3036 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 25 octobre 2018

  • 1/…Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à des pourparlers avec le Ministre kirghiz des Affaires étrangères Tchyngyz Aïdarbekov

  • 2/…Sur l’entretien de Sergueï Lavrov avec le président du Comité de négociation syrien Nasser al-Hariri
  • 3/…Sur la rencontre de Sergueï Lavrov avec le Haut-Commissaire de l’OSCE pour les minorités nationales Lamberto Zannier  ce 29 octobre
  • 4/…Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la réunion du Conseil d’affaires
  • 5/…Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov au 6e Congrès mondial des compatriotes le 31 octobre prochain
  • 6/…Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la présentation de la région de Moscou
  • 7/…Sur l’entretien de Sergueï Lavrov avec le Secrétaire général de l’OSCE Thomas Greminger
  • 8/…Sur la libération de Mikhaïl Botchkarev de la prison norvégienne où il était détenu
  • 9/…Sur l’évolution de la situation autour de Maria Boutina
  • 10/..Sur l’évolution de la situation autour de Kirill Vychinski
  • 11/..Sur l’évolution de la situation en Syrie
  • 12/..Sur le départ de son poste de l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Syrie Staffan de Mistura
  • 13/..Sur la prétendue « exagération », par la Russie, de la menace de Daech en Afghanistan
  • 14/..Sur notre position suite au retrait des USA du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaires (FNI)
  • 15/..Sur la réaction russe à la menace des USA de se retirer de l’Union postale universelle
  • 16/..Sur les plans de l’Otan d’organiser des cyberexercices
  • 17/..Sur la réponse du gouvernement britannique au rapport d’une commission parlementaire sur les fake news
  • 18/..Sur l’effondrement d’un escalator dans le métro de Rome
  • 19/..Sur la visite à Skopje du sous-secrétaire d’État américain Matthew Palmer dans le contexte de la mise en œuvre de l’accord de Prespa

Note sans a priori … beaucoup de « news » parfois traités avec humour … le Point 16 en l’occurrence … j’ai trouvé le dessin humoristique résumant bien « la bêtise humaine » ! Espérons que  des gens « intelligents » prennent un jour les manettes de la politique mondiale … pour le moment … on reste dubitatif !!!

 

Bonjour,

Je pense que vous vous souvenez du sujet avec lequel nous avions entamé la dernière conférence de presse. Je ne peux pas ne pas revenir aujourd’hui à ce thème: il me faut exprimer notre reconnaissance sincère à ceux qui ne sont pas restés indifférents à la tragédie nationale qui s’est produite au lycée polytechnique de Kertch.

Nous avons reçu d’innombrables condoléances, des mots de soutien et de véritable et sincère compassion vis-à-vis de notre pays, des familles des défunts et des victimes.

Je voudrais remercier une nouvelle fois les simples citoyens, les représentants du gouvernement, les journalistes et les organisations internationales. Merci pour vos mots de soutien sincère.

1/…Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à des pourparlers avec le Ministre kirghiz des Affaires étrangères Tchyngyz Aïdarbekov

Kirghizistan1306086-Kirghizistan.HD

Kirghizistan1405205839058  le Kirghizistan

Vendredi 26 octobre à Moscou, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’entretiendra avec le Ministre kirghiz des Affaires étrangères Tchyngyz Aïdarbekov. Il s’agira du premier contact entre les chefs de diplomatie de nos deux pays après la nomination de Tchyngyz Aïdarbekov à ce poste ce 17 octobre.

Il est prévu d’évoquer le calendrier des activités à haut niveau et au sommet, plusieurs questions essentielles de la coopération bilatérale diversifiée, ainsi que d’échanger nos avis sur les thèmes régionaux et internationaux d’actualité.

Le Ministère russe des Affaires étrangères est convaincu que cette rencontre des ministres contribuera à la mise en œuvre des accords convenus au sommet, au développement des liens russo-kirghizes dans le cadre du dialogue politique intensif reflétant la dynamique élevée des relations d’alliance et de partenariat stratégique entre nos deux pays.

  • 2/…Sur l’entretien de Sergueï Lavrov avec le président du Comité de négociation syrien Nasser al-Hariri

SYRIE Le représentant de l'opposition syrienne Nasr al-Hariri lors d'une conférence 065364b43a1939eca5fe141d90eb7cab4a02c6af    Le représentant de l’opposition syrienne Nasr al-Hariri lors d’une conférence

Ce 26 octobre à Moscou est également prévu un entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le président du Comité de négociation syrien Nasser al-Hariri.

Nous comptons sur un échange substantiel d’avis sur l’évolution de la situation en Syrie et autour, avec un accent sur le règlement politique au plus vite de la crise dans ce pays à travers un dialogue intersyrien inclusif s’appuyant sur la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies et tenant compte des résultats du Congrès du dialogue national syrien de Sotchi.

Parmi les thèmes prioritaires qui seront évoqués avec la délégation du Comité de négociation syrien figurent les efforts pour

  • la formation du Comité constitutionnel,
  • l’élimination définitive de la présence terroriste sur le territoire de la Syrie,
  • la contribution au rétablissement de l’infrastructure socioéconomique détruite,
  • la mise en place des conditions pour le retour dans leur foyer des déplacés internes
  • et l’intensification du rapatriement des réfugiés syriens depuis l’étranger.

RUSSIE Mikhaïl Bogdanov ob_2441a3_mikhail-bogdanov1Mikhaïl Bogdanov  Mikhaïl Bogdanov

Le programme de séjour de Nasser al-Hariri à Moscou prévoit également des consultations avec Mikhaïl Bogdanov, représentant spécial du Président russe pour le Moyen-Orient et l’Afrique et vice-Ministre des Affaires étrangères.

