3243 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 15 mars 2019

 

  1. Sur l’attentat en Nouvelle-Zélande
  2. Sur la visite à Moscou du vice-Premier ministre et Ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra
  3. Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov aux travaux de la Conférence du désarmement
  4. Sur la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Saint-Marin
  5. Sur la réunion de la Commission gouvernementale pour les compatriotes à l’étranger
  6. Sur la réunion du Conseil de tutelle du Fonds Gortchakov de soutien à la diplomatie publique
  7. Sur les cinq ans de la réunification de la Crimée avec la Russie
  8. Sur les obstacles créés par les autorités ukrainiennes pour perturber le déplacement dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk
  9. Sur la situation autour de Kirill Vychinski
  10. Sur la situation actuelle en Syrie
  11. Sur la mortalité infantile dans le camp de déplacés internes de Roukban en Syrie
  12. Sur les combattants terroristes étrangers toujours présents en Syrie et en Irak
  13. Sur les déclarations de Maxim Grigoriev, directeur de l’ONG russe « Fonds de recherches sur les problèmes de la démocratie »
  14. Sur la situation au Venezuela
  15. Sur la situation actuelle en Afghanistan
  16. Sur la hausse de la tension dans le nord du Kosovo
  17. Sur la publication du « Livre blanc des violations des droits de l’homme par des pays occidentaux sous prétexte de lutter contre le terrorisme et d’autres menaces et défis criminels »
  18. Sur la réunion de la Commission conjointe créée dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action global commun pour régler la situation autour du programme nucléaire iranien

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1°/ Sur l’attentat en Nouvelle-Zélande

Un attentat a été commis dans une mosquée de Nouvelle-Zélande, dans lequel plusieurs dizaines de personnes ont trouvé la mort.

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Vous le savez déjà, le Président russe Vladimir Poutine a envoyé ses condoléances aux autorités néo-zélandaises.

Nous sommes choqués par cet horrible crime. Au nom du Ministère russe des Affaires étrangères, nous exprimons également notre profonde tristesse et notre soutien au peuple néo-zélandais.

Selon les dernières informations, aucun citoyen russe ne compte parmi les victimes. De son côté, le Ministère russe des Affaires étrangères et nos diplomates continuent de suivre la situation en Nouvelle-Zélande. Nous vous tiendrons informés si de nouvelles informations venaient à apparaître.

2°/ Sur la visite à Moscou du vice-Premier ministre et Ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra

ALGERIE , l'Algérien, Ramtane Lamamra18220567lpaw-18220807-article-jpg_6050154_660x281l’Algérien, Ramtane Lamamra

Mardi 19 mars, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’entretiendra à Moscou avec le vice-Premier ministre et Ministre algérien des Affaires étrangères Ramtane Lamamra.

L’Algérie est l’un de nos principaux partenaires en Afrique et dans le monde arabe. Les approches de la Russie et de l’Algérie convergent ou coïncident sur la plupart des questions d’actualité régionales et internationales, ce qui a été réaffirmé lors de l’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec les représentants des autorités algériennes durant sa visite de travail dans ce pays fin janvier 2019.

Nos pays sont unis par leur attachement au règlement pacifique des conflits, à la non-ingérence dans les affaires d’autres États, à la garantie de la stabilité et de l’équilibre des intérêts dans les relations internationales en respectant le rôle prépondérant de l’Onu, ainsi qu’au respect des normes et des principes du droit international tels que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sans aucune ingérence extérieure.

Dans le cadre de nos relations bilatérales, nous avons noué de nombreux liens mutuellement bénéfiques dans le domaine commercial, économique, militaro-technique et social, et des deux côtés nous sommes disposés à les renforcer et à les élargir conformément à l’esprit et à la lettre de la Déclaration de partenariat stratégique de 2001.

Nous comptons poursuivre une discussion concernée et productive sur toutes les questions d’actualité relatives à notre coopération bilatérale dans différents secteurs.

Nous comptons également obtenir de première main l’information sur les perspectives d’évolution de la situation dans le pays ami qu’est l’Algérie au regard de la récente décision de reporter l’élection présidentielle.

3°/ Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov aux travaux de la Conférence du désarmement

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Photo : ONU / Antoine Tardy
Segment de haut niveau de la Conférence du désarmement dans la Salle du Conseil du Palais des Nations à Genève – lundi 25 février 2019

 

Ce mercredi 20 mars, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la réunion plénière de la Conférence du désarmement à Genève.

Dans son allocution lors de ce forum primordial sur le désarmement, il exprimera les approches de la Russie concernant les principaux problèmes liés au contrôle des armements, au désarmement et à la non-prolifération compte tenu de l’évolution de la situation dans ce domaine.

Une attention particulière sera accordée au travail de la Conférence-même et à la tâche d’y relancer les négociations.

La Fédération de Russie apporte une contribution significative au déblocage du travail de la Conférence du désarmement.

En 2016, nous avons suggéré de préparer dans le cadre de ce forum une convention internationale sur la lutte contre le terrorisme chimique et biologique.

Cette initiative a reçu un large soutien international. L’idée de cette convention ne porte atteinte aux intérêts d’aucun pays et sa mise en œuvre permettrait de combler les lacunes actuelles en matière de droit international dans le contexte de la lutte contre le terrorisme chimique, biologique, radiologique ou nucléaire. Nous comptons sur la participation de tous les pays intéressés à un travail approfondi sur l’initiative russe.

La priorité russe à la Conférence du désarmement reste l’élaboration d’un instrument multilatéral juridiquement contraignant visant à prévenir une course aux armements dans l’espace sur la base du projet russo-chinois de traité sur la prévention du déploiement des armes dans l’espace et de la menace ou de l’emploi de la force contre des objets spatiaux.

 RUSSIE CHINE La Russie et la Chine sont contre le déploiement des armes américaines dans l'espace  552447b3dd061-espace-operation-militaire.png La Russie et la Chine sont contre le déploiement des armes américaines dans l’espace

Les démarches ciblées entreprises récemment par les États-Unis afin de préparer un déploiement d’armes dans l’espace, notamment la création d’un groupe de dispositifs ABM, confirment la pertinence et la sollicitation des efforts internationaux pour s’opposer à des plans aussi irresponsables.

Nous comptons sur le lancement au plus vite de pourparlers dans le cadre de la Conférence du désarmement sur cette question qui a une importance cruciale dans le contexte du maintien de la sécurité internationale et de la stabilité stratégique.

4°/ Sur la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Saint-Marin

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Ce jeudi 21 mars, à l’invitation des autorités saint-marinaises, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra en visite officielle à Saint-Marin. Il s’y entretiendra avec le Secrétaire d’État (Ministre) pour les Affaires étrangères, les Affaires politiques et la Justice Nicola Renzi et prononcera un discours au Grand Conseil général (Parlement) de Saint-Marin.

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Sa visite permettra un échange d’avis sur l’état actuel et les perspectives de la coopération bilatérale entre la Russie et Saint-Marin, ainsi qu’une discussion substantielle sur l’ordre du jour international, notamment la coopération à l’Onu et au sein des structures européennes.

5°/ Sur la réunion de la Commission gouvernementale pour les compatriotes à l’étranger

 

Lundi 25 mars, une nouvelle réunion de la Commission gouvernementale pour les compatriotes à l’étranger se tiendra au Ministère russe des Affaires étrangères sous la présidence de Sergueï Lavrov.

