3877 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 2 juillet 2020

 

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Point de situation sur le coronavirus

Corona

Les informations concernant la prolifération du nouveau coronavirus dans le monde indiquent clairement que pour le moment, on ne parvient pas à faire fléchir la courbe des nouvelles personnes infectées. Ce sont les informations des organisations internationales.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, plus de 10 millions de personnes ont été contaminées dans le monde, dont 1,5 million en sont mortes.

Nous sommes préoccupés par les nouvelles vagues et maladies constatées dans des pays qui semblaient avoir franchi l’étape principale de la pandémie et revenaient à la vie normale. De nouveaux foyers d’épidémie surgissent dans le contexte de l’affaiblissement des mesures de quarantaine dans certaines régions.

Nous prenons très au sérieux les avertissements de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), notamment de son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus, concernant la nécessité pour les gouvernements de certains pays d’adopter des approches pesées et équilibrées de l’ouverture de leurs frontières, sociétés et économies.

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Sur l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d’une résolution sur la lutte contre le coronavirus

https://s.france24.com/media/display/f226f98a-7a24-11ea-a87e-005056a964fe/w:980/p:16x9/000_1QF2D1.webp Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, lors d’un point de presse au siège de l’ONU, le 4 février 2020 à New York.© Angela Weiss, AFP

Mercredi 1er juillet, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité la résolution 2532 sur la lutte contre le coronavirus. Ce projet a été préparé par la France et la Tunisie. Notre pays a soutenu ce document au regard du caractère impératif d’unir les efforts internationaux pour combattre cette menace globale.

Nous notons que la résolution contient un lien renvoyant aux mesures proposées par le Secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres afin de surmonter les conséquences de la pandémie pour les États aux prises avec des conflits. A cet égard, nous mettons une nouvelle fois l’accent sur la nécessité de lever les sanctions unilatérales illégales qui limitent le potentiel des pays, notamment émergents et sous-développés, pour réagir aux défis liés à la propagation du virus.

Nous soutenons entièrement l’appel à instaurer un cessez-le-feu global lancé le 23 mars par le Secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres. Cet appel a été fixé dans la résolution. Comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises, la « pause humanitaire » ne doit pas s’appliquer aux opérations de lutte contre les groupes terroristes. Il est réjouissant que cette thèse soit également reflétée dans la résolution.

On notera également que le document adopté souligne l’importance d’une réaction inclusive et globale à la pandémie de coronavirus avec un rôle de coordination de l’Onu. Ce message correspond à la ligne russe de soutien inconditionnel à l’OMS en tant que mécanisme principal pour mobiliser les efforts des États dans la lutte contre le Covid-19. Nous jugeons nécessaire d’assurer un soutien international solidaire à cette institution spécialisée de l’Onu.

La pandémie de coronavirus a clairement montré que la cohésion de toute l’humanité et l’abandon des intérêts nationaux étroits étaient les conditions indispensables pour surmonter tout défi global.

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Sur la réaction russe aux déclarations de Michelle Bachelet, Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, sur le prétendu usage de la pandémie de Covid-19 par la Russie en tant que prétexte pour limiter les droits et les libertés des citoyens

michelle-bachelet-journee_droits-homme-2019-696x313 Michelle Bachelet

Mardi 30 juin, pendant l’ouverture à Genève de la 44e session du Conseil des droits de l’homme de l’Onu, Michelle Bachelet, Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a mentionné qu’elle recevait des communiqués selon lesquels dans de nombreux pays dont la Fédération de Russie, la Chine, ou encore le Nicaragua, des journalistes, des blogueurs et des activistes civils recevraient des menaces des autorités locales visant à étouffer la critique des mesures prises pour combattre le coronavirus.

En général, afin de vérifier la véracité des signaux « alarmants », les structures de l’Onu envoient aux autorités du pays intéressé des requêtes pour demander de confirmer ou de réfuter les informations reçues. Au 2 juillet, la Russie n’avait reçu aucune requête de la part des mécanismes de surveillance de l’Onu concernant la violation des droits de l’homme pendant la lutte contre le Covid-19. C’est certainement la raison pour laquelle, dans son discours, la Haute-Commissaire de l’Onu aux droits de l’homme Michelle Bachelet n’affirme pas que les informations qu’elle a reçues sont véridiques. Si la Haute-Commissaire recevait des informations concrètes sur les violations éventuelles dans ce domaine, nous serions prêts à effectuer une vérification minutieuse.

Dans ce même discours du 30 juin, Michelle Bachelet salue les « nouvelles technologies » utilisées par la Russie dans le cadre de la lutte contre le coronavirus « pour apporter une aide médicale à distance aux peuples nomades autochtones ».

