2978 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 30 août 2018

30 août 2018
  1. Sur la visite à Moscou de Walid Mouallem, vice-Président du Conseil des ministres, Ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés
  2. Sur la visite de travail en Russie d’Osman Saleh, Ministre des Affaires étrangères de l’Érythrée
  3. Sur la rencontre du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec les étudiants et les enseignants de l’Institut des relations internationales de Moscou (MGIMO) du Ministère russe des Affaires étrangères
  4. Sur le déroulement de la conférence internationale « La lutte contre les fournitures d’armes illégales dans le contexte de la lutte contre le terrorisme international »
  5. Sur l’évolution de la situation en Syrie
  6. Sur les tentatives du Pentagone de démentir les informations du Ministère russe de la Défense sur l’élargissement du groupe de porteurs de missiles de croisière américains au Moyen-Orient
  7. Sur la page Twitter de « Hala, fillette syrienne »
note sans a priori … je vous recommande la lecture des points 5,6 et 7 sur la Syrie et surtout sur les sombres dessins des occidentaux qui « cherchent » vraiment à maintenir la « guerre » et les désordres (+la souffrance des syriens dont ils se moquent sous des « dehors » humanitaires !) afin sans doute « d’avoir le dernier mot » et sans doute plus d’hydrocarbures et divers et… surtout battre la Russie, la Syrie et faire la nique à la Chine …

 

1 – Sur la visite à Moscou de Walid Mouallem, vice-Président du Conseil des ministres, Ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés

SYRIE le-chef-de-la-diplomatie-syrien-walid-mouallem-g-et-son-homologue-russe-serguei-lavrov-a-moscou-le-27-novembre-2015_5472002 Walid Mouallem & SERGUEÏ LAVROV

Jeudi 30 et vendredi 31 août, Walid Mouallem, vice-Président du Conseil des ministres, Ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés, qui préside également la partie syrienne de la Commission intergouvernementale russo-syrienne pour la coopération commerciale, économique, scientifique et technique, sera à Moscou en visite de travail.

RUSSIE Yuri Borissov, président de la partie russe de la Commission intergouvernementale et vice-Premier ministre russe20161123-018-550                         Yuri Borissov, vice-Premier ministre russe

Le programme de cette visite prévoit l’entretien de Walid Mouallem et de la haute délégation gouvernementale syrienne avec Yuri Borissov, président de la partie russe de la Commission intergouvernementale et vice-Premier ministre russe, afin d’évoquer le développement du partenariat mutuellement bénéfique sur l’ensemble des liens commerciaux et économiques bilatéraux.

Parmi les questions prioritaires à l’ordre du jour figurent

  • le renforcement de la contribution russe à l’établissement de l’activité économique dans les régions syriennes récemment libérées des terroristes,
  • le rétablissement au plus vite de l’infrastructure socioéconomique,
  • la mise en place des conditions pour le retour des déplacés internes sur ces territoires
  • et le rapatriement massif des réfugiés syriens de l’étranger.

Aujourd’hui se tiendront également des pourparlers entre le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés Walid Mouallem pour évