2999 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 13 septembre 2018

  • 1 – Sur l’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec la Ministre indienne des Affaires étrangères Sushma Swaraj
  • 2 – Sur la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Berlin
  • 3 –Sur l’ouverture, au Ministère russe des Affaires étrangères, d’une exposition de documents d’archives consacrée au 190e anniversaire des relations diplomatiques russo-grecques
  • 4 – Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à l’ouverture solennelle de l’exposition historique et documentaire « Munich-38. Au seuil de la catastrophe »
  • 5 – Sur l’évolution de la situation en Syrie
  • 6 – Sur la situation à Tripoli
  • 7 – Sur la situation actuelle en Afghanistan
  • 8 – Sur la situation actuelle au Cameroun
  • 9 – Sur la situation de Maria Boutina, citoyenne russe arrêtée aux États-Unis
  • 10 – Sur la conférence de presse d’Igor Guiorgadze consacrée à un laboratoire biologique géorgien
  • 11 – Sur la déclaration de Wendy Sherman, ancienne sous-Secrétaire d’État américaine
  • 12 – Sur les déclarations du conseiller du Président américain à la sécurité nationale John Bolton concernant la Cour pénale internationale

 

1 –  Sur l’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec la Ministre indienne des Affaires étrangères Sushma Swaraj

 

La Ministre indienne des Affaires étrangères Sushma Swaraj sera présente à Moscou du 13 au 14 septembre. Elle participera à la 23e réunion de la Commission intergouvernementale russo-indienne pour la coopération commerciale, économique, scientifique, technique et culturelle.

INDE La Ministre indienne des Affaires étrangères Sushma Swaraj sushma-swaraj-nuoyq2jxywfl84oefxu3zclm5rrukhtyovwlx3158o  La Ministre indienne des Affaires étrangères Sushma Swaraj

Ce soir, la Ministre indienne des Affaires étrangères Sushma Swaraj rencontrera son homologue russe Sergueï Lavrov pour évoquer l’agenda bilatéral et international.

Nous nous attendons à ce que la visite de la Ministre indienne des Affaires étrangères en Russie donne une impulsion au travail commun pour le développement du potentiel des liens traditionnellement amicaux entre Moscou et New Delhi.

2 –  Sur la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à Berlin

Vendredi 14 septembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra à Berlin pour une visite de travail.

RUSSIE le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov Capture-décran-2015-08-22-11.48.13-605x330  le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

L’activité principale du programme du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov sera sa participation conjointe avec le Ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas à la cérémonie officielle de fermeture de l’Année croisée russo-allemande des partenariats régionaux et municipaux 2017-2018.

ALLEMAGNE le Ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas 4bpt5db1a46c4c197pf_800C450  le Ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas

Cette initiative commune d’une envergure unique, qui perpétue la pratique des échanges thématiques au niveau interétatique et social ayant fait ses preuves dans les relations russo-allemandes, a contribué à l’approfondissement et à l’élargissement des liens interrégionaux bilatéraux, confirmant leur signification en tant que canal important et autosuffisant de communication et d’interaction entre nos pays et peuples.

Un événement marquant en ce sens sera la remise de certificats d’honneur signés par les chefs de diplomatie russe et allemand aux vainqueurs du concours de projets dans le domaine de la coopération municipale.

Au total, 30 binômes de lauréats parmi les représentants des régions et des municipalités russes et allemandes ont été sélectionnés.

Pendant la cérémonie de clôture de l’Année seront également signés des accords de partenariat entre

  • Vyborg et Greifswald,
  • Touapse et Schwedt,
  • Zvenigorod et Lahr.
Dans le cadre de ce déplacement, les ministres se rencontreront pour évoquer l’état et les perspectives de développement de la coopération bilatérale, la promotion de la coopération commerciale, économique et d’investissement, l’élargissement des liens socioculturels bilatéraux et le renforcement des liens intercommunautaires compte tenu du bilan des sommets russo-allemands du 18 mai à Sotchi et du 18 août à Meseberg.

