3106 – A/ — Bâtir l’Eurasie … Pour comprendre ce qu’est l’Eurasie. B/– La Chine et les PECO envisagent de nouvelles perspectives pour la coopération 16+1. C/– Pour comprendre ce qu’est l’Eurasie … la revue Conflits.

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Politique Société – 30/11/2018 – VisegradPost – Par Gábor Tóth, président de l’association Gateway to Europe V4-China.

Europe centrale, Hongrie, Chine – Shanghai est devenue le centre d’attention de la deuxième semaine de novembre : il s’y est tenu la première exposition internationale sur l’importation chinoise (China International Import Expo) à laquelle ont participé plus de 2.800 entreprises de 130 pays et régions du monde. La Hongrie était l’invitée d’honneur parmi quelques grands pays tels que le Royaume-Uni, la Russie et l’Allemagne. Les entreprises hongroises ont fait la promotion de leurs produits tandis que les politiciens ont ouvert la voie à une coopération harmonieuse.
C’est une réussite importante pour la diplomatie hongroise, car nous étions le seul pays de la région d’Europe centrale et orientale à avoir été convié à faire partie des invités principaux. Pendant plusieurs jours, la presse hongroise a analysé tous les avantages de cette exposition historique, louant des relations entre la Hongrie et la Chine qui n’ont jamais été aussi fortes au cours de nos 70 années de coopération officielle.
Cependant, un événement d’une importance encore plus grande s’est déroulé juste après le retour de M. Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, de Shanghai ; un événement que la presse n’a pas beaucoup traité, peut-être parce que ce n’était pas aussi spectaculaire que celui s’étant déroulé en Chine.
Les dirigeants des 16 + 1 (PECO + Chine, ndlr) banques centrales se sont rencontrés à Budapest pour renforcer leurs liens dans le domaine de la finance, ouvrant ainsi un nouveau chapitre des relations entre les PECO et la Chine.

M. Orbán a prononcé un discours contenant certaines réflexions qu’il convient de noter car elles sont visionnaires.

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C’était la première fois que les banquiers centraux des seize pays d’Europe centrale et orientale et de la Chine tenaient une conférence conjointe.

« Les dix dernières années ont prouvé que la montée de l’économie chinoise n’était pas un phénomène temporaire. La Chine sera une étoile fixe dans les années à venir et restera un acteur majeur de l’économie mondiale pendant très longtemps, » a déclaré le Premier ministre.

Il a en outre noté qu’en plus les relations historiques et géographiques, des relations économiques naîtront également entre les deux pôles de pouvoir émergents : la Chine et l’Europe centrale. Les deux régions seront de plus en plus connectées.

« Il ne s’agit de rien de moins que de la Chine et l’Europe centrale faisant partie d’une seule région géographique contiguë, » a poursuivi M. Orbán, ajoutant que, par chemin de fer, il est possible de voyager, et de transporter des marchandises entre la Chine et les PECO en deux semaines. Si nous parvenons à établir une liaison ferroviaire rapide entre les ports grecs et le reste de l’Europe, ce voyage sera encore plus rapide.

Il existe cependant un problème majeur qui rend la construction de l’Eurasie plus difficile qu’elle ne devrait être.

Le piège émotionnel et idéologique dans lequel se trouvent certains pays d’Europe occidentale. Cependant, tout le monde comprendra in fine que nous devons adopter une approche sans idéologie de la Chine. Nous devons accepter le fait que nous sommes différents, que nous organisons nos vies différemment et que nous menons nos pays de différentes manières.

HONGRIE CHINE 07.07.2018 ...137306934_15309234966651n  French.xinhuanet.com | Publié le 2018-07-07 à 05:20

En ce qui concerne la Hongrie, le volume des échanges commerciaux entre nous et la Chine avoisine les 70 milliards de dollars et son taux de croissance est stupéfiant, se situant en moyenne à 10% ; et il a augmenté de 18% au cours des trois premiers trimestres de 2018.
Le Premier ministre a également souligné le fait qu’il était de plus en plus probable que nous devions nous préparer à ce que le dollar perde son monopole dans le commerce mondial. Ceci est une déclaration à ne pas prendre à la légère.
Eh bien, les Hongrois prennent cela au sérieux, ce qui se reflète également dans notre politique monétaire. Orbán a déclaré à son auditoire: « Lorsque nous émettrons des obligations à l’étranger, nous le ferons en direction de l’Est et nous travaillerons à créer la possibilité que le yuan soit la devise dans laquelle le commerce bilatéral est réglé ». Le lecteur comprendra aisément pourquoi je crois que cet événement, avec ce discours, est plus important que l’exposition de Shanghai.
Mais ce n’est pas tout : selon des analyses – en partie hongroises et en partie internationales – qui se trouvent sur le bureau du Premier ministre, la probabilité d’une autre crise imminente est de 70%. Ils affirment que nous devrions nous attendre à un déclin économique de nature non spécifiée : inférieur à la crise de 2008, mais presque certain d’arriver. Cela rend d’autant plus essentiel pour la Hongrie de rester droite dans ses bottes et de s’en tenir à sa politique d’ouverture à l’Est.
Si nous voulons vraiment construire l’Eurasie, nous devons mettre en œuvre des développements majeurs, principalement des infrastructures, car nous devons relier la Chine, l’Europe centrale et les Balkans à un réseau unique : un réseau à l’échelle mondiale.

