4085 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 5 novembre 2020

1/Point de situation sur le coronavirus
2/Sur l’entretien d’Andreï Roudenko avec les coprésidents des Discussions internationales de Genève sur la sécurité et la stabilité en Transcaucasie
3/Sur les consultations de Sergueï Verchinine, vice-Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Vikas Swarup, vice-Ministre des Affaires étrangères de l’Inde
4/Sur la situation actuelle au Haut-Karabakh
5/Sur l’évolution de la situation en Syrie et autour
6/Sur les résultats de la présidence russe du Conseil de sécurité des Nations unies en octobre
7/Sur les résultats intermédiaires des élections aux États-Unis
8/Sur les déclarations de Clarke Cooper, sous-Secrétaire d’État américain, chef du Bureau des affaires politico-militaires, selon qui il faudrait interdire aux navires russes l’accès aux ports chypriotes pour le développement de la coopération militaire des États-Unis avec Chypre
9/Sur la libération de marins russes du navire Water Phoenix
10/Sur la profanation d’un cimetière soviétique en Pologne
11/Sur la Journée de l’indépendance du Cambodge
12/Sur le 45e anniversaire de la proclamation d’indépendance de la République d’Angola

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Point de situation sur le coronavirus

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La situation épidémique dans le monde, malheureusement, continue de se détériorer rapidement. Les principaux experts en matière de santé exprimaient au printemps encore de sérieuses craintes quant à une seconde vague bien plus puissante de Covid-19, et avertissaient que de nouvelles épreuves attendaient l’humanité à cause de la propagation transfrontalière de ce pathogène extrêmement dangereux.
Les résultats des deux derniers mois montrent, malheureusement, que les pires pronostics se réalisent. Depuis début septembre a été enregistrée une hausse considérable du nombre de personnes infectées: sur cette période, plus de 20 millions de personnes ont été contaminées dans le monde, dont 4 millions la semaine dernière – un record. Près de 500.000 cas de Covid-19 sont recensés tous les jours. Au total, selon l’Institut Hopkins, on compte actuellement près de 48 millions de cas de contamination recensés. Une telle vitesse de prolifération du coronavirus est alarmante.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), c’est la première fois qu’une période aussi longue de hausse intense de la morbidité est observée depuis l’annonce de la pandémie en mars 2020. L’épicentre du pathogène s’est déplacé en Europe.
Plusieurs pays du continent européen battent des anti-records nationaux, ce qui pousse leurs gouvernements à recourir aux restrictions les plus drastiques dans l’espoir de maîtriser rapidement la situation. Des craintes sont suscitées par la rapidité avec laquelle les hôpitaux, et notamment les chambres de soins intensifs, se remplissent dans le monde.
La sollicitation des systèmes nationaux de santé grandit rapidement, les établissements médicaux travaillent pratiquement à la limite de leurs capacités. Comme au printemps, les États doivent balancer entre l’objectif de protéger les vies humaines contre l’infection et empêcher un effondrement économique. Le choc coronaviral attise le public, entraîne une hausse de la tension sociale, fait le jeu des éléments criminels et extrémistes.

Le 30 octobre, le secrétariat de l’OMS a diffusé un communiqué sur les résultats de la 5e réunion du Comité d’experts des situations d’urgence d’hier.

Selon le texte, la Covid-19 continue de représenter une sérieuse menace d’ampleur mondiale et exige instamment des mesures de réaction globales coordonnées. L’OMS a donc décidé de prolonger l’état d’urgence dans le domaine de la santé publique internationale. Du 9 au 14 novembre 2020, dans le cadre de la réaction à la pandémie, se dérouleront des réunions de la 73e session de l’Assemblée mondiale de la santé renouvelée.
Compte tenu du fonds épidémiologique extrêmement défavorable dans le monde, nous demandons de nouveau à nos citoyens de reporter dans la mesure du possible leurs voyages non indispensables à l’étranger, de les reporter à plus tard, quand la situation de coronavirus se stabilisera.
Les risques vécus par de nombreux Russes pendant la première vague de la pandémie – l’impossibilité de rentrer pendant une durée indéterminée, la quarantaine, pratiquement un blocus dans plusieurs pays, villes, communes – malheureusement, restent d’actualité aujourd’hui, probablement tout autant qu’au printemps dernier.
A cet égard, toutes nos recommandations sont plus que d’actualité. Nous continuerons de vous tenir informés.

