
1°/« Bayrou part la dette haute de Matignon… Le début de la crise ».
2°/Ecorama. Les écrans néfastes pour la croissance et le PIB selon une étude du Trésor !
3°/L’Allemagne veut constituer des stocks stratégiques de boîtes de raviolis !!!
4°/Endettement. Pour le Wall Street Journal, le problème n’est pas la France… mais le Royaume-Uni !
5°/Bayrou qui s’en va.. la France endettée et sans budget. C’est quoi une crise financière ?

1°/«Bayrou part la dette haute de Matignon…le début de la crise»
par Charles Sannat | 9 Sep 2025 | A la une, Chronique de l’effondrement

Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Voilà qui est fait.
On peut dire que Bayrou, part la queue basse mais la dette haute, très haute la dette. Effroyablement haute même. 3 350 milliards d’euros ce qui fait un peu de sous, et c’est encore sans compter ce que l’on appelle le « hors bilan ». Quand on additionne les deux, on est assez proche des 10.000 milliards d’euros. Considérable. Impayable ou presque.
Les prochaines heures vont donc nous apprendre si notre mozarillon de la finance, notre professeur trouposol national, que dis-je, notre grand timonier et notre phare du palais va nommer ou pas un nouveau premier sinistre, ou va dissoudre. Mystère et boule de gomme.
Mais sachez une chose mes amis, si Macron nomme un nouveau premier ministre je peux déjà vous donner son nom, car, oui, en vérité, moi, je le connais.
Ce sera Monsieur Beignet.
Vous allez me dire que vient faire une histoire de beignet alors que la situation est grave ?
Simple.
Avant Bayrou c’était Barnier. Après Barnier c’était Bayrou, et après Bayrou ce sera un clone de Bayrou et de Barnier.
Or, et c’est un simple problème sémantique.
Bayrou + Barnier = Baynier….
Voilà donc le nom de notre prochain premier sinistre jusqu’à la prochaine dissolution… Mister Beignet.
Alors est-ce le début de la crise économique ?
Non.
La crise économique est déjà là et notre effondrement lent déjà à l’œuvre.
C’est le début de la crise politique et c’est la crise politique qui va nous conduire dans le chaos économique.
Vous pensiez avoir tout vu avec la dissolution et l’arrêt de l’investissement des entreprises et la remontée du chômage, mais ce n’est que le début.
La France peut vivre sans gouvernement et sans budget en réalité, car le budget 2024 reconduit automatiquement en 2025 sera aussi reconduit automatiquement en 2026 si personne n’est d’accord, et finalement le fait de ne rien faire est parfois préférable à toutes leurs mesures stupides, inefficaces au mieux, contreproductives au pire.
Mais si la France peut vivre sans gouvernement et sans budget, elle ne peut pas vivre dans le chaos, les grèves et les affrontements permanents et c’est là en réalité le principal risque qu’affronte notre pays.
J’attire l’attention de tous.
Le principal risque n’est pas économique.
Le principal risque est la conflagration sociale ultime où le côte à côte se transforme en face à face de tous contre tous.
Alors que devons nous faire ?
Comme à chaque fois, se préparer, patrimonialement parlant, professionnellement parlant mais aussi, envisager que les mois qui s’annoncent pourraient conduire notre pays comme le disait Bayrou sur Brut lui même à la guerre civile.
Ne passez pas à côté de cette phrase codée du désormais ancien premier ministre, car sa portée est considérable.
Alors que tout le monde regarde les risques économiques, je vous le dis et vous le répète depuis désormais quelques semaines, le risque majeur n’est pas la crise économique, mais la conflagration ultime, car nous n’avons plus aucune bonne solution.
Un retour aux urnes à travers une dissolution devrait aboutir à la victoire du RN qui sera évidemment refusée par LFI et ses partisans. C’est de cette guerre civile dont vous parle Bayrou, et c’est de celle-ci que peut partir l’incendie qui ravagera la France, et le monde, car en écrivant l’histoire de France, souvent s’écrit aussi celle du monde.
C’est donc le moment, comme en Allemagne de faire vos provisions de raviolis, et si je vous en parle depuis 10 ans, figurez-vous que le gouvernement allemand a décidé de stocker les boîtes de raviolis dans le cadre de stocks nationaux d’urgence.
Dans cette actualité morose, pensez tout de même que Bayrou part la dette haute, et devrait faire son Pau de départ, parce que même si c’est morose, il faut savoir rire de tout!
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Ecorama. Les écrans néfastes pour la croissance et le PIB selon une étude du Trésor !
par Charles Sannat | 9 Sep 2025 | Education

