3002 – 1 -Tchéquie … le Premier ministre Andrej Babiš soutient Orbán et désavoue sévèrement ses députés européens – & – 2 – Rapport Sargentini … et maintenant ? Conséquences et analyse des votes

1 – Tchéquie … le Premier ministre Andrej Babiš soutient Orbán et désavoue sévèrement ses députés européens

Par Nicolas de Lamberterie. – VisegradPost – 18 septembre 2018

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Tchéquie : le Premier ministre Andrej Babiš soutient Orbán et désavoue sévèrement ses députés européens – une illustration de la jeunesse du groupe de Visegrád 2.0

TchéquieL’adoption du rapport Sargentini contre la Hongrie

(contestée par le gouvernement hongrois[1] en raison du mode de calcul de la majorité requise des 2/3)

a provoqué des vagues politiques tout au long de la semaine dans plusieurs partis politiques en Europe.

On pense ainsi aux Républicains en France, dont seulement 3 des 20 élus ont voté contre le rapport Sargentini, ce que les concurrents politiques de LR à droite (Nicolas Dupont-Aignan ; le Rassemblement National) se servent comme argument en vue de la campagne des européennes qui s’ouvre.

Mais la ligne de fracture s’est en réalité vu dans toute l’Europe, et pas uniquement d’ailleurs au sein des élus du PPE. C’est notamment le cas en République Tchèque.

Babiš règle ses comptes

Peu après l’adoption du vote, l’analyse proposée par le Visegrád Post (ARTICLE SUIVANT) du comportement des députés selon leur groupe politique, leur pays ou l’orientation de leur gouvernement, montrait qu’un certain nombre d’élus dont les partis sont souvent identifiés comme des alliés de Viktor Orbán (en raison de positionnements concordants sur la crise migratoire notamment) ne s’étaient pas rangés du côté du Premier ministre hongrois.

Parmi les défections étonnantes, celles des élus européens du parti tchèque ANO 2011 du Premier ministre Andrej Babiš, homme d’affaires milliardaire que l’on pourrait qualifier de libéral-populiste. Ses eurodéputés siègent toutefois dans le groupe ALDE présidé par Guy Verhofstadt, adversaire déclaré de Viktor Orbán et partisan de l’Europe libérale-libertaire et de l’ouverture des frontières.

En raison du positionnement hostile à l’immigration et aux quotas, le vote des eurodéputés du parti d’Andrej Babiš a pu surprendre.

Rapidement, des commentaire sont apparus sur ce vote en République Tchèque, d’autant que sur un total de 21 eurodéputés tchèques

  • il y a tout de même eu 10 votes contre le Rapport Sargentini (dont ceux des élus du Parti communiste)
  • pour 1 abstention,
  • 1 absent lors du vote,
  • et 9 votes pour.

En 2014, l’ANO 2011 a obtenu 4 députés européens :

  1. Pavel Telička (également vice-président du Parlement européen),
  2. Petr Ježek,
  3. Dita Charanzová,
  4. Martina Dlabajová.

En 2018, s’ils siègent toujours tous au groupe ALDE, deux ont quitté le parti d’Andrej Babiš :

  1. Pavel Telička
  2. Petr Ježek.

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Rapidement, le Premier ministre Andrej Babiš s’est exprimé pour réaffirmer son soutien à Viktor Orbán[3]. Louant l’action d’Orbán pour son action contre l’immigration illégale et le respect des règles (défense des frontières extérieures de l’Union) :

“Nous sommes alliés et le V4 fonctionne”.

Il s’est nettement désolidarisé du vote des députés européens de l’ANO, précisant qu’ils ne seraient plus élus dans un an, se désolant de leur vote mais précisant que leur vote n’engage qu’eux.

Parmi les autres élus européens de Tchéquie ayant voté le rapport Sargentini, on trouve

République Tchèque Miroslav Poche DKrW229W4AA7XnP

  • Miroslav Poche du Parti social-démocrate tchèque (ČSSD). Le ČSSD est le partenaire minoritaire de coalition gouvernementale de l’ANO. Miroslav Poche était pressenti pour occuper le poste de Ministre des Affaires étrangères au sein du gouvernement Babiš : M. Poche ne sera pas ministre, c’est un débat futile a commenté Babiš.