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Sur l’entretien d’Andreï Roudenko avec les coprésidents des Discussions internationales de Genève sur la sécurité et la stabilité en Transcaucasie

vice-Ministre russe des Affaires étrangères Andreï Roudenko
Levice-Ministre russe des Affaires étrangères Andreï Roudenko
Vendredi 6 novembre à Moscou se déroulera un entretien du vice-Ministre russe des Affaires étrangères Andreï Roudenko avec les coprésidents des discussions internationales de Genève sur la sécurité en Transcaucasie:

le représentant spécial de l'UE pour le Caucase du Sud Toivo Klaar Toivo Klaar

le représentant spécial de l’UE pour le Caucase du Sud Toivo Klaar,

Ayşe Cihan Sultanoğlu 2 Ayşe Cihan Sultanoğlu

le représentant de l’Onu Ayşe Cihan Sultanoğlu

Rudolf Michalka. Rudolf Michalka.

et le représentant spécial du président en exercice de l’OSCE pour le Caucase du Sud, Rudolf Michalka.

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Sur les consultations de Sergueï Verchinine, vice-Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Vikas Swarup, vice-Ministre des Affaires étrangères de l’Inde

Sergueï Verchinine, vice-Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie  Sergueï Verchinine, vice-Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie

Lundi 9 novembre à Moscou se dérouleront des consultations entre Sergueï Verchinine, vice-Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Vikas Swarup, vice-Ministre des Affaires étrangères de l’Inde.

Vikas Swarup, vice-Ministre des Affaires étrangères de l'Inde.  Vikas Swarup vice-Ministre des Affaires étrangères de l’Inde.

Leur discussion portera sur l’Onu et sur certains points de l’ordre du jour bilatéral.

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Sur la situation actuelle au Haut-Karabakh

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Durant cette semaine, la situation dans la zone du conflit du Haut-Karabakh est restée tendue. Des échanges de tirs ont été remarqués tout le long de la ligne de démarcation. Des sites civils ont été également visés.
Nous appelons les parties à faire preuve d’une extrême retenue, à éviter des frappes contre la population civile, à empêcher l’ingérence de forces extérieures. Il est nécessaire de mener concrètement cette affaire vers le cessez-le-feu, la désescalade de la tension et la reprise des négociations afin de déboucher sur un processus de paix basé sur les principes fondamentaux.

Les 1er et 2 novembre, le Président russe Vladimir Poutine a eu un échange d’avis intensif avec les dirigeants de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie à ce sujet.

La situation autour du Haut-Karabakh a été abordé par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, ainsi que par les vice-ministres des Affaires étrangères Alexandre Grouchko et Andreï Roudenko avec leurs homologues étrangers.
Une nouvelle tentative de la communauté internationale de trouver une solution rapide à la situation dramatique autour du Haut-Karabakh a été la rencontre à Genève, le 30 octobre, des coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE avec les ministres des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie. Avant cela ont eu lieu des consultations avec le président du Comité international de la Croix-Rouge Peter Maurer et le Haut-Commissaire de l’Onu pour les réfugiés Filippo Grandi.

Peter Maurer                      Peter Maurer

Filippo Grandi.  Filippo Grandi.

Les efforts de maintien de la paix des coprésidents ont été soutenus par d’autres membres du Groupe de Minsk de l’OSCE pour le Haut-Karabakh lors de sa réunion du 3 novembre à Vienne.

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Sur l’évolution de la situation en Syrie et autour

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Deux roues à eau le long de l’Oronte, à Hama en Syrie, le 24 juin 2020 … CF/https://www.courrier-picard.fr/id114163/article/2020-07-07/en-syrie-une-poignee-dirreductibles-pour-preserver-des-norias-historiques

