà convenue.
15/ Sur les 75 ans du premier jumelage des villes (Volgograd et Coventry)

 

Volgograd fêtera le 2 février les 76 ans de la défaite de l’armée de l’Allemagne nazie dans la bataille de Stalingrad, qui a changé le cours de la Grande Guerre patriotique et de l’histoire mondiale.

russie eleonora mitrofanova, directrice de l'agence rossotroudnitchestvo,compressed_file   Eleonora Mitrofanova, directrice de l’agence Rossotroudnitchestvo,      

Eleonora Mitrofanova, directrice de l’agence Rossotroudnitchestvo, se rendra dans la ville pour une visite de travail pendant ces commémorations.

Son déplacement prévoit la signature d’un accord de coopération entre Rossonroudnitchestvo et le Gouvernement de la région de Volgograd, notamment dans le cadre de la concertation du partenariat des villes jumelées.

On fêtera en 2019 les 75 ans du premier jumelage entre une ville russe et une ville étrangère:

celui de Stalingrad (URSS) avec Coventry (Royaume-Uni).

La mémoire de la lutte commune contre le fascisme réunit toujours nos peuples. Après la bataille de Stalingrad, la plus sanglante de l’histoire de l’humanité, le roi britannique George VI avait offert à la ville une épée d’honneur sur laquelle on pouvait lire

« Aux citoyens de Stalingrad au cœur d’acier, ce don du roi Georges VI en signe d’hommage du peuple britannique ».

Le jumelage de Volgograd et de Coventry scelle l’histoire d’une amitié entre deux villes au destin militaire similaire.

Coventry & Volgograd

Le 16 septembre 1942, alors que les défenseurs de Stalingrad déployaient des efforts surhumains pour repousser l’offensive de l’ennemi, le maire de Coventry A.R. Grindlay avait envoyé à Stalingrad le télégramme suivant (dont l’original se trouve actuellement au musée « Bataille de Stalingrad »):

« Coventry, la ville britannique la plus sinistrée par la guerre, exprime son admiration profonde et salue les défenseurs de la ville de Stalingrad, dont l’exemple inspire tout homme honnête à se lever contre l’ennemi commun.
Les habitants de Coventry n’oublieront jamais les sacrifices de Stalingrad et expriment à vous, les citadins de Stalingrad, une sympathie spéciale et une admiration pour votre courage et votre résolution ferme à lutter jusqu’à la victoire ».

Je voudrais présenter une autre citation importante d’une lettre de 1942 envoyée par les ouvriers de Coventry à Stalingrad:

« Nous comprenons bien que votre résistance à la bête fasciste, vos sacrifices innombrables […] nous ont sauvé des horreurs que nous avons ressenties en novembre 1940 pendant les raids aériens sur notre ville. Nous envoyons un délégué au Parlement pour demander la mise en œuvre de nos engagements envers vous. Comme la comparaison des efforts de la Russie dans la guerre et dans le monde avec nos propres efforts doit nous faire honte, il nous faut agir rapidement et résolument ».

Ces paroles font bien sûr monter les larmes aux yeux. D’un côté, il est difficile de les lire. De l’autre, elles montrent que l’histoire de la Seconde Guerre mondiale a actuellement besoin d’actions résolues visant à la protéger.

L’initiative des Anglais, inspirés par la résistance de Stalingrad, a été le prologue des relations amicales officielles entre Coventry et Stalingrad, qui se sont soldées en 1944 par la signature du premier accord de jumelage dont nous fêtons les 75 ans en 2019.

J’espère que la presse et l’opinion publique britanniques se souviendront de cet événement et y consacreront des publications.

Je suis certaine que les tendances politiques actuellement à l’œuvre en Occident, qui divisent nos peuples, se réduiront progressivement avant de disparaître. Par contre, il est impossible d’effacer des mémoires l’héritage historique qui nous réunit. Dans tous les cas, nous l’empêcherons.

  16/ Sur la situation actuelle en Afghanistan

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Question: Il y a une semaine, des sources officielles afghanes (du Ministère afghan de la Défense, ainsi qu’un membre du conseil provincial de la province de Badghis au nord du pays) ont annoncé la libération de plusieurs dizaines de membres de Daech emprisonnés par les talibans par l’armée afghane et les forces du contingent étranger, qui les ont remis aux forces de l’ordre.

