3286 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Yalta, 18 avril 2019

817-18-04-2019

  1. Sur la rencontre du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec les membres du Conseil international pour la coopération et les investissements auprès de l’Union russe des industriels et des entrepreneurs
  2. Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la présentation du recueil documentaire « La Crimée dans le développement de la Russie: l’histoire, la politique, la diplomatie. Documents des archives du Ministère russe des Affaires étrangères »
  3. Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la Conférence de Moscou sur la sécurité internationale
  4. Sur l’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Secrétaire général de l’OSCE Thomas Greminger
  5. Sur les liens interrégionaux et internationaux de la Crimée
  6. Sur la réaction du Représentant de l’OSCE pour la liberté des médias Harlem Désir à l’arrestation de membres de l’organisation terroriste Hizb ut-Tahrir en Crimée
  7. Sur la situation actuelle en Syrie
  8. Sur l’évolution de la situation en Libye
  9. Sur la situation au Soudan
  10. Sur la réunion trilatérale concernant l’Afghanistan
  11. Sur le refus de la Cour pénale internationale d’enquêter sur la situation en Afghanistan
  12. Sur la situation au Venezuela
  13. Sur l’octroi d’une aide humanitaire russe au Zimbabwe, au Mozambique et au Malawi
  14. Sur le message des habitants de la ville néerlandaise d’Almelo adressé aux leaders de la Russie et des États-Unis, au président de la Commission européenne et au Premier ministre néerlandais
  15. Sur les monuments aux soldats soviétiques
  16. Sur le Forum des jeunes diplomates de l’Organisation de la coopération islamique à Kazan

 

 

1/ Sur la rencontre du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec les membres du Conseil international pour la coopération et les investissements auprès de l’Union russe des industriels et des entrepreneurs
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Vendredi 19 avril, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov rencontrera les membres du Conseil international pour la coopération et les investissements auprès de l’Union russe des industriels et des entrepreneurs.
Le Conseil international pour la coopération et les investissements est un organe consultatif de l’Union russe des industriels et des entrepreneurs. Il sert de plateforme de dialogue entre les entreprises étrangères et les structures publiques russes. Le Conseil réunit les principaux investisseurs étrangers dans l’économie russe, ainsi que les représentants d’associations d’affaires et de chambres de commerce bilatérales.

Lors de cette réunion, il est prévu d’évoquer les aspects de la coopération pratique de notre pays avec nos principaux partenaires étrangers.

Une attention particulière sera accordée à l’exploitation, par les entreprises étrangères, des opportunités offertes par l’intégration économique eurasiatique.

2/ Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la présentation du recueil documentaire « La Crimée dans le développement de la Russie: l’histoire, la politique, la diplomatie. Documents des archives du Ministère russe des Affaires étrangères »

 

Mardi 23 avril, dans l’enceinte du Ministère russe des Affaires étrangères et avec la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, se tiendra la présentation du recueil documentaire « La Crimée dans le développement de la Russie: l’histoire, la politique, la diplomatie. Documents des archives du Ministère russe des Affaires étrangères ».

 Pierre le Grand & Le sultan Moustapha II

Le traité de Constantinople ou d’Istanbul est signé le 13 juillet 1700 entre le Tsarat de Russie et l’Empire ottoman. Il met fin à la guerre russo-turque de 1686-1700. Le tsar de Russie Pierre le Grand obtient la région d’Azov et permet de libérer ses forces pour la grande guerre du Nord.

source/ https://fr.vikidia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Constantinople_(1700)

Dans cet ouvrage sont regroupés des documents et des informations uniques des archives du Ministère russe des Affaires étrangères, dont certains sont publiés pour la première fois. Ils couvrent une période de plus de 200 ans, du traité de paix de Constantinople avec la Turquie de 1700 jusqu’au Traité constitutif de l’URSS en 1922. Le recueil retrace les événements liés à l’adhésion de la Crimée à l’Empire russe, et parle du développement politique, économique et culturel de la péninsule.

A cette présentation ont été invités les représentants de l’Assemblée fédérale de la Fédération de Russie, des ministères et des institutions, des milieux académiques et des associations. Une exposition historique et documentaire sera organisée, qui sera traditionnellement présentée en parallèle sur les ressources en ligne du Ministère russe des Affaires étrangères en ligne.
3/ Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la Conférence de Moscou sur la sécurité internationale

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Mercredi 24 avril, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la Conférence de Moscou sur la sécurité internationale organisée par le Ministère russe de la Défense.
Cette conférence fait partie des principaux événements scientifiques et pratiques autour de la problématique militaro-politique. Elle se distingue immuablement par une composition représentative des participants de Russie et de nombreux pays, ainsi que par un programme chargé qui englobe de nombreuses questions d’actualité préoccupant aujourd’hui la communauté mondiale. Dans le contexte international actuel, une telle union des efforts intellectuels est très sollicitée.

Dans son discours, le Ministre exposera les approches russes de la garantie de la sécurité et de la stabilité régionales et mondiales.

4/ Sur l’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Secrétaire général de l’OSCE Thomas Greminger

  russie Sergueï Lavrov avec le Secrétaire général de l'OSCE Thomas Greminger  855cc-1556103379.jpg  Sergueï Lavrov avec le Secrétaire général de l’OSCE Thomas Greminger

Ce mercredi 24 avril est également prévu un entretien entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Secrétaire général de l’OSCE Thomas Greminger, qui se trouvera à Moscou pour participer à la 8e Conférence de Moscou sur la sécurité internationale.

L’ordre du jour des pourparlers à venir est chargé: il couvrira un large éventail de questions liées au travail actuel de l’OSCE. Un échange de points de vue est notamment prévu sur les perspectives du « dialogue structuré » sur la désescalade de la situation militaro-politique dans la région euro-atlantique, la coopération dans la lutte contre le terrorisme et contre la menace du narcotrafic, ainsi que dans le domaine de la cybersécurité.

Il est également prévu d‘aborder l’activité de la Mission spéciale d’observation de l’OSCE en Ukraine et le travail du Groupe de contact, au sein duquel les représentants de la Russie et de l’OSCE apportent leur contribution à Kiev, à Donetsk et à Lougansk dans la mise en œuvre des Accords de Minsk sur le règlement du conflit dans le Donbass.

Les deux interlocuteurs devraient évoquer la situation dans les Balkans, en Asie centrale, dans le processus de paix en Transnistrie et dans le Haut-Karabakh, ainsi que l’état des discussions de Genève sur la stabilité en Transcaucasie.

Il est prévu d’analyser le travail de structures exécutives de l’OSCE, notamment de ses institutions – le Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme, les bureaux du Haut-Commissaire pour les minorités nationales et du Représentant pour la liberté des médias (nous avons des questions pour lui, j’en parlerai aujourd’hui), et les missions de terrain.

La Russie prône continuellement le renforcement de l’autorité de l’OSCE dans les affaires européennes et internationales. En tant que plus grande organisation régionale du monde, l’OSCE met à disposition une plateforme pour un dialogue équitable entre les États afin de restaurer la confiance et d’élaborer des solutions pour réagir conjointement aux défis et risques communs.

5/ Sur les liens interrégionaux et internationaux de la Crimée

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russie crimée Poutine 2019 661_afp-news_31e_782_9de69de1468f17e0557aab4a6b_000_1ES1NZ-highDef  Cinq ans après l’annexion, Poutine vante la « sécurité énergétique » apportée à la Crimée

C’est avec satisfaction et une grande joie que nous constatons la sollicitation grandissante, au sein de la communauté internationale, d’une vision objective sur les réalités criméennes. Il est crucial pour nous qu’en dépit de l’escalade de la pression extérieure (en mars 2019, vous le savez, une nouvelle vague de sanctions a été adoptée), la dynamique positive des visites de la région par des délégations étrangères ne faiblisse pas.
La récente célébration du 5e anniversaire de la réunification de la République de Crimée et de Sébastopol avec la Fédération de Russie ont réaffirmé l’important intérêt des politiciens étrangers et des partenaires d’affaires pour le développement d’une coopération mutuellement bénéfique avec la péninsule. Les délégations de députés et de maires français, de personnalités publiques régionales et d’entrepreneurs allemands, ainsi que des journalistes étrangers, ont activement participé aux activités solennelles organisées en mars dernier à l’occasion de l’anniversaire du Printemps criméen.
L’organisation annuelle du Forum économique international de Yalta (je parle ici du vrai forum, car il existe également un pseudo-forum) a clairement mis en évidence le développement progressif des liens économiques extérieurs internationaux de la péninsule.
Je pense que vous avez déjà vu la composition, large et représentative, des participants. Du moins, l’avion que j’ai pris pour venir ici était rempli essentiellement d’étrangers en provenance de différentes régions du monde. Une telle représentativité témoigne de l’inutilité des tentatives de politiser les relations économiques internationales et de la contre-productivité des efforts pour ériger des barrières de sanctions.

L’isolement de la Crimée est un mythe. En 2018, il y a eu plus de 60 visites de représentants étrangers et plus de 40 événements internationaux se sont déroulés sur la péninsule.

Plus ceux qui parlent de l’isolement de la Crimée sur les plateformes internationales ou dans d’autres États s’expriment en ce sens, plus ils se contredisent eux-mêmes en incluant la Crimée dans l’agenda mondial et en élargissant ainsi les connaissances du public international sur cette région. C’est paradoxal, mais c’est un fait.
Parmi les voyages et les événements les plus importants, on peut notamment citer le 12e Festival international « Le Grand Verbe russe » et le 4e Forum de Livadia avec la participation de chercheurs, de personnalités du milieu culturel, artistique et éducatif de près de 40 pays. Cette année, le Forum international humanitaire de Livadia se déroulera les 4 et 5 juin avec une représentation étrangère élargie.
Les sanctions actuelles créent des freins artificiels à la diplomatie traditionnelle dans la promotion du potentiel de la Crimée. Dans ces conditions grandit le rôle de la diplomatie publique, des liens au niveau de la société civile. L’an dernier a été créé le Conseil de coordination de l’Association internationale Amis de la Crimée. Le « Club des amis » fonctionne déjà dans plusieurs pays sur trois continents.
En dépit des sanctions, la coopération de la Crimée se développe positivement avec de nombreux pays, notamment avec la Syrie, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud. La pratique des villes jumelées se poursuit. En janvier dernier, par exemple, a été signé un accord de coopération entre Sébastopol et la province syrienne de Tartous.
Malgré les informations systématiquement propagées à l’étranger sur la prétendue existence de problèmes ethniques en Crimée et la violation des droits de l’homme, il y règne une atmosphère d’entente interethnique conditionnée par la prise en compte des intérêts de toutes les minorités ethniques, le respect de leurs droits. Tout cela est devenu possible après la réunification de la Crimée avec la Russie, la mise au point et l’adoption d’un ensemble de lois appelées à garantir leurs droits aux habitants de la péninsule. Selon un sondage du centre VTsIOM (mars), la grande majorité des Criméens (92%) décrivent les relations interethniques comme bienveillantes. C’est ce qu’a clairement illustré le déroulement, en décembre 2018 en Turquie, des Journées de la culture tataro-criméenne, qui ont eu un grand écho. Même si de très nombreux fakes sont publiés à ce sujet.
En dépit de la disposition russophobe de plusieurs capitales occidentales, nous avons l’intention de continuer d’encourager l’intérêt des milieux sociopolitiques et d’affaires, des représentants de la société civile et des médias pour le développement de la coopération avec la Crimée.