Fin octobre, après une longue interruption, l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Syrie Geir Pedersen a effectué une nouvelle visite à Damas.
nouvel-emissaire-ONUla-Syrie-Geir-Pedersen-arrivee-Damas-15-janvier-2019_0_1399_971  Geir Pedersen a effectué une nouvelle visite à Damas.
Notre évaluation des résultats de ce déplacement est positive. Nous espérons que grâce aux pourparlers de Geir Pedersen dans la capitale syrienne, il sera possible d’organiser dès novembre une nouvelle session de la Commission rédactionnelle du Comité constitutionnel syrien à Genève.
Nous continuerons de contribuer à ce processus, basé sur la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies et les résultats du Congrès du dialogue national syrien de Sotchi. Par ailleurs, nous partons du principe que toutes les décisions doivent être prises par les Syriens eux-mêmes sans pression ni ingérence de forces extérieures.
Quant à la situation en Syrie même, elle reste compliquée. Le pays traverse une grave crise socio-économique. Les sévères sanctions illégitimes des États-Unis et de leurs alliés font obstacle aux efforts des autorités syriennes pour mener un travail complexe visant à réparer les dégâts et à apporter une aide à la population. Cette pression extérieure porte avant tout atteinte aux Syriens ordinaires. Je rappelle que c’est leur sort qui préoccupait tous ceux qui ont compliqué leur vie aujourd’hui.

De plus, nous sommes de plus en plus inquiets du renforcement de l’activité clandestine de Daech au centre et à l’Est de la Syrie, y compris à l’Est de l’Euphrate contrôlé par les Kurdes.

On rapporte des attaques plus fréquentes des terroristes contre les positions des militaires syriens et des groupes kurdes.
Dans ces conditions, les groupes tribaux locaux ont annoncé la création de la formation pro-gouvernementale « Armée des tribus » pour combattre les terroristes dans la province de Hama, d’Alep et dans l’Est d’Idleb.
De plus, dans la zone de l’opération turque « Source de paix » ont lieu de nouveaux affrontements entre les groupes armés proturcs et les Kurdes à proximité d’Aïn Issa, au Nord-Est de la province de Hassaké.
La préparation de la conférence internationale pour le retour des réfugiés et des déplacés internes, prévue les 11 et 12 novembre à Damas, est dans sa phase finale. La Russie est activement impliquée dans ce travail. Nous appelons tous les États intéressés, les agences spécialisées de l’Onu et les ONG internationales à réagir positivement aux invitations envoyées par la Syrie et à participer à ce forum humanitaire important.
Je rappelle que le problème du rapatriement des réfugiés et du retour des déplacés internes dans leur foyer occupe une grande place dans la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui constitue la base juridique internationale de la contribution au processus de paix global en Syrie.

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Sur les résultats de la présidence russe du Conseil de sécurité des Nations unies en octobre

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Je voudrais également faire le bilan et parler des principaux moments de la présidence russe du Conseil de sécurité des Nations unies en octobre 2020.
Le 31 octobre s’est terminée la présidence de la Fédération de Russie au Conseil de sécurité des Nations unies. Malgré les restrictions dues à la pandémie de coronavirus, le calendrier de travail du Conseil a été très chargé.
Pour la première fois en plus d’un an et demi, il a été possible d’organiser la majeure partie de l’activité en présentiel. Malheureusement, à la fin du mois, dans le contexte de la détérioration de la situation épidémiologique à New York, les membres du Conseil ont dû revenir à la pratique des réunions en ligne. Cependant, nous espérons que les réunions régulières de cet organisme central de l’Onu seront de nouveau possibles en présentiel prochainement.

La présidence russe a été marquée par deux activités centrales.

Sergueï Lavrov.  Sergueï Lavrov.

Tout d’abord, les débats du 20 octobre sur la situation dans la zone du golfe Persique, auxquels a participé le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Cette réunion était appelée à poser les bases pour construire les relations dans la région sur les principes de prise en compte des préoccupations et des intérêts réciproques. Il est réjouissant que pendant le débat, la majeure partie des États membres a soutenu les propositions russes de créer dans la région une architecture et un système de sécurité unifié et global.

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Le second événement central a été le débat annuel ouvert sur le thème « Femmes, paix et sécurité » du 29 octobre, à l’occasion du 20e anniversaire de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies qui a initié les discussions à ce sujet au Conseil de sécurité. Hormis le Secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres, des discours ont été prononcés par des rapporteurs invités par la Russie:
Mlambo-Ngcuka, Directrice de la structure Onu-Femmes;
l’actrice hollywoodienne Danai Gurira, ambassadrice de bonne volonté d’Onu-Femmes;
et Natalia Emelianova, conseillère sur la violence sexiste auprès de la Force intérimaire de sécurité des Nations Unies pour Abiyé.
Dans le même temps, nous sommes déçus qu’à cause de la ligne non constructive de certains États, le projet de résolution anniversaire préparé par la Russie n’ait pas obtenu le nombre nécessaire de voix, malgré la volonté russe affichée de trouver un compromis.

Il est évident que la raison principale en est l’aspiration des pays occidentaux de se réserver ce thème et, en principe, d’avoir le monopole de la promotion et de l’examen de ce thème au Conseil de sécurité.

Une analyse plus détaillée de la situation autour de notre document est citée dans la déclaration de la Représentation permanente de la Russie auprès de l’Onu sur les motifs du vote, ainsi que dans un communiqué de presse du Ministère russe des Affaires étrangères. Les deux documents sont consultables sur le site du Ministère des Affaires étrangères.

Je voudrais aborder à part le débat du dossier « chimique » syrien au Conseil.

Bien sûr, nous ne sommes pas satisfaits de la nouvelle obstruction de nos partenaires occidentaux à une discussion ouverte et honnête à ce sujet pendant la réunion du 5 octobre. En particulier, afin d’éviter des questions désagréables liées à l’activité engagée du Secrétariat technique de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimique vis-à-vis de la Syrie, ils ont bloqué la participation à l’activité de l’ancien Secrétaire général de cette organisation, José Bustani. Je rappelle qu’à l’époque, il avait été renvoyé de son poste sous la pression des États-Unis.

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José Bustani.

Néanmoins, les thèses préparées par José Bustani dénonçant les approches vicieuses des Occidentaux ont été exprimées par le Représentant permanent de la Russie Vassili Nebenzia.

l’ambassadeur russe M.Nebenzia Vassili Nebenzia.
De notre côté, nous continuerons d’insister sur l’inadmissibilité de recourir au « chantage chimique » en tant qu’instrument de pression sur Damas.
Parmi d’autres activités importantes du 26 octobre ont figuré des débats ouverts sur la situation au Proche-Orient, notamment le dossier palestinien. La pertinence de cette réunion a significativement augmenté dans le contexte des récents accords sur la normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes. A cet événement était présent le vice-Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Verchinine, qui a lu le message de Sergueï Lavrov. Pendant les débats a été confirmé le large soutien aux paramètres internationalement reconnus du processus de paix au Proche-Orient basé sur la solution à deux États, ainsi qu’au rôle central du quartet de médiateurs internationaux pour le Proche-Orient.
Au cours de la présidence russe ont également été organisées à part entière des activités prévues par le plan d’octobre de la présidence au Conseil de sécurité des Nations unies.
Des réunions se sont déroulées sur plusieurs thèmes africains, dont la RDC, le Mali, la région des Grands lacs, la Centrafrique, Abiyé et le dossier de sanction somalien. L’ordre du jour proche-oriental incluait des discussions sur la situation au Sahara occidental (le mandat de la mission de l’Onu a été prolongé), au Yémen, au Liban et sur le plateau du Golan, ainsi que sur les aspects humanitaires et politiques du processus de paix en Syrie.
Sans oublier la situation en Amérique latine: le Conseil de sécurité des Nations unies a évoqué la situation à Haïti, en prolongeant le mandat de la mission politique spéciale de l’Onu, ainsi qu’en Colombie. De plus, les États membres ont échangé leurs avis sur la situation au Kosovo.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a dû réagir plusieurs fois aux aggravations qui survenaient en temps réel. En particulier, le 9 octobre ont eu lieu des consultations à huis clos sur la situation à Chypre, à l’issue desquelles a été adoptée la déclaration du Président du Conseil de sécurité des Nations unies. Le Conseil s’est réuni deux fois pour examiner la situation du conflit au Haut-Karabakh. La déclaration du Président sur le Mali a été adoptée, tout comme des déclarations du Conseil pour la presse concernant le Soudan, le Yémen, le Mali, la Colombie, l’Afghanistan et la Libye.
Au cours de sa présidence, la Russie est partie de l’objectif de confirmer le rôle du Conseil de sécurité en tant qu’instrument efficace de coordination des efforts pour trouver des réponses aux menaces pour la paix et la sécurité internationales. Nous avons activement promu les approches russes, et renforcé l’image de notre pays en tant qu’acteur responsable des relations internationales. Il ne s’agit pas seulement d’une image, mais également de démarches concrètes.

La Russie est ouverte au dialogue et à la recherche de solutions sur les questions mondiales les plus sensibles.