Une démonstration que le groupe de Visegrád 2.0 est encore jeune

Pour rappel, le groupe de Visegrád créé en 1991 avait atteint en 2004 l’ensemble de ses objectifs initiaux avec l’intégration de ses membres (Hongrie, Slovaquie, Tchéquie, Pologne) dans l’OTAN et l’Union européenne. Son utilité et son activité étaient réduites, d’autant que des tensions persistaient en son sein (en particulier entre la Hongrie et la Slovaquie sur la question de la minorité hongroise de Slovaquie, avec de ponctuelles montées en tensions souvent créées de façon artificielle dans des stratégies politiques).

Ce n’est qu’en 2015 que le groupe de Visegrád est réapparu sur le devant de la scène avec la crise migratoire et la volonté de l’Union européenne d’instaurer un système de répartition par quotas des migrants dans l’ensemble des pays de l’Union européenne.

Cette soudaine prise de conscience d’intérêts communs entre les pays d’Europe centrale a ainsi réactivé un groupe de Visegrád peu ou prou oublié et délaissé, et qui connait une mutation encore en gestation pour devenir une sorte de syndicat de défense des intérêts de ces pays économiquement exploités au sein de l’Union européenne[3] (en premier chef par l’Allemagne).
Au-delà de la sensible question migratoire – qui n’est au demeurant en l’état que relative puisque les migrants dans leur quasi-unanimité ne sont pas désireux de s’installer dans les pays d’Europe centrale à salaires modestes – le groupe de Visegrád s’est également mobilisé sur la question de la qualité des produits de l’industrie agro-alimentaire[4] distribués dans leurs pays (souvent de qualité moindre, et de prix au moins égal).

Pour revenir à la situation tchèque évoquée plus haut, il faut se rappeler que la dernière élection européenne en date a eu lieu en mai 2014, donc avant la crise migratoire de 2015 et la réactivation de Visegrád.

Les eurodéputés de ces pays ont donc été élus avant 2015, ce qui peut expliquer qu’un certain nombre d’entre eux agissent en dehors des directives politiques de leurs partis quant à la volonté de solidarité politique entre les chefs de gouvernement des pays du V4, ou que leur fidélité politique soit davantage acquise au groupe parlementaire dans lequel ils siègent qu’aux directives nationales.

L’élection européenne de 2019 pourrait donc constituer un moment de mise en adéquation de la composition des délégations des partis aux Parlement européen et la volonté des partis politiques nationaux qui les désignent pour siéger à Bruxelles. Dans d’autres cas, ce sera aussi l’heure où les masques tomberont définitivement.

REPUBLIQUE TCHEQUE babis-photo-facebook-2018.08.30-2-740x431  Andrej Babiš

LIENS

  1. https://hungarytoday.hu/hungary-contests-sargentini-report-voting/
  2. https://visegradpost.com/fr/2018/09/12/rapport-sargentini-et-maintenant-consequences-et-analyse-des-votes/
  3. https://visegradpost.com/fr/2018/03/13/leurope-centrale-et-leconomie-europeenne/

source/https://visegradpost.com/fr/2018/09/18/tchequie-le-premier-ministre-andrej-babis-soutient-orban-et-desavoue-severement-ses-deputes-europeens/


2 – Rapport Sargentini … et maintenant ? Conséquences et analyse des votes

–  VisegradPost

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Vote du rapport Sargentini : le gouvernement hongrois dénonce une fraude électorale – les populistes derrière Orbán – les élus LR en France se scindent en deux – le Jobbik s’abstient – Kurz lâche Orbán

Union européenne – Le rapport Sargentini qui affirme que la Hongrie viole les valeurs de l’Union européenne et demande l’activation de l’article 7 du Traité sur l’Union européenne, pouvant aboutir à la suspension du droit de vote de la Hongrie au sein des institutions communautaires, a été adopté par une large majorité le mercredi 12 septembre 2018.

 

Résultats du vote sur le rapport Sargentini le 12 septembre 2018. De haut en bas, votants, en faveur, contre, abstentions.

Un vote contesté ?

