3060 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 8 novembre 2018

8 novembre 201816:28
  • 1/-   Sur la deuxième réunion du Format de consultations de Moscou sur l’Afghanistan
  • 2/-   Sur l’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Ministre sud-ossète des Affaires étrangères Dmitri Medoev le 12 novembre
  • 3/-   Sur la situation autour de Maria Boutina
  • 4/-   Sur l’évolution de la situation en Syrie
  • 5/-   Sur le rapport conjoint des organes de l’Onu concernant les crimes de masse de Daech sur le territoire irakien
  • 6/-   Sur la situation en Libye
  • 7/-   Sur la déclaration conjointe de l’Allemagne et de la France concernant la disparition d’un drone de la Mission spéciale d’observation de l’OSCE
  • 8/-   Sur l’introduction en Ukraine d’une responsabilité pénale pour « franchissement illégal de la frontière »
  • 9/-   Sur la violence du Service de sécurité d’Ukraine à l’encontre d’Elena Berejnaïa
  • 10/-  Sur la déclaration du Ministère tchèque des Affaires étrangères à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes
  • 11/-  Sur le projet de la Russie, du Japon et de l’ONUDC de construire un centre cynophile en Afghanistan
  • 12/-  Sur la position russe concernant le Pacte mondial pour les migrations
  • 13/-  Sur les éventuelles sanctions antirusses des USA

 

 

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Sur la deuxième réunion du Format de consultations de Moscou sur l’Afghanistan

Comme cela a déjà été annoncé, vendredi 9 novembre à Moscou se tiendra la deuxième réunion du Format de Moscou de consultations sur l’Afghanistan au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères et des représentants compétents. Des invitations ont été envoyées aux pays-participants – l’Afghanistan, l’Inde, l’Iran, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Chine, le Pakistan, le Tadjikistan, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, ainsi que les USA.

AFGHANISTAN Le Président afghan Ashraf Ghani à l'ONU 1019100978  Le Président afghan Ashraf Ghani

Le Président afghan Ashraf Ghani a décidé d’envoyer à la réunion une délégation du Haut conseil de paix de l’Afghanistan. Pour la première fois, une délégation du Bureau politique des talibans à Doha participera à une rencontre internationale de ce niveau. La mise au point d’un document final n’est pas prévue.

La réunion, fixée à 10h30, sera ouverte par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Nous réaffirmons notre position centrée sur l’absence d’alternative au règlement politique en Afghanistan et la nécessité d’un travail coordonné actif des pays voisins et des partenaires régionaux.

Sur le site du Ministère des Affaires étrangères a été publiée l’annonce et l’information relative à l’accréditation des journalistes.(http://www.mid.ru/ru/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/3400922).

Nous vous invitons à participer à cette activité. N’oubliez pas votre passeport.

2

Sur l’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Ministre sud-ossète des Affaires étrangères Dmitri Medoev le 12 novembre

OSSETIE DU SUD 978579_5_67db_carte-de-situation-de-l-ossetie-du-sud

Le Ministre sud-ossète des Affaires étrangères Dmitri Medoev se rendra en visite de travail à Moscou du 11 au 13 novembre.

Le 12 novembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et son homologue sud-ossète se rencontreront pour échanger leurs points de vue sur les questions centrales de l’ordre du jour bilatéral, le renforcement des positions internationales de l’Ossétie du Sud et la coopération dans le cadre des Discussions de Genève sur la sécurité et la stabilité en Transcaucasie.

3

Sur la situation autour de Maria Boutina

AMBASSADE RUSSE A WASHINGTON 1038580992  Ambassade à Washington 

Nous suivons en permanence la situation de la citoyenne russe Maria Boutina arrêtée à Washington le 15 juillet sur de fausses accusations. Sa persécution infondée entache la réputation des USA, qui se présentent constamment comme les garants des droits de l’homme mais ont jeté notre compatriote en prison uniquement pour son passeport russe. Nous soulignons à nouveau que nous considérons Maria Boutina comme une prisonnière politique.

Les diplomates de notre Ambassade à Washington rendent régulièrement visite à Maria. Ces derniers temps, elle n’a pas exprimé de plaintes concernant son état de santé, mais l’arbitraire dont elle fait l’objet est révoltant.

Nous continuerons d’exiger des autorités américaines la libération de la prisonnière politique Maria Boutina, ainsi que son retour au plus vite au pays.

4

Sur l’évolution de la situation en Syrie

Sur la majeure partie du territoire syrien, la situation reste relativement calme. Des affrontements n’ont été constatés que dans les enclaves terroristes: à Idleb, au sud-ouest du pays autour des villes de Hajin et de Soussa, où les Américains et leurs alliés kurdes tentent en vain depuis des mois d’éliminer ce qui reste de Daech, ainsi que sur le plateau volcanique al-Safa actuellement nettoyé des terroristes par l’armée gouvernementale syrienne.

SYRIE Region Volcanique du As Safa'17_big  Region Volcanique du As Safa’

La mise en œuvre du Mémorandum russo-turc du 17 septembre sur la stabilisation dans la zone de désescalade d’Idleb s’est poursuivie cette semaine.

Malgré les avancées concrètes telles que la création d’une bande démilitarisée le long de la frontière de cette région, comme le prévoyait le Mémorandum, il est encore tôt pour dire que ce processus est achevé.

Les terroristes d’al-Nosra et des groupes armés illégaux affiliés organisent tous les jours des provocations

  • des tirs contre les quartiers civils à l’ouest d’Alep,
  • des tentatives désespérées de percer les positions des forces gouvernementales syriennes sur le flanc sud en direction de Hama,
  • ou encore des attaques dans les montagnes de Lattaquié.

Près de 200 incidents de ce genre ont eu lieu en octobre.

Ce 31 octobre a été observée une aggravation de la situation le long de la frontière turco-syrienne à l’est de l’Euphrate.

Des fusillades transfrontalières ont eu lieu entre des militaires turcs et des troupes d’autodéfense kurdes, qui ont toutefois cessé après le début d’une patrouille conjointe des militaires turcs et américains aux abords de Manbij à l’ouest de l’Euphrate et l’organisation de patrouilles kurdo-américaines communes à l’est de ce fleuve.

Le pouvoir légitime s’est renforcé dans les régions contrôlées par le gouvernement syrien, des travaux ont été organisés pour rétablir l’infrastructure détruite par les opérations militaires, et la vie revient à la normale. Des déplacés internes et des réfugiés de l’étranger sont revenus dans leur foyer.

Depuis le début de l’année, environ 1,5 million de personnes, dont 250 000 étaient des Syriens qui avaient trouvé refuge dans les pays voisins, sont revenus à leur foyer en Syrie.

Grâce à l’ouverture du poste de contrôle de Nassyb à la frontière jordano-syrienne mi-octobre, le nombre de rapatriés de Jordanie a considérablement augmenté – ils sont déjà près de 6 000. On constate un flux actif et stable de réfugiés revenant du Liban voisin.

syrie Le chef de la diplomatie syrienne, Walid al-Mouallem à l'ONU 2018,362139-01-08-1538233296_56_484512_large  Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moualem, qui est également vice-premier ministre, a remercié les pays qui ont accueilli les réfugiés et leur a souhaité la bienvenue.

Dans le même temps, ce processus est forcément affecté par les difficultés économiques auxquelles est confrontée la Syrie non seulement à cause des importantes destructions causées pendant le conflit armé, mais également en raison de la rupture des liens économiques entre les provinces occidentales et les régions de l’est du pays où, sous couvert de la présence armée illégale des USA s’appuyant sur la partie radicale des politiciens kurdes, sont créées des structures pseudo-étatiques d’administration transgressant la Constitution de la Syrie et sa souveraineté.

La population syrienne continue de ressentir les conséquences négatives des sanctions financières et économiques unilatérales des USA et de leurs alliés.

La situation est particulièrement difficile dans le secteur de la santé. D’après l’Organisation mondiale de la Santé, il existe des problèmes significatifs pour garantir l’accès à une aide médicale qualifiée. Cela est dû non seulement à la lenteur de la rénovation des établissements médicaux, mais également à une pénurie de nombreux médicaments, notamment pour soigner des maladies cancéreuses. Les livraisons commerciales de médicaments en Syrie sont extrêmement difficiles à cause des restrictions visant les virements bancaires.

SYRIE L_Organisation mondiale de la Santé offre un don médicale de 1 million de dollars à l_hôpital pédiatrique de Damas Santé-1        L’Organisation mondiale de la Santé offre un don médicale de 1 million de dollars à l’hôpital pédiatrique de Damas

Nous voudrions noter également les conséquences d’autres actions des USA, plus exactement de leur coalition. La semaine dernière, dans des lettres adressées au Secrétaire général de l’Onu et au Président du Conseil de sécurité des Nations unies, le gouvernement syrien a cité les statistiques tragiques des victimes des bombardements de la coalition à Raqqa pendant la « libération de Daech », comme ses initiateurs l’appelaient. Ce sont des informations épouvantables. C’est impossible à croire, notamment compte tenu de la réaction hystérique des USA et d’autres pays occidentaux et ONG concernant les droits des Syriens. Néanmoins, il faut annoncer ces chiffres.

  • Les corps de plus de 4 000 personnes, notamment de femmes, de personnes âgées et d’enfants, ont été découverts en déblayant les décombres suite aux frappes dans le quartier al-Hadika al-Beida, au stade al-Rachid et dans le zoo local.
  • De plus, sur le territoire d’une ferme située près d’une clinique pédiatrique et de l’Hôpital national a été trouvée une fosse commune avec plus de 2 500 corps,
  • et une autre fosse a été découverte dans le quartier de Panorama avec 1 500 victimes des bombardements.
  • Les lettres du gouvernement syrien indiquent qu’à l’heure actuelle à Raqqa, qui a été pratiquement rasée, seulement 2% des décombres ont été déblayées. L’alimentation en eau a été partiellement rétablie uniquement aux abords de la ville, et le déminage n’a même pas encore commencé.

Tout cela fait contraste avec l’information présentée dernièrement dans les rapports de différentes ONG occidentales sur la situation à Raqqa.

  • Par exemple, le rapport rédigé à l’occasion de l’anniversaire de la « libération » de Raqqa de Daech par l’organisation REACH présente une situation radieuse de remise en état de la ville, qui contraste, malheureusement, avec l’amère réalité qui se présente à ceux qui ont commencé l’analyse des faits s’étant déroulés sur ce territoire.

SYRIE base militaire illégale dans les environs d'al-Tanf. screenshot_122

Ce 3 novembre, après plusieurs jours d’atermoiement et l’obtention – enfin – des garanties nécessaires des USA que les militaires américains, et non les combattants armés qu’ils protègent, garantiraient la sécurité du convoi humanitaire de l’Onu de 72 moyens de transport, une cargaison d’aide humanitaire a été livrée au camp de déplacés internes de Roukban, situé à l’intérieur de la zone « exclusive » de 55 km créée par les Américains sur le sol syrien autour de leur base militaire illégale dans les environs d’al-Tanf.

En dehors de cette zone, la sécurité du convoi était assurée par les militaires russes et syriens.

Malgré le dysfonctionnement initial, nous tenons en grande estime le résultat de cette opération conjointe qui a permis de faire reculer quelque peu la catastrophe humanitaire menaçant les habitants de ce camp de 60 000 personnes, de facto privées de contact normal avec le reste du monde. Il est évident que des actions isolées, quelle qu’en soit l’ampleur, ne pourront pas régler le problème de ces gens qui se sont retrouvés sur un territoire de facto occupé par une puissance étrangère.

5

Sur le rapport conjoint des organes de l’Onu concernant les crimes de masse de Daech sur le territoire irakien

Nous avons remarqué le rapport conjoint publié le 6 novembre par la Mission d’assistance des Nations unies pour l’Irak et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme consacré aux crimes de masse du groupe terroriste Daech sur le territoire irakien.

irak 830x532_charnier-combattants-yazidis-exhume-autorites-2015  Irak: Les combattants de Daesh ont laissé plus de 200 charniers renfermant 12.000 corps après leur départ

L’investigation menée par l’Onu a permis de documenter l’existence de plus de 200 fosses communes sur les territoires qui, entre 2014 et 2017, étaient contrôlés par ce groupe terroriste en Irak.

Ces faits choquants sont une preuve de plus des crimes de masse de Daech contre la population civile, qui sont interprétés à raison par l’Onu comme des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Nous prônons le lancement d’une enquête complète et impartiale sur les faits mentionnés dans le rapport pour traduire en justice les responsables.

ONU Jan-Kubis-representante-especial-de-la-ONU-para-Iraq.-e1511370968842  Jan Kubis 

Nous sommes d’accord avec le représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu pour l’Irak Jan Kubis sur la nécessité de déterminer avec précision les circonstances de la mort des civils.

A cet égard, nous trouvons importantes les recommandations adressées à la communauté internationale d’apporter une aide aux autorités irakiennes en matière d’exhumation, de transport et d’identification de tous les corps.

6

Sur la situation en Libye

La réconciliation nationale reste la question centrale de l’ordre du jour national libyen. La progression vers cet objectif avance difficilement. En raison de la confrontation qui perdure entre les principales forces militaro-politiques, la situation ne se stabilise pas et montre même des signes d’aggravation.

Les intentions d’agir de concert pour organiser la présidentielle et les législatives du 10 décembre, exprimées par les principaux leaders libyens à la Conférence de Paris en mai dernier, ne sont malheureusement pas confirmées par des démarches concrètes.

Le problème réside dans l’incapacité des belligérants libyens à s’entendre sur la mise en place d’une base législative pour un vote national.

LIBYE Parlement-liby L'Assemblée constituante rejetée par le Parlement libyen. D. R. le Parlement libyen à Tobrouk, dans l’est de la Libye

Par conséquent, les réunions de la Chambre des députés à Tobrouk pour examiner les lois sur le référendum constitutionnel et les élections sont constamment reportées en l’absence de quorum.

Un autre grand obstacle à la préparation et à l’organisation du vote est la situation complètement insatisfaisante en matière de sécurité, notamment dans la capitale. Ainsi, entre fin août et fin septembre 2018, des affrontements se sont produits à Tripoli entre différents groupes armés, qui ont entraîné la mort de plus de 120 personnes, notamment des civils, et des dégâts importants.

La présence, dans certaines régions du pays, de terroristes de Daech et d’Al-Qaïda, dont les rangs sont grossis par l’arrivée des extrémistes qui reviennent de Syrie et d’Irak, est très alarmante.

A cet égard, l’unification au plus vite des structures militaires libyennes et des forces de sécurité pour combattre efficacement le terrorisme et le crime organisé est particulièrement d’actualité.

libye Skhirat Signature sous l'égide de l'ONU d'un accord interlibyen n-LIBYE-ACCORD-628x314              Skhirat: Signature sous l’égide de l’ONU d’un accord interlibyen

Nous partons du principe qu’il n’existe pas d’alternative à un dialogue interlibyen inclusif et que l’Accord politique libyen signé en décembre 2015 à Skhirat (Maroc), malgré tous ses défauts, est l’unique base juridique pour créer des organes de pouvoir centraux efficaces dans le pays.

Nous espérons que toutes les parties libyennes responsables directement impliquées dans le processus de réconciliation nationale et de construction d’une nouvelle Libye feront preuve de bonne volonté et de la capacité tant sollicitée à trouver des solutions mutuellement acceptables aux litiges empêchant actuellement de surmonter les divisions, et, grâce aux efforts communs, contribueront à l’unification du peuple libyen au nom de la mise en œuvre des objectifs nationaux.

Dans ce contexte, un rôle significatif est imparti à l’accompagnement extérieur du processus de paix dans ce pays, dans le respect rigoureux de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Libye. Il est primordial que cette contribution soit coordonnée et s’inscrive dans le Plan d’action de l’Onu pour la Libye.

Nous espérons que la Conférence internationale sur la Libye prévue à Palerme les 12 et 13 novembre prochains, réunie à l’initiative du gouvernement italien, y contribuera. La Russie prévoit d’y participer.

7

Sur la déclaration conjointe de l’Allemagne et de la France concernant la disparition d’un drone de la Mission spéciale d’observation de l’OSCE

Nous sommes déconcertés par la déclaration conjointe de l’Allemagne et de la France faite ce 1er novembre au sujet de la disparition  d’un drone à long rayon d’action appartenant à la Mission spéciale d’observation (MSO) de l’OSCE le 27 octobre dans la zone du conflit dans l’est de l’Ukraine (près du village de Nijnekrynskoe, République populaire de Donetsk – DNR).

drone HeAKBbJCK8c         Les 13m de longueur, 35m d’envergure, 14 tonnes font du RQ-4 un des drones d’observation les plus performants du moment.

Se référant aux données de la mission, la déclaration pointe sans appel la « responsabilité de la Russie et des séparatistes qu’elle soutient dans cet incident ».

Les auteurs de cette déclaration ont avancé ces accusations infondées sans attendre les résultats de l’enquête.
  • A ce que l’on sache, la MSO de l’OSCE est déjà entrée en contact avec les représentants de la DNR, qui ont promis d’apporter toute la contribution nécessaire.
  • Il faut savoir que le 22 octobre, la DNR et la République populaire de Lougansk (LNR) avaient envoyé à la Mission une requête par laquelle elles demandaient de les informer préalablement des itinéraires des drones de l’OSCE, et que ces derniers soient équipés de feux de position.
  • Un tel dispositif est nécessaire parce que les militaires ukrainiens utilisent de plus en plus des drones d’attaque en tant qu’aviation offensive contre des sites civils dans le Donbass.
Nous trouvons utile de rappeler également que depuis le début du travail de la mission de l’OSCE en Ukraine en 2014, il s’agit du neuvième incident impliquant des drones à long rayon d’action, sachant que cinq d’entre eux ont été perdus au-dessus du territoire contrôlé par les forces armées ukrainiennes. Cependant, nos partenaires du « Format Normandie » ont préféré ne pas mettre en lumière ces cas de perte de drones.

Nous appelons la France, l’Allemagne et les autres à s’abstenir d’attiser publiquement la situation avec des insinuations antirusses avant une enquête détaillée et transparente sur les incidents qui ont lieu dans la zone du conflit dans l’est de l’Ukraine.

8

Sur l’introduction en Ukraine d’une responsabilité pénale pour « franchissement illégal de la frontière »

Kiev poursuit sur la voie de la lutte contre des ennemis extérieurs imaginaires. Nous avons appris récemment la signature par le Président ukrainien Petro Porochenko d’une loi prévoyant des sanctions pénales pour le franchissement illégal de la frontière ukrainienne.

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Conformément aux amendements au Code pénal ukrainien, ces actes seront désormais passibles d’une peine allant jusqu’à 3 ans de prison, et d’une peine entre 3 et 5 ans en cas de récidive.
Sachant que les motifs prévus par la loi pour lancer des poursuites pénales (l’entrée pour nuire à l’Ukraine, l’usage de faux documents en traversant la frontière) offrent aux autorités ukrainiennes de larges possibilités de libre interprétation du texte adopté pour poursuivre n’importe quel citoyen. Compte tenu de la facilité avec laquelle sont distribuées les étiquettes d' »ennemis de l’Ukraine » sans aucune raison, le paragraphe sur la « nuisance à l’Ukraine » pourrait être appliqué à tout individu.

Kiev ne cache pas que ces démarches poursuivent avant tout des objectifs politiques et se focalisent sur les représentants de la Russie, que le régime de Kiev qualifie de « pays-agresseur » en suivant une logique qu’il est le seul à comprendre.

De toute évidence, la fantaisie du gouvernement ukrainien commence à s’épuiser. Il est impossible d’inventer quelque chose de nouveau pour expliquer à sa propre population ses échecs politiques et l’absence de progrès pour instaurer la paix.

  • Des restrictions ont d’abord été instaurées de manière individuelle.
  • Puis les interdictions ont frappé des catégories entières de personnes – des artistes, des journalistes, des personnalités culturelles, etc.
  • A présent, pour ne pas se donner la peine de la moindre sélectivité, les autorités de Kiev ont décidé d’agir de manière plus « large » et décrètent des restrictions qui peuvent être facilement étendues à de grands groupes de personnes, notamment aux Russes qui ont l’intention de se rendre en Ukraine.

Nous considérons tout cela comme une nouvelle tentative du gouvernement de Kiev de poursuivre l’attisement de l’hystérie antirusse dans le pays à l’approche de la présidentielle sous le faux prétexte de défendre la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

9

Sur la violence du Service de sécurité d’Ukraine à l’encontre d’Elena Berejnaïa

Ce ne sont pas seulement les individus entrant sur le territoire ukrainien qui subissent la violence des autorités du pays: des citoyens ukrainiens vivant en Ukraine sont aussi pris pour cibles par les services ukrainiens.

La situation devient de plus en plus tendue à l’approche de l’élection présidentielle. Et bien que les programmes et les déclarations de campagne soulignent l’incroyable liberté d’expression qui serait prétendument garantie aujourd’hui en Ukraine, en réalité les politiciens du pays s’efforcent d’éradiquer toute dissidence, de neutraliser les individus les plus indésirables à leurs yeux. Et tous les moyens sont bons. Sur cette liste se retrouvent désormais des militants des droits de l’homme qui dénoncent le problème du néonazisme grandissant en Ukraine.