Parmi d’autres thèmes de discussion figureront

  • le règlement du conflit en Syrie,
  • la crise en Ukraine,
  • la normalisation des relations entre l’UE et la Russie,
  • la normalisation de la coopération entre l’Otan et la Russie,
  • la situation dans les Balkans, au Proche- et Moyen-Orient,
  • la préservation du Plan d’action global commun sur le programme nucléaire iranien compte tenu du retrait des USA,
  • la stabilité régionale et stratégique,
  • la non-prolifération des armes de destruction massive,
  • le contrôle des armements et le désarmement  – y compris en ce qui concerne l’OIAC -, la lutte contre les nouveaux risques et défis pour la sécurité,
  • et l’ordre du jour du Conseil de sécurité des Nations unies compte tenu du statut de membre non permanent de l’Allemagne en 2019-2020.

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov prononcera également un discours à la réunion de l’ONG « Forum russo-allemand » sur le thème « Les processus d’intégration en Grande Eurasie, les perspectives de construction d’un espace économique et social commun de Lisbonne à Vladivostok ».

 3 – Sur l’ouverture, au Ministère russe des Affaires étrangères, d’une exposition de documents d’archives consacrée au 190e anniversaire des relations diplomatiques russo-grecques

Mercredi 19 septembre, au Ministère russe des Affaires étrangères, se tiendra la cérémonie de vernissage d’une exposition historique et documentaire consacrée au 190e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Russie et la Grèce.

RUSSIE au Ministère russe des Affaires étrangères,08ea0f17-0b97-430d-97da-c5c300317ca4 Le bâtiment du ministère russe des Affaires étrangères. ©Sputnik

L’exposition réunira plus de 60 documents et photos des Archives de la politique étrangère de l’Empire russe et des Archives de la politique étrangère de la Fédération de Russie, notamment des actes notables pour l’histoire des deux pays comme

  • la lettre des chefs militaires grecs adressée à l’empereur Nicolas Ier demandant de soutenir la lutte du peuple grec pour l’aider à obtenir son indépendance (1826),
  • le décret de l’Assemblée nationale grecque sur l’élection d’Ioánnis Kapodístrias en tant que chef du gouvernement grec pendant 7 ans (1827),
  • le Pacte civil entre le roi Georges Ier de Grèce et la grande-duchesse Olga Constantinovna Romanova (1867),
  • ou encore le Traité d’amitié et de coopération entre la Fédération de Russie et la République grecque (1993).

Cette activité se déroulera avec la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, de l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Grèce en Russie Andreas Friganas, des collaborateurs de la mission diplomatique grecque à Moscou, des représentants des organes fédéraux russes du pouvoir exécutif, de l’Assemblée fédérale russe, des médias, des cercles religieux et de la société.

 4 – Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à l’ouverture solennelle de l’exposition historique et documentaire « Munich-38. Au seuil de la catastrophe »

 

ALLEMAGNE JOURNAL ALLEMAND FRONT UND HEIMAT 201203 417

Mercredi 19 septembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à l’ouverture solennelle de l’exposition historique et documentaire « Munich-38. Au seuil de la catastrophe » (à 11.00, Salle d’exposition des archives fédérales, Bolchaïa Pirogovskaïa 17).

L’exposition est organisée en coopération avec l’Agence fédérale des archives, les Archives nationales de la Fédération de Russie et les Archives nationale militaires russes.

Y seront exposés des documents d’archives authentiques, notamment d’origine étrangère, sur l’histoire des relations internationales à l’approche de la Seconde Guerre mondiale.

Les Archives du Ministère russe des Affaires étrangères ont activement participé à la préparation de l’exposition en fournissant un grand nombre de documents.

 5 – Sur l’évolution de la situation en Syrie

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Situation militaire en Syrie et en Irak au 3 septembre 2018 (Southfront)

Les tensions s’aggravent de nouveau en Syrie et autour.

Sur le terrain, la situation la plus compliquée est constatée dans la province d’Idleb.

Cette dernière fait face à une escalade de violence à cause d’une concentration importante de terroristes sur son territoire.

Les combattants

  • tentent activement de centraliser la gestion et les préparatifs de défense à long terme,
  • éliminent les leaders des groupes armés aspirant à la réconciliation,
  • et élaborent des plans d’offensive sur les villes d’Alep et de Hama

Selon les dernières informations, plusieurs centaines de combattants de Daech sont récemment arrivés dans la ville de Jisr al-Chougour pour rejoindre le groupe Hourras al-Dine stationné dans cette localité.

Les observateurs militaires russes du Centre pour la réconciliation des belligérants soulignent l’intensification considérable des bombardements contre les localités limitrophes situées dans la zone contrôlée par le Gouvernement syrien, lancés par les combattants situés dans la zone de désescalade d’Idleb.