En ce qui concerne les restrictions des droits et des libertés des citoyens adoptées par les pays pendant la lutte contre une crise globale telle que la pandémie de Covid-19, y compris la présence d’une ligne à ne pas franchir, je voudrais vous renvoyer au droit international en matière des droits de l’homme et aux engagements de notre pays en ce sens. Vous le savez, la liste des droits dits inaliénables, c’est-à-dire des droits qui ne peuvent pas subir des restrictions indépendamment de la situation, est clairement définie dans le droit international. Il s’agit du droit à la vie, le droit de ne pas être soumis à la torture ni à l’esclavage, la liberté de pensée et de conscience. D’autres droits et libertés, tels que la liberté de réunion et bien d’autres, peuvent être temporairement restreints de manière légale. Bien évidemment, de telles restrictions doivent être adoptées législativement, être proportionnées et limitées dans le temps. Et ces exigences ont été respectées par les autorités russes.

De plus, puisque la pandémie de coronavirus peut être qualifiée selon le droit international de « circonstance menaçant la vie de la nation », l’article 4 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et l’article 15 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales permettent aux États membres de s’écarter de leurs obligations – ce qu’on appelle une dérogation. D’autres pays européens y ont eu recours: l’Albanie, l’Estonie, la Géorgie, la Lettonie, la Roumanie, Saint-Marin et bien d’autres. Notre pays a jugé cette démarche inutile. Cela est dû au fait que les restrictions adoptées en Russie étaient proportionnelles à la menace représentée pour la population par l’épidémie de coronavirus et nécessaires dans une société démocratique pour protéger la santé des citoyens. Au final, les chiffres parlent d’eux-mêmes: bien que la Russie soit troisième dans le monde de par le nombre de contaminations par le coronavirus, le nombre de morts de cette infection est extrêmement bas par rapport aux pertes d’autres pays touchés par la pandémie. En parallèle, des mesures sans précédent ont été prises pour soutenir les droits sociaux et économiques de la population.

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Sur la situation du rapatriement des Russes

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En parlant de droits et de soutien, je fais notamment allusion à l’aide apportée aux citoyens russes qui se trouvent dans une situation difficile à l’étranger suite au confinement, à cause du dysfonctionnement de la logistique de transport internationale depuis trois mois. Une autre semaine de travail s’est écoulée au Ministère des Affaires étrangères, au sein d’autres de nos institutions, ainsi que de nos ambassades, pour contribuer au rapatriement des citoyens russes qui se sont retrouvés dans une situation difficile à l’étranger à cause des problèmes de logistique internationale. Depuis le lancement de l’algorithme en vigueur, le nombre de compatriotes rapatriés avec le soutien de nos ambassades a déjà dépassé 47.000 personnes au total, dont plus de 38.000 par des vols de compagnies russes, et les autres par des compagnies étrangères et des charters affrétés.

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Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est exprimé en détail dans une interview accordée à Anton Krasovski dans le cadre de son projet « Épidémie » pour la rédaction russe de RT. Vous pouvez prendre connaissance du texte intégral de cette interview grâce à nos publications en ligne ainsi que sur notre chaîne YouTube.

Pour revenir au concret, en ce moment même se déroule un nouveau vol en plusieurs étapes de la compagnie Azur Air en Amérique latine. Nous nous attendons à l’arrivée dans les heures à venir de l’avion en question dans la capitale de l’Équateur, Quito, pour embarquer près de 70 citoyens russes, notamment venus de Bolivie, puis il se rendra à San José (Costa Rica), où l’attendent déjà nos compatriotes qui se trouvaient en Amérique centrale, ainsi que ceux venus par un vol spécial de Colombie. Demain déjà, cet avion doit atterrir à l’aéroport de Cheremetievo.

Cette dernière semaine s’est déroulée sous le signe des vols de transit. Les citoyens russes se trouvant aux quatre coins du monde ont reçu la possibilité de rentrer chez eux par des vols de Paris, de Londres, de Barcelone, de Rome et d’Athènes. La géographie continue de s’élargir. Cet algorithme a déjà été rejoint par nos citoyens du Moyen-Orient, avec la participation active des pays de l’Asie du Sud-Est et du Sud du Pacifique, dont l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Je voudrais toutefois rappeler les points clés. En rejoignant un vol de rapatriement par transit, même en s’enregistrant sur le site Gosulsugi, il faut absolument s’adresser à la représentation diplomatique de la Fédération de Russie la plus proche. Cela nous permettra non seulement d’avoir une image plus complète du rapatriement de nos citoyens, mais également, pour vous, de compter sur la contribution maximale des diplomates russes pour régler diverses questions (frontalières, de transit, de logistique, etc.). Croyez-moi, ces questions sont nombreuses. Nous avons été confrontés plusieurs fois à des situations où l’information sur le transit de citoyens russes arrivait trop tard, et certains d’entre eux devaient interrompre leur voyage à cause de l’inaccomplissement des formalités nécessaires. Or cela aurait pu être évité en contactant préalablement une ambassade ou un consulat de la Fédération de Russie.

