2081 – Les 100 jours d’E. Macron à l’International …

1- Avec Macron, la France veut être une puissance médiatrice au M-O – 15/08/2017

2 – Le bilan très contrasté des 100 jours de Macron – 13/08/2017

3 – Macron aurait ordonné la fermeture de l’ambassade de l’opposition syrienne à Paris – 13/08/2017

4 – Macron a une politique internationale qui s’impose à l’étranger – 08/08/2017

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Emmanuel Macron, le jour de son investiture, le 14 mai à Paris. Alain Jocard/Pool/AFP

1- Avec Macron, la France veut être une puissance médiatrice au M-O

Interview express – 15/08/2017 – par Julie KEBBI

Christian Lequesne analyse le bilan des actions du président français en matière de politique étrangère dans la région.

Christian Lequesne*, professeur de sciences politiques à Sciences Po Paris et ancien directeur du Centre de recherches internationales (CERI) de 2009 à 2014, répond aux questions de L’Orient-Le Jour.

Propos recueillis par Julie KEBBI


C’est dans un contexte particulier qu’Emmanuel Macron passe aujourd’hui la barre fatidique des 100 jours à l’Élysée.

Elle sonne l’heure du premier bilan alors que sa cote de popularité (36 %) est plus basse que celle de François Hollande à la même période en 2012 (46 %). Depuis mai, le président « jupitérien », à qui beaucoup ont reproché des annonces trop floues en matière de politique étrangère, a multiplié les actions sur les différents dossiers au Moyen-Orient.

  • Quel bilan peut-on alors tirer de la diplomatie française dans la région ?

Comment se positionne Paris par rapport à la crise du Golfe opposant l’axe saoudien au Qatar ?

Le Golfe, c’est une question diplomatique qui a souvent été vue comme un terrain de la diplomatie américaine.

Emmanuel Macron profite dans ce dossier, comme dans d’autres, du manque de confiance qu’inspire Trump au monde pour essayer de positionner la diplomatie française.

  • Il a eu des échanges avec le prince saoudien Mohammad ben Salmane
  • et pourrait recevoir l’émir du Qatar dans les prochaines semaines à Paris.

À l’égard du Qatar, il n’est pas dans une situation simple.

  • D’un côté, Paris aimerait que Doha réduise son soutien aux groupes islamistes extrémistes, car cela va clairement contre les intérêts français de sécurité.
  • De l’autre, le Qatar est un pays qui accueille de confortables investissements français, dans les domaines-clés de l’armement, des télécommunications, de la construction.

Le Qatar pose clairement à la France la question de l’arbitrage entre ses intérêts de sécurité et ses intérêts économiques.

Peut-on parler de rupture avec la politique menée par François Hollande sur le dossier syrien ?

Il n’y a pas de rupture au sens où l’élimination de Daech reste un objectif stratégique pour Paris.

Emmanuel Macron s’est entretenu récemment avec Donald Trump sur la poursuite des frappes aériennes au sein de la coalition.

La différence avec François Hollande, soulignée par Emmanuel Macron dans un entretien de juillet à la presse européenne, est qu’il n’exclut pas que Bachar el-Assad puisse faire partie d’une solution diplomatique.

Là, c’est en effet un revirement par rapport à la ligne Hollande-Fabius, M. Macron déclarant que Bachar el-Assad était l’ennemi du peuple syrien et non celui de la France.

Cela ne veut pas dire que le président français n’est pas conscient des crimes imputables au régime Assad. Mais il estime que la diplomatie implique de ne pas s’interdire de négocier avec tout le monde, y compris avec ceux pour lesquels on n’a pas beaucoup d’estime.

Cette position ouvre aussi à la diplomatie française la possibilité de négocier davantage avec la Russie, soutien traditionnel du régime Assad dans la crise syrienne.

La proximité affichée avec M. Netanyahu en juillet peut-elle porter préjudice au président français dans sa tentative de ramener la France sur le devant de la scène moyen-orientale ?

La doctrine Macron à l’égard du conflit israélo-palestinien n’a, du point de vue de la diplomatie française, vraiment rien de révolutionnaire.

Elle s’inscrit dans la continuité de ce qui s’est toujours dit à Paris : une solution à deux États, Israël et Palestine.

M. Macron a reçu en juillet à Paris le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à l’occasion du 75e anniversaire de la Rafle du Vél’d’Hiv. La présence du Premier ministre israélien a été un signe fort pour les Français de confession juive après les récents attentats islamistes dont ils ont été la cible.

