4284 – VisegradPost – 1/Hongrie Soros.. 2/Fidez chez les Conservateurs UE.. 3/Roumanie & Covid.. 4/Tchéquie – Russie …

  1. La Hongrie fait marche arrière sur les lois anti-Soros – 22 avril 2021 – VisegradPost –

  2. Le Fidesz rejoint les Conservateurs au Conseil de l’Europe – 21 avril 2021 – VisegradPost –

  3. Le gouvernement roumain accuse le coup de sa politique covidienne – 20 avril 2021 -VisegradPost –

  4. La Tchéquie expulse 18 diplomates russes – la Russie rend la pareille – 19 avril 2021 – VisegradPost –

DAVOS/SWITZERLAND, 27JAN11 – George Soros, Chairman, Soros Fund Management, USA, is captured during the session ‘Redesigning the International Monetary System: A Davos Debate’ at the Annual Meeting 2011 of the World Economic Forum in Davos, Switzerland, January 27, 2011.Copyright by World Economic Forum swiss-image.ch/Photo by Michael Wuertenberg

1/La Hongrie fait marche arrière sur les lois anti-Soros – 22 avril 2021 – VisegradPost –

Hongrie – Nouvel épisode dans l’interminable procession d’Echternach – deux pas en avant et un pas en arrière – à laquelle se livrent tour à tour les institutions européennes et le gouvernement hongrois : la Hongrie s’apprête à abroger la loi de 2017 sur les ONG financées par l’étranger ainsi que la loi dite lex CEU.

Loi de transparence pour les ONG étrangères

L’affaire avait fait grand bruit il y a presque quatre ans lorsqu’en juin 2017, malgré les appels du Parlement européen, le parlement hongrois avait adopté une loi, dite de transparence, instituant que les ONG actives en Hongrie et financées par des fonds étrangers devaient désormais s’enregistrer auprès des tribunaux et déclarer sur toutes leurs publications qu’elles n’étaient pas des organisations hongroisesune loi que de nombreux observateurs avaient dès lors considérée comme une « loi anti-Soros », du nom du spéculateur et milliardaire américain d’origine hongroise finançant tout un réseau d’ONG en Europe centrale et propageant par ce biais toute une série d’idéologies dites progressistes (immigrationnisme, LGBT, etc.).

« Restrictions discriminatoires et injustifiées »

Or, la Cour de Justice de l’Union européenne avait statué en juin 2020 que cette loi enfreignait la législation européenne :
« Les restrictions de la Hongrie sur le financement des organisations civiles par des personnes établies en dehors de cet État membre ne sont pas conformes au droit de l’Union », 
avaient déclaré les juges de Luxembourg considérant que les dispositions de cette loi hongroise imposaient des « restrictions discriminatoires et injustifiées ». Le 18 février dernier, la Commission européenne avait donné à la Hongrie un délai de deux mois pour modifier sa loi. « Les organisations de la société civile sont un élément indispensable de nos démocraties. Nous devons les soutenir, pas les combattre », avait alors déclaré la vice-présidente de la Commission européenne, Věra Jourová.
La lex CEU adoptée en mars 2017 stipule que que pour délivrer des diplômes étrangers en Hongrie, une université doit disposer dans son pays d’origine d’un campus en bonne et due forme, une condition que la Central European University – université américaine établie alors à Budapest et financée par George Soros – ne fut pas en mesure de remplir, entraînant le déménagement d’une partie de ses activités dans la capitale autrichienne.
« La CEU a été poussée dehors. […] C’est du jamais vu. Une institution américaine expulsée d’un pays membre de l’OTAN. Ils expulsent une institution européenne d’un pays de l’Union européenne, »
avait alors déclaré son directeur, Michael Ignatieff, bien que la CEU soit en réalité toujours présente et active en Hongrie jusqu’à ce jour.

