3458 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 12 septembre 2019

  1. Sur la visite en Fédération de Russie de Kalla Ankourao, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens à l’extérieur de la République du Niger
  2. Sur la signature du Mémorandum d’entente entre le gouvernement de la Fédération de Russie et le Fonds des Nations unies pour l’enfance
  3. Sur la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Irak
  4. Sur la visite officielle du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov au Kazakhstan
  5. Sur la situation actuelle en Syrie
  6. Sur la situation en Libye
  7. Sur les perspectives du processus de paix en Afghanistan suite à la décision de l’administration américaine d’interrompre les négociations avec les talibans
  8. Sur la situation actuelle au Venezuela

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1 – Sur la visite en Fédération de Russie de Kalla Ankourao, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens à l’extérieur de la République du Niger

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Du 18 au 20 septembre, Kalla Ankourao, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens à l’extérieur de la République du Niger, se trouvera à Moscou pour une visite de travail.

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Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’entretiendra avec lui le 19 septembre. Il est prévu d’évoquer l’intensification des liens russo-nigériens dans les domaines politique, commercial, économique, social et d’autres. Sachant qu’une attention particulière sera accordée aux perspectives du partenariat d’affaires, notamment dans des secteurs comme la recherche et l’exploitation des ressources minérales, l’énergie et l’infrastructure.

Un échange d’avis en profondeur est prévu sur les thèmes figurant à l’ordre du jour mondial et panafricain avec un accent sur le maintien de la paix et de la stabilité en Afrique, notamment dans la région du Sahara-Sahel.

Il est prévu de se pencher en détail sur la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme international dans le contexte des efforts collectifs afin de neutraliser ces menaces sur le continent africain.

2 – Sur la signature du Mémorandum d’entente entre le gouvernement de la Fédération de Russie et le Fonds des Nations unies pour l’enfance

la Directrice exécutive de l'Unicef, Henrietta Fore.maxresdefault la Directrice exécutive de l’Unicef, Henrietta Fore.

Le 17 septembre est prévue la signature du Mémorandum d’entente entre le gouvernement de la Fédération de Russie et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) avec la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et de la Directrice exécutive de l’Unicef, Henrietta Fore.

Le Mémorandum d’entente entre le gouvernement de la Fédération de Russie et l’Unicef est appelé à faire passer la coopération entre la Russie et le Fonds à un niveau supérieur de collaboration dans les domaines prioritaires pour la Russie dans le cadre de la contribution au développement des États partenaires.
3 – Sur la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Irak

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irak-mohamed-ali-al-hakim-11201816192027365388391 le Ministre irakien des Affaires étrangères Mohamed Ali al-Hakim    le Ministre irakien des Affaires étrangères Mohamed Ali al-Hakim

Les 7 et 8 octobre se déroulera une visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Irak, dans le cadre de laquelle il rencontrera des dirigeants de l’Irak à Bagdad, ainsi que de la Région autonome du Kurdistan à Erbil.

Un échange d’avis en profondeur est prévu sur les principaux aspects de l’ordre du jour moyen-oriental avec un accent sur la situation en Irak et en Syrie, dans le Golfe, autour de l’Iran, ainsi que sur les territoires palestiniens.

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Une attention spéciale sera accordée au renforcement de la coopération dans la lutte contre le terrorisme international et la propagation de l’extrémisme religieux.

Parmi les thèmes prioritaires des pourparlers figurera le développement global et le renforcement des relations russo-irakiennes, traditionnellement amicales, y compris en ce qui concerne la coopération dans le domaine énergétique et social.

4 – Sur la visite officielle du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov au Kazakhstan

Nursultan Nazarbayev, le président du Kazakhstan  kazakstan-beibut-atamkulov-800x450.jpg  Beibut Atamkulov, nouveau ministre des Affaires étrangères kazakh. [Inform.kz]

KAZAKHSTAN le Président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev, Nursultan-Nazarbayev-800x450  le Président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev

Les 8 et 9 octobre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra en visite de retour au Kazakhstan (le Ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan Beïbout Atamkoulov était venu en visite officielle à Moscou le 28 janvier 2019).