Ainsi, les terroristes ont tiré le 7 septembre des lance-roquettes multiples sur la localité de Maharda, à population majoritairement chrétienne, tuant 9 civils, notamment 5 femmes et trois enfants. 30 personnes ont été blessées.

Dans la période du 1er au 10 septembre, on a constaté au total 289 violations du régime de cessez-le-feu par les groupes armés dans la zone de désescalade d’Idleb: leur nombre a donc triplé par rapport aux mois précédents.  

Qui plus est, cette zone de désescalade reste la source d’attaques terroristes de drones contre les sites militaires russes (on a détruit 55 appareils de ce type depuis deux mois).

Malgré la mise au jour des projets des combattants et des membres des Casques blancs d’organiser la mise en scène d’utilisation d’armes chimiques pour faire croire à une attaque des forces gouvernementales, les préparatifs de cette provocation sont toujours en cours à l’intérieur de la zone d’Idleb.

Dans le contexte des menaces proférées par les responsables américains de lancer des frappes massives contre la Syrie, les terroristes poursuivent par tous les moyens les préparatifs de la provocation.

  • Vendredi dernier, ils ont organisé dans plusieurs localités d’Idleb des prétendues manifestations pacifiques contre une offensive massive de l’armée syrienne dont les préparatifs seraient actuellement en cours.
  • Selon les pancartes portées par les participants lors de ces événements, les organisateurs de ces « contestations » voudraient qu’on lance une telle offensive le plus rapidement possible.
  • On ne voit aucune autre raison aux inscriptions offensives et vulgaires concernant non seulement le président syrien, mais aussi les membres de sa famille.

Tout cela confirme que ces actions revêtent un caractère absolument provocateur.  

En même temps, la prétendue « coalition internationale » menée par les États-Unis

  • a lancé des exercices militaires à l’est de la Syrie en s’appuyant sur la base militaire d’al-Tanf dont la présence sur le territoire syrien, rappelons-le, est illégale.

syrie base militaire d'al-Tanf manar-06546390015199949777

Leur objectif déclaré était de travailler des opérations prévoyant le transfert et le déploiement des forces de réaction rapide, ainsi que des frappes aériennes et terrestres contre les positions des terroristes. On a annoncé le transfert de 100 fusiliers marins supplémentaires vers la base d’al-Tanf.

Il est à noter que la « zone de sécurité » de 55 km crée par les Américains est devenue un abri pour les combattants restants de Daech, qui organisaient des incursions lâches contre Palmyre, Souhna et Souveïda.

Au niveau de la politique internationale, le facteur le plus préoccupant est lié à l’utilisation par Washington d’un éventail très large de moyens – allant des propos officiels aux publications des médias orientés – visant visiblement à préparer l’opinion publique internationale à une nouvelle agression contre la Syrie.

Ces préparatifs ne permettent pas de dissimuler leur objectif réel:

changer le cours des événements dans ce pays qui progresse vers le règlement et la stabilisation depuis 12 ou 18 mois.

Nous considérons ces actions de Washington comme une tentative de maintenir de manière artificielle les hostilités et le fratricide en empêchant la défaite définitive des terroristes liés à Al-Qaïda.

L’objectif est d’obtenir une justification du maintien d’une présence armée illégale sur le territoire syrien, en faisant fi de l’effusion de sang et des souffrances des millions de Syriens.

Les partisans de cette idée sont prêts à payer ce prix pour changer l’issue du conflit de huit ans en faveur de leurs propres intérêts géopolitiques et pour se proclamer officiellement comme les vainqueurs de la saga syrienne très compliquée qui, comme je l’ai déjà dit, s’est soldée par les souffrances de la population civile.    

 usa screen_shot_2013-08-02_at_4.47.29_pm  American World Domination – published by Donaldus Triumphus

Nous avons d’autres motifs d’inquiétude globale. Nous considérons la situation autour de la Syrie comme une tentative américaine de mettre au point un nouveau mécanisme de maintien de la domination globale des USA.

Il s’agit de créer une coalition de frappe réunissant les principales puissances occidentales afin de montrer leur force et leur volonté d’assurer une résolution militaire aux problèmes dans telle ou telle partie du monde.

Cette politique torpille l’ordre mondial existant, qui s’appuie sur la Charte de l’Onu.

