3624 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 30 janvier 2020

LE 30 JANVIER 2020

  1. Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Lim Jock Hoi, Secrétaire général de l’ASEAN
  2. Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Ann Linde, Ministre des Affaires étrangères de la Suède
  3. Sur la participation de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, au vernissage d’une exposition photo consacrée au 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Russie et l’Indonésie
  4. Sur les visites à venir de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, au Mexique et au Venezuela
  5. Sur la Journée du diplomate
  6. Sur la situation en Chine et dans d’autres pays en lien avec la propagation du coronavirus
  7. Concernant la question de la déformation de l’histoire
  8. Sur la situation autour du citoyen russe Alexandre Vinnik
  9. Sur le « deal du siècle » américain
  10. Sur la situation en Libye
  11. Sur la situation au Venezuela et autour
  12. Sur les démarches hostiles des autorités bulgares
  13. Sur les nouvelles sanctions antirusses des États-Unis et du Canada
  14. Sur la décision de l’UE d’inscrire sept citoyens russes sur « liste noire » sous prétexte qu’ils ont participé à l’organisation des élections en Crimée

RUSSIE ZARAKHOVA IMG_2594

1/ Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Lim Jock Hoi, Secrétaire général de l’ASEAN

ASEAN H.E. LIM JOCK HOI DSC_0951 Secretary-General of ASEAN Dato Lim Jock Hoi

Du 2 au 4 février, Lim Jock Hoi, Secrétaire général de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), se trouvera en visite de travail à Moscou.

Lors des pourparlers prévus le 3 février avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, il est prévu d’évoquer en détail les perspectives du partenariat stratégique Russie-ASEAN, notamment le renforcement de la coordination sur les plateformes régionales et internationales, le renforcement de la coopération dans la lutte contre les nouveaux risques et défis, l’élargissement de la coopération dans le domaine commercial, économique et social, ainsi que les mesures communes dans le contexte de la création du Grand partenariat eurasiatique.
Le programme de la visite du Secrétaire général de l’ASEAN Lim Jock Hoi prévoit des rencontres avec la direction du Ministère russe du Développement économique, du Ministère russe de l’Éducation et de la Science, du Ministère russe des Finances et du Ministère russe des Situations d’urgence, mais aussi des représentants des milieux d’affaires, ainsi que la visite du Centre de l’ASEAN auprès de MGIMO. Un entretien est prévu avec le Président du Collège de la Commission économique eurasiatique.
2/ Sur l’entretien de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, avec Ann Linde, Ministre des Affaires étrangères de la Suède

SUEDE avec Ann Linde, Ministre des Affaires étrangères de la Suède Ann-LindeAnn Linde, Ministre des Affaires étrangères de la Suède

Les 4 et 5 février, la Ministre suédoise des Affaires étrangères Ann Linde se rendra en visite de travail à Moscou à l’invitation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Les deux chefs de diplomatie se rencontreront le 4 février.

Il est prévu d’évoquer un large éventail de questions relatives aux relations bilatérales, à la coopération entre la Russie et la Suède au sein des structures régionales du Nord de l’Europe et de l’Arctique, ainsi que dans les affaires internationales, notamment compte tenu de la présidence suédoise de l’OSCE en 2021.
3/ Sur la participation de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, au vernissage d’une exposition photo consacrée au 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Russie et l’Indonésie

RUSSIE INDONESIE 2017_07_10_29627_1499662792._large

220px-Indonesia_(orthographic_projection).svg

map_indonesie2

Mardi 4 février, au Ministère russe des Affaires étrangères, se déroulera la cérémonie d’ouverture d’une exposition de photographies d’archives consacrée au 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Fédération de Russie et la République d’Indonésie.
Cette exposition présentera des documents relatant les principales étapes de développement des liens bilatéraux de 1950 à 2018.

Mohamad Wahid Supriyadi. c12aecdc-ad4d-11e9-92c0-fa163e074e61_1200  Mohamad Wahid Supriyadi.

Une allocution d’ouverture sera prononcée par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de l’Indonésie en Fédération de Russie, Mohamad Wahid Supriyadi.

A cette cérémonie participeront des représentants des ministères et des institutions russes, des milieux scientifiques et d’affaires, des ambassades des pays de l’ASEAN en Russie, ainsi que des vétérans du service diplomatique.
4/ Sur les visites à venir de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, au Mexique et au Venezuela

Reprise-Brève-histoire-contemporaine-des-mouvements-sociaux-en-Amérique-latine-carte_amerique_latine

CUBA le Ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez.2081-bruno-rodriguez-acn le Ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez.

Du 5 au 7 février, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra en Amérique latine. Mercredi 5 février, il marquera un arrêt technique à Santiago de Cuba où est prévu un entretien avec le Ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodriguez.

MEXIQUE le Ministre mexicain des Affaires étrangères Marcelo Luis Ebrard Casaubon 713945 le Ministre mexicain des Affaires étrangères Marcelo Luis Ebrard Casaubon 

Jeudi 6 février, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra en visite au Mexique. Il s’entretiendra avec le Ministre mexicain des Affaires étrangères Marcelo Luis Ebrard Casaubon de l’agenda régional et international, et les deux interlocuteurs auront également l’occasion de coordonner les approches de nos pays vis-à-vis des différentes questions de l’agenda mondial afin d’approfondir la coopération bilatérale sur les plateformes multilatérales.
Les ministres accorderont une attention particulière au développement des processus d’intégration en Amérique latine et dans les Caraïbes, ainsi qu’à l’approfondissement du dialogue entre la Russie et les associations régionales, notamment la Communauté des États latino-américains et caraïbes (CELAC) présidée cette année par le Mexique.
Les ministres aborderont en détail l’état actuel des relations russo-mexicaines et les perspectives de leur développement avec un accent sur l’intensification du dialogue politique, le renforcement et la diversification des liens commerciaux, économiques et d’investissement, l’élargissement des échanges socioculturels, ainsi que le perfectionnement et le renforcement des bases juridiques de la coopération bilatérale.
La rencontre des chefs de diplomatie de la Russie et du Mexique se déroulera dans le cadre du 130e anniversaire des relations diplomatiques (11 décembre 1890) et est appelée à donner une plus grande dynamique à l’ensemble de la coopération mutuellement avantageuse visant des résultats concrets.

VENEZUELA la vice-Présidente exécutive Delcy Rodriguez ob_17139c_2954-delcy-rodriguez la vice-Présidente exécutive Delcy Rodriguez 

Vendredi 7 février, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra au Venezuela. Il s’entretiendra avec la vice-Présidente exécutive Delcy Rodriguez

VENEZUELA le Ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza MjAxOTA0NWQzNzMwMWVjZTZkN2ZiZWU0MTQwY2RiZWJlYTY3ODg VENEZUELA le Ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza

et le Ministre des Affaires étrangères Jorge Arreaza.

VENEZUELA Nicolas Maduro. thumbs_b_c_3471905598b12f73d6193042e6bbc516    Nicolas Maduro.

Le chef de la diplomatie russe sera également reçu par le Président du Venezuela, Nicolas Maduro.
Les interlocuteurs échangeront leurs avis sur la situation au Venezuela et autour, avec un accent sur les perspectives de trouver des solutions politiques aux divergences intérieures en s’appuyant sur le dialogue national dans le cadre de la Constitution, sans ingérence destructive – et qui plus est militaire – de l’extérieur.