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov rencontrera des membres de l’équipe dirigeante du Kazakhstan. Durant son entretien avec le Ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan Beïbout Atamkoulov, il est prévu d’échanger en détail les points de vue sur les questions d’actualité relatives aux relations russo-kazakhes, la coopération au sein des organisations interétatiques (UEE, CEI, OTSC, OCS), sur les plateformes des principales organisations internationales, notamment à l’Onu et à l’OSCE.

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Les ministres se concerteront sur les principaux thèmes de l’agenda régional et international, en accordant une attention particulière à la préparation d’activités bilatérales et multilatérales à haut niveau et au sommet, notamment le 16e Forum de la coopération interrégionale de la Russie et du Kazakhstan avec la participation des chefs d’État à Omsk cet automne.

5 – Sur la situation actuelle en Syrie

syrie 28.08.2019 ...73a082d_xHFUJX8AzqByammQvaAK4Ag5 AU 24/08/2019

Des foyers de tension persistent sur les territoires non contrôlés par le gouvernement syrien: à Idleb et au Nord-Est du pays.

Les terroristes de l’alliance Hayat Tahrir al-Cham, formée autour du Front al-Nosra, continuent de bombarder les positions des forces gouvernementales et d’attaquer à l’aide de drones la base aérienne russe de Hmeimim, malgré le cessez-le-feu instauré le 31 août autour de la zone de désescalade d’Idleb. Pendant la première décade de septembre seulement, les terroristes ont commis plus de 300 attaques, et le 3 septembre ils ont de nouveau tenté d’attaquer Hmeimim avec deux drones.

De telles agressions des terroristes entraînent des victimes parmi les civils des communes avoisinantes et les militaires syriens. Ainsi, rien que le mois dernier près de 150 militaires syriens et plus de 470 personnes ont été tués à Idleb. Les tirs des terroristes ont fait près de 50 morts parmi les civils et plus de 100 blessés.

Sur cette toile de fond, la frappe arbitraire des États-Unis contre une position présumée des terroristes aux abords de la ville d’Idleb le 31 août a constitué un signal alarmant. De nombreuses victimes et destructions ont été constatées. Des enfants sont morts. De plus, l’action de force unilatérale des États-Unis a mis en péril le moratoire sur les activités militaires décrété le jour même.

Nous pensons qu’il est impossible de régler le problème de la vaste présence terroriste à Idleb par de telles frappes. Par contre, elles peuvent en effet miner les efforts pour stabiliser la situation.

Actuellement, la zone de désescalade d’Idleb est contrôlée par près de 50.000 terroristes bien armés et dotés d’une expérience de combat.

En fait, ils tiennent en otage et terrorisent 3 millions d’habitants. Les terroristes répriment violemment les manifestations pacifiques dans différentes villes comme Maaret-Nouman, Arikha, Kharim, Kiafr-Yakhtarim, Salkine, ou encore Sarakib, où les manifestants exigent des terroristes de libérer les territoires occupés.

Les terroristes utilisent des armes à feu pour disperser les manifestations, ce qui entraîne de nombreuses victimes.

De notre côté, nous sommes convaincus que la stabilisation durable et la sécurité à Idleb ne seront possibles qu’en revenant à la mise en œuvre à part entière du Mémorandum de Sotchi du 17 septembre 2018. Cela concerne avant tout la création d’un espace démilitarisé le long du périmètre intérieur de la zone de désescalade, et la neutralisation de la menace terroriste.

La situation reste également tourmentée au Nord-Est de la Syrie, sur les territoires illégalement contrôlés par les États-Unis.