En même temps, M. Macron avait reçu, quelques jours avant Netanyahu, le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Son objectif est surtout de ne pas fermer à la France la possibilité d’aider une négociation totalement bloquée depuis des années. Le président français n’est certainement pas dupe du fait que Netanyahu n’est pas très intéressé par l’avancée concrète de négociations de paix avec la Palestine.


Christian Lequesne, né le 26 décembre 1962 à Vitry-le-François, est un universitaire français, ancien directeur du Centre d’études et de recherches internationales et professeur de science politique à Sciences Po Paris.
Date et lieu de naissance : 26 décembre 1962 (54 ans), Vitry-le-François
*Auteur de l’ouvrage Ethnographie du Quai d’Orsay. Les pratiques des diplomates français (CNRS Editions, 2017).

source/ https://www.lorientlejour.com/article/1067293/avec-macron-la-france-veut-etre-une-puissance-mediatrice-au-m-o.html


2 – Le bilan très contrasté des 100 jours de Macron

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Sur le plan politique, Emmanuel Macron a fait quelques fausses notes, malgré un début en fanfare et un triomphe aux élections législatives de son parti. Image: AP

FranceQuels sont les «plus» et les «moins» des trois mois de sa présidence? Analyse et perspective avec les pièges de la rentrée.


Très contrasté, tel est le bilan des cent jours d’Emmanuel Macron à l’Élysée.

Certes, il a mieux franchi le cap que ses deux prédécesseurs, qui avaient chaviré en abordant le premier écueil, celui des vacances.

  • Nicolas Sarkozy les avait passées aux États-Unis, façon bling-bling, auprès d’un George W. Bush complètement décrédibilisé.
  • François Hollande avait été accusé, à raison, d’avoir perdu trop de temps en farniente au lieu de se mettre rapidement au boulot.
  • Le nouveau président, plus maître de sa communication, a mieux géré l’épisode vacancier.

Il n’est pas parti à l’étranger, mais à Marseille. Dans une villa de luxe, mais discrète. Et pour une semaine seulement. Il a tout d’abord laissé planer le mystère sur son lieu de villégiature avant que Le Journal du Dimanche, paru hier, ne soit l’heureux bénéficiaire du «scoop» présenté comme l’événement de l’année.

Toutefois, sur le plan politique, le Chant du Départ d’Emmanuel Macron a été marqué par les fausses notes, malgré un début en fanfare et un triomphe aux élections législatives de son parti, La République en marche (LREM), créé en une seule année.

Ainsi, après trois mois de pouvoir, seuls 36% des Français se déclarent satisfaits de son action (récent sondage IFOP pour Le Figaro). A la même époque, François Hollande engrangeait encore 46% de satisfaction. Le nouveau chef de l’État alterne donc les «plus» et les «moins».

Les «plus»

  • Il s’est coulé avec aisance dans ses habits présidentiels, sans perdre de temps. Là aussi, le contraste avec ses prédécesseurs saute aux yeux.
  • Ses initiatives prises en Syrie, en Libye, en Europe, ses rencontres avec Donald Trump, Vladimir Poutine et Benyamin Netanyahou ont replacé la France en excellente position sur la scène diplomatique.
  • Il est devenu, avec Angela Merkel, la figure de proue de l’Union européenne.

Mais pour que le moteur franco-allemand redémarre, il faudra que la France respecte

  • la règle qui impose que le déficit public soit inférieur à 3% du produit intérieur brut (PIB).
  • C’est la condition mise par Berlin pour que Paris redevienne crédible aux yeux de la première puissance économique du continent.

En outre, le nouveau président a promptement mis en chantier les futures réformes destinées à marquer son quinquennat, comme celle du Code du Travail.

Les «moins»

Alors que le candidat Emmanuel caracolait sur le cheval blanc de la moralité, le président Macron a dû se séparer de quatre ministres importants, dont son allié du MoDem François Bayrou et son bras droit Richard Ferrand, soupçonnés d’emplois fictifs ou de favoritisme.

  • Mais c’est surtout la fracassante démission du chef de l’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, qui a fortement contribué à la dégradation de l’image présidentielle.
  • De même, la décision de baisser les aides au logement de cinq euros par mois s’est révélée très impopulaire.
  • Sans oublier qu’Emmanuel Macron s’est mis à dos les collectivités locales en leur supprimant des ressources fiscales, tout en exigeant qu’elles fassent des économies (le LREM va sans doute le payer fort cher lors des élections sénatoriales du mois prochain).

Les trois pièges

  1. Assouplir le Code du Travail
  2. Assouplir les procédures de licenciement,
  3. Favoriser les accords au sein des entreprises afin d’ôter les freins à l’embauche

Telle est la grande réforme que le président va mettre en œuvre par ordonnance.