3 effets se cumulent d’après l’étude du Trésor.
D’abord, la dégradation de la santé mentale. Détérioration de la qualité du sommeil, troubles psychologiques, anxiété, troubles de l’humeur entraînant de l’absentéisme, des retraites précoces etc…
Le deuxième effet est celui de la perte de temps productif les salariés perdant entre 20 minutes et 2 heures et demie à consulter leur smartphone pour des raisons non-professionnelles. Si l’on regarde les choses avec objectivité en partant de ce que nous faisons nous-mêmes et de ce que les autres autour de nous font et nous savons tous que c’est plus 2 ou 3 heures sans rien faire dans les bureaux que 20 minutes ! 20 minutes c’est pour ceux qui ne peuvent pas se planquer sans que cela se voit trop et je pense à tous les postes de production ou de serveurs, ou de vendeurs où la présence face au client est obligatoire.
Enfin le troisième effet c’est la reconcentration, il faut en moyenne 23 minutes et 15 secondes pour retrouver sa concentration après une interruption. Près de 30 minutes perdues pour chaque coup d’œil sur votre smartphone que vous déverrouillez en moyenne…
En 2016 on ne déverrouillait nos smartphones « que » 80 fois par jour en moyenne.
En 2023 c’était plus de 300 fois.
C’est l’effondrement face aux écrans en général et aux smartphones en particulier.
Alors plus que jamais en tant qu’adultes nous devons évidemment maîtriser nos téléphones pour qu’ils soient de bons serviteurs et pas de mauvais maîtres et surtout protéger nos enfants de ces écrans qui détruisent leurs capacités cérébrales.
Je vous explique tout ou presque dans cette émission d’Ecorama.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