Cette année, nous célébrons le 75e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Russie et le Venezuela (14 mars 1945). Au XXIe siècle, cette coopération a atteint le niveau de partenariat stratégique.

Durant ces entretiens, il est prévu d’aborder l’agenda bilatéral et les mesures pratiques visant à approfondir la coopération entre les deux pays dans les domaines comme l’énergie, l’industrie minière, le transport, l’agriculture, la médecine et le secteur pharmaceutique, ainsi que la coopération militaro-technique.

Il est prévu d’évoquer les démarches pour coordonner la coopération bilatérale sur la scène internationale et lutter contre les sanctions unilatérales illégales qui détériorent la situation socioéconomique au Venezuela.

5/ Sur la Journée du diplomate

ria-569945-jpg_391255_660x281

Vous le savez, le 10 février notre pays célèbre une fête professionnelle: la Journée du diplomate, créée par le Décret du Président de la Fédération de Russie du 31 octobre 2002. Cette date est liée à la première mention documentaire (10 février 1549) du Bureau des Ambassadeurs, le premier organe public en charge des affaires étrangères de l’histoire de notre pays.

RUSSIE arton6680

Traditionnellement, nous prévoyons à cette occasion plusieurs activités dont une réunion solennelle avec la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, le dépôt de fleurs devant des plaques commémoratives portant les noms des diplomates tués pendant la guerre et en temps de paix en accomplissant leurs fonctions. Nos sites ont publié des documents sur l’histoire du service diplomatique russe, ainsi que sur ses personnalités émérites. Le département documentaire et historique du Ministère russe des Affaires étrangères préparera des expositions thématiques – cette année marque les jubilés de la naissance des ministres des Affaires étrangères de l’Empire russe Adam Jerzy Czartoryski (250 ans) et Nicolas de Giers (200 ans).

Adam Jerzy Czartoryski (250 ans) et Nicolas de Giers (200 ans).

Bien évidemment, nous attendrons les traditionnels vœux du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à tous les collaborateurs de notre Ministère.

6/ Sur la situation en Chine et dans d’autres pays en lien avec la propagation du coronavirus

index

Selon l’Ambassade de Russie à Pékin, au 30 janvier à 10 heures, heure de Pékin, 182 citoyens russes se trouvaient sur le territoire de la province de Hubei – dont 122 à Wuhan. Nous avons établi le contact avec eux.
L’Ambassade et les consulats généraux de Russie en Chine suivent attentivement la situation, se trouvent en contact avec nos compatriotes et poursuivent le travail pour déterminer le nombre exact de citoyens russes présents dans les régions touchées par la maladie. Au 30 janvier, aucune information n’a été rapportée concernant des citoyens russes qui auraient contracté ce virus sur le territoire de la Chine.
Le Ministère russe des Affaires étrangères apporte toute sa contribution aux organes fédéraux compétents du pouvoir exécutif dans leurs contacts avec les autorités chinoises dans le cadre de la réaction aux risques de propagation du coronavirus.

Les autorités chinoises prennent des mesures d’urgence pour localiser la maladie, soigner les personnes infectées et empêcher la détérioration de la situation épidémiologique.

La province de Hubei est prête à apporter son aide pour apporter aux étrangers tout le nécessaire, y compris une assistance médicale. Les citoyens étrangers peuvent également quitter la province de Hubei (sans emprunter les transports publics), mais uniquement après une quarantaine de 14 jours et après avoir obtenu une autorisation des autorités de la province. Ces conditions sont dictées par les normes médicales nécessaires pour localiser l’infection du coronavirus.
Selon le Comité d’État de la santé de la Chine 7.711 cas confirmés de pneumonie provoquée par le nouveau type de coronavirus ont été enregistrés au 30 janvier dans 31 provinces/régions autonomes/villes centrales. Il y a eu 38 nouveaux cas létaux dans la journée du 29 janvier (dont 37 dans la province de Hubei et un dans la province du Sichuan). 124 patients sont sortis de l’hôpital (21 patients pour la journée du 29 janvier). 12.167 cas ont été recensés avec des suspicions de pneumonie provoquée par le nouveau type de coronavirus (4.148 pour la journée du 29 janvier).
On compte 10 cas confirmés à Hong Kong, 7 à Macao, 8 à Taïwan.
En tout, 170 personnes sont décédées de la maladie.

Je voudrais attirer votre attention sur le fait que l’Ambassade de Russie à Pékin a publié sur son site des informations destinées aux citoyens russes se trouvant dans la province de Hubei pour demander de laisser leurs coordonnées afin de pouvoir les contacter en cas d’urgence.

Depuis le 24 janvier, l’agence Rostourism, conjointement avec l’association Tourpomochtch, a mis en place une hotline. Conformément aux recommandations de Rostourism les ventes de voyages en Chine ont été suspendues, les programmes charter pour le départ de touristes ont été annulés, et les compagnies aériennes effectuent uniquement des vols retour. Le 29 janvier, Rostourism a préconisé aux citoyens de s’abstenir de voyages touristiques en Chine jusqu’à la normalisation de la situation épidémiologique. Rospotrebnadzor a mis en place un contrôle sanitaire et de quarantaine sur les postes de contrôles frontaliers, dans les zones frontalières, ainsi qu’un suivi des vols en provenance de Chine.

En dehors de la Chine des cas de maladie ont été confirmés en Thaïlande (14), au Japon (11), à Singapour (10), en Australie (7), en Malaisie (7), aux États-Unis (5), en France (5), en Allemagne (4), aux Émirats arabes unis (4), en République de Corée (4), au Canada (3), au Vietnam (2), au Cambodge (1), au Népal (1), en Finlande (1) et au Sri Lanka (1).

Le 26 janvier, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a décrété le niveau international de risque comme « élevé », mais à ce jour elle n’a pas reconnu l’apparition de la maladie comme une situation d’urgence d’envergure internationale. Cette organisation internationale suit de près ce problème et le surveille pour prendre les décisions nécessaires.
Je peux vous dire que le Ministère russe des Affaires étrangères reste en contact 24h/24 avec les institutions russes, les organes publics chinois et l’Ambassade de Chine à Moscou, et au niveau de notre Ambassade avec les autorités compétentes en Chine, pour engager les démarches nécessaires visant avant tout à assurer la sécurité des citoyens russes. Ceci étant dit, nous sommes parfaitement conscients qu’il s’agit de nos efforts communs. En l’occurrence, la communauté internationale et tous les pays peuvent manifester leur meilleure expérience d’interaction afin de surmonter les conséquences de la propagation de ce virus.
7/ Concernant la question de la déformation de l’histoire
FOREIGN201506050934000239594582261  La Chine et la Russie ont réaffirmé mercredi leur opposition à toute tentative de déformer l’histoire ou de blanchir le fascisme et les agressions militaristes de la Seconde Guerre mondiale lors d’une réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Moscou. Lors de la réunion, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a appelé les membres du bloc à se souvenir de l’histoire, à commémorer les martyrs, à chérir la paix et à travailler ensemble pour créer un avenir meilleur tout en célébrant ensemble le 70e anniversaire de la victoire de la Guerre mondiale contre le fascisme.http://french.peopledaily.com.cn/Chine/n/2015/0605/c31354-8902684.html

Nous avons célébré avec le monde entier la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste et le 75e anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz, en inclinant nos têtes en hommage aux victimes et aux libérateurs.