La Hongrie est encore une fois en première ligne de l’Histoire.

Nous sommes à l’aube d’une nouvelle ère et nos amis d’Europe centrale peuvent nous faire confiance et faire appel à nous pour construire une coopération avec la Chine. Après tout, nous devons bien faire quelque chose comme il faut, car nous sommes le seul pays au cœur de l’Europe à bénéficier de l’attention particulière et d’un partenariat politique stratégique avec le géant asiatique. La construction d’une Eurasie véritablement unitaire dépendra de la manière dont les pays de l’Europe centrale et orientale trouveront enfin un terrain d’entente et travailleront ensemble pour faire de leur aventure commune sur la Nouvelle Route de la Soie un succès futur.

 

Traduit de l’anglais par le Visegrád Post.

Article publié à l’origine en anglais sur GLOBS.

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Le Format « 16+1 » est composé de la Chine et de 16 pays d’Europe centrale et orientale :

  1. 1/ Estonie,
  2. 2/ Lettonie,
  3. 3/ Lituanie,
  4. 4/ Pologne,
  5. 5/ République Tchèque
  6. 6/ Slovaquie,
  7. 7/ Hongrie,
  8. 8/ Roumanie,
  9. 9/ Bulgarie,
  10. 10/ Slovénie,
  11. 11/ Croatie,
  12. 12/ Serbie,
  13. 13/ Bosnie-Herzégovine,
  14. 14/ Monténégro,
  15. 15/ Albanie
  16. 16/ Macédoine.

Depuis 4 ans, le partenariat, dans le cadre du Format « 16+1 », se développe en particulier autour de l’initiative chinoise de la « Nouvelle route de la soie ».

SOURCE/ https://visegradpost.com/fr/2018/11/30/batir-leurasie/

 

B/ –La Chine et les PECO envisagent de nouvelles perspectives pour la coopération 16+1 (REPORTAGE)

SOFIA, 7 juillet (Xinhua) — Lors de la première visite en Bulgarie d’un Premier ministre chinois en 18 ans, la coopération 16+1 a été soulignée par les dirigeants de la Chine et des 16 pays d’Europe centrale et orientale (PECO) réunis à Sofia pour discuter de l’avenir du cadre de coopération interrégional.

CHINE UE Le Premier ministre Li Kequiang est en déplacement en Europe, keqiang  Le Premier ministre Li Kequiang est en déplacement en Europe,

Lors de la 7e réunion des chefs de gouvernement de la Chine et des PECO tenue samedi, le Premier ministre chinois Li Keqiang a présenté des propositions pour l’élaboration d’un projet de coopération 16+1, appelant à approfondir la coopération ouverte et pragmatique entre la Chine et les PECO afin de promouvoir la prospérité et le développement communs.
« Tant que nous insistons sur une coopération ouverte, des bénéfices mutuels et des résultats gagnant-gagnant, tout en demeurant pratiques avec une confiance ferme, la coopération 16+1 sera sûrement promue régulièrement et elle apportera une contribution plus importante au développement des relations entre la Chine et l’Union européenne (UE), ainsi qu’à l’ouverture et à la prospérité du monde », a déclaré M. Li lors de la réunion.

DES PROPOSITIONS POUR CRÉER DE NOUVELLES PERSPECTIVES

Lors de la réunion, dont le thème est « Approfondir la coopération ouverte et pragmatique pour une prospérité inclusive », M. Li a appelé les deux parties à protéger conjointement la mondialisation économique et le libre-échange, à maintenir un système commercial multilatéral fondé sur des règles, à contrer l’unilatéralisme et le protectionnisme et à promouvoir vigoureusement la libéralisation et la facilitation du commerce et de l’investissement.
Il a appelé davantage de pays d‘Europe centrale et orientale à participer à la construction de diverses formes de parcs industriels en fonction de leurs propres avantages et à encourager une nouvelle force pour la coopération en matière d’innovation.
La coopération financière devrait être renforcée en vue d’ouvrir plus de canaux d’investissement et de financement pour la coopération 16+1 afin de résoudre les difficultés de financement, selon M. Li. Il a invité les institutions financières des PECO à établir des bureaux en Chine pour les affaires.