On ne peut conseiller qu’une chose à tous ceux qui critiquent la Crimée: venez, parlez aux gens, posez-leur des questions, regardez vous-mêmes et faites-vous votre propre avis non pas sur la base de fakes a priori non vérifiés, mais à partir de vos propres ressentis.

6/ Sur la réaction du Représentant de l’OSCE pour la liberté des médias Harlem Désir à l’arrestation de membres de l’organisation terroriste Hizb ut-Tahrir en Crimée

FRANCE harlem_desir  Harlem Désir

 

Fin mars 2019, des agents du Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (FSB), en collaboration avec les unités du Ministère de l’Intérieur et du Service fédéral des forces de la Garde nationale, ont mené en Crimée une opération spéciale pour lutter contre l’activité de la structure de l’organisation terroriste internationale Hizb ut-Tahrir, qui a débouché sur l’interpellation de plusieurs de ses membres. Nos structures de force font preuve d’une transparence sans précédent dans la communication sur leur activité.

Nous sommes déjà habitués à la déformation des faits, ainsi qu’à la propagande banalement répandue, notamment par l’Ukraine. Même les épisodes de lutte contre le terrorisme sont instrumentalisés pour prétendre que les droits de l’homme sont enfreints en Crimée ou sur le territoire de la Fédération de Russie dans l’ensemble.

Cette fois, ce n’est pas n’importe qui mais le Représentant de l’OSCE pour la liberté des médias Harlem Désir qui a réagi de manière inattendue à cette histoire. Il a publié hier un communiqué de presse à ce sujet. Je pense que ce n’était pas un hasard: il fallait ajouter du « fiel » à notre Forum de Yalta.

Dans ce communiqué de presse, les individus accusés d’activité terroriste se transforment soudainement en « journalistes civils ».

Par conséquent, le Représentant de l’OSCE formule une critique, même s’il est impossible de la qualifier de critique parce qu’on ne comprend pas très bien ce que sont des « journalistes civils ». Nous ne comprenons pas ce que veut dire le Représentant de l’OSCE pour la liberté des médias quand il parle d’individus interpellés pour terrorisme comme des « journalistes civils ».
Cette réaction nous consterne. Bien évidemment, nous soulèverons cette question à l’OSCE, nous enverrons les informations appropriées et montreront au haut responsable que de telles appréciations ne correspondent pas à son mandat.

Je voudrais également rappeler au Représentant de l’OSCE que la Russie ne reconnaît pas une interprétation élargie de la notion du « journaliste » dans ce contexte. Le statut de journaliste est acquis en conformité avec la législation russe et sur la base d’une activité professionnelle dans ce domaine.

Que quelqu’un essaie de se rendre à une activité de l’OSCE en se déclarant « journaliste civil » sans le moindre document pour le confirmer. J’imagine ce que dirait ce même Représentant de l’OSCE. Bien évidemment, l’accès à toutes les activités médiatiques serait interdit à un tel individu.

Ce n’est pas l’activité civile ou la position civile qui désignent une personne comme journaliste, mais l’activité professionnelle confirmée par des documents appropriés.

D’ailleurs, nous avons vu la même chose dans la situation autour des Casques blancs. Cette organisation pseudo-humanitaire, financée par les structures de forces de pays occidentaux et se faisait passer pour une ONG humanitaire, exerçait en réalité une activité subversive sur le territoire de la Syrie et de toute la région. On a également essayé de la présenter comme humanitaire, et ses membres comme de prétendus « journalistes civils ».
Je voudrais attirer une nouvelle fois l’attention de l’OSCE sur le fait que les individus qui ont été interpellés sont soupçonnés d’avoir commis un crime visé par l’article 205.5 du Code pénal de la Fédération de Russie sur l' »Organisation de l’activité d’une organisation terroriste et la participation à l’activité d’une telle organisation ».

Nous ne voudrions pas penser que d’une certaine manière, l’OSCE justifie une telle activité. Quel est le rapport avec les médias et la liberté d’expression?

Nous appelons Harlem Désir à agir dans le cadre de son mandat et à être plus attentif dans l’appréciation des incidents de ce genre, qui plus est liés à une menace internationale aussi grave que le terrorisme.
Il est inadmissible que l’avis sur la situation des médias en Crimée soit basé sur des déclarations politisées et complètement infondées d’organisations douteuses de pays tiers, qui n’ont rien à voir avec la péninsule.

La Russie a invité plusieurs fois Harlem Désir et ses collègues à visiter la Crimée en personne pour se faire leur propre avis sur la situation des journalistes dans cette partie de la Fédération de Russie en communiquant avec les représentants de la société civile, des médias, des structures compétentes et des organisations du secteur de l’information. Nous espérons que ce sera le cas.

Au lieu de pratiquer une telle propagande en prévision du Forum de Yalta, Harlem Désir ferait mieux de défendre avec la même ardeur Julian Assange. Mais nous n’en attendions pas tant de l’OSCE.
7/ Sur la situation actuelle en Syrie

 

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La situation en Syrie n’a connu aucun changement notable depuis une semaine.

La zone de désescalade d’Idleb reste le foyer principal des hostilités. Les combattants de Hayat-Tahrir al-Cham y ont poursuivi leurs attaques contre les positions de l’armée gouvernementale. Les frappes ont encore une fois touché des sites d’infrastructure civile dans la localité de Massyaf, et ont fait des victimes civiles.
Les tirs de mortier des combattants du Front al-Nosra contre le quartier d’al-Khalidié et le marché de la rue d’al-Nil à l’ouest d’Alep ont fait 11 morts et 10 blessés parmi les habitants. Les forces gouvernementales ont riposté en frappant les positions des combattants dans les localités d’Anadan, de Khretan et de Kafr Khamra.
Nous disposons également d’informations indiquant que les terroristes préparent – en coopération avec l’organisation pseudo-humanitaire des Casques blancs que j’ai déjà mentionnée aujourd’hui – de nouvelles provocations visant à accuser les autorités légitimes d’avoir recours à des substances toxiques.
Il s’agit d’entraînements conjoints concernant la couverture médiatique de ces événements, ainsi que de formations pratiques pour pallier les conséquences de l’utilisation de substances toxiques.

Le retour des réfugiés syriens affiche une dynamique positive et stable malgré des difficultés objectives.

  • Environ 1 000 Syriens reviennent chaque jour dans le pays depuis l’étranger.
  • Ainsi, plus de 190 000 personnes sont déjà revenues depuis juillet 2018.
  • Cela concerne également les personnes déplacées: plus d’1,2 million de Syriens ont regagné leurs lieux d’habitation permanente depuis septembre 2015.

Tout cela contredit les affirmations mensongères concernant la prétendue peur des Syriens et leur refus de revenir chez eux. Cette tendance est non seulement stable: elle ne cesse de gagner de l’ampleur.

Les autorités syriennes, soutenues par la Russie, entreprennent des efforts actifs afin de rendre ce processus plus efficace. Dans 413 localités, qui ont été les moins touchées par les hostilités, il existe des postes d’accueil et d’hébergement des réfugiés dont les capacités dépassent 1,5 million de personnes.

Syrie-Idlib-Nov-2018-Muhammad-HAJ-KADOUR-AFP_501969_largeLa ville de Idleb en novembre dernier  Idlib

En coordination avec les autorités du pays, la Russie poursuit son travail de relogement des habitants du camp de Roukban.

  • Plus de 3 500 personnes ont été évacuées du camp vers le territoire contrôlé par le gouvernement depuis février 2019.
  • Si le rythme actuel de l’évacuation  persistait, 60% ou 70% des résidents du camp pourraient le quitter dans deux semaines.
  • Je ne veux pas utiliser le mot « habitants », car il s’agit à notre avis d’un lieu de séjour temporaire. Dans tous les cas, ces personnes se trouvent actuellement là-bas.

En même temps, la situation du site d’hébergement temporaire d’al-Houl ne cesse de dégrader rapidement malgré les efforts des organisations humanitaires internationales.

  • Ce camp, qui peut accueillir 40 000 personnes, en héberge déjà deux fois plus.
  • Les Forces démocratiques syriennes, chapeautées par les Américains, sont incapables de maîtriser la situation.
  • Qui plus est, selon les dernières informations, il existe toujours des obstacles sur la voie des livraisons urgentes d’aide humanitaire dans le camp, et on exige des réfugiés de l’argent en échange de l’autorisation de quitter la zone.
  • On fait chanter les habitants syriens de ce camp et on leur extorque une somme absolument impensable pour eux.

Damas a accueilli la première réunion de la Commission conjointe syro-irakienne depuis huit ans, qui a abouti à un protocole sur la coopération dans le domaine commercial, économique, bancaire et des investissements.

  • Les parties se sont mises d’accord pour réduire les droits de douane et simplifier les procédures d’exportation de médicaments syriens sur le marché irakien.
  • Elles ont également débattu de la formation d’une zone industrielle spéciale dans les régions frontalières.
  • Qui plus est, les organes mandatés syriens et libanais ont négocié dans la capitale le renforcement de la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’agriculture et du commerce des produits agricoles.