A première vue, cela aurait dû être un bon prétexte pour nous unir – je veux parler des villes, des peuples, des hommes politiques. De nombreux commentaires et déclarations ont été faits ces derniers jours, absurdes par leur forme et parfois barbares par leur contenu, qui conduisent à une conclusion peu rassurante.

La réécriture de l’histoire, l’imposition continuelle et sans vergogne d’une version alternative des causes, du déroulement et des conséquences de la plus grande tragédie du XXe siècle, ont atteint une ampleur critique.

De la même manière que nous parlons des pandémies, des moyens pour les combattre, que nous cherchons des vaccins et des antidotes, nous devons comprendre qu’aujourd’hui nous avons affaire à un véritable virus historique qui pourrait réellement entraîner des conséquences létales. Peut-être même d’ampleur mondiale.

Aujourd’hui, en plaçant en priorité la conjoncture politique, et parfois simplement des ambitions et des intérêts personnels, sont placées sous l’influence de la commande politique des mines sous les piliers qui ont fondé tout le système des relations internationales, et plus simplement l’ordre mondial qui avait pour but d’empêcher de nouveaux troubles mondiaux sous la forme de guerres mondiales – à savoir les décisions du procès de Nuremberg, dont la destruction entraînerait des conséquences catastrophiques.

Maintenant, parlons de l’histoire contemporaine. Souvenez-vous des propos de nos partenaires occidentaux il y a 15-30 ans. Ils ont commencé à l’oublier, mais nous nous rappelons de tout. Je vais citer des extraits aujourd’hui.
En janvier 2005, quand la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste a été célébrée pour la première fois à l’occasion du 60e anniversaire de la libération du camp de la mort d’Auschwitz,

POLOGNE 'Auschwitz 600pap_aleksander_kwasniewski Aleksander Kwasniewski

le Président polonais Aleksander Kwasniewski avait clairement déclaré:
« Le camp d’Auschwitz a été libéré le 27 janvier 1945 par les forces soviétiques. Certains des libérateurs sont présents ici aujourd’hui – ceux qui ont sauvé les prisonniers et ont dévoilé toutes les horreurs d’Auschwitz au monde entier. C’est un honneur pour moi de vous remettre aujourd’hui de hautes récompenses publiques polonaises. C’est avec un profond respect envers le sacrifice des soldats que la Pologne rend hommage à tous ceux qui ont combattu, tous ceux qui sont morts héroïquement dans les rangs de l’Armée rouge en libérant notre Patrie de l’occupation nazie.
Nous nous souvenons de l’incroyable contribution des Russes et d’autres peuples de l’Union soviétique à la victoire sur le nazisme. Nous nous souvenons que c’est sur le Front Est  s’est décidée en grande partie l’issue de la Seconde Guerre mondiale, que c’est l’Armée rouge qui a pris Berlin. 20 millions de tués, soldats et civils tués par les hitlériens: voilà l’horrible prix payé par les peuples de l’URSS pour cette victoire historique. Ensemble nous inclinons notre tête devant leur sacrifice. »

Je voudrais le redire. Ce n’est par le Président russe, mais le Président polonais qui l’a dit en 2005.

Est-ce que quelque chose a changé?

Oui, quelque chose a changé, pas dans les événements d’il y a 75 ans mais dans les têtes et les esprits des politiciens contemporains polonais – et pas seulement.

15 ans plus tard, nous constatons une rhétorique complètement différente.

. Le président polonais Andrzej Duda s’exprime lors d’une cérémonie à la Marche des vivants au camp d’Auschwitz-Birkenau en Pologne, le 12 avril 2018. (Crédit : Yossi Zeliger / Flash90)
Le chef de l’État polonais Andrzej Duda, pendant son discours au musée d’Auschwitz, a mentionné une seule fois et de manière tangentielle les soldats de l’Armée rouge. Il a probablement été retenu d’un détachement total de la réalité par la présence de quelques survivants à Auschwitz, qui se souviennent de ces terribles événements et de la libération tant attendue.

Mais qu’arrivera-t-il quand ils nous quitteront? Se trouvant dans la situation oppressante de ce camp de l’idéologie de haine, le président polonais n’a pas osé assumer le péché et mentir ouvertement en regardant dans les yeux des gens qui ont vu entre ces mêmes murs la mort et le mal dans leur incarnation humaine.

Je repose la question: qu’arrivera-t-il dans 5-10 ans? … Qu’entendrons-nous, notamment de la part des politiciens polonais? … Malheureusement, dans un certain temps, ceux qui ont vécu les horreurs d’Auschwitz ne seront plus parmi nous. … Est-ce que nous cesserons de croire leurs souvenirs, les documents d’archives, les images des chroniques?

USA MIKE PENCE 8566351      à Jérusalem, le vice-président américain Mike Pence 

Toutefois, certains ne sont même pas arrêtés par les barrières morales. Pendant le Forum sur l’Holocauste à Jérusalem, le vice-président américain Mike Pence a parlé des « forces alliées » qui ont libéré Auschwitz. Sans mentionner le fait incontestable que le camp de concentration a été libéré par les soldats de l’Armée rouge. J’ai l’impression, et la compréhension du fait, qu’il l’a fait délibérément, malgré la présence dans la salle d’un participant direct à ces événements, invité à la cérémonie, qui a fait partie des premiers à entrer le 27 janvier 1945 dans cet horrible camp: Ivan Martynuszkin.

Libérateur d’Auschwitz: je donnerais au Premier ministre polonais une note «insuffisante»

unnamed

 Il y a 75 ans, le camp de concentration nazi d’Auschwitz-Birkenau à Auschwitz, en Pologne, a été libéré. Et aujourd’hui, Auschwitz a accueilli des événements dédiés à cet événement
Dans son discours, le président polonais a rappelé la contribution des libérateurs soviétiques, ajoutant que
« trois générations ont été soulagées depuis le 27 janvier 1945, lorsque plusieurs milliers de prisonniers, épuisés par les atrocités des tyrans, le travail des esclaves, la faim et la maladie ont finalement été libérés par les soldats de l’Armée rouge ». .
Auparavant, cependant, les représentants de l’élite politique polonaise avaient donné des évaluations contradictoires de la contribution des soldats soviétiques. Dans un article pour le magazine Politico, le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a noté que l’Armée rouge aurait pu libérer les prisonniers du camp de concentration plus tôt.

Varsovie-repond-aux-propos-injustes-de-Macron-sur-sa-politique-energetique Mateusz Morawiecki

Le Spoutnik polonais ne pouvait pas manquer les rares opportunités de prise de décision avec le participant aux événements. Entretien accordé à notre site Auschwitz Iwan Martynuszkin, libérateur de 96 ans, vétéran de la Seconde Guerre mondiale, lieutenant, commandant 1087. Rifle Regiment 322nd Division 60th Army 1st Ukrainian Front. Nous publions quelques fragments de chat …

« M. Morawiecki ne comprend évidemment pas. »

Sputnik Pologne: Comment évalueriez-vous les propos du Premier ministre polonais Morawiecki, qui dans l’article de l’auteur pour Politico a conclu que l’Armée rouge pourrait libérer Auschwitz plus tôt? Selon lui, à l’été 1944, l’armée soviétique se trouverait à 200 kilomètres d’Auschwitz, mais l’offensive a été suspendue, donnant aux Allemands le temps de battre en retraite et de poursuivre leurs déportations jusqu’en janvier 1945.
S’il était un écolier, je lui donnerais une note de «sous-puissance». C’est une telle ignorance, ou une vague de colère, de haine contre nous. Rien de ce qui précède n’est vrai. Il semble avoir menti aux écoliers, aux jeunes, qui ont déjà cru à ce mensonge.

