2009 – Le Très haut débit en France … la 4G pour tout le territoire

Très haut débit –

  • Le gouvernement rencontre les acteurs de la filière RIP
  • Le torchon brûle entre SFR et les RIP
  • Le gouvernement veut la 4G pour tout le territoire

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Très haut débit – Le gouvernement rencontre les acteurs de la filière RIP

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C’est une première ; à quatre jours de la Conférence des territoires, trois membres du gouvernement (Julien Denormandie pour la Cohésion des territoires, Benjamin Griveaux pour l’Économie, et Mounir Mahjoubi pour le Numérique) ont rencontré les acteurs de la filière des réseaux d’initiative publique.

Avicca et FIRIP s’accordent pour saluer la détermination du gouvernement à accélérer le chantier de l’accessibilité numérique des territoires enclavés.

 

Grand jour pour les réseaux d’initiative publique : après la rencontre entre le gouvernement et les principaux opérateurs la semaine dernière, les protagonistes des RIP ont reçu ce jeudi 13 juillet un traitement pratiquement similaire, même si le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, n’était cette fois pas présent.

L’Avicca était représentée, mais aussi la fédération des industriels des RIP (FIRIP) venue en force avec les représentants des principaux opérateurs neutres et des acteurs du THD hertzien.

Du côté du gouvernement, c’était Julien Denormandie qui menait la discussion. On notera également la présence d’Antoine Darodes, directeur de l’Agence du numérique, et de l’Arcep.

Le dialogue établi par le gouvernement ne devrait pas se tarir de sitôt : avec l’ambition de proposer le THD pour tous d’ici 2022, les secrétaires d’État présents ce jeudi devraient refaire des points d’étape en compagnie des acteurs des RIP. Du côté de la FIRIP, on vit l’instauration de ce cycle de discussions comme un gage de crédibilité pour la filière.
Le rôle des réseaux hertziens, et notamment de la 4G fixe, a été abordé. On sait que le gouvernement envisage cette solution comme un remède transitoire à l’enclavement numérique, là où le FttH mettrait plusieurs années, voire plusieurs décennies, à se déployer complètement.

L’étude de la FIRIP, récemment présentée, sur le potentiel de la 4G et du satellite pour désenclaver les territoires ruraux, devrait ainsi être actualisée avec de nouvelles données de l’Arcep et de l’Agence du numérique, pour fournir au gouvernement les moyens de mieux évaluer le potentiel de ces technologies.

Patrick Chaize, sénateur et président de l’Avicca, a évoqué l’importance d’une meilleure communication des territoires autour de leurs efforts pour l’aménagement numérique.

Les RIP seront sans doute amenés dans les prochains mois, à améliorer la visibilité de leurs calendriers de déploiement.

Une initiative qui devance les souhaits d’Emmanuel Macron et du gouvernement, demandeurs d’une feuille de route plus précise des intentions de déploiement de chacun des acteurs impliqués dans l’aménagement numérique.

L’ambiance studieuse de la rencontre entre les RIP et le gouvernement contraste avec la récente polémique sur les intentions de SFR de fibrer l’ensemble du territoire sans l’aide des collectivités.

Comme le résume Thomas Gassilloud, député de la majorité très impliqué sur l’aménagement numérique, « les territoires méritent aujourd’hui que nous dépassions les effets d’annonce ».

La région Grand Est n’a pas cillé et, le 13 juillet au matin, a confirmé l’attribution du plus grand réseau d’initiative publique de France à NGE-Altitude, au nez et à la barbe de SFR, l’autre finaliste.

Du côté de l’Avicca et de la FIRIP, on ne croit pas au succès des entreprises de déstabilisation de l’opérateur au carré rouge. Les acteurs des RIP sortent ainsi plus confortés qu’inquiets, de leur première rencontre avec le nouveau gouvernement.


source/ http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250279502939


Très haut débit – Le torchon brûle entre SFR et les RIP

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Le jeudi 13 juillet, la région Grand Est devrait finaliser la sélection de l’opérateur de son réseau d’initiative publique (RIP), écartant SFR.

Fin juin, le directeur général de l’opérateur, Michel Paulin, avait anticipé cette éviction en menaçant la région de déployer un réseau de fibre optique concurrent. Le mardi 11 juillet, dans un entretien aux Échos, il va encore plus loin en affichant l’intention de passer outre les procédures RIP et de fibrer tout le territoire actuellement privé de THD. Une stratégie de la provocation, qui pourrait être destinée à rééquilibrer les rapports de force entre les différents acteurs de l’aménagement numérique.

 

Le jeudi 13 juillet devrait rester comme un jour dense dans la saga du très haut débit français. La région Grand Est doit confirmer la décision d’attribution de son réseau d’initiative publique – le plus massif à ce jour, soit 930.000 prises pour un investissement potentiel d’1,3 milliard d’euros.