Le Premier ministre chinois a également appelé à améliorer la coopération locale et à intensifier les échanges culturels et interpersonnels entre les deux parties.

Les dirigeants des PECO ont pleinement reconnu les réalisations fructueuses de la coopération 16+1 et ont parlé positivement des initiatives de coopération proposées par M. Li.
Les résultats de la coopération réalisée au cours des six dernières années ont dépassé les attentes, alors que le volume des échanges commerciaux entre la Chine et les PECO est passé de 40 milliards à près de 70 milliards de dollars.

Les investissements chinois ont atteint 10 milliards de dollars, tandis que ceux des PECO en Chine se sont établis à plus de 1,4 milliard de dollars.

CHINE UE Le Premier ministre chinois Li Keqiang (g) et son homologue bulgare Boïko Borissov, le 6 juillet 2018 à Sofia (AFP-Nikolay DOYCHINOV) c0f5206474a055f100d4e4a94291423687376d8a                            Le Premier ministre chinois Li Keqiang (g) et son homologue bulgare Boïko Borissov,
le 6 juillet 2018 à Sofia (AFP/Nikolay DOYCHINOV)
La Chine et les PECO ont conjointement publié samedi une ligne directrice pour leur coopération, et leurs dirigeants ont été témoins de la signature de plus de 20 documents de coopération. M. Li et son homologue bulgare Boïko Borissov ont également dévoilé la zone de démonstration agricole Chine-PECO.

UNE COOPERATION CONFORME AUX INTERETS DE L’EUROPE

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Lors d’une série d’événements diplomatiques à Sofia, y compris la réunion Chine-PECO et un forum d’affaires, M. Li a réitéré que la coopération 16+1, qui inclut des membres de l’UE et des pays non-membres de l’UE, était ouverte, transparente et inclusive.

La coopération avec les PECO ne constitue pas pour la Chine une ambition géopolitique, a déclaré M. Li dans son allocution lors du 8e Forum économique et commercial Chine-PECO.

M. Li a estimé que le mécanisme de coopération « 16+1 » profitait non seulement au développement des deux parties, mais qu’il aidait aussi à réduire les écarts au sein de l’Union européenne (UE) en faveur d’un développement équilibré et d’un avancement de l’intégration européenne, soulignant que la coopération 16+1 était conforme aux intérêts globaux de l’Europe.
Le chef du gouvernement chinois a indiqué que la coopération 16+1 suivait toujours les règles internationales communes, dont celles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), ainsi que les cadres juridiques et réglementaires pertinents de l’UE.
De plus, la Chine préconise que cette coopération 16+1 soit menée sur la base des principes de consultation extensive, de contribution conjointe et de bénéfice partagé, tandis qu’il est exigé des entreprises qu’elles participent aux appels d’offre pour des projets européens en conformité aux réglementations du marché et aux règles commerciales, a-t-il noté.
Toutes les parties ont convenu que la coopération 16+1 n’était pas un outil géopolitique mais une plate-forme de coopération pratique, dans le cadre de laquelle la coopération est menée conformément aux règles de l’UE. Le mécanisme profitera à la fois à la Chine et aux PECO et facilitera le processus d’intégration de l’Europe, ce qui pourrait renforcer l’UE au lieu de l’affaiblir.

DES RENCONTRES DE HAUT NIVEAU CONSOLIDENT LE CONSENSUS

CHINE UE DE L EST 2018-07-09 W020180709499220245458  2018-07-09 · Source: Xinhua – la septième réunion Chine-PECO, il a également espéré que la Chine pourrait contribuer à promouvoir la connectivité régionale dans le cadre de la coopération 16+1.
Lors de son séjour à Sofia, M. Li a également rencontré plusieurs dirigeants des pays d’Europe centrale et orientale et ils ont convenu de renforcer la coopération dans divers domaines.
LETTONIE CHINE (Xinhua- Li Tao). SOFIA, 7 juillet (Xinhua) -- Le Premier ministre chinois Li Keqiang a rencontré son homologue letton Maris Kucinskis137309036_15310407014571n  (Xinhua/Li Tao). SOFIA, 7 juillet (Xinhua) — Le Premier ministre chinois Li Keqiang a rencontré son homologue letton Maris Kucinskis
Le Premier ministre letton Maris Kucinskis a déclaré lors de sa rencontre avec M. Li que la Lettonie était une amie fiable de la Chine et était prête à coopérer avec le pays asiatique pour continuer à renforcer leur coopération en matière d’innovation scientifique et technologique ainsi qu’en recherche et développement.
TCHEQUE le Premier ministre tchèque Andrej Babis. 880x495_cmsv2_44e45e77-ec82-5787-9eac-c169b8606afa-3158968  le Premier ministre tchèque Andrej Babis.
La République tchèque est prête à améliorer le niveau de la coopération commerciale et d’investissement avec la Chine, espère participer à la première Exposition internationale d’importation en Chine et continue à prendre activement part à la coopération 16+1, a déclaré pour sa part le Premier ministre tchèque Andrej Babis.
ROUMANIE La Première ministre roumaine Viorica Dancila a vigoureusement défendu son pays devant le Parlement de StrasbourgB9717133254Z.1_20181003191436_000+GLRC5EAOK.2-0  La Première ministre roumaine Viorica Dancila a vigoureusement défendu son pays devant le Parlement de Strasbourg
Selon la Première ministre roumaine, Viorica Dancila, la Roumanie accueille favorablement les investissements de la Chine dans la construction de ses infrastructures et continuera à optimiser son environnement juridique et politique. Mme Dancila a également souhaité que davantage de touristes chinois visitent la Roumanie.

