2044 – Sanctions contre la Russie par les USA … L’Europe « coincée »… Va-t-elle se rebeller ?? Les réactions …

1- La folie de l’empire rapproche l’Allemagne de la Russie

2- Sanctions contre la Russie : pour Evo Morales, les USA sont «une menace pour le droit international»

3- «Vous étiez prévenus» : l’envoyé russe à l’ONU tacle l’UE pour son soutien aux sanctions US

4- L’Allemagne dénonce les sanctions américaines contre la Russie, l’Iran et la Corée du Nord

5- États-Unis : Bruxelles, Paris et Moscou dénoncent le projet de nouvelles sanctions contre la Russie

1- La folie de l’empire rapproche l’Allemagne de la Russie

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Par Pepe Escobar

L’empire des pleurnichards n’en a décidément jamais assez de bomber le torse, de s’époumoner et de bouder ; aujourd’hui, c’est devenu l’empire des sanctions.

A une majorité orwellienne de 99% à faire pâlir d’envie la dynastie Kim de Corée du Nord, la « démocratie représentative » de Capitol Hill a imposé son dernier paquet de sanctions, principalement contre la Russie, mais aussi l’Iran et la Corée du Nord.

L’annonce de la Maison-Blanche – vendredi, en fin d’après-midi au milieu de l’été – selon laquelle le président Trump a approuvé et signera le projet de loi a été littéralement enfoui dans le cycle des informations, au milieu du déluge habituel de sornettes hystériques russophobes du Russiagate.

Trump devra justifier devant le Congrès, par écrit, toute tentative pour alléger les sanctions contre la Russie. Et le Congrès est autorisé à lancer une révision automatique de toute tentative de cet ordre.

Traduction :

c’est le glas de toute possibilité de détente entre la Maison-Blanche et la Russie. Le Congrès, de fait, ne fait que ratifier la diabolisation de la Russie orchestrée par les néocons et les libéralcons de l’État profond/Parti de la guerre des USA.

 

Une guerre économique a été déclarée contre la Russie depuis au moins trois ans.
La différence est que ce dernier paquet de sanctions déclare la guerre économique également à l’Europe, tout particulièrement à l’Allemagne.

Cette guerre se concentre sur le front de l’énergie, en diabolisant la construction du pipeline Nord Stream 2, et en forçant l’UE à acheter le gaz naturel américain plus onéreux.

Que l’on ne s’y trompe pas ; les leaders de l’UE vont contre-attaquer. Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, a énoncé un euphémisme quand il a dit, « L’Amérique d’abord ne peut pas signifier que les intérêts européens arrivent en dernier ».

Sur le front russe, ce que l’Empire des sanctions a gagné n’est même pas un commencement de victoire.

Kommersant a rapporté que Moscou, parmi d’autres actions, va répliquer en interdisant de territoire
toutes les entreprises de technologies de l’information américaines et tous les produits agricoles des USA, et en cessant son exportation de titane à Boeing (dont 30% provient de Russie).

Sur le front du partenariat stratégique Russie-Chine, essayer de brider les accords énergétiques entre la Russie et l’UE ne fera que stimuler les échanges en roubles et en yuans, un des socles du monde multipolaire post-USA.

Et ensuite, nous avons un front possible qui peut changer la donne de façon spectaculaire : Le front allemand.

Les imbéciles de la pétaudière washingtonienne

Même sans tenir compte du bilan exemplaire de Washington en matière non seulement d’ingérence, mais de bombardements et de changements de régimes sur de vastes pans de la planète – de l’Irak à la Libye jusqu’aux menace actuelles contre l’Iran, le Vénézuela et la Corée du Nord – l’hystérie du Russiagate sur l’ingérence russe dans les élections présidentielles de 2016 est une non-information aujourd’hui totalement démentie.

Le centre de l’affaire est, cette fois encore, une guerre de l’énergie.

Selon une source basée au Moyen-Orient et indépendante du consensus de Washington,
« Le message de ces sanctions est que l’UE n’a pas d’avenir si elle n’achète pas le gaz naturel des USA pour se couper de la Russie. Barrer l’accès de la Russie au marché de l’UE était le but de la guerre très récemment perdue en Syrie, qui prévoyait de faire passer un pipeline Qatar-Arabie Saoudite-Syrie-Turquie-UE, et des ouvertures à l’Iran pour le pipeline alternatif prévu Iran-Irak-Syrie-Turquie-UE. Aucun de ces deux plans n’a marché. »
La source ajoute une pièce au dossier, la guerre des prix du pétrole de 2014 contre la Russie, orchestrée par le « dumping des surplus pétroliers des États du Golfe sur le marché mondial. Puisque cela n’a pas suffi à mettre la Russie à genoux, la destruction du marché du gaz naturel russe de l’UE est devenue une priorité nationale pour les USA. »
En ce moment, 30% de toutes les importations de gaz et de pétrole de l’UE viennent de Russie. En parallèle, le partenariat énergétique russo-chinois est progressivement consolidé. La Russie se prépare déjà à augmenter ses exportations de gaz et de pétrole vers la Chine et plus généralement l’Asie.