Nous saluons l’intensification des relations économiques de la Syrie avec ses voisins arabes. Le rétablissement des liens perturbés par le conflit constitue un processus naturel et objectif qui témoigne de la fin des hostilités et du début de la normalisation de la vie dans le pays.

La date de la 12e Rencontre internationale sur la Syrie au format d’Astana a été fixée. Cet événement aura lieu les 25 et 26 avril à Noursoultan.

SYRIE 661_afp-news_d5d_0b0_f1ae8ba47ce922a18ff75b5aff_le-chef-de-la-diplomatie-iranienne-a-damas-avant-des-pourparlers-sur-la-syrie 000_1FP1CP-highDef  Le président Bachar al-Assad a reçu mardi à Damas le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif pour évoquer les prochains pourparlers de paix sur la Syrie, prévus fin avril dans la capitale du Kazakhstan. le mardi 16 avril 2019

Il réunira traditionnellement

  • les pays garants (la Russie, la Turquie et l’Iran),
  • des représentants du gouvernement et de l’opposition syriens,
  • une délégation jordanienne,
  • l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Syrie Geir Pedersen,
  • ainsi que des experts du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et du Comité international de la Croix-Rouge.

En marge de la réunion se tiendra la 8e séance du Groupe de travail pour la libération des détenus et des otages, le transfert des dépouilles et la recherche des disparus.

8/ Sur l’évolution de la situation en Libye

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La situation dans la région de Tripoli ne cesse d’évoluer selon un scénario négatif. Les combats revêtent le caractère d’une guerre de positions. On dénombre déjà des centaines de morts et de blessés.
Les belligérants refusent actuellement de répondre aux appels du Secrétaire général de l’Onu Antonio Guterres et de la communauté internationale à cesser les hostilités sans aucune condition préalable et à commencer les négociations.
La situation actuelle nous préoccupe fortement. Cette nouvelle escalade de la confrontation libyenne suscite évidemment une intensification des activités de différents groupes terroristes et criminels. Il n’est possible de mettre fin à ces derniers que par des efforts concertés de toutes les forces patriotiques à l’Ouest et l’Est du pays.
LIBYE Le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, Chef de la Mission d'Appui des Nations unies en Libye, Ghassan Salaméghassan_salame_sipa  Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, Chef de la Mission d’Appui des Nations unies en Libye, Ghassan Salamé

Dans ce contexte, nous confirmons notre position de principe en faveur d’un règlement pacifique de la crise libyenne sous l’égide de l’Onu sur la base des acquis et des ententes obtenus dans ce domaine grâce à la médiation de l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu Ghassan Salamé.

9/ Sur la situation au Soudan
SOUDAN Sudan-protest-screenshot-1000x405.png Des Soudanais manifestent devant le quartier général de l’armée à Khartoum, le 8 avril 2019. (Photo : Capture d’écran, vidéo de médias sociaux)

Le Ministère russe des Affaires étrangères a publié hier soir un commentaire détaillé à l’issue des contacts avec la partie soudanaise. Aujourd’hui nous voudrions apporter quelques précisions à ce sujet.

Moscou continue de suivre attentivement l’évolution de la situation au Soudan. Nous espérons que la crise actuelle sera réglée par des moyens démocratiques pacifiques sur la base d’un large dialogue national. En lien avec cela, nous remarquons les efforts du Conseil militaire de transition pour stabiliser la situation dans le pays.
Nous saluons la déclaration des autorités soudanaises affirmant que malgré le changement de pouvoir au Soudan suite aux importantes manifestations, le caractère des relations bilatérales russo-soudanaises, basées sur des traditions de longue date d’amitié et de coopération mutuellement bénéfique, reste inchangé et est toujours considéré comme stratégique à Khartoum.
10/ Sur la réunion trilatérale concernant l’Afghanistan

russie Zamir Kaboulov. feature_20161206_pande_getty_images_623315880  Zamir Kaboulov. 

Jeudi 25 avril à Moscou se tiendra la deuxième réunion Russie-Chine-États-Unis au niveau des représentants spéciaux pour l’Afghanistan.

La Russie sera représentée par Zamir Kaboulov. Pendant ces consultations, il est prévu d’évoquer la situation en Afghanistan, la situation autour du prochain cycle de négociations entre la délégation américaine et les talibans à Doha (Qatar), ainsi que les perspectives de lancement du processus de réconciliation nationale en Afghanistan. Il est prévu d’adopter un communiqué de presse conjoint à l’issue des consultations.
Cette réunion trilatérale n’est pas un nouveau format de négociations sur l’Afghanistan, elle est organisée dans le cadre des efforts des principaux acteurs mondiaux visant à réunir des conditions favorables pour initier le processus de paix afghan, et joue un rôle de contribution. La Russie prône l’union de ces efforts avec le travail du Format de Moscou de consultations sur l’Afghanistan, qui reflète les intérêts des pays de la région et des voisins de l’Afghanistan.
11/ Sur le refus de la Cour pénale internationale d’enquêter sur la situation en Afghanistan

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Vendredi 12 avril, la Cour pénale internationale (CPI) a refusé d’enquêter sur la situation en Afghanistan.

La Chambre préliminaire de la CPI a estimé que trop de temps s’était écoulé depuis l’enquête préliminaire entamée par le Parquet de la CPI sur le dossier afghan et de ce fait, selon elle, la faire passer à la phase officielle à l’étape actuelle ne serait pas dans l‘ »intérêt de la justice ».

Rappelons que le Parquet de la CPI a tenté d’aborder cette affaire pendant plus de 10 ans.

Quand elle a été enfin remise aux juges, ces derniers ont décidé que dans les circonstances actuelles liées au dossier afghan, je cite, « les perspectives d’une enquête réussie [étaient] extrêmement limitées ».

D’après moi, c’est un nouveau terme en jurisprudence.

Et ce bien que la Cour ait confirmé sa juridiction. Ces constats se trouvent dans le communiqué de presse de la CPI publié sur son site (https://www.icc-cpi.int/Pages/item.aspx?name=pr1448).

Un document très remarquable. Une position extraordinaire.

La décision de clore le dossier afghan a été prise peu de temps après la déclaration publique du Secrétaire d’État américain Mike Pompeo ce 15 mars, selon laquelle Washington engagerait des sanctions de visa contre toutes les personnes impliquées dans cette enquête. C’est tout simplement le triomphe de la démocratie et du respect du droit national et international.
usa Pompeo-20190422-1728x800_c  Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, s’est rendu le 15 avril 2019 dans l’un des établissements universitaires les plus réputés de l’Etat texan, l’Université A&M du Texas. « J’étais le directeur de la CIA : nous avons menti, triché et volé. On a été entièrement formés pour ça ». Interrogé sur l’attitude diplomatique à adopter vis-à-vis de certains pays tels que l’Arabie Saoudite
Ce 5 avril, les médias ont annoncé que de telles sanctions avaient été décrétées contre la Procureure de la CPI Fatou Bensouda.
  • Est-ce une coïncidence? Je pense que la réponse est évidente.

Pour compléter le tableau je voudrais rappeler que le conseiller du Président américain à la sécurité nationale John Bolton avait déjà menacé de décréter des sanctions contre les actifs financiers des juges de la CPI.

C’est l’apogée de l’apothéose, si je puis dire. C’est dans ces conditions que le droit international est exercé aujourd’hui. Indépendamment de la position des différents États à l’égard de la CPI, je trouve que c’est un sérieux précédent.

Dans leur décision, les juges se réfèrent aux « intérêts de la justice ». Apparemment, la CPI pense qu’ils consistent en la possibilité, pour les collaborateurs de la Cour, de se rendre aux États-Unis et de profiter de leur système financier.

La Russie a déclaré à plusieurs reprises que les résultats du travail de la CPI témoignaient autant de son non-professionnalisme que de son inefficacité et de sa partialité.

  • De quelle indépendance – qui devrait lui être inhérente en tant qu’organe judiciaire – peut-on parler après ce qui s’est passé avec le dossier afghan à La Haye?

J’ai énuméré quelques aspects de ce drame, mais vous pouvez prendre connaissance de l’intégralité des informations sur le site en question.
La Russie prône continuellement la nécessité de punir les coupables des plus graves crimes. Pratiquement tous les jours nous lisons des informations sur la mort de civils en Afghanistan à cause des frappes de la coalition qui est venue y rétablir la paix et l’ordre.

Au final, le trafic de stupéfiants a augmenté et échappe à tout contrôle. En ce qui concerne la vie des civils, chaque jours nous lisons des bulletins sur leur mort. Nous avons pu nous convaincre une fois de plus que la CPI était inappropriée pour atteindre les objectifs annoncés.

12/ Sur la situation au Venezuela
ONU 1324850x477-1En 1945, la fin de la deuxième guerre mondiale laisse des nations ravagées et un monde aspirant à la Paix. Cette année là, 51 pays se rassemblent à San Fransisco pour créer une nouvelle organisation : l’ONU.

Les États-Unis continuent d’ignorer sciemment le principe de non-usage de la force ou de la menace du recours à la force en violant les termes de la Charte de l’Onu.

De jour en jour, nous entendons de plus en plus souvent parler de la probabilité d’un scénario de force contre le Venezuela.
Cela est fait sur différentes tonalités et avec différents arguments. Comme dans un jeu pour enfants, les cubes changent de place, mais cela ne change pas le fond: c’est une rhétorique agressive vis-à-vis d’un État souverain.
Les hauts représentants de l’administration du Président américain Donald Trump n’exigent plus seulement du Président vénézuélien Nicolas Maduro qu’il quitte son poste légitime.
Désormais, il est sommé de partir d’ici la fin de l’année, sinon la force pourrait être utilisée quand cet ultimatum aura expiré.

USA l'amiral Craig Faller craigfallertestifies1800

 l’amiral Craig Faller

Dans ce contexte ressort particulièrement l’interview de l’amiral Craig Faller, chef du commandement Sud des forces armées américaines, pour le magazine Foreign Policy. Le ton dur de ce représentant militaire confirme nos craintes que l’action de force américaine au Venezuela n’est pas une abstraction, mais une réalité envisageable pour Washington.

Un autre prétexte fallacieux pour préparer une invasion militaire est la prétendue nécessité de refréner l’influence russe au Venezuela.

Selon les informations, sur ordre du conseiller du Président à la sécurité nationale John Bolton, le Ministère américain de la Défense élabore une « certaine réponse » à la prétendue ingérence russe dans les affaires du Venezuela sans l’accord des autorités de ce pays.

Cela ressemble à une blague. Nous avons affaire au pouvoir légitime du Venezuela.

Les États-Unis ont affaire à des imposteurs.

Un imposteur est un individu qui se fait passer pour ce qu’il n’est pas et s’attribue des fonctions et des pouvoirs que personne ne lui a attribués légalement. Après cela, on nous dit que nous nous ingérons dans les affaires du Venezuela sans l’accord de ce pays. C’est une plaisanterie.

Je voudrais répéter à nouveau que toutes les actions russes sur le territoire vénézuélien sont convenues avec le gouvernement légitime de la République bolivarienne.

Je ne vais pas entrer dans les nuances juridiques de l’illégitimité du pseudo-président – nous en avons déjà parlé sur toutes les plateformes possibles, nous avons publié des déclarations à ce sujet en justifiant notre position, notamment à l’Onu.

Songeons plutôt à l’expansion de l’Otan, au nombre de bases militaires américaines dans le monde et au montant des dépenses militaires. Le militarisme de nos partenaires occidentaux dépasse les bornes.

La persécution actuelle du Venezuela nous renvoie à une autre infraction de la Charte de l’Onu datant de vingt ans: les bombardements américains de la Yougoslavie.

Bombardements-OTAN-Yougoslavie-720x340  Bombardements de la Yougoslavie

BOMBARDEMENT CIBLE DE LA YOUGOSLVIE carte607-a4b51-c2007          L’opération Force alliée de l’Alliance atlantique a visé non seulement l’arsenal militaire de la République fédérale de Yougoslavie, mais aussi les voies de circulation, et des industries dont le bombardement a constitué une menace pour l’environnement : industries chimiques, raffineries, centrales électriques…Source : Le conflit du Kosovo, ses conséquences sur l’environnement et les établissements humains, Balkans Task Force, Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), Genève, octobre 1999.

A l’époque, l’Otan avait « rôdé » le concept d’intervention humanitaire en tant qu’instrument d’ingérence dans les affaires intérieures d’États souverains, en utilisant les forces armées en dehors de leur zone de responsabilité.

De toute évidence, les militaires américains calculent réellement la possibilité de reproduire cette triste expérience de bombardements contre des sites civils et la population, qui est seulement coupable de soutenir le président légitime de son pays, malheureusement pas du goût de Washington.

  • Pourquoi l’Otan cherche-t-il donc à élargir sa coopération, par exemple, avec le Brésil, et le fait aujourd’hui sous cette forme en annonçant ses intentions et perspectives?

  • Pourquoi a-t-on attribué à la Colombie le statut de partenaire global de l’Alliance?

Washington continue de répéter que « toutes les options concernant le Venezuela sont sur la table », malgré la position des pays de l’Amérique latine et des Caraïbes, qui ont exprimé à maintes reprises le caractère inadmissible de la menace ou de la réalisation du scénario d’invasion militaire au Venezuela.

En l’occurrence, je propose de revenir à l’histoire de l’invasion de l’Irak.

Nous nous souvenons du nombre de représentants de la société civile, du monde de la science, de la culture, des représentants d’ONG, qui avaient tenté d’influencer la décision de Washington concernant l’invasion illégale, l’agression contre un État souverain.
Je me souviens très bien que ces gens avaient même tenté de se rendre en Irak pour montrer au monde, en formant des « chaînes vivantes », toute l’absurdité et le caractère nuisible de telles démarches. L’histoire se répète.

Aujourd’hui, nombre d’Américains s’opposent à l’usage de la force contre le Venezuela et se souviennent de tout, de l’Irak et de la Yougoslavie, et revoient les images de Libye. Même un porte-voix aussi anti-Cuba et anti-Chavez que le Miami Herald a publié un éditorial intitulé « L’action militaire des États-Unis au Venezuela serait une erreur ».

Malgré toute la complexité de la situation socioéconomique et humanitaire au Venezuela, elle ne représente pas une menace pour la stabilité et la sécurité internationales. On ne peut pas en dire autant des ultimatums fixés au gouvernement légitime et des promesses publiques d’utiliser la force contre un État souverain de la part d’autres pays. De plus, une menace pour la paix et la stabilité dans la région et celle de la situation internationale émane dans l’ensemble des sanctions visant le Venezuela, qui aggravent la situation sociale déjà difficile dans le pays.

Nous appelons résolument nos collègues américains à renoncer à ces projets irresponsables et en contradiction avec le droit international.

Le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré dans une récente interview que certains pays s’opposaient à l’envoi d’une aide humanitaire au Venezuela.

Il serait intéressant de savoir lesquels.

S’il fait allusion à la Russie: oui, nous sommes effectivement opposés à l’envoi d’une cargaison qui, en plus des médicaments et de la nourriture, sous couvert d’aide humanitaire, contiendrait du fil barbelé et d’autres objets qui ne sont pas appelés à contribuer au règlement de la situation, mais au contraire à exacerber le conflit et à le faire passer dans une phase chaude.

Oui, tous les gens et pays sensés s’opposent à une telle aide pseudo-humanitaire.

Heureusement, il existe encore dans le monde des États et des organisations apportant une contribution humanitaire en respectant rigoureusement le droit international.

Nous prônons résolument une telle aide humanitaire et de telles formes d’acheminement. Cette semaine, à cette liste s’est ajoutée l’une des plus anciennes et prestigieuses organisations: le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

CROIX ROUGE le président du CICR Peter Maurer annual-report-2012-v-p-per-e-01444-maurer
Suite aux accords conclus entre le Président vénézuélien Nicolas Maduro et le président du CICR Peter Maurer, le premier convoi d’aide humanitaire est arrivé à Caracas mardi. Aucune tentative de franchir la frontière ou menace d’utiliser la force n’ont été nécessaires pour cette action, tout comme pour l’acheminement de fret de Russie et de Chine. S’il s’agit effectivement d’une aide humanitaire, elle sera acceptée.

 

Je voudrais suggérer aux « amis de la démocratie vénézuélienne » qui lancent des cris sur la crise humanitaire: si vous ignorez comment organiser l’envoi de votre aide conformément à la résolution spéciale 46/182 de l’Assemblée générale des Nations unies, adressez-vous au gouvernement légitime du Venezuela qui est prêt à accepter l’aide via les structures internationales compétentes.

Le meilleur moyen d’aider le peuple vénézuélien est de lever les sanctions unilatérales illégales qui portent avant tout atteinte aux Vénézuéliens ordinaires.

  • Cessez de les menacer d’une guerre et laissez-les tranquillement s’occuper de l’aménagement de leur pays.
  • Rendez l’argent que vous avez volé au peuple vénézuélien.
  • Le gouvernement vénézuélien a récemment annoncé qu’une nouvelle somme record avait été bloquée au Portugal.
  • Rendez cet argent aux Vénézuéliens pour qu’ils achètent tout ce dont ils ont besoin: nourriture, médicaments, produits de première nécessité. Ils le feront eux-mêmes.
  • Qu’y a-t-il de plus simple?
Nous suivrons la situation et, si besoin, entreprendrons des efforts diplomatiques actifs en parfaite conformité avec le droit international en coopération avec le gouvernement légitime du Venezuela afin de contribuer au règlement de la situation dans ce pays.
13/ Sur l’octroi d’une aide humanitaire russe au Zimbabwe, au Mozambique et au Malawi
idai_viirs_201970.jpg Le cyclone Idai est la onzième dépression tropicale à se former lors de la saison cyclonique 2018-2019 dans l’océan Indien sud-ouest, la dixième à devenir une tempête tropicale et le septième système à atteindre le stade de cyclone tropical intense
La Fédération de Russie octroiera sur une base bilatérale son aide à la République du Zimbabwe, à la République du Malawi et à la République du Mozambique en raison du cyclone Idai ayant frappé ces pays, qui a causé des inondations inédites dans le sud-est de l’Afrique et a provoqué des dégâts de grande envergure. Plus d’un millier de personnes ont trouvé la mort, et beaucoup d’autres sont restées sans toit et sans moyens.
Un avion du Ministère russe des Situations d’urgence devrait livrer le 22 avril le premier lot d’aide humanitaire dans la ville de Beira au Mozambique, la plus touchée par les éléments. Afin de répondre aux besoins urgents de la population, la Russie envisage d’y envoyer des tentes pour plusieurs personnes, des couvertures, de l’huile, du maïs, du poisson en conserve et du sucre.
Des vols similaires devraient également cibler le Zimbabwe et le Malawi.
Rappelons que le Mozambique a déjà reçu le 8 avril des blocs médicaux polyvalents dans le cadre du projet – financé par la Fédération de Russie – de renforcement du potentiel de l’Organisation mondiale de la santé dans le domaine de la médecine d’urgence et de la réaction aux situations de crise.
14/ Sur le message des habitants de la ville néerlandaise d’Almelo adressé aux leaders de la Russie et des États-Unis, au président de la Commission européenne et au Premier ministre néerlandais

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Je voudrais également citer un exemple intéressant illustrant les divergences entre la rhétorique agressive des structures gouvernementales et de l’establishment politique occidental et les volontés, les aspirations et la vision des habitants de ces États sur les relations bilatérales. Cet événement pourrait sembler anecdotique, mais il est pourtant assez représentatif.
La ville néerlandaise d’Almelo a organisé le 11 avril une rencontre de la société civile avec des représentants de l’Ambassade russe aux Pays-Bas.
Cet événement a eu lieu à l’initiative du militant local  Ab Gietelink, qui avait publié début janvier dans un quotidien régional sa lettre ouverte au Président russe Vladimir Poutine exprimant sa préoccupation par rapport aux tensions internationales.
Il avait justement souligné dans son message que la victoire sur le fascisme et l’établissement de la paix et de la stabilité dans le monde n’avaient pas été assurées par des actions disparates, mais par des efforts collectifs de tous les pays de la coalition antihitlérienne avec la contribution décisive du peuple soviétique.

Cet événement a confirmé que l’attitude de l’opinion publique néerlandaise envers la Russie était absolument différente de celle des élites dirigeantes et des médias orientés, bien que la campagne antirusse menée depuis cinq ans ait certainement influé les esprits des citoyens.