À l’automne 1944, nous avions complètement libéré le territoire de notre pays.

Auparavant, nous avions combattu sans interruption pendant plus d’un mois, mené l’opération Lviv-Sandoměř et auparavant, il y avait eu de lourdes batailles pour conquérir Ternopil. Entre Ternopil et Lviv, il y avait un groupe d’Allemands qui étaient encerclés. Nous avons également traité de la destruction de ce groupe pendant un certain temps. Nous sommes ensuite allés à Lviv puis à la frontière avec la Pologne. Bien sûr, nos divisions étaient dans un état tel que nous ne pouvions plus continuer. Les unités militaires ne peuvent pas mener une telle attaque en continu. Ils doivent être complétés par des conscrits, des armes, des munitions, etc.  Ce monsieur (Mateusz Morawiecki) ne comprend manifestement pas cela.

Staline ne voulait pas qu’Auschwitz soit libre

Spoutnik Pologne: Pouvez-vous dire que «sauver les Juifs n’a jamais été une priorité pour Staline et l’Armée rouge», comme l’écrit le Premier ministre polonais?
Non. N’oubliez pas comment les événements évoluaient à l’époque. La principale offensive visant à libérer la Pologne était prévue pour le 20 janvier. Début janvier, et c’est un fait historique bien connu, Churchill a exhorté Staline à commencer l’offensive à l’avance, car à ce moment-là les Alliés des Ardennes avaient subi une grande défaite. Ils ont eu une situation très difficile. Il se tourna donc vers Staline pour lancer une attaque sur certaines parties du front.

Staline a promis et a commencé l’attaque 8 jours plus tôt.

Cela peut également servir de réponse à ce monsieur (Mateusz Morawiecki). Dans cette dernière période de guerre, nous avons parcouru 150 km, parfois même 200 km, la première semaine. Si nous divisons les kilomètres par le nombre de jours, il s’avère que nous nous déplacions à 20 kilomètres par jour ou plus. C’est presque la même chose que lorsque les Allemands ont procédé contre nous au cours des premiers mois de la guerre – se déplaçant dans la même direction à travers notre territoire.

Et nous y sommes allés et nous avons libéré notre pays et la Pologne. Il n’y a donc pas eu de retard. Si Staline souhaitait qu’Auschwitz ne soit pas libéré, nous pourrions même nous reposer. Mais nous nous sommes battus continuellement. Nous n’avions de repos nulle part, pas de repos.

Opération de représailles contre les Allemands

1945-01-27-Auschwitz

Libération du camp de concentration d’Auschwitz par les troupes soviétiques, où il reste 5 000 prisonniers.27.01.1945
Spoutnik Pologne: À l’occasion du 75e anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau, on ne peut remettre en question les événements. Comme dans l’un de ses livres, le maréchal de l’Union soviétique, Ivan Konev, s’est souvenu qu’il ne s’était pas intentionnellement permis de voir le «camp de la mort avec ses yeux». Pourriez-vous, en tant que soldat soviétique libérer Auschwitz, nous faire part de vos sentiments – à quel point a-t-il été difficile de connaître l’étendue de cette tragédie humaine?
Le maréchal Konev a refusé car il lui était difficile de voir ce qui s’y trouvait. Il avait peur que cela puisse d’une manière ou d’une autre affecter l’état de ses pensées. Peut-être pour l’amener à entamer une opération de représailles contre les Allemands, ou, au contraire, à dire relax, en disant qu’une opération a été menée à bien.

Lorsque mon groupe et moi sommes entrés à Auschwitz, nous avons vu des prisonniers. Par leur visage et leur apparence, il était immédiatement clair dans quoi ils étaient, ce qu’ils devaient endurer. Chacun de nous a pensé pour le sbee: Nous aurions pu être à leur place ou capturés. Par conséquent, bien sûr, nous avons également éprouvé un sentiment de compassion et de regret pour ces personnes. Ils pouvaient voir dans leurs yeux qu’ils comprenaient que la liberté était venue, que cet enfer était fini pour eux et qu’ils vivraient maintenant. Toutes leurs pensées avaient probablement déjà été orientées vers un retour rapide dans leur pays d’origine où ils vivaient.

Nous avons eu très peu de temps pour voir ce qui se passait dans ce camp. Nous n’avions aucun ordre de mener l’opération dans le camp lui-même. Il y avait un ordre constant: Forward. Nous avions même des délais quand nous devions atteindre certaines limites. Nous avons parcouru une très longue distance depuis le début de l’attaque.
Vous pourrez lire l’interview complète d’Iwan Martynuszkin sur le portail Spoutnik dans les prochains jours.

SOURCE/http://www.rukojmi.cz/clanky/9834-osvoboditel-osvetimi-polskemu-premierovi-bych-dal-hodnoceni-nedostatecne (note/traduction « google » un peu rectifié)

 

POLOGNE jaroslaw_kaczynski-sipa L’ancien premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski 

L’ancien premier ministre polonais Jaroslaw Kaczynski est allé bien plus loin dans son élan russophobe en exigeant de la Russie des réparations pour les « souffrances polonaises ».
Parmi les soldats de l’Armée rouge qui ont libéré la Pologne des nazis aux côtés des 600.000 militaires tombés dans cette lutte, très peu sont encore vivants aujourd’hui. Ils auraient répondu mieux que quiconque à une telle insolence. Nous pouvons défendre leur mémoire aujourd’hui.
Dommage qu’il ne reste pratiquement plus parmi nous de personnes qui ont vu de leurs propres yeux les événements de la Conférence de Yalta, dont nous célébrerons le 75e anniversaire le 4 février, où, sous la direction de Joseph Staline, les négociateurs soviétiques ont validé le rétablissement de la souveraineté polonaise, ce qui, d’ailleurs, n’intéressait pas vraiment les partenaires occidentaux.

sc000c54b1

Quant aux réparations exigées par Jaroslaw Kaczynski, il n’aurait pas dû s’exprimer ainsi. Pour ma part, je vous promets de tout compenser ce qu’il a dit par des informations.

Il est difficile de croire que les politiques occidentaux actuels subissent aujourd’hui une soudaine perte de mémoire, un trouble de la conscience.

Ceux qui déforment intentionnellement aujourd’hui l’histoire se souviennent et connaissent tout parfaitement, ils ont accès aux archives. Simplement, ils se fixent des objectifs complètement différents. Les « erreurs » commises, comme de concert, par l’ambassade américaine au Danemark et l’hebdomadaire allemand réputé Der Spiegel, qui ont rappelé sur les réseaux sociaux la libération d’Auschwitz par les « troupes américaines », sont les maillons d’une même chaîne. Parce que tout le monde lira l’article initial, tout le monde le partagera et le diffusera. Et seulement ensuite seront apportées des corrections et des excuses seront présentées – cela restera dans la conscience des utilisateurs. Ils s’empresseront probablement de le faire. Et le public sera « nourri » par cette falsification.