  • 3/…Sur la rencontre de Sergueï Lavrov avec le Haut-Commissaire de l’OSCE pour les minorités nationales Lamberto Zannier  ce 29 octobre

OSCE 118198 Lamberto Zannier

Lamberto Zannier, Haut-Commissaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) pour les minorités nationales, se trouvera en Fédération de Russie du 28 au 30 octobre.

 

Le programme de son séjour en Russie inclut des rencontres avec les représentants des organes fédéraux à Moscou, notamment avec la direction du Ministère de l’Éducation, Rossotroudnitchestvo et l’Agence fédérale chargée des nationalités. De plus, Lamberto Zannier participera à la 2e conférence internationale « Protégeons l’avenir » organisée par le Congrès juif russe.

Lundi 29 octobre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov rencontrera Lamberto Zannier pour aborder la situation de la population russophone en Ukraine, dans les pays baltes et en Moldavie, et informer le Haut-Commissaire des mesures prises pour le soutien des minorités nationales en Russie.

  • 4/…Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la réunion du Conseil d’affaires

RUSSIE LAVROV file6oo04q0lfb61hz2mxhru

Mardi 30 octobre, le Conseil d’affaires auprès du Ministère russe des Affaires étrangères se réunira sous la présidence du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Pour faire suite aux discussions de la Réunion des ambassadeurs et des représentants permanents de la Fédération de Russie en juillet dernier, il est prévu de consacrer cette activité à l’amélioration de l’efficacité de l’accompagnement politico-diplomatique des projets entrepreneuriaux russes visant à accroître les exportations de hautes technologies. Les participants évoqueront également les moyens permettant de renforcer les positions des producteurs russes sur les marchés extérieurs.

A cette réunion participeront des représentants du Ministère russe des Affaires étrangères, d’autres ministères intéressés, ainsi que les responsables des principales associations d’affaires et des grandes entreprises russes.

  • 5/…Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov au 6e Congrès mondial des compatriotes le 31 octobre prochain
russie Sergueï Lavrov avec les membres du Conseil mondial de coordination des compatriotes russes 101631711705.10.2015 – Avec les membres du Conseil mondial de coordination des compatriotes russes, le ministre a évoqué la préparation du Congrès mondial des compatriotes, où sont attendues plus de 400 personnes de 97 pays. 
 

Mercredi 31 octobre à Moscou s’ouvrira le 6e Congrès mondial des compatriotes russes résidant à l’étranger. C’est un événement planifié qui se déroule sous l’égide de la Commission gouvernementale pour les compatriotes à l’étranger et du Conseil mondial de coordination des compatriotes russes.

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov prononcera un discours à la session plénière le jour de l’ouverture du Congrès.

Je voudrais parler plus en détail du contenu et du programme de cet événement, ainsi que de ses participants.

Chacun des cinq Congrès précédents a marqué une nouvelle étape de développement des relations entre la Russie et nos compatriotes à l’étranger, et a ouvert davantage de possibilités et de perspectives pour poursuivre la coopération.

Cette année, des activistes de la communauté russe, des représentants éminents de notre diaspora, participeront au travail du Congrès. En tout, nous attendons 415 délégués de 98 pays. A ce Congrès participeront également des responsables du gouvernement russe, des gouverneurs, des représentants de ministères et d’institutions, des leaders des religions russes traditionnelles, des membres d’ONG, des journalistes et des scientifiques.

Le forum se composera de réunions plénières et de cinq sections thématiques:

  1. « La protection des droits et des intérêts légitimes des compatriotes »,
  2. « La préservation de l’identité russe: le soutien de l’enseignement russophone »,
  3. « Le rôle de la jeunesse dans la consolidation de la communauté »,
  4. « Les médias de l’Étranger russe dans le monde contemporain »,
  5. « La coopération économique de la Russie avec les pays étrangers et les compatriotes ».
Un Insigne émérite de compatriote et un Diplôme de la Commission gouvernementale pour les compatriotes à l’étranger sera remis à cette occasion aux représentants les plus actifs des communautés étrangères russes, dont l’activité vise immuablement à renforcer les liens avec leur Patrie historique, à préserver et à soutenir le russe et la culture russe.

Les liens avec la diaspora russe, multiethnique et composée de plusieurs millions de personnes, se sont nettement intensifiés au cours des trois dernières années.

Le travail avec les compatriotes à l’étranger a atteint un  nouveau niveau de coopération de partenariat dans les secteurs importants comme la protection des droits et des intérêts légitimes, la propagation de la langue russe, et l’implication de la jeunesse dans le mouvement social des compatriotes.

En dépit des sentiments antirusses et de la russophobie activement propagés dans le monde, aujourd’hui notre diaspora est plus forte et soudée que jamais.

Nos compatriotes à l’étranger sont ouverts au dialogue et sont prêts à renforcer les liens avec leur Patrie et déploient en même temps des efforts pour développer la coopération de leur pays d’accueil avec la Fédération de Russie.

  • 6/…Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la présentation de la région de Moscou

russie moscou sa région 400px-Moscow_region

Moscou et sa région

Centre of Moscow - Russia

Jeudi 1er novembre, la Maison de réception du Ministère russe des Affaires étrangères accueillera une présentation de la région de Moscou dans le cadre du soutien des régions au développement et au renforcement de la coopération avec les pays étrangers et leur communauté d’affaires. De telles activités sont organisées par le Ministère depuis 2007.

Cette présentation se déroulera en présence des représentants du corps diplomatique accrédité à Moscou, des organes publics régionaux et fédéraux, des milieux d’affaires, et des médias russes et étrangers. Nous vous invitons tous à y participer.

Cette activité vise à afficher les capacités économiques et le potentiel d’investissement de la région de Moscou, ainsi qu’à présenter les projets des autorités de la région pour le renforcement des liens d’affaires avec les partenaires étrangers. Les organisateurs présenteront différents projets auxquels pourraient participer les représentants d’affaires et les structures étrangères intéressées.