Les participants à la réunion examineront la mise en œuvre du Programme public pour contribuer au déménagement volontaire en Fédération de Russie des compatriotes résidant à l’étranger.
Il est également prévu d’évoquer l’expérience générale de travail des organes exécutifs des sujets de la Fédération de Russie pour la mise en œuvre de la politique d’État vis-à-vis des compatriotes à l’étranger en 2018.

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La fondation Rousski mir (Monde russe) partagera les informations sur son activité en matière de soutien des compatriotes en 2017-2018 et ses objectifs pour 2019.

Les membres de la Commission approuveront le concept d’organisation de la Conférence mondiale thématique des compatriotes (Moscou, octobre-novembre 2019).

6°/ Sur la réunion du Conseil de tutelle du Fonds Gortchakov de soutien à la diplomatie publique

RUSSIE Institut d'État des relations internationales de Moscou (MGIMO) (Université) Ministère des Affaires Étrangères russe mgimo_vid1Institut d’État des relations internationales de Moscou (MGIMO) (Université) Ministère des Affaires Étrangères russe

Mercredi 27 mars se tiendra la réunion annuelle du Conseil de tutelle du Fonds Gortchakov de soutien à la diplomatie publique présidée par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Au cours de cette réunion, il est prévu de présenter le bilan de l’activité de l’organisation en 2018, d’évoquer les plans à terme et d’examiner la liste des axes de travail prioritaires en 2020.

Le Fonds Gortchakov a été créé en 2010 conformément au décret du Président de la Fédération de Russie afin de soutenir la diplomatie publique, de contribuer à la participation d’ONG à la coopération internationale et d’impliquer activement les institutions de la société civile dans les processus de politique étrangère.

7°/ Sur les cinq ans de la réunification de la Crimée avec la Russie

russie La Crimée vote son rattachement à la Russie à 93%, les Etats-Unis image  La Crimée vote son rattachement à la Russie à 93%

Le 18 mars 2014, la Crimée a rejoint la Fédération de Russie en tant que partie intégrante de cette dernière.

De notre point de vue, la question de la Crimée est résolue pour toujours car sa réunification avec la Russie a résulté d’une expression libre de la volonté de la population de la péninsule dans le cadre d’un référendum organisé conformément aux normes du droit international, et qui a constitué un triomphe majeur de la démocratie.

La situation autour de la Crimée a complètement dévoilé la stratégie de l‘ »Occident collectif » visant à torpiller la puissance grandissante de la Russie et son autorité en matière de politique étrangère.

Après avoir soutenu la prise du pouvoir par la force à Kiev, nos « partenaires » occidentaux ont été manifestement choqués par le fait de n’avoir pas été en mesure de placer la Crimée dans leur sphère d’influence – comme cela avait été le cas avec l’Ukraine – en transformant la péninsule en « porte-avions » de l’Otan en mer Noire.

Les sentiments patriotiques de la population de la Crimée ont fait échouer ce projet.

La vengeance s’est traduite par des sanctions illégales de l’Occident: des restrictions sectorielles, personnelles et politiques, ou encore la discrimination en matière de visas. Il s’agit de restrictions introduites par l’Union européenne contre les Criméens qui ont fait leur choix en 2014. C’est d’un exemple évident de politique « deux poids, deux mesures » et de discrimination.

Malgré toutes ces tentatives de l’isoler, la Crimée fait actuellement partie des régions russes qui se développent le plus activement: elle est notamment l’un des leaders du pays en ce qui concerne les taux de croissance.

Nous constatons une mise en œuvre efficace du programme fédéral « Le développement social et économique de la République de Crimée et de la ville de Sébastopol » à l’horizon 2022, qui vise notamment à augmenter le niveau de vie de la population jusqu’à la moyenne russe.

Les secteurs-clé de l’économie criméenne font preuve d’un dynamisme positif, le budget régional progresse durablement, la construction résidentielle ne cesse de croître, on modernise et on perfectionne l’infrastructure. Le potentiel du secteur touristique, symbole de la péninsule, se rétablit lui aussi: la Crimée est déjà la destination touristique intérieure préférée des Russes.

On accorde une attention spéciale au secteur social, à l’harmonisation des relations ethniques et religieuses, au respect des droits de l’homme et notamment des minorités ethniques. Les Criméens sont désormais certains que leur droit de parler leur langue maternelle – qu’il s’agisse du russe, du tatar ou de l’ukrainien – n’est pas seulement déclaré mais fixé par la Constitution et – ce qui est le plus important – mis en pratique.

La Crimée s’intègre progressivement à l’espace économique russe.

  • Le problème de l’approvisionnement en électricité a été résolu: les centrales thermiques ont été construites et mises en exploitation pour en finir avec la dépendance de la péninsule envers l’Ukraine dans le domaine énergétique.
  • La communication de transport entre la Crimée et la partie continentale de la Russie a été garantie et élargie en matière de capacités logistiques: le pont de Crimée, construit dans un délai record, a ouvert en 2018 une nouvelle voie de communication routière et on envisage de lancer la communication ferroviaire régulière d’ici la fin de l’année.
  • La mise en exploitation d’un nouveau terminal à l’aéroport international de Simféropol a permis d’élargir le flux de passagers.
  • L’autoroute fédérale « Tauride » est également en cours de construction.

RUSSIE CRIMEE La Crimée et son pont vers la Russie 17521225lpw-17521223-article-jpg_5707701  La Crimée et son pont vers la Russie 

On entreprend des mesures actives visant à impliquer la Crimée dans différents projets de coopération internationale et à élargir ses contacts avec les représentants étrangers des milieux politiques et d’affaires, ainsi que des associations à vocation sociale.

Le développement des liens économiques internationaux de la Crimée a notamment été confirmé par le Forum économique international de Yalta, un événement annuel qui réunira cette année des centaines d’entrepreneurs russes et étrangers.

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Le Forum de Yalta est l’une des quatre réunions économiques et d’affaires les plus importantes organisées en Russie (avec les forums de Saint-Pétersbourg, oriental et de Sotchi).

Un observateur objectif qui veut réellement apprendre la vérité sur la Crimée peut vérifier les acquis obtenus et les problèmes restants.

On constate une différence radicale par rapport à la période ukrainienne, quand beaucoup de problèmes sociaux et économiques de la péninsule n’étaient pas résolus pendant des décennies ou étaient tout simplement ignorés, alors que toute l’infrastructure tombait inévitablement en désuétude.

Les changements considérables, le développement social et économique stable et la paix durable sur la terre multiethnique de la Crimée confirment aujourd’hui la justesse de ses habitants qui ont fait il y a cinq ans le choix décisif de revenir à leur « havre natal ».

8°/ Sur les obstacles créés par les autorités ukrainiennes pour perturber le déplacement dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk

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Beaucoup de politiciens et de parlementaires européens, ainsi que de représentants d’organisations internationales, souhaitent visiter certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk de l’Ukraine pour prendre personnellement connaissance de la situation dans la région.