Très prochainement doit être publié un calendrier mis à jour des vols de rapatriement d’ici la fin de la semaine prochaine. Nous accorderons de nouveau une attention particulière aux pays de la CEI où un grand nombre de nos citoyens attendent la possibilité de revenir en Russie. Nous poursuivrons le travail pour organiser les escales de transit via des capitales européennes – Londres, Paris, Barcelone – ainsi que Séoul.

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Sur le travail de la Commission du Ministère russe des Affaires étrangères

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Un autre thème d’actualité lié au soutien à nos citoyens concerne le travail de la Commission du Ministère des Affaires étrangères chargée de prendre des décisions en matière de versement d’allocations. Vous le savez, pour apporter une aide sociale aux citoyens russes qui se trouvent à l’étranger et qui n’ont pas la possibilité de revenir à cause de la prolifération du coronavirus, une Commission spéciale travaille au Ministère russe des Affaires étrangères  depuis début avril 2020. Son activité se déroule dans le cadre de la coopération interministérielle conformément au décret 433 du gouvernement russe du 3 avril 2020.

La Commission vérifie, avec d’autres institutions, les demandes d’aide sociale envoyées par les citoyens russes au Ministère russe des Communications, prend des décisions pour apporter, refuser ou suspendre les allocations, et informe le Ministère russe des Communications des décisions prises, notamment sur les informations qui nécessitent des précisions, pour en informer les demandeurs.

En cas de décision favorable de la Commission, le Trésor fédéral reçoit les documents de paiement nécessaires pour transférer les fonds sur les comptes bancaires des demandeurs.

Au cours de son travail, la Commission a analysé près de 65.000 requêtes de citoyens, dont plus de 17.000 ont été reconnues conformes aux exigences du décret 433 et ont fait l’objet de décisions favorables. De cette manière, plus de 24.000 personnes ont pu bénéficier de l’aide sociale du gouvernement de la Fédération de Russie, y compris les membres de leur famille.

La plupart des citoyens qui ont bénéficié de cette aide sociale sont déjà rentrés en Russie.

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Sur le bilan du vote à l’étranger concernant les amendements à la Constitution de la Fédération de Russie 

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La Commission électorale créée auprès du Ministère russe des Affaires étrangères a terminé ce 2 juillet la réception des copies des bulletins de vote de tous les bureaux de vote à l’étranger.

Au total, dans 144 pays ont été ouverts 254 bureaux de vote sous la direction, entre autres, de 39 ambassadeurs et 63 consuls généraux, ce qui témoigne de l’importance et de la pertinence de l’objectif fixé pour nos établissements diplomatiques à l’étranger. En effet, le Ministère des Affaires étrangères accordait une attention particulière à ce thème.

Eu égard à la pandémie de coronavirus, le vote s’est déroulé essentiellement dans les ambassades et les consulats généraux, ainsi que dans les détachements du Ministère russe de la Défense à l’étranger.

Dans le cadre des sérieuses restrictions dues aux mesures prises dans différents pays afin d’empêcher la prolifération du coronavirus, 144.791 électeurs ont participé au vote.

De concert avec la commission électorale territoriale ont été organisés 42 votes extérieurs et anticipés dans les zones de résidence compacte de Russes, auxquels ont participé plus de 33.000 personnes. Il s’agit notamment du personnel des compagnies participant aux constructions d’envergure à l’étranger et des militaires des bases russes.

Le vote s’est déroulé en parfaite conformité avec la législation électorale en respectant les mesures de sécurité et les recommandations sanitaires et épidémiologiques de Rospotrebnadzor et, évidemment, des autorités locales.

Le vote s’est déroulé calmement dans tous les pays sans incidents sérieux. Dans certains bureaux de vote étaient présents des journalistes russes et étrangers, la conformité des procédures aux normes législatives et aux actes normatifs était contrôlée par des observateurs accrédités par la Chambre sociale de la Fédération de Russie.

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Sur la publication du rapport annuel du Département d’État américain concernant la lutte contre le terrorisme dans le monde

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Nous avons reçu par une note de l’Ambassade des États-Unis à Moscou la partie russe du rapport annuel publié récemment par le Département d’État américain concernant la lutte contre le terrorisme dans le monde. Nous remercions les partenaires américains pour cet aimable rappel, car nous avons perdu tout intérêt pratique pour ces rapports. D’année en année, ils répètent avec des formulations pratiquement identiques et extrêmement polarisées les mêmes reproches infondés visant la politique antiterroriste russe. Selon eux, les démarches antiterroristes de la Russie ne viseraient pas à lutter contre les menaces à la sécurité, mais à réprimer les différentes libertés et à opprimer les droits de l’homme dans le pays.

