5250 – L’AIEA publie son rapport annuel sur les profils électronucléaires nationaux – 21.12.2022 par Anushya Ramaswamy

Anushya Ramaswamy – Département de l’énergie nucléaire de l’AIEA

La centrale nucléaire de Beznau (Suisse) (Photo : Axpo).

L’AIEA a publié l’édition 2022 de son rapport sur les profils électronucléaires nationaux, plus de vingt ans après le lancement de ce guide détaillé sur l’état et l’évolution des programmes électronucléaires nationaux.
Alors qu’un nombre croissant de pays se tournent vers l’électronucléaire pour faire face au changement climatique et assurer leur sécurité énergétique, les profils électronucléaires nationaux, qui font partie de l’action que mène l’AIEA pour garantir l’exploitation sûre et économique des centrales nucléaires, jouent un rôle de plus en plus important en renforçant l’efficacité de la planification, de la prise de décision et de la mise en œuvre des programmes électronucléaires.
« Depuis 1998, les profils électronucléaires nationaux répondent à un besoin essentiel : disposer d’un aperçu de haut niveau des infrastructures électronucléaires et de l’évolution des programmes électronucléaires des États Membres participants », explique Aline des Cloizeaux – directrice de la Division de l’énergie d’origine nucléaire de l’AIEA. « La compilation des rapports, rendue accessible au public chaque année sous forme de publication et sur le site web de l’AIEA consacré à ces profils, fait généralement partie des dix ressources de l’Agence les plus consultées. »
Trente pays, dont la Belgique, le Canada, la France et la Suisse, ont fourni des informations nouvelles ou actualisées pour l’édition 2022 du rapport. Certains ont déjà des programmes électronucléaires opérationnels ou en expansion ; d’autres, primo-accédants, envisagent de se lancer dans l’électronucléaire ; et d’autres encore, comme le Bangladesh et la Türkiye, en sont à la phase de construction, c’est-à-dire qu’ils raccorderont bientôt leur première centrale nucléaire au réseau. Certains pays qui ont abandonné l’électronucléaire, comme l’Italie, ou qui envisagent de relancer la filière, comme la Lituanie, figurent également dans le rapport.
L’édition 2022 du rapport présente également les principales tendances, telles que l’augmentation du nombre d’engagements nationaux à mettre en place une infrastructure électronucléaire ; la collaboration accrue entre les pays membres de l’AIEA, l’Agence et d’autres parties prenantes ; l’importance de la mise en valeur des ressources humaines ; les progrès de la recherche-développement visant à intégrer des modèles de réacteurs avancés ; ainsi que la nécessité d’une gestion rigoureuse de la durée de vie des centrales nucléaires pour des programmes d’exploitation sûrs à long terme.
Au cours des dernières années, les profils électronucléaires nationaux ont été davantage intégrés à la base de données du Système d’information sur les réacteurs de puissance (PRIS) de l’AIEA, qui contient des données statistiques fournies par les pays sur l’exploitation des centrales nucléaires, l’énergie et la consommation d’électricité. Ensemble, ces deux bases de données donnent un aperçu général qui fait autorité concernant les programmes électronucléaires des pays participants. La dernière publication sur le PRIS, Réacteurs nucléaires de puissance dans le monde, sortie en juillet, contient toutes les statistiques sur l’exploitation de l’électronucléaire en 2021 fournies par les pays membres de l’AIEA. Celles-ci montrent que, dans un contexte de crises mondiales en constante évolution, l’électronucléaire a enregistré sa deuxième production annuelle la plus élevée de la dernière décennie, au moment où le monde commençait à se relever de la pandémie de COVID-19.
Selon Shin Whan Kim – chef de la Section du génie électronucléaire de l’AIEA, qui produit le rapport annuel sur les profils électronucléaires nationaux, l’Agence lancera l’année prochaine une nouvelle base de données et un nouveau site web dédiés à ces profils. « Cette nouvelle plateforme améliorée sera le fruit des efforts considérables, de haut niveau et visibles par tous consentis par les États Membres, qui fournissent volontairement ces informations essentielles et officielles. »
Les rapports sont compilés et mis à jour par les coordonnateurs nationaux désignés par chaque État pour l’établissement des profils électronucléaires. Ces profils sont autonomes et contiennent des informations fournies officiellement par les autorités de chaque pays. Les pays qui ont participé cette année sont les suivants : Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Arménie, Bangladesh, Bélarus, Belgique, Bulgarie, Canada, Chine, Égypte, Émirats arabes unis, États-Unis, Finlande, France, Hongrie, Italie, Mexique, Pays-Bas, Pakistan, République de Corée, République islamique d’Iran, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse et Türkiye.

https://www.iaea.org/fr/newscenter/news/laiea-publie-son-rapport-annuel-sur-les-profils-electronucleaires-nationaux