Selon nos informations, les autorités ukrainiennes empêchent ces déplacements en expliquant cette attitude par des raisons de sécurité, entre autres. En même temps, elles montrent de manière ostensible aux hôtes étrangers le territoire contrôlé par les forces armées de l’Ukraine près de la ligne de démarcation. La même chose concerne les représentants des médias, qui ne peuvent plus visiter depuis longtemps le territoire des républiques de Donetsk et de Lougansk.

Par conséquent, les rapports de la Mission spéciale d’observation de l’OSCE constituent pour la communauté internationale la seule source d’information sur la situation dans les républiques autoproclamées. Malgré tout notre respect envers cette organisation, un tel monopole ne favorise pas l’objectivité. Ainsi, nous exigeons depuis longtemps que la Mission publie un rapport thématique sur les victimes civiles du conflit du Donbass depuis 2014. Nous sommes certains que la Mission dispose de ces données, mais préfère focaliser ses rapports sur d’autres questions.

Les obstacles créés par Kiev sur la voie des déplacements dans certains districts des régions de Donetsk et de Lougansk, dissimulent la situation réelle dans les républiques autoproclamées.
Nous constatons de fait une autre manifestation du blocus du Donbass, du sabotage des accords de Minsk et des tentatives de cacher la situation réelle dans la région, où la population civile meurt à cause du conflit qui dure depuis des années.

Nous appelons les belligérants – Kiev, Donetsk et Lougansk – à réunir toutes les conditions nécessaires pour le travail de la Mission des deux côtés de la ligne de démarcation, pour le déplacement dans la région des politiciens et des parlementaires étrangers, ainsi que des représentants des organisations internationales et des médias. Nous sommes certains que cela favorisera la formation de représentations objectives de la situation sur le terrain et la mise en œuvre des accords de Minsk.

9°/ Sur la situation autour de Kirill Vychinski

RUSSIE Kirill Vychinski. maxresdefaultKirill Vychinski.

On me demande très souvent pourquoi, parmi les nombreux cas, nous mettons en évidence celui de Kirill Vychinski. Nous ne le distinguons pas des autres. Je pense qu’il est le symbole de l’anarchie juridique qui règne actuellement en Ukraine.

Ce n’est pas un « cas isolé » dans le sens où nous parlons des uns mais pas des autres. C’est l’illustration de ce qui peut arriver à un individu qui n’a jamais participé de sa vie à des opérations militaires, qui n’a jamais été impliqué dans une activité illégale.

La justice ukrainienne a de nouveau prolongé la détention du directeur de l’agence RIA Novosti-Ukraine Kirill Vychinski, arrêté sur des accusations fallacieuses et aberrantes de haute trahison et d’autres crimes pénaux.

Un pays revendiquant une place digne dans la famille européenne des peuples poursuit un journaliste parce qu’il est journaliste, faisant renaître des pratiques totalitaires classiques.

Une fois de plus, nous soulignons que le régime de Kiev enfreint directement et de manière malintentionnée les engagements internationaux actuels de l’Ukraine en matière de liberté des médias. Nous appelons de nouveau les organisations internationales compétentes et les ONG à renforcer la pression sur les autorités ukrainiennes à ce sujet.

De notre côté, nous continuerons de suivre l’évolution de la situation autour de Kirill Vychinski et de tous les citoyens russes qui se trouvent ou sont illégalement retenus sur le territoire ukrainien, et de mettre en œuvre tous les moyens dont nous disposons pour qu’ils soient libérés et reviennent au pays le plus vite possible.

10°/ Sur la situation actuelle en Syrie

SYRIE la zone de désescalade d'Idleb. 18 MARS 2019 ob_4c3985_18-03-19-syrie

par South Front 18 Mars 2019, 13:33 Rapport de guerre Syrie Articles de Sam La Touch
Situation militaire en Syrie au 18 mars 2019 (Mise à jour cartographique)
Article originel : Military Situation In Syria On March 18, 2019 (Map Update)
South Front

Nous continuons de suivre attentivement la situation dans la zone de désescalade d’Idleb.

Les terroristes de l’alliance Hayat Tahrir al-Cham formée autour du Front al-Nosra ne cessent pas leurs incursions provocatrices contre les forces gouvernementales syriennes dans cette région.

  • Plus de 460 incidents ont été constatés depuis le début de l’année, qui ont fait plus de 30 morts et plus de 100 blessés.
  • Ce 12 mars, les terroristes ont tenté une attaque kamikaze massive contre les positions de l’armée syrienne au nord de la province de Hama.
  • De plus, les récents bombardements visant les zones d’habitation au nord de Lattaquié et à l’ouest d’Alep ont tué plusieurs civils.
    • Les forces syriennes ont riposté et ont détruit les postes d’appui des terroristes de Hayat Tahrir al-Cham au nord de Hama et au sud d’Idleb.

Nous sommes sérieusement préoccupés par les nouveaux communiqués informant que les combattants de Hayat Tahrir al-Cham préparent, avec la « contribution » des fameux Casques blancs, de nouvelles mises en scène d’usage de substances toxiques – pour ensuite rejeter la responsabilité de l’usage de l’arme chimique sur les forces gouvernementales.

Les terroristes cachent actuellement ces munitions dans les provinces d’Alep, d’Idleb, de Lattaquié et de Hama.

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Sur la rive Est de l’Euphrate, des unités kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS) ont relancé l’assaut contre le dernier bastion de Daech à Baghouz dans la province de Deir-ez-Zor.

L’opération des FDS se déroule avec un appui aérien de la coalition internationale anti-Daech menée par les États-Unis. Selon les médias, une nouvelle frappe aérienne non sélective contre Baghouz a tué près de 50 civils et en a blessé des dizaines plus ou moins grièvement lundi 11 mars – pour la plupart des femmes et des enfants. On rapporte que les frappes ont été lancées au moment où ils tentaient de quitter le « chaudron de Baghouz ».

Les tapis de bombes lancés sur Baghouz entraînent non seulement des victimes civiles, mais également une hausse du nombre de camps pour les déplacés internes de l’autre côté de l’Euphrate.

En particulier, selon l’Onu, la population du camp d’al-Hol, dont nous parlons régulièrement lors des conférences de presse, dépasse déjà 65 000 personnes.

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Sachant que la base de ressources de ce camp provisoire ne permet pas d’assurer les besoins de ses occupants. Par conséquent, al-Hol est surpeuplé, l’insalubrité y règne, plus de 100 personnes sont décédées à cause des conditions insatisfaisantes dans ce camp – les deux tiers étaient des enfants, dont certains sont morts de froid.

Dans l’ensemble, nous constatons une tendance à la détérioration de la situation humanitaire déjà difficile dans ce camp.

BRUXELLES UE DONNATEURS POUR LA SYRIE ,360402-01-08-1552559817_791602_highres  Photo officielle des participants à la conférence à Bruxelles, le 14 mars 2019. AFP / EMMANUEL DUNAND

La troisième conférence de donateurs « L’aide à apporter pour l’avenir de la Syrie et des pays de la région » s’est déroulée hier à Bruxelles sous l’égide de l’UE et de l’Onu.

La Russie a profité de la plateforme bruxelloise pour faire part à tous les membres responsables de la communauté internationale de la nuisance des sanctions unilatérales décrétées contre Damas par plusieurs pays occidentaux, qui ne font qu’aggraver la situation humanitaire en Syrie.

Je voudrais dire que dans les contacts avec ses partenaires étrangers, y compris les représentants des organisations européennes internationales, la Russie a plusieurs fois posé la question de savoir quelle était la raison des sanctions contre la Syrie.

  • A partir de quelles informations ces sanctions ont-elles été décrétées?

L’unique réponse donnée est que ces sanctions ont été décrétées légalement. On ignore ce qu’elles cachent et quelle était la base pour les décréter.

Il serait bénéfique que quelqu’un se pose vraiment des questions concernant la base juridique et humanitaire de ces sanctions. C’est vraiment absurde:

  • d’un côté, collecter des millions de dollars pour aider la Syrie et les Syriens, parler de leur situation désastreuse, mettre en place des fonds non gouvernementaux,
  • et de l’autre décréter des sanctions bloquant ces processus.

C’est complètement contradictoire. On comprend difficilement comment tout cela coexiste dans le cerveau de ceux qui mènent cette politique.

Malheureusement, les organisateurs de ce forum très représentatif n’ont, cette fois non plus, pas invité les représentants du gouvernement légitime syrien. Les partenaires occidentaux continuent d’ignorer les changements positifs à l’œuvre dans ce pays, notamment grâce aux efforts successifs des autorités syriennes. Je rappelle que l’an dernier, la majeure partie du territoire syrien est passée sous le contrôle du gouvernement central, que le niveau de violence a nettement baissé, que des mesures actives sont entreprises pour promouvoir le processus de paix – le lancement du Comité constitutionnel, par exemple -, et que le flux de réfugiés syriens qui reviennent dans leur foyer en Syrie ne cesse d’augmenter.

Au sujet des réfugiés syriens, nous voudrions également noter ceci. Début mars, une délégation présidée par le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi s’est rendue en Syrie.

ONU Filippo Grandi s'est rendue en Syrie image Filippo Grandi s’est rendue en Syrie

En plus de leurs contacts avec les autorités syriennes à Damas, les représentants de l’Onu ont visité les lieux de logement des Syriens revenus dans les provinces de Homs et de Hama.

Grâce à ce voyage de familiarisation et cette communication directe avec les Syriens, les représentants humanitaires de l’Onu ont pu voir de leurs propres yeux que les rapatriés vivaient dans des conditions normales et n’exprimaient aucune plainte après leur retour au pays.

carte-geographique-syrie « réserve » de Roukban autour d’al-Tarif  (situé sous le Y de Syrie de la carte)

Ce sont les conditions que les autorités syriennes sont prêtes à accorder à leurs citoyens qui cherchent à sortir de la « réserve » de Roukban située dans la zone d’occupation américaine autour de la commune d’al-Tanf. Mais les combattants du groupe Mahavir al-Saura, qui y sévissent et sont protégés par les Américains, les en empêchent en fixant, à leur plus grand malheur, un tarif excessif pour en sortir.

Washington soutient l’arbitraire des bandits en attisant sans relâche la crainte que les gens qui quitteront la « réserve » seront immédiatement arrêtés. Beaucoup n’osent pas contester les doutes américains. Néanmoins, les représentants de l’Onu qui se sont rendus le mois dernier à Roukban ont pu voir eux-mêmes à quel point ses résidents souhaitaient sortir au plus vite de ce cauchemar.

11°/ Sur la mortalité infantile dans le camp de déplacés internes de Roukban en Syrie

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Lors de la conférence de presse précédente, il m’avait été demandé de commenter les données sur la mortalité infantile dans le camp de déplacés internes de Roukban.

Effectivement, selon les informations de l’UNICEF, 12 enfants, dont 5 nouveau-nés, sont morts au camp de Roukban depuis le début de l’année.

Nous pouvons confirmer ces données. Par contre, nous ne disposons d’aucune information sur l’existence d’enterrements de masse d’enfants dans le camp. Nous sommes évidemment très inquiets et préoccupés par la situation.

Comme la Russie l’a déjà fait remarquer à plusieurs reprises, la source du problème est la « zone de sécurité » de 55 km instaurée de manière illégale par les États-Unis sur le territoire syrien – et où se situe justement le camp.

Qui plus est, nous voudrions souligner de nouveau que la seule solution au problème de Roukban réside dans son démantèlement immédiat et au relogement de ses habitants dans des conditions normales.

Nous sommes convaincus que les mesures palliatives – notamment l’envoi de nourriture et de médicaments dans le camp – ne permettront pas de normaliser la situation humanitaire à Roukban, que la majorité écrasante (95%) des habitants veut quitter le plus rapidement possible.

Mais les États-Unis et les groupes armées qui sont sous la tutelle américaine et contrôlent le territoire autour du camp bloquent la sortie de ce dernier. Autrement dit, ils portent toute la responsabilité des événements survenus dans le camp, notamment de la mort des enfants. Comme les Américains fournissent chaque jour tout le nécessaire à leurs militaires, les tentatives de présenter l’envoi d’une aide alimentaire aux habitants du camp comme un problème ne sont, en réalité, que des jeux politiques.

Cette agitation autour de la situation humanitaire à Roukban, en grande partie gonflée de manière artificielle, nous préoccupe d’autant plus que les « militants humanitaires » passent sous silence la situation critique dans un autre camp syrien de déplacés internes, celui d’Al-Hol, qui ne cesse de s’aggraver. 80 personnes y ont déjà trouvé la mort, dont la majorité étaient des enfants.

12°/ Sur les combattants terroristes étrangers toujours présents en Syrie et en Irak

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Le problème du retour des combattants terroristes étrangers de Syrie et d’Irak est depuis longtemps débattu sur différentes plateformes internationales.

On examine activement des mesures destinées à traduire en justice les « touristes du djihad » et à prévenir leur participation future aux activités terroristes, notamment à la dissémination de la propagande terroriste et extrémiste dans la société de leur pays d’origine.

Aujourd’hui, les débats portent également sur les femmes et les enfants des combattants qui ont subi une influence radicalisante et sont porteurs des risques associés.

Dans le cadre de ces débats, les représentants des pays occidentaux promeuvent activement la réhabilitation et la réintégration des combattants et des membres de leur famille, en mettant l’accent sur la protection des droits de l’homme et sur l’importance de prévenir l’atteinte aux droits des personnes condamnées pour des crimes terroristes.

Ce sont bien sûr des propos bons et justes, mais on constate dans la pratique que les mêmes États occidentaux font tout leur possible pour empêcher le rapatriement de leurs ressortissants depuis les théâtres d’opérations armées au Moyen-Orient.

Ainsi, on a de plus en plus souvent recours à la procédure de déchéance de nationalité.

Il s’avère que les démocraties occidentales qui, par le passé, avaient soutenu les bandits armés contre le gouvernement légitime et le Président syrien Bachar al-Assad, tentent désormais de se débarrasser d’eux par tous les moyens: il est parfois difficile de prouver les crimes des touristes du djihad devant le tribunal, alors que les laisser en liberté serait trop risqué du point de vue de la sécurité des citoyens américains et européens.

Je voudrais rappeler aux politiciens et aux responsables qui prennent part à ces débats  qu’on leur a offert une issue excellente quand la Russie expliquait qu’ils soutenaient des terroristes, alors qu’ils affirmaient qu’il s’agissait de « combattants modérés ». Ils pourraient donc qualifier l’activité de leurs ressortissants qui ont combattu sur le territoire des extrémistes comme « modérée » pour les rapatrier tout à fait calmement.

On sait que plus de 800 combattants étrangers, notamment beaucoup de citoyens occidentaux, sont détenus dans certains camps situés sur le territoire syrien dont l’isolement est assuré par l’armée américaine. Que faut-il faire avec eux?

Il est probablement avantageux pour les États-Unis et leurs alliés de maintenir ces combattants en situation d’isolement, dans une incertitude juridique – on se souvient de Guantanamo ou d’autres prisons « secrètes » ou « flottantes » tristement célèbres qui toléraient des modes d’interrogatoire inadmissibles dans tout « État de droit ».

Un moyen encore plus commode de résoudre ce problème réside dans la neutralisation de ces combattants par un tiers. Les Occidentaux ont choisi cette voie en Irak, où ils ont préféré ignorer l’exécution par les autorités irakiennes de centaines de personnes condamnées pour terrorisme, dont des étrangers. Ils ont également négligé les failles de la justice locale qui agissait dans une situation extrême, et qu’ils auraient certainement critiquées dans tout autre contexte.

Il faut souligner certaines divergences au sein du camp occidental concernant l’avenir des combattants étrangers qui restent en Syrie et en Irak: compte tenu des propos des autorités américaines, les États-Unis, qui n’ont qu’une poignée de leurs citoyens dans la région, font actuellement pression sur les Européens désemparés pour qu’ils s’occupent de leurs « djihadistes ».

Le camp occidental n’est uni que dans son refus de l’option la plus juste et défendue par la Russie: remettre immédiatement tous les combattants étrangers restants – et leurs zones de détention – aux autorités syriennes officielles. Une telle option reviendrait à reconnaître indirectement la légitimité du Président Bachar al-Assad élu par les Syriens, ce qui est absolument inacceptable pour beaucoup de « vieilles démocraties ». Les autorités occidentales refusent en même temps de rapatrier leurs citoyens de Syrie afin de les juger pour leurs crimes.

  • En poursuivant l’occupation, illégale de facto et de jure, du territoire d’un État souverain, et en y détenant des combattants étrangers expérimentés, la coalition anti-Daech veut-elle y conserver des possibilités pour utiliser ces combattants dans ses futurs projets politiques ou géopolitiques?

La région a déjà connu des exemples de ce genre, notamment en Libye. On a d’abord armé des personnes que l’on considérait comme des représentants des forces démocratiques pour ensuite lancer des combats contre ces derniers et les éliminer. On a donc lutté contre ses propres armes livrées précédemment dans la zone. Tout cela a eu lieu relativement récemment. Le monde entier l’a déjà vu.

13°/ Sur les déclarations de Maxim Grigoriev, directeur de l’ONG russe « Fonds de recherches sur les problèmes de la démocratie »

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Les journalistes indépendants et les activistes continuent de contribuer à la dénonciation de l’activité pseudo-humanitaire de l’organisation Casques blancs en Syrie en révélant la vérité sur les liens entre les membres des Casques blancs et les groupes terroristes.

Lundi 11 mars au siège de l’OIAC à La Haye et mardi 12 mars en marge de la 40e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, Maxim Grigoriev, directeur de l’ONG russe « Fonds de recherches sur les problèmes de la démocratie », s’est exprimé sur deux thèmes liés: « L’arme chimique en Syrie: information et désinformation » et « Le dossier humanitaire syrien: le récit des témoins ».

25 février (Xinhua) -- Le Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies ..137849996_15511383532161n 25 février  — Le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies ..

A partir des informations recueillies en Syrie, des preuves provenant directement des lieux des événements, a été proposé un regard objectif et convaincant sur l’activité des Casques blancs, qui ont mis en scène des attaques chimiques et des bombardements de quartiers résidentiels.

Je voudrais de nouveau attirer l’attention sur le fait que ce n’était pas la position russe officielle, mais nous pensons que ces informations doivent être étudiées, vérifiées et analysées. Il s’agit d’une analyse profonde et sérieuse basée sur des données factuelles.

L’allocution de l’activiste russe était accompagnée de photos et de vidéos des dizaines de dépositions de témoins – civils, anciens membres de groupes armés illégaux et membres des Casques blancs.

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Ce 11 mars à La Haye a eu lieu un autre événement important organisé par la Représentation permanente auprès de l’OIAC: une conférence de presse consacrée à l’appréciation préliminaire du rapport de la Mission de l’OIAC pour l’établissement des faits d’usage de l’arme chimique en Syrie concernant l’incident de Douma le 7 avril 2018.

14°/ Sur la situation au Venezuela

caracas-noir-m  Caracas privée d’électricité, le 10 mars 2019.Matias Delacroix, AFP

La situation au Venezuela et autour reste extrêmement tendue. Suite à la tentative ratée d’invasion « humanitaire » fin février et l’activité provocante incessante du « président par intérim » autoproclamé, un grand malheur a frappé le Venezuela cette semaine, qui a coûté la vie à de nombreux citoyens de ce pays.

Et il s’est produit, malheureusement, de la manière qui avait été évoquée lors de notre conférence de presse du 7 mars: par un sabotage, littéralement quelques heures après notre mise en garde. Comme la grande majorité des malheurs qui se sont abattus sur le Venezuela indépendant ces dernières années, ce malheur est arrivé de l’extérieur.

Selon le gouvernement légitime du pays dirigé par le Président Nicolas Maduro, ainsi que selon d’autres sources fiables ayant confirmé cette information, le secteur électrique vénézuélien a été attaqué depuis l’étranger.

Il s’agit d’une attaque complexe à distance contre les systèmes de gestion et de contrôle des principales stations de distribution électriques où avaient été installés des équipements fabriqués par un pays occidental. Bien évidemment, les organisateurs de l’agression étaient parfaitement informés de tous les algorithmes de travail et des points vulnérables de ces équipements et des systèmes en question.

Avec les commanditaires de ce sabotage, ils sont responsables de la mort des personnes restées, notamment, sans électricité dans les hôpitaux. Nous espérons que cette responsabilité prendra tôt ou tard la forme d’une sentence juridique. L’enquête est en cours.

Pour anticiper les questions concernant la récente déclaration du Président Nicolas Maduro à ce sujet, je déclare que si nous recevions une requête officielle pour que nos spécialistes contribuent à l’enquête, elle serait étudiée très attentivement.

Je voudrais noter que cet impact nuisible sur les sites d’infrastructure est de plus en plus utilisé en tant que méthode de guerre hybride.

La situation au Venezuela incite à tracer une parallèle avec la situation en Ukraine dans la région de Kherson en automne 2015. Je rappelle qu’à l’époque, des radicaux de droite, désespérés dans leur désir de briser la volonté des Criméens, avaient décrété un « blocus de l’eau » contre la Crimée et fait exploser les lignes à haute tension reliées à la péninsule, mettant sciemment en péril la vie et la santé de centaines de milliers de personnes.

Les « héros » du Maïdan n’hésitaient pas à recourir aux méthodes les plus malveillantes pour atteindre leurs propres objectifs sous la protection des États-Unis et d’autres alliés. En particulier, pendant le blocus énergétique de la Crimée qu’il soutenait, Moustafa Djemilev, qui fait l’objet d’une enquête pénale par contumace en Russie, avait exigé de cesser entièrement les approvisionnements en électricité de la péninsule et se demandait pourquoi les produits alimentaires y étaient encore livrés. Autrement dit, il appelait à organiser un blocus alimentaire – c’est-à-dire à reproduire les épisodes les plus horribles et tragiques des guerres mondiales.

Visiblement, l’inhumanité et la négligence des normes élémentaires de la morale humaine sont des traits généraux de ceux qui se placent au-dessus du droit international, que ce soit vis-à-vis des habitants de la Crimée ou du Venezuela.

 

Dans son aspiration vraiment obsessionnelle à renverser par tous les moyens le gouvernement légitime d’un État souverain, Washington ne lésine pas sur les différents scénarios, qu’il applique aussi bien successivement que parallèlement.

Procédons dans l’ordre.

  • Point 1. Les tentatives des États-Unis, qui ont annoncé étudier « toutes les options sur la table », de s’assurer la moindre compréhension des pays de la région et de la communauté internationale, ont échoué quant à la possibilité d’une agression de l’extérieur.
  • Point 2. Ils n’ont pas réussi à cacher à la communauté internationale leurs tentatives de former des brigades de combat – des groupes armés illégaux. Nous avons déjà parlé des plans d’acheter en Europe de l’Est et de fournir illégalement sur le territoire vénézuélien d’importantes cargaisons d’armes. D’ailleurs, il s’est avéré récemment que les services secrets américains établissaient des contacts avec des contrebandiers et des trafiquants de drogue pour fournir des informations sur les passages transfrontaliers illégaux.
  • Ensuite, point 3: le pari sur un coup d’État militaire. Encore un échec.
  • Le quatrième point est également intéressant. L’invasion « humanitaire » a échoué. D’ailleurs, détail remarquable: un autre exemple de la politique « deux poids, deux mesures » de la Maison blanche est son refus de l’aide que la Havane lui avait proposée dans le cadre de la gestion des répercussions des ouragans Katrina à la Nouvelle-Orléans (États-Unis) en 2005 et Maria à Porto Rico en 2017.
    • Les autorités cubaines avaient à l’époque communiqué à Washington leur volonté d’apporter ce soutien. Il s’agissait d’envoyer des brigades de médecins cubains, ainsi que des dizaines de tonnes de médicaments et d’équipement médicaux, de déployer des hôpitaux mobiles.
    • Les administrations de George W. Bush et de Donald Trump ont rejeté la proposition de la Havane – même si les prétextes invoqués étaient différents.
    • Les Cubains ont souligné leur volonté d’accorder cette aide sans aucune condition préalable et n’ont en rien lié cette initiative à leurs demandes de lever le blocus économique de l’île par Washington.
    • Je voudrais souligner spécialement que les autorités cubaines ont, dans les deux cas, agi en conformité absolue avec les normes internationales et les règles d’octroi de l’aide humanitaire.
    • Elles ont respecté le refus de Washington d’accepter cette aide et n’ont pas tenté de l’imposer ni de l’utiliser à des fins propagandistes.
  • Aujourd’hui on entend les lamentations des politiciens américains qui affirment que le refus de l’aide humanitaire offerte au peuple sinistré du Venezuela signifie nécessairement que le gouvernement du pays doit partir.

Ces mêmes politiciens oublient pourtant de mentionner le peuple vénézuélien qui souffre notamment des sanctions de Washington. Tout cela est absurde.

  • On constate ces derniers temps de plus en plus de signes de la mise en œuvre du cinquième point de ce plan criminel: il s’agit des diversions.
    • L’activité de sabotage contre les sites civils suit toujours la même logique vicieuse: le pire annonce le meilleur. Je pense que tout le monde comprend bien qui souffre du pire – il n’existe dans ce cas-là qu’une seule cible, le peuple vénézuélien – et qui compte sur le meilleur.

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Mais arrêtons pour le moment de citer les points de ce plan pour recommander à ceux qui rédigent ces projets illégaux et allant à l’encontre du droit international – qui comprennent des points et des sous-points – de réfléchir à leurs répercussions éventuelles.

Nous avons appris, non sans inquiétude, la décision de Washington d’évacuer tout le personnel de sa mission diplomatique à Caracas.

Cette initiative en tant que telle n’est pas inhabituelle: on avait immédiatement montré la porte aux ambassadeurs américains suite à la rupture des relations diplomatiques entre le Venezuela et les États-Unis.

La source de notre inquiétude est ailleurs: le Secrétaire d’État Mike Pompeo a annoncé que la présence des collaborateurs américains constituait une limitation pour les actions des États-Unis.

  • De quelles actions parlait-il?

Pour revenir à la thèse de la « crise humanitaire au Venezuela », nous voudrions attirer l’attention sur une autre déclaration de Mike Pompeo,

qui souligne la non-implication des États-Unis dans la chute de la production des matières premières agricoles au Venezuela.

L’administration américaine renforce activement ses sanctions économiques contre le Venezuela, dont les dommages directs sont comparables aux dépenses du Gouvernement légitime de Nicolas Maduro pour les achats annuels de matières premières étrangères pour l’industrie alimentaire (plus de 800 millions de dollars).

En même temps, selon John Bolton, conseiller du Président américain à la sécurité nationale, les États-Unis étudient de nouvelles sanctions visant à resserrer l’« étau et priver de moyens le régime de Nicolas Maduro« .

  • Que peut-on commenter dans ce cas-là?

Des propos de ce genre n’auraient probablement pas semblé odieux il y a 100 ou 200 ans, quand il n’était pas encore de coutume d’évoquer le droit international, les droits de l’homme ou les aspects humanitaires.

Mais nous vivons en 2019.

  • Comment est-ce possible aujourd’hui?

Tout cela est aggravé par la vitesse du partage des informations, car tout le monde apprend tout en quelques secondes.

  • Comment des choses de ce genre peuvent-elles exister dans les pays qui se considèrent comme civilisés, ouverts, libres et démocratiques?

Il semble que Washington préfère rester prisonnier de ses propres illusions. Les propos du Secrétaire d’État Mike Pompeo sur une « réponse sévère de la communauté internationale à la Russie » (« the international community sharply rebuked Russia ») et les « 54 États démocratiques qui ont officiellement soutenu » le prétendu président vénézuélien par intérim, sont tout aussi irréalistes.

Il semble que les « amis étrangers de la démocratie vénézuélienne », obsédés par ces persécutions, refusent de reconnaître un fait très simple: plus de deux tiers des États membres de l’Onu s’abstiennent toujours de reconnaître le « protégé » illégitime de Washington qui a, par ailleurs, récemment annoncé qu’il continuerait à assumer les fonctions présidentielles pour « réaliser les espoirs apparus chez les Vénézuéliens ces derniers jours ».

Quand les médias ont commenté le retour de ce politicien au Venezuela, certains ont indiqué qu’il avait pris un vol régulier. Beaucoup de sources ont pourtant souligné qu’il ne s’était pas fait enregistrer pour ce vol. Comment peut-on prendre un vol régulier sans enregistrement? C’est une grande question.

