3794 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 14 mai 2020

  1. Point de situation sur le coronavirus et l’aide au rapatriement des citoyens russes
  2. Sur la participation de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, à la session ministérielle du Conseil des États de la mer Baltique
  3. Sur les événements de célébration du 75e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique organisés par les compatriotes russes à l’étranger
  4. Sur la visioconférence des membres du Conseil de sécurité des Nations unies en formule Arria 
  5. Sur les activités organisées à New York concernant le « dossier chimique » syrien

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Point de situation sur le coronavirus et l’aide au rapatriement des citoyens russes

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Malgré les tendances rassurantes en matière de contention de la propagation de l’infection dans plusieurs pays, comme en témoigne notamment le ralentissement des statistiques de mortalité et l’augmentation du nombre de guérisons, cette semaine la situation liée à la pandémie de Covid-19 est globalement restée tendue dans le monde. La dynamique du nombre de personnes contaminées s’est maintenue à un niveau assez élevé. Le total des infections dans le monde a, malheureusement, franchi la barre des 4 millions. Les États-Unis restent en tête de liste des pays les plus touchés par le coronavirus.
Suite au ralentissement de la propagation de cette maladie dangereuse en Europe, plusieurs pays poursuivent le processus d’assouplissement par étapes des mesures de quarantaine et de confinement. Nous suivons attentivement les approches nationales de la levée progressive des restrictions. Nous partons du principe que chaque pays élabore sa propre stratégie en fonction de la situation épidémiologique et de l’efficacité des mesures qui ont été prises pour contenir l’épidémie. Nous partageons la position de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant la nécessité d’une commensurabilité réelle des mesures de déconfinement prises, et du niveau de risque. Cela est nécessaire avant tout pour empêcher la possibilité d’une seconde vague de pandémie.
Dans ces conditions, la Russie continue d’agir pour le rapatriement organisé des citoyens qui souhaitent revenir de l’étranger. Le calendrier des vols tient entièrement compte de la situation sanitaire et épidémiologique dans notre pays, ainsi que des capacités logistiques et de transport. Une priorité est accordée à la présence de places pour placer les personnes qui reviennent en confinement dans les régions de séjour en organisant, évidemment, un suivi. Selon Rosaviatsia, 1.288 personnes ont été rapatriées en Russie de différents pays depuis une semaine. Je souligne, depuis une semaine. Au total, 15.935 personnes ont été rapatriées depuis la première décade d’avril.
Nous poursuivons le travail pour remplir le calendrier des vols de rapatriement, notamment pour les destinations « attendues ». Dans le calendrier déjà confirmé: La Valette, Kuala Lumpur, Phnom Penh, Sofia, Bucarest, Vienne, Budapest, Malaga. De nouveaux vols partiront à Larnaka, à Bangkok et à Douchanbé.
Quelques mots sur les plans à court terme. Cette nuit, un avion de la compagnie Royal Flight a décollé de Moscou pour rapatrier nos citoyens de l’île Maurice et de Zanzibar, ainsi qu’un groupe de citoyens russes d’Afrique du Sud. En ce qui concerne l’Afrique du Sud, les possibilités techniques actuelles ne permettent pas de prendre tout le monde à la fois, mais, comme nous l’avons dit, nous travaillons à mettre en place un vol supplémentaire.
De plus, un vol avec nos citoyens a déjà décollé de New York. Nous attendons le retour de plus de 300 compatriotes, notamment des mineurs qui se trouvaient aux États-Unis dans le cadre des « programmes d’échange » qui ont fait tant de bruit.
Des compatriotes reviendront aujourd’hui en Russie de Goa. Ce vol est à destination de Moscou avec une escale à Rostov-sur-le-Don pour les habitants du District fédéral Sud. Il sera suivi par un autre vol de cet État indien populaire auprès des Russes, qui suivra l’itinéraire Krasnoïarsk-Ekaterinbourg-Moscou pour les habitants des districts fédéraux de Sibérie et de l’Oural.
Aujourd’hui, nous attendons également un autre vol d’Espagne en provenance de deux grands centres touristiques à la fois: Tenerife et Barcelone.
Le travail sera poursuivi. En principe, il ne s’est jamais arrêté.

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Sur la participation de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, à la session ministérielle du Conseil des États de la mer Baltique

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Mardi 19 mai, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la session ministérielle du Conseil des États de la mer Baltique (CEB), qui se tiendra en visioconférence.

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Le CEB a été fondé en 1992. Il regroupe la Russie l’Allemagne, le Danemark, l’Islande, la Lettonie, la Lituanie, la Norvège, la Pologne, le Finlande, la Suède, l’Estonie, ainsi que l’UE.

Pendant la réunion, il est prévu de faire le bilan de la présidence danoise de cette organisation en 2019-2020. A l’ordre du jour figurent des questions telles que l’impact de la pandémie de Covid-19 sur la coopération régionale, la lutte contre les menaces transfrontalières, y compris le crime organisé, les défis climatiques et environnementaux, ainsi que le développement des contacts de jeunesse.

Les participants à la session approuveront la nouvelle rédaction des documents statutaires du CEB, qui a été préparée dans le cadre de la réforme de l’organisation en 2018-2020 et établit les mesures pour accroître l’efficacité du travail du Conseil, apporter à son activité une plus grande souplesse, et améliorer l’interaction avec d’autres formats multilatéraux de coopération.

A l’issue de cette session, il est prévu d’adopter une déclaration conjointe visant à développer la coopération multilatérale en mer Baltique.

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Sur les événements de célébration du 75e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique organisés par les compatriotes russes à l’étranger

RUSSIE PH 20 SUR 26 Vladimir Poutine a observé un défilé aérien marquant le 75e anniversaire de la victoire depuis la place Ivanovskaya au Kremlin de Moscou. Photo Mikhail Metzel, TASS 2XHAdp848E9h1MFRcEIAPHA2Q1Rjsf8a

Dans le cadre de la célébration du 75e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique, des événements ont été organisés dans plus de 100 pays. Les plus marquants se sont tenus au Belarus, en Bulgarie, en Allemagne, au Kazakhstan, à Chypre, au Kirghizistan, en Moldavie, en Slovaquie, aux Etats-Unis, au Turkménistan et en France. Compte tenu de la situation épidémiologique défavorable et des interdictions d’organiser des activités de masse, les compatriotes, conjointement avec les établissements diplomatiques russes, ont concentré leurs efforts sur les projets en ligne, notamment sur l’action Régiment immortel. Selon les capacités des ressources internet, de nombreuses actions ont même eu une grande portée géographique et ont été enrichies d’un contenu artistique.
Selon les estimations, des centaines de milliers de personnes ont participé aux activités et aux actions festives, notamment des habitants locaux et des représentants des autorités (en Abkhazie, en Albanie, en Belgique, au Brésil, en Allemagne, à Cuba, en Croatie, en Suisse, en Ethiopie et dans d’autres pays). De plus, cette année, l’action Régiment immortel s’est déroulée pour la première fois au Mali et aux Seychelles (au nouveau format « naval » – avec la participation du navire de recherche océanographique de la marine russe Amiral Vladimirski).
De plus, 150 autres activités connexes ont été organisées (Ruban de Saint-Georges, Cierge de la mémoire, des visioconférences, des concerts en ligne, des festivals de chansons de guerre, des expositions photo, des plantations d’arbres, des cours de mémoire, des concours et des flashmobs).
En dépit des restrictions en vigueur, les compatriotes ont activement participé individuellement au dépôt de fleurs devant les monuments et les tombes de guerre. Plusieurs actions ont été organisées dans le ciel. Ainsi, un avion avec un ruban de Saint-Georges de 30 mètres a volé pendant plusieurs heures au-dessus de Chicago et du lac Michigan, et au-dessus de Berlin un hélicoptère a décollé avec le Drapeau de la Victoire.
Certains pays ont tout de même réussi à organiser en partie des activités sur le terrain. Je souligne encore une fois que ce format a été déterminé par les règles de quarantaine en vigueur. Pendant les actions organisées physiquement, les compatriotes ont défilé avec des portraits de leurs proches ayant participé à la Grande Guerre patriotique (en Angola, en Géorgie, au Cambodge, au Luxembourg, en Slovaquie, au Tadjikistan, en République tchèque, en Suède, en Ukraine et dans d’autres pays). Dans plusieurs pays, des représentants des autorités locales ont participé aux activités de commémoration, notamment au niveau présidentiel (en Serbie, au Kazakhstan, au Kirghizistan, en Moldavie). L’anniversaire de la Grande Victoire a été largement célébré au Belarus et au Turkménistan.
Dans certains pays, les compatriotes ont organisé des auto- et moto-tours (au Canada, au Kirghizistan, au Liban, en Israël et dans d’autres pays). Nous notons le courage et l’ingéniosité des citoyens qui ont participé aux activités festives en Ukraine. Malgré l’interdiction du port du ruban de Saint-Georges dans le pays, ils ont accroché le ruban en écrivant les couleurs avec des mots.
Quand la situation épidémiologique le permettra, les compatriotes ont l’intention d’organiser l’action Régiment immortel au format traditionnel, probablement en la synchronisant avec le Défilé de la Victoire et les marches sur le territoire russe. Cela devra être décidé et mis au point une fois que nous surmonterons le terrible malheur qui s’est abattu sur le monde entier: la pandémie de coronavirus.