RUSSIE Andrei Vorobiev gouverneur de la région de Moscou1022669566  Andrei Vorobiev gouverneur de la région de Moscou

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Gouverneur de la région de Moscou Andreï Vorobiev prononceront chacun un discours.

  • 7/…Sur l’entretien de Sergueï Lavrov avec le Secrétaire général de l’OSCE Thomas Greminger

OSCE Thomas Greminger 1055647608OSCE Thomas Greminger

L’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Secrétaire général de l’OSCE Thomas Greminger est fixé au 2 novembre à Moscou.

Il est notamment prévu d’évoquer les questions à l’ordre du jour de l’OSCE à l’approche de la réunion ministérielle (CMAE) de l’Organisation qui se tiendra à Milan les 6 et 7 décembre. Pour cette activité centrale pour l’OSCE, la Russie préparera des projets de décisions sur les problèmes d’actualité pour ses États membres tels que

  • la lutte contre le terrorisme,
  • contre la menace des drogues,
  • pour la garantie des droits linguistiques et à l’éducation des citoyens,
  • ou encore pour le libre accès des médias et du public à l’information.
Les deux interlocuteurs comptent échanger leurs points de vue sur les thèmes susceptibles d’unifier les trois « dimensions » de l’OSCE (militaro-politique, économico-environnementale et sociale), ainsi que soutenir les efforts de l’organisation pour contribuer au règlement des conflits régionaux, y compris le travail de la Mission spéciale d’observation de l’OSCE en Ukraine.
De plus, les deux responsables aborderont les questions liées à l’activité des institutions spécialisées de l’OSCE (le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme, le Haut-Commissariat pour les minorités nationales, le Représentant pour la liberté des médias) et la présence sur le terrain de l’Organisation dans plusieurs pays de l’espace postsoviétique et dans les Balkans. Les parties exposeront leur point de vue sur les aspects administratifs, budgétaires et de personnel dans le travail de l’OSCE.
  • 8/…Sur la libération de Mikhaïl Botchkarev de la prison norvégienne où il était détenu
RUSSIE La-Norvege-remet-en-liberte-un-Russe-soupconne-d-espionnage               Mikhail Bochkarev a été remis en liberté, le 19 octobre 2018. Vidar RUUD / NTB Scanpix / AFP

Le 21 septembre dernier à Oslo avait été rapportée l’arrestation du collaborateur de l’Appareil du Conseil de la Fédération de l’Assemblée fédérale russe Mikhaïl Botchkarev sur une accusation d’espionnage montée de toutes pièces.

Comme nous l’avons déjà déclaré, il a été libéré le 19 octobre de la prison norvégienne où il était détenu.

A l’heure actuelle, le citoyen russe se trouve à Moscou. Dans le même temps, le Service de sécurité de la police norvégien a annoncé la « poursuite de l’enquête » sur cette prétendue « affaire ».
Comme l’ont déjà fait remarquer des responsables russes, ces actions ne sont rien d’autre qu’une provocation et une démarche hostile des autorités norvégiennes. Depuis le début, nous pointons le caractère fictif des accusations avancées contre Mikhaïl Botchkarev. Aucune excuse officielle n’a encore été présentée par les autorités norvégiennes, notamment du parlement du pays qui a provoqué cet incident. Bien évidemment, ces actions vont à l’encontre des intérêts du développement des relations russo-norvégiennes et entraîneront forcément des conséquences négatives, notamment pour les contacts parlementaires.
  • 9/…Sur l’évolution de la situation autour de Maria Boutina

RUSSIE Maria Boutinaimages

Nous suivons très attentivement la situation concernant la citoyenne russe Maria Boutina, arrêtée aux USA sur une fausse accusation d’activité en tant qu' »agent d’un gouvernement étranger ».
La semaine dernière, les diplomates de notre Ambassade à Washington l’ont rencontrée. Nous avons été satisfaits d’apprendre que ses conditions de détention en prison s’amélioraient progressivement et qu’elle était notamment autorisée à travailler à la bibliothèque de l’établissement pénitentiaire. Nous sommes certains que cet accès permanent aux livres et à la presse apportera à notre compatriote un soutien moral supplémentaire dans les conditions où son nom a été diffamé, une atmosphère de haine a été créée autour d’elle, quand elle est pratiquement devenue le symbole de la russophobie propagée par plusieurs cercles politiques américains. Nous insisterons sur le transfert au plus vite de Maria Boutina dans une nouvelle cellule, parce qu’avec l’arrivée de l’automne il fait très froid dans celle où elle vit actuellement.
Dans le même temps, nous sommes perplexes face au fait que le tribunal examinant l’affaire de la Russe n’a toujours pas transmis à Maria Boutina les dossiers juridiques, alors que la prochaine audience est prévue pour le 13 novembre.

Malheureusement, c’est une raison de plus pour douter de l’impartialité de la justice américaine.

De notre côté, nous insistons sur l’innocence totale de Maria Boutina, qui a été arrêtée uniquement à cause de son passeport russe et qui est, sans aucun doute, une prisonnière politique. Nous exigeons sa libération immédiate. Nous continuerons de tout faire pour défendre les droits de notre compatriote et faire revenir Maria en Russie au plus vite.

  • 10/..Sur l’évolution de la situation autour de Kirill Vychinski

 UKRAINE Le journaliste Kirill Vychinski au tribunal de Kherson1037802059            Le journaliste Kirill Vychinski au tribunal de Kherson

Mardi 23 octobre a été annoncée la décision du tribunal municipal de Kherson de prolonger la détention du directeur de RIA Novosti Ukraine Kirill Vychinski jusqu’au 4 novembre.