Mise en conformité de la législation hongroise

Le vice-premier ministre hongrois, Zsolt Semjén, a déposé ce mardi 20 avril devant le parlement hongrois un projet de loi visant à abroger, en date du 1er juillet 2021, la loi de 2017 sur les ONG tandis qu’un autre projet de loi abrogera les dispositions relatives aux universités étrangères. Pour le gouvernement hongrois, il ne s’agit bien évidemment pas d’une quelconque reculade mais d’une simple mise en conformité de la législation hongroise à la décision de la CJUE ayant par ailleurs « confirmé que garantir la transparence du soutien apporté aux organisations capables d’influencer de manière significative le débat public peut servir l’intérêt public supérieur », le nouveau texte vise
« à mettre en place de nouvelles dispositions conformes au droit de l’Union européenne ».

Article signé par la Rédaction.

https://visegradpost.com/fr/2021/04/22/la-hongrie-fait-marche-arriere-sur-les-lois-anti-soros/

2/Le Fidesz rejoint les Conservateurs au Conseil de l’Europe – 21 avril 2021 – VisegradPost –

szeged.hu - Itt az új Fidesz-logó!

Hongrie – Suite au divorce entre le Fidesz et le Parti populaire européen (PPE) intervenu début mars après plusieurs années de différends, les spéculations vont bon train pour savoir à quel groupe le parti de Viktor Orbán sera affilié dans l’avenir, ses plus proches alliés, le PiS polonais et la Lega italienne appartenant l’un aux Conservateurs et réformistes européens (62 députés au Parlement européen) et l’autre au groupe Identité et démocratie (75 députés).

Pas d’alliance envisagée entre le Fidesz, le RN et l’AfD

Plusieurs possibilités sont envisagées, dont – vraisemblablement la plus probable – l’adhésion aux Conservateurs et réformistes européens (CRE), la fusion des groupes CRE et ID, voire la création d’un nouveau groupe autour du Fidesz, du PiS et de la Lega. Une chose semble sûre pour le moment, et ses dirigeants l’ont rappelé plusieurs fois ces dernières semaines, le Fidesz ne fera pas cause commune avec le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen ou l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) au Parlement européen.
Katalin Novák – ministre de la Famille et vice-présidente du Fidesz chargée des relations européennes – l’expliquait dans un entretien publié le 17 avril par le quotidien hongrois Magyar Nemzet :
« Tandis que bien des partis voudraient coopérer avec le Fidesz, quant à nous, nous ne demandons qu’à faire alliance avec des groupes politiques prêts à s’engager pour les valeurs de la droite traditionnelle ». 

Cohabitation avec le FPÖ et l’AfD au Conseil de l’Europe 

La question se posait aussi accessoirement pour l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, et elle vient d’être tranchée : le Fidesz a rejoint le Groupe des conservateurs européens (GCE) dont font partie le FPÖ autrichien, le Vlaams Belang flamand, le SPD tchèque, l’AfD allemande et la Lega italienne – tous membres du groupe Identité et démocratie au Parlement européen – mais aussi le PiS polonais et les Conservateurs britanniques.

« Pas de relation bilatérale avec l’AfD »

Cette adhésion au groupe conservateur au Conseil de l’Europe, associée aux déclarations d’hier de Katalin Novák rappelant que
le Fidesz n’a « pas de relation bilatérale avec l’AfD, [que ses] partenaires en Allemagne sont […] la CDU et la CSU [et que le Fidesz n’a] pas l’intention de changer cela », 
semble indiquer une prochaine adhésion du parti de Viktor Orbán aux groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE) au Parlement européen, Katalin Novák ayant encore une fois clairement exclu de collaborer avec l’AfD au parlement européen.

https://visegradpost.com/fr/2021/04/21/le-fidesz-rejoint-les-conservateurs-au-conseil-de-leurope/

3/Le gouvernement roumain accuse le coup de sa politique covidienne – 20 avril 2021 -VisegradPost –

Roumanie – La gestion de l’épidémie de coronavirus continue de faire des ravages au sein des coalitions gouvernementales en Europe centrale, après la crise gouvernementale slovaque mise en veilleuse suite à la permutation de poste entre MM. Matovič et Heger, et après l’éviction des ministres tchèques des Affaires étrangères et de la Santé, c’est au tour du gouvernement roumain de connaître des remous.

