3561 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 21 novembre 20193561

SUJETS TRAITES … PAS DE QUESTIONS
  1. Sur la future participation de Sergueï Lavrov au Conseil des ministres des Affaires étrangères du G20 au Japon 
  2. Sur les futurs pourparlers de Sergueï Lavrov avec le Ministre des Affaires étrangères du Népal, Pradeep Kumar Gyawali  
  3. Sur la visite de travail en Russie du premier Vice-Ministre des Affaires étrangères de la Chine, Le Yucheng
  4. Sur la future visite en Russie du Ministre des Affaires étrangères de l’Islande, Gudlaugur Thór Thórdarson
  5. Sur la future participation de Sergueï Lavrov à la réunion conjointe du Conseil des ministres des Affaires étrangères, du Conseil des ministres de la Défense et du Comité des secrétaires à la sécurité nationale de l’Organisation du Traité de sécurité collective à Bichkek
  6. Sur l’évolution de la situation en Syrie
  7. Sur la situation actuelle au Venezuela
  8. Sur la situation autour de la Bolivie
  9. Sur le déroulement à New York de la Conférence sur la création au Moyen-Orient d’une zone exempte d’armes de destruction massive et de leurs vecteurs
  10. Sur la pression de Washington sur le Caire en raison de la volonté égyptienne d’acheter les chasseurs russes Su-35
  11. Sur la reconnaissance de l’espace comme une sphère d’opérations de l’Otan
  12. Sur l’adoption de la résolution de l’Assemblée générale de l’Onu sur le rapport du Comité des relations avec le pays hôte
  13. Sur la situation des médias russes en Lettonie
  14. Sur la cérémonie solennelle de pose de la première pierre des fondations d’un monument en hommage aux défenseurs de Leningrad assiégé
  15. Sur la participation des réfugiés azerbaïdjanais au règlement dans le Haut-Karabakh

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1/ Sur la future participation de Sergueï Lavrov au Conseil des ministres des Affaires étrangères du G20 au Japon 

G20 22 au 23 novembre à Nagoya (Japon). g20-09_57_36_546La réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 s’est tenue les 22 et 23 novembre à Nagoya, au Japon. Photo: VNA

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et ses homologues du G20 participeront à la rencontre des chefs de diplomatie des États membres du Groupe qui se déroulera du 22 au 23 novembre à Nagoya (Japon).

Cet événement se tiendra dans le cadre de la présidence japonaise de ce forum en 2019. Conformément à l’ordre du jour, les ministres débattront du libre-échange et de la gouvernance mondiale, de la mise en pratique des objectifs de développement durable et du partenariat multilatéral dans l’intérêt de l’Afrique.

Le dernier sommet du G20, qui a eu lieu du 28 au 29 juin dernier au Japon en présence du Président russe Vladimir Poutine, a confirmé la pertinence et la durabilité de ce format dans le contexte des risques croissants de fragmentation de l’espace économique global. C’est particulièrement important dans la mesure où plusieurs formats interétatiques font du sur-place.

La déclaration finale du sommet a fixé la volonté des leaders

  • de conserver et de renforcer le système de gestion économique globale,

  • de moderniser ses institutions telles que l’OMC ou le FMI.

  • Les participants au sommet ont adopté une déclaration spéciale sur la prévention et la lutte contre le terrorisme sur les plateformes en ligne et les réseaux sociaux. 

Le G20 est aujourd’hui une structure élargie de gouvernance mondiale, qui représente les intérêts de tous les acteurs-clés et adopte des décisions sur la base des principes de consensus. Son importance augmente davantage dans le contexte des divergences géopolitiques et de la percée du protectionnisme que l’on constate actuellement. Le G20 a réalisé des accomplissements sérieux: une réforme solide du système fiscal international, de la surveillance bancaire et des mécanismes de coopération des États dans la lutte contre la corruption.

Le forum se penche concrètement sur les questions relatives à l’économie numérique, au renforcement du potentiel humain, aux investissements dans l’infrastructure, à l’énergie, au commerce, au climat et à la protection de l’environnement.

Le G20 regroupe deux tiers de la population de la planète et environ 80-85% de toute la production mondiale.

  • Ses décisions ont une influence concrète sur le fonctionnement des marchés globaux, sont capables de leur donner une accélération sérieuse.
  • L’organisation incarne également les changements en cours des rapports de forces dans l’économie mondiale.
  • La part des pays développés dans le PIB par habitant à parité de pouvoir d’achat a diminué de 58% à 40% depuis 25 ans.
  • Parallèlement, le poids des pays émergents ne cesse de croître.

L’Arabie saoudite reprendra la présidence du G20 dès le 1er décembre 2019.

La Russie axera ses actions sur un travail étroit avec ses partenaires saoudiens afin d’assurer la continuité dans les affaires du groupe.