Voici le détail précis du vote des 750 députés européens :

_ 693 votants (57 absents)

_ 448 votants pour (65%)

_ 197 votants contre (28%)

_ 48 abstentions (7%)

L’intervention de Viktor Orbán, venu en personne défendre, n’a donc pas inversé la vapeur, y compris au sein du PPE, le groupe où siègent les élus du Fidesz. Le document de 109 pages produit en anglais et envoyé à chaque député non plus.

Orbán lui-même n’était pas optimiste la veille du vote, affirmant clairement dans la conférence de presse qui a suivi son intervention que la consigne était venue de Berlin.

Pour la petite histoire, on notera que le matin même de la séance plénière du 11 septembre, un autre chef de gouvernement était convié pour s’exprimer devant les parlementaires européens :

  • le Premier ministre grec Aléxis Tsípras. Alors que Tsípras a eu la possibilité de s’exprimer en cumulé pendant près d’une heure sur un débat qui a duré 2h30,
  • le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a pu lui s’exprimer en cumulé 11 minutes dans un débat qui a duré 2h35min.

À la suite du vote, les autorités hongroises ont rapidement dénoncé ce qu’elles considèrent être une fraude.

En effet, le déclenchement de la procédure prévue par l’article 7 prévoit que les 2/3 des parlementaires européens doivent voter la proposition.
  • Si l’on ne prend en compte que les votes pour et contre, cela donne 448 votes pour sur 645, soit 69% des voix.
  • En revanche, si l’on considère également les abstentions (au nombre de 48), les votes pour ne représentent plus que 65% des suffrages exprimés.

D’où la volonté des autorités hongroises d’effectuer un recours.

Les populistes derrière Orbán

Seul le groupe ENL, co-dirigé par le français Nicolas Bay, où siègent les élus du Rassemblement National (ex-FN), du FPÖ autrichien et de la Lega italienne, a voté comme un seul homme contre le rapport Sargentini.

Dans l’autre sens, le groupe Verts-ALE a également voté comme un seul homme : tous les suffrages exprimés étaient en faveur du rapport Sargentini.

Au sein du groupe EFDD de Nigel Farage, dont la comparaison entre l’UE et la doctrine de la souveraineté limitée de Brejnev a été appréciée et relevée par Orbán en conférence de presse, seuls les élus italiens du Mouvement 5 étoiles ont fait défaut et ont voté en faveur du rapport.

L’autre groupe ayant majoritairement voté contre le rapport est le groupe ECR, qui compte les conservateurs britanniques et les élus du parti polonais de gouvernement, le PiS.

Les élus LR (France) divisés au sein d’un PPE relativement discipliné

Au niveau du PPE, le vote se répartit ainsi :

  • _ 114 votes pour le rapport
  • _ 57 votes contre (dont les 12 élus du Fidesz
  • _ 28 abstentions
  • _ 20 absents lors du vote

Au niveau de la délégation française (LR) qui compte 20 élus, on dénote

  • 2 absents,
  • 6 abstentions (dont Michèle Alliot-Marie, Arnaud Danjean, Rachida Dati, Geoffroy Dodier et Brice Hortefeux),
  • 3 votes contre (dont Nadine Morano)
  • et 9 votes pour le rapport Sargentini.

Le Jobbik s’abstient, le LMP (volontairement) absent lors du vote, les élus de gauche libérale hongroise ont voté le rapport Sargentini

Au niveau des eurodéputés hongrois non-Fidesz, les élus de gauche libérale (MSZP, DK, Együtt) ont tous voté en faveur du rapport Sargentini. Le député du parti écologiste LMP, Tamás Meszerics, était volontairement absent lors du vote.

jobik balczo2_0_0  Balczó Zoltán

Le seul député européen restant du Jobbik, Zoltán Balczó, s’est abstenu. Cela confirme la stratégie du Jobbik d’opposition lourde au Fidesz et à Orbán, qui a contribué à la crise identitaire et à la scission récente du parti.

Toutefois, cette abstention pourrait aussi bien décevoir parmi les électeurs du Jobbik les partisans de l’unité nationale derrière le gouvernement hongrois que les partisans de l’opposition totale au Fidesz, et ne satisfaire ainsi que peu de monde parmi les soutiens du parti autrefois radical.

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Les deux autres élus issus de la liste Jobbik en 2014 ont voté contre. Krisztina Morvai, longtemps figure du Jobbik, a définitivement tourné le dos à ses anciens camarades pour soutenir le Fidesz en 2018 lorsque le Jobbik s’est rapproché de l’opposition libérale pour envisager une coalition “tous contre Orbán”.