A la fin de la rencontre, les habitants d’Almelo ont unanimement décidé d’adopter un « appel à la paix » et de l’envoyer aux présidents russe et américain Vladimir Poutine et Donald Trump, au Président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et au Premier ministre néerlandais Mark Rutte.

Ils ont appelé les politiciens à éviter le retour à une « guerre froide » risquée et coûteuse, à adopter des mesures pacifiques réciproques et à surmonter la crise autour du traité FNI.

Nous espérons que le bon sens et le pragmatisme néerlandais seront en mesure de prévenir la formation d’une zone d’exclusion entre la Russie et l’Europe, à laquelle aspirent visiblement certains politiciens irresponsables.

15/ Sur les monuments aux soldats soviétiques

MONUMENT DERNIERE GUERRE POLOGNE 59554c91c46188d77f8b45b2EN POLOGNE

On fête aujourd’hui dans le monde entier la Journée internationale des monuments et des sites. Elle couvre un large éventail de sites du patrimoine historique et culturel.

Nous constatons malheureusement que l’attitude actuelle envers les monuments militaires ne fait pas toujours preuve d’une approche civilisée. Il s’agit cependant des héros qui constituent le fondement civilisationnel de la mémoire historique mondiale.

Nous sommes révoltés par le nouvel acte de vandalisme commis contre les tombeaux des soldats soviétiques dans la ville de Jawor située dans la voïvodie de Basse-Silésie en Pologne. Des inconnus ont profané l’obélisque central du cimetière local, qui abritait les dépouilles de plus de 500 soldats et officiers de l’Armée rouge morts pendant la libération du pays de l’occupation hitlérienne.
Selon nos informations, la police a déjà lancé l’enquête sur cet incident scandaleux et recherche les coupables. Les autorités assurent que le monument sera rapidement remis en état.
Il s’agit d’un nouvel épisode honteux de la « guerre contre les monuments ». Nous constatons malheureusement une attitude peu constructive des autorités envers cette question en général. La négligence envers les monuments résulte de la politique publique de Varsovie qui veut réécrire sa propre histoire, voire celle du monde entier. Cela crée donc un climat propice pour les vandales de tous les bords.

Je voudrais rappeler que l’attitude d’une société envers la mémoire des morts constitue un signe marquant de son état moral. Les Polonais sont traditionnellement fiers de leurs traditions. Il faut que cela se reflète sur les centaines de milliers de nos héros restés dans le sol polonais.

Dans ce contexte, nous constatons avec satisfaction des progrès dans le domaine de la défense et du maintien des monuments de gloire militaire.

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Il existe sur la Schwarzenbergplatz, au cœur de la capitale autrichienne, un monument en hommage aux 17 000 soldats soviétiques – ce chiffre me prend à la gorge – morts pendant l’offensive de Vienne en 1945.

Ce monument a été à plusieurs reprises profané par des vandales et des néonazis. L’Ambassade russe à Vienne envoyait systématiquement après ces actes des notes de protestation exigeant d’entreprendre d’urgence des mesures efficaces afin de réparer les dégâts, de trouver les coupables et de prévenir des incidents de ce genre dans le futur. Au final, les organes compétents locaux ont décidé – avec le concours du Ministère autrichien des Affaires étrangères – d’y installer des caméras de surveillance fonctionnant 24h sur 24. Nous estimons que cette initiative apportera une contribution importante à la protection de ce monument de gloire militaire contre les attaques de personnes malveillantes – des criminels, pour tout dire.

Enfin, la ville allemande de Beilrode (150 km de Berlin) rouvrira le 25 avril un monument rénové où a été installé un char soviétique légendaire T-34. Les travaux de restauration ont été menés par les autorités locales avec le soutien de l’agence Rossotroudnitchestvo et en coopération étroite avec les experts du Musée d’histoire militaire « Heritage » de Volgograd. Le projet a également inclus l’aménagement du territoire autour du monument et la plantation de jeunes arbres.

L’inauguration du monument correspondra à l’anniversaire de la rencontre entre l’Armée soviétique et les troupes américaines sur l’Elbe en avril 1945, qui a symbolisé la fraternité d’armes des pays de la coalition antihitlérienne.

16/ Sur le Forum des jeunes diplomates de l’Organisation de la coopération islamique à Kazan

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Le Forum des jeunes diplomates de l’Organisation de la coopération islamique, intitulé « Les jeunes diplomates, optimistes pour l’avenir » aura lieu du 23 au 25 avril à Kazan dans le cadre du KAZANSUMMIT. Cet événement devrait réunir 35 diplomates de 21 pays du monde. C’est la quatrième fois que Kazan accueille ce forum diplomatique.

RUSSIE Konstantin Chouvalov p7818  Konstantin Chouvalov

Konstantin Chouvalov, ambassadeur spécial et envoyé spécial du Ministre russe des Affaires étrangères pour la coopération avec les organisations des pays musulmans, participera à cet événement.
Des jeunes diplomates débattront des changements globaux du système contemporain des relations internationales, du rôle des technologies numériques et d’autres questions d’actualité.

RUSSIE 2015 DECES DE l'éminent diplomate russe Evgueni Primakov,2184367  Evgueni Primakov décédé en 2015

Le 24 avril aura lieu une table ronde consacrée aux activités de l’éminent diplomate russe Evgueni Primakov, dans le cadre duquel des jeunes diplomates et des étudiants des facultés des relations internationales examineront ses principes et ses idéaux dans le travail diplomatique.
Vous pouvez obtenir des informations plus détaillées sur cet événement par téléphone au 8-499-244-20-33.

Réponses aux 18 questions:

 

1 Question: Vous avez qualifié de « positive » l’expérience qu’a constituée la signature d’un accord entre Sébastopol et la province syrienne de Tartous. Actuellement se prépare la signature et la mise au point du jumelage de Sébastopol et de la ville italienne de Vérone. Comment le Ministère russe des Affaires étrangères peut-il commenter cette idée, et soutient-il une telle démarche?
 Réponse: Je voudrais rappeler que le Centre coordonne l’activité internationale des sujets de la Fédération de Russie. En l’occurrence, le Ministère russe des Affaires étrangères coordonne l’activité internationale de nos régions. Nous participons à la préparation d’accords et de documents appropriés au niveau d’autres institutions fédérales, mais cela concerne dans la même mesure les régions. Par conséquent, nous fournissons une expertise, exprimons des idées concernant la situation politique, les meilleures pratiques. Cette situation ne fait pas exception.
2 Question: En mai prochain, nous fêterons le 75e anniversaire de la libération de Sébastopol des occupants fascistes allemands. Que signifie cette date pour la Russie?
 Réponse: Il existe une mémoire nationale, qui est un code national. Tout ce qui est lié à l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la Grande Guerre patriotique est un code national pour notre pays. Ni plus ni moins. Tout le reste s’inscrit précisément dans cette attitude envers les événements historiques.
3 Question: Le gouvernement américain a annoncé hier de nouvelles sanctions contre Cuba. A partir du 2 mai, les États-Unis remettront en vigueur le titre III de la loi Helms-Burton, connue comme la loi pour la liberté et la solidarité démocratique à Cuba (Libertad). Que pensez-vous de la politique américaine de sanctions contre Cuba, la Russie et le Venezuela?

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Réponse: Premièrement, nous sommes opposés aux sanctions unilatérales. Les sanctions ne sont possibles que quand il est question de mesures élaborées collectivement dans le cadre d’une structure internationale, de l’Onu, quand elles sont prises dans le cadre du droit international.
Dans ce cas, on ne prend pas en compte l’intérêt d’un pays mais d’un groupe de pays. Or nous avons vu les démarches entreprises par les États-Unis à l’époque de Barack Obama, qui étaient à contre-courant de cette approche. Par conséquent, il ne s’agit pas d’une politique d’État qui sert les intérêts de la population américaine, mais d’une politique qui sert les intérêts d’un groupe politique.

Je répète que nous sommes opposés aux sanctions unilatérales. Les sanctions peuvent être légitimes si elles sont élaborées avec l’ensemble des facteurs de la structure internationale qu’est l’Onu, et les représentants internationaux qui en font partie.

Les sanctions peuvent être réciproques. Malheureusement, telles sont les réalités. Quand des sanctions illégales sont décrétées, le plus souvent les États commencent à riposter parce qu’il n’existe pas d’autre mécanisme pour stopper la propagation de cette anarchie.

usa la doctrine Monroe1022884584 la doctrine Monroe

C’est notre position traditionnelle, que vous connaissez. Elle peut s’appliquer à toute situation liée à l’adoption de sanctions unilatérales. Quant à la région du média que vous représentez, l’Amérique latine et les Caraïbes, nous comprenons parfaitement, et personne ne le cache, que l’administration américaine actuelle a réanimé la doctrine Monroe et l’applique à part entière contre la région en en utilisant les aspects qui lui sont favorables pour réprimer la souveraineté et l’indépendance de ces pays.

C’est une répression de toute manifestation de souveraineté et d’indépendance des États afin de renverser la politique de leurs gouvernements dans ses propres intérêts et, évidemment, pour profiter des ressources richissimes de la région hors du champ légal et en dehors des normes et des règles de conduite dans les relations économiques et commerciale, uniquement à sa propre guise.

Bien des choses dépendent non seulement des puissances mondiales (c’est en grande partie le cas, bien sûr), mais également des pays de la région, ainsi que des politiciens qui cèdent ou non aujourd’hui à la pression des États-Unis.

L’histoire de Cuba doit servir de leçon.

L’histoire d’autres États est également très révélatrice: dès qu’on commence à céder à la pression, il devient impossible de la stopper. La seule règle est sa propre souveraineté, la légalité, le respect du droit international et l’indépendance basée sur les institutions et les processus démocratiques dont parle tant Washington.
4 Question: Nous travaillons au Forum depuis cinq ans, nous rencontrons de nombreux députés étrangers du Bundestag et du Parlement européen, les autorités de la Crimée ont mis en place une excellente plateforme pour communiquer, le ministère russe des Affaires étrangères travaille pour faire venir chez nous les délégations les plus représentatives. Le fait est qu’ici, ils accordent de belles interviews sur la nécessité de coopérer avec la Crimée, d’aider à développer les affaires, à investir, mais une fois de retour en Europe ils votent pour les sanctions contre la Russie à cause de la Crimée. Que faisons-nous à moitié?

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Réponse: Pardon pour le calembour linguistique, mais si quelqu’un est « fini à moitié », cela ne signifie pas que vous avez fait les choses à moitié.

