- 1°/« L’OPEP réduit la production de pétrole pour soutenir les cours… et donc l’inflation ! ».
- 2°/Escrologie Al Carbonne. Âge moyen du parc 12 ans pour les voitures essence… 3 ans pour les voitures électriques !
- 3°/Tribune du Monde. RSA – « Vivre avec 600 euros n’étant pas une contrainte suffisante… il faudra désormais être stagiaire d’Etat pour les percevoir »
- 4°/Christine Lagarde ne voit pas de signe clair que le «pic» d’inflation aurait été atteint …
- 5°/Immobilier en crise … Suppression du Pinel… restriction du PTZ… maisons individuelles non éligibles.

1°/« L’OPEP réduit la production de pétrole pour soutenir les cours… et donc l’inflation ! ». L’édito de Charles SANNAT
par Charles Sannat | 6 Juin 2023 | A la une, Crise Economique

Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Les pays membres de l’OPEP + la Russie sont parvenus en fin de week-end dernier à un accord pour réduire la production de pétrole malgré des objectifs très divergents.
Les pays africains veulent vendre plus de pétrole car ils ont besoin de revenus notamment budgétaires.
La Russie veux vendre plus de pétrole pour financer la guerre et le blocage des prix ne lui permet pas de profiter de la hausse potentielle des cours. Du fait des sanctions occidentales, seul le pétrole russe à un prix égal ou inférieur à 60 dollars peut continuer à être livré. Au-delà de ce plafond, il est interdit pour les entreprises de fournir les services permettant le transport maritime (fret, assurance, etc…).
Enfin un pays comme l’Arabie Saoudite a besoin de préserver ses dernières ressources et de les vendre au plus cher. J’en profite pour vous remettre le lien site gouvernemental saoudien sur le grand projet du Royaume appelé Vision 2030 date à partir de laquelle le pays devra se passer de l’essentiel de ses revenus pétroliers: https://www.vision2030.gov.sa/
Voilà pour le contexte général.
Rajoutons à cela le sujet de l’inflation.
Soutenir les cours du pétrole c’est soutenir l’inflation !
En effet, la hausse des prix de l’énergie maintient l’inflation à des niveaux élevés.
En réduisant la production, l’OPEP empêche les cours du pétrole et donc de l’énergie de diminuer de manière importante malgré la hausse des taux d’intérêt.
En soutenant les cours du pétrole, l’Opep soutient donc l’inflation.
Enfin vous trouverez ci-dessous le récapitulatif complet de la production et l’historique pays par pays.
En moins d’un an, ce sera une baisse de 10 % environ de la production des pays de l’Opep.
Le pétro-dollar sans pétrole ?
Enfin, dernière chose à penser, dans ce monde qui change à toute vitesse, et où les alliances se recomposent, c’est le pétro-dollar !
Cela semble une évidence, mais pour avoir des pétro-dollars, encore faut-il avoir du pétrole tout court à vendre !
Moins de pétrole c’est moins de pétro-dollars !
Moins de pétro-dollars c’est moins de liquidités pour financer les déficits budgétaires américains !
Voilà les sujets abordés lors de l’émission d’Ecorama avec la camarade David Jacquot.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT

2°/Escrologie Al Carbonne. Âge moyen du parc 12 ans pour les voitures essence… 3 ans pour les voitures électriques !
par Charles Sannat | 6 Juin 2023 | Environnement

D’après cette étude de S&P global, la tendance au vieillissement du parc automobile se poursuit alors que les ventes de véhicules neufs restent sous pression. Le nombre de voitures particulières a atteint son point le plus bas depuis 1978.
Avec plus de 284 millions de véhicules en circulation (VIO) sur les routes américaines, l’âge moyen des voitures et des camions légers aux États-Unis a encore augmenté cette année pour atteindre un nouveau record de 12,5 ans, en hausse de plus de trois mois par rapport à 2022, selon la dernière analyse de S&P Global Mobility. La croissance est conforme à la prévision de l’entreprise de l’année dernière selon laquelle les ventes de véhicules neufs limitées continueraient d’avoir un impact et d’exercer une pression à la hausse sur l’âge moyen. De plus, l’augmentation continue des camions légers/utilitaires signifie que le nombre de voitures particulières sur la route tombera en dessous de 100 millions pour la première fois depuis 1978.
Il s’agit de la sixième année consécutive d’augmentation de l’âge moyen des véhicules du parc américain. Il reflète également la plus forte augmentation annuelle depuis la récession de 2008-2009, qui a provoqué une accélération de l’âge moyen au-delà de son taux traditionnel en raison de la forte baisse de la demande de ventes de véhicules neufs.
« Nous nous attendions à ce que la confluence des facteurs ayant une incidence sur la flotte à la sortie de 2021 exercerait une pression à la hausse supplémentaire sur l’âge moyen des véhicules. Mais la pression s’est amplifiée au cours de la seconde moitié de 2022, alors que les taux d’intérêt et l’inflation ont commencé à faire des ravages », a déclaré Todd Campau. , directeur associé des solutions après-vente pour S&P Global Mobility.
Malgré les vents contraires économiques, les ventes de véhicules neufs devraient dépasser 14,5 millions d’unités en 2023, selon les prévisions de S&P Global Mobility, ce qui devrait freiner le taux de croissance de l’âge moyen au cours de l’année à venir.
« Alors que la pression restera sur l’âge moyen en 2023, nous nous attendons à ce que la courbe commence à s’aplatir cette année alors que nous envisageons de revenir aux normes historiques pour les ventes de véhicules neufs en 2024 », a déclaré Campau.
Les gens ne veulent pas acheter de voitures électriques, et ainsi retardent leurs nouveaux investissements en « véhicules », préférant conserver leurs anciennes voitures.
A ce rythme-là, nous allons nous retrouver tous comme à Cuba, avec des voitures de 70 ans d’âge !
Et des véhicules électriques… nettement moins durables !
L’âge moyen des véhicules électriques à batterie (BEV) aux États-Unis est de 3,6 ans cette année, contre 3,7 ans l’an dernier. L’âge moyen oscille entre 3 et 4 ans depuis 2017 et est largement compressé à mesure que les nouvelles immatriculations de BEV continuent de croître. Selon les estimations de S&P Global Mobility, les nouvelles immatriculations de BEV ont enregistré un gain de 58 % d’une année sur l’autre, pour atteindre près de 758 000 unités en 2022.
Cependant, l’âge moyen des BEV est sous pression car les BEV quittent la flotte plus rapidement que leurs homologues ICE et diesel.
Selon l’analyse de S&P Global Mobility, sur les près de 2,3 millions de BEV immatriculés aux États-Unis de 2013 à 2022, environ 2,12 millions sont encore sur la route aujourd’hui – environ 6,6% ont quitté la flotte. En ce qui concerne les autres types de carburant, à l’exclusion des BEV, sur les quelque 158 millions de véhicules vendus au cours de la même période, environ 149,8 millions de véhicules circulent aujourd’hui, ce qui indique que 5,2% ont quitté la flotte au cours de la période.
Évidemment l’âge moyen est plus bas, puisque le parc électrique est « tout neuf », mais ce n’est pas le seul facteur d’explication et l’autre est nettement plus inquiétant.
Pour le dire autrement, un véhicule électrique déjà fortement polluant lors de sa fabrication, dure beaucoup moins longtemps qu’un véhicule thermique !
C’est logique, car le moindre choc rend ces véhicules presque irréparables, provoquant leur mise au rebus.
Les voitures électriques risquent de s’avérer être rapidement une ineptie aussi bien environnementale que technologique.
Ne vous précipitez pas, et gardez aussi longtemps que vous pouvez votre vieille voiture, le temps que nos dirigeants retrouvent les chemins de la raison, ce qui peut souvent s’avérer très long.
Charles SANNAT
Source S&P Global ici

3°/Tribune du Monde. RSA «Vivre avec 600 euros n’étant pas une contrainte suffisante… il faudra désormais être stagiaire d’Etat pour les percevoir»
par Charles Sannat | 6 Juin 2023 | Emploi & Chômage