Le journaliste professionnel, arrêté sur une accusation de haute trahison complètement fallacieuse et montée de toutes pièces, est toujours en prison.
Nous appelons la communauté internationale à influer sur cette violation scandaleuse des engagements internationaux de l’Ukraine en matière de liberté des médias. Nous attendons des structures internationales compétentes et des ONG non seulement des déclarations ou de nouveaux communiqués concis sur les réseaux sociaux, mais également qu’elles prennent sous contrôle cette situation, qu’elles rappellent régulièrement à Kiev ses engagements directs puisque ses représentants les ont signés et déclarent constamment leur attachement aux valeurs qu’ils prônent, notamment
  • la liberté des médias,
  • la liberté d’expression et la sécurité du travail des journalistes.

Nous condamnons fermement la politique répressive de Kiev vis-à-vis de ce représentant de la communauté journalistique.

Ces questions seront soulevées et abordées par les représentants officiels russes, notamment par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov durant ses contacts à venir avec les représentants de l’OSCE. J’en ai déjà parlé.

Nous exigeons des autorités ukrainiennes la libération immédiate de Kirill Vychinski.

  • 11/..Sur l’évolution de la situation en Syrie

RUSSIE TURQUIE 645x344-1537211019812

La situation reste difficile en Syrie.

SYRIE TURQUIE RUSSIE INFbe6b8f86-bb51-11e8-be44-0755e0b79ca2-300x300En dépit de la mise en œuvre globalement réussie du Mémorandum sur la stabilisation de la situation dans la zone de désescalade d’Idleb, signé à l’issue de l’entretien du Président russe Vladimir Poutine avec le Président turc Recep Tayyip Erdogan à Sotchi ce 17 septembre, les terroristes qui se trouvent à Idleb continuent de commettre périodiquement des provocations armées.

Ainsi, ce 20 octobre, des bandes armées sévissant au nord-ouest d’Alep ont tiré 37 obus contre des quartiers civils, faisant deux morts et dix blessés parmi les civils. Au nord de la province de Hama et au sud-est de la zone d’Idleb sont également constatés des tirs périodiques du Front al-Nosra et de leurs alliés des groupes affiliés à Al-Qaïda contre les positions des forces gouvernementales.

A ce sujet, je me dois de rappeler que l’une des priorités incontestables des efforts des parties impliquées dans le processus de paix syrien est l’élimination définitive de la présence terroriste sur l’ensemble du territoire syrien. Cela s’adresse avant tout aux membres des groupes armés illégaux qui ont le choix entre se plier aux exigences du Mémorandum du 17 septembre ou miser sur l’alliance avec Nosra et Al-Qaïda.

SYRIE NORD INFfd20b32a-f9fd-11e7-b72f-b653c15a5410-805x554

Nous restons préoccupés par la situation aussi bien au nord-est de la Syrie, où les Américains continuent d’essayer de flirter avec des groupes séparatistes kurdes, qu’au sud du pays dans la région d’al-Tanf, où les forces américaines occupent de facto une partie du territoire de l’État syrien souverain de manière non dissimulée.
Selon les informations rapportées, les combattants, qui ont trouvé un « asile » dans cette « zone exclusive » de 55 km arbitrairement créée par les Américains exigent des habitants qui veulent en sortir 2 000 dollars par personne.

D’après les sources syriennes, la coalition internationale menée par les USA, qui a été prise une semaine plus tôt en flagrant délit d’usage de munitions au phosphore près du village de Hajin, a lancé ce 23 octobre une frappe aérienne contre une mosquée à al-Sous à l’est de la province de Deir ez-Zor, qui a fait près de 70 morts.

Les autorités syriennes ont envoyé des notes au Secrétaire général de l’Onu et au Président du Conseil de sécurité des Nations unies appelant à mener une enquête internationale transparente et indépendante sur ces incidents.

Rappelons également que le mois d’octobre marque le premier anniversaire de la « libération » de Raqqa par la coalition, quand la ville a été de facto rayée de la surface de la planète et remplie de corps suite aux bombardements et aux tirs d’artillerie massifs.

Nous notons qu’à ce jour, 80% du territoire de la ville n’est plus habitable.

Parmi les points positifs, nous voudrions noter que dans les régions contrôlées par les autorités syriennes légitimes se poursuivent les efforts pour le rétablissement de la vie normale, pour créer les conditions permettant d’accélérer le retour au foyer des déplacés internes et le rapatriement de réfugiés syriens. Après l’ouverture du passage Nassyb à la frontière jordano-syrienne, des centaines de Syriens qui s’étaient réfugiés en Jordanie ont rejoint le flux quotidien de leurs compatriotes revenant du Liban.
  • 12/..Sur le départ de son poste de l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Syrie Staffan de Mistura

ONU Vers le dégagement de Staffan de Mistura, l'émissaire de l'ONU pour la Syrie. 055deeed26f1446b90a9f4a61012f5c1_18 Vers le dégagement de Staffan de Mistura, l’émissaire de l’ONU pour la Syrie.

Pendant la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies ce 17 octobre, l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Syrie Staffan de Mistura a fait part de son intention de quitter son poste fin novembre.

Dans ce contexte, nous voudrions noter, comme nous l’avons déjà fait plusieurs fois, notamment en conférence de presse, que durant tout le mandat de Staffan de Mistura la Russie a entretenu avec lui un contact étroit dans différents formats bilatéraux et multilatéraux.

Il faut mentionner l’importance particulière de la participation de l’Envoyé spécial à la mise en œuvre des décisions du Congrès du dialogue national syrien de Sotchi, auquel il était personnellement présent. Nous soulignons sa contribution à ce processus.

Nous réaffirmons notre disposition à une coopération constructive avec le successeur de Staffan de Mistura, qui sera nommé par le Secrétaire général de l’Onu. Nous partons du principe que, conformément aux principes fondamentaux de l’Onu en matière de médiation, la candidature du nouvel Envoyé spécial devra être acceptable pour les autorités syriennes. De plus, l’accomplissement de ses tâches devra être neutre, impartial, et s’inscrire dans le cadre de la Charte de l’Onu et des décisions du Conseil de sécurité des Nations unies.