Limogeage du ministre de la Santé et de sa secrétaire d’État

Mercredi dernier, 14 avril, le premier ministre libéral roumain – Florin Cîțu (Parti national-libéral, PNL), annonçait le limogeage de son ministre de la Santé – Vlad Voiculescu, membre de l’alliance USR-PLUS (Union Sauvez la Roumanie – Parti de la Liberté, de l’Unité et de la Solidarité) ainsi que de la secrétaire d’État Andreea Moldovan. La décision du premier ministre est intervenue suite à plusieurs incidents, dont la publication par Mme Moldovan d’une ordonnance du ministère de la Santé fixant de nouveaux critères facilitant la mise en quarantaine des grandes villes, y compris Bucarest, or cette ordonnance du ministère de la Santé aurait été concoctée par M. Voiculescu et Mme Moldovan sans prendre la peine de consulter les autres membres du gouvernement. M. Cîțu qui expliquait vouloir restaurer la confiance :
« La lutte contre Covid-19 a sollicité au maximum les ressources de l’État, en particulier dans le système de santé. Pour réussir, la confiance dans les institutions de l’État est nécessaire », 
a également annoncé que le vice-premier ministre – Dan Barna, coprésident d’USR-PLUS, assurerait par intérim les fonctions de ministre de la Santé.

Une décision inacceptable 

Les dirigeants de l’USR-PLUS considèrent comme inacceptable la réaction du premier ministre. En conséquence, M. Barna a refusé d’assumer l’intérim au ministère de la Santé, obligeant Florin Cîțu à le faire lui-même, tandis que l’USR-PLUS annonçait retirer son soutien au premier ministre qui perdrait de la sorte sa majorité au parlement.
« Le limogeage de Vlad Voiculescu par le premier ministre est une décision unilatérale et politiquement immature. Cela soulève de grandes questions sur la capacité du premier ministre Cîțu à diriger la coalition », 
a ainsi déclaré Dan Barna. « L’annonce de ce matin relative à ma prise en charge de l’intérim, sans me consulter, est aussi une décision qui confirme l’immaturité. Nous avons discuté avec le président de la Roumanie [Klaus Iohannis, ndlr.], et nous trouverons une solution ».

« Florin Citu n’a plus le soutien d’USR-PLUS pour rester premier ministre » 

Le communiqué de l’USR-PLUS est on ne peut plus clair : Florin Cîțu « a pris une décision unilatéralement, ce qui va à l’encontre de l’esprit dans lequel nous avons formé cette coalition gouvernementale. Dès le début, nous avons décidé de travailler en équipe pour réformer la Roumanie, et jusqu’à aujourd’hui, c’est ainsi que nous avons pris les décisions conjointes […] À partir de ce moment, Florin Citu n’a plus le soutien d’USR-PLUS pour rester premier ministre […] L’alliance USR-PLUS veut rester dans une coalition gouvernementale qui entreprend des réformes, pas une dans laquelle elle ne fait que les approuver mais ne les fait pas ».

« Des différences fondamentales » entre les nombres rapportés et réels de décès liés au Covid