C’est une véritable menace rampante. Une véritable agression médiatique contre l’histoire. Que veulent faire et quels sont les véritables objectifs de ceux qui en sont les auteurs?

Probablement élever une génération qui connaîtra et croira en une histoire complètement différente. Il n’y aura pas de place pour les victoires glorieuses de l’Armée rouge ni pour la défaite de l’armée fasciste supérieure en nombre, ni pour les victimes du peuple soviétique qui étaient en première ligne.
Je pense que l’objectif consiste également à effacer des thèmes tels que les Accords de Munich, les Frères de la forêt, l’antisémitisme virulent sur le territoire polonais et d’autres pays souverains libres et fiers de leur liberté et qui réécrivent l’histoire. Il n’y aura que la conjoncture politique au service de ses propres fins et intérêts.
Voici un exemple historique de ce qui se passe. J’ai parlé de 2005 et du discours du Président polonais. D’ailleurs, j’ignore si les propos du Président polonais de 2005 ont été démentis par ses successeurs. Peut-être a-t-il été excommunié ou s’est-il repenti? Ce n’est pas le cas.
Un autre rappel de notre histoire contemporaine. Le communiqué de l’agence Associated Press (une source de confiance pour les personnes mentionnées) concernant la visite en Israël du Président polonais Lech Walesa en 1991 indique: « Walesa a été accueilli en tant que combattant contre le communisme et leader de la nouvelle Pologne. Cependant, partout, notamment au Parlement avec des députés devant lui, des Juifs âgés qui ont survécu à l’Holocauste, le chef de l’État polonais a rencontré le passé. »

C’est imagé mais instructif. Pourquoi l’avons-nous oublié? Pourquoi réécrivons-nous même l’histoire que nous connaissons et dont nous nous souvenons?

Très peu de temps après cela, à l’échelle historique, nous constatons une situation inverse en Pologne. Cette dernière a adopté une loi sur la négation de toute discussion sur la culpabilité du peuple ou de l’État polonais ou sur leur complicité dans les crimes commis par le IIIe Reich.

Alors j’ai une question. En 1991, le premier ministre israélien Yitzhak Shamir parlait de « nourris au lait maternel de l’antisémitisme ». En 2001, dans une interview accordée à Der Spiegel, Avigdor Nelavitski (Kochav), qui a survécu au pogrom de Jedwabne ayant fait près de 2.000 morts, a déclaré:
« C’est mal que de nombreux Polonais ne reconnaissent pas le passé antisémite de leur pays. Ils doivent reconnaître que les pogroms ont été commis par des Polonais. »

Il s’avère qu’aujourd’hui, ce qui a été dit en 2001 sur les pages de la presse respectée en Occident est passible de prison ou d’une amende. Comment est-ce possible? Car tout cela concerne des événements qui ont 75 ans aujourd’hui. Pourquoi personne ne comprend que les événements ne changent pas, et que change seulement leur vision en fonction de la conjoncture politique? C’est criminel en soi.

sac72070

La Lituanie a également engagé des démarches dans la même veine que les mesures prises en Pologne. Je pose la question: où allons-nous? Où va l’humanité et notamment l’Europe? A-t-elle oublié ce qu’elle a vécu il y a 75 ans? Dans quel système de coordonnées vivront les nouvelles générations de Polonais et de Lituaniens? Dans quelle dimension vivra toute l’Europe? Car à terme les tweets seront perçus comme la vérité de dernière instance.

A quelle vitesse le mal qui semblait avoir été écrasé à Berlin en mai 1945 et définitivement enterré par le procès de Nuremberg renaîtra? Est-ce que l’humanité, qui enterre aujourd’hui sa propre histoire, pourra s’y opposer? La réponse est non. Il n’y aura pas d’antidote.

UKRAINE Vladimir Zelenski 773x435_nbc-191030-volodymyr-zelenskiy-al-0955_9b1ed70c5bd67c7a2708babfbe67cfcf Vladimir Zelenski 

Je voudrais vous dire que même sur cette toile de fond, les propos du Président ukrainien Vladimir Zelenski sont consternants quand il met de facto sur le même plan le rôle de l’URSS et du IIIe Reich dans le « déclenchement de la Seconde Guerre mondiale », ce qui « a permis aux nazis de lancer le mécanisme mortel de l’Holocauste ». Ce ne sont pas les propos d’un homme qui se proclame néonazi. C’est dit pas le Président d’un État qui aspire aux nouveaux sommets démocratiques.
Et après cela les autorités ukrainiennes se demandent pourquoi leur peuple ne veut pas vivre avec elles dans le même pays. Dans les années qui ont suivi le coup d’État à Kiev, le renforcement du néonazisme en Ukraine est devenu un problème évident pour toute la communauté internationale.

Comment qualifier de telles déclarations? Les marches aux flambeaux et la glorification d’assassins responsables de la mort de milliers de gens y sont devenues une pratique courante. Cependant, de telles déclarations dépassent toutes les limites. C’est une trahison ouverte de l’histoire de son propre peuple.

gettyimages-542356737_1920

enfer_guerre-ebd65

Dans les tranchées, sur le champ de bataille, quand les soldats et les officiers marchaient avec une seule grenade contre des chars fascistes, c’était l’Armée rouge unie qui a fait ce que les autres n’ont pas pu, et beaucoup n’ont pas voulu. Elle a libéré l’humanité de la « peste brune ». Point. Il est criminel et amoral d’inventer une responsabilité égale entre le meurtrier et la victime.

UKRAINE Leonid Kravtchouk, dadbde09b6ae6d8ca829dfc28ba090f3 Leonid Kravtchouk,

Je voudrais passer le bonjour en particulier à Leonid Kravtchouk, qui est allé jusqu’à dire ceci:
« Hitler et Staline se sont rencontrés à Lvov. C’est un document, ce n’est pas un secret. Ils ont essayé de passer un accord. »
J’ai une question pour Leonid Kravtchouk:

on vous soigne avec quoi? Après quoi dites-vous de telles choses? Vous comprenez que d’une certaine manière vous êtes associé tout de même à l’establishment politique d’un État souverain qui mérite sa place à l’Onu? D’ailleurs, cette place a été reprise également avec le sang de vos propres soldats. Avez-vous toute votre tête? Y a-t-il encore quelqu’un en Ukraine qui peut leur distribuer des manuels élémentaires sur l’histoire de la Grande Guerre patriotique, de la Seconde Guerre mondiale? Cela dépasse tout. Après, il aurait dit « ne pas avoir connaissance de documents prouvant ses déclarations antérieures ». Comment est-ce possible? Je répète que ces gens influencent l’opinion publique.

Je répète que chaque déclaration qui sera faite, indépendamment de la fréquence et du nombre, en falsifiant l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la Grande Guerre patriotique, sera commentée par nous, avec des preuves et des citations.

8/ Sur la situation autour du citoyen russe Alexandre Vinnik

index

5e2b05986f7ccc409a15f39d Alexandre Vinnik a été extradé par les autorités grecques en France

Le 23 janvier, Alexandre Vinnik a été extradé par les autorités grecques en France, malgré sa citoyenneté russe et la demande d’extradition qui avait été formulée par la partie russe.
L’Ambassade de Russie à Paris reste en contact permanent avec les avocats de notre compatriote et lui apporte toute l’aide consulaire nécessaire.