15°/ Sur la situation actuelle en Afghanistan

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Nous remarquons une sérieuse aggravation de la situation militaro-politique en Afghanistan ces derniers temps. Les talibans ont commis plusieurs grandes attaques contre les bases militaires et les postes de contrôle des forces gouvernementales.

Le groupe terroriste Daech s’est fait remarquer par un nouvel attentat  le 7 mars: un bombardement à l’occasion d’une activité commémorative à Kaboul, qui a blessé l’un des candidats à la présidentielle Abdul Latif Pedram.

De son côté, l’aviation de la coalition internationale et des forces gouvernementales afghanes s’efforce de ne pas réduire l’intensité des bombardements contre les régions contrôlées par l’opposition armée et sa pression militaire sur le terrain.

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Nous soulignons que tout cela se déroule alors que les négociations se poursuivent entre les États-Unis et les talibans sur la cessation du conflit armé afin de déboucher sur l’établissement de la paix en Afghanistan. Il y a même des informations sur un accord préalable concernant les conditions du retrait des forces étrangères d’Afghanistan, qu’il reste à mettre au point et à valider sur le papier.

Dans cette situation, les belligérants cherchent probablement, par le renforcement de la pression militaire, à appuyer leurs arguments dans les négociations. Nous jugeons que cette voie est sans perspectives, ne contribue pas à trouver une entente, et mène directement à l’échec des négociations, sans parler des souffrances endurées par les Afghans ordinaires à cause de la guerre qui perdure.

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Nous appelons les belligérants en Afghanistan à cesser les activités militaires, ainsi qu’à montrer leur bonne volonté au peuple afghan et leur aspiration à déboucher sur une paix véritable.

16°/ Sur la hausse de la tension dans le nord du Kosovo

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Une hausse de la tension est constatée dans le nord du Kosovo majoritairement peuplé de Serbes. Les autorités albano-kosovares durcissent leur contrôle administratif sous prétexte de bloquer les livraisons de marchandises de Serbie, qu’elles jugent illégales car elles contournent les taxes rédhibitoires de 100% décrétées en novembre 2018 par Pristina. La situation liée à l’accès à certaines ressources vitales, notamment à la nourriture, s’aggrave. Pristina a lancé un mandat d’arrêt contre plusieurs personnalités importantes de la communauté serbe. Des forces de Pristina sont envoyées dans les zones peuplées par des Serbes.

KOSOVO après la guerre entre forces de Belgrade et indépendantistes kosovars (1998-99), cet homme de 59 ans approuve la prise de contrôle formelle fin 2016 par le Kosovo du groupe industrialo-minier Trepca,  Près de 20 ans après la guerre entre forces de Belgrade et indépendantistes kosovars albanais (1998-99), cet homme de 59 ans approuve la prise de contrôle formelle fin 2016 par le Kosovo du groupe industrialo-minier Trepca, auquel appartient Stanterg (Stari Trg pour les Serbes).
 En plus de la « plateforme » d’ultimatum adoptée ce 7 mars par l’Assemblée du Kosovo – qui prive la poursuite du dialogue entre Belgrade et Pristina de tout son sens -, et de la récente tentative d’établir le contrôle sur la partie serbe de l’usine métallurgique Trepca pour priver de travail plusieurs milliers d’ouvriers ayant une famille, ces mesures des autorités kosovares ne sont rien d’autre qu’un étau qui se resserre, une expulsion méthodique des Serbes du territoire en créant des conditions insupportables pour eux, une intimidation dans l’esprit des épurations ethniques.
  • Où sont toutes les structures européennes des droits de l’homme?
  • Où sont ceux qui s’occupent des droits de l’homme et qui connaissent les problèmes de la région?

La Force internationale pour le Kosovo doit remplir son mandat du Conseil de sécurité des Nations unies et empêcher la violence vis-à-vis des Serbes kosovars.

Nous notons que la KFOR n’a aucunement empêché les actions agressives des Kosovars au nord par le passé, et qu’elle est encore restée à l’écart cette fois.

La situation de crise au nord du Kosovo résulte de la complaisance des « superviseurs extérieurs » de Pristina – les États-Unis et l’UE depuis des années.

Cela explique les « appétits » excessifs des Albanais kosovars aujourd’hui, leur ligne irréconciliable dans le dialogue avec Belgrade. Washington et Bruxelles doivent dompter les radicaux de Pristina élevés sous la tutelle de l’Occident.

Je rappelle la devise de la publicité activement diffusée il y a quelques années, immédiatement après la prétendue reconnaissance de l’indépendance du Kosovo sur les chaînes centrales américaines:

« Le Kosovo – un pays de possibilités ». 

A présent, nous voyons de quelles possibilités il s’agissait. Les radicaux de Pristina s’en prennent sciemment à la paix et à la sécurité au Kosovo. Ils sont la source du conflit dans la région des Balkans dans l’ensemble.

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17°/ Sur la publication du « Livre blanc des violations des droits de l’homme par des pays occidentaux sous prétexte de lutter contre le terrorisme et d’autres menaces et défis criminels »

DROIT DE L HOMME la-dudh-etait-adoptee-par-l-assemblee-generale-des-nations-unies-a-paris-le-10-decembre-1948-photo-stringer-afp-1544539427Adopté le 10 décembre 1948 à Paris, ce texte fondateur de l’après-guerre promettait de bâtir un nouvel ordre international fondé sur les droits de l’homme.

Le Ministère russe des Affaires étrangères a rédigé un « Livre blanc des violations des droits de l’homme par des pays occidentaux sous prétexte de lutter contre le terrorisme et d’autres menaces et défis criminels ».

(http://www.mid.ru/ru/foreign_policy/international_safety/crime/-/asset_publisher/3F5lZsLVSx4R/content/id/3571187

La situation actuelle est telle que la communauté internationale est contrainte de durcir les fonctions de contrôle des forces de l’ordre et des renseignements pour lutter contre la menace terroriste et le crime.

La protection des droits de l’homme à la vie et à la sécurité physique entre parfois en contradiction avec d’autres principes de défense des droits.

Pour l’instant, le dilemme universel de savoir ce qui est plus important entre les droits de l’homme et la garantie de sa sécurité n’est toujours pas résolu. Les pays occidentaux adoptent une ligne très ferme visant à renforcer les fonctions de sécurité des structures publiques et à élargir leurs capacités, ce qui possède souvent l’effet secondaire de restreindre les libertés et les droits individuels des citoyens. La Russie est critiquée pour recourir à de telles méthodes alors qu’elles sont plus souples qu’en Occident. Les Américains et certains Européens accusent à la moindre occasion Moscou d’enfreindre les droits de l’homme.

Le document que nous présentons aujourd’hui réunit les informations qui montrent que dans les faits, les renseignements occidentaux disposent de larges capacités pour exercer un contrôle presque total sur la société, et illustrent la tendance visible au renforcement de leurs pouvoirs.

Afin de surveiller le trafic internet et, si besoin, de censurer l’internet, ils imposent aux sociétés informatiques privées et aux opérateurs de coopérer avec eux, continuent de surveiller les utilisateurs des systèmes d’information et de communications aussi bien au niveau national qu’à l’étranger, notamment dans les pays alliés, ainsi que vis-à-vis des organisations internationales. En résulte une violation systématique du droit à la vie privée de ses propres citoyens et des citoyens étrangers.