UKRAINE Le service de sécurité d'Ukraine fait irruption dans l'agence russe RIA Novosti à Kiev1036383935  Le service de sécurité d’Ukraine

  • Récemment le Service de sécurité ukrainien (SBU) a organisé une nouvelle « action d’intimidation » contre la célèbre activiste et militante des droits de l’homme Elena Berejnaïa, qui exprime un avis indépendant sur les événements dans le pays et se focalise sur l’anarchie nationaliste.
  • J’ai lu de nombreuses déclarations de représentants officiels et de politiciens ukrainiens qui accusaient Elena Berejnaïa de prétendus « liens étroits » avec la Russie, comptaient le nombre de ses déplacements en Russie, etc.
  • Si ces gens pouvaient, ne serait-ce qu’une heure, se détacher de ce qu’ils déclarent et écrivent pour simplement lire ce qu’écrit et déclare Elena Berejnaïa et l’analyser, ils pourraient comprendre qu’elle ne travaille que pour un seul pays: l’Ukraine.
  • Elle tente de relayer l’information, d’appeler les gens à prendre conscience de la menace que représente le néonazisme prospérant sur le territoire d’un État autrefois calme et pacifique, où cohabitaient les représentants de différentes nationalités, cultures et religions.

UKRAINE la statue du général Nikolaï 6597AC40-A62E-4C51-85D0-6FCF3F62B10A_cx0_cy3_cw0_w1023_r1_s

Cette situation est d’autant plus cynique que tout ce qui est arrivé à Elena Berejnaïa s’est produit juste avant le rassemblement festif devant la statue du général Nikolaï Vatoutine à l’occasion du 75e anniversaire de la libération de Kiev des occupants fascistes allemands, pendant lequel Elena Berejnaïa comptait prononcer un discours.

Des agents ukrainiens se sont introduits dans l’appartement de cette femme pour procéder à une perquisition sans présenter aucun document confirmant la légalité de leurs actes. De plus, ces agents lui ont infligé des blessures corporelles, suite auxquelles elle a dû être hospitalisée. Le jour même, le SBU a « rendu visite » au leader de l’Union des forces de gauche Vassili Volga afin de le convoquer pour un interrogatoire.
De telles « actions punitives » vis-à-vis des dissidents, et les tentatives d’intimider tous ceux qui osent exprimer un avis différent de la propagande officielle de Kiev sont devenues, malheureusement, un phénomène quotidien pour l’Ukraine actuelle. Les autorités ukrainiennes sont prêtes à s’opposer par tous les moyens à l’activité de ceux qui n’admettent pas les exactions des extrémistes et sont prêts à défendre non pas des valeurs fictives, mais les vraies valeurs humaines.

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Sur la déclaration du Ministère tchèque des Affaires étrangères à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes

REPUBLIQUE TCHEQUE M. Jan Hamáček 4016187_sjezd-cssd-hamacek-v0  M. Jan Hamáček*

Le 1er novembre, le Ministère tchèque des Affaires étrangères a publié une déclaration à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes.

Nous respectons les différents points de vue et les écoutons, nous tirons les conclusions appropriées et répondons. Mais je voudrais m’arrêter sur un communiqué en particulier.
En effet, en commentant la situation, le Ministère tchèque des Affaires étrangères a désigné les États où, selon lui, les journalistes subissaient une pression intense. Dans cette liste de « transgresseurs » figure – pour une raison qu’on ignore –  la Russie, au même titre que, par exemple, l’Arabie saoudite, ainsi que quelques autres pays.
Toutefois, les auteurs ne mentionnent pas l’Ukraine et les pays occidentaux, malgré tout ce qui se produit dans ce pays qui se trouve sur le même continent que nous et dans le même espace culturel, qui a signé tous les engagements en vigueur sur notre continent européen.

Malheureusement, c’est une politique du deux poids deux mesures. Mais je ne m’étendrai pas sur la déclaration du Ministère tchèque des Affaires étrangères – je l’ai citée en tant qu’exemple révélateur à ce sujet.

Premier ministre : M. Andrej Babiš (ANO)
Premier Vice-Premier Ministre, Ministre de l’intérieur et par intérim en charge des affaires étrangères : M. Jan Hamáček (ČSSD)
Vice-premier ministre, ministre de l’environnement : M. Richard Brabec (ANO)
Ministre de la défense : M. Lubomír Metnar (ANO)
Ministre de l’économie et des finances : Mme Alena Schillerová (ANO)
Ministre de l’industrie et du commerce extérieur : Mme Marta Nováková
Ministre de de la justice : Jan Kněžínek(ANO)
Ministre du travail et des affaires sociales : Jana Maláčová (ČSSD)
Ministre des transports : M. Dan Ťok (ANO)
Ministre de l’agriculture : Miroslav Toman
Ministre de la santé : M. Adam Vojtěch (ANO)
Ministre de l’éducation, de la jeunesse et des sports : M. Robert Plaga (ANO)
Ministre du développement régional : Mme Klára Dostálová (ANO)
Ministre de la culture : M. Antonin Stanek (ČSSD)
Secrétaire d’État aux affaires européennes (auprès du Premier ministre) : M. Aleš Chmelař (proche ČSSD).