Son caractère agressif est évident. Nous sommes convaincus que cette approche est susceptible de placer le monde au bord de l’abîme, et constitue un défi non seulement pour la Syrie. Il faut la combattre de manière très résolue en réunissant les efforts de tous les membres raisonnables de la communauté internationale. 

 6 – Sur la situation à Tripoli

LIBYE sur l'aéroport de Mitiga, 1024x576_394755  Libye : l’aéroport Mitiga fermé à cause des combats

Malgré les efforts de la Mission d’appui des Nations unies en Libye visant à rétablir l’ordre dans la capitale libyenne, on constate toujours des affrontements entre certains groupes armés dans plusieurs quartiers de la ville.

Le système de sécurité à Tripoli a été sérieusement affecté par l’attentat commis le 10 septembre par Daech contre le bureau de la National Oil Corporation, qui s’est soldé par la mort de deux assaillants et les blessures d’une dizaine de civils. Le 11 septembre, des combattants inconnus ont tiré plusieurs roquettes sur l’aéroport de Mitiga, provoquant encore une fois sa fermeture. Heureusement, cette attaque n’a fait aucune victime.

ONU ghassan_salame_sipa  Ghassan Salamé, Envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Libye.

Ces opérations extrémistes ne font que confirmer la nécessité absolue de souder toutes les forces responsables de la Libye afin de faire résolument face aux terroristes qui veulent empêcher la poursuite du règlement politique libyen conformément au Plan d’action de Ghassan Salamé, Envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Libye.  

C’est un exemple éloquent et très dramatique de fiasco absolu de l’expérience de modélisation géopolitique des pays occidentaux, qui s’est répercutée sur toute la région et a détruit l’État libyen.

Je voudrais rappeler que, selon les États occidentaux, la démocratie aurait dû s’installer en Libye. C’est visiblement ce qui s’est passé, car il n’existe toujours aucun organe administratif commun.

Ce scénario libyen se serait reproduit en Syrie sans le soutien fourni au Gouvernement légitime du pays par la Fédération de Russie à la demande officielle de Damas.   

 7 – Sur la situation actuelle en Afghanistan

carte-afghanistan

La situation en Afghanistan reste tendue. Les Talibans ont pris le contrôle du district de Hamab dans la province de Djôzdjân, à proximité de la frontière turkmène. Le district de Daimirdad, dans la province centrale de Wardak, risque également de tomber entre les mains de ce mouvement. Il y a quelques jours, une série d’explosions a été constatée à Kaboul, capitale du pays, et dans la province de Nangarhâr à l’est du pays, entraînant des dizaines de victimes.

A notre avis, ces événements confirment encore une fois la non-pertinence de vouloir contraindre les Talibans à négocier et la nécessité d’un règlement pacifique du problème afghan, notamment avec le concours des partenaires internationaux dans le cadre du « format de Moscou ».    

 8 – Sur la situation actuelle au Cameroun

le_cameroun Dénomination: République du Cameroun (Etat unitaire décentralisé)

On constate depuis quelques mois une aggravation de la criminalité en République du Cameroun. Les vagues de réfugiés en provenance de différentes régions du pays ont considérablement aggravé la situation sécuritaire, notamment à Yaoundé, la capitale du pays. On a enregistré des cas de banditisme et d’attaques dans des quartiers a priori calmes de la ville, notamment à proximité des institutions publiques et des missions diplomatiques des pays étrangers.

En raison de la hausse de la criminalité, l’Ambassade russe en République du Cameroun a entrepris des mesures supplémentaires pour garantir sa sécurité.

Le Ministère russe des Affaires étrangères recommande aux citoyens russes qui se trouvent au Cameroun de faire preuve de vigilance et de prudence.  

 9 – Sur la situation de Maria Boutina, citoyenne russe arrêtée aux États-Unis

RUSSIE USA Maria-Boutina-l-espionne-russe-accusee-d-avoir-voulu-infiltrer-les-conservateurs-americains Maria Boutina, arrêtée le 15 juillet dernier aux États-Unis

Nous suivons attentivement la situation de Maria Boutina, arrêtée le 15 juillet dernier aux États-Unis et accusée d’être un « agent de gouvernement étranger » non-enregistré.