La Roumanie assumera la présidence tournante de l’Union européenne l’année prochaine et espère continuer à jouer un rôle actif dans le resserrement des liens entre la Chine et l’UE et le renforcement de la coopération 16+1, a déclaré Mme Dancila.

De plus, les dirigeants des PECO ont présenté leurs attentes concernant la consolidation de la coopération 16+1 lors de la réunion Chine-PECO.

Ils ont exprimé leur volonté de continuer à défendre les notions de coopération ouverte et gagnant-gagnant, de consultation égale et de bénéfice mutuel, à renforcer la coopération dans les domaines de l’économie, du commerce, de l’investissement, des transports, de l’énergie, du tourisme et de l’éducation, ainsi qu’à maintenir le multilatéralisme et le libre-échange et à s’opposer au protectionnisme, afin de promouvoir la coopération 16+1 pour de nouveaux progrès.
La Bulgarie est la première étape de la visite d’une semaine de M. Li en Europe. Il s’agit de sa première visite en Bulgarie depuis son entrée en fonction. Le Premier ministre chinois se rendra le 8 juillet en Allemagne pour poursuivre sa tournée européenne.


SOURCE/ http://french.xinhuanet.com/2018-07/08/c_137309975.htm

C/– Pour comprendre ce qu’est l’Eurasie

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« Il faut lire la nouvelle revue Conflits, lancée par l’historien Pascal Gauchon, entouré d’un conseil scientifique d’une grande qualité. »

♦ Qu’est-ce que l’Eurasie ? Au sens banal, c’est l’addition de l’Europe et de l’Asie, de toute l’Europe et de toute l’Asie, Inde, Chine, Indochine et autres régions comprises. C’est le bloc de la «grande terre» du monde. Mais ce ne peut être un projet de civilisation.


Au sens plus restreint, l’Eurasie, c’est souvent compris comme l’Europe et la Russie, en partie asiatique. L’Europe et la Russie actuelle ? Ou l’Europe et la Grande Russie du XIXe siècle et de l’Union soviétique ? Dans ce cas, il n’est pas interdit – et les eurasistes ne se l’interdisent pas – de parler de projet de civilisation.
Conflits n°1
D’où une troisième définition de l’Eurasie, qui était celle de l’excellent numéro d’avril 2011 de la collection Autrement : «Eurasie, au cœur de la sécurité mondiale». Cette troisième définition de l’Eurasie, c’est celle des pays de l’ex-Union soviétique d’Asie centrale, dont le plus grand est le Kazakhstan, et qui s’étendent entre la Mongolie et la Turquie, et sont d’ailleurs en partie turcophones. Ce sont principalement les peuples ouralo-altaïques. Ce sont des pays frontières, des « limes », et ce sont les enjeux du projet de Poutine visant à ne pas se laisser encercler par l’Europe et la tentacule atlantiste. Comment ? En opposant à l’extension continue de l’Union européenne, en d’autres termes du grand marché transatlantique, et à l’extension de l’OTAN, une communauté de pays solidaires au plan économique et géopolitique. Ce projet est bon pour la Russie. Il est aussi bon pour l’Europe ; il nous fait signe vers une possible réappropriation de notre destin.
Pour connaitre le projet de Poutine, qui prend forme, et qui est viable, il faut lire la nouvelle revue Conflits, lancée par l’historien Pascal Gauchon, entouré d’un conseil scientifique d’une grande qualité. Précision des analyses, nombreuses cartes explicatives, entretiens, pluralité des points de vue (analyses idéologiques, géographiques, historiques, économiques…), cette nouvelle revue consacrée à « Eurasie, le grand dessein de Poutine » est à lire et à conserver.

Pierre Le Vigan
21/06/2014

Conflits, n° 1 avril-mai-juin 2014, www.revueconflits.com

Correspondance Polémia – 23/06/2014

Image : Conflits n°1


source/https://www.polemia.com/pour-comprendre-ce-quest-leurasie/

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