RSA : « Vivre avec 600 euros n’étant pas une contrainte suffisante, il faudra désormais être stagiaire d’État pour les percevoir ».
C’est une Tribune publiée dans le Monde où Raphaël Amselem, chargé d’études pour GenerationLibre, spécialiste des finances publiques, et Lucien Guyon, journaliste chez « Blast », dénoncent, dans une tribune au « Monde », la notion de devoir que le gouvernement veut associer au RSA, qui constitue un droit à la dignité humaine et ne saurait par conséquent souffrir de contrepartie.
Cette affirmation n’exonère en aucun cas d’une argumentation qui manque cruellement.
Et puis, surtout, il est important de dire que, le RSA et la solidarité, peuvent et doivent impliquer des contreparties.
Cette Tribune commence par nous expliquer en gros qu’avec 600 euros par mois on ne fait rien, ce qui est vrai, mais très partiel, puisque bien souvent le RSA est versé à des parents isolés et qu’avec deux enfants cela fait dans les 1 200 euros mensuels, auxquels il faut ajouter la CMU, et le fait que l’on ne paye rien et que l’on bénéficie de tous les tarifs sociaux. Bref, un « RSA » ce n’est pas 600 euros par mois, c’est en salaire indirect et en « pouvoir d’achat » (je n’ai pas parlé de niveau de vie) beaucoup plus, d’où le fait que c’est une trappe à inactivité et que les gens n’ont pas intérêt en tant qu’agents économiques rationnels à aller travailler.
Alors oui, conditionner le RSA est une bonne chose, comme pour toutes les aides d’ailleurs.
Quand vous aidez c’est toujours avec l’argent des autres.
Etre pauvre, ne donne en aucun cas le droit d’aller voler de quoi vivre dans le porte-monnaie des riches.
Or le socialisme qui fait la générosité pour les uns avec l’argent des autres, c’est juste un vol légalisé appelé impôts.
Tout va bien quand la pression fiscale est mesurée.
Lorsque la dépense publique représente 60 % du PIB, lorsque les charges sur vos salaires sont de 100 %; alors, non, ce n’est plus de la justice sociale, c’est de la bêtise économique.
Une bêtise économique qui est de surcroît totalement inefficace car plus nous aidons et plus nous dépensons, plus nous sommes en réalité incapables de lutter contre la pauvreté et son développement.
Tout cela ne fonctionne pas.
Parce que l’assistanat ne fonctionne pas et ne fonctionnera jamais !
Il faut développer la responsabilité individuelle, pas l’assistanat.
Enfin l’assistanat est très différent de la solidarité juste qui consiste à intervenir dans les cas évidents d’incapacité où l’individu ne peut plus subvenir à ses besoins, cela va de l’enfance à la vieillesse, en passant par les moments de maladie ou les handicaps. Bref, tout ceci n’est que du bon sens.
Notre politique sociale est devenue tout simplement délirante, outrancière et contre-productive.
Ce qui doit-être inconditionnel c’est le fait d’aider celui qui en a besoin.
Pour autant les manières d’aider, elles, se discutent forcément avec toujours un objectif, celui de permettre à la personne, à l’individu unique, utile, et important, de construire et d’avancer sur son chemin de vie. Cela ne peut pas se faire dans des processus d’assistanat qui sont la négation même de la responsabilisation personnelle qui fait grandir chaque personne.
Assister en mettant de côté et en dehors de la société celui qui est au RSA n’est pas généreux. Nous devons tous, en fonction de nos moyens, de nos talents, participer à la société, à sa construction et à son évolution. C’est cela faire société ensemble, c’est cela respecter chaque individu en lui permettant d’être utile et de participer.
Charles SANNAT
Source Le Monde.fr ici

4°/Christine Lagarde ne voit pas de signe clair que le « pic » d’inflation aurait été atteint …
par Charles Sannat | 6 Juin 2023 | Banques Centrales

Christine Lagarde, la présidente de la BCE ne voit pas pour l’instant de signe clair pour l’inflation sous-jacente en Europe et elle a raison.
Pour le moment l’inflation reste très forte et marquée.
Ce n’est pas étonnant.
La pression sur les salaires va rester forte.
Et il faudrait que la BCE monte les taux sans doute encore un peu plus haut, et il n’est pas impossible maintenant que la BCE soit obligée de pousser les taux directeurs en direction des 5%.
Cela évidemment ne sera pas sans poser problème aux marchés financiers, obligataires et… immobilier qui en France souffre déjà.
Charles SANNAT

5°/Immobilier en crise … Suppression du Pinel… restriction du PTZ… maisons individuelles non éligibles.
par Charles Sannat | 6 Juin 2023 | Grille article, Immobilier

Élisabeth Borne déclare avoir « pris à bras le corp le problème de la crise du logement » ! Heureusement qu’elle y va à fond la forme la Babeth parce que sinon qu’est-ce qu’il pourrait bien se passer.
Ce qui est bien avec ce plan qui n’en est pas un, c’est qu’il fait l’unanimité contre lui.
Il faut dire qu’en macronie, on n’aime pas l’immobilier, un truc de vieux rentiers de droite lecteurs du Figaro.
C’est donc la panique du côté des acteurs du logement qui n’ont jamais osé crier trop fort ni prévenir le gouvernement de ce qu’il allait se passer.
Le gouvernement ne le sait pas encore, car avec l’immobilier nous sommes sur un marché à forte inertie, mais lorsque les chiffres actuellement désastreux viendront se matérialiser dans les frais de mutation en chute, dans les TVA qui ne seront plus encaissées par l’Etat, et qu’il y aura un effondrement des recettes fiscales, nos augustes phares lumineux des palais hurleront d’abord à la fraude fiscale. Puis ils seront obligés d’admettre que leur politique est stupide et qu’elle a conduit à tuer la poule aux oeufs d’or qu’est l’immobilier.
Ils seront alors pris de panique quand Bruno Le Maire, entre deux dilatations se rendra compte que ses recettes fiscales, elles se contractent…
Je vous conseille, particulièrement, pour avoir une vision claire du cap que nous fixe le président la seconde vidéo.
Je crois que Macron essaie de nous dire quelque chose. Etant un homme simple de province, et vu de ma Normandie, je n’ai pas saisi la quintescence du message présidentiel.
Je suppose que vous vous avez compris.
Je vous propose donc dans les commentaires de nous faire part de vos explications sur la teneur du message du grand timonier Élyséen !
Du clapotis à la bulle de savon… Mystique !
Charles SANNAT
« Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Insolentiae.com est le site sur lequel Charles Sannat s’exprime quotidiennement et livre un décryptage impertinent et sans concession de l’actualité économique. Merci de visiter mon site. Vous pouvez vous abonner gratuitement à la lettre d’information quotidienne sur http://www.insolentiae.com. »