Nous ne pouvons pas accepter la position non constructive des autorités françaises, qui n’ont pas notifié en temps voulu les représentants russes de l’arrivée d’Alexandre Vinnik en France et de son transfert d’un hôpital à un autre le 24 janvier.

Pendant plus de trois jours, sous différents prétextes, les collaborateurs consulaires se sont vus refuser plusieurs fois l’accès au citoyen russe, ce qui est une grossière violation de la Convention de Vienne sur les relations consulaires du 24 avril 1963. Cela est probablement fait pour exercer une pression psychologique sur le citoyen russe. Pour lui donner l’impression qu’il a été abandonné, que personne ne s’occupe de lui, que son État ne prend aucune mesure pour sa défense. C’est faux.

Nous sommes également indignés par le déroulement du procès du Tribunal de grande instance de Paris ce 28 janvier sur l’affaire d’Alexandre Vinnik.

Le chef du service consulaire de l’Ambassade de Russie en France n’a pas été autorisé à être présent dans la salle. Les avocats ont déclaré que la parole n’avait été accordée ni à l’accusé ni à sa défense.

Sachant que le tribunal n’a pas tenu compte de l’état de santé d’Alexandre Vinnik, affaibli par une grève de la faim de 40 jours, qui a dû rester debout tout au long du procès. C’est la nouvelle interprétation des droits de l’homme en France? On a même refusé de lui donner un verre d’eau. L’audience s’est soldée par la décision de placer Alexandre Vinnik en détention.

Les avocats pointent les nombreuses incohérences dans les dossiers de l’affaire, ainsi que les violations procédurales commises par les autorités françaises.

Nous jugeons inacceptable une telle pression sur l’accusé de la part des organes judiciaires et policiers de la République française. Puisque Paris organise le Forum de Paris sur la paix, où est représenté le point de vue de la société civile qui a la possibilité de s’exprimer, avec les droits de l’homme pour thème central, alors veuillez les respectez vis-à-vis d’un individu concret. D’ailleurs, il n’est pas question d’un maniaque ou d’un tueur. J’appelle instamment les autorités françaises à revenir dans le cadre du droit.

L’Ambassade de Russie en France entreprendra les démarches nécessaires.

Nous poursuivrons le travail pour garantir les droits et les intérêts de notre compatriote. Nous avons l’intention de faire en sorte que les autorités françaises extradent le suspect en Russie et respectent ses droits. Nous sommes en contact permanent avec ses avocats et apportons toute la contribution nécessaire.

9/ Sur le « deal du siècle » américain
russie Sergueï Lavrov s'est exprimé à ce sujet pendant sa conférence de presse sur le bilan de l'année 2019 1042449558 Sergueï Lavrov s’est exprimé à ce sujet pendant sa conférence de presse sur le bilan de l’année 2019
C’est un thème qui a suscité de nombreuses questions. Nous avons présenté un avis préliminaire sur ce qu’on appelle le « deal du siècle ». Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’est exprimé à ce sujet pendant sa conférence de presse sur le bilan de l’année 2019; le vice-Ministre Mikhaïl Bogdanov a également fourni un commentaire. Mais compte tenu du grand nombre de questions je voudrais m’arrêter sur ce thème.

russie-mikhac3afl-bogdanov-58dae0f9c46188fa1e8b46d6 Mikhaïl Bogdanov 

Le 28 janvier, le Président américain Donald Trump, lors de sa rencontre à la Maison blanche avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, a rendu publique la partie politique du « deal du siècle » – plan mis au point par l’administration américaine pour régler le conflit israélo-palestinien.

Donald Trump, Benjamin Netanyahu Benjamin Netanyahou ET Donald Trump,

Nous avons commencé l’étude de ce document de 181 pages.

Il prévoit des échanges territoriaux après quoi (je le répète, c’est prévu par ce document, ce programme) sous la souveraineté d’Israël devront être placés certains territoires de la Cisjordanie, et sous celle des Palestiniens des zones de désert près de la frontière égyptienne. Il propose également des solutions concernant d’autres questions fondamentales du statut définitif. Par exemple, Jérusalem, les réfugiés, etc.

Je voudrais noter qu’avant tout, le dernier mot concernant le règlement durable et juste doit revenir aux Palestiniens et aux Israéliens. Car il s’agit de leur avenir.

Le chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déjà qualifié le « deal » proposé par Donald Trump d’inacceptable, de tentative de priver les Palestiniens de leur droit historique à l’autodétermination et à la souveraineté à part entière.

Israel Palestinians Palestinian President Mahmoud Abbas speaks after a meeting of the Palestinian leadership in the West Bank city of Ramallah. Tuesday, Jan. 22, 2020

En même temps, nous suivons attentivement la réaction des capitales arabes à l’initiative américaine. Pour le moment, les avis exprimés sont majoritairement négatifs et sceptiques.

Je rappelle que tous les problèmes auxquels est consacré ce document sont reflétés dans la base juridique internationale connue du processus de paix au Proche-Orient, notamment les résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale des Nations unies, les Principes de Madrid, l’Initiative de paix arabe.
Nous réaffirmons notre disposition à un travail constructif dans le cadre des efforts collectifs visant à régler de manière fiable et globale le conflit israélo-arabe. Nous sommes disposés à une coordination étroite des actions avec les partenaires palestiniens et israéliens, notamment avec les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, les membres du quartet de médiateurs internationaux pour le Proche-Orient, et dans l’ensemble toutes les parties intéressées pour instaurer au plus vite une paix solide au Moyen-Orient.
10/ Sur la situation en Libye

Libye-acteurs_1_730_474

Nous continuons de caractériser cette situation comme tendue. Le cessez-le-feu annoncé le 12 janvier par l’Armée nationale libyenne de Khalifa Haftar et les forces qui soutiennent le Gouvernement d’entente nationale de Fayez el-Sarraj est périodiquement enfreint par les deux camps.

CARTE_LIBYE_web

En même temps, après les contacts du 13 janvier à Moscou entre les délégations interministérielles de la Turquie et de la Russie, d’une part, et des représentants des camps libyens de l’Est et de l’Ouest, ainsi que de la Conférence internationale de Berlin sur la Libye du 19 janvier, de l’autre, il existe certaines prémisses à la normalisation de la situation.

la Conférence internationale de Berlin sur la Libye du 19 janvier 2020 1042931684    la Conférence internationale de Berlin sur la Libye du 19 janvier 2020

Un long travail laborieux nous attend pour la mise en œuvre des ententes conclues à Moscou et à Berlin, sachant que la participation à part entière et le soutien de ces efforts par les parties libyennes elles-mêmes restent déterminants.

11/ Sur la situation au Venezuela et autour

 Ces derniers temps, nous constatons des tentatives d’inventer de nouveaux prétextes pour s’ingérer dans les affaires intérieures du Venezuela.

VENEZUELA Nicolas Maduro. thumbs_b_c_3471905598b12f73d6193042e6bbc516  Président  Nicolas Maduro.

Cela est fait par ceux qui continuent d’essayer de renverser le Président légitime Nicolas Maduro.
Par exemple, certains participants à la conférence internationale sur la lutte contre le terrorisme qui s’est tenue la semaine dernière en Colombie ont profité de cet événement pour créer l’impression d’une « menace terroriste » qui émanerait du gouvernement vénézuélien.