Nous proposons aux auteurs de ces rapports de faire preuve d’une approche plus créative et peut-être de chercher des exemples de coïncidence des intérêts de nos pays dans un domaine aussi important de coopération bilatérale que la lutte antiterroriste. Des idées pourraient certainement être apportées par des collègues d’une dizaine d’institutions américaines compétentes qui ont participé de manière intéressée au dialogue interministériel entre la Russie et les États-Unis sur la lutte contre le terrorisme, dans le cadre duquel, trois réunions très productives se sont déroulées à Vienne en 2019 (en mars, juin et septembre). Cependant, comme c’est souvent le cas avec nos partenaires américains, pour des raisons inconnues ces rencontres n’ont même pas été mentionnées dans le rapport. Travaillez votre coordination, s’il vous plaît.

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Sur la promotion de la prolongation de l’embargo contre l’Iran par l’administration américaine et les perspectives du maintien du Plan d’action

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Les États-Unis continuent de promouvoir le décret d’un embargo sans délai sur la fourniture d’armes à Téhéran. Nous estimons qu’il n’y pas de raisons objectives de soulever cette question au Conseil de sécurité des Nations unies. Les États-Unis n’ont aucune raison juridique ou autre pour user des pouvoirs du Conseil de sécurité des Nations unies à leurs fins conjoncturelles étroites.

La procédure particulière des fournitures d’armes et de matériel militaire en Iran ou depuis l’Iran, prévue par la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies, était initialement provisoire. Son application n’était pas supposée après le 18 octobre 2020.

Le projet de résolution avancé par Washington au Conseil de sécurité des Nations unies sur un embargo sans délai contre l’Iran comporte un éventail de restrictions dans le cadre de la politique américaine de « pression maximale » contre Téhéran et concerne des questions qui n’ont rien à voir avec le règlement de la situation autour du programme nucléaire iranien.

Nous jugeons que le thème de l’adoption de restrictions supplémentaires contre l’Iran est non seulement injustifié, mais également contreproductif du point de vue du maintien du Plan d’action global commun sur le nucléaire iranien. La raison principale de toutes les complications et dysfonctionnements dans la réalisation de l’accord nucléaire avec l’Iran est les actions subversives des États-Unis, qui se sont retirés unilatéralement du Plan d’action, continuent de violer systématiquement la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies et causent des obstacles à sa réalisation par les acteurs consciencieux.

Selon nous, mener les affaires avec Téhéran d’une position de force ne fait qu’empêcher le retour du processus de mise en œuvre du Plan d’action dans le cadre initialement convenu, et fait obstacle à la stabilisation de la situation dans la région dans l’ensemble.

D’après nous, la seule solution possible pour sortir de cette situation difficile consiste à consolider les efforts aussi bien des États parties de l’accord nucléaire que de l’ensemble de la communauté internationale pour préserver le Plan d’action en respectant les engagements pris par toutes les parties impliquées. Il est plus important que jamais d’assurer aujourd’hui la protection de la coopération légitime avec Téhéran.

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Sur les déclarations controversées du Secrétaire d’État américain Mike Pompeo concernant la politique russe en Afghanistan

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Bien évidemment, nous avons été confus par les déclarations controversées du Secrétaire d’État américain Mike Pompeo au sujet des accusations proférées dernièrement envers la Russie concernant la prétendue organisation de meurtres commandités de militaires américains en Afghanistan. Ce thème a déjà été commenté non seulement en Fédération de Russie, mais également aux États-Unis, notamment par le Président américain Donald Trump. Le chef du Pentagone a également évoqué l’absence de preuves pour confirmer ces fausses allégations.

D’un côté, le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo semble être solidaire de cet avis du gouvernement américain et a appelé à traduire en justice les organisateurs de ce fake, mais de l’autre il a soudainement rappelé les insinuations – démenties depuis longtemps – concernant de prétendues fournitures d’armes russes aux talibans, tout en parlant de la nécessité d’examiner cette question au Congrès américain. Il a affirmé qu’il soulevait la question de la cessation des fournitures d’armes aux talibans à chaque contact avec ses interlocuteurs russes.

Voilà ce que je voudrais dire au sujet des contacts des partenaires américains, notamment du Secrétaire d’État, avec les interlocuteurs russes. Au cours de ses entretiens avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, Mike Pompeo n’a jamais évoqué cette question. La Russie a fourni des armements uniquement au gouvernement légitime de l’Afghanistan, ce qui est bien connu. Si les collègues américains ont l’intention de mener la conversation dans cette direction, il serait utile de rappeler l’information qui a circulé activement en Afghanistan concernant le soutien apporté par les services spéciaux américains aux terroristes de Daech grâce à des hélicoptères pour les faire échapper à une attaque des talibans. Nous en avoins parlé en conférence de presse il y a un ou deux ans. Il ne faut pas non plus oublier le soutien de Daech par l’aviation américaine pendant les affrontements contre les talibans. Cette dernière circonstance a été confirmée plusieurs fois par des représentants des talibans en 2018-2019.