  • 13/..Sur la prétendue « exagération », par la Russie, de la menace de Daech en Afghanistan

AFGHANISTAN DAESH afg_et_daech_16-17-rec-sans-titre-2

Nous abordons régulièrement – pratiquement à chaque conférence de presse – le thème de l’Afghanistan, aussi bien en réponse à vos questions que compte tenu de l’évolution de la situation dans le pays. Nous avons découvert avec surprise dans les médias les déclarations de prétendus « experts », et même de représentants officiels, selon lesquelles la Russie « exagérerait » les menaces, notamment liées à Daech en Afghanistan.
Nous ne trouvons pas exagérées nos évaluations de la menace émanant de Daech en Afghanistan. L’organisation terroriste continue de renforcer ses positions au nord du pays et de mener une propagande active auprès de la population locale. Les terroristes organisent régulièrement des attentats de grande ampleur. Nous avons également attiré plusieurs fois l’attention sur les vols d’hélicoptères sans signes distinctifs vers les zones de stationnement des terroristes pour leur fournir des armes et des renforts.

Une telle situation est très étrange quand on sait que le territoire afghan déborde de militaires américains et de l’Otan.

  • Comment peut-on s’imaginer qu’un hélicoptère (ce n’est pas une voiture) puisse se déplacer librement dans l’espace aérien afghan sans aucun signe distinctif?
Ceux qui se sont déjà rendus à l’aéroport de Kaboul peuvent s’imaginer comment est contrôlé l’espace aérien intérieur de l’Afghanistan. Il est impossible de s’imaginer une navigation libre d’hélicoptères transportant des armes et des renforts vers la zone d’action et d’opérations de l’organisation terroriste.
Tout cela se déroule à proximité immédiate des frontières des pays d’Asie centrale, qui sont nos voisins et alliés proches au sein de la Communauté des États indépendants (CEI), de l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTSC) et de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Les extrémistes ne cachent pas qu’ils cherchent à renverser le pouvoir laïque dans ces États et à créer ce qu’on appelle un « califat ».

AFGHANISTAN dans-la-province-de-nangarhar-pres-de-500-villageois-afghans-ont-pris-les-armes-pour-combattre-daech-afp-1515016334  Dans la province de Nangarhar, près de 500 villageois afghans ont pris les armes pour combattre Daech. AFP

Malheureusement, nous sommes constamment contraints de réfuter les insinuations concernant nos contacts avec les talibans. Je voudrais rappeler que l’objectif principal de ces contacts est la garantie de la sécurité des citoyens russes se trouvant en Afghanistan et la contribution au processus de réconciliation nationale dans ce pays.

D’ailleurs, les USA et d’autres pays entretiennent également des contacts périodiques avec les talibans. Nous espérons que c’est pour promouvoir le processus de paix en Afghanistan.

  • 14/..Sur notre position suite au retrait des USA du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaires (FNI)
 USA RUSSIE Reagan_and_Gorbachev_signing Signé à Washington, D.C. par le président américain Ronald Reagan et le Secrétaire général du Comité central du PCUS Mikhaïl Gorbatchev le , il est ratifié par le Sénat des États-Unis le 27 mai 1988 et par l’URSS le 28 mai. Il entre en vigueur le 1er juin de la même année, sans limitation de durée.
Le traité INF concerne l’élimination des missiles de croisière et des missiles balistiques américains et soviétiques lancés depuis le sol et ayant une portée se situant entre 500 et 5 500 km, pouvant emporter des charges explosives conventionnelles ou nucléaires. Il est le premier traité à avoir éliminé totalement une catégorie d’armement. – https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_sur_les_forces_nucl%C3%A9aires_%C3%A0_port%C3%A9e_interm%C3%A9diaire

Ce thème a été commenté par le Président russe Vladimir Poutine, ainsi que par les représentants des ministères des Affaires étrangères et de la Défense, par nos députés et plusieurs représentants de la société (et pas seulement de notre pays).

La première réaction de la communauté internationale était proche du choc.

Compte tenu du grand nombre de questions qui nous ont été posées par les médias à ce sujet, nous les avons analysées pour préparer une réponse globale avec des explications supplémentaires sur le sujet.

Donald Trump

Donald Trump a annoncé, samedi 20 octobre, que les États-Unis allaient se retirer d’un traité sur les armes nucléaires conclu avec la Russie pendant la guerre froide, accusant Moscou de le violer « depuis de nombreuses années »

 

 

La déclaration du Président américain Donald Trump concernant l’intention de se retirer du Traité FNI et de lancer l’élaboration d’armements interdits par le Traité suscite un profond regret et une forte préoccupation.

Nous pensons que cela serait l’une des plus dangereuses erreurs de toute la série des mesures prises dernièrement par Washington pour se retirer de plusieurs structures et accords internationaux. Globalement, cela donne l’impression que les USA cherchent désespérément à freiner les processus historiques qui ne sont pas soumis à leur contrôle et à s’assurer une position dominante dans différents secteurs, notamment militaire.

Tout cela ne fait qu’encourager la hausse des turbulences dans les relations internationales.

La rupture du Traité FNI serait une démarche très dangereuse qui aurait l’influence la plus négative sur la situation en matière de sécurité internationale et de stabilité stratégique. Les actions des USA risquent d’entraîner des régions entières dans une nouvelle course aux armements. Il est manifestement question de la mise en œuvre par étapes d’une ligne préalablement fixée. Car bien avant l’annonce de son intention de se retirer du Traité, Washington avait déjà initié sous de faux prétextes des programmes militaires concrets qui, s’ils étaient poursuivis, iraient à l’encontre de l’esprit et de la lettre du Traité FNI. La liste de tels projets continue de s’allonger.
Nous sommes convaincus que les actions destructives des USA ne trouveront pas la compréhension des membres de la communauté internationale attachés au maintien de la sécurité et de la stabilité et souhaitant le renforcement des régimes actuels de contrôle des armements. C’est ce qu’indiquent aussi bien les premières déclarations que les échos des experts et des analystes que nous voyons dans les médias internationaux.