En parallèle, trois secrétaires d’État (Mounir Mahjoubi, Julien Denormandie et Benjamin Griveaux) reçoivent des acteurs de la filière des RIP. En amont de ces échéances, SFR a décidé de mettre le feu aux poudres pour faire bouger les lignes du rapport de force entre l’État, les collectivités et les opérateurs.

Craignant de se faire doubler par le consortium NGE-Altitude pour l’attribution du RIP de la région Grand Est, SFR a affirmé, fin juin, être en mesure de déployer sa propre infrastructure de fibre optique.

Le président de la région Grand Est, Philippe Richert, a répondu par courrier que de tels propos pourraient relever de l’intimidation de la personne publique. Pourtant, le directeur général de SFR Michel Paulin n’a pas hésité à doubler la mise. Dans un entretien aux Échos, le mardi 11 juillet, il annonce que SFR est capable de fibrer lui-même le territoire, avec un objectif de couverture à 100% en 2025. Il laisse même entendre qu’il pourrait déployer dans des zones déjà couvertes par les RIP.

Interrogé mardi martin par Localtis sur les intentions de SFR en région Grand Est, Sébastien Soriano, le président de l’Arcep, se voulait conciliant. « On peut voir le verre à moitié plein : c’est que les opérateurs alternatifs ont réellement envie d’investir. Pour autant, on sait que la concurrence par les infrastructures n’est pas un modèle viable en territoires peu denses. Il faut agir en bonne intelligence avec les collectivités ». Du côté des collectivités justement, l’Avicca ne souhaite pas pour l’heure commenter les soubresauts de SFR. Si l’opérateur souhaitait, avec ses menaces, favoriser un redécoupage des zones d’initiative privée (ou Amii) en sa faveur et au détriment d’Orange, il ne trouverait plus en les collectivités un soutien de sa requête. Même si la saillie de Michel Paulin se révélait sans avenir, elle risque de laisser des traces.


source/ http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250279490120


Très haut débit – Le gouvernement veut la 4G pour tout le territoire

2017.07.14 le trés haut débit 4G

Le vendredi 7 juillet au soir, les principaux opérateurs de téléphonie mobile et d’internet fixe (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Iliad/Free) ont été reçus au ministère de la Cohésion des territoires.

Autour de la table, Jacques Mézard et Julien Denormandie, mais aussi Mounir Mahjoubi (secrétaire d’Etat au numérique) et Benjamin Griveaux (secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie).

Le gouvernement voulait faire part de sa détermination à amener le très haut débit partout d’ici 2022, mais aussi à « éradiquer les zones blanches 4G ».

La nouveauté de fond dans la posture du gouvernement : appréhender dans une seule démarche, internet fixe et couverture mobile.

Emmanuel Macron relie souvent l’enjeu du déploiement de la 4G, à celui de l’avancement du plan France THD. Son gouvernement semble lui emboîter le pas, et prendre acte de la convergence qui se dessine peu à peu entre réseaux mobiles, et réseaux filaires d’accès à l’internet.

La rencontre avec les principaux opérateurs, vendredi 7 juillet, constituait le premier pas d’une remise à plat des relations entre l’État et les acteurs des télécoms.

Le gouvernement a demandé aux opérateurs « d’accélérer le déploiement des réseaux fixe et mobile » et de présenter à la rentrée, une « feuille de route permettant d’atteindre l’objectif fixé par le gouvernement ».

Outre le THD pour tous d’ici 2022, un objectif qui n’est pas nouveau, le gouvernement promeut également « la fin des zones blanches 4G » : ceci constitue une évolution par rapport à la politique précédente de résorption des zones blanches, qui se focalisait sur les équipements 3G mutualisés.

Une situation qui agaçait les élus locaux, conscients de consentir à des investissements importants pour obtenir une technologie déjà pour partie obsolète.

Sur le front de l’aménagement numérique, les rendez-vous vont désormais s’enchaîner. Jeudi 13 juillet, Benjamin Griveaux, Julien Denormandie et Mounir Mahjoubi reçoivent les acteurs des réseaux d’initiative publique (RIP). La Conférence nationale des territoires, le 17 juillet, abordera également l’enjeu numérique.

Puis, à la rentrée, on y verra sans doute plus clair sur les instruments que le gouvernement entend convoquer pour accélérer les déploiements. Sur le terrain du mobile, les opérateurs, tout comme les collectivités, plaident pour une baisse du coût d’achat des licences, en échange d’obligations de couverture plus strictes. En attendant, le secrétaire d’État Julien Denormandie se déplaçait en Isère ce lundi 10 juillet pour inaugurer, à Besse en Oisans, un site mobile mutualisé émettant… en 3G seulement.


source/ http://www.caissedesdepotsdesterritoires.fr/cs/ContentServer?pagename=Territoires/Articles/Articles&cid=1250279471529

 

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