Les syndicats et le patronat l’attendent au tournant.

  • La CGT organisera le 12 septembre une journée de mobilisation contre cette réforme.
  • En octobre, l’Assemblée nationale débattra sur la loi sur la sécurité intérieure.
  • De nombreuses organisations de défense des droits de l’homme dénoncent de forts risques d’atteintes aux libertés individuelles.
  • Enfin, l’établissement du budget sera tout sauf aisé. Pour diminuer la dette publique, Macron et son gouvernement devront prescrire des mesures d’austérité qui, bien sûr, ne diront pas leur nom.

source / https://www.tdg.ch/monde/Le-bilan-tres-contraste-des-100-jours-de-Macron/story/14502982


Créé: 13.08.2017, 20h42

Sun Aug 13, 2017 1:57PM
Le président français Emmanuel Macron (D) et son homologue russe Vladimir Poutine au Château de Versailles, près de Paris, le 29 mai 2017. ©AFP
Le président français Emmanuel Macron (D) et son homologue russe Vladimir Poutine au Château de Versailles, près de Paris, le 29 mai 2017. ©AFP

Le président français aurait ordonné la fermeture de l’ambassade du Conseil national syrien à Paris.

Au même moment où le président français Emmanuel Macron aurait ordonné la fermeture de l’ambassade du Conseil national syrien à Paris, le soi-disant « gouvernement de transition » a arrêté de payer les salaires de ses employés.

Il va de soi que les pays ayant soutenu dès le début les terroristes actifs en Syrie sous couvert de l’opposition se sont finalement décidés à mettre fin à leur soutien dû au revirement qu’on vient de constater dans leurs politiques.

À titre d’exemple, la position d’Ankara envers la Syrie a commencé à montrer des signes de changement, à l’issue d’une rencontre, en 2016, entre les présidents russe et turc Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan.

Idem pour l’Arabie saoudite, dont le ministre des Affaires étrangères Adel al-Joubeir a demandé aux dirigeants du Conseil national syrien de changer de cap en acceptant le maintien de Bachar al-Assad au pouvoir.

Quant à la France, le nouveau président Emmanuel Macron a opté pour une nouvelle approche vis-à-vis de la crise en Syrie. Dans la foulée, il a proposé la formation d’un groupe de contact, d’autant plus que cette initiative diplomatique passera par Moscou et Téhéran.

Citant les médias de l’opposition syrienne, le quotidien El-Watan a annoncé que l’ambassade du Conseil national syrien à Paris, dirigée par Monzer Makhous, porte-parole du Haut Comité des négociations, sera fermée.

Selon les sources bien informées, l’ambassade pourrait connaître une fermeture surprise en raison de la mauvaise gestion de Monzer Makhous et du gel des aides financières de l’Arabie saoudite et de la Turquie.

Imad Eddine al-Khatib, secrétaire général du parti d’opposition al-Tadamon, a déclaré que le non-versement des salaires des employés de l’ambassade relevait des divergences entre les monarchies arabes du golfe Persique, dont certaines ont décidé de suspendre leurs aides financières. Il a rappelé que la Turquie et le Qatar se serraient les coudes pour se dresser devant l’Arabie saoudite et ses alliés.

« Le gouvernement de transition n’a obtenu aucun résultat concret et le fait qu’il ait décidé de ne plus payer ses fonctionnaires pourrait constituer le premier pas vers sa disparition et pourrait même aboutir à la disparition du Conseil national syrien », a expliqué Imad Eddine al-Khatib.

Certains médias ont annoncé que la fermeture de l’ambassade du Conseil national syrien aurait été ordonnée par Emmanuel Macron, dont le gouvernement se prépare à rouvrir l’ambassade de France à Damas, dans un proche avenir.

Des contacts diplomatiques se sont multipliés, pendant ces derniers mois, entre Paris et Damas, signe d’un revirement concret des autorités françaises face aux évolutions en Syrie.


source/ http://www.presstv.com/DetailFr/2017/08/13/531613/Monzer-Makhous-Conseil-national-syrien-ambassade-Paris-Syrie-France-Turquie-Arabie-saoudite-Qatar-Emmanuel-Macron#


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source/ http://www.presstv.com/Detail/2014/12/31/390988/About-PressTV

4 – Macron a une politique internationale qui s’impose à l’étranger

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Emmanuel Macron, qui préfère le dialogue à la mise à l’écart, a déployé avec succès sa méthode à l’international dès la première semaine de son élection.