Nous appelons tous ceux qui ressentent leur propre responsabilité pour les destins du monde à envoyer à Washington un signal clair concernant le danger que représentent les plans annoncés.

De notre côté, nous avons également l’intention de poursuivre le travail avec les autorités américaines. Cependant, pour l’instant, nous avons l’impression que l’intention des USA de se retirer du Traité FNI est essentiellement due à la réticence de certaines forces de Washington de s’entendre avec nous sur une base équitable et à la volonté de s’assurer une domination militaire dans tous les domaines.
Tout en piétinant le Traité, les USA mènent une vaste campagne de propagande visant à justifier cette démarche par de prétendues « infractions » commises par la Russie. C’est absolument inadmissible – parce que c’est faux. Les USA n’ont toujours pas réussi à nous fournir la moindre preuve justifiant leurs critiques. Elles restent infondées et sont manifestement provocatrices.

Nous déclarons à nouveau que la Russie respecte rigoureusement les termes du Traité.

Nous voudrions rappeler que pendant des années, nous avons fait preuve d’une très grande patience et de retenue, en pointant les violations directes et évidentes du Traité FNI par les USA (et, contrairement à nos collègues, nous les en notifions).

A présent, nous devons très sérieusement mettre en garde Washington: si les USA détruisaient le Traité, nous devrions réagir. Et ce immédiatement et symétriquement, comme l’a déjà déclaré le Président russe Vladimir Poutine.

Comme nous l’avons indiqué à plusieurs reprises, bien que ce Traité ne soit pas parfait dans les conditions actuelles de sécurité, il conserve néanmoins sa valeur. Nous sommes prêts à mener le travail nécessaire pour qu’il reste viable. Mais pour cela, nous avons besoin d’un partenaire responsable et intéressé par la poursuite du dialogue au profit de la stabilité et de la sécurité internationales. Il ne sera possible de trouver une solution à ce problème que via un dialogue franc, d’égal à égal et constructif. Nous espérons que Washington en prendra enfin conscience.

USA CHINE manar-00446910014867142652

Nous avons également reçu plusieurs questions concrètes concernant les déclarations des politiciens américains au sujet de cette initiative. Par exemple, il nous a été demandé de commenter l’éventuelle adhésion de la Chine au Traité FNI, ainsi que les essais qui auraient été organisés par la Russie en violation du Traité. Je voudrais répondre à toutes ces questions.

Le caractère infondé de la campagne lancée par les USA pour nous accuser d’enfreindre le Traité FNI est sans précédent.

Cela fait plusieurs années que les autorités américaines refusent de fournir la moindre information objective sur laquelle Washington se serait appuyée pour affirmer que le missile de croisière développé et testé en Russie sous l’indicatif 9M729 serait doté d’une portée interdite par le Traité.
USA RUSSIE LE MISSILE RUSSE QUI IRRITE LES USA 1036707683  Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a affirmé que Russie avait remis aux États-Unis toutes les informations concernant le missile 9M729, dont la portée selon Washington dépasse les 500 km et viole le Traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (FNI)  . https://fr.sputniknews.com/international/201810251038634262-russie-etats-unis-traite-fni/
De notre côté, nous avons réaffirmé à de nombreuses reprises que les programmes balistiques menés en Russie correspondaient parfaitement à nos engagements dans le cadre du Traité FNI. Cela concerne également le missile de croisière 9M729 au sujet duquel nous faisons preuve de la plus grande transparence possible. En particulier, le Ministère russe de la Défense a annoncé dans les médias son lancement à distance maximale, tout en indiquant la distance parcourue par ce missile. Ces paramètres correspondent aux exigences du Traité FNI.
Les explications nécessaires sur le missile ont également été présentées aux Américains via les canaux de dialogue existants. Si les USA ne sont pas d’accord avec l’information fournie, il est logique d’attendre des faits concrets de leur part. Cependant, ils ne se réfèrent qu’à de prétendues « informations confidentielles ». Cette approche ressemble davantage à un blocage intentionnel du travail visant à régler ce problème.

Nous avons noté que les autorités américaines avançaient activement le facteur chinois dans le contexte du Traité FNI.

Cette question a été commentée par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, qui a abordé en détail ce thème dans l’interview enregistrée aujourd’hui pour une émission qui sera diffusée sur la chaîne Rossiya 1 dimanche. Nous avons annoncé la diffusion de cette interview, dont des extraits seront disponibles dès aujourd’hui et sur le site du Ministère des Affaires étrangères sous forme écrite.
La question de l’éventuelle participation de la Chine à de nouveaux accords en matière de missiles à portée intermédiaire, évoqués de manière hypothétique par le Président américain Donald Trump, ne doit pas s’adresser à nous.

Je rappelle qu’à une époque, la Russie s’était adressée à la communauté internationale pour proposer d’universaliser les engagements du Traité FNI. Cette initiative n’avait pas été largement soutenue. Toutefois, nous restons ouverts à la discussion autour de toute idée constructive qui pourrait mener au renforcement de la stabilité et de la sécurité internationales.

En l’occurrence, ce sont des décisions de consensus, mutuellement acceptables, qui sont nécessaires. Or elles sont incompatibles avec les tentatives de diktat et de chantage de Washington.

  • 15/..Sur la réaction russe à la menace des USA de se retirer de l’Union postale universelle

upu-logo-774x320

 

Nous sommes préoccupés par l’intention des USA de se retirer de l’Union postale universelle (UPU).

Vous le savez, l’UPU est la principale plateforme internationale de coopération entre les services postaux, dans le cadre de laquelle sont élaborés les principes d’organisation et de fonctionnement des échanges postaux mondiaux.

Il n’y a pas de missiles ici. Parmi les principales missions de l’UPU figure la contribution au développement du service postal mondial, l’augmentation du nombre d’envois postaux grâce à l’introduction de formes modernes de produits et services postaux, ainsi que l’amélioration de la qualité du service pour les clients de la poste.