  • Pourquoi fallait-il libérer des combattants de Daech qui étaient en prison, même si c’était une prison des talibans?

Réponse: En effet, l’objectif de l’opération conjointe menée en janvier pour prendre une prison des talibans dans la province de Badghis et évacuer des combattants de Daech qui y étaient détenus suscite des questions.

  • Pourquoi les soldats afghans et américains avaient-ils besoin de ces terroristes emprisonnés alors que des centaines d’autres agissent activement en liberté?

Le Ministère russe des Affaires étrangères a déjà fourni des commentaires, je peux seulement ajouter qu’à nouveau, ces circonstances prêtent à penser que les services secrets de plusieurs pays tentent d’adapter l’activité des terroristes en Afghanistan en fonction de leurs propres intérêts.

Question: Que pensez-vous des résultats de la « diplomatie de la navette » du représentant spécial du Département d’État américain pour l’Afghanistan Zalmay Khalilzad?

Réponse: Nous saluons l’aspiration des États-Unis à mettre sur les rails le processus de paix en Afghanistan, mais pour l’instant les tentatives menées par Zalmay Khalilzad pour persuader les talibans de s’asseoir à la table des négociations avec une délégation officielle de Kaboul, malgré la forte pression exercée sur les talibans par les Américains, plusieurs pays du Golfe et le Pakistan, n’ont pas apporté de résultats.

En décembre, à Abou Dabi, l’opposition armée a même refusé de laisser entrer la délégation afghane dans la salle de réunion. Le nouveau cycle de consultations entre le représentant spécial des États-Unis et les émissaires des talibans, qui a lieu en ce moment, a failli ne pas avoir lieu à cause des divergences des parties sur l’ordre du jour.

Ainsi, il est manifestement trop tôt pour évoquer le bilan des efforts séparés des États-Unis pour lancer le processus de paix en Afghanistan, ce qui confirme à nouveau la nécessité de chercher une solution collective compte tenu de tous les intérêts des pays voisins et des principaux partenaires de l’Afghanistan.

Nous restons convaincus du caractère optimal du mécanisme du format de consultations de Moscou sur l’Afghanistan, durant la dernière réunion duquel les participants ont réussi à obtenir plus de succès que les États-Unis seuls.

Nous avons l’intention de poursuivre les réunions de Moscou avec les partenaires impliqués et comptons sur la participation active des États-Unis en tant qu’acteur de plein droit afin de contribuer au lancement au plus vite d’un dialogue pacifique entre le gouvernement afghan et les talibans.

Réponses aux questions:

 

Question 1 : Quelques heures avant cette conférence de presse, on a appris que les États-Unis envisageaient de quitter le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI). Que pouvez-vous dire à ce sujet? Peut-on considérer que ces agissements consolident la paix dans le monde?

russie serguei_riabkov Sergueï Riabkov,

Réponse: La Russie a organisé aujourd’hui une grande conférence de presse consacrée à tout l’éventail des questions liées au sujet que vous avez mentionné. Sergueï Riabkov, Vice-Ministre russe des Affaires étrangères, qui est responsable de ces questions, a présenté de manière détaillée, élargie et professionnelle l’approche russe de ce problème, la situation actuelle et le bilan des longues consultations et des contacts avec les Américains sur ce thème. Sergueï Riabkov a évoqué lors de cette conférence de presse tout ce que l’on pouvait dire sur le Traité FNI. Les informations que vous avez mentionnées sont probablement la réaction américaine à cette conférence qui s’est déroulée à Koubinka.

Aujourd’hui, tout le monde, et plus seulement les experts, est au courant de la position russe sur ce traité.

Nous avons utilisé toutes les plateformes – notamment l’Assemblée générale de l’Onu – tous les formats de négociations impliquant le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et nos experts. Nous avons travaillé de manière ciblée avec des diplomates en poste à Moscou, nous avons organisé des rencontres avec nos collègues américains sur des plateformes neutres.

La Russie a utilisé tous les moyens pour préserver cet élément important de la stabilité et de la sécurité internationales.