En trois mois, il a effectué un parcours international sans faute, investissant dès la première semaine, avec une assurance remarquable, les questions régaliennes.

À peine installé à l’Élysée, Emmanuel Macron a reçu les dirigeants de trois pays jouant un rôle majeur dans les crises internationales:

  • Vladimir Poutine,
  • Donald Trump
  • Benyamin Nétanyahou.

Trois leaders relativement impopulaires en France, mais auprès desquels Emmanuel Macron, qui préfère le dialogue à la mise à l’écart, a déployé avec succès sa méthode:

  • rappel de la puissance française,
  • dialogue franc et ferme, et charme personnel .

Les Français n’ont toutefois pas été convaincus.

Selon notre sondage Ifop,

  • 43% des personnes interrogées ne sont pas satisfaites de l’invitation faite à Donald Trump le 14 juillet
  • contre 35% qui l’étaient,
  • et 42% sont mécontents de la venue de Vladimir Poutine à Versailles
  • contre 32% de satisfaits.

De leur côté, les dirigeants sont apparemment repartis conquis de Paris. À son retour à Washington, Donald Trump a même envoyé un SMS de remerciement à Emmanuel Macron.

En affirmant que le départ du président Bachar el-Assad ne constituait plus pour la France un préalable à l’ouverture de négociations, Emmanuel Macron défend le principe d’une diplomatie réaliste

Pragmatique avant tout, le président français veut faire revenir la France dans le jeu «en se donnant les moyens de sa diplomatie et en exploitant les opportunités qui se présentent à lui», décrypte un diplomate.

C’est sans doute en Syrie et en Libye que les ajustements de la diplomatie française ont été les plus clairs. En affirmant que le départ du président Bachar el-Assad ne constituait plus pour la France un préalable à l’ouverture de négociations, Emmanuel Macron défend le principe d’une diplomatie réaliste. Il entend surtout redonner à la France sa place dans le dossier syrien.

Avec la signature d’un accord entre le général Haftar et le premier ministre al-Sarraj, les deux protagonistes de la crise libyenne, le président français «a réalisé un gros coup», selon un proche de Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française. L’avenir dira si cette promesse de réconciliation restera ou non un vœu pieux et si elle permettra de faciliter la stabilisation de la Libye. Mais d’ores et déjà, «Emmanuel Macron apparaît comme celui qui a réussi là où tous les autres avaient échoué», poursuit la même source.

Si la popularité du président a chuté en France pendant l’été, elle reste au zénith à l’étranger

Son «autorité assumée et verticale», la facilité avec laquelle il assume son rôle de «grand ordonnateur», selon un diplomate, se projette aussi en Europe.

Le Vieux Continent est au cœur du projet de la politique étrangère d’Emmanuel Macron, qui veut «lui redonner un destin et une dynamique». «Ce projet, poursuit-il, ne peut se faire qu’avec l’Allemagne. Pour être crédible vis-à-vis d’Angela Merkel, Emmanuel Macron est obligé de respecter la règle des 3 % de déficit du PIB. C’est la raison des coupes budgétaires si impopulaires en France…»

Si la popularité du président a chuté en France pendant l’été, elle reste au zénith à l’étranger.

Dans tous les grands pays, Macron continue à susciter, de la part des dirigeants, un intérêt bien supérieur à celui de ses prédécesseurs.

À Berlin, cet intérêt s’est transformé en espoir: pour la première fois depuis longtemps, le moteur franco-allemand s’est rallumé.

Les Britanniques, qui se débattent avec leur Brexit, jettent sur l’Élysée un regard plein d’envie.

Les pays du Sud louent le panache d’Emmanuel Macron.

Partout en Europe, sa jeunesse et sa politique qui transcende les clivages continuent à être saluées. Quant à Donald Trump – c’est un diplomate français en contact avec Washington qui le dit –, «il considère qu’Emmanuel Macron, c’est le chef de l’Europe». Il n’y a guère que les Italiens qui critiquent le président français, dont ils n’apprécient guère la nouvelle politique migratoire.

Reste, pour Emmanuel Macron, à transformer l’essai.

Angela Merkel attend des preuves de réformes avant de lui renouveler sa confiance et son amitié, une fois les élections allemandes passées. Les états de grâce durent toujours plus longtemps à l’étranger que dans l’Hexagone. François Hollande, qui a réussi en politique extérieure et échoué en politique intérieure, en sait quelque chose…


source/ http://premium.lefigaro.fr/politique/2017/08/11/01002-20170811ARTFIG00279-macron-a-une-politique-internationale-qui-s-impose-a-l-etranger.php