Les diplomates russes à Washington ont assisté le 10 septembre dernier aux auditions sur son affaire. La cour du district de Columbia avait refusé de changer la détention de la citoyenne russe en assignation à résidence et avait décidé de poursuivre le procès à huis-clos. Dans ce contexte, l’Ambassade russe aux États-Unis avait présenté un commentaire détaillé sur les réseaux sociaux.

Nous sommes scandalisés par les tentatives du Ministère américain de la Justice d’interpréter les visites consulaires auprès de Maria Boutina et nos demandes de respecter ses droits légitimes comme les preuves de liens présumés entre la situation de notre citoyenne et le Gouvernement russe.

Nous poursuivrons nos visites régulières chez notre concitoyenne en soulignant la nécessité de lui octroyer tout le soutien nécessaire. Nous entreprendrons une nouvelle démarche envers le Département d’État en raison des insinuations des organes officiels américains concernant notre attitude dans l’affaire de Maria Boutina.
Nous demandons de mettre fin à ces poursuites injustifiées de la citoyenne russe, qui est actuellement une prisonnière politique. Toutes les forces raisonnables doivent soutenir l’appel à assurer sa libération et son rapatriement le plus rapide possible.

Nous n’abandonnerons pas Maria Boutina. Cette situation est à la limite de la justice. Les Américains font tout leur possible pour démontrer la légitimité de leurs actions, mais, à mon avis, leurs fondements juridiques s’épuisent de jour en jour – ou sont tout simplement inexistants dans certains cas. La politique prime ici complètement sur le droit et le bon sens.

 10 – Sur la conférence de presse d’Igor Guiorgadze consacrée à un laboratoire biologique géorgien

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Nous avons porté attention à la conférence de presse organisée le 11 septembre à Moscou par Igor Guiorgadze, personnalité géorgienne et leader du mouvement « La Géorgie à l’étranger ».

A cette occasion, il a présenté de nouveaux documents relatifs aux activités discrètes du Centre Richard Lugar de recherches en santé publique – qui est en fait un laboratoire de microbiologie de haut niveau de sécurité construit par le Pentagone dans le village d’Alexeevka à proximité de Tbilissi.

Cet établissement prétendument civil, qui fait officiellement partie du système du Ministère géorgien de la Santé, accueille l’US Army Medical Research Directorate-Georgia.

Les militaires américains y étudient des maladies très dangereuses caractéristiques non seulement de la Géorgie, mais aussi des pays limitrophes, notamment de la Russie. Pour cette raison exacte, nous ne pouvons pas ignorer ce thème. Cet intérêt du Pentagone pour la Géorgie ne peut pas  s’expliquer uniquement par des raisons humanitaires. Nous sommes parfaitement au courant de la nature de cette préoccupation humanitaire de Washington concernant les pays qui se trouvent loin des frontières américaines, ainsi que de ses résultats habituels: des jeux dangereux avec un bilan imprévisible au lieu d’initiatives constructives.   

GEORGIE Igor Guiorgadze igor_giorgadze_11598  Igor Guiorgadze

De nouveaux faits présentés par Igor Guiorgadze soulèvent encore une fois la question des objectifs réels des militaires américains en Géorgie et de leur respect des normes d’éthique médicale lors des expériences impliquant des citoyens géorgiens, ainsi que d’autres normes du droit international.

Des personnalités publiques et sociales russes, des députés de la Douma et des experts indépendants ont, à plusieurs reprises, exprimé leur préoccupation face à l’intensification des activités médicales et biologiques des institutions militaires des États-Unis et d’autres pays de l’Otan à proximité des frontières russes.

Pour des raisons évidentes, cela provoque l’inquiétude des structures étatiques et des citoyens russes.

  • J’ai une question: est-ce personne en Géorgie ne juge cela préoccupant?

Car ces laboratoires se trouvent sur le territoire d’un État souverain.

  • Qu’y font-ils?

  • Et qu’est-ce que cela pourrait provoquer?

Le Ministère russe des Affaires étrangères demandera au Département d’État américain des explications officielles à la lumière des nouveaux faits présentés par Igor Guiordadze, qui témoignent d’un rôle répréhensible du contingent des forces armées américaines déployé dans ce laboratoire microbiologique sur le territoire géorgien.

A mon avis, un pays ne mène pas une lutte si acharnée pour maintenir et confirmer sa souveraineté pour que des militaires étrangers organisent ensuite des expériences biologiques sur son territoire et ses citoyens. Ce que nous constatons actuellement.