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Sur la visioconférence des membres du Conseil de sécurité des Nations unies en formule Arria 

Vendredi 8 mai, au siège de l’Onu à New York, s’est déroulée une visioconférence entre les membres du Conseil de sécurité des Nations unies en formule Arria sur la thématique du 75e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

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La discussion à ce sujet est une bonne occasion de rappeler les objectifs et les tâches de l’Onu. L’Organisation a été créée pour prémunir les nouvelles générations d’une nouvelle guerre. A cet effet, il faut respecter sa Charte et ses principes, fixés par ses fondateurs. Le dialogue sur cette base est également important pour lutter contre les nouveaux risques et défis tels que le terrorisme, la cybercriminalité et le trafic de stupéfiants. Sur cette toile de fond ressortent les problèmes auxquels le monde est confronté même 75 ans après la Grande Victoire: le néonazisme, les tentatives de blanchir les criminels, la réécriture de l’histoire.

Malheureusement, certaines délégations, notamment les organisateurs de la visioconférence, ont décidé de profiter de cette plateforme pour imposer une vision déformée des causes et des résultats de la Seconde Guerre mondiale, qui n’ont rien à voir avec la réalité de l’époque.

La Russie continuera de travailler dans le cadre de l’Onu et sur d’autres plateformes internationales afin de renforcer la coopération et de faire face aux nouveaux risques et défis.

Le monde entier a pour objectif commun d’empêcher de nouvelles tragédies. C’est le meilleur moyen d’honorer la mémoire de ceux qui sont tombés pour la paix et la liberté.

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Sur les activités organisées à New York concernant le « dossier chimique » syrien

2018.10.31.Le_directeur_general_de_lorganisation_dinterdiction_des_armes_chimiques_Fernando_ARIAS  Fernando Arias directeur général du Secrétariat technique de l’OIAC depuis juillet 2018

Conformément au programme de travail validé du Conseil de sécurité des Nations unies, ce 12 mai devait se tenir une réunion interactive consacrée au « dossier chimique » syrien. Les représentants des pays occidentaux ont proposé que le Directeur général du Secrétariat technique de l’OIAC Fernando Arias y participe.
L’objectif était flagrant: continuer d’imposer au Conseil de sécurité des Nations unies les conclusions falsifiées du premier rapport du Groupe « attributif » pour l’enquête et l’identification, créé suite aux manipulations politico-juridiques des pays occidentaux en transgression de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques.
Le rapport stipule qu’« il y a des raisons de penser » que le gouvernement politico-militaire syrien est responsable de l’usage de l’arme chimique à Al-Lataminah (24, 25 et 30 mars 2017).

Ayant conscience de la pertinence du problème de l’usage des armes chimiques en Syrie (pas par les forces gouvernementales mais par les terroristes) nous étions prêts à une discussion objective et franche. Nous avons exigé que la réunion soit ouverte pour permettre de demander à Fernando Arias des précisions fondamentales concernant le travail du Groupe « attributif » et des missions spéciales de l’OIAC dans l’ensemble.