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov devrait participer à une série de rencontres bilatérales avec ses homologues. La première – son entretien avec le Ministre japonais des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi – se déroulera le 22 novembre.

https _s3-ap-northeast-1.amazonaws.comrussie japon _psh-ex-ftnikkei-3937bb4_images_3_0_9_4_23624903-3-eng-GB_Cropped-15744268361524996 Japanese Foreign Minister Toshimitsu Motegi shakes hands with Russian Foreign Minister Sergei Lavrov at the start of a bilateral meeting ahead the G20 Aichi-Nagoya Foreign Ministers’ meeting in Nagoya, Japan on Friday.   © Reuters

Le 23 novembre, il mènera des pourparlers bilatéraux avec nos collègues chinois et participera à tout un nombre d’autres rencontres, au sujet desquelles nous ferons une annonce supplémentaire.

2/ Sur les futurs pourparlers de Sergueï Lavrov avec le Ministre des Affaires étrangères du Népal, Pradeep Kumar Gyawali  

nepal russie ПК Непал.jpgPradeep Kumar Gyawali & Sergueï Lavrov

454-ck4h2vrwt3-whr  Source/ http://cartotheque.sciences-po.fr/media/Frontieres_du_Nepal/454/

Le Ministre népalais des Affaires étrangères, Pradeep Kumar Gyawali, se rendra le 25 novembre à Moscou pour une visite de travail à l’invitation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
Ils débattront des questions d’actualité relatives aux rapports russo-népalais, y compris de l’approfondissement du dialogue politique, de l’élargissement de la coopération dans le domaine commercial, économique, ou encore humain, notamment en matière de tourisme, ainsi que du perfectionnement de la base juridique bilatérale.
L’examen de l’ordre du jour international et régional portera une attention spéciale à l’approfondissement de la coopération au sein des organisations internationales, avant tout l’Onu et ses institutions spécialisées.

3/ Sur la visite de travail en Russie du premier Vice-Ministre des Affaires étrangères de la Chine, Le Yucheng

CHINE Vice-Ministre des Affaires étrangères de la Chine, Le Yucheng Vice-Ministre des Affaires étrangères de la Chine, Le Yucheng

Lundi 25 novembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov accueillera le premier Vice-Ministre chinois des Affaires étrangères, Le Yucheng.

Le même jour, le premier Vice-Ministre russe des Affaires étrangères Vladimir Titov participera à des consultations avec son homologue chinois. Le Yucheng devrait également s’entretenir avec les Vice-Ministres russes des Affaires étrangères Igor Morgoulov et Andreï Roudenko.

Ils débattront de l’état actuel des relations bilatérales et des moyens d’approfondir davantage la concertation des actions de la Russie et de la Chine en matière de politique étrangère. Les rencontres les négociations et les contacts seront assez chargés.

4/ Sur la future visite en Russie du Ministre des Affaires étrangères de l’Islande, Gudlaugur Thór Thórdarson

ISLANDE Ministre des Affaires étrangères de l'Islande, Gudlaugur Thór Thórdarson 780847M. GUDLAUGUR THÓR THÓRDARSON, Ministre des affaires étrangères de l’Islande,

Le Ministre islandais des Affaires étrangères Gudlaugur Thór Thórdarson se rendra à Moscou le 26 novembre pour une visite de travail.

Les deux chefs de diplomatie évoqueront l’état actuel et les perspectives des relations bilatérales, ainsi que les moyens d’intensifier la coopération dans le domaine commercial, économique, et socioculturel. Ils échangeront également leurs avis sur les thèmes d’actualité de l’ordre du jour international.

Ils mettront l’accent sur la coopération au sein du Conseil de l’Arctique, qui est considéré par la Russie et l’Islande comme la plateforme-clé de décisions collectives en matière d’assurance du développement durable de l’Arctique.

Nous espérons que la visite de Gudlaugur Thór Thórdarson favorisera l’élargissement de la dynamique positive de la coopération russo-islandaise, ainsi que l’approfondissement du dialogue entre nos pays sur les problèmes régionaux et internationaux. Avant la visite, nous publierons également des informations supplémentaires et plus détaillées sur les relations bilatérales.

5/ Sur la future participation de Sergueï Lavrov à la réunion conjointe du Conseil des ministres des Affaires étrangères, du Conseil des ministres de la Défense et du Comité des secrétaires à la sécurité nationale de l’Organisation du Traité de sécurité collective à Bichkek

OTSC 1034350185L’Organisation du traité de sécurité collective comprend l’Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Russie et le Tadjikistan. En 2019, l’OTSC est présidée par le Kirghizstan. La session à Bichkek a réuni les ministres des Affaires étrangères des pays membres sauf la Biélorussie qui a été représentée par le vice-ministre Andreï Dapkiounas et le secrétaire général par intérim de l’organisation Valeri Semerikov – https://fr.sputniknews.com/international/201905221041208056-otsc-otan-appel/

Mercredi 27 novembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la réunion conjointe du Conseil des ministres des Affaires étrangères, du Conseil des ministres de la Défense et du Comité des secrétaires à la sécurité nationale de l’Organisation du Traité de sécurité collective. Cet événement se déroulera à Bichkek en prévision de la réunion du Conseil de sécurité collective de l’OTSC du 28 novembre.

Sous la présidence du Ministre kirghiz des Affaires étrangères, la réunion permettra de dresser le bilan de l’activité de l’Organisation dans la période qui s’est déroulée entre les sessions (2018-2019). Les participants évoqueront la situation militaire et politique dans les régions de sécurité collective de l’OTSC. La réunion conjointe prévoit également d’aborder les questions qui seront portées à l’examen du Conseil de sécurité collective de l’OTSC, notamment la Déclaration sur le perfectionnement de la coopération et du partenariat pour le renforcement de la sécurité internationale et régionale, ainsi que le Plan d’événements commémoratifs des 75 ans de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique de 1941-1945.

Les Ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’OTSC examineront un projet de déclaration commune sur les efforts de stabilisation de la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et devraient adopter la Liste des thèmes des déclarations communes en 2020.

Lors de la session du Conseil de sécurité collective, le Kirghizstan en transmettra la présidence à la Russie. Sergueï Lavrov devrait informer ses collègues des orientations prioritaires de l’activité de l’OTSC sous la présidence russe de l’Organisation.

6/ Sur l’évolution de la situation en Syrie

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Nous avons constaté un article du quotidien américain The New York Times du 14 novembre au titre curieux: « L’enquête de l’Onu sur les frappes contre les hôpitaux syriens pourrait être torpillée en résultat d’une influence limitée de la Russie ». Cette idée a servi de titre à la publication et domine cette dernière.

Pour parler brièvement du contenu de l’article, ses auteurs ont déjà tenté par le passé de « prouver » l’implication de la Russie dans le bombardement des sites médicaux dans le Nord-Ouest de la Syrie en recherchant des informations sur internet et les réseaux sociaux. Dans ce cas concret, ils soulignent la pression que la Russie exercerait sur la commission intérieure créée, selon eux, par le Secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres afin d’enquêter sur les attaques contre les hôpitaux syriens. La Russie serait opposée à la publication des résultats du travail de la commission.

Vous pouvez former votre propre jugement sur ces fake news, ces insinuations, ce travail malhonnête des journalistes. Ce n’est évidemment pas la première fois que nous faisons face à des enquêtes politisées et peu professionnelles publiées par la presse occidentale. Elles s’appuient en général sur l’altération des faits, des accusations qui ne se fondent pas sur des preuves mais sur des informations de prétendues « sources fiables ». La publication du New York Times ne fait pas exception.

Quelles informations auraient dû connaître les auteurs avant de s’occuper d’enquêtes de ce genre?

La commission intérieure n’a pas été créée le 1er août dernier par le Secrétaire général de l’Onu afin de désigner les coupables (il semble que c’est que les journalistes voudraient). Son objectif est de perfectionner les critères d’évaluation et d’identification des sites d’infrastructure civile – ladite « déconfliction » – appliqué par différentes agences de l’Onu dans la zone des conflits armés.

Ce mécanisme est en effet loin d’être parfait. Ce n’est pas évident pour nous seuls.

Les arguments russes à ce sujet ont été à plusieurs reprises évoqués lors des réunions du Conseil de sécurité de l’Onu sur la situation en Syrie, ainsi que dans le cadre du dialogue direct avec les médias. Il n’existe aucune pression secrète, aucune tentative de détourner le travail des experts, mais une position directe d’un État, confirmée par des arguments.

ONU RUSSIE Vassili Nebenzia, manar-06956720015497115763 RUSSIE Vassili Nebenzia, ONU

Lors de la conférence de presse du 16 septembre (elle a été publiée le 14 novembre, près de deux mois après), Vassili Nebenzia, ambassadeur russe auprès de l’Onu, a encore une fois présente un dossier considérable contenant des estimations critiques concernant le processus de déconfliction.

Nous regrettons que le New York Times ne fasse pas attention et n’organise pas ses propres enquêtes

sur les attaques pratiquement quotidiennes des terroristes, notamment des combattants de l’organisation Hayat Tahrir Al-Cham et d’autres groupes terroristes et radicaux alliés à cette organisation qui tuent en effet les civils et torpillent la situation dans la région en frappant les écoles, les établissements médicaux, les camps de réfugiés et d’autres sites d’infrastructure civile.

Mais cela n’intéresse visiblement aucun collaborateur de la rédaction du quotidien. C’est regrettable…

En réalité, la population civile des territoires non-contrôlés par le gouvernement, y compris dans le Nord-Ouest, souffre des exactions des terroristes qui tentent – avec le soutien des sponsors étrangers (je voudrais bien savoir si les journalistes de The New York Times savent qui jouent ce rôle) – de se présenter comme des représentants de l' »opposition modérée » et de l' »administration locale ». Il est à noter qu’ils répriment sévèrement toutes les contestations locales. Ainsi, les habitants de Kafr Takharim qui avaient exprimé leur mécontentement contre l’arbitraire des autorités autoproclamées se trouvent depuis longtemps assiégés par les radicaux, coupés du monde extérieur. 

Ce sont des faits qui ne suscitent pas vraiment d’intérêt car ils contredisent la tonalité fixée par l’establishment politique de Washington. Nous entendons tellement parler de fake news et de propagande: en voilà un exemple concret. S’ils peuvent nous répondre, nous écouterons avec plaisir leurs arguments. Mais ils préfèrent en général ignorer tout ce que nous disons. Nous continuerons de parler, pour que ce soit remarqué.

7/ Sur la situation actuelle au Venezuela

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La situation au Venezuela reste tendue, mais il y a aussi des signes encourageants.

Les actions de rue des parties en conflit se sont heureusement déroulées sans aucun incident sérieux. Nous avons constaté que le nombre de manifestants de l’opposition s’était considérablement réduit. En même temps, malgré les sanctions et la pression de Washington, le dialogue entre le Gouvernement et l’opposition se poursuit. Nous sommes heureux que d’autres pays de la région soutiennent ces efforts.

Une nouvelle rencontre s’est déroulée le 18 novembre dans le cadre du « Mécanisme de Montevideo » format créé par le Mexique, l’Uruguay et les pays de la Communauté caribéenne (CARICOM) afin de favoriser le règlement au Venezuela.

La déclaration finale de la réunion souligne la nécessité de trouver une solution pacifique et démocratique à la situation compliquée, de crise, et l’impératif que ce soient les Vénézuéliens-mêmes qui déterminent l’avenir du pays.

Elle souligne les initiatives concertées par le Gouvernement et l’opposition,

  • notamment la reprise de la participation des députés socialistes aux travaux de l’Assemblée nationale,
  • l’arrêt de l’enquête sur les opposants,
  • le lancement du travail sur le renouvellement du Conseil électoral national.

Le Traité interaméricain d’assistance réciproque sous Harry S. Truman (ou Traité de Rio ou Pacte de Rio) est un traité établi en 1947 entre tous les États américains (sauf le Canada) conclu au début de la Guerre froide contre le bloc soviétique et qui devint la clé de voûte de l’influence des États-Unis sur l’Amérique latine jusque dans les années 1980. …États s’étant retirés du TIAR –Cuba (1948 – 2012) – Mexique (1948 – 2004) – Bolivie (1948 – 2012) – Équateur (1948 – 2012) – Nicaragua (1948 – 2012) – Uruguay (1948–2019) – source/ https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_interam%C3%A9ricain_d%27assistance_r%C3%A9ciproque

 

Il faut surtout mentionner le rejet, par les pays de la région, de l’activation du Traité inter américain d’assistance réciproque (Pacte de Rio), qui a été créé afin de prévenir une agression entre les États et pas régler les crises humanitaires.

Nous apprécions grandement l’approche mesurée des pays du Mécanisme de Montevideo qui respectent les principes de la Charte de l’Onu et des normes du droit international.

Nous avons souligné à plusieurs reprises que la recherche d’une solution politique inclusive par les Vénézuéliens-mêmes par le dialogue politique, sans aucune condition préalable et aucune ingérence extérieure, était le seul moyen de résoudre les divergences vénézuéliennes de manière pacifique.

La politique responsable de ce groupe d’États contraste surtout avec la position de Washington qui ignore obstinément les changements positifs survenus dans les négociations entre le Gouvernement et l’opposition au Venezuela.
Nos collègues américains continuent d’appeler à la destitution du Président légitime, ce qui contredit le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États souverains. Nous le soulignons régulièrement, mais je vais le répéter encore une fois: l’objectif de la communauté internationale est de favoriser la compréhension mutuelle entre les différentes forces politiques vénézuéliennes, et pas d’aider une certaine partie du conflit.

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Nous estimons que cela cache une volonté de déstabiliser la situation au Venezuela dans le contexte de la politique générale de reformatage de l’Amérique latine dans l’esprit de la réanimation de la « doctrine Monroe ».
Faute d’idées, les outils de destitution du gouvernement légitime restent les mêmes: le raffermissement des mesures unilatérales illégitimes, le soutien infaillible à Juan Guaido en perte de popularité, la poursuite de la campagne de propagande anti-Maduro et du travail de torpillage – géré de l’étranger – à l’intérieur du pays.

Nous sommes particulièrement préoccupés par l’approche non objective de certains médias qui se tiennent à la politique des doubles standards dans la couverture de la situation dans les pays d’Amérique latine.

Notamment, en ce qui concerne le Venezuela, nous constatons des accusations totales et sans appel contre les autorités légitimes, ainsi qu’un silence absolu sur les actions illégales de l’opposition radicale. La plupart des médias des États occidentaux continuent de raconter des histoires sur les contestations antigouvernementales massives en passant sous silence le progrès dans les négociations entre le Gouvernement et l’opposition.

En même temps, l’utilisation excessive de la force contre les manifestants ou les violations de l’ordre constitutionnel ne suscitent pas cette réaction dans d’autres pays, y compris de la part des médias. Cela détruit les principes du journalisme honnête et indépendant. Je voudrais constater plus de préoccupation pour le sort des personnes réelles et plus d’objectivité dans la couverture des événements dans la région. Ce sont les citoyens ordinaires, et la société en général, qui sont les victimes de cette approche conjoncturelle et peu objective basée sur le fait de se permettre d’influer.

8/ Sur la situation autour de la Bolivie

russie au bresil nov 2019 5dcdb35f87f3ec26854410e3 Vladimir Poutine s’exprime lors d’une conférence de presse, en marge du sommet des Brics à Brasilia, le 14 novembre 2019 –  https://francais.rt.com/international/67875-bolivie-vladimir-poutine-met-garde-contre-scenario-libyen

Notre position sur les récents événements en Bolivie a été clairement présentée par le Président russe Vladimir Poutine en conférence de presse le 14 novembre dernier à Brasilia, tandis que ses aspects juridiques ont été précisés par les dirigeants du Ministère russe des Affaires étrangères – le Ministre Sergueï Lavrov et le Vice-Ministre Sergueï Riabkov.

En particulier, les estimations présentées en réponse à une question de l’agence Prensa Latina et publiées sur le site du Ministère russe des Affaires étrangères restent toujours d’actualité. Nous les avons reconfirmées à plusieurs reprises – et c’est ce que je fais aujourd’hui encore.
Malheureusement, la situation politique et sociale dans le pays reste tendue. On constate toujours un potentiel déstabilisant dans le contexte du problème non résolu de la légitimité des nouveaux dirigeants, arrivés au pouvoir en résultat d’actions comportant plusieurs éléments d’un coup d’État. Qui plus est, il s’agit désormais non seulement d’affrontements entre les partisans et les opposants à Evo Morales, mais aussi d’une confrontation potentielle sur une base ethnique et sociale.

Il ne faut pas oublier un fait très important: le nom officiel du pays est « État plurinational de Bolivie ». Nous comprenons bien les répercussions d’un conflit national éventuel, surtout s’il est sciemment réchauffé et encouragé de l’étranger. C’est une sphère très précise, un matériau très compliqué. On peut très rapidement le détruire, mais sa reconstruction est très compliquée.

La Bolivie est un État multiethnique dominé par la population autochtone, amérindienne. Elle a 37 langues officielles (pour une population de 10,5 millions de personnes).

Dans ce contexte, nous sommes toujours préoccupés par les déclarations de certains politiciens boliviens qui jouent actuellement les premiers rôles, mais sont connus pour leurs opinions d’extrême-droite. Ils appellent ouvertement à une confrontation raciale et de classes. En même temps, un décret du chef d’État provisoire Jeanine Áñez annule la responsabilité des militaires et des structures de force dans la répression des manifestations.
Cette décision s’est soldée par la hausse du nombre de victimes et a été condamnée par la Commission interaméricaine des droits de l’homme pour sa « non-conformité avec les standards internationaux dans le domaine de la protection des droits de l’homme » et ses « atteintes au droit, à la vérité, à la justice et aux normes internationales« .

onu Michelle Bachelet image1170x530cropped Michelle Bachelet

Selon nous, il est important d’écouter l’opinion de la Haut-Commissaire de l’Onu pour les droits de l’homme – en tant qu’ancienne Président chilienne, Michelle Bachelet connaît parfaitement la région et ses problèmes – qui a évoqué un risque de « scission de la Bolivie », le danger que les « actions répressives des autorités ne fassent que renforcer l’indignation et mettre en péril toute avancée possible vers le dialogue », ce qui pourrait faire sortir la situation hors de tout contrôle.

Nous appelons les autorités provisoires boliviennes à promouvoir un agenda unificateur au lieu de se focaliser sur l’instigation de la haine. C’est le seul moyen pour la Bolivie de surmonter le test difficile auquel elle fait face actuellement.
Nous confirmons encore une fois que l’intérêt de la Russie est de voir une Amérique latine stable politiquement et économiquement. Cela concerne naturellement la Bolivie, avec laquelle nous avons des liens historiques d’amitié et une coopération mutuellement avantageuse.

Pourquoi est-ce que je répète à chaque fois pratiquement la même phrase sur les intérêts de la Russie? 

Il y a des raisons à cela, pas théoriques mais tout à fait concrètes. Le fait est qu’on constate des fake news concernant la position de la Russie et ses intérêts dans certains pays ou dans la région en général, qui apparaissent à l’extérieur de la région ou parfois dans les pays de cette dernière, dans leur espace médiatique.

Cela concerne des publications, des articles comprenant des citations imaginées et des faits montés de toutes pièces. Il y en a énormément. Nous sommes en mesure de dépister et de démentir immédiatement certaines publications, mais d’autres ne peuvent pas être vérifiées car elles se multiplient très rapidement.

Vous avez chaque fois la possibilité de consulter la source – le Ministère russe des Affaires étrangères – et confirmer notre intérêt pour les relations que nous voulons réellement développer avec la région en général, tout comme avec des pays concrets. Il s’agit d’une Amérique latine politiquement et économiquement stable, liée à nous par des relations historiques d’amitié. Nous voulons développer des relations mutuellement avantageuses et respectueuses avec cette région dans tous les domaines.

9/ Sur le déroulement à New York de la Conférence sur la création au Moyen-Orient d’une zone exempte d’armes de destruction massive et de leurs vecteurs

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New York accueille du 18 au 22 novembre la Conférence sur la création au Moyen-Orient d’une zone exempte d’armes de destruction massive et de leurs vecteurs.

La création de cette zone a été prévue par la résolution de la Conférence d’examen et de prolongation du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) de 1995. La Russie, les États-Unis et le Royaume-Uni, pays initiateurs du TNP, étaient les coauteurs de cette résolution.

La zone exempte d’armes de destruction massive est toujours l’un des sujets les plus importants dans le cadre du processus d’examen du TNP. Sa création apporterait une contribution importante au renforcement du régime de non-prolifération nucléaire.

Malheureusement, la résolution de 1995 n’est toujours pas entrée en vigueur à cause de la position de certains États-clés de ce processus.

La Conférence d’examen du TNP de 2010 a chargé le Secrétaire général de l’Onu de convoquer – avec le soutien de la Russie, des États-Unis et du Royaume-Uni – une conférence à ce sujet.

Cependant, cela n’a pas été fait à cause du refus d’Israël d’y participer et du changement ultérieur de la position des États-Unis et du Royaume-Unis. La conférence d’examen de 2015 n’a pas non plus permis d’atteindre les ententes nécessaires en raison d’une position peu constructive des États-Unis, du Royaume-Uni et du Canada qui ont torpillé l’adoption du texte final, si l’on appelle les choses par leur nom.

La conférence actuelle se déroule en conformité avec la résolution de l’Assemblée générale de l’Onu adoptée en décembre 2018 à l’initiative des États arabes. La Russie a soutenu cette décision.

Nous espérons que cette conférence servira de point de départ à la mise en pratique de la résolution 1995 et constituera un progrès considérable vers le règlement de la situation et le renforcement de la sécurité au Moyen-Orient, ce qui, à notre avis, devrait être dans l’intérêt de tous les pays de la région.
Nous espérons que le nombre de participants à ce processus s’élargira et que ce dernier aboutira à la signature des ententes appropriées sur la formation au Moyen-Orient d’une zone exempte d’armes de destruction massive. De notre côté, nous offrirons tout le soutien possible à ce travail.

russie Mikhaïl Oulianov, chef de la délégation russe et Représentant permanent de la Russie auprès des organisations internationales à Vienne 1-63 Mikhaïl Oulianov

Mikhaïl Oulianov, chef de la délégation russe et Représentant permanent de la Russie auprès des organisations internationales à Vienne, a prononcé un discours à l’ouverture de la conférence. Le texte de son intervention a été publié sur les pages officielles du Ministère russe des Affaires étrangères et de la Représentation permanente de la Russie auprès de l’Onu à Vienne.

10/ Sur la pression de Washington sur le Caire en raison de la volonté égyptienne d’acheter les chasseurs russes Su-35

russie L'avion de chasse russe de 4e génération, Su-35. e7b14fb9-c856-4656-b032-c7a13cfcca45L’avion de chasse russe de 4e génération, Su-35.

Nous avons constaté des menaces directes des responsables américains d’introduire des sanctions contre l’Égypte en raison de sa volonté d’étudier l’achat éventuel de chasseurs russes Su-35. C’est un nouvel exemple de comportement très agressif. Il s’agit malheureusement du style de Washington, que nous observons depuis des années. Des dizaines de pays d’Europe, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine – de toutes les régions du monde – font face à ce comportement américain.
Il existe des preuves indiquant que les États-Unis font tout leur possible pour empêcher le développement des liens de la Russie avec d’autres États. Suite à l’échec de la conception et de la tentative d’isolement de la Russie, ils sont passés au « plan B ». Autrement dit, ils ont tout simplement commencé à nous faire obstacle par tous les outils et tous les mécanismes. Cela concerne également la coopération militaire et technique. Ils ont introduit des sanctions contre la Russie et tentent actuellement de les utiliser pour faire peur à nos partenaires, qui préfèrent les armes russes d’excellente qualité.

Si nous le comprenons bien, les spin-doctors qui se trouvent derrière cette conception de Washington tentent de faire coup double: nuire à la Russie en torpillant ses contrats et imposer en même temps les armes américaines aux acheteurs étrangers.

S’ils veulent vendre leurs armes, il leur faut se rappeler de la concurrence libre fondée sur le bénéfice, la décision libre et les avantages concurrentiels. Quand ils oublient les principes de l’économie de marché, ils frappent notamment le produit qu’ils tentent de vendre eux-mêmes. En utilisant la pression politique et une rhétorique agressive, ils ne font que nuire à eux-mêmes.

Quelles en sont les raisons? Leurs armes, plus chères, pourraient s’avérer moins compétitives car elles s’avèrent souvent obsolètes. Autrement dit, nous constatons une combinaison de la promotion de leurs propres intérêts géopolitiques et de la tentative d’imposer des solutions toutes faites au lieu de s’appuyer sur les principes de concurrence libre afin d’obtenir un bénéfice commercial.

De moins en moins d’acteurs permettant à Washington de leur dicter quoi acheter et à qui, qui consentent à céder une partie de leur souveraineté en faveur des États-Unis, et à perdre leur avantage. Tout comme nos amis égyptiens, la majorité des partenaires de la Russie dans le monde préfèrent adopter les décisions autonomes en se laissant guider par le rapport entre le prix et la qualité. Comme vous vous le rappelez parfaitement, même un pays membre de l’Otan, la Turquie, a choisi un système antiaérien russe malgré toutes les intimidations, les menaces, les pressions etc. de la part des Américains.

La méthode des menaces s’est complément discréditée, notamment à cause du niveau de leur mise en œuvre de la part des États-Unis.

En faisant pression sur d’autres pays, l’Amérique ne fait que torpiller la confiance qu’on lui porte, fait encore une fois réfléchir le monde à la nécessité de renoncer au dollar dans les transactions commerciales, car cette devise a cessé d’être un outil de relations de marché et d’échanges normaux. Le dollar s’est transformé en levier de la politique étrangère de Washington.

Quand il n’y a que la politique, et que l’économie de marché et les principes de liberté du commerce non seulement sont repoussés en arrière, mais sont en général absents, c’est absolument inacceptable.

11/ Sur la reconnaissance de l’espace comme une sphère d’opérations de l’Otan

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Hier, lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères des pays de l’Otan à Bruxelles, a été annoncée la reconnaissance de l’espace comme une nouvelle sphère d’opérations de l’Otan sur le même plan que la terre, les airs, la mer et le cyberespace.

Les déclarations de ce genre suscitent des préoccupations. La planification militaire de l’Alliance vise la supériorité dans tous les milieux avec toutes les conséquences qui s’ensuivent – la militarisation et l’escalade des tensions. Aujourd’hui, l’Alliance s’en prend à l’espace.
Nous suivrons attentivement la mise en œuvre des promesses du secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg concernant l’absence de volonté de déployer des armes dans l’espace.

Nous appelons les pays de l’Otan à soutenir nos efforts visant la prévention de la course aux armements dans l’espace, qui pourrait influer de manière très négative sur la sécurité internationale et la stabilité stratégique.

Nous estimons que la transformation de l’espace en arène d’affrontement armé ne répondrait aux intérêts d’aucun pays du monde, d’aucun pays membre de l’Otan.

12/ Sur l’adoption de la résolution de l’Assemblée générale de l’Onu sur le rapport du Comité des relations avec le pays hôte

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Mercredi 20 novembre, la Sixième commission de l’Assemblée générale de l’Onu a adopté une résolution sur le rapport du Comité des relations avec le pays hôte.

La résolution constitue une réponse à la crise sans précédent liée au non-respect, par les États-Unis, de leurs engagements dans le cadre de l’Accord de siège de l’Onu de 1947. Les autorités américaines n’avaient jamais abusé de manière si ostentatoire de leur statut de pays hôte des Nations unies. Ainsi, Washington a refusé d’octroyer un visa à 18 membres de la délégation russe, ainsi qu’à un certain nombre de délégués d’autres pays. Les diplomates iraniens et cubains des missions de ces pays auprès de l’Onu et des délégations venues de leurs capitales ont fait face à des limitations de déplacement très sévères. Les Américains n’ont toujours pas restitué les locaux de la Représentation permanente russe, bloqués depuis 2016.
L’Assemblée générale a exprimé sa préoccupation sérieuse vis-à-vis du non-octroi des visas et a clairement et directement indiqué à Washington la nécessité de délivrer immédiatement des visas d’entrée sans aucune exception à tous les délégués des États membres venant à New York afin de participer aux événements organisés par les Nations unies, ainsi que d’annuler les limitations de déplacement imposées aux collaborateurs des représentations. L’application du principe de réciprocité envers les délégations accréditées auprès de l’Onu a été reconnue comme inacceptable.

La résolution exige que Washington règle tous les problèmes existants dans des délais raisonnables et limités. Elle souligne que, dans le cas contraire, l’Assemblée générale examinera tout à fait sérieusement le recours éventuel aux mesures prévues par le point 21 de l’Accord de siège de l’Onu, qui prévoit la possibilité de saisir une cour d’arbitrage d’un litige avec les États-Unis.

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La résolution appelle le Secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres à intervenir dans la situation pour assurer le fonctionnement normal du Secrétariat de l’Onu et des représentations permanentes à l’aide des mécanismes juridiques à sa disposition.

Nous comptons sur une mise en œuvre rapide de toutes les recommandations du Comité des relations avec le pays hôte figurant dans son rapport et reflétées dans la résolution.

Nous voudrions rappeler encore une fois aux autorités américaines que la possibilité d’accueillir le siège de l’Onu sur leur territoire constitue un privilège offert au Gouvernement des États-Unis en lien avec les garanties du respect de ses engagements vis-à-vis de l’organisation mondiale et de ses membres. Nous ferons tout pour obtenir leur mise en œuvre complète.

13/ Sur la situation des médias russes en Lettonie

b668d20c80f0b8740d3b5c4c6f3423d5 L’autorité lettone chargée des médias a annoncé l’interdiction de neuf chaînes de télévision russes après ces sanctions prises contre son propriétaire lié au Kremlin (image d’illustration). afp.com/ERIC PIERMONT

 

 