Mise à jour : 28.09.18

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/republique-tcheque/presentation-de-la-republique-tcheque/article/composition-du-gouvernement-1062

 

11

Sur le projet de la Russie, du Japon et de l’ONUDC de construire un centre cynophile en Afghanistan

En 2017, la Russie, le Japon et l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) ont décidé de mettre en œuvre un projet commun: construire en Afghanistan un centre cynophile appelé à devenir une unité fonctionnelle de la police anti-drogue du Ministère afghan de l’Intérieur.

Cette initiative vise à accroître le potentiel des structures policières afghanes dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Russian President Putin and Japanese Prime Minister Abe attend an international judo tournament in Vladivostok  Vladimir Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe 12/09/2018

Le projet a été approuvé au sommet pendant l’entretien entre le Président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre japonais Shinzo Abe en marge du Forum économique oriental le 10 septembre.

Le projet sera financé par une cotisation volontaire du Japon à l’ONUDC. La contribution de la Russie se traduira par la formation de spécialistes cynophiles afghans et de représentants du personnel administratif et technique, ainsi que l’acquisition de chiens adaptés aux conditions climatiques et sanitaires afghanes.

Le projet sera réalisé en plusieurs étapes.

Pendant la première étape, qui durera trois ans, il est prévu de construire les bâtiments du centre cynophile à Kaboul et d’évaluer les risques de son exploitation en matière de sécurité. En parallèle se déroulera la préparation de cadres à l’école cynophile de Rostov affiliée au Ministère russe de l’Intérieur.

15 collaborateurs administratifs afghans du futur centre cynophile y ont déjà suivi une formation du 1er au 31 octobre.

Ensuite, il est prévu de préparer une unité de spécialistes cynophiles avec des chiens qui constitueront la base de la police anti-drogue du Ministère afghan de l’Intérieur.

Si cette étape aboutit avec succès, il sera envisageable d’augmenter le nombre de chiens et d’élargir l’espace géographique de leur utilisation, notamment dans les aéroports internationaux de Kandahar, de Herat et de Mazar-e Charif.

Oleg Syromolotov Iouri Fedotov.

Lundi 12 novembre à Vienne se tiendra la cérémonie solennelle de lancement de ce projet avec la participation du vice-Ministre russe des Affaires étrangères Oleg Syromolotov et du directeur exécutif de l’ONUDC Iouri Fedotov.

Nous vous invitons à participer à cet événement.

12

Sur la position russe concernant le Pacte mondial pour les migrations

Les 10 et 11 décembre à Marrakech (Maroc) se tiendra une conférence intergouvernementale pendant laquelle il est prévu d’adopter le Pacte mondial pour les migrations. Ce document est un pas important vers l’établissement d’une coopération internationale globale à long terme et le renforcement de la coordination interétatique sur les questions relatives aux migrants et à la mobilité des hommes.

MIGRATION index

La Russie soutient l’adoption du Pacte mondial pour les migrations. La délégation russe a activement participé aux consultations intergouvernementales à New York pour la mise au point de ce document. Plusieurs de nos remarques ont été prises en compte. Néanmoins, certaines préoccupations n’ont pas été levées.

En particulier, nous considérons la promotion du concept de « partage de la responsabilité » comme une tentative de rejeter une partie de la responsabilité sur les épaules des autres, parce que la situation migratoire actuelle, difficile, résulte essentiellement de l’ingérence irresponsable dans les affaires d’États souverains du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord.

A cet égard, les pays qui ont activement participé à cette ingérence doivent assumer la responsabilité principale et primordiale, notamment des conséquences migratoires.

Nous trouvons également déplacée l’association de la problématique du changement climatique et des catastrophes naturelles provoquées par ce phénomène avec le thème de la migration, car à ce jour il n’existe pas d’informations scientifiques véridiques universellement reconnues permettant de parler d’un lien direct entre le changement climatique et le déplacement des populations, ou de la primauté des facteurs écologiques dans la décision de déménager.