On y constate l’activation de la clandestinité terroriste et de « cellules dormantes » de Daech. La situation est particulièrement préoccupante dans le camp de déplacés internes d’Al-Hol. Malgré les efforts des organisations humanitaires internationales, les habitants du camp ont cruellement besoin d’une aide urgente, la situation continue de se dégrader dans le camp. Les terroristes de Daech en profitent, qui ont pénétré à Al-Hol en se faisant passer pour des réfugiés afin de propager l’idéologie radicale et de commettre impunément des crimes. Ainsi, le 5 septembre, a été commise une attaque contre les gardiens kurdes, qui a fait deux morts et deux blessés dans le camp. L’atermoiement du règlement du problème d’Al-Hol risque non seulement d’y détériorer de manière catastrophique la situation humanitaire, mais également de laisser s’enfuir les terroristes du camp vers d’autres régions de la Syrie et au-delà.

la Directrice exécutive de l'Unicef, Henrietta Fore.maxresdefault  Anna Kouznetsova

A cet égard, nous notons les efforts de la Déléguée auprès du Président de la Fédération de Russie pour les droits de l’enfant, Anna Kouznetsova, visant à évacuer et rapatrier quatre enfants russes qui se trouvaient à Al-Hol.

Les altercations ne cessent pas entre les groupes kurdes et les Arabes sunnites, qui protestent contre le régime autoritaire des administrations kurdes et notamment contre le service militaire obligatoire dans les rangs des Forces démocratiques syriennes. Rien qu’en août ont eu lieu plus de 60 affrontements, qui ont fait près de 60 morts parmi les Kurdes et près de 70 blessés.

En même temps, les spécialistes militaires russes, en coordination avec les autorités syriennes et les représentants de l’Onu et du Croissant-rouge arabe syrien, continuent de travailler à une solution au problème du camp de déplacés internes de Roukban.

Début septembre, une aide humanitaire a été acheminée dans le camp, et l’évacuation de la population civile est prévue au milieu du mois. De cette manière, nous espérons que d’ici fin septembre les civils quitteront Roukban et que le camp sera démantelé.

Dans l’ensemble, malgré certains foyers de tension, la vie pacifique normale se rétablit progressivement en Syrie. Le déroulement de la 61e Foire internationale de Damas a eu une grande importance du point de vue du rétablissement de l’économie et de l’infrastructure détruite par l’attaque du terrorisme international.

Malgré l’opposition active des pays occidentaux, des délégations d’environ 40 pays du Moyen-Orient et d’autres régions ont participé à cet événement.

Plusieurs accords ont été signés sur les investissements dans l’économie syrienne, des projets communs ont été mis au point dans le domaine de l’énergie, de l’agriculture, de l’éducation et de l’information.

A noter également que la tradition de la foire annuelle de Damas a été relancée en 2017 avec une contribution active de notre pays. 16 compagnies russes ont participé à l’événement cette année, et le 3e forum d’affaires russo-syrien s’est réuni.

Les visites régulières de différentes délégations à Damas témoignent de la normalisation progressive autour de la Syrie et de la sortie du pays de l’isolement international. Fin août-début septembre, la capitale syrienne a été visitée par un groupe de députés du Parlement européen de la France qui s’est entretenu avec le Président syrien Bachar al-Assad. Cette activité a été organisée dans le cadre de l’initiative de politiciens français pour le rétablissement des contacts bilatéraux et la mise en place d’une coopération pratique sur les questions d’intérêt mutuel telles que la lutte contre le terrorisme et le retour des réfugiés.

6 – Sur la situation en Libye
Fayez el-Sarraj, le chef du gouvernement d'union nationale en Libye, le 20 septembre 2017 à New York. Drew AngereAFP 063_850321360_0 Fayez el-Sarraj, le chef du gouvernement d’union nationale en Libye, le 20 septembre 2017 à New York. Drew Angerer/AFP

LIBYE maréchal Khalifa Haftar 000_1as6w9  Maréchal Khalifa Haftar

Des informations peu rassurantes continuent de nous parvenir de Libye. La confrontation armée qui a commencé en avril dernier dans la région de Tripoli perdure entre les groupes loyaux au Gouvernement d’entente nationale dirigé par Fayez el-Sarraj et les unités de l’Armée nationale libyenne du maréchal Khalifa Haftar.

L’incapacité des deux camps, malgré l’usage massif d’armements lourds et de l’aviation, à renverser la situation sur le terrain à leur avantage témoigne clairement de l’absence de perspectives des tentatives de régler le conflit par la force.