A ce que l’on sache, la décision de Washington est motivée par des raisons économiques, notamment l’influence néfaste des tarifs de l’UPU sur les compagnies américaines spécialisées dans le secteur des envois postaux et sur l’infrastructure postale des USA dans l’ensemble.

Cependant, nous pensons que la volonté de l’administration américaine de contraindre l’UPU à travailler essentiellement selon ses règles est contreproductive, car cela déséquilibre l’espace postal commun.

Nous sommes certains que les organisations internationales doivent refléter les intérêts de tous leurs membres, et que les différends qui surviennent dans leur cadre doivent être réglés par les négociations, et non en avançant des ultimatums ou par le chantage financier. D’autant que l’efficacité de telles méthodes a été plusieurs fois remise en question. De tels exemples existent également dans l’histoire américaine.

Nous nous souvenons encore que Washington a claqué la porte de l’Unesco au début des années 1980, puis y est revenu sans faire de bruit deux décennies plus tard, avant d’en sortir de nouveau.

  • 16/..Sur les plans de l’Otan d’organiser des cyberexercices
USA RUSSIE caricature Légende de la caricature : Sur le serpent : Anaconda, référence à l’exercice militaire de l’OTAN « Anakonda-16 ». Le dessin fait référence à la célèbre fable russe, intitulée « Le cygne, le brochet et le crabe », par Ivan Krylov (1768-1844). Les trois animaux, qui représentent les membres de l’OTAN, s’y opposent et le combattent. Les trois animaux voulaient tirer une charrette (qui dans la caricature est représentée par l’exercice militaire « Anaconda-16 »), mais le cygne, le brochet et le crabe la tirent dans des directions différentes. Par conséquent, même s’ils y mettent toutes leurs forces, la charrette ne bougea pas et tous leurs efforts se sont révélés avéré inutiles. (Vk.com/13studiya, le 27 juin 2016)  http://memri.fr/2016/07/19/tensions-militaires-accrues-entre-la-russie-et-lotan/

Les communiqués sur les projets des pays de l’Otan d’organiser des cyberexercices sont regrettables, mais pas surprenants. Ces intentions correspondent à la conception générale des pays occidentaux, qui se résume à utiliser leur avantage technologique pour imposer leur volonté au reste du monde.

Pendant que la Première commission de l’Assemblée générale des Nations unies débat activement du projet de résolution russe destiné à fixer des règles de comportement responsable des États dans l’espace informatique – projet qui prône notamment un usage uniquement pacifique des technologies de l’information et de la communication et la prévention des conflits dans le cyberespace – les pays occidentaux renforcent leur potentiel cybernétique.
Les représentants de l’administration américaine, en commentant leur intention de se retirer du Traité FNI, affirment que ce dernier ne correspondrait pas aux nouvelles réalités, que les pays membres ne seraient pas égaux en droits et qu’il faudrait élaborer quelque chose de nouveau pour parvenir à une approche équitable et responsable. Cependant, au moment où la Russie a proposé de nouvelles approches de la cybersécurité correspondant aux réalités contemporaines de l’espace informatique, l’Occident entraîne ses compétences de guerre dans le milieu numérique.

De telles actions mettent à nu et expliquent la passivité de la diplomatie occidentale face à la nécessité d’élaborer un code universel de comportement des États dans la sphère cybernétique, appelé avant tout à le prémunir des conflits avec l’usage des technologies de l’information et de la communication.

Cette politique des pays occidentaux, selon nous, représente une menace pour la majeure partie de la communauté internationale prônant un milieu numérique pacifique.

De notre côté, nous comptons sur le soutien de notre résolution par les États qui ne veulent pas que l’espace de l’information se transforme en polygone d’essai de nouvelles armes cybernétiques.

  • 17/..Sur la réponse du gouvernement britannique au rapport d’une commission parlementaire sur les fake news

Mardi 23 octobre, le gouvernement britannique a publié sa réponse au rapport de la commission parlementaire pour la culture, les technologies numériques, les médias et le sport « La désinformation et les fake news ».

Le document est intéressant du point de vue de l’analyse de la campagne menée par les médias occidentaux sur la prétendue « ingérence russe » dans l’espace de l’information et les processus démocratiques d’autres pays. Dans sa réponse, le gouvernement britannique a confirmé qu’il ne disposait pas de preuves d’une influence extérieure avérée, y compris émanant de la Russie, sur les processus électoraux dans le pays. Le gouvernement n’a pas non plus réagi à la question du nombre de cas d’« ingérence russe » dans la politique britannique faisant l’objet d’une enquête policière.

ANGLETERRE Damian_Collins1                     Damian Collins

Le plus intéressant en l’occurrence est que la réponse des autorités n’a pas satisfait le président de cette commission parlementaire, Damian Collins, qui a publiquement exprimé sa déception quant à l’opportunité manquée de régler le problème de la propagation de l’information « nuisible et trompeuse ».
 D’abord, le pouvoir exécutif du Royaume-Uni a parlé pendant plusieurs années (et particulièrement depuis un an) de l’ingérence russe partout: dans les processus intérieurs du pays, dans sa politique, dans les questions de sécurité, etc. Après une aussi vaste campagne médiatique exprimée par les hauts responsables du pouvoir exécutif, le pouvoir législatif s’y est intéressé – et a demandé des confirmations.

Comme l’a montré la réponse du gouvernement britannique, le pouvoir exécutif ne peut pas fournir la moindre preuve à ses députés.

Toute cette histoire est orientée vers l’extérieur et vers le public national, mais quand il faut en répondre devant le pouvoir législatif et que cette réponse est susceptible d’être utilisée notamment en tant qu’information compromettante pour percer à jour cette campagne de désinformation, il n’y a rien de concret.

C’est un schéma génial.

Comme vous le voyez, le gouvernement britannique, qui a créé de toutes pièces un mythe sur les hackers russes et les spécialistes de la désinformation, s’est lui-même mis au pied du mur. Tant de ressources et d’efforts ont été dépensés par les politiciens britanniques pour propager ce mensonge qu‘il est pratiquement impossible à présent d’expliquer à l’opinion publique comment ces hackers s’ingèrent dans les élections dans d’autres pays sans pour autant d’avoir de l’influence sur la situation au Royaume-Uni.

C’est une impasse du point de vue de la logique. Mais je pense qu’elle devrait servir de bonne leçon à l’avenir.

  • 18/..Sur l’effondrement d’un escalator dans le métro de Rome

escalator-rome

Mardi 23 octobre à 19:30, heure locale, un escalator s’est effondré à la station Repubblica du métro de Rome. Selon les dernières informations, 16 supporters du club CSKA de Moscou ont été hospitalisés suite à cet incident. Ils étaient venus à Rome pour assister au match de la Ligue des Champions entre l’AS Roma et le CSKA de Moscou. Deux autres Russes ont été hospitalisés avec des traumatismes suite à des échauffourées avec des supporters italiens.

Les blessés sont répartis dans six hôpitaux de Rome. Des diplomates de l’Ambassade de Russie en Italie ont été immédiatement envoyés pour les rencontrer. La mission diplomatique a mis en place une ligne verte pour les proches des supporters. Nous avons dressé la liste des Russes hospitalisés. Le contact a été établi entre les blessés et leurs proches en Russie.

Dès qu’elle a eu connaissance de l’incident, l’Ambassade a immédiatement mis en place une cellule d’urgence, une ligne verte, et a transmis l’information sur les faits via les médias et les départements compétents du Ministère russe des Affaires étrangères. Les diplomates russes se sont rendus d’urgence dans les 7 hôpitaux de la capitale italienne où ont été admis les Russes blessés. Grâce aux actions rapides de l’Ambassade, seulement 6 heures après la tragédie, à 03:00 le 24 octobre, l’identité de tous les blessés a été établie, la plupart d’entre eux ont été directement contactés par les diplomates et une liste détaillée des Russes hospitalisés à Rome a été rédigée. Toute la nuit et le lendemain, les diplomates russes se sont rendus dans les hôpitaux, ont apporté leur contribution et leur aide aux citoyens russes, les ont aidés avec la traduction, les livraisons,  sont occupés des questions consulaires, organisationnelles et autres.

Aux six Russes qui continuent de recevoir des soins ont été attachés des diplomates qui les aident à régler tous les problèmes et les difficultés qui surviennent.

Le département consulaire du Ministère russe des Affaires étrangères apporte son aide à la direction du club CSKA de Moscou pour organiser le voyage des proches des blessés à Rome. Le Consulat général de l’Italie à Moscou s’est dit prêt à leur délivrer des visas dans le cadre d’une procédure accélérée.

La Russie juge nécessaire d’élucider toutes les circonstances des faits. C’est fondamental compte tenu de l’apparition d’informations sur le prétendu comportement indécent de supporters russes qui aurait entraîné l’effondrement de l’escalator. Nous prônons le déroulement d’une expertise indépendante pour que de tels incidents ne se reproduise plus.

  • 19/..Sur la visite à Skopje du sous-secrétaire d’État américain Matthew Palmer dans le contexte de la mise en œuvre de l’accord de Prespa
MACEDOINE République de Macédoine 4d4ed675db8656d0-5a8d2
De nouvelles accusations infondées concernant une prétendue « ingérence flagrante » de Moscou dans les processus politiques intérieurs en République de Macédoine ont été avancées par le sous-secrétaire d’État américain Matthew Palmer à Skopje ce 22 octobre.
Nous voudrions rappeler que ce sont les USA et pas la Russie qui, ce 19 octobre, par des méthodes malhonnêtes – chantage, menaces et corruption de députésont fait adopter au parlement de ce pays la décision d’entamer la procédure d’amendement à la Constitution macédonienne dans l’esprit de l’accord de Prespa.

 

Notons que l’ambassadeur américain à Skopje se trouvait au parlement macédonien et dirigeait directement ce processus.

USA l'ambassadeur américain à Skopje Metju-Palmer-dek17-MNR
Skopje, 22 October, 2018 – 14:50 (META) 
US Deputy Assistant Secretary of State for European Affairs Matthew Palmer, will today visit Macedonia

Nos partenaires passent sous silence le fait que la majeure partie de la population macédonienne s’oppose à l’accord de Prespa, comme l’a montré l’échec du référendum du 30 septembre.

La position de la Russie concernant l’appellation de l’État macédonien reste inchangée: la décision à long terme doit être prise par les parties concernées, sans pression extérieure ni délais artificiels ni conditions, s’appuyer sur un large soutien de la société et s’inscrire dans le cadre du droit et de la résolution 845 du  Conseil de sécurité des Nations unies.

à suivre

USA RUSSIE caricature

Légende de la caricature : Sur le serpent : Anaconda, référence à l’exercice militaire de l’OTAN « Anakonda-16 ». Le dessin fait référence à la célèbre fable russe, intitulée « Le cygne, le brochet et le crabe », par Ivan Krylov (1768-1844). Les trois animaux, qui représentent les membres de l’OTAN, s’y opposent et le combattent. Les trois animaux voulaient tirer une charrette (qui dans la caricature est représentée par l’exercice militaire « Anaconda-16 »), mais le cygne, le brochet et le crabe la tirent dans des directions différentes. Par conséquent, même s’ils y mettent toutes leurs forces, la charrette ne bougea pas et tous leurs efforts se sont révélés avéré inutiles. (Vk.com/13studiya, le 27 juin 2016)  http://memri.fr/2016/07/19/tensions-militaires-accrues-entre-la-russie-et-lotan/

SOURCE/ http://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/3383326