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Sur les résultats intermédiaires des élections aux États-Unis

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Elections présidentielles américaines 2020 BIDEN : Photo OLIVIER DOULIERY -AFP TRUMP : Photo Alex Brandon-AP-SIPA
Nous suivons attentivement l’évolution des élections générales qui se sont déroulées aux États-Unis, dans le cadre desquelles sont élus le président, 35 sénateurs, toute la Chambre des représentants et les gouverneurs de 11 États.
Apparemment, à l’heure actuelle, le vainqueur n’est toujours pas déterminé: les candidats sont au même niveau avec un écart minimal. Nous avons noté que Donald Trump et Joe Biden avaient tous les deux déclaré être certains de leur victoire. Le Président sortant parle publiquement d’éventuelles falsifications et de son intention de saisir la justice dans plusieurs États où les résultats préliminaires du vote lui semblent douteux. Compte tenu de ces circonstances, il faut s’attendre à ce que le processus de détermination des résultats prenne du temps. Bien sûr, le vote des membres du Collège de grands électeurs du 14 décembre et l’approbation de leurs résultats par le Congrès américain en janvier 2021 seront des étapes importantes.
N’allons pas trop vite en besogne. Je voudrais noter que sur la toile de fond de l’égalité approximative entre les rivaux pour le poste présidentiel ressortent des lacunes flagrantes du système électoral américain, pointées à plusieurs reprises par les observateurs internationaux – notamment le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’OSCE, et les experts reconnus en la matière. Cela s’explique en partie par l’archaïsme de la législation en question et par plusieurs points fondamentaux non réglés.
Néanmoins, nous espérons que les mécanismes juridiques aux États-Unis permettront, en parfaite conformité avec la Constitution américaine, de déterminer le futur chef de l’État, et surtout d’éviter les émeutes dans le pays. En même temps, je voudrais souligner que l’élection du chef de l’État est le droit exclusif des citoyens américains qui méritent que leurs voix soient dûment prises en compte.
En ce qui concerne les perspectives des relations russo-américaines dans le contexte des élections américaines, comme l’a déclaré le gouvernement de notre pays à plusieurs reprises Moscou est prêt à engager une coopération constructive avec le président américain, quel qu’il soit, après les élections.

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Sur les déclarations de Clarke Cooper, sous-Secrétaire d’État américain, chef du Bureau des affaires politico-militaires, selon qui il faudrait interdire aux navires russes l’accès aux ports chypriotes pour le développement de la coopération militaire des États-Unis avec Chypre

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Nous avons remarqué les déclarations du sous-Secrétaire d’État américain Clarke Cooper, chef du Bureau des affaires politico-militaires, concernant le fait que pour le développement de la coopération militaire avec Chypre, il faudrait interdire aux navires de la marine russe l’accès à ses ports. A en juger par les médias qui ont relayé ses propos, il a déclaré ceci:
« Je souligne à part que Chypre n’a pas encore entrepris les démarches nécessaires pour refuser aux navires de la flotte russe l’entrée dans ses ports. Ces démarches, parmi d’autres, sont nécessaires. Nous voulons que la République de Chypre avance dans ce sens. »
Ce n’est pas la première fois que nous voyons Washington avancer des conditions préalables pour développer la coopération avec tel ou tel pays en stoppant sa coopération avec la Russie dans différents secteurs.

Cette approche est contraire au droit inaliénable de tout pays à mener une politique étrangère indépendante.

Nous appliquons d’autres principes. Nous n’associons jamais le développement des liens bilatéraux avec nos partenaires à la nature de leurs relations avec d’autres pays. Nous n’avons pas l’intention de les placer face à un choix artificiel du type « nous ou les États-Unis ». Nous partons du principe qu’il est question d’une prérogative souveraine basée sur une véritable équité. Nous rejetons le dialogue forcé.
Nous sommes certains que le gouvernement de la République de Chypre restera disposé à mener une politique étrangère multivectorielle, à promouvoir la coopération mutuellement avantageuse avec la Russie ayant une riche histoire.