Les leaders de Berlin sont aujourd’hui convaincus que Washington met en péril la sécurité énergétique/diversification énergétique allemande à travers la guerre des sanctions.

Le gaz et le pétrole russe sont acheminés par des routes terrestres et ne dépendent pas des océans qui, souligne la source, « ne sont plus sous contrôle des USA. Si, en réponse à la bellicosité des USA, la Russie décidait de refaire tomber un rideau de fer sur l’Europe et redirigeait toutes ses exportations de gaz et de pétrole vers la Chine et l’Asie, l’Europe serait totalement dépendante de sources d’énergie affligées d’insécurité chronique telles que le Moyen-Orient et l’Afrique. »

Ce qui nous amène à l’option « nucléaire » qui se profile à l’horizon 

un alignement Allemagne-Russie avec un Traité de réassurance du même type que celui de Bismarck.

Le Think Tankland affilé à la CIA est en train d’activement discuter de cette possibilité.

Une autre source du monde de la politique/business, également pratiquante de la pensée indépendante de Washington, souligne

« C’est le but du jeu. C’est le véritable dessein de la Russie, et les États-Unis sont tombés dans le panneau. Les États-Unis en ont assez de l’Allemagne et de ce qu’ils considèrent comme du dumping de produits allemands sur le marché des USA, à travers de la manipulation de monnaie. Ils menacent aujourd’hui l’Allemagne de sanctions, et l’Allemagne ne peut rien faire avec l’UE sur le dos et les menaces de veto de la part de pays comme la Pologne, qui leur donne du fil à retordre. Les imbéciles du Congrès en ont vraiment après l’Allemagne, et ils jettent du même coup l’Allemagne dans les bras de la Russie.

Les USA, la nouvelle Carthage

Une alliance possible Allemagne-Russie, comme je l’ai déjà écrit, regrouperait une entente Chine-Russie-Allemagne capable de réorganiser le territoire eurasien dans son intégralité.

Le partenariat stratégique Russie-Chine est une idée extrêmement attrayante pour le milieu du business allemand, parce qu’il facilite l’accès à de nouveaux marchés grâce à l’initiative Belt and Road (nouvelle Route de la soie). Selon la source du business/politique,

« Les USA sont en guerre avec la Chine et la Russie (mais pas le président Trump) et l’Allemagne renâcle à l’idée à devenir de la chair à canon pour les USA. J’en ai parlé en Allemagne, et ils pensent à renouveler le Traité de réassurance avec la Russie. Personne n’a confiance dans ce Congrès des USA, qui est considéré comme un asile de fous. Ils pourraient demander à Merkel de partir prendre la tête de l’ONU et ensuite, ils signeraient le traité. Cela secouerait le monde et pulvériserait la conception des USA en tant que première puissance mondiale, ce qui de toutes façons n’est plus le cas. »

La source ajoute en blaguant à moitié,

« Nous pensons que Brzezinski est mort à cause de sa déception, quand il a réalisé ce qui se passait et que toute sa haine de la Russie, tout le travail de sa vie pour la jeter à bas était lentement, mais sûrement détricoté.

Ainsi, dans un sens, c’est

« bienvenue au retour des années 30 et à la montée du nationalisme en Europe. Cette fois, l’Allemagne ne répétera pas ses erreurs de 1914 et de 1941, mais s’élèvera contre ses ennemis traditionnels anglo-saxons. Les USA sont devenus une Carthage des temps modernes, et le désordre du Congrès reflète la stupidité dont Carthage avait fait preuve face à Rome. Les législateurs avaient sapé l’autorité de leur génie Hannibal tout comme aujourd’hui, ils sont en train de saper le plus grand président des USA depuis Andrew Jackson. Comme Sophocle l’avait écrit dans ‘Antigone’, ‘Les Dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre’. Ce Congrès est fou. »

Traduction Entelekheia


http://www.entelekheia.fr/folie-de-lempire-rapproche-lallemagne-de-russie/


2- Sanctions contre la Russie : pour Evo Morales, les USA sont «une menace pour le droit international»

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Après la France, l’Allemagne ou encore l’UE, c’est au tour du président bolivien de dénoncer avec force les sanctions américaines contre la Russie. Il estime que les Etats-Unis menacent «le droit international et les Nations unies».

Le président bolivien Evo Morales a fait entendre sa voix le 29 juillet sur la question des sanctions américaines contre la Russie, votées par la Chambre des représentants puis le Sénat quelques jours plus tôt.

«Les États-Unis cherchent de nouveau à imposer des sanctions unilatérales contre la Russie. La Bolivie les rejette», a écrit Evo Morales sur Twitter dans un message qui ne laisse pas de place au doute.

«Avec ce type de sanctions, les États-Unis peuvent être considérés comme une menace au multilatéralisme, au droit international et pour les Nations unies»,

a poursuivi le chef de l’État bolivien.

Evo Morales fait ainsi écho aux déclarations de nombreux États – notamment européens – qui ont fait part de leur désaccord avec ces nouvelles sanctions américaines. Le 26 juillet, le ministère français des Affaires étrangères avait publié un communiqué soulignant que la portée «extraterritoriale» des sanctions contrevenait aux principes du droit international.