Béla Kovács nem-jelent-meg-a-kihallgatasan-kovacs-bela_image_5223024a2e0160e07303abd3fd17_16-9  Béla Kovács

Quant à Béla Kovács, depuis l’affaire KGBéla, il est quasiment absent de la vie publique et a officiellement démissionné du Jobbik en décembre 2017 pour ne plus représenter une gêne pour son ancien parti dans la perspective des législatives d’avril 2018.

Kurz lâche Orbán

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Parmi les défections infligées à Orbán, celle du chancelier autrichien Sebastian Kurz est de celles qui ont le plus surpris. Quelles en sont les raisons ? Fidélité au PPE, ordres de Berlin, ou volonté de s’éloigner de la figure gênante d’Orbán.

autriche Othmar Karas WhatsApp Image 2017-07-01 at 17.09.35        Chancelier Kurz    &    Othmar Karas 

En tout état de cause, Othmar Karas le chef de la délégation autrichienne de l’ÖVP (le parti conservateur autrichien du chancelier Kurz) a été sans détour :

Notre Europe est celle de Juncker, pas celle d’Orbán.

Othmar Karas s’est également prononcé en faveur de la suspension du Fidesz du PPE.

Liviu Dragnea launched candidacy to PSD dragnea-liv-620x330                Liviu Dragnea

D’autres pistes peuvent également être avancées, comme ce dossier sensible dont le Visegrád Post a parlé du Gaz de la Mer Noire où les intérêts hongrois et autrichiens sont divergents :

Certaines tribunes reprochaient aussi ouvertement à Dragnea d’avoir donné son aval à la variante révisée (BRU) du projet BRUA ; la disparition du « A » (pour « Autriche ») présent dans le sigle d’origine manifeste l’exclusion de l’Autriche, c’est-à-dire le fait que le terminus de la conduite doit désormais officiellement se trouver sur le territoire hongrois – modification imposée par la Hongrie dans un souci évident de ne pas laisser sortir de son territoire le centre de gravité de cette nouvelle géographie sud-est européenne du gaz.

Les élus du PSD roumain et des partenaires tchèques et slovaques n’étaient pas non plus au rendez-vous

Côté roumain, le vote des élus européens du PSD, le parti dirigé par Liviu Dragnea, était également observé de près. D’autant qu’en raison de la politique menée par le PSD et des différentes manifestations violentes de l’opposition qui a tenté à plusieurs reprises d’initier une révolution de couleur, le gouvernement roumain pourrait se retrouver tôt ou tard dans le viseur de Bruxelles.

Bien que “socialiste” et membre du groupe socialiste au Parlement européen, le PSD roumain agit dans un cadre national où les notions de droite et de gauche n’ont pour ainsi dire quasiment aucune signification. En effet, c’est ce parti de “gauche” qui s’efforce actuellement d’imposer une définition exclusivement hétérosexuelle du mariage en tentant de faire tenir un référendum à ce sujet, auquel le président de “droite” Johannis s’oppose fortement.

En dehors de quelques absences et d’une abstention, tous les élus du PSD ont voté pour le rapport Sargentini.

En mars dernier pourtant, un nombre plus important d’élus du PSD s’était rangé du côté de la Pologne.

slovaquie robert-fico.jpg  Robert Fico

Côté slovaque, sur les 4 élus du parti de l’ancien Premier ministre Robert Fico, 3 se sont abstenus et 1 a voté la résolution. En leur qualité de membres de la fraction socialiste, il ne leur était pas aisé de faire davantage. On notera qu’en mars 2018, ils avaient voté pour la résolution contre la Pologne demandant l’activation de l’article 7.

Côté tchèque, les élus du parti du Premier ministre Andrej Babiš sont membres du groupe libéral ALDE dirigé par le belge Guy Verhofstadt ont tous voté en faveur du rapport Sargentini. Ils avaient déjà voté de la même façon contre la Pologne.

Sans surprise en revanche, les 4 députés des minorités hongroises de Roumanie et de Slovaquie ont tous rejeté le rapport Sargentini.