UKRAINE Le premier président Ukrainien, Leonid Kravtchouk depositphotos_108703130-stock-photo-queen-of-success-ukraine-2010 Le premier président Ukrainien, Leonid Kravtchouk

C’est du même ordre que les déclarations de Leonid Kravtchouk sur la rencontre d’Adolf Hitler et de Joseph Staline – le même style de mythologie très basse. En détournant la discussion de l’un des principaux défis de notre époque sur le plan politique, les sponsors de telles actions franchissent une limite très dangereuse en déliant les mains des véritables terroristes. Nous appelons tous les États responsables de l’hémisphère Ouest à s’abstenir de politiser la coopération antiterroriste internationale.
Pendant la conférence de presse précédente, nous avons mentionné les exercices militaires américano- colombiens à proximité immédiate des frontières vénézuéliennes. Nous avons remarqué les propos de l’ambassadeur américain en Colombie selon lesquels ils n’étaient pas dirigés contre le Venezuela. Nous sommes ravis que nos préoccupations aient été entendues.

USA Mark Esper MjAxOTEyOWQ4ZWI1MmZmYTFiZGM2ZWQxZTJhZTZjMjM1MDgwNTg Mark Esper

Cependant, à la même période à Miami, le secrétaire américain à la Défense Mark Esper tenait une conférence de presse à l’issue de son entretien avec le Commandement Sud des forces armées américaines. Le chef du Pentagone y a annoncé que le Venezuela était le principal facteur déstabilisateur dans la région et une menace pour la sécurité nationale des États-Unis.

USA Le commandant du SOUTHCOM Craig Faller usfaller1  Le commandant du SOUTHCOM Craig Faller

Le commandant du SOUTHCOM Craig Faller a ajouté que pour faire face à la menace vénézuélienne il était prévu de renforcer la coopération avec les alliés, en citant l’exemple de ces fameux exercices. C’est une vraie fête de lire toutes ces déclarations.

Sur cette toile de fond, l’intensification de l’activité des militaires américains à proximité de la frontière Nord du Venezuela est inquiétante. Tout cela s’accompagne d’accusations selon lesquelles Caracas entretiendrait des liens avec des terroristes. Une campagne médiatique est menée accompagnée de démarches pratiques. Une question se pose, même si la réponse est évidente: s’agirait-il des maillons d’une même chaîne?

Nous concluons que les scénarios militaires restent à l’ordre du jour à la Maison blanche, qui est prête à utiliser tous les moyens pour changer le pouvoir dans ce pays.

Toutefois, pour l’instant, le député de l’Assemblée nationale Juan Guaido, qui était encore récemment son président, reste le principal « bélier » américain contre le gouvernement vénézuélien légitime.

VENEZUELA Juan Guaido1000x-1 Juan Guaido

Le 23 janvier 2019, il s’est proclamé président du pays et vit depuis dans cette illusion, activement entretenue par ses superviseurs occidentaux. Pas étonnant que Juan Guaido ait fait partie des principaux orateurs de la conférence antiterroriste – l’an dernier il s’était rendu en Colombie, je le rappelle, avec l’aide des trafiquants de drogue de la bande Los Rastrojos. Il serait curieux de savoir qui l’a aidé cette fois à quitter le pays malgré l’interdiction dont il fait l’objet.
En observant la situation au Venezuela, on remarque de plus en plus la fatigue de la population face aux appels à la désobéissance civile, et la volonté de régler la confrontation politique via des négociations qui excluent l’usage de la force. Quant à Juan Guaido, au lieu de partir à l’étranger (beaucoup se demandent avec quel argent) il pourrait suivre l’exemple des politiciens vénézuéliens responsables, qui travaillent tous les jours à rechercher des compromis dans le cadre de la « table ronde du dialogue national » pour orienter la confrontation politique dans le cadre constitutionnel. Mais les radicaux s’obstinent, parlent de boycott des élections  législatives de cette année et refusent de participer aux négociations pour élaborer un accord avec de larges garanties électorales.
Dans ces conditions, la Russie continue de prôner le dialogue le plus représentatif entre les forces politiques du Venezuela dans le strict respect de la Constitution. Seuls les Vénézuéliens peuvent décider de leur propre sort. Selon nous, la communauté internationale doit se concentrer sur le renforcement de la confiance entre les opposants et ne pas imposer leurs propres solutions à la confrontation vénézuélienne intérieure.
Ajout  de Sans a Priori

On sait pourquoi le gouvernement mondial des médias a creusé un abîme entre la réalité du Venezuela et son image. Encore faut-il pouvoir ressourcer notre conscience au réel. “Temps de lutte” nous fait entrer au coeur d’une démocratie participative que la plupart des journalistes ont substituée par la-dictature-de-Maduro”.

Les réalisateurs de ce documentaire dense et imposant de 90 minutes, Jesús Reyes (image) et Víctor Hugo Rivera (son), se sont immergés pendant un an dans un “barrio”. Un de ces quartiers populaires où vit la majorité des vénézuélien(ne)s, invisibilisés par les grands médias depuis vingt ans en tant que base sociale de la révolution. Ils y ont suivi sept conseils communaux qui, face à la guerre économique impériale, prennent en main la santé, le transport, l’approvisionnement, et surmontent mille et une difficultés pour s’organiser en commune. Au départ, les auteurs voulaient étudier le lien possible entre luttes paysannes et approvisionnement de Caracas. Ils ont fini par se marier pour une année avec cette organisation populaire dans ses doutes, ses rires, ses conflits, ses chutes et ses nouveaux départs. Le personnage principal du film, ce sont comme souvent au Venezuela, les femmes.
Temps de lutte est le contraire d’une vitrine. Il refuse la colonisation des images par la voix off. Le montage associe le local et le global, le passé et le futur, l’individu et le groupe, laissant le spectateur libre de sa lecture. Croire dans le documentaire, c’est aussi croire dans le droit des sujets d’une Histoire de transmettre une expérience qui peut nous aider dans nos propres processus de transformation.
Durée: 90 minutes. HD. Sous-titres français. Coproduction: Commune Socialiste « Altos de Lidice »/EPLACITE. Venezuela janvier 2020. Pour acquérir le DVD de ce film (vendu au prix de 15 euros), vous pouvez contacter Amanda Ioset : amanda@pst.ch 

lire l’intégralité sur / https://venezuelainfos.wordpress.com/2020/01/07/temps-de-lutte-le-nouveau-documentaire-sur-la-revolution-bolivarienne/
12/ Sur les démarches hostiles des autorités bulgares

Bulgaria

 

carte_bulgarie Bulgarie

Nous qualifions d’hostiles les récentes actions des autorités bulgares. Il reste de nombreuses questions pour savoir pourquoi cela était nécessaire, et sous cette forme précise, pour comprendre le sens de ces actes.
Le 24 janvier, les autorités bulgares ont proclamé persona non grata le premier secrétaire de l’Ambassade de Russie en Bulgarie, ainsi qu’un collaborateur de la Représentation commerciale russe à Sofia. Contrairement à la pratique convenue dans de tels cas, cet événement a été transformé en campagne médiatique. Nous en avons la preuve. L’Ambassade de Russie a été notifiée de cette décision seulement après la diffusion de l’information par les médias. Aucune preuve de la culpabilité de nos diplomates, ni aucun motif ayant servi à prendre de telles décisions, n’a été avancé.