En ce qui concerne les discours à l’assemblée législative américaine, nous avons également une assemblée législative. Nous savons tous que notre assemblée législative est extrêmement active sur la scène internationale. Je pense qu’elle pourrait également se pencher sur le dossier afghan, les fournitures d’armes, la coopération de plusieurs pays avec des terroristes – du moins cette information circule.

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Sur la loi chinoise sur la garantie de la sécurité nationale dans la région administrative spéciale de Hong Kong

HONG KONG CHINA SECURITY LAW

Notre attention a été attirée par l’entrée en vigueur à compter du 1er juillet de la décision du Comité permanent de l’Assemblée nationale populaire chinoise sur la garantie de la sécurité nationale dans la région administrative spéciale de Hong Kong.

A cet égard, nous voudrions confirmer que la position fondamentale de la Russie concernant la situation autour de Hong Kong reste inchangée. Nous respectons la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Chine, nous considérons toutes les questions concernant Hong Kong comme une affaire intérieure de la Chine et sommes contre toute tentative des forces extérieures de s’ingérer dans les relations entre le gouvernement central et la région administrative spéciale de ce pays.

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Sur les accusations visant le « président » du Kosovo Hashim Thaçi

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Le 24 juin, le parquet du Tribunal spécial de La Haye chargé d’enquêter sur les crimes de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK) a publié une déclaration qui a notifié de la fin du travail sur les chefs d’inculpation visant le « président » du Kosovo Hashim Thaçi,

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l’ancien président de « l’assemblée » Kadri Veseli, ainsi que huit autres anciens membres de l’UÇK. Ils sont tous soupçonnés d’avoir commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, dont des meurtres, des persécutions et des tortures. Ils ont fait près de 100 victimes, dont des Albanais, des Serbes, des Tziganes et d’autres groupes ethniques. Les informations recueillies ont été transmises en instruction préliminaire. Le procès pourra commencer après leur analyse par la Chambre du Tribunal spécial, à laquelle six mois ont été impartis.

Les décisions prises ont montré une fois de plus l’inconsistance de la « structure étatique » du Kosovo. Je voudrais attirer l’attention sur le fait que des personnes qui sont depuis des années à la tête d’institutions du pouvoir à Pristina sont accusées de crimes gravissimes. Ce sont ces éléments criminels qui ont organisé en 2008 la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo, dont l’illégitimité est flagrante et possède une base juridique internationale – les fameux documents du droit international qui parlent clairement de l’illégitimité des événements de 2008.

Nous sommes certains que tous les individus impliqués dans les crimes commis doivent être traduits en justice avec la peine méritée, indépendamment des postes qu’ils occupent.

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Sur le blocage des chaînes du holding médiatique RT sur le territoire de la Lettonie

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Mardi 30 juin, les autorités lettones ont annoncé leur décision d’interdire la diffusion sur le territoire du pays de sept chaînes du holding RT, notamment en langue arabe et espagnole, ainsi qu’une chaîne documentaire. Riga a tenté de justifier cette démarche en affirmant qu’il recourait à l’instrument des « sanctions » personnelles de l’UE contre le directeur général de l’agence Rossiya Segodnya Dmitri Kisselev.

Dmitri Kisselev, redacteur en chef de l’agence d'information Rossia Segodnia, dans sa chronique.1001500   Dmitri Kisselev, redacteur en chef de l’agence d’information Rossia Segodnia, dans sa chronique.

Nous espérons que ces actions révoltantes et illégales ont été entreprises par les autorités lettones uniquement à cause de l’incompétence des autorités responsables qui n’ont pas réussi à comprendre que Dmitri Kisselev n’avait jamais été impliqué dans ce qu’a déclaré Riga. Je voudrais expliquer à nos collègues lettons que cette structure possède le statut juridique d’organisation autonome non commerciale sous la direction de Margarita Simonian.

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Malheureusement, c’est loin d’être le premier cas de privation infondée d’un média russe de la possibilité de diffuser librement l’information en Lettonie et de satisfaire le besoin de la nombreuse population russophone du pays de recevoir des informations dans leur langue natale. Nous constatons une obsession totale des autorités lettones pour le nettoyage de leur espace médiatique. C’est loin d’être le premier pas. Elles craignent tout contenu d’origine russe.