Je n’ai plus rien à ajouter aujourd’hui. Je voudrais attirer votre attention sur le fait que le site du Ministère russe des Affaires étrangères rassemble beaucoup de textes de référence à ce sujet. Je souligne encore une fois que la conférence de presse de Sergueï Riabkov était vraiment exhaustive.

Question 2 : La chaîne de télévision CNN a annoncé hier que le procureur spécial Robert Mueller avait lancé une enquête sur l’activité de la National Rifle Association, ses liens avec Donald Trump et des citoyens russes. Nous savons que Maria Boutina est membre de cette association. Vous-attendez-vous à de nouvelles accusations contre elle?

Menons-nous une enquête sur l’activité de Maria Boutina? Elle a participé aux manifestations sur la place Bolotnaïa à Moscou, à des événements organisés par l’association « Droit aux armes » et au lobbying de la légalisation des armes à feu en Russie, ce que l’on peut considérer comme la mise en place de débouchés pour les producteurs américains de ces armes, voire comme les préparatifs d’un coup d’État armé.

Il s’agit donc d’une personne ambiguë. Peut-être a-t-elle été recrutée par des services secrets étrangers. Je voudrais qu’on éclaircisse cette question ou, au moins, qu’on ne la transforme pas en héroïne.

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Réponse: C’est une façon de penser curieuse. Autrement dit, vous estimez qu’elle ne travaillait pas pour la Russie aux États-Unis, mais plutôt pour les États-Unis en Russie?

A mon avis, il faut séparer deux questions: l’aspect juridique et l’appréciation de sa personnalité. Je pense que l’évaluation de n’importe quelle personnalité relève d’un domaine absolument différent.

  • Pourquoi
  • les représentants des structures officielles ou des médias doivent-ils évaluer une personne du point de vue de sa clarté ou de son ambiguïté?

Quant à la situation liée à l’arrestation de Maria Boutina par les autorités américaines, nous constatons qu’elle fait face à une pression directe. Les prétextes de son interpellation et les conditions de sa détention, similaires à celles des criminels les plus dangereux, permettent d’en tirer une conclusion claire: elle peut être considérée comme une prisonnière politique.

Si vous, en tant que journaliste, avez des informations que vous avez trouvées ou reçues, je pense qu’on pourrait mener une enquête, transférer ces données à la justice. Quant à nous, nous nous laissons guider par l’interpellation de Maria Boutina sur le territoire américain, les mesures appliquées, les conditions de sa détention, la pression morale et psychologique qu’elle subit.

A mon avis, cela n’a rien à voir avec sa personnalité « ambiguë ».

Il y a un autre élément important: nous constatons depuis quelques années que les États-Unis, ou du moins certaines structures publiques américaines, enfreignent les limites du droit en ce qui concerne les citoyens russes.

Souvenez-vous de plusieurs affaires notoires et médiatisées telles que l’affaire Bout ou l’affaire Iarochenko. Avez-vous réfléchi aux ambiguïtés de la personnalité de ces individus?

Nous avons protégé les intérêts des citoyens russes qui faisaient face à un arbitraire juridique, y compris lors des affaires médiatisées où des ressortissants russes avaient été kidnappés dans différents pays sur ordre des États-Unis. La personnalité de ces individus était une question secondaire. Ils disposent de certains droits en tant que citoyens de la Fédération de Russie. Il existe également des affaires moins médiatisées dont nous débattons avec les États-Unis. Certaines de ces dernières sont plus connues que les autres.

Compte tenu des actions de tout un nombre d’organes public américains, nous constatons dans beaucoup de cas l’absence de composante juridique. Nous constatons également qu’il ne s’agit pas seulement d’une antipathie apparente de la justice américaine envers les citoyens russes (bien que l’histoire n’oublie pas ces faits), mais d’une position antirusse générale. Malgré toutes nos difficultés et toutes les souffrances des proches de ces citoyens russes, ces derniers ne sont que des sujets de la partialité politique de toute une partie de l’establishment politique américain.

J’ai déjà évoqué aujourd’hui le cas de Kirill Vychinski.