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Sur la libération de marins russes du navire Water Phoenix

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Le 31 octobre ont été libérés deux membres d’équipage du navire frigorifique Water Phoenix (appartenant à la compagnie de transport néerlandaise Seatrade Groningen):

le capitaine du navire et l’assistant en chef du capitaine, qui avaient été capturés par des pirates le 8 septembre dernier dans le golfe de Guinée au large du Nigeria. A l’heure actuelle, les marins se trouvent à Lagos pour passer un examen médical. Les représentants de la mission diplomatique russe d’Abuja et de la compagnie propriétaire du navire étudient la possibilité d’organiser au plus vite le rapatriement de nos concitoyens.
Il a été possible de libérer les marins russes grâce aux actions communes et actives des diplomates russes au Nigeria, des forces de l’ordre nigérianes, ainsi que des représentants de la compagnie propriétaire du navire.
Moscou remercie tous ceux qui ont contribué à la libération des Russes retenus par des pirates.

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Sur la profanation d’un cimetière soviétique en Pologne

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POLOGNE

Encore une fois, nous avons été confrontés à un cas de vandalisme révoltant contre des sites commémoratifs soviétiques en Pologne.

De nouveau, le monument érigé sur la fosse commune des guerriers de l’Armée rouge à Starachowice, dans la voïvodie de Sainte-Croix, a été profané. La dalle commémorative et une partie du socle ont été brisés. Ce n’est pas la première fois que le monument est attaquée par des vandales: en janvier dernier, il avait été aspergé de peinture, et des cas scandaleux de profanation avaient déjà eu lieu en 2014, en 2016 et en 2017.
Tous ces incidents montrent clairement ce que valent les déclarations de Varsovie à chaque occasion qui se présente (notamment sur les plateformes internationales) concernant le prétendu respect des tombes des guerriers soviétiques ayant perdu la vie dans ce pays.
Il est évident que les vandales ne craignent pas du tout la réaction des autorités, parce que les responsables de ces actions perfides et indécentes ne sont traditionnellement pas retrouvés, ou que l’on n’y voit aucun élément criminel. Ces situations sont directement liées aux efforts de Varsovie visant à réécrire l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et à nier le rôle libérateur de l’Armée rouge.
Nous sommes indignés par la profanation des tombes soviétiques et par le fait que de tels actes soient devenus une sinistre tradition, résultant de la politique menée par les autorités visant à déformer la mémoire historique.

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Sur la Journée de l’indépendance du Cambodge

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Le 9 novembre, le Cambodge célèbre le 67e anniversaire de son indépendance. Cette date a marqué la fin de la longue lutte continuelle du peuple cambodgien contre les prétentions de la France, qui avait établi son protectorat sur le Royaume en 1863.

Le retour de la France en Indochine après la Seconde Guerre mondiale a été pris par les patriotes cambodgiens comme une tentative évidente de réanimer le régime colonial. Les succès du mouvement de libération nationale ont forcé Paris à entamer les négociations sur le rétablissement de la souveraineté nationale du Cambodge, qui se sont soldées par le retrait des forces françaises de Phnom Penh le 9 novembre 1953.
Cet événement marquant a été une étape importante dans le processus de décolonisation de l’Indochine et a contribué à la signature de la déclaration finale de la Conférence de Genève de 1954, dont les participants ont affirmé leur engagement à respecter la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale du Vietnam, du Cambodge et du Laos.
Nous voudrions féliciter les amis cambodgiens à l’occasion de leur fête nationale. Nous sommes certains que les relations traditionnelles d’amitié et de coopération entre nos États continueront de se développer au profit des peuples des deux pays, de la paix et de la stabilité en Asie du Sud-Est et dans la région Asie-Pacifique dans l’ensemble.

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Sur le 45e anniversaire de la proclamation d’indépendance de la République d’Angola

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Le 11 novembre marque le 45e anniversaire de la proclamation d’indépendance de la République d’Angola.

Cette date marquante sert de rappel du courage, de la bravoure et de l’héroïsme du peuple angolais qui, au prix de nombreuses victimes et d’immenses efforts, a défendu son droit à une vie pacifique libre, à aménager sa structure étatique à son entendement. L’indépendance de l’Angola est devenue en grande partie possible précisément grâce au soutien politique, militaire et économique des patriotes angolais par l’Union soviétique.
Il est très symbolique qu’en ce jour précis, nous célébrons avec les Angolais le 45e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre nos pays, ce qui témoigne des liens d’amitié et de solidarité à l’épreuve du temps qui ont lié nos peuples aussi bien pendant la période de lutte dévouée des Angolais pour la libération nationale qu’à l’étape de la mise en place et du renforcement de la jeune république souveraine.
A l’heure actuelle, les liens bilatéraux politiques, commerciaux, économiques et autres se développent successivement et rapidement. Aujourd’hui, nous pouvons parler à raison d’un véritable partenariat stratégique entre la Russie et l’Angola.
A l’ordre du jour: la réalisation des plans prévus et la recherche de nouveaux projets communs dans l’intérêt des deux États, notamment dans les secteurs importants comme l’exploitation des sols, la communication, l’énergie, le bâtiment, les transports, l’éducation, la santé, ou encore la coopération militaro-technique.

