1449 – Shanghai et Istanbul écrivent une nouvelle histoire


 

Une feuille de route en neuf étapes pour rendre les relations économiques entre la Turquie et la Chine durables et équilibrées a été publiée par la Commission des relations économiques étrangères (DEİK) et le Conseil des affaires Chine-Turquie.


Par Hurriyet Daily News – Le 22 décembre 2016


Le rapport rédigé par l’expert Alta Atlı de la Sabancı University Istanbul Policy Center comprend une feuille de route complète et de haute qualité à l’attention  des décideurs et du monde des affaires.

Le chef du DEİK, Ömer Cihad Vardan, a souligné l’importance des relations historiques entre la Turquie et la Chine.

« Les deux extrémités de la Route de la Soie historique, Shanghai et Istanbul, peuvent écrire de nouveau l’Histoire. Dans ce contexte, en 2017, nous parlerons beaucoup de la Chine et de l’Asie-Pacifique »

a déclaré M. Vardan.

« Alors que l’économie mondiale est de plus en plus « asiatique », en tant que deuxième puissance économique mondiale, la Chine, avec ses initiatives, devient le pionnier du processus de mondialisation»

a-t-il déclaré.

Vardan a également affirmé que c’était une obligation plutôt qu’une option d’établir une coopération économique durable, de haute qualité, à gros volume et à valeur ajoutée élevée, avec la Chine.

Selon les données sur le commerce extérieur entre la Turquie et la Chine,

  • son volume total en 2015 était de 27 milliards de dollars.

Les exportations de la Turquie vers la Chine

  • atteignent 2,4 milliards de dollars,
    • principalement constituées de marbre et de pierre naturelle, de minerai de chrome, de minerai de cuivre, de minerai de plomb, de minerai de zinc et de produits chimiques.

Les importations de la Turquie en provenance de Chine

  • s’élèvent à 24 milliards de dollars,
    • principalement des appareils téléphoniques, des dispositifs automatiques de traitement de données, des produits semi-finis en fer et en acier et des fils de filaments synthétiques.

Le solde total du commerce extérieur

  • est de 22,4 milliards de dollars en faveur de la Chine.

Le rapport comprend six chapitres principaux, sur les exportations, les importations, les investissements, le commerce des services et les composantes de soutien.

Le déficit du commerce extérieur entre la Chine et la Turquie augmente en faveur de la Chine.

Pour chaque dollar exporté par la Turquie, celle ci importe plus de 10 dollars de biens et services. Si cette tendance se poursuit, si l’objectif de 100 milliards de dollars de volume de commerce extérieur est atteint en 2020, cela représenterait un fardeau de 80 milliards de dollars de déficit des comptes courants pour la Turquie.

Le plan d’action pour renverser cette situation contient plusieurs suggestions.

Les produits intermédiaires importés par la Turquie en provenance de Chine contribuent à la production et aux exportations de la Turquie. Ces importations de biens intermédiaires devraient être conçues pour apporter la plus grande valeur ajoutée à l’économie turque. Les produits intermédiaires de haute qualité devraient être encouragés.

La Chine augmente ses investissements étrangers d’une moyenne de 10 pour cent par an.

Plusieurs domaines, en particulier ceux qui aideraient la Turquie à atteindre ses objectifs de développement, devraient être axés sur les investissements en provenance de Chine, rendant possibles des avantages mutuels.

La Chine offre des occasions d’investissement intéressantes pour les entreprises turques.

Les zones de libre-échange en Chine, certaines régions où la concurrence est faible et les incitations élevées et le secteur des services devraient être les priorités des entreprises turques.

De plus, la classe moyenne en croissance rapide et en développement en Chine a de plus en plus besoin de biens et services d’origine étrangère.

Dans ses exportations de services vers la Chine, la Turquie semble avoir le plus grand potentiel dans le secteur du tourisme.

Traduit par Wayan, relu par nadine pour le Saker Francophone


source/ http://lesakerfrancophone.fr/shanghai-et-istanbul-ecrivent-une-nouvelle-histoire