1985 – Dernières nouvelles du Groupe Visegrad – la Tchéquie, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie

1 – La Pologne a le droit moral de dire “non” aux migrants

2 – La Hongrie prend la tête du groupe de Visegrád pour un an

3 – Orbán : “le multiculturalisme a échoué en Europe

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La Pologne a le droit moral de dire “non” aux migrants

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Pologne – Le puissant chef du parti au pouvoir (PiS), véritable éminence grise du gouvernement conservateur Jarosław Kaczyński, a déclaré que la Pologne avait le droit moral de dire «non» aux migrants, puisque le pays n’a pas, contrairement à d’autres pays occidentaux, exploité les pays et les forces vives des pays d’origine des migrants.

Le parti conservateur polonais PiS (Droit et Justice) veut soutenir encore plus les familles polonaises et motiver la construction de maisons neuves, a déclaré Jarosław Kaczyński en tant que président du parti lors du 5ème congrès du PiS.

L’homme fort de la Pologne, qui est souvent considéré comme le véritable chef du gouvernement actuel, a rappelé que la politique étrangère de la Pologne repose encore sur deux piliers : l’OTAN et l’Union européenne.

Le chef de parti conservateur a également souligné les succès du gouvernement et du parti pour diversifier les approvisionnements énergétiques. La Pologne est sur le point de signer l’accord pour le Baltic Pipe, qui apportera du gaz de Norvège, le terminal GNL de Świnoujście étant prêt.

La Pologne a le droit de dire «non» aux migrants

Une fois de plus, Kaczyński a déclaré son opposition à l’acceptation de clandestins en Pologne, en particulier à travers le projet de quotas de distribution.

« Nous n’avons pas exploité les pays d’origine de ces réfugiés venant en Europe, nous n’avons pas utilisé leur force de travail et, pour finir, nous ne les avons pas invités en Europe. Nous avons le droit moral absolu de dire« non », » a déclaré Kaczyński durant son discours au Congrès, diffusé à la télévision.

« Le fait que nous les apprécions (les fonds européens), ne signifie pas que nous avons perdu le droit à diverses évaluations, y compris celles concernant le contexte historique », a déclaré Kaczyński, ajoutant que la Pologne n’a jamais reçu de compensation pour les pertes subies pendant la seconde Guerre mondiale.

Jarosław Kaczyński a conclu en expliquant la nécessité de réduire la part des capitaux étrangers dans le secteur des médias.


source/https://visegradpost.com/fr/2017/07/03/la-pologne-a-le-droit-moral-de-dire-non-aux-migrants/


La Hongrie prend la tête du groupe de Visegrád* pour un an

2017.07.04 -la Hongrie a débuté officiellement pour un an la présidence du V4.19225902_10155264153056093_3593563103610065766_n-740x431

 

 

Le 1er juillet, la Hongrie a débuté officiellement pour un an la présidence du V4.

Hongrie – La Hongrie a repris lundi 19 juin la présidence du groupe Visegrad (V4), après un an de présidence de la Pologne, lors d’une cérémonie de transmission de la présidence à Varsovie.

Pour le premier ministre polonais Beata Szydło, l’Union européenne devrait prendre exemple sur le groupe de Visegrád pour son développement.

Selon Szydło, le V4 a prouvé ces dernières années être « un élément visible et influent dans le débat sur le futur de l’UE », avec une voix « forte et audible », devenant « pour beaucoup d’Européens un point de référence soucieux des valeurs qui unissent notre continent ».

Le chef du gouvernement hongrois, Viktor Orbán, a parlé en termes élogieux de la coopération entre les quatre États membres la Tchéquie, la Hongrie, la Pologne et la Slovaquie – et a déclaré que sans leurs efforts conjoints, « des centaines de milliers [de migrants] vont encore se déverser en Europe, détruisant encore plus la sécurité des vies de ses populations ».

Le premier ministre hongrois a remercié ses homologues pour l’assistance de leurs pays au contrôle des frontières, ajoutant que « nous avons réussi à protéger non seulement les frontières méridionales de la Hongrie, mais aussi celles de l’Europe ».

Le premier ministre Orbán a déclaré ensuite que l’Europe centrale « n’a à avoir honte de rien » en termes d’économie, de sécurité, de culture ou de qualité de sa démocratie et a insisté sur le fait que l’Union européenne avait grandement bénéficié de l’intégration des pays de la région.

La valeur de la coopération entre des pays dynamiques et viables de l’Europe centrale au sein du V4 est renforcée à la vue du « déficit de coopération » de l’Union européenne et au manque d’objectifs communs.

Viktor Orbán a remercié Beata Szydło, son homologue polonaise, pour les efforts fructueux de son pays en tant que président V4, avant de faire référence aux « réserves économiques et culturelles cachées » de l’Europe centrale et insister pour que la région continue à être la partie la plus active et dynamique du bloc, annonçant que la présidence hongroise du bloc s’y efforcera.

Via About Hungary.


source/ https://visegradpost.com/fr/2017/07/03/la-hongrie-prend-la-tete-du-groupe-de-visegrad-pour-un-an/


Orbán : “le multiculturalisme a échoué en Europe

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30 juin 2017

Article publié originellement en anglais sur Hungary Today.

Hongrie, Budapest – Les deux problématiques qui mettent aujourd’hui à l’épreuve l’Union européenne sont la migration et la direction que prend l’Union européenne a déclaré le premier ministre hongrois, Viktor Orbán, lors de l’événement de clôture de la campagne de “consultation nationale” de son parti, le Fidesz, à Budapest.

Le premier ministre a déclaré que la migration illégale était légitimement appelée une «vague de migration de masse» moderne.

En ce qui concerne l’avenir de l’UE, il a déclaré que la question était de savoir si le bloc se dirigeait vers «l’Europe de Bruxelles» ou une Europe des États-nations.

Viktor Orbán a déclaré que les deux problèmes étaient d’une importance historique pour le bloc.

Pour Orbán, ceux qui sont en faveur d’une Europe des nations sont des « euroréalistes » plutôt que des eurosceptiques. « Les euroréalistes souhaitent construire l’Union européenne sur des fondations solides, plutôt que sur du sable », a-t-il déclaré.

Le premier ministre a soutenu que la « réalité de l’Europe des nations » est le seul fondement politique de ce genre qui existe aujourd’hui.

Aucune nation ne peut se voir dicté avec qui elle doit vivre en son propre pays,

a déclaré Orbán, ajoutant qu’il s’agit d’une décision souveraine ne pouvant être faite que par ladite nation elle-même. Pour Orbán, le multiculturalisme a échoué en Europe et l’UE essaye maintenant de pousser les Etats membres, y compris la Hongrie, à en payer le prix.

Le premier ministre hongrois a déclaré que l’UE essayait de distribuer des migrants qui avaient été injustement autorisés à entrer en Europe occidentale parmi les pays qui avaient refusé de les laisser entrer, comme la Hongrie.

La Hongrie propose, plutôt que de répartir les migrants entre les États membres, d’envoyer les migrants hors d’Europe, a-t-il déclaré. Orbán a également déclaré que l’illusion de l’intégration de masse avait échoué. « C’est dur à dire, mais aussi bien que paraisse l’intégration sur le papier, la vérité est que ça ne marche pas, » a-t-il déclaré. Au lieu de cela, des sociétés parallèles émergent, impliquant une hausse des taux de criminalité et la détérioration de la sécurité publique, amenant la menace du terrorisme et des attentats, a-t-il soutenu. Orbán a déclaré que seule l’Europe pouvait décider de son propre avenir.

« Et par cette Europe, nous ne voulons pas dire Bruxelles ou les leaders européens, mais plutôt désigner la communauté des citoyens européens, » a déclaré le Premier ministre hongrois. « Mais l’Europe a cessé de demander à ses gens leurs opinions ». Il a déclaré qu’il y avait un large consensus en Hongrie sur la nécessité de protéger la politique migratoire du pays et l’indépendance économique par rapport à l’intervention de l’UE. En évaluant les résultats de la consultation nationale du gouvernement, Orbán a déclaré que les Hongrois avaient confirmé qu’ils voulaient que la Hongrie soit libre de façonner sa propre politique économique.

« Nous devons garder la réglementation des taxes et des prix de l’énergie entre nos mains et ne devons pas laisser ces compétences être transférées » à Bruxelles, a-t-il encore dit.

Les Hongrois ne veulent pas accepter les migrants illégaux, « pas un seul, pas même temporairement ni d’aucune autre façon », a-t-il insisté. Il a déclaré que « tant qu’il y a des Hongrois sans emploi, d’autres ne devraient pas être embauchés ». Le premier ministre hongrois a ensuite estimé que la communauté nationale se charge même « des travails les moins appréciés» plutôt que « transmettre » les emplois subalternes aux immigrants. « Si nous voulons faire de la Hongrie une nation forte, nous devons assurer un emploi pour tous et apprécier tout travail », a ajouté M. Orbán. Les Hongrois ne veulent pas donner à Bruxelles le contrôle de la Hongrie, a déclaré Orbán. Ils ne souhaitent pas donner plus de pouvoirs ou transférer plus de compétences à Bruxelles que celles prévues dans le traité d’adhésion de Hongrie, a-t-il ajouté.

« Nous ne laisserons pas Soros rire le dernier »

Dans son discours, Viktor Orbán a qualifié le milliardaire américain George Soros de « spéculateur » qui dirige un « vaste réseau mafieux » et a déclaré qu’il était une « menace pour la paix européenne ».

Orbán a déclaré que la migration était « une bonne affaire » pour Soros, mais le serait encore plus si la Hongrie « ne faisait pas de bruit ». « La raison pour laquelle [Soros] est tellement en colère contre la Hongrie et moi-même, c’est parce que nous nous heurtons à son grand plan et à ses grosses affaires », a déclaré Orbán. Soros a annoncé son dessein de transfert de migrants, « finance des organisations qui apportent des migrants en Europe » et « soutient le réseau mafieux d’ONG et de contrebandiers, » a insisté Orbán.

Le premier ministre hongrois a déclaré qu’il s’attendait à des « batailles difficiles » avant les élections de l’année prochaine, car « Soros va tout essayer pour que la Hongrie se dote d’un gouvernement qui joue sa partition ; qui démantèle la clôture frontalière et ouvre les frontières devant les migrants clandestins ». « Ce n’est plus une idéologie, c’est de la politique. C’est un problème de sécurité nationale ; il n’y a pas de pardon en ce qui concerne la sécurité de la Hongrie et la sécurité des Hongrois », a déclaré Orbán. Viktor Orbán a conclu en déclarant qu’il ne laisserait pas Soros « rire en dernier ».


source/ https://visegradpost.com/fr/2017/06/30/orban-le-multiculturalisme-a-echoue-en-europe/

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Le groupe de Visegrád (aussi appelé Visegrád 4 ou V4 ou triangle de Visegrád) est un groupe informel réunissant quatre pays d’Europe centrale :

  1. la Hongrie,
  2. la Pologne,
  3. la République tchèque
  4. la Slovaquie.

Ces pays sont tous des États membres de l’Union européenne. Leur population s’élève à 67,4 millions d’habitants en 2015 (13,2 % de la population de l’UE). L’Indice de développement humain moyen est élevé et croissant (0,84625 d’après le rapport de 2015 sur l’année 2014). Le PIB total du groupe est estimé à 864 milliards de dollars.

Historique

Václav Havel, József Antall et Lech Wałęsa lors de la création du groupe de Visegrád, en février 1991.

Le groupe de Visegrád trouve son origine en automne 1335,

lorsque les rois de Bohême, de Pologne et de Hongrie se rencontrèrent dans la ville hongroise de Visegrád pour créer une alliance anti-Habsbourg. Les trois dirigeants se sont mis d’accord sur la création de nouvelles routes commerciales qui permettraient un accès facilité aux marchés européens.1.

Le V4 moderne a démarré lors d’un sommet des chefs d’État ou de gouvernement de Tchécoslovaquie, Hongrie et Pologne dans la ville de Visegrád le 15 février 1991, afin de mettre en place des coopérations entre ces trois États, en vue d’accélérer le processus d’intégration européenne. De là vient le premier nom du groupe, « triangle de Visegrád » ; ces trois États allaient devenir quatre avec la partition de la Tchécoslovaquie le 1er janvier 1993, mais le terme de « triangle » s’utilise encore parfois. …

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