Nous partons du principe que le Pacte mondial pour les migrations n’est pas un document juridiquement contraignant et constitue une déclaration politique, ce qui permet aux pays de s’orienter sur les points du Pacte qui peuvent effectivement aider à régler leurs problèmes en matière de politique migratoire, de sécurité, d’économie et dans le secteur humanitaire en fonction de leurs priorités nationales.

De ce fait, notre pays a l’intention de faire une déclaration en ce sens pendant l’adoption du Pacte mondial pour les migrations au Maroc.

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Sur les éventuelles sanctions antirusses des USA

Nous suivons avec intérêt le spectacle qui continue de se dérouler aux USA. Récemment, le Département d’État a rapporté au Congrès américain que la Russie ne respectait pas la loi américaine « sur le contrôle des armes chimiques et biologiques ». Pour cela, la Russie mériterait une « punition ».

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Je rappelle qu’en août déjà, Washington avait annoncé son intention de décréter des sanctions contre la Russie dans le cadre de cette loi suite au prétendu empoisonnement de Sergueï et Ioulia Skripal au Royaume-Uni.

On ignore si cela s’est réellement produit, car personne n’a vu la victime. Nous avons seulement vu Ioulia Skripal à l’écran, mais n’avons pas pu lui parler. Malgré cela, on nous demande d’assumer une culpabilité inexistante, comme cela a été fait plusieurs fois avec la prétendue « ingérence russe » dans les élections américaines. Nous avons été sommés d’avouer ce que nous n’avions pas commis. Menacés de nouvelles sanctions. La procédure d’adoption de ces mesures a désormais été lancée.

Que dire? Nous sommes déjà habitués à ce genre de rhétorique – ce n’est pas nouveau pour nous. Nous comprenons les enjeux: c’est dû à la fois à la politique de contention de notre pays et à une multitude de problèmes politiques intérieurs aux USA.

Je pense que ces jours-ci, nous avons assisté à un nouveau sursaut d’antagonisme, à une division de la société et des forces politiques, à l’impossibilité de trouver une plateforme commune pour la consolidation. C’est pourquoi, dans les meilleures traditions du genre, il faut chercher un ennemi extérieur, détourner l’attention sur une menace extérieure. Or elle existe déjà – tant d’argent et d’efforts ont été dépensés pour la propagande antirusse.

Depuis 2011, les USA ont décrété 62 interdictions et restrictions contre nous.

Le temps passe et ils trouvent des prétextes. Nous comprenons que de nouvelles sanctions pourraient suivre, adoptées avec la même facilité et irresponsabilité. Malheureusement, cette approche est devenue banale pour les USA.

Elle ne montre pas leur force, mais plutôt leur impuissance à régler les problèmes réels auxquels ils font face, notamment sur la scène internationale.

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Philippe Conrad présente « La nouvelle impuissance américaine », d’Olivier Zajec, sous-titré « Essai sur 10 années d’autodissolution stratégique » (août 2011, L’Oeuvre éditions).

Elle est appelée à détourner l’attention de l’impossibilité d’entreprendre quoi que ce soit sur les questions figurant à l’ordre du jour.

Bien évidemment, il est impossible d’intimider la Russie par des ultimatums. Mais ce qui effraie est le niveau de professionnalisme des responsables américains qui font de telles déclarations. Notre pays a détruit depuis longtemps son arsenal chimique militaire. Cela a été dûment vérifié et confirmé par les représentants de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC). Alors que les USA n’ont toujours pas tenu leurs engagements de détruire leurs réserves et reportent constamment cette échéance. Je suis certaine que ceux qui ont évoqué la nécessité de punir la Russie pour le non-respect de la loi américaine sur le contrôle des armes biologiques et chimiques l’ignorent tout simplement. S’ils l’ignorent, nous le leur rappellerons.

Les Américains devraient appliquer cette loi contre eux-mêmes. Est-ce absurde en comparaison de ce qui est déclaré vis-à-vis de la Russie? Oui, c’est absurde. Parce que ce ne sont pas les sanctions qui font peur, mais le niveau des gens qui les inventent et les promeuvent.

Nous appelons les USA à appliquer leur loi vis-à-vis d’eux-mêmes, notamment sanctionner dans le pays ceux qui poussent les terroristes en Syrie à organiser des provocations en utilisant des produits chimiques afin d’en accuser ensuite Damas. La tentative de Washington de détourner l’attention de la communauté internationale de leurs ratés et véritables crimes ne fonctionnera pas. L’histoire l’a démontré à plusieurs reprises.

à suivre


SOURCE/ http://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/3403436

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