Si vous disposez de la souveraineté mais ignorez comment l’utiliser correctement, ainsi que des droits qui ont été délégués par le peuple, notamment dans les pays européens, pour exercer une politique souveraine indépendante visant à réaliser les intérêts de son propre peuple, de ses droits et libertés, vous obtenez ce que nous voyons.

Les pays de l’UE, Bruxelles dans l’ensemble en tant que représentant de la structure en question, prennent des décisions qui nuisent avant tout aux gens et à la population de l’Europe.

Ils perdent énormément de la non-réalisation des possibilités d’interaction des régions de l’UE avec la Crimée. La coopération potentielle leur rapporterait des revenus colossaux. La région offre des opportunités d’investissement potentielles fantastiques. Même un économiste moyen peut le leur montrer. Mais dès qu’on admet la perte de sa propre souveraineté, dès qu’on admet l’utilisation de ses outils politiques et de ses institutions au profit d’autres pays qui exercent cette pression, se produit ce qui s’est produit.

Il y a près d’un an, j’ai rencontré des députés français. Nous avons notamment parlé de la politique de sanctions. Je les ai interrogés sur leurs motifs – car ils y perdent beaucoup.

Après tout, il est question de pays capitalistes, or la base du capitalisme est seulement le profit.

Certes, les règles, les lois, etc. ont une importance, mais c’est le profit et l’obtention du profit qui ont toujours été le moteur de la société occidentale basée sur la conscience capitaliste.

Ce à quoi ils ont répondu qu’il existait des principes qu’ils ne pouvaient renier.

  • Après la Libye?

  • De quels principes peut-on parler en l’occurrence?

Quand je leur ai parlé des pertes liées à la non-réalisation de leur propre souveraineté, mon interlocutrice s’est fortement vexée et a dit entendre ça pour la première fois. Il est toujours utile d’écouter quelque chose, même quand c’est la première fois.

humour dessin-cartoon-democratie-finance1  Si cela redevenait vrai … ce serait bien …

Nous continuerons de travailler dans ce sens, nous n’avons pas l’intention de ralentir, nous ne ferons qu’accélérer. Nous voyons les résultats concrets.
Soyons honnêtes: la Russie n’est pas le seul pays à rencontrer de tels problèmes du point de vue de la perception internationale. Un très grand nombre de pays développés, émergents, puissants, acquérant seulement un potentiel de développement, actifs, et d’acteurs mondiaux peu actifs, connaissent des problèmes similaires. Cela n’a rien d’extraordinaire. Il faut simplement travailler, et nous savons comment.
5 Question: Je suis un investisseur, depuis plusieurs années je participe au projet « Village allemand ». Avec le retour de la Crimée au sein de la Russie, d’anciens compatriotes se sont intéressés à cette région. Mais ils ne peuvent pas visiter librement la Russie à cause du régime de visa. Il existe également le facteur financier. Les gens voudraient s’y rendre mais ne veulent pas payer pour un visa. Certains y construisent des maisons, achètent des terrains et veulent visiter plus souvent leur propriété. Existe-t-il un mécanisme de régime sans visa pour les détenteurs d’une propriété en Crimée?
 Réponse: Actuellement, nous délivrons très rapidement des visas aux citoyens allemands, il n’y a aucun retard bureaucratique. Je ne peux pas accepter vos reproches. En ce qui concerne le prix, vous avez une idée des tarifs en question? Un visa ordinaire non urgent en Russie pour les citoyens allemands coûte 35 euros. Je pense que pour l’Allemagne prospère, ce n’est pas une grande somme.
Quant aux mécanismes d’entrée sans visa sur le territoire russe, je demanderai des précisions à nos spécialistes.
6 Question: Je suis un investisseur, depuis plusieurs années je participe au projet « Village allemand ». Avec le retour de la Crimée au sein de la Russie, d’anciens compatriotes se sont intéressés à cette région. Mais ils ne peuvent pas visiter librement la Russie à cause du régime de visa. Il existe également le facteur financier. Les gens voudraient s’y rendre mais ne veulent pas payer pour un visa. Certains y construisent des maisons, achètent des terrains et veulent visiter plus souvent leur propriété. Existe-t-il un mécanisme de régime sans visa pour les détenteurs d’une propriété en Crimée?

crimée reliant-Crimee-Russie-15-2018_0_729_486 le pont reliant la Crimée à la Russie.

Réponse: Nous savons parfaitement, pour nous c’est un constat, que chaque État souverain, que ce soit le Brésil ou un autre pays, prend une décision souveraine pour participer à différents forums. C’est un axiome absolu. Tout en sachant que nous vivons sur la même planète. Nous ne pouvons pas ignorer les menaces pour la stabilité internationale et mondiale, quand la paix et la tranquillité dans la région peuvent subir une atteinte et faire les frais de nouvelles expériences – qui ont déjà été nombreuses.
7 Question: Ma question concerne la situation des prisonniers politiques et des citoyens russes détenus en Ukraine dans des conditions difficiles et insupportables. Que fait-on aujourd’hui pour leur échange? Je comprends que des élections sont en cours en Ukraine à l’heure actuelle, mais c’est une question importante parce que des amis à moi figurent parmi les prisonniers.

 

Réponse: Il n’y a pas seulement des prisonniers politiques en détention. Le régime de Kiev, sous la direction du Président ukrainien Petro Porochenko, a anéanti systématiquement toute la base juridique de notre coopération, comme s’il s’agissait de ses propres accords ou de sa compagnie, et non du pays et du peuple. Il ne l’a pas fait dans l’intérêt des gens qui lui avaient délégué le pouvoir, pour améliorer la situation, mais comme s’il était personnellement derrière quelque chose, qu’il élaborait et appliquait. Malgré la tendance à la destruction, notamment de la base juridique des relations bilatérales, le travail diplomatique était mené. Les collaborateurs des établissements diplomatiques russes en Ukraine rendent régulièrement visite à nos compatriotes détenus sur le territoire de ce pays et leur apportent toute l’aide possible, de l’assistance juridique à la recherche de médicaments et du nécessaire.

russie Tatiana-Moskalkova  Tatiana Moskalkova

Ce travail est mené non seulement au niveau du Ministère des Affaires étrangères, mais également de manière extrêmement active par la Déléguée aux droits de l’homme en Fédération de Russie, Tatiana Moskalkova, qui fait tout pour régler ces situations pas simplement en remplissant ses fonctions, mais tout simplement humainement. D’autres organes compétents sont également impliqués dans ce travail.
Des échanges ont eu lieu. Mais au dernier moment le régime de Kiev a perfidement enfreint ces accords, alors qu’il était prévu d’échanger un grand nombre d’individus. Ils auraient été alors encore plus nombreux à être échangés. A présent, en pleine élection, il ne peut être question de démarches raisonnables ou logiques dans l’intérêt du peuple. Tout s’appuie sur les intérêts personnels, politiques et financiers. Nous partirons du principe que les élections doivent se dérouler, que le second tour doit s’achever et que ce travail doit être poursuivi. Il sera poursuivi, cela ne fait aucun doute.
8 Question: Cette année, la Crimée a célébré le 5e anniversaire du Printemps russe, qui a été surnommé pour une certaine raison Printemps criméen. L’information sur le soulèvement populaire dans plusieurs régions de Novorossia, du Sud-Est de l’Ukraine, n’a pas été citée. On ne parlait que de la Crimée. Nous sommes ravis que la Crimée ait réussi à s’en sortir et se trouve à présent au sein de la Fédération de Russie. Mais il y a également le Donbass où a lieu une guerre, ainsi que plusieurs autres régions qui voudraient à ce jour adhérer à la Russie mais sont occupées actuellement, où un génocide a lieu. Qu’en pensez-vous?

 

Réponse: Le 5e anniversaire a été célébré à travers la Russie à tous les niveaux, du fédéral au régional. Je dispose d’informations précises sur le fait que nos ambassades ont organisé un très grand nombre d’actions: des publications, un travail sur internet, des conférences de presse, des réceptions, des rencontres avec des activistes, des interviews, la publication d’informations véridiques sur la situation de la péninsule, l’invitation des Criméens et la participation aux forums internationaux.
Il existe des nuances que chacun, au vu de ses convictions politiques ou interprétations historiques, voudrait voir à sa manière. Dans le cas présent on peut dire globalement que cette date a été célébrée de manière grandiose.

La célébration de cet événement n’était pas une « démonstration » ou la volonté d’embellir les choses, mais un reflet réel de la volonté des gens et de la situation en Crimée.

Quant au Donbass, cette question est sensible et requiert sa propre solution.

Minsk_Protocol.svg.png

Un plan a été élaboré par la Russie: les Accords de Minsk. Les premiers Accords de Minsk ont été initiés par la Russie. Les Accords de Minsk ont suivi une vérification, une légitimation, avec la participation de représentants internationaux et surtout des belligérants, qui étaient présents lors de leur mise au point et ont signé ce document.
C’était un plan concret appelé à régler le problème dans les plus brefs délais – qui y sont également mentionnés – et à avancer dans la bonne direction. Le régime de Kiev, le Président ukrainien Petro Porochenko, qui se proclamait président de paix, qui sait comment régler ce conflit, qui a personnellement assisté à l’élaboration de ces accords et les a ramenés dans son pays pour leur réalisation, a tout fait pour qu’ils ne soient pas mis en œuvre. Ou il n’a simplement pas réussi à les mettre en œuvre.
L’histoire nous dira si c’était intentionnel ou s’il a été empêché de le faire. Mais cela reste un fait: les Accords de Minsk, qui sont reconnus à ce jour par tous les médiateurs comme l’unique document légitime possible pour avancer, n’ont pas été mis en œuvre.

Ceci étant dit, un coup a été porté aussi bien aux Accords de Minsk qu’à la situation en Ukraine dans l’ensemble, et notamment aux efforts pour régler la crise, durant l’organisation de cette campagne présidentielle.

Je veux parler de l’exclusion délibérée, intentionnelle et systématique des habitants du Donbass du processus politique et électoral. La participation de la population aux élections des dirigeants de son pays est une caractéristique incontournable d’un État démocratique. Quand toute une région est exclue du processus politique, qui plus est si elle est impliquée dans un conflit, et que c’est fait intentionnellement, on ne peut pas dire que cela puisse aider à régler la situation.