Sous couvert de lutter contre le terrorisme, les pays occidentaux bafouent souvent les droits des citoyens à l’intégrité individuelle et à un procès juste, ce qui se traduit par des arrestations illégales, des tortures et des exécutions sommaires.

Cette publication rapporte également des violations de la liberté d’opinion, dénonce les tentatives de restreindre la liberté des médias et d’instaurer la torture, et contient des exemples du recueil d’informations personnelles par les forces de l’ordre et les renseignements de pays occidentaux en contournant la législation d’autres États.

De plus, ce document aborde le problème du recours,  en Occident, à des mesures de contrôle selon le principe racial, ethnique ou religieux, ainsi que la pratique du « profilage » racial (ou autre) des citoyens par les renseignements sous prétexte de lutter contre le terrorisme.

Nous pensons que de telles approches, aggravées par le deux poids deux mesures du côté des pays occidentaux, comportent un risque pour une grande partie de la communauté internationale qui prône la primauté du droit international dans la politique étrangère et un respect scrupuleux des droits de l’homme fondamentaux.

18°/ Sur la réunion de la Commission conjointe créée dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action global commun pour régler la situation autour du programme nucléaire iranien

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Les 5 et 6 mars à Vienne s’est tenue, au niveau des directeurs politiques, la réunion de la Commission conjointe créée dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action global commun pour régler la situation autour du programme nucléaire iranien.

Elle avait été précédée par une étape de préparation difficile ayant débouché sur une série de consultations d’experts dans différents formats et de réunions des Groupes de travail du Plan d’action dans tous les principaux domaines.

Il est possible d’affirmer que malgré le refus des États-Unis de remplir leurs engagements dans le cadre des accords généraux de 2015 fixés par la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies, le Plan d’action a tenu le coup, il reste fonctionnel et continue d’être appliqué à part entière. Bien sûr, cela est dû grâce aux sérieux efforts des membres restants du Plan d’action, qui doivent compenser le préjudice causé par Washington et reconstituer brique par brique l’équilibre initial sur lequel l’accord était bâti.

Les résultats de la réunion de la Commission conjointe témoignent de l’attachement immuable des participants actuels du Plan d’action à leurs engagements.

L’Iran respecte inconditionnellement toutes les exigences, ce qui est confirmé régulièrement par l’AIEA. L’activité nucléaire dans ce pays se trouve sous le contrôle permanent de l’Agence et c’est un modèle de transparence. Nous le rappelons à ceux qui critiquent constamment l’accord nucléaire et tentent de l’annuler.

La Commission conjointe a passé en revue la mise en œuvre des tâches pratiques fixées par le Plan d’action. Il est notamment question de réorienter l’ancienne usine d’enrichissement d’uranium de Fordo sur la production d’isotopes stables (avec la participation active d’experts nucléaires russes), de moderniser le réacteur de recherche d’Arak, d’apporter une aide internationale à l’Iran dans la maîtrise du nucléaire pacifique et le renforcement de la sécurité nucléaire, de fournir dans ce pays des marchandises et des technologies contrôlées conformément aux procédures du Plan d’action.

Une attention particulière a été accordée à la levée de toutes les sanctions unilatérales et internationales décrétées auparavant contre l’Iran à cause de son programme nucléaire, ce qui était l’une des conditions fondamentales pour signer le Plan d’action. La discussion substantielle qui s’est déroulée à ce sujet a révélé un rejet ferme des décisions américaines de rétablir les sanctions unilatérales contre l’Iran, ce qui va à l’encontre du Plan d’action.

La violation intentionnelle et démonstrative par Washington du Plan d’action, de la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies et de l’article 25 de la Charte de l’Onu forçant tous les pays à remplir les décisions du Conseil de sécurité, suscite de plus en plus d’inquiétude. De plus, tout le monde est préoccupé par les actions entreprises par les États-Unis pour empêcher la réalisation successive du Plan d’action après que l’Amérique a décidé de se retirer de cet accord et s’est retrouvée sur la touche diplomatique.

Les membres de la Commission conjointe sont déterminés à contrer les attaques de sanctions des États-Unis et à mettre tout en œuvre pour empêcher l’échec des projets convenus faisant partie intégrante des accords de 2015.

Nous considérons la création par la « troïka européenne » de l’Instrument en soutien des échanges commerciaux avec l’Iran (INSTEX) qui, nous l’espérons, sera utilisé très prochainement pour soutenir le Plan d’action, comme un pas en avant. Cela est avant tout dans l’intérêt des pays d’Europe eux-mêmes et de leurs compagnies directement impliquées dans la mise en œuvre de l’accord nucléaire et qui continuent d’entretenir, dans les conditions actuelles difficiles, des contacts et des liens d’affaires avec leurs partenaires iraniens. Nous espérons que l’INSTEX sera également ouvert à d’autres États.

L’un des principaux résultats de la réunion de la Commission conjointe est l’entente résolue d’accroître la coopération pratique dans les domaines visés par les déclarations ministérielles des pays membres du Plan d’action en juillet et en septembre 2018. Ces dernières mettent l’accent sur le renforcement de la coopération commerciale et économique avec l’Iran. C’est une réponse solidaire à Washington, qui pousse lui-même la communauté internationale à former un front global pour lutter contre la politique de sanctions des États-Unis.

La Russie continue de tout faire pour que le Plan d’action reste fonctionnel et durable, et que les hauts objectifs fixés, pour lesquels les accords ont été conclus, soient atteints en temps voulu.

à suivre


SOURCE/ http://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/3573250

3 réflexions au sujet de « 3243 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 15 mars 2019 »

  1. […] 19 MARS 2019 SANSAPRIORIAMÉRIQUES, ASIE, EUROPE & FRANCE, GEOPOLITIQUE, GUERRE, POLITIQUE INTERNATIONALE, RUSSIE – B.R.I.C.S & ASIE, USA.NICOLA RENZI, AFGHANISTAN, AL-HOL, ALGÉRIE, ARME BIOLOGIQUE, ARME CHIMIQUE, ARMES DANS L’ESPACE, BAGHOUZ, CASQUES BLANCS, CONFÉRENCE DU DÉSARMEMENT, CONSEIL DE TUTELLE DU FONDS GORTCHAKOV, CRIMÉE, DAESH, DONETSK, DROIT DE L’HOMME, FÉDÉRATION DE RUSSIE, FILIPPO GRANDI (ONU), INSTITUT D’ÉTAT DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MOSCOU (MGIMO), IRAK, KFOR, KIRILL VYCHINSKI, KOSOVO, LA FONDATION ROUSSKI MIR, LE FORUM DE YALTA, LIVRE BLANC DES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME, LOUGANSK, MARIA ZAKHAROVA, MAXIM GRIGORIEV, MINISTÈRE RUSSE DES AFFAIRES ETRANGÈRES, NICOLAS MADURO, NOUVELLE ZÉLANDE, NUCLÉAIRE, OIAC, ONU, PANNE ELECTRIQUE, RAMTANE LAMAMRA (ALGÉRIE), ROUKBAN, SAINT-MARIN (ITALIE), SERGUEÏ LAVROV, SYRIE, TERRORISME, TOURISTES DU DJIHAD, UKRAINE, UNICEF, VENEZUELA […]

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