En effet, ces sanctions pourraient directement affecter les entreprises européennes travaillant à la construction de pipelines venant de Russie.

  • Le projet de gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne pourrait en faire les frais.
  • Le français Engie,
  • les allemands Uniper (ex-EON) et Wintershall (BASF),
  • l’autrichien OMV
  • ou encore l’anglo-néerlandais Shell

pourraient ainsi voir leur accès aux banques américaines limité, ou même être exclues des marchés publics aux États-Unis.

Une forte inquiétude gagne l’Union européenne (UE), qui redoute non seulement les retombées négatives pour les entreprises européennes mais également un «possible impact sur l’indépendance énergétique de l’UE».

Côté russe,

Vladimir Poutine a qualifié les sanctions d’«illégales et extrêmement cyniques», estimant qu’elles étaient inacceptables car elles remettaient en cause le «système des relations internationales».

Ces nouvelles sanctions deviendront effectives dès que Donald Trump aura signé le texte de loi qui les institue, ce qu’il a l’intention de faire «rapidement» selon un communiqué de la Maison Blanche que Politico citait le 28 juillet.

https://francais.rt.com/international/41518-etats-unis-sont-menace-pour-droit-international-nations-unies-evo-morales


3- «Vous étiez prévenus» : l’envoyé russe à l’ONU tacle l’UE pour son soutien aux sanctions US

«Vous étiez prévenus» : l'envoyé russe à l'ONU tacle l'UE pour son soutien aux sanctions US© Carlo Allegri Source: Reuters
Vassili Nebenzia, représentant permanent de la Russie à l’ONU
Pour le représentant permanent de la Russie à l’ONU, Vassili Nebenzia, l’UE est victime de son soutien inconditionnel à la politique de sanctions américaines contre la Russie dont elle paye aujourd’hui le prix.

D’après Vassili Nebenzia, le nouveau représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies interrogé par RT, la vague de sanctions contre la Russie venant de Washington est sans précédent. De plus, ces sanctions sont «injustifiées et ont été imposées de façon tout à fait illégale», a précisé le diplomate.

Il explique également que l’Union européenne devrait se blâmer elle-même pour son soutien inconditionnel à la politique américaine de sanctions contre la Russie, dont elle subit finalement les conséquences.
«L’UE et les États-Unis ont mis en place des sanctions illégales contre la Russie et aujourd’hui, ils se retrouvent victimes des restrictions qui découlent directement de ces sanctions», a déclaré Vassili Nebenzia, avant de rappeler : «Nous vous avions prévenus.»

Vassili Nebenzia a également expliqué que Moscou avait pris beaucoup de temps avant de réagir aux sanctions américaines, dans l’espoir de voir les autorités américaines changer leur point de vue.

Le 28 juillet, le ministère russe des Affaires étrangères a répondu aux sanctions américaines visant la Russie votées par la Chambre des représentants et le Sénat en annonçant dans un communiqué la réduction du personnel diplomatique américain dans le pays à 455 personnes. En sus, l’utilisation par l’ambassade américaine d’une résidence en périphérie de la capitale russe et d’entrepôts sera également suspendue. 

«Nous ne l’avons pas fait sans raison. C’était une réponse aux mesures prises par l’administration Obama à la veille de 2017, lorsque les Etats-Unis ont renvoyé 35 diplomates russes et ont fermé des propriétés qui nous appartiennent légalement», a déclaré le représentant russe à l’ONU.

«Nous avons prévenu à maintes reprises nos collègues américains que notre patience avait des limites. Et ces limites ont été atteintes … Nous avons attendu longtemps et tout fait pour tenter de raisonner nos partenaires américains», a déclaré le diplomate russe.

 

Vassili Nabenzia a également expliqué que l’adoption par le Congrès des Etats-Unis de la résolution qui légitime la saisie d’une propriété russe aux Etats-Unis avait été la goutte d’eau qui a fini par faire déborder le vase. «Nous n’avions plus le choix», explique-t-il.

Outre la vigoureuse condamnation de Moscou, la décision des États-Unis a également suscité la colère parmi les alliés européens de Washington, qui ont notamment dénoncé une mesure qui menace de perturber des projets énergétiques entre l’UE et la Russie, ce qui constitue une violation du droit international.

 

Une partie des sanctions américaines prévoit en effet d’entraver la construction du gazoduc Nordstream II qui doit relier l’UE et la Russie.
Les pays de l’Union ont d’ailleurs déjà fait savoir qu’ils procéderaient à des représailles pour compenser les dommages potentiels subis par les entreprises européennes impliquées dans le projet.
En septembre dernier, le géant gazier russe Gazprom avait signé un accord pour entamer la construction du gazoduc Nord Stream II censé acheminer chaque année depuis la Russie 55 milliards de mètres cubes de gaz supplémentaires vers l’Allemagne, en passant par la Mer Baltique.

https://francais.rt.com/international/41502-nous-vous-avions-prevenus-representant-russe-a-lonu-sexprime-sur-contre-sanctions-russes


4- L’Allemagne dénonce les sanctions américaines contre la Russie, l’Iran et la Corée du Nord

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