Président angolais João Lourenço  Président angolais João Lourenço

La visite officielle du Président angolais João Lourenço à Moscou en avril 2019 a été un événement marquant, ainsi que son entretien avec le Président russe Vladimir Poutine pendant le sommet Russie-Afrique à Sotchi en octobre 2019.
Pour conclure, je voudrais féliciter encore une fois les amis angolais à l’occasion de la Journée de l’indépendance de la République d’Angola, ainsi que de notre fête commune – le 45e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques – et souhaiter au peuple angolais bien-être et prospérité.

 Réponses aux 4 questions

1 Question: Nous assistons à une intensification de l’activité terroriste en Europe, plus précisément en France et en Autriche. Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré dans une récente interview au journal Kommersant que le nombre de combattants étrangers du Moyen-Orient dans la zone de conflit au Haut-Karabakh avoisinait déjà les 2.000 hommes.
La Russie est un leader mondial dans la lutte contre le terrorisme international.
Quelles démarches concrètes prépare-t-elle pour neutraliser les terroristes qui se trouvent en Azerbaïdjan?
Quelle contribution pourrait apporter la Russie aux pays européens dans la lutte contre le terrorisme international?

langfr-800px-Soviet_Union_-_Transcaucasia.svg  situation de la Transcaucasie

Transcaucasie-D.R  La Transcaucasie


Réponse: Selon les informations rapportées, à l’heure actuelle des membres d’organisations terroristes internationales sont projetés depuis le Moyen-Orient, alors qu’ils ont les « mains dans le sang jusqu’au coude », dans la zone de conflit au Haut-Karabakh. Il s’agit de mercenaires radicaux adeptes du djihadisme. Tout cela ne peut que nous préoccuper sérieusement car à terme, cette situation risque d’entraîner l’apparition d’une nouvelle enclave terroriste – cette fois en Transcaucasie. La Russie l’a ouvertement déclaré immédiatement après avoir obtenu ces informations.
En ce qui concerne l’aide russe aux pays européens dans la lutte contre le terrorisme, bien sûr, nous sommes prêts à étudier la possibilité de leur apporter toute la contribution nécessaire au niveau des autorités compétentes. Je rappelle que depuis des années la Russie appelle ses partenaires de la communauté internationale à consolider activement les efforts pour combattre ce mal commun.
2 Question: Les 11 et 12 novembre à Damas est prévue une conférence sur les réfugiés. Les médias du Moyen-Orient disent que la Russie participe à son organisation.
Lors des récentes consultations avec l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Syrie Geir Pedersen, le Ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem a noté que la conférence s’inscrivait dans le contexte politique du processus de paix et ne contredisait pas le Comité constitutionnel.
Que pense le Ministère russe des Affaires étrangères du fait que dans le contexte du Comité constitutionnel, qui patine pour l’instant, cette conférence dans la région est perçue comme une tentative de Damas de ramener le processus de paix sur son territoire?
Quelles actions sont entreprises par les diplomates russes dans le travail avec l’opposition et les acteurs régionaux pour que les activités visant à attirer les rapatriés en Syrie soient perçues au Moyen-Orient comme un compromis?
le Ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem le Ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem
Réponse: Comme je l’ai déjà dit au début, dans l’ensemble nous percevons comme positifs les résultats de la visite de l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Syrie Geir Pedersen à Damas fin octobre. Nous espérons que notamment grâce à ses récents contacts dans la capitale syrienne, il sera possible prochainement de réunir une nouvelle session de la Commission rédactionnelle du Comité constitutionnel syrien à Genève.
J’ai également mentionné la Conférence internationale pour le retour des réfugiés et de déplacés internes, organisée les 11 et 12 novembre à Damas avec notre actif soutien. En aucun cas nous ne voyons dans cette initiative une tentative de détourner l’attention du processus de paix en Syrie ou de créer une alternative aux formats et aux plateformes de dialogue actuels. Le forum à venir sera consacré uniquement à la contribution au règlement de l’important problème humanitaire mentionné dans son intitulé. De notre côté, nous appelons les partenaires à renoncer aux approches politisées et à participer de manière concrète à cet événement.
3 Question: Dans le cadre du travail du forum d’Astana, les forces gouvernementales de la Syrie et l’opposition ont échangé des prisonniers, et le représentant du président pour la Syrie Alexandre Lavrentiev, à l’issue du 11e cycle, a exprimé l’espoir de renforcer ce processus.
Comment a avancé depuis le processus d’échange de prisonniers, d’autant qu’avec la réconciliation, par exemple, des régions du Sud-Ouest de la Syrie, ce problème a cédé la place à celui de l’amnistie ou de la libération des Syriens qui n’ont toujours pas été inculpés?
Dans quelle mesure la diplomatie russe est-elle impliquée dans le processus d’amnistie politique?