Les conséquences humanitaires négatives du statu quo actuel sont flagrantes. D’après la Mission de l’Onu pour la Libye,

les pertes parmi la population civile de la capitale libyenne et des régions voisines depuis le début des activités militaires le 4 avril s’élèvent à plus de 100 morts et pas moins de 300 blessés. Près de 120.000 personnes ont dû quitter leur foyer. Parmi ceux qui participent aux opérations militaires, le nombre de morts a déjà dépassé mille personnes.

Autre point alarmant: l’élargissement de la géographie de la confrontation.

En août, près de la ville de Mourzouq au Sud de la Libye, ont éclaté des affrontements entre les représentants de la tribu Ahali, partisane de Khalifa Haftar, et la tribu non arabe Tebu, qui soutient les autorités de Tripoli.

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Nous partons du principe qu’il n’y a pas d’alternative aux méthodes politiques de règlement des différends qui existent en Libye

ONU Secrétariat général, Ghassan Salamé, ONU cn_salame_en.consolidated.01_frame_119  ONU  Secrétariat général, Ghassan Salamé

avec un rôle de coordination de l’Onu en la personne du représentant spécial de son Secrétariat général, Ghassan Salamé, dont nous sommes prêts à soutenir pleinement les efforts. Nous appelons tous les belligérants à revenir immédiatement à la table des négociations pour trouver une issue à la crise et garantir l’unité et l’intégrité territoriale de la Libye.

7 – Sur les perspectives du processus de paix en Afghanistan suite à la décision de l’administration américaine d’interrompre les négociations avec les talibans

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Parmi les nombreuses questions qui nous ont été adressées, l’une provient de l’agence de presse Asia News et porte sur les perspectives du processus de paix en Afghanistan suite à la décision de l’administration américaine d’interrompre les négociations avec les talibans.

Après l’annonce de la décision du Président américain Donald Trump d’annuler la rencontre à huis clos avec des représentants des talibans à Camp David et d’interrompre les contacts avec eux, nous espérons que cette pause ne sapera pas les longs efforts des parties et l’important progrès dans les négociations sur le processus de paix afghan à Doha.

Nous saluons à cet égard la déclaration des talibans sur leur disposition à poursuivre le dialogue avec les États-Unis et nous nous partons du principe qu’il n’y a pas d’alternative au règlement politique et diplomatique de la situation en Afghanistan.

Nous appelons les parties à reprendre au plus vite les négociations afin de mettre au point et de signer un accord de paix.

Dans le même temps, nous sommes convaincus que le retrait total de la présence militaire étrangère est une condition indispensable pour une paix durable en Afghanistan.

8 – Sur la situation actuelle au Venezuela

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Des éléments alarmants se sont ajoutés à la situation autour du Venezuela. Les tentatives incessantes de déstabiliser le pays depuis l’extérieur sont flagrantes. Washington continue de répéter sa fameuse phrase (je pense que c’est déjà devenu une sorte de mème mondial) selon laquelle « toutes les options sur la table ». Apparemment cela sous-entend également « l’option » de force.

Apparemment, Washington a sciemment commencé à créer le contexte pour cela autour du Venezuela ces dernières semaines. Il est évident pour tout observateur impartial que les plans d’écartement rapide du pouvoir du gouvernement légitime – je souligne: légitimedu Président Nicolas Maduro s’avèrent inconsistants. Il s’agit clairement d’une mauvaise évaluation, par ceux qui ont fait ce calcul, du soutien du gouvernement du pays par la population (malgré toutes les difficultés économiques traversées), de la loyauté des militaires, et de l’influence réelle de l’opposition, notamment de son aile radicale.

Dans l’ensemble, les choses ne vont pas bien pour les inspirateurs idéologiques du coup d’État. Les sanctions étouffantes frappent de plus en plus les intérêts des Vénézuéliens ordinaires.

Force est de constater que même si les objectifs fixés étaient différents, ce sont les citoyens vénézuéliens ordinaires qui ont été touchés. Tout ce concept n’a conduit à rien, sauf à compliquer la vie des gens ordinaires au Venezuela.