Nous avons attiré plusieurs fois l’attention des organisations internationales et des militants des droits de l’homme sur la situation inadmissible en Lettonie au vu de la grossière discrimination des habitants russophones de la Lettonie et des tentatives d’évincer brutalement la langue russe de l’espace médiatique du pays, alors que plus de 40% de la population préfère obtenir des informations en russe.

Nous appelons une nouvelle fois les structures internationales compétentes à soumettre la décision de Riga à une expertise juridique rigoureuse quant à sa conformité avec les obligations politiques et juridiques de la Lettonie de garantir la liberté d’expression et d’opinion, ainsi qu’un accès libre à l’information.

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Sur le 60e anniversaire de la proclamation de l’indépendance de la République démocratique du Congo

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Le 30 juin, la République démocratique du Congo (RDC) a célébré le 60e anniversaire de sa proclamation d’indépendance.

Le peuple congolais a une histoire séculaire, des traditions et des coutumes uniques. Les premières entités étatiques ont commencé à se former sur ce territoire dès le XIVe siècle, dont la plus grande a été le royaume du Congo. Au XVe siècle, les territoires des peuples autochtones ont été la cible de l’expansion de pays occidentaux, notamment du Portugal et de la Belgique. Entre 1885 et 1908, le territoire du royaume congolais a été capturé par les Belges pour devenir la propriété personnelle du roi Léopold II, et, en 1908, la colonie officielle de la Belgique (Congo belge).

L’URSS a accordé une aide diversifiée au Congo pour le libérer de l’oppression coloniale. L’histoire se souvient de la période quand le gouvernement soviétique soutenait le pays, et les citoyens de l’Union soviétique manifestaient pour la défense des héros nationaux de la RDC: Patrice Lumumba et son proche allié dans la lutte contre l’indépendance, Antoine Gizenga.

 

Patrice Lumumba & Antoine Gizenga

Les relations diplomatiques établies le 7 juillet 1960 entre nos deux pays continuent de se développer aujourd’hui dans une atmosphère d’amitié, de respect réciproque et de solidarité.

Le dialogue politique est entretenu à haut niveau, la coopération économique avance activement, les liens culturels et sociaux prennent de l’ampleur. Je rappelle que l’entretien du Président russe Vladimir Poutine et du Président congolais Félix Tshisekedi s’est tenu en marge du sommet Russie-Afrique à Sotchi en octobre 2019 et a été le premier de l’histoire des relations bilatérales au niveau des chefs d’État. Ils ont évoqué les perspectives de développement de la coopération russo-congolaise mutuellement avantageuse dans le domaine des investissements, ainsi que les secteurs commercial, économique et social.

Nous félicitons chaleureusement nos amis congolais à l’occasion de leur fête nationale et sommes certains que les relations traditionnellement amicales entre nos pays continueront de se renforcer.

Nous souhaitons à la population de ce pays, qui fait partie des plus grands d’Afrique, de la réussite dans les objectifs fixés, mais aussi prospérité et bien-être.

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Sur le 60e anniversaire de la proclamation de l’indépendance de la République fédérale de Somalie

 

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Mercredi 1er juillet, la République fédérale de Somalie a célébré le 60e anniversaire de sa proclamation d’indépendance.

Le peuple de ce pays, avec lequel nous entretenons des traditions d’amitié et de solidarité, a parcouru le chemin difficile de la lutte pour la liberté et le droit de disposer de lui-même.

A la fin du XVe siècle, les Portugais ont instauré leur domination sur côte somalienne. A la fin du XIXe siècle, la Somalie a été partagée entre le Royaume-Uni et l’Italie. Après la Seconde Guerre mondiale et une longue période de transition, les deux territoires se sont réunis pour former un État indépendant en 1960, se libérant ainsi de la dépendance coloniale.

Les relations diplomatiques entre l’URSS et la Somalie ont été établies le 11 septembre 1960, l’URSS a apporté gratuitement son soutien à la Somalie pour construire les sites d’infrastructure, former les cadres nationaux et les forces armées. Des centaines de spécialistes soviétiques travaillaient dans ce pays, et plus de 20.000 Somaliens ont suivi leurs études dans des universités de l’URSS.

La Fédération de Russie soutient continuellement le processus de paix en Somalie et la reprise socio-économique de ce pays. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, la Russie a l’intention de continuer de participer aux efforts internationaux convenus pour apporter un soutien diversifié à Mogadiscio.

Nous félicitons sincèrement nos amis somaliens à l’occasion de leur fête nationale, et leur souhaitons prospérité et bien-être.

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Sur la célébration de la Journée de l’indépendance du Venezuela le 5 juillet

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Dimanche 5 juillet sera célébrée la Journée de l’indépendance de la République bolivarienne du Venezuela (1811).