De son côté, le ministre de la Santé limogé, Vlad Voiculescu, n’est pas non plus demeuré en reste pour amplifier la polémique. Ainsi, lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi, il a déclaré qu’il y avait « des différences fondamentales » entre les nombres rapportés et réels de décès liés au Covid.
« J’ai peur pour les gens de ce pays, pour ceux qui ont besoin d’aide, pour ceux qui sont considérés par les politiciens uniquement comme un électorat […] J’ai aussi peur pour les bonnes personnes du système, celles qui attendent un changement depuis longtemps, celles qui ont vu la réalité dans ce qui s’est passé ces jours-ci, à savoir que si vous bouleversez trop le système, alors il n’a même pas besoin d’arguments pour vous éliminer ». M. Voiculescu a poursuivi son propos en évoquant des vulnérabilités « effrayantes » au sein des institutions roumaines à tous les niveaux : « Ces vulnérabilités ne sont pas personnelles, elles n’appartiennent à aucun ministre ou à un autre, ces vulnérabilités appartiennent à un système. Cela prend du temps, des personnes et des processus, une certaine mentalité et une certaine approche pour changer les choses. […]
Le problème de l’État roumain, dans le domaine de la santé et dans tout autre domaine, reste la capacité extrêmement limitée de ses institutions […]
Je pense que j’avais tort d’attendre une certaine décence en temps de pandémie, de la décence de la part de certains politiciens ou d’une partie de la presse.
Je pensais que le premier ministre nommé par la coalition n’utiliserait pas la force que je lui ai donnée pour des raisons davantage liées à sa carrière politique. […] La Roumanie a besoin que les hommes politiques agissent chaque jour dans l’intérêt du peuple […] La gestion de la pandémie telle qu’elle s’est produite ces derniers mois a connu plusieurs épisodes dont le public était moins au courant. Le premier ministre roumain ne parlait presque jamais avec le ministère de la Santé, lançant des objectifs sans parler à personne, le premier ministre roumain était ainsi devenu le premier épidémiologiste du pays, parlant de choses qu’il ne savait pas, dont il n’a discuté avec personne, pas même avec des experts. […] Je ne voudrais pas avancer de chiffres parce que nous n’avons pas réussi à documenter cela, mais notre enquête montre qu’il existe des différences fondamentales entre les chiffres rapportés et réels. […]
Nous parlons d’une méthodologie défectueuse. Je peux le dire avec certitude. Et le résultat de cette méthodologie est une différence dont nous ne connaissons pas l’ampleur […] C’est une question de méthodologie [...] Ce que je pense qu’il s’est passé, et j’ai des indices sérieux, c’est qu’il y a eu une sous-déclaration.
Cela ne change pas la réalité, mais cela change la perception. Nous avons pris un hôpital, nous avons regardé le nombre de décès, puis nous avons regardé comment cela est signalé sur chaque plateforme. Dans les deux cas, il y a une sous-déclaration, et la différence entre les deux plateformes est significative ».
Le premier ministre Florin Cîțu a alors affirmé que le groupe de travail évoqué par M. Voiculescu n’existait pas : « Suite aux informations publiées dans la presse, j’ai demandé au secrétaire d’État Andrei Baciu de me dire s’il existe un groupe de travail au niveau du ministère de la Santé qui s’occupe d’une telle chose. Aujourd’hui, nous avons la confirmation que ce groupe de travail est inexistant ». Une affirmation apparemment un peu hâtive puisque démentie entre-temps par un membre d’USR-PLUS, Liviu Iolu, qui a publié sur son compte Facebook le document créant ledit groupe de travail, signé le 12 avril par la secrétaire d’État Andreea Moldovan, ce qui prouve au minimum que la partie PNL de l’exécutif n’était pas informée.

Manifestations et scandale hospitalier en toile de fond

Cette crise gouvernementale arrive après près de deux mois de manifestations – rassemblant, dans plusieurs villes, jusqu’à 10 000 personnes – à travers tout le pays contre les nouvelles restrictions de libertés. Mais c’est un récent scandale hospitalier qui a contribué le plus à faire monter la pression sur le gouvernement. Le 9 avril, la section orthopédique de l’hôpital Foişor à Bucarest a été vidée durant la nuit de ses patients pour être transformé en section Covid, donnant lieu à des images de patients fragiles évacués tardivement pour laisser l’hôpital vide. Une manifestation nocturne s’est alors tenue devant l’hôpital et l’affaire a fait grand bruit dans le pays.
De plus, le témoignage d’une pneumologue dénonçant le protocole de prise en charge des patients Covid a également eu un impact non négligeable en Roumanie.

https://visegradpost.com/fr/2021/04/20/le-gouvernement-roumain-accuse-le-coup-de-sa-politique-covidienne/

4/La Tchéquie expulse 18 diplomates russes – la Russie rend la pareille – 19 avril 2021 – VisegradPost –