Ce n’est pas par hasard que certains acteurs ont usé de toute leur influence pour provoquer la rupture (nous espérons – temporaire) des négociations  intérieures au « format norvégien ».

Parallèlement sont entrepris des efforts pour susciter encore plus de méfiance avec la Colombie voisine, qui traverse une période très difficile de sortie d’une confrontation politique intérieure longue d’un demi-siècle sur la base des accords de paix entre le gouvernement et les rebelles.
Cela est fait selon les recettes classiques de la guerre médiatique (d’expérience, nous pouvons parler de telles méthodes utilisées contre nous en détail). Par exemple, « soudainement » les médias publient des documents « secrets » (qui s’avèrent être des fakes) qui deviennent la « base » pour prendre des décisions en politique étrangère.

Hier, le 11 septembre (46e anniversaire du coup d’État militaire sanglant de Pinochet contre le gouvernement de l’Unité populaire au Chili), au siège de l’Organisation des États américains (OEA) a été prise la décision de convoquer une « réunion consultative » permettant d’activer le mécanisme du Traité interaméricain d’assistance réciproque pour l’appliquer contre le Venezuela.

Nous considérons les perspectives d’une telle situation comme dangereuses pour le sort de la sécurité et de la stabilité régionales en Amérique du Sud.

Petite note historique.

Ce traité, qui est plus connu sous le nom de Pacte de Rio, a été signé en septembre 1947. C’est un instrument de la Guerre froide et de la doctrine de Monroe, une relique de cette période caractérisée par la ligne continue de Washington visant à ceinturer le monde par des alliances militaires régionales selon les recettes de l’Otan.
Évidemment, beaucoup de choses ont changé en plus d’un demi-siècle. De nombreux signataires se sont retirés du Pacte (qui ne compte plus que 16 des 35 États de l’Amérique du Nord et latine, plus le « gouvernement » autoproclamé de Juan Guaido), mais il s’avère que ce document est en vie et, dans certaines conditions, peut être manipulé avec succès.
Il ne faut pas oublier que tout cela se déroule à la veille de l’ouverture d’une nouvelle session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui offre objectivement une plateforme à différents « prétextes médiatiques », y compris peu attrayants, malheureusement.

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A cet égard nous voudrions nous adresser non pas à Washington, mais plutôt aux pays de l’Amérique latine.

Nous connaissons et apprécions vos positions fermes de rejet des options militaires pour « régler » les problèmes internationaux. Les options militaires ne sont pas acceptées comme légitimes en Amérique latine.

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Il y a cinq ans, en 2014,  les pays de l’Amérique latine et des Caraïbes ont proclamé leur région « zone de paix ». Nous trouvons très important que personne ne cède à la provocation pour créer artificiellement un casus belli. Cela pourrait être dans l’intérêt de n’importe qui, mais certainement pas dans celui des Latino-Américains.

Nous nous adressons aux pays et à la population de l’Amérique latine: ne vous faites pas avoir!

Nous continuerons de mener une interaction constructive avec tous les pays de la région, même si cela n’est pas du goût de quelqu’un en dehors de cette région. Quelles que soient les nuances dans la vision des événements, elles ne doivent pas servir à l’escalade de la tension ou pour porter atteinte à nos relations avec nos partenaires en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Et nous voudrions une nouvelle fois « demander » aux représentants officiels de l’administration américaine de ne pas nous intimider par la menace de nouvelles sanctions ou d’une prétendue « punition » d’opérateurs économiques russes pour la coopération avec le Venezuela. Nous savons parfaitement que de telles approches n’ont rien de nouveau.

Les sanctions dont Washington brandit la menace constamment sont absolument illégitimes et ne sont qu’un instrument de la concurrence déloyale pour obtenir des avantages unilatéraux.

Je voudrais répéter que l’agression économique, couplée à la menace permanente d’utiliser la force contre un État souverain est une imposition inadmissible du droit par la force au détriment du droit international et de la Charte de l’Onu.

à suivre

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SOURCE/ http://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/3785174