Des nouvelles nous sont parvenues sur la situation de la liberté d’expression en Lettonie, qui suscitent peu d’optimisme. Elles concernent la politique de répression contre les médias menée par les autorités de ce pays.
Le Conseil national sur les médias électroniques de la Lettonie a décidé le 20 novembre d’interrompre la transmission de neuf chaînes russophones sur le territoire de la république. Cela concerne Peterburg – 5 kanal, Dom kino, Dom kino premium, Vremia: dalekoïe et blizkoïe, Mouzyka Pervogo, etc. En tant que prétexte, l’organisation avance le fait que le bénéficiaire final de ces chaînes est Iouri Kovaltchouk, qui fait l’objet de sanctions de l’UE.
Autrement dit, Riga a trouvé un nouveau prétexte pour poursuivre sa politique illégitime visant la limitation de l’accès des citoyens russophones du pays aux sources d’information alternatives. Rappelons que le régulateur letton a déjà interdit la retransmission de chaînes russes, notamment de Rossiya-RTR, et a bloqué cet été l’accès au site Baltnews.lv appartenant à l’agence de presse Rossiya segodnya. Cette décision n’était liée à aucune personnalité. Les prétextes sont différents, le résultat est le même: le blocage des médias. Il ne s’agit pas de l’imposition de conditions impossibles, mais de la création de situations qui empêchent physiquement les médias de faire leur travail.

Ces actions discriminatoires des autorités lettones vis-à-vis des médias russes et ces tentatives ouvertes de nettoyer l’espace médiatique des points de vue alternatifs voire indésirables constituent une violation grossière du droit international en ce qui concerne la liberté d’expression et l’accès égal à l’information.

Nous appelons les structures internationales spécialisées et les ONG à réagir à cette situation. Nous avons déjà envoyé des matériaux aux structures compétentes, notamment à l’OSCE, et nous apportons actuellement des faits supplémentaires. Nous attendons une réaction. Nous continuerons de suivre ce thème.

14/ Sur la cérémonie solennelle de pose de la première pierre des fondations d’un monument en hommage aux défenseurs de Leningrad assiégé

 La cérémonie solennelle de pose de la première pierre des fondations du monument « La bougie de la mémoire » s’est déroulée le 12 novembre à Jérusalem. Il s’agit d’un ensemble consacré à l’exploit des défenseurs et des habitants de Leningrad assiégé pendant la Grande Guerre patriotique 1941-1945.

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l’Ambassadeur russe en Israël Anatoli Viktorov

Étaient présents

  • l’Ambassadeur russe en Israël Anatoli Viktorov,
  • une délégation de l’administration de Saint-Pétersbourg, des députés de la Knesset,
  • le maire de Jérusalem,
  • des représentants du Ministère israélien des Affaires étrangères,
  • des associations sociales, religieuses
  • de vétérans de la Russie et d’Israël,
  • des bienfaiteurs et des philanthropes.

Le monument devrait être inauguré lors de la visite du Président russe Vladimir Poutine en Israël.

En Israël vivent 1 308 survivants du siège de Leningrad et environ 7 000 vétérans qui considèrent comme sacrée la mémoire des événements de la Grande Guerre patriotique.

le mémorial Piskarev de Saint-Pétersbourg 36487585842_c4bd8294db_b le mémorial Piskarev de Saint-Pétersbourg

Comme le mémorial Piskarev de Saint-Pétersbourg qui abrite les restes de 40 000 Juifs, le monument des défenseurs de la ville assiégée en Israël renforcera la compréhension commune du sens de cette période tragique de l’histoire commune, et transmettra aux jeunes et aux futures générations la représentation réelle de l’héroïsme, ainsi que la vérité sur la tragédie de la guerre et du blocus.

Ce monument est appelé à refléter l’histoire commune de la Russie et d’Israël, car des représentants de tous les peuples et de toutes les ethnicités de l’Union soviétique ont combattu dans les rangs de l’Armée rouge pendant la Grande Guerre patriotique. Les guerriers de l’Armée rouge ont apporté une contribution décisive à la défaite du nazisme et la libération de l’Europe de la « peste brune ». Ils ont sauvé le peuple juif et d’autres peuples européens de l’extermination.
La cérémonie de pose de la pierre a une importance symbolique: elle renforce les fondations non seulement du monument, mais aussi des relations russo-israéliennes, des liens humains. Nous apprécions le fait que nos pays ont actuellement une attitude particulière envers la Grande Guerre patriotique. Les gens défendent la vérité historique et sont prêts à résister aux tentatives de réécrire le déroulement et le bilan de Seconde Guerre mondiale.

15/ Sur la participation des réfugiés azerbaïdjanais au règlement dans le Haut-Karabakh

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On nous a posé une question sur la participation éventuelle des personnes déplacées et des réfugiés azerbaïdjanais – au même titre que les Arméniens du Haut-Karabakh – au règlement du conflit du Haut-Karabakh, ainsi que sur leur retour éventuel sur ce territoire et leur cohabitation avec la population arménienne, comme c’était le cas avant le conflit.
Les déclarations des représentants des pays coprésidents du Groupe de Minsk de l’OSCE ont indiqué à plusieurs reprises que le plan de règlement du conflit devait inclure le droit de toutes les personnes déplacées et de tous les réfugiés à revenir là où ils vivaient par le passé.
En ce qui concerne le format des négociations, il faut poser cette question aux parties qui doivent définir et concerter la liste des participants. Aujourd’hui, les négociations sont menées au niveau des autorités de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie. Si nous constatons des ententes entre les deux États, nous les soutiendrons.

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À suivre…


SOURCE/ https://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/3908615

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