Les explications de ces votes sont probablement multiples. Parmi les hypothèses que l’on peut avancer, on rappellera l’intérêt incroyablement faible pour la vie politique du Parlement européen dans les pays d’Europe centrale et orientale.

Les 87% d’abstention lors des élections européennes 2014 en Slovaquie en témoignent. Dans ces pays, le Parlement européen n’est souvent vu que comme un lieu lointain pour éloigner untel ou offrir à des figures d’importance mais sur le déclin une sympathique pré-retraite. Quand ce n’est pas tout simplement un lieu pour caser des proches.

En comparaison, le sérieux de la délégation du Fidesz fait un peu figure d’exception dans la région.

Cela n’est toutefois pas l’exclusivité des pays de l’Europe centrale et orientale. En France, en raison du mode de scrutin uninominal aux élections parlementaires nationales, qui recale toujours des figures importantes de la vie publique, certaines d’entre elles se recyclent au Parlement européen avant de retenter leur chance aux législatives suivantes.

Au vu de l’accroissement des enjeux au sein du Parlement européen, il est toutefois probable que les prochaines listes européennes de mai 2019 soient constituées de façon plus sérieuse, avec des élus plus impliqués et surtout plus disciplinés aux intérêts et consignes de leurs partis.
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Et maintenant ?

Sous réserve que le vote du Parlement soit confirmé en dépit du recours juridique hongrois, plusieurs questions se posent sur la suite de ce vote.

En ce qui concerne le Fidesz, sa présence au sein du PPE semble de plus en plus difficile. Toutefois, Orbán a clairement fait savoir qu’il n’avait aucunement l’intention de quitter le PPE, rappelant qu’il y avait été convié à la fin des années 1990 (jusqu’alors le Fidesz était membre de l’Internationale libérale) par le chancelier allemand Kohl, et que celui-ci n’est plus.

Il a également rappelé qu’en l’état des choses sa visite à Milan où il a rencontré le nouveau ministre de l’Intérieur italien Salvini n’était pas une question de parti politique mais de défense des frontières.

L’étape d’après concernant le processus juridique de l’activation de l’article 7 est le Conseil européen, qui réunit les chefs d’État et de gouvernement des Etats-membres de l’Union européenne. En principe, chaque État (en dehors de l’État incriminé) jouit d’un droit de véto, qui pourrait toutefois être contourné de façon technique par une majorité des 4/5, évitant ainsi la protection mutuelle que pourraient s’accorder la Pologne et la Hongrie, toutes deux sous le coup de l’article 7, dont les gouvernements sont proches et solidaires, et dont les pays sont liés par une amitié millénaire.

Ce vote lance aussi définitivement la bataille des européennes de 2019, où les projets d’Orbán (énoncés en juillet dernier) et de Macron vont désormais s’affronter jusqu’au mois de mai 2019.

En tout état de cause, Orbán a d’ores et déjà annoncé que selon lui, si le PPE se défait du Fidesz et fait alliance à l’avenir avec les libéraux et les socialistes, alors l’Europe sera gouvernée par une majorité favorable à l’immigration et que l’histoire qui s’écrira ne sera plus celle des Européens. Les termes du débat sont posés.

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source/https://visegradpost.com/fr/2018/09/12/rapport-sargentini-et-maintenant-consequences-et-analyse-des-votes/

 



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  1. […] 18 SEPTEMBRE 2018 SANSAPRIORIEUROPE & FRANCE, GEOPOLITIQUEANDREJ BABIŠ (TCHÉQUIE), ART.7 DU TRAITÉ DE L’UE, AUTRICHE, BALCZÓ ZOLTÁN (HONGRIE), DROIT DE VOTE DE LA HONGRIE, ELECTION UE, EURODÉPUTÉS, EUROPE, FIDESZ, GROUPE DE VISEGRÀD, HONGRIE, JOBBIK, LIVIU DRAGNEA, MIROSLAV POCHE (TCHÉQUIE), NICOLAS DE LAMBERTERIE « J », ORBAN VICTOR, OTHMAR KARAS (AUTRICHE), OVP, PARLEMENT EUROPÉEN, PPE, QUESTION MIGRATOIRE, RAPPORT SARGENTINI, ROBERT FICO (SLOVAQUIE), ROUMANIE, SEBASTIAN KURZ, TCHÉQUIE, VISEGRADPOST […]

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