Encore une fois, nous sommes très préoccupés par cette situation, compte tenu de la proximité de ce laboratoire par rapport au territoire russe.

Nous continuerons de travailler avec nos amis et nos alliés, nos voisins, pour leur expliquer les risques liés à l’élargissement des activités médicales et biologiques des États-Unis dans l’espace postsoviétique.

Je voudrais souligner encore une fois que les États souverains ne doivent pas être transformés en laboratoires impliquant leur population dans des expériences dangereuses pour leur vie.

Je veux également rappeler qu’on a répondu par le passé à nos demandes en affirmant qu’il ne s’agissait que de théories du complot, de suppositions, d’insinuations. On expliquait que nous imaginions des choses et créions une agitation inutile. Certains responsables et médias soulignaient qu’il s’agissait de désinformation, de fake news, de la « propagande russe ». On nous disait qu’une inspection internationale du Centre Lugar n’avait révélé aucune violation, et que tous les rapports présentés à l’Onu étaient sans faille.

Mais que peuvent-ils dire après la révélation de ces nouvelles données? Ces documents affirment l’inverse.

La Géorgie ou les États-Unis tentent consciemment de tromper la communauté internationale. Toutes les informations et les matériaux de la conférence de presse sont librement accessibles sur internet. On peut donc facilement les étudier. Franchement, j’aurais préféré ne pas apprendre ces faits: ma vie en aurait été beaucoup plus tranquille. Nous aurions même gardé des illusions concernant des erreurs éventuelles d’analyse, estimé que ces données étaient incorrectes. Pour le meilleur ou pour le pire, ces données ont trouvé non seulement une confirmation, mais aussi un fondement jusqu’ici inimaginable. Consultez le site et tous les documents. Il s’agit de manipulations très dangereuses.

A notre avis, il est important que ces textes soient étudiés non seulement par les médias et les citoyens des pays limitrophes, mais aussi par les organes compétents et les services de la Fédération de Russie. Ils doivent également faire l’objet d’une enquête des organisations internationales spécialisées.

Je pense que l’étude de ces documents suscitera beaucoup de questions, qu’il est possible voire nécessaire de poser non seulement via le Ministère russe des Affaires étrangères, mais aussi aux pays qui prennent part directement à ces expériences.  

 11 – Sur la déclaration de Wendy Sherman, ancienne sous-Secrétaire d’État américaine

USA Wendy Sherman, l'ancien sous-secrétaire d'Etat n82985448-72464029  Wendy Sherman, l’ancien sous-secrétaire d’État

Nous avons porté notre attention sur le discours de l’ancienne sous-Secrétaire d’État américaine Wendy Sherman hier dans l’émission « 100 jours plus tard » (Beyond 100 Days) de la chaîne britannique BBC, qui a notamment déclaré que « le renforcement des positions économiques de la Russie [allait] à l’encontre des intérêts de la sécurité nationale des USA ».

L’ex-diplomate a déclaré qu’elle « ne [souhaitait] pas de mal aux citoyens russes » et « [croyait] qu’ils [avaient] droit à une vie digne ». Un tel niveau de cynisme dépasse l’entendement! Suivi de cette phrase: « L’Occident doit penser plus stratégiquement pour affaiblir le contrôle de Poutine sur son pays ».

Et ces gens osent nous parler d’une prétendue ingérence de la Russie, de Moscou, du Kremlin, dans leurs affaires!

C’est une ancienne haute responsable de toute la politique étrangère américaine. De telles personnes étaient derrière la prise de décisions en politique étrangère, notamment liées à la Russie. Ces gens travaillaient sous la direction du président des USA. Je répète que je suis parfaitement consciente du fait qu’à l’heure actuelle, l’individu en question n’occupe aucun poste public, mais elle l’a occupé pendant plusieurs années.

Ce sont manifestement là les fameuses valeurs occidentales « véritables »:

  • décréter des sanctions économiques illégales,
  • manipuler le prix du pétrole et le cours du dollar afin d’affaiblir les positions des pays souverains et des chefs d’État démocratiquement élus.

Je pense qu’il faut réfléchir et revenir à la toute première phrase. Il s’avère qu’en soi l’amélioration de l’économie russe « va à l’encontre » de la sécurité nationale des USA. La sécurité nationale est la chose la plus importante qui existe dans un État. C’est la source originale de toute structure étatique. Vous voyez ce dit une personne qui a fait partie pendant plusieurs années de la direction du Département d’État américain!