Nos pays sont liés par des relations d’amitié et d’entente de longue date. Caracas est un partenaire stratégique de la Russie en Amérique latine. La récente visite à Moscou du Ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza pour participer aux festivités à l’occasion du 75e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique a confirmé les liens amicaux entre nos pays. Nous réalisons avec succès des projets communs, et nous coopérons étroitement au sein des organisations internationales.

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En plus de deux siècles de riche histoire, le Venezuela a réussi à acquérir une véritable indépendance et à protéger sa souveraineté nationale. Le gouvernement vénézuélien légitime, malgré une pression extérieure sans précédent, continue de défendre le droit de son pays à disposer de lui-même. Nous continuerons d’apporter un plein soutien à nos amis vénézuéliens, notamment pour surmonter les différends intérieurs à travers un dialogue national inclusif basé sur les principes de la législation nationale sans ingérence extérieure destructive.

Nous adressons au gouvernement et au peuple du Venezuela nos meilleurs vœux dans le cadre de cette merveilleuse fête.

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Sur le 45e anniversaire de l’indépendance du Cap-Vert

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Dimanche 5 juillet, la République du Cap-Vert fêtera le 45e anniversaire de son indépendance. C’est l’un des pays d’Afrique qui se développe le plus dynamiquement et stablement. Un pays avec des traditions uniques.

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Son peuple a parcouru le chemin difficile de la lutte pour l’indépendance, de la mise en place de la structure étatique et de l’acquisition d’une véritable souveraineté. Dans ce pays, la génération âgée se souvient avec gratitude de l’aide gratuite immuablement apportée au Cap-Vert par l’Union soviétique. L’an dernier, Praia a inauguré solennellement une plaque commémorative immortalisant l’acte héroïque de l’équipage du destroyer soviétique Byvaly. En janvier 1973, ses actions déterminées ont permis d’arrêter les assassins du leader du mouvement national de libération de Guinée-Bissau et du Cap-Vert Amilcar Cabral, ainsi que de libérer son collaborateur Aristides Pereira qui est ensuite devenu le premier Président du Cap-Vert indépendant.

Aujourd’hui, les relations entre nos deux pays sont de haut niveau. Nous sommes prêts à poursuivre la coopération productive dans différents domaines, ainsi qu’à une coopération étroite dans la lutte contre la pandémie de coronavirus.

Je voudrais féliciter le peuple du Cap-Vert pour sa fête nationale et lui souhaiter tout le meilleur.

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Sur la célébration de la Journée de la Communauté caribéenne (CARICOM)

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CARICOM (Caribbean Community ou Communauté des Caraïbes) ou MARCHÉ COMMUN DES CARAÏBES

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Par tradition, nous félicitons nos amis de la Communauté caribéenne pour la journée de la CARICOM (célébrée dans plusieurs pays de la Communauté en tant que fête nationale le premier lundi de juillet).

Dans le contexte international actuel, alors que les notions de souveraineté et d’autonomie sont souvent remises en question, voire ignorées, cette organisation faisant autorité regroupant 14 pays de la région est un exemple clair et important montrant que même des petits pays peuvent avoir du poids sur la scène internationale en avançant ensemble et successivement avec la conviction de sa justesse, en défendant les principes fondamentaux de la Charte de l’Onu. L’activité de Saint-Vincent-et-les-Grenadines en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies en est une confirmation. Ce pays représente dignement ses partenaires de la Communauté et, avec la République dominicaine, toute l’Amérique latine.

En renforçant leur unité et leur solidarité, les Caraïbes deviennent aujourd’hui un élément notable et surtout positif de la politique économique. Après avoir dépassé la période de la dépendance coloniale, ces pays, pour qui le facteur de la diversité ethnique est systémique, gèrent avec succès la tâche de construire une société multiethnique stable.

Ces derniers temps, nos relations avec la Communauté et les pays qui ont font partie ont atteint une nouvelle dynamique: en 2019, Moscou a accueilli

  • le Président de Trinité-et-Tobago,
  • es chefs de diplomatie de la Grenade et de la Jamaïque,

le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est rendu

  • au Suriname;

en début d’année nous avons reçu

  • le premier ministre de Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

Compte tenu de la demande de la CARICOM d’accorder aux liens avec la Russie un caractère systémique, nous avons prévu des perspectives pour lancer un format de communication multilatéral conformément au Mémorandum d’entente de 2010.

Nous travaillons continuellement au renforcement de la base juridique internationale de la coopération, notamment avec la signature d’accords de base sur les fondements des relations et l’élargissement du régime sans visa avec les Caribéens.

Les axes traditionnels des liens russo-caribéens sont des projets d’aide au développement, des programmes régionaux de formation de cadres, les échanges culturels, sociaux, éducatifs et touristiques, et la promotion des initiatives d’affaires.

