3520 – A quel point la «nation indispensable» est-elle «indispensable»?

ALLEMAGNE Willy Wimmer, ancien secrétaire d'Etat au Ministère fédéral allemand de la Défense ...359b397903dfd62e9c8a5f3370e06423

Les États-Unis deviendront-ils pacifiques ou y a-t-il une menace de guerre civile?

Horizons et débats N° 22, 14 octobre 2019 – Willy Wimmer

 Willy Wimmer, ancien secrétaire d’État au ministère fédéral de la Défense

Une chose est certaine. La fureur, avec laquelle les différents groupes de Washington se battent actuellement, était dans le passé dirigée contre les «ennemis» du monde qu’on avait l’habitude d’attaquer.

Sous le Président Trump, le monde semble profiter d’un moment de répit.

Dans ce contexte, deux questions se posent:

  1. combien de temps le Président Trump pourra-t-il faire face?

  2. Le monde profitera-t-il de ce répit?

WbJynSDdt7DhswNTEufvRJ

En consultant les programmes d’information du soir de la BBC britannique on peut se faire une opinion sur ces deux questions.

Depuis belle lurette déjà, on est étonné de voir à quel point Londres perd toute retenue dans ses commentaires sur les événements survenus dans un autre pays. L’atout est l’image manifeste de l’ennemi, sans jamais profiter d’un reportage informatif complet. A titre de comparaison, il convient de se référer aux rapports de guerre en fin de journée sur les événements de Hong Kong.

A la BBC, on ne rencontre cela que lorsqu’il s’agit de la prochaine mission de guerre britannique. Hong Kong et les salves contre Trump correspondent à un seul et même schéma.

En avant, à plein régime, tel semble être le slogan à Londres.

ad9b92bb1e84e73d5baffe1456aad528

Washington offre une grande quantité de messages dont le peuple doit absolument prendre connaissance. De part et d’autre, c’est similaire comme le montre l’histoire sans fin de la présidence de Trump.

Le conflit avant les élections de 2016 et les procédures ayant eu lieu à Washington jusqu’à présent n’ont plus rien à voir avec la «lanterne de la démocratique» autoproclamé.

Ils rappellent plutôt un match équestre afghan au cours duquel une carcasse d’animal est «aplatie» par les cavaliers participants, jusqu’à ce qu’elle ne soit plus reconnaissable.

Récemment, le Président Trump a mis en garde contre une guerre civile.

Les signes en ce sens remontent aussi loin que les nominations des deux candidats à la présidence lors de la dernière élection présidentielle. Le fait que tous les groupes porte-avions de combat avec leur grand nombre d’avions de combat ont été ramenés dans leurs ports d’attache américains à la date des élections de 2016 en dit long, de même que le transport simultané de matériel de guerre lourd des différents théâtres de guerre aux environs des métropoles américaines.

Qui s’étonne encore que, lorsque le président américain Trump prononce un magnifique discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies, les médias européens se contentent de choisir les mots les plus durs concernant l’Iran?

Aucune mention sur ces réflexions inhabituelles pour un président américain au sujet du rôle possible des États-Unis dans un futur monde d’États souverains. Sa déclaration sur «l’avenir qui appartient aux patriotes» a été formulée de telle sorte qu’en Allemagne, le mécontentement du gouvernement à l’égard de l’AfD a également pu faire son chemin de cette manière.

donald_trump_29496131773

La question décisive pour l’humanité tout entière est de savoir si le président américain Trump réussira à reconstruire la politique intérieure et étrangère de son pays de manière à ce qu’elle ne s’effondre pas et ne recouvre pas le monde de guerres sur le long terme.

Les Européens ne doivent pas rechigner d’interpréter le mouvement migratoire dans les deux Amériques dans ce contexte. Quelle image avons-nous des États-Unis à l’avenir? Depuis des décennies, on observe en «Amérique espagnole» le réarmement verbal contre les États-Unis. Du Texas à la Californie, on veut récupérer les régions tombées dans les mains des États-Unis au XIXe siècle.

L’actuelle politique de guerre des États-Unis depuis la destruction du «Maine» dans le port de La Havane comme légitimation de la politique de guerre arbitraire était et demeure obligatoirement liée à l’«auto-adulation» américaine de la «nation indispensable», offrant une auto-détermination proverbiale à mener une guerre permanente et mondiale.

President Trump Attends National Prayer Breakfast  «National Prayer Breakfast».

Chacun peut évaluer lui-même dans quelle mesure la bigoterie était nécessaire pour maintenir cette image de soi. Mais au-delà du Président Trump, cette image se fend de fissures énormes, comme le média «Netflix» veut le faire connaître dans quelques semaines avec une émission sur les vrais dirigeants aux États-Unis sous la forme non pas de «Skull and bones» mais du «National Prayer Breakfast».

51xO2IqIjWL._SX331_BO1,204,203,200_

 

Selon l’auteur* du livre «The family» et selon sa déclaration sur CNN au moment de sa fondation dans les années trente, c’est une «organisation semi-fasciste». La «supériorité de la race anglo-saxonne» commence à vaciller. Non pas parce que les idées modernes ouvrent de nouvelles voies dans le monde entier.

 

 

Il n’y a pas qu’à Washington que les gens s’en prennent les uns aux autres. Le monde devrait s’accrocher afin de ne pas être éjecté des montagnes russes mises en branle par Washington.    •

(Traduction Horizons et débats)

Ed Sanders* abandonne ses études et quitte le Missouri en 1958 pour rejoindre Greenwich Village à New York. En 1961, alors qu’il est emprisonné à la suite d’une manifestation contre la prolifération des armes nucléaires, il écrit l’un de ses plus célèbre poème, Poème from Jail. Il fonde alors le magazine underground Fuck You: A Magazine of the Arts où il publie des poèmes dans lesquels il fait passer ses idées anti-capitalistes et écologistes. Il ouvre également une librairie qui devient le rendez-vous des poètes de la Beat generation de passage à New York.
Ed Sanders fonde le groupe de folk-rock psychédélique The Fugs en 1965 avec Tuli Kupferberg et Ken Weaver, séparé en 1969, puis reformé pour des tournées ou des enregistrements d’albums.
The Family, paru en 1971 est une étude du meurtrier Charles Manson. Le roman, malgré une polémique, connut un grand succès.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ed_Sanders


SOURCE/ https://www.zeit-fragen.ch/fr/ausgaben/2019/nr22-8-oktober-2019/wie-unverzichtbar-ist-die-unverzichtbare-nation.html

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s