le représentant du président pour la Syrie Alexandre Lavrentiev, le représentant du président pour la Syrie Alexandre Lavrentiev

Réponse: Nous prônons le maintien du format d’Astana qui a fait ses preuves pour contribuer au règlement de la crise en Syrie.
Nous tenons en grande estime le niveau de coopération atteint entre les trois pays garants de ce processus: la Russie, la Turquie et l’Iran.
Compte tenu de la nouvelle vague de pandémie, les délais d’organisation de la 15e réunion internationale sur la Syrie sur cette plateforme doivent être reportés.
En même temps, nous cherchons à profiter de cette pause forcée pour réfléchir ensemble, avec les partenaires, à comment intégrer aux réunions d’Astana une nouvelle discussion concrète sur la possibilité de surmonter les problèmes existants pour que le contenu de la réunion ne soit pas seulement chargé, mais également efficace et constructif; faire en sorte de leur apporter une impulsion supplémentaire, notamment grâce à l’intensification de l’activité dans le cadre du Groupe de travail pour la libération de détenus et des otages, la remise des corps, et la recherche des personnes disparues.
4 Question: A l’issue d’une investigation journalistique, certains médias européens accusent les collaborateurs de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) de violer les droits des migrants. Des navires de Frontex participeraient aux opérations pour « expulser » de force les bateaux de migrants en dehors des frontières maritimes de l’UE.
Que peut dire le Ministère russe des Affaires étrangères de ces communiqués?

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Réponse: Les raisons des importants flux migratoires vers les pays de l’UE sont bien connues. Nous en avons parlé plusieurs fois.

C’est avant tout la déstabilisation par des forces extérieures de la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, l’ingérence dans les affaires intérieures d’États souverains afin de renverser des gouvernements indésirables et de redessiner la région à sa guise. Maintenant, les pays occidentaux eux-mêmes, dont l’UE, doivent faire face aux conséquences de leur politique imprévoyante.

Or la situation en matière de migration reste très compliquée, notamment dans le contexte de la pandémie de coronavirus. Nous savons qu’à l’heure actuelle l’UE met au point des propositions pour la Commission européenne afin de perfectionner la législation européenne en matière d’accord d’asile. Nous partons du principe que l’une des priorités de ce travail doit être d’améliorer la situation en respectant le droit des réfugiés en UE, qui laisse encore à désirer. Nous sommes préoccupés par les informations concernant le débordement de camps de réfugiés, les conditions difficiles de logement des migrants, ainsi que leur accès limité à l’aide médicale.
Sur cette toile de fond, les communiqués de presse auxquels se réfère l’agence sont alarmants. Nous les avons vus. Si ces informations sont exactes et que les collaborateurs de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes s’adonnent effectivement à l’expulsion de force des bateaux avec des demandeurs d’asile des eaux territoriales de l’UE, mettant ainsi en péril leur vie, il s’agirait clairement d’une flagrante violation par les États membres de l’UE de leurs engagements internationaux.
Il s’agit notamment des termes de la Convention relative au statut des réfugiés de 1951, de son Protocole de 1967, ainsi que de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants de 1984. Nous espérons que la Commission européenne et la direction de Frontex mèneront une enquête ouverte digne de confiance sur cette information et prendront des mesures efficaces pour garantir le niveau nécessaire de protection des personnes qui leur demandent de l’aide de manière légitime.

 https://www.mid.ru/fr/press_service/spokesman/briefings/-/asset_publisher/D2wHaWMCU6Od/content/id/4415404

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