Nous sommes prêts à renforcer les liens avec la région caribéenne dans différents domaines dans un esprit d’amitié, de solidarité et de prise en compte des intérêts réciproques. Pour nous, c’est une ligne fondamentale qui n’est pas soumise aux fluctuations conjoncturelles.

Réponses aux questions:

A

Question: On nous a demandé de commenter le procès du biologiste de Rostov-sur-le-Don Alexandre Ignatenko et de ses compagnons arrêtés au Sri Lanka pour avoir ramassé des insectes morts. Plus de 70 biologistes russes ont écrit une lettre publique au Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en affirmant qu’Alexandre Ignatenko n’avait jamais exercé l’entomologie pour des raisons commerciales, et ont demandé de garantir le respect des droits des Russes interpellés.

Les membres de la famille d’Alexandre Ignatenko déclarent que ni le consul ni le traducteur n’étaient présents aux audiences.

Nous vous demandons d’expliquer sur quelle aide de l’État peuvent compter les Russes qui se sont retrouvés dans une telle situation à l’étranger? Quel sera son niveau, et dans quels délais pourra-t-elle être fournie? Une telle aide a-t-elle été accordée à Alexandre Ignatenko?

 

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Réponse: Je voudrais dire que nos citoyens rencontrant des problèmes à l’étranger avec les forces de l’ordre locales peuvent évidemment compter sur l’aide de nos établissements diplomatiques. Cette aide vise avant tout à défendre leurs droits et intérêts légitimes. Le niveau et la nature de cette contribution dépendent de plusieurs facteurs, notamment les circonstances de l’affaire et les lois du pays d’accueil, ainsi que la participation ou non de ce dernier aux accords internationaux qui pourraient s’appliquer en l’occurrence.

En ce qui concerne Alexandre Ignatenko, Nikolaï Kilafian et Artem Riabov, le service consulaire de l’Ambassade de Russie à Colombo reste en contact avec eux depuis la réception de l’information sur leur interpellation.

L’aide de nos diplomates a permis de ne pas retarder excessivement l’enquête et de garantir l’usage de téléphones pour pouvoir contacter les proches et leur avocat. De plus, tous les trois ont été relâchés jusqu’au procès avec une assignation à résidence, bien qu’ils fassent l’objet d’accusations de recueil illégal d’objets mineurs de la faune sauvage (plus de 550 spécimens ont été saisis), considérées comme très graves au Sri Lanka. Cela expose à de grandes amendes et à des peines de prison pouvant aller jusqu’à cinq ans.

Six audiences ont déjà eu lieu. A l’issue de la cinquième, le 25 juin, le nombre de chefs d’inculpation contre Alexandre Ignatenko et ses camarades a été réduit jusqu’à 200, mais Artem Riabov et Nikolaï Kilafian ont été placés en détention. Pendant la sixième audience du 2 juillet, le juge a décidé de libérer Artem Riabov et Nikolaï Kilafian sous caution.

Alexandre Ignatenko n’a pas assisté aux deux dernières audiences à cause de problèmes de santé. Il reçoit une aide médicale à l’hôpital, sa vie n’est pas menacée.

Le procès se déroule à Nuwara Eliya, loin de Colombo. La circulation est difficile à cause des restrictions décrétées par les autorités du Sri Lanka pour empêcher la prolifération du coronavirus. A l’heure actuelle, la situation sanitaire et épidémiologique dans le pays s’est améliorée, ce qui a permis au consul russe d’assister à la sixième audience.

La prochaine audience est prévue le 23 juillet. Nous surveillons ce dossier.

B

Question: Nous avons vu un communiqué selon lequel un livre consacré au crash du vol MH17 avait été publié en Malaisie par l’écrivain Mahadzir Ibrahim. Son œuvre est même inclue au programme scolaire. Avez-vous entendu parler de cette nouvelle publication et que pouvez-vous dire à son sujet?

 

Réponse: Merci pour votre question. En effet, ce livre a été publié en Malaisie fin mai.

A ce que je sache, Mahadzir Ibrahim a accordé une attention particulière aux différentes versions du crash du vol MH17, ainsi qu’aux motifs, qui ne sont pas toujours évidents, qui, selon lui, ont guidé les différents pays qui ont participé aux différentes étapes à l’enquête sur le crash aérien. Par exemple, l’auteur affirme que les États-Unis ont pu profiter de la tragédie pour justifier la nécessité de nouvelles sanctions contre la Russie.

L’apparition de ce livre témoigne de la volonté grandissante des Malaisiens de se faire leur propre avis sur les faits. Nous pensons que c’est particulièrement important compte tenu de la couverture unilatérale et engagée de cette tragédie en Occident.


source/https://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/UdAzvXr89FbD/content/id/4205557

 

 

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