Quand j’entends les représentants officiels de Kiev dire que l’organisation des élections dans le Donbass serait « dangereuse » et que les gens « peuvent toujours quitter la région pour voter ailleurs », j’y vois seulement des arguments inconsistants.

Premièrement, ce ne sont pas les habitants de la région qui doivent courir après les autorités fédérales pour leur demander la possibilité de voter, mais c’est le Centre qui doit tout faire pour garantir ces élections.
Deuxièmement, et c’est le plus important, nous constatons ce tourisme politique préélectoral du pouvoir de Kiev actuel.
  • A quoi a-t-il servi au Président ukrainien Petro Porochenko d’effectuer la même série de voyages dans les structures internationales, chez ses amis occidentaux, pour demander de contribuer à l’organisation du processus électoral dans son État?

Il existe l’OSCE, qui contribue au règlement de telles situations, qui est parfaitement au courant de la situation sur le terrain et dispose des capacités appropriées.

Cette Organisation aurait pu garantir le processus électoral – du moins le lancer, élaborer les modalités du déroulement des élections dans le Donbass. Rien de tout cela n’a été fait. Toutes les visites qui ont eu lieu n’avaient qu’un seul objectif: améliorer sa propre popularité et redresser sa propre situation électorale.
9 Question: Quel regard portez-vous sur le développement du mouvement international de jeunesse en Crimée?
crimée camp Artek f351188270680ea6Artek » – du camp d’importance internationale, situé sur le sud de la côte de Crimée. À l’époque soviétique, le centre des enfants a été positionné comme le camp le plus prestigieux pour les enfants, la carte de visite de l’organisation Pioneer. En vacances à cet endroit merveilleux sera discuté dans cet article. http://fr.nextews.com/e07f271c/
Réponse: Il est multidirectionnel et possède un immense potentiel. Nous disposons d’une structure chargée des questions relatives à la jeunesse et travaillant notamment sur le territoire de la Crimée. Vous pouvez lui demander des informations plus détaillées.
De mon côté, je voudrais souligner le potentiel d’Artek. Cela fait partie de l’histoire panrusse et internationale. Ce camp propage un « sang jeune » à travers le monde et, évidemment, dans notre pays. J’ai visité Artek en tant qu’invitée, pour clôturer la saison. Il m’a été montré ce qui a été fait après 2014, comment la véritable vocation de ce camp avait été reconstruite, alors que, malheureusement, depuis une décennie il se transformait davantage en hôtel, voire en motel, que ne correspondait pas à sa vocation. A présent tout fonctionne, et les opportunités qu’offre Artek en préparant les enfants à devenir une jeunesse active sont illimitées.

Un autre aspect est le terrain multiculturel et multiethnique de la Crimée. Les jeunes sont des personnes qui découvrent seulement la vie. Les questions liées aux opinions religieuses, aux particularités du développement culturel et à l’histoire, commencent toujours à les préoccuper.

  • Pourquoi suis-je ainsi?
  • En quoi ma culture est-elle différente de celle de mon voisin?
  • Quel est le secret du succès?
  • Quel est le sens de la vie?

La composition multiethnique de la Crimée et les conditions uniques dans lesquelles elle s’est formée offrent une excellente base pour faire participer la jeunesse, notamment dans ce sens.

De plus, au Forum de Yalta travaille un forum de jeunes diplomates du Ministère russe des Affaires étrangères. Des sections spéciales sont mises en place, qui sont très actives.

Je peux également citer le domaine des médias. Il y a d’excellents médias, aussi bien nouveaux que traditionnels. C’est une merveilleuse base pour que les personnes qui s’intéressent à ce secteur puissent « rôder » leurs compétences et en acquérir de nouvelles. Nous sommes toujours prêts à aider.

10 Question: Une délégation représentative de Syrie participe au Forum de Yalta. La Crimée a pu sortir de l’isolement. Est-ce qu’on s’attend à la même évolution en ce qui concerne la Syrie? Ce Forum contribuera-t-il au rétablissement de ce pays?

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Réponse:

  • Vous pensez que la Syrie est isolée au niveau international?
Une tentative a été entreprise non pas d’isoler la Syrie, mais de l’anéantir en tant qu’État, de la détruire pour tenter de tirer un profit personnel de la situation selon la stratégie du chaos dirigé; avant de l’abandonner et de poursuivre son chemin.

C’est ce qui s’est produit, notamment, avec la Libye.

A l’époque certains disaient: la communauté internationale, et surtout les pays voisins, décideront de ce qui y arrivera ensuite.

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En ce qui concerne la Syrie, il me semble que le concept était un peu différent: non pas un isolement international en soi, mais un instrument pour remanier le pays et la région dans l’ensemble.

Aujourd’hui, vous voyez les débats qui se déroulent sur les plateformes des structures internationales sur le retour de la Syrie et sa participation aux processus régionaux, parce que tout le monde est parfaitement conscient du fait que ce pays est le plus grand acteur à avoir traversé une telle situation et qui possède une telle expérience d’empêchement de son propre effondrement, et surtout de lutte contre le terrorisme international.

En ce qui concerne l’aide au rétablissement, je pense qu’il existe des opportunités potentielles sur différents axes, qui seront notamment bénéfiques pour la Syrie.

11 Question: Le Venezuela fait face à de nouvelles sanctions. Parallèlement, la Russie envoie des médicaments dans ce pays. Les États-Unis affirment que la Russie doit quitter le Venezuela. Qu’en pensez-vous?

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Réponse: Je pense que personne ne peut exiger que d’autres partent s’il s’agit d’une coopération et d’un partenariat fondés sur le respect du droit international et de la législation intérieure d’un État.

Personne ne peut dicter les actions des autres. Il y a le droit international, des règles et des normes qui sont acceptées par tout le monde et qui n’ont pas été inventées aujourd’hui, mais se basent sur la législation internationale.

En ce qui concerne la politique de sanctions, toutes les sanctions unilatérales sont illégitimes indépendamment de leur cible, qu’il s’agisse de Cuba, du Venezuela ou de n’importe quel autre pays du monde. Qui plus est, ces mesures sont inefficaces car nulle part elles n’ont permis d’obtenir les résultats escomptés. Elles ne peuvent qu’aggraver la situation ou servir un certain groupe politique restreint qui poursuit ses propres intérêts. Ce sont des personnalités « temporaires », venues momentanément afin de résoudre leurs propres problèmes. Mais si elles le font dans des États qui sont gérés par des personnes représentant la population via des institutions démocratiques, elles doivent songer aux intérêts du peuple.

En ce qui concerne le Venezuela, il existe même aux États-Unis – qu’on ne peut pourtant pas qualifier de partisans du chavisme – une prise de conscience du caractère erroné de la pression de force et de la rhétorique agressive de l’Administration par rapport à cet État.

12 Question: On mène depuis cinq ans un travail important visant à démentir les mythes concernant la Crimée. Vous avez présenté la version anglophone de la Revue de Crimée et en avez beaucoup parlé. Est-ce que la tonalité des questions des étrangers concernant la péninsule a changé depuis cinq ans?
CRIMEE TARTARE 1017104569  Le décret sur la réhabilitation des Tatars de Crimée et des représentants de plusieurs autres peuples victimes de répressions staliniennes a été signé, a déclaré  le président Vladimir Poutine.2014 https://fr.wikipedia.org/wiki/Tatars_de_Crim%C3%A9e
Réponse: Le problème n’est pas qu’ils posent telles ou telles questions, mais qu’ils ne les posent pas. Les médias occidentaux ne nous interrogent pas sur la Crimée.
  • Soit ils publient de la propagande disséminée par des sources gouvernementales ou des ONG contrôlées par le gouvernement,
  • soit ils écrivent des articles fantaisistes fondés sur les opinions de personnes qui n’ont jamais été en Crimée.

Notre objectif est qu’ils nous posent ces questions. Il me semble qui nous y arrivons.

Ainsi, nous avons récemment organisé un débat de deux heures sur la Crimée dans le cadre du club de la presse suisse à Genève.

L’essentiel est que cet événement a réuni non seulement moi, mais aussi des représentants de la société civile et des journalistes criméens. Certains se sont rendus là-bas au sein de l’équipe de presse du Ministère des Affaires étrangères, alors que d’autres ont participé aux débats par téléconférence depuis la Crimée.
Notre objectif est justement de lancer une discussion impliquant des représentants directs de la Crimée au lieu des personnes qui n’ont pas visité la péninsule depuis des années.

Prenons, par exemple, un rapport d’une organisation internationale qui parle tout le temps des souffrances des Tatars de Crimée.

  • Nous leur demandons s’ils peuvent parler directement aux Tatars de Crimée.
  • Ils nous répondent que ce sont d’« autres » Tatars et qu’ils ont les « leurs ».
  • Qui sont ces Tatars de Crimée qui participent à l’élaboration de ces rapports?
  • Ils nous répondent qu’il s’agit de tel ou tel représentant de ce peuple qui habite depuis 25 ans dans un pays de l’UE.

Une personne peut certainement vivre dans n’importe quel endroit du monde, mais si tu participes à l’élaboration d’un rapport d’actualité concernant les droits de l’homme sur tel ou tel territoire, il faut au moins que tu te rendes régulièrement dans la région.

Il existe des représentants d’organisations religieuses et d’associations civiles liées à la culture des Tatars de Crimée, ou des médias en langue tatare: venez, posez des questions à n’importe qui, invitez n’importe qui chez vous, octroyez des visas, parlez en ligne ou envoyez une lettre.

Mais on nous répond sans cesse que ce sont des gens « incorrects ». Il s’agit donc de centaines et de milliers de Tatars de Crimée « incorrects », dont la voix est considérée comme « incorrecte ». Nous constatons donc un manque d’objectivité politique.

13 Question: Le Royaume-Uni devrait présenter sa résolution sur la Libye au Conseil de sécurité de l’Onu. La Russie soutiendra-t-elle ce texte?
 Réponse: Comme vous le comprenez bien, ce travail est mené dans les couloirs du Conseil de sécurité de l’Onu. Il n’existe pas de résolution que les pays membres soutiennent ou rejettent par principe. Il s’agit d’un travail sur un texte qui pourrait être acceptable ou inacceptable. Je vais demander des précisions pour savoir où en est le travail actuellement et vous présenterai nos estimations. Je pense que notre Représentation à l’Onu, à New York, partagera également ses positions.