3°/L’Allemagne veut constituer des stocks stratégiques de boîtes de raviolis !!!
par Charles Sannat | 9 Sep 2025 | Guerre
Comme vous le savez désormais, lire le site insolentiae.com c’est bénéficier non pas de mes prévisions, mais des prédictions de mes poules (normandes) de cristal. Vous ne serez donc pas surpris de voir que le gouvernement allemand souhaite désormais constituer des réserves alimentaires stratégiques notamment base… de raviolis !
Vous trouverez un article entier du Washington Post ici qui des Etats-Unis trouvent l’idée des boîtes de raviolis excellente car les raviolis, comme les boîtes de lentilles peuvent se manger même froides et sans être réchauffées. Bon évidemment ce ne sera pas les toujours du grand soir, mais au moins vous aurez le ventre plein.
Sécurité alimentaire en jeu !
« Nous nous trouvons actuellement dans une situation sécuritaire qui nous fait tous réfléchir »,
a déclaré le ministre Alois Rainer lors du podcast Berlin Playbook de Politico.
« Pour moi, il est important qu’outre l’approvisionnement en matériel militaire, la sécurité alimentaire joue également un rôle majeur ».
Alois Rainer, ministre allemand de l’Agriculture et de l’Alimentation, a appelé à la constitution d’une réserve nationale de denrées alimentaires, notamment de raviolis, pour se préparer à une éventuelle guerre.
Pendant des décennies, les réserves d’urgence allemandes se composaient principalement de produits de base non transformés, comme les céréales et les lentilles sèches. Rainer estime que leur constitution en cas de crise prend trop de temps.
Sa proposition coûterait jusqu’à 105 millions de dollars et ferait appel aux grandes chaînes alimentaires pour gérer la logistique et le stockage.
Rainer a souligné que ce stock est nécessaire non seulement en cas de guerre, mais aussi pour d’autres crises, telles que des catastrophes naturelles ou un accident nucléaire dans une centrale. Cependant, c’est la menace d’une attaque russe contre l’Europe qui préoccupe en priorité les décideurs politiques et l’opinion publique allemande.
L’idée d’une réserve nationale de raviolis a suscité des manchettes enjouées dans les médias allemands. Mais elle souligne également le grave danger qui pèse actuellement sur la sécurité européenne.
« Notre façon de penser a changé, de sorte que lorsque l’on parle de capacité de défense, il ne faut pas seulement considérer l’aspect militaire »,
a déclaré Florian Weber, chef des opérations du Technisches Hilfswerk, l’organisation fédérale allemande de protection civile qui coordonne les secours techniques d’urgence et les secours en cas de catastrophe.
« Il s’agit aussi et surtout de protéger la population », a ajouté M. Weber. « Je pense en effet que l’exemple de la guerre en Ukraine montre que si les capacités militaires sont très importantes, il est également crucial que l’État montre que la protection civile peut encore fournir des services de base à la population. »
L’idée de réorganiser les stocks alimentaires a été saluée, mais les sceptiques mettent également en garde contre certains obstacles, tels que la durée de conservation limitée et la charge logistique et financière liée au réapprovisionnement régulier.
Les réserves nationales ne sont pas une nouveauté, puisqu’elles existent en Allemagne depuis les années 1960, mais elles sont souvent passées inaperçues ou ont été sous-estimées.
Lorsque Thomas de Maizière a conseillé aux Allemands en 2016 de constituer des réserves alimentaires et d’eau chez eux en cas d’urgence, il a été largement critiqué pour avoir adhéré à la mentalité « survivaliste » associée aux survivalistes américains ou à des groupes marginaux. Ses détracteurs l’ont accusé d’alarmisme à la suite d’une série d’attentats terroristes en Europe, ce qui a donné lieu à des titres de presse évoquant les Allemands « hamstrings » (accumulant des réserves alimentaires).
Une pandémie plus tard, alors que le souvenir des pénuries de papier toilette et de pâtes est encore frais dans les mémoires, ce type de recommandation est aujourd’hui perçu différemment.
Un guide du gouvernement allemand recommande actuellement aux ménages de stocker au moins trois jours de provisions alimentaires, et idéalement jusqu’à dix jours, ainsi que des médicaments de base, des bougies, une radio à piles et d’autres produits essentiels.
Alors que l’Allemagne envisage d’ajouter des raviolis en conserve à ces produits de première nécessité, ses voisins européens ont leurs propres priorités !
Voilà mes chers amis lecteurs.
Vous aviez donc plus de 10 ans d’avance grâce au site insolentiae.com !
Vous avez tous les signaux qui ne sont plus si faibles que cela de la nécessité de vous préparer !
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/lallemagne-veut-constituer-des-stocks-strategiques-de-boites-de-raviolis/

4°/Endettement. Pour le Wall Street Journal, le problème n’est pas la France… mais le Royaume-Uni !
par Charles Sannat | 9 Sep 2025 | dette

Le Royaume-Uni un canari dans la mine (Source WSJ ici) selon la référence de la presse économique mondiale ! On s’attendait à ce que le Wall Street Journal soit inquiet de la situation économique de la France, mais ce qui semble alarmer outre Atlantique, c’est la situation de la perfide Albion, ce dont nous ne nous plaindrons pas ! Vive la diversion anglaise.
Le Royaume-Uni voit ses coûts d’emprunt atteindre des niveaux inédits depuis les années 1990, alimentant les inquiétudes quant à la soutenabilité de sa trajectoire budgétaire. Bien que les économistes ne parlent pas encore de crise imminente, le pays pourrait jouer le rôle de « canari dans la mine de charbon » pour d’autres économies avancées lourdement endettées, comme la France ou les États-Unis… car le WSJ pointe bien le problème des dettes mondiales !

On voit bien que le mouvement de hausse des taux est général et date de la fin des interventions des banques centrales sur les marchés obligataires qui se remettent à fonctionner en suivant la règle de l’offre et de la demande.