Cette expulsion est justifiée par « l’étude du système électoral du pays » et « l’intérêt témoigné pour les projets énergétiques ».

Cela ne tient pas debout.

  • Que doivent faire les diplomates selon les représentants bulgares qui se trouvent derrière cette décision?

  • Que font les diplomates envoyés à l’étranger?

Ils étudient la législation, les possibilités de coopération, entrent en contact avec les représentants du pouvoir, des associations, de la société civile, avec le corps diplomatique, organisent des événements, des entretiens, des réceptions, des forums d’affaires, inaugurent des expositions. Les questions qui surviennent sont réglées dans le cadre diplomatique. Or tout cela n’est qu’une campagne de communication, un spectacle.
Plus tôt, le 23 janvier, le Parquet bulgare avait inculpé trois Russes pour l’empoisonnement présumé en 2015 de l’entrepreneur Emilian Gebrev et de deux autres citoyens bulgares. Avec des « preuves » très floues et des conclusions dans l’esprit du « highly likely », cette histoire se présente comme rien d’autre qu’un nouvel élément de la campagne antirusse derrière laquelle se trouvent manifestement des représentants de l’establishment politique de ce pays, bien que nous développions des relations mutuellement avantageuses.

Nous voyons dans l’enchaînement des récents événements une volonté délibérée et l’intention de saper la réalisation des accords bilatéraux conclus dernièrement et d’empoisonner l’atmosphère d’amitié et de coopération mutuellement avantageuse et respectueuse qui doit prévaloir dans les relations entre nos pays et peuples. Nous nous réservons le droit de prendre des contremesures.

Toute la responsabilité de ces démarches provocatrices infondées repose sur les autorités bulgares.

13/ Sur les nouvelles sanctions antirusses des États-Unis et du Canada

6101368

Il a été annoncé hier que les États-Unis et le Canada avaient décrété de nouvelles sanctions contre huit citoyens de la Russie et de l’Ukraine, dont le nouveau gouverneur par intérim de Sébastopol et le premier ministre de la République de Crimée, ainsi que contre la compagnie-opérateur des trains grande ligne assurant le transport entre la partie continentale de la Russie et la Crimée.

 Nous savons parfaitement que le ton est donné par Washington et qu’Ottawa ne fait qui suivre docilement son frère aîné. Apparemment, ces deux capitales n’arrivent toujours pas à reconnaître la réalité objective, à savoir qu’à l’issue d’un vote libre la Crimée et Sébastopol se sont réunifiées avec la Russie, et ce depuis presque six ans.
Les États-Unis et le Canada, qui se qualifient de démocraties, continuent de refuser obstinément aux habitants de la péninsule russe de Crimée le droit à un choix démocratique.

D’ailleurs, ces sanctions, la pression, les avis politiques, les forums interminables et les accusations: tout cela aurait été indispensable et nécessaire au moment où les habitants de la Crimée essayaient d’organiser le référendum mais que les autorités centrales les en empêchaient, et ce depuis des années.

Où étaient les sanctions? Où étaient les rapports? Où était la défense des droits de l’homme?

Tout cela n’est qu’un jeu cynique.

A chaque fois, les tentatives de pression de Washington paraissent de plus en plus absurdes. Toutes ces actions n’ont jamais apporté les résultats escomptés à Washington et à Ottawa, et cela ne sera pas non plus le cas cette fois.
Aucune sanction ne peut stopper la communication ferroviaire entre la Crimée et le reste du territoire de la Russie, comme rêvent visiblement de le faire les États-Unis. Les initiateurs de telles mesures ne font que mettre en évidence leur propre impuissance.
Les démarches des politiciens américains et canadiens paraissent barbares, alors qu’ils parlent de la primauté du droit et de la démocratie, tout en pensant que les citoyens de notre pays peuvent être sanctionnés par des interdictions d’entrer aux États-Unis et au Canada, qui focalisent la force de leur frappe sur les habitants de la Crimée et de Sébastopol qui ont fait leur choix en fonction de leur propre position, en utilisant un mécanisme juridique.
Selon moi, ces décisions dévoilent la peur d’un contact direct des Russes avec les Américains et les Canadiens, comme si ces derniers pourraient apprendre la vérité sur les événements de la période concernée, sur les gens qui y ont directement participé. La vérité vraie, et non celle qui est présentée dans les rapports rédigés par des individus qui n’ont jamais visité la Crimée, la vérité de ceux qui prenaient les décisions et les prennent maintenant.
Je voudrais noter que les autorités américaines et canadiennes créent par leurs démarches hostiles un fond négatif pour le début du travail de leurs ambassadeurs en Russie, qui viennent d’arriver à Moscou. Leurs affirmations selon lesquelles ils aspiraient à créer des relations constructives ont été immédiatement remises en question.

14/ Sur la décision de l’UE d’inscrire sept citoyens russes sur « liste noire » sous prétexte qu’ils ont participé à l’organisation des élections en Crimée

EP building Strasbourg, flags

 L’Union européenne agit dans le même sens. Vous le savez, l’UE a pris la décision d’inscrire sept citoyens russes sur sa « liste noire » sous prétexte qu’ils avaient pris part à l’organisation des élections en Crimée. Apparemment, l’UE ne peut pas non plus renoncer à la pratique des sanctions illégitimes. C’est ainsi que nous interprétons la décision prise ce 28 janvier par le Conseil de l’UE d’appliquer des restrictions contre sept citoyens russes qui représentent la direction des organes électoraux du pouvoir public et des commissions électorales de la Crimée et de Sébastopol.

En fait, il s’agit d’une nouvelle « punition » des Criméens pour leur vote libre. Cette politique est mise en œuvre depuis le 16 mars 2014, depuis le référendum. Les auteurs de telles décisions ne sont pas du tout gênés par le fait que leur nature est contraire à l’essence même du projet européen, qui proclame son attachement aux valeurs démocratiques.

L’Union européenne ne trouve pas encore la force de se rendre à l’évidence. Les processus démocratiques se développent avec succès en Crimée. En témoigne la participation active des habitants de la région à la journée de vote le 8 septembre 2019.
Il est révélateur que les structures européennes aient attendu presque cinq mois pour annoncer cette décision. Je pense que cela fait également partie de la même campagne: les sanctions des États-Unis, du Canada, de l’UE, l’organisation à Bruxelles de la réunion du Conseil d’association UE-Ukraine – une sorte de « salve ». Il est évident qu’un tel geste a été pensé comme un signal de soutien aux autorités de Kiev. Il est regrettable que l’UE tente d’encourager ses protégés ukrainiens au détriment des relations avec la Russie, tout en passant sous silence les problèmes flagrants liés à la discrimination des minorités nationales et la montée en puissance du néonazisme en Ukraine.
De notre côté, nous tirons les conclusions qui s’imposent de cette démarche de l’UE, qui diverge avec la requête des capitales européennes clés pour la normalisation des relations avec la Russie. Bien évidemment, nous ne laisserons pas cette décision du Conseil de l’UE sans contremesures symétriques de notre part.

à suivre

1113185757


SOURCE/ https://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/4014412

 

 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s