Les pays occidentaux ont décliné cette proposition. Contrairement à leurs propres déclarations concernant « la nécessité d’accroître la transparence » dans le travail du Conseil de sécurité des Nations unies, ils ont simplement refusé de soulever les questions désagréables pour eux.

Tout cela indique que la direction du Secrétariat technique de l’OIAC et nos collègues occidentaux, qui parlent constamment de leur confiance totale et inconditionnelle envers le Groupe « attributif », craignent une discussion ouverte, objective et professionnelle sur l’activité, les principaux objectifs et les tâches du mécanisme « attributif » qu’ils ont créé, dont les conclusions antisyriennes des enquêtes sont « programmées » à l’avance, comme le montre la réalité.

La Représentation permanente de la Russie auprès de l’Onu a organisé une conférence de presse afin de rapporter au public international la véritable situation et de défaire les tentatives des pays occidentaux de cacher la nature préjudiciable du travail du Groupe « attributif » et des lacunes systémiques dans l’activité des missions spéciales de l’OIAC. Vous pouvez en prendre connaissance sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères et sur le site de notre Représentation permanente à New York.

Parmi les nombreuses questions soulevées, on peut souligner ce qui suit.

Nous voudrions obtenir du Secrétariat technique de l’OIAC des explications claires concernant toutes les circonstances très douteuses du prélèvement et du stockage des échantillons jusqu’à leur remise à la Mission d’établissement des faits d’usage de l’arme chimique en Syrie (MEF), car ce sont les rapports de la MEF qui sont pris pour base du travail du Groupe « attributif ».
  • Il est important de déterminer les raisons véritables et non fictives du refus du Secrétariat technique d’accepter l’invitation des autorités syriennes à envoyer des experts de la MEF à Al-Lataminah
  • Il est étonnant que le rapport du Groupe « attributif » cache le refus du Secrétariat technique de l’OIAC de satisfaire la demande de Damas d’envoyer des inspecteurs à la base aérienne syrienne de Chaïrat où, selon le Groupe « attributif », aurait été perpétrée une attaque chimique.

On perçoit clairement dans ces rapports les doubles standards appliqués par rapport à Damas: d’un côté, accuser de refuser de coopérer; de l’autre, la négligence flagrante des informations pointant la mise en scène des incidents chimiques.

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En fait, le Secrétariat technique ignore le fait que les Syriens transmettaient régulièrement au Conseil de sécurité des Nations unies et à l’OIAC des informations sur les provocations chimiques préparées par les terroristes.

Il faut éliminer les lacunes systémiques dans le travail de la MEF:

– les enquêtes à distance au lieu d’un déplacement obligatoire sur les lieux de l’incident présumé;

– la violation du principe fondamental du déroulement des actions dans la garantie de l’intégrité des preuves matérielles (chain of custody);

– opérer avec des informations obtenues essentiellement de structures agissant dans l’opposition au gouvernement syrien.

La composition même du Groupe « attributif » (la grande majorité des experts est originaire des pays occidentaux) a été sélectionnée de sorte à ce que les avis qui ne conviennent pas aux pays occidentaux puissent être facilement réprimés.

Tout cela est contraire à ce que le Secrétariat technique de l’OIAC a déclaré concernant la représentation géographique juste et ne colle pas du tout avec les déclarations sur le caractère « objectif et impartial » des enquêtes menées. De la même manière, le postulat du Groupe « attributif » sur de prétendus marqueurs uniques de sarin syrien soulève de sérieux doutes. Il est bien connu que les précurseurs de cette substance toxique ont été détruits par les spécialistes occidentaux en dehors de la Syrie. Il est évident que durant ce processus, ils ont fixé en détail sa recette.
Nous sommes sérieusement préoccupés par l’indisposition du Secrétariat technique de l’OIAC à confirmer par un document les conclusions tirées pendant les enquêtes menées par ses structures. Les renvois à de prétendues informations non confirmées et à des « expertises extérieures » inconnues ne peuvent pas être considérés comme une preuve.

L’approche dans le style « croyez-nous sur parole » dans un domaine aussi sensible est absolument inadmissible. Cette liste de questions sera complétée à mesure que nous étudierons le rapport du Groupe « attributif » illégitime.

à suivre…

source/https://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/4122532

 

 

 

 

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