andrej-babis.23 avril 2021
Tchéquie/Russie – Il n’y a pas qu’en Ukraine et entre la Pologne et la Biélorussie que la tension monte en Europe centrale. C’est ainsi que le gouvernement tchèque a annoncé ce samedi 17 avril l’expulsion de 18 diplomates russes qui seraient impliqués dans l’explosion d’un dépôt de munitions près de Zlín il y a sept ans. De plus, la société russe Rosatom a été exclue de l’appel d’offre concernant l’agrandissement de la centrale nucléaire de Dukovany. De son côté, la Russie a répliqué ce dimanche en déclarant 20 diplomates tchèques personae non gratae. Tout cela également sur fond de crise autour du vaccin anti-Covid Spoutnik V.
« Je regrette que les relations tchéco-russes en souffrent, mais la République tchèque doit réagir […] J’ai pris la décision d’expulser tous les employés de l’ambassade russe à Prague, que notre renseignement a considérés comme des agents des services secrets russes »,
a ainsi déclaré samedi le ministre tchèque des Affaires étrangères par intérim – Jan Hamáček (ČSSD), tandis que le premier ministre Andrej Babiš expliquait que les services secrets russes seraient responsables de l’explosion ayant eu lieu en 2014 dans un dépôt de munition à Vrbětice (près de Zlín, non loin de la frontière slovaque) dans laquelle deux personnes avaient trouvé la mort. « Nous avons informé le président [Miloš] Zeman de cette affaire et de la procédure envisagée, et le président nous a exprimé son soutien absolu […]
La République tchèque est un État souverain et doit réagir en conséquence »,
a encore précisé M. Babiš.

Des explosions dans des dépôts de munitions tchèques en 2014

En 2014, deux explosions ont eu lieu dans des dépôts de munitions à Vrbětice, une petite localité de l’arrondissement de Zlín : le 16 octobre et le 3 décembre. La première explosion a notamment entraîné la mort de deux employés de la société tchèque Imex qui louait les locaux à l’Institut tchèque de Technique militaire (Vojenský technický ústav, VTÚ) qui y avait entreposé 50 tonnes de munitions. Dans les jours qui suivirent, jusqu’à 375 personnes résidant dans les villages environnants avaient dû être évacués par mesure de sécurité. Le 3 décembre 2014, un second dépôt, contenant 100 tonnes de munitions, explosait à un kilomètre de là. Selon les autorités tchèques, deux agents des services secrets russes (GRU) seraient directement impliqués dans cette affaire. Ces deux agents russes seraient – selon la police tchèque – Alexander Petrov et Rouslan Bashirov, également soupçonnés d’être impliqués dans l’empoisonnement de Sergueï Skripal (un ancien agent secret russe ayant trahi son pays au profit du Royaume-Uni) et de sa fille en 2018 au Royaume-Uni.

Des munitions pour les rebelles syriens ou pour l’Ukraine ?

Selon diverses sources, la raison pour laquelle les services russes auraient pris pour cible ces dépôts de munitions tchèques serait que lesdites munitions auraient pu être destinées soit aux rebelles syriens en guerre contre le régime de Bachar el Assad, allié de la Russie, soit à l’Ukraine afin de l’aider contre les rebelles séparatistes pro-russes du Donbass.
Pour la Tchéquie, les choses sont claires : des agents russes ont commis un crime en territoire tchèque constituant de plus une violation flagrante de la souveraineté tchèque.
« Vendredi soir, nous avons été informés de faits graves concernant la sécurité de notre pays […] Je voudrais saluer le travail de nos forces de sécurité, de la police, en particulier du Centre national de lutte contre le crime organisé, qui ont fait un travail extraordinaire »,
a ainsi déclaré Andrej Babiš ce samedi.

Soutien des alliés de la Tchéquie

Dans le cadre de cette affaire d’une gravité assez exceptionnelle, la Tchéquie a reçu ce dimanche le soutien de ses alliés. Plusieurs pays, dont les États-Unis, la Slovaquie, le Royaume-Uni et l’Ukraine ont officiellement approuvé la réaction du gouvernement tchèque et assuré la Tchéquie de leur soutien. Par ailleurs, le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se réunit ce lundi 19 avril pour discuter de la situation, tandis que les ambassadeurs tchèques ont immédiatement communiqué toutes informations utiles aux gouvernements alliés tant au sein de l’UE que de l’OTAN.

La Russie expulse à son tour 20 diplomates tchèques

La première réaction de Moscou ne s’est pas fait attendre. Dès ce dimanche, les autorités russes annonçaient l’expulsion réciproque de vingt diplomates tchèques.

https://visegradpost.com/fr/2021/04/19/la-tchequie-expulse-18-diplomates-russes-la-russie-rend-la-pareille/