  • Doit-on et peut-on évoquer sa personnalité?
  • Ou vaut-il mieux constater qu’il s’agit d’une violation sans précédent de tous ses droits et de toutes ses libertés de journaliste et de citoyen?
  • Qu’est-ce que tout cela a à voir avec sa personnalité, la tonalité de ses articles, ses talents?
  • Ce journaliste a été interpellé et est détenu sur le territoire d’un État étranger à cause de son activité professionnelle.

Qui plus est, cet État souligne par tous les moyens son attachement aux normes du droit qui ont été bafouées dans ce cas-là.

Question 3 : Ces derniers temps apparaissent de plus en plus d’informations rapportant des frappes israéliennes contre le territoire syrien. En particulier, l’aéroport international de Damas a été touché. Quel regard Moscou porte-t-il sur la situation?

 

Réponse: Notre position à ce sujet n’a pas changé. Elle est basée sur les principes du droit international. La pratique des frappes arbitraires contre le territoire d’un État souverain, en l’occurrence de la Syrie, doit être exclue.

L’attisement d’une atmosphère de haine dans la région, selon nous, ne correspond pas aux intérêts nationaux à long terme des pays du Moyen-Orient, Israël y compris, évidemment.

Il faut empêcher que la Syrie, qui a tant souffert pendant les années de conflit armé, se transforme en arène de règlement de comptes géopolitiques. Nous appelons tout le monde à songer aux éventuelles conséquences du déclenchement d’une nouvelle spirale de chaos au Moyen-Orient.

Question 4 : Andrea L. Thompson du Département d’État américain a déclaré qu’elle pourrait s’entretenir de nouveau avec le vice-Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov dans les semaines à venir, mais pas sur le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI). Quel sera l’objet de cette rencontre? Pouvez-vous confirmer la préparation de l’entretien et quelles questions y seront évoquées?

usa andrea l. thompson du département d_État américain1 kneit6jdfk_hh1gcj8m56qAndrea L. Thompson du Département d’État américain

Réponse: La semaine prochaine déjà, les 30 et 31 janvier, le vice-Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov et la sous-Secrétaire d’État Andrea L. Thompson que vous avez mentionnée,

qui dirigeaient les délégations interministérielles lors des consultations sur le Traité FNI ce 15 janvier à Genève, comptent se rendre à Pékin pour participer à la réunion du « club des Cinq » nucléaire.

L’ordre du jour de cet événement est bien plus large que le thème du FNI. Les participants y évoqueront différentes questions en mettant l’accent sur la non-prolifération de l’arme nucléaire.

russie sergueï riabkov1 032462081   Sergueï Riabkov

Mais compte tenu de l’actualité de la situation autour du FNI, la Russie est disposée à poursuivre une discussion à part avec les Américains à ce sujet. A Genève, la Russie a proposé deux fois à Andrea Thompson de prévoir à Pékin un entretien bilatéral spécial sur ce Traité, mais aucune réponse concrète n’a suivi.

Il est très regrettable que les États-Unis esquivent le dialogue sur le Traité FNI. Cela montre clairement que les Américains ne voient aucune raison d’avoir des discussions supplémentaires et adoptent manifestement une ligne visant à rompre le Traité.

Je répète la position russe: en cherchant à accroître de manière incontrôlée leurs armements, Washington détruit de facto l’un des principaux piliers du régime actuel de stabilité mondiale, ce qui risque d’entraîner les conséquences les plus lourdes pour la sécurité internationale.

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Nos partenaires américains

peuvent encore adopter une position responsable – il n’est pas trop tard.

Compte tenu de l’approche très instable des États-Unis de la mise en œuvre de leur conception de la politique étrangère, comme c’est visible dans plusieurs domaines, nous ne suggérons pas de changer d’avis mais d’adopter une approche responsable du problème du Traité FNI.

On pourrait leur rappeler la responsabilité assumée par les puissances nucléaires pour la préservation de la paix. Nous avons conscience d’une telle responsabilité et sommes prêts au dialogue avec les États-Unis sur toutes les questions relatives à la stabilité stratégique, y compris son élément important qu’est le Traité FNI.

3 réflexions au sujet de « 3180 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 23 janvier 2019 »

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