Vous avez aussi ce graphique qui montre que les intérêts, uniquement les intérêts payés par les Etats sont de 2 720 milliards de dollars pour l’année 2025 ce qui fait l’équivalent du PIB de la France payé uniquement en intérêt. Effectivement, la dette des Etats est un vol en bande organisée.
Revenons à nos amis Anglais.
Après avoir déjà relevé massivement les impôts l’an dernier, le gouvernement travailliste devrait à nouveau augmenter la fiscalité à l’automne, faute de pouvoir réduire significativement les dépenses sociales. Les paiements d’intérêts britanniques devraient dépasser 110 milliards de livres en 2026, soit deux fois le budget de la défense.
Cette situation reflète un problème plus large : la dette publique des économies avancées a doublé depuis 2007 et pourrait atteindre 100 % du PIB mondial d’ici la fin de la décennie, selon le FMI. L’inflation persistante et la hausse des taux d’intérêt accentuent la charge de la dette, avec des paiements d’intérêts mondiaux estimés à 2 720 milliards de dollars en 2025.
Le Royaume-Uni est particulièrement vulnérable : contrairement aux États-Unis, il ne bénéficie pas d’une monnaie de réserve, et à la différence de la zone euro, il n’appartient pas à un bloc monétaire disposant d’un soutien collectif. Depuis l’épisode de Liz Truss en 2022, les investisseurs exigent une prime de risque pour acheter de la dette britannique. Les rendements à 10 ans sont désormais les plus élevés du G7.
À long terme, le vieillissement démographique et la hausse des dépenses sociales et de santé pourraient faire exploser la dette jusqu’à 270 % du PIB d’ici 2070. La Banque d’Angleterre, indépendante, ne devrait pas renflouer l’État, obligeant le pays à affronter plus vite que d’autres la réalité de son surendettement.
Sur le plan politique, Rachel Reeves, ministre des Finances, doit composer avec un Parlement travailliste rétif à la rigueur budgétaire, ce qui complique toute stratégie de réduction des dépenses. Sa tâche consiste désormais à augmenter les recettes fiscales sans étouffer une croissance déjà faible.
Autant dire que cela ne marchera pas et qu’au bout du compte, la banque centrale, indépendant ou pas, devra finir par « payer » la dette en monnaie de singe, comme à chaque fois dans l’histoire.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

5°/Bayrou qui s’en va.. la France endettée et sans budget. C’est quoi une crise financière ?
par Charles Sannat | 9 Sep 2025 | Chronique de l’effondrement
Voilà mes amis une question très importante qu’il convient de poser.
C’est quoi une crise financière ?
Vous remarquerez que personne ne prend le temps de vous définir, de vous expliquer ou de vous aider à comprendre ce qu’est qu’une crise financière ou plus précisément ce que serait une crise financière pour notre pays, la France, et donc pour nous, citoyens, salariés, indépendants, ou encore retraités, peu importe qui vous êtes, de quelle origine, de quelle orientation sexuelle ou de quelle religion.
Quand une crise financière touche un pays comme cela fût le cas en Grèce, ou pire en Argentine, les problématiques complexes ont une sérieuse tendance à se simplifier très rapidement… comment réussir à se nourrir, à se vêtir et à se chauffer deviennent les préoccupations immédiates et quotidiennes de tous. C’est l’unité dans la misère.
Mais c’est quoi exactement une crise financière ?
Ce n’est pas quand les taux français sont un peu plus hauts que les taux allemands ou dépassent brutalement les taux portugais même si cela peut faire mal à l’égo du coq gaulois. C’est une alerte. Un indicateur, mais pas une crise.
Une crise financière c’est quand tout le système est touché par les problèmes de taux. Qu’ils se diffusent dans toute l’économie, que les banques vacillent et que plus personne ne peut emprunter.
Nous n’y sommes pas encore, et nous avons de la marge car la France quoi que l’on en dise reste riche et la masse « taxable » existe quelle que soit la manière dont la rapine sera organisée.
Le vrai problème n’est donc pas économique.
Le vrai risque est celui de l’explosion sociale provoquée par la nécessité de faire des économies dont personne ne veut et de régler un bilan que personne ne souhaite affronter.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »



