1984 – Le monde dangereux des clichés occidentaux

2017.07.03 Trump leader du monde libre couv_rdp

L’humanité est un animal étrange, très avancé question technique,

mais très arriéré, ignorant, borné, primitif, très proche du stade évolutif du protozoaire.

Cette espèce est parfaite pour manipuler l’opinion publique à l’aide de doses de peur idoines et la répétition de mantras.

Parmi ces derniers bourre-mou, la place d’honneur revient à l’expression singulièrement débile « Leader du monde libre ».

Cette semaine, SKY News – célèbre pour ses reportages : « Euh… comment défèquent-ils ? » et (s’étant faufilé auprès des soldats US le premier jour de l’invasion illégale de l’Irak) « Hé les gars ! Vous cherchez à venger le 11 septembre ? » – , a proposé la cerise sur le gâteau des mantras débiles.
Parlant de la confusion [1] lors de la visite de Trump au Royaume-Uni, des commentateurs ont déploré qu’il n’ait pu visiter la France en premier. Ceci dit, quel est le problème avec ça ?

Et je cite… « En tant que leader du monde libre, il devrait d’abord venir ici. » OK, ça a l’air puissant, mais qu’est-ce que ça veut dire exactement ?

Pour commencer, prétendre que l’élu des électeurs US est le « leader » des autres pays et de leur électorat, dénote d’une qualité d’aspirateur certaine, n’est-ce pas ?
Comment peut-il être « leader » de quelque chose d’autre s’il a été élu pour gouverner les États-Unis d’Amérique et seulement les États-Unis d’Amérique ?

Qu’en est-il de cette ineptie de « monde libre » ?

Et c’est quoi cette absurdité de « monde libre » ?

Cela signifie-t-il que certains pays sont libres et d’autres pas ?
Je suppose que ceux qui rabâchent des mantras aussi idiots n’incluent pas la Russie dans le monde « libre », mais pourquoi pas ?

En Russie, lors des élections libres et équitables, on peut choisir entre de nombreux partis politiques.

Russie Unie gagne parce que plus de gens votent pour lui que pour le deuxième parti le plus populaire, le Parti communiste, mais des représentants d’autres partis sont aussi élus.
Quant à tout le reste de la vie, les gens sont parfaitement libres de faire ce qui leur chante.
Ils sont libres de sortir le matin et de prendre leur petit déjeuner,
ils sont libres d’aller à un kiosque [2] et de prendre un Kvass rafraîchissant,
ils sont libres de faire du shopping, de déambuler en ville, de visiter leur dacha le week-end ou d’aller en avion dans une autre ville ou de voyager à l’étranger ou de passer leurs vacances au Monténégro, en Turquie, en Espagne, à Cuba, au Brésil, au Vietnam ou n’importe où.
Maintenant, jetons un œil sur le fameux « monde libre » auquel ils se réfèrent, c’est-à-dire les USA et leurs alliés les plus proches, la France et le Royaume-Uni qui, avec leur maître de coucherie transatlantique,
forment l‘Axe FUKUS (France-Royaume-Uni-USA).
Le « monde libre » comporte apparemment les pays de l’OTAN (Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord) ainsi que ses extravagances baltes de confession fasciste et quelques pays de l’Europe de l’Est où le nazisme semble faire un retour, et on peut certainement compter dedans tous les membres de l’ASS (Syndicat anglo-saxon), dont les pays comme l’Australie, qui est là partout où il y a un combat, « afin de garder en sécurité les Australiens » (c’est-à-dire fourrer le nez dans les affaires des autres peuples et devenir aussi haï que l’Axe FUKUS).
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L’OTAN est-elle constitutionnelle ?

Donc, examinons les pays représentant du « monde libre ».

Pour commencer, les pays de l’OTAN sont obligés de consacrer chaque année deux pour cent de leur produit intérieur brut au budget de l’OTAN (au complexe militaro-industriel qui fait la loi à Washington).
Est-il constitutionnel qu’une puissance étrangère dicte à des pays la manière d’allouer leurs budgets nationaux et ait les manettes de leur politique étrangère [3]?
Et quel est le budget des dépenses militaires collectives de ces pays merveilleusement libres, si libre qu’ils doivent dépenser des milliards pour acheter des trucs ludiques à Washington ?
C’est une affaire de deux mille milliards chaque année.
Cela représente plus d’argent qu’il n’en faut pour éradiquer à jamais la pauvreté dans le monde, trois fois plus, en un seul paiement annuel. C’est pourquoi, désolé pour l’opération de remplacement de votre hanche, Mme Brown ; pas d’argent pour le traitement de votre cancer M. Green, vous avez entendu parler de soins palliatifs, n’est-ce pas ? Pas d’argent pour les enseignants, pas d’argent pour les infirmières, pas d’argent pour les hôpitaux, pas d’argent pour les gardiens de la paix des rues, mais beaucoup d’argent pour l’OTAN.