Je pense qu’après ce moment de franchise, on comprend comment nos partenaires américains perçoivent le développement des relations bilatérales et l’avenir de la Russie.

Cela n’a rien à voir avec le peuple américain, la démocratie et les droits de l’homme.

C’est la politique d’un certain groupuscule politique aux USA, qui n’a pas réussi à prendre le pouvoir malgré tout, et qui a lancé aujourd’hui cette terrible campagne russophobe pour justifier ses propres erreurs politiques

Je pense que c’est une citation à apprendre par cœur.

C’est une raison de plus pour nos partenaires européens de se demander si leur croissance économique, leur bien-être politique et leur stabilité économique et politique ne vont pas à l’encontre de la sécurité nationale des USA.

Tout ce qui est lié à la coopération énergétique, aux perspectives des liens économiques bilatéraux, pourrait, à une certaine étape, « aller à l’encontre de la sécurité nationale des USA ». Je m’en souviendrai toujours.

 

12 – Sur les déclarations du conseiller du Président américain à la sécurité nationale John Bolton concernant la Cour pénale internationale

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La déclaration du conseiller du Président américain à la sécurité nationale John Bolton concernant la Cour pénale internationale (CPI) n’est pas une nouveauté dans la diplomatie américaine, qui mise essentiellement sur la force et les sanctions unilatérales.

 

Cette fois, c’est la CPI qui en est l’objet. Ses juges ont été notamment menacés d’interdictions de visa, de saisie d’actifs et de poursuites judiciaires.

Si les juges ne prenaient pas les décisions voulues ou ne travaillaient pas comme les USA le souhaitent, ils feraient l’objet d’interdictions de visa, de saisies de compte et d’affaires pénales. Les pays qui oseront coopérer avec la CPI dans l’enquête sur les crimes commis par des citoyens américains se le verront rappeler quand ils demanderont une aide.

On ignore pourquoi on réagit calmement à de telles déclarations et actions des USA contre des États indépendants. Nous voudrions appeler à faire preuve de cohérence. En ce qui concerne l’opposition à l’usage de sanctions unilatérales illégales et à d’autres méthodes de pression, il ne faut pas le faire seulement quand les menaces sont proférées vis-à-vis de cette cour.

Comme l’a reconnu John Bolton lui-même, sa déclaration s’inscrit dans la continuité logique de la politique menée par les USA.

Ainsi, en 2002, le Congrès américain a adopté la loi sur la protection des fonctionnaires américains. Ce document accorde au Président américain le pouvoir de prendre « toutes les mesures nécessaires » contre la CPI et ses collaborateurs s’ils osaient engager des actions contre les USA. Les États-Unis ont signé plusieurs accords bilatéraux avec d’autres pays excluant la remise de citoyens américains à la CPI. Ils reconnaissent donc depuis longtemps la justice internationale seulement quand elle s’applique à d’autres États et leurs citoyens.

John Bolton a pointé les problèmes de la CPI tels que la corruption, la soumission aux manipulations, l’inefficacité et le gaspillage. Pour être honnête, il est difficile de ne pas être d’accord avec lui. Nous en parlons depuis longtemps.

Cependant, les USA n’avaient et n’ont pas de reproches envers les cours pénales internationales fonctionnant de la même manière et possédant de facto les mêmes défauts, comme le tristement célèbre tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Pourquoi? La réponse est dans les déclarations de John Bolton, qui a clairement laissé entendre que la justice pénale internationale devait s’occuper d’autres États, mais pas des USA et de leurs alliés. Tout s’inscrit dans le schéma traditionnel.

Le fait que la justice pénale internationale fasse l’objet de manipulations politiques n’est pas nouveau, mais désormais c’est fait ouvertement. On peut dire que les masques sont tombés.

Je voudrais rappeler également que la Russie attire depuis longtemps l’attention sur la politisation des instances juridiques internationales, CPI y compris, qui sont souvent utilisées comme des moyens de pression contre les États et les gouvernements jugés « indésirables ».

Nous appelons de nouveau à se demander si une telle situation est dans l’intérêt de la communauté internationale.

La voilà, cette approche sélective, quand certaines décisions sont saluées mais d’autres sont indésirables et vaudront même à des juges d’être sanctionnés. C’est choquant.

à suivre

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