14 Question: L’Alliance internationale de projets stratégiques des BRICS signera aujourd’hui deux mémorandums avec le Chef de la République de Crimée et le Gouverneur de Sébastopol. Il s’agit du fruit d’un travail de notre organisation et de certaines ONG criméennes. Nous avons attiré en Crimée des projets d’investissement de deux pays des BRICS.

Des représentants de la Crimée, nos partenaires, participent avec nous aux sessions de l’Onu. Le dernier événement – la 57e session de la Commission du développement social de l’Onu – a eu lieu en février. Rio de Janeiro devrait accueillir le 25 juillet un concert de l’orchestre symphonique des BRICS en marge d’une rencontre des ministres des Affaires étrangères. C’est également l’un de nos projets, auquel participent cinq musiciens criméens. Que pensez-vous d’une telle diplomatie publique?   

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Réponse: Nous la soutenons absolument. Si vous avez besoin de notre aide, contactez-nous et nous vous l’octroierons.
Il ne s’agit pas d’une « superstructure » politique, ni de la volonté du pouvoir fédéral de montrer à la communauté internationale une chose inexistante. Nous voulons que la voix des Criméens soit entendue dans le monde entier et que vous, les habitants de la péninsule, ayez la possibilité de parler de vous-mêmes, d’évoquer avec la communauté internationale des problèmes (même si nous ne les considérons pas forcement comme tels) ou des questions d’intérêt commun. Ce n’est pas vous qui travaillez pour ces structures: ce sont elles qui doivent assurer votre travail confortable, vous permettre d’atteindre vos objectifs.
15 Question: La date limite pour le versement de la cotisation de la Russie au Conseil de l’Europe, fixée au mois de mai, approche. Certains pensent que nous pourrions quitter cette organisation. Quelle est la position du Ministère des Affaires étrangères? La Russie quittera-t-elle le Conseil de l’Europe. Comment la situation va-t-elle évoluer selon vous?

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Réponse: Ce ne sera pas la position du Ministère des Affaires étrangères, mais du pays. Il existe des formes interministérielles de consultations pour élaborer des décisions sur ces questions complexes. La décision de participer ou non (le gel, la prolongation, l’activation) à l’activité des structures internationales est prise par l’État en s’appuyant sur une analyse interministérielle, et pas seulement par le Ministère des Affaires étrangères.
En ce qui concerne le Conseil de l’Europe, la position est parfaitement claire, logique et très simple. Elle consiste à participer à part entière et à verser une cotisation (et il s’agit de sommes conséquentes) pour une participation de plein droit. Un membre du Conseil de l’Europe a « remarquablement » déclaré que la Russie était « obligée » d’assister aux réunions. Notre « obligation » est de participer au travail. Mais il est possible d’assister aux réunions sur YouTube – pas besoin de payer des millions pour cela. Ces millions ne sont pas versés pour regarder les prestations des autres, mais pour une participation à part entière de la Russie par le vote, le travail sur des documents, l’élection des représentants au sein de différentes structures; pour que l’organisation fonctionne et que la délégation russe y participe de plein droit.

Voilà une position claire et simple. Mais la situation « mettez l’argent sur la table et écartez-vous » ne fonctionne plus.

16 Question: Que pouvez-vous dire des communiqués de presse concernant le récent refus des autorités maltaises d’accorder une autorisation de passage aux avions russes volant à destination du Venezuela?

Les médias maltais ont rapporté que la Russie aurait été indignée par le refus de Malte d’accorder une autorisation de survol et qu’à titre de contre-mesure la Russie pourrait lancer une campagne de discréditation contre le Premier ministre maltais Joseph Muscat pendant ou après les élections au Parlement européen en mai.

MALTE Premier ministre maltais Joseph Muscat924869A2-F7CE-46B1-A1C0-FFDF87F82489_cx0_cy7_cw0_w1023_r1_s   Premier ministre maltais Joseph Muscat

Réponse: Selon la procédure établie, la Russie a préalablement demandé, via notre Ambassade à Malte (ce 4 avril), une autorisation de franchir l’espace aérien maltais pour deux avions transportant une cargaison et des passagers au Venezuela.
Malheureusement, les autorités maltaises ont refusé d’accorder une autorisation de survol pour ces avions russes, sans en expliquer la raison.
Bien que la prise de telles décisions relève du droit souverain de chaque État concerné, la décision des autorités maltaises s’écarte de la pratique convenue et comporte un certain sous-entendu inamical. Nous pouvons le constater. Cela sera forcément pris en compte par les autorités russes dans le cadre des relations bilatérales avec La Valette.
Nous avons également suivi l’information que vous avez mentionnée. Elle nous a étonnés encore plus. De tels communiqués déforment l’interprétation de la requête russe et la réaction des autorités maltaises à celle-ci.

Il est également question de suppositions selon lesquelles, à titre de contremesures, la Russie pourrait lancer une campagne de discréditation du gouvernement du pays pendant ou après les législatives européennes de mai. Ce sont des informations absurdes.

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que de telles accusations absurdes et complètement infondées visant la Russie apparaissent à Malte – ce qu’on appelle des fakes.

Nous estimons que de telles publications jettent une ombre sur les médias qui relaient toutes ces aberrations. Cela porte atteinte à leur professionnalisme, indépendance, objectivité et honnêteté dans l’accomplissement de leur devoir professionnel. Je voudrais à nouveau souligner la position russe intransigeante: l’ingérence extérieure dans les affaires intérieures d’États souverains, indépendamment de leur taille et potentiel économique et militaire, est inadmissible. Nous voudrions également souhaiter à nos partenaires au sein des structures du pouvoir et des médias maltais de s’appuyer, dans leurs appréciations, sur cette règle fondamentale des relations internationales.
Je peux ajouter que nous avons déjà connu une telle histoire. Quand nous avons envoyé en Syrie des cargaisons humanitaires, le survol était également refusé à nos avions. Souvenez-vous des obstacles causés aux avions russes. Nous nous souvenons du résultat de la tentative de contribuer à la démocratisation en Syrie. Pendant plusieurs années l’État a combattu le terrorisme international.
Je pense qu’il faudrait tenir compte de l’expérience de l’histoire très récente de la prise de telles décisions. Il devient évident aujourd’hui que le soutien des terroristes dits modérés et la tentative de remanier, redessiner l’État syrien, ont échoué. Ils n’étaient pas légitimes.

La position de la Russie est restée claire et a été conduite jusqu’à sa mise en œuvre en s’appuyant sur le droit international et en respectant la souveraineté et l’indépendance de la Syrie. Même si, je répète, on nous empêchait de le faire approximativement de la même manière.

17 Question: Cette année l’Union économique eurasiatique (UEE) fête son 5e anniversaire. C’est une première étape. Quelles sont les perspectives de développement de cette organisation? Et quelles sont vos prévisions à court terme?

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Réponse: Cette union d’intégration possède un immense potentiel. Le progrès dans ce sens sera très dynamique. Les prémisses pour cela sont présentes.
L’association des pays est volontaire et ne résulte pas d’une pression extérieure, quand, sous les apparences de la conviction du profit de la coopération, tout se passe par une « clef de bras ». C’est un partenariat absolument volontaire et mutuellement bénéfique, une coopération, une interaction.
Regardez les pays qui sont impliqués dans ce processus d’intégration. Ce sont des États affichant un développement économique dynamique et disposant d’un immense potentiel de ressources. Chaque pays possède ses particularités, connaît des hauts et des bas, mais la base de ressources déterminant le potentiel est colossale. Pendant une longue période on nous parlait de la mondialisation en prédisant la fin de l’étape des processus d’intégration régionaux, d’unification, etc. Aujourd’hui nous assistons précisément à l’apparition et au développement de nouveaux centres, c’est-à-dire une polycentricité basée sur le profit économique et les intérêts.

Aujourd’hui se réalisent les processus dont la Russie parle depuis longtemps, et pour lesquels elle a construit des pontons.

18 Question: Les investisseurs étrangers sont de plus en plus nombreux à participer au Forum économique international de Yalta. Mais tout le monde ne vient pas. Certains craignent on ne sait quoi, à commencer par les sanctions et en terminant par des affaires pénales engagées contre eux dans leur propre pays. Cette situation ne concerne pas seulement la Crimée. J’ai discuté avec un député argentin dont la délégation participe également au Forum. Il a dit que les États-Unis empêchaient les investisseurs des pays arabes de venir dans leur pays. D’après vous, la diplomatie contemporaine possède-t-elle des moyens ou des mécanismes pour protéger les investisseurs étrangers?

YALTA Une délégation représentative de Syrie participe au Forum de Yalta.a25f8f81566fc85c9615d22632e37806YALTA

Réponse: Elle en possède. Je voudrais donner une réponse plus développée à votre remarque sur le fait que « certains ont peur, ne viennent pas, beaucoup veulent venir mais la peur prend le dessus ». Que la Coupe du monde de football qui s’est déroulée en Russie l’an dernier soit une leçon pour tout le monde. C’est Washington qui avait le plus tenté d’intimider ses partenaires sur le ton « il ne faut pas y aller, les stades ne seront pas construits, la Russie fera tout échouer, il ne faut pas non plus y aller pour des raisons morales et éthiques, nous devons donner une leçon à la Russie », etc.

Washington travaillait plus que les autres dans ce sens. Nous le savons et il ne le cachait pas. Beaucoup de choses étaient faites en coulisses, de manière cachée, mais ce travail était de grande ampleur. Au final, le plus grand nombre de visiteurs est venu précisément des États-Unis. Ceux qui ont cédé à leur chantage et à la peur répandue par Washington ont perdu.

Autre exemple:
  • c’est Washington, sous Barack Obama, qui avait insisté pour que l’UE décrète des sanctions contre la Russie.
  • Ce sont des politiciens américains qui ont activement « tordu les bras » aux dirigeants de l’UE.
  • Au final, les entrepreneures, les agriculteurs et l’agro-industrie ont perdu des milliards, alors que les échanges entre la Russie et les États-Unis ont augmenté.

Il faut commencer à apprendre cette leçon à une certaine étape. Il ne faut pas avoir peur. La même chose arrive aux autres forums internationaux: ils intimident tout le monde, tout en venant avec des délégations très représentatives.


source/ http://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/3619482

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