Nous constatons ainsi qu’être membre du « monde libre » veut dire faire des courbettes devant les USA, qui vous fixent la somme à dépenser et sur quoi. Quand Washington vous dit de sauter en parachute, demandez-vous « de quelle hauteur ? »

Et maintenant, voyons ce que trafiquent ces membres du monde libre.

Pour commencer,
enfreignant le droit international, ils envahissent les pays non-membres de l’ONU, inventent des charges que relaient les médias à leur botte pour tromper le public crédule et indifférent,
forgent des raisons de faire la guerre,
puis mitraillent en rase-mottes les infrastructures civiles avec leurs moyens militaires, arrachent les membres et la tête des enfants, flinguent leurs familles, bombardent les sources d’eau pour priver les bébés de la boisson vivifiante la plus précieuse et fondamentale, prennent pour cible le réseau électrique pour briser les reins des civils, puis s’allient aux terroristes inscrits sur leurs propres listes d’organisations interdites. Se joignant aux terroristes qui violent les religieuses, ils violent en réunion les petites filles avant et après les avoir décapitées et forcées à regarder leurs parents se faire torturer à mort, coupent les seins des femmes dans la rue et empalent les petits garçons sur des piquets.
Et dans ce monde « libre » merveilleux, est-ce que les gens sont libres de se promener dehors n’importe où le soir, de circuler librement tout le temps et en tout lieu sans crainte d’être volés, agressés, poignardés, ou mis en bouillie à coup de pied juste pour faire chier et rigoler ?

Ainsi, Trump serait le « leader du monde libre », le maître de danse d’un gang d’ordures, le chef Jester à la table du dîner psychédélique dans la scène d’Alice au pays des merveilles avec le lièvre March et le maboul qui préside, ou bien le diable lui-même conduisant un troupeau de démons dans une virée satanique ?

Pravda.Ru, Timothy Bancroft-Hinchey, 30 juin 2017

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LIENS[]
  1. http://www.pravdareport.com/world/europe/13-08-2015/131639-british_government_racism-0/
  2. http://www.pravdareport.com/opinion/columnists/06-11-2011/119534-indictment_nato-0/
  3. http://www.pravdareport.com/opinion/columnists/15-02-2017/136874-crimea_truth-0/

Source Original : www.pravdareport.com/opinion/columnists/30-06-2017/138075-dangerous_world-0/
Traduction Petrus Lombard

Timothy.hinchey@gmail.com

 

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.Le monde dangereux des clichés occidentaux. 60753.jpeg

* Timothy Bancroft-Hinchey a travaillé comme correspondant, journaliste, éditeur adjoint, éditeur, rédacteur en chef, directeur, chef de projet, directeur exécutif, associé et propriétaire de publications imprimées et en ligne quotidiennes, hebdomadaires, mensuelles et annuelles, les stations de télévision et les groupes de médias Imprimé, diffusé et distribué en Angola, au Brésil, au Cap-Vert, au Timor oriental, en Guinée-Bissau, au Portugal, au Mozambique et à São Tomé et Principe Isles; La publication du ministère des Affaires étrangères de Russie Dialog et les publications officielles du ministère cubain des Affaires étrangères. Il a passé les deux dernières décennies dans des projets humanitaires, en reliant les communautés, en travaillant à documenter et à cataloguer les langues, les cultures, les traditions disparaissant, en collaboration avec les communautés LGBT aidant à créer des refuges pour les victimes maltraitées ou effrayées et en tant que partenaire des médias avec ONU Femmes , Travaillant à favoriser le projet ONU Femmes pour lutter contre la violence sexiste et à lutter pour mettre fin au sexisme, au racisme et à l’homophobie. A Vegan, il est également partenaire médiatique de Humane Society International, luttant pour les droits des animaux. Il est Directeur et rédacteur en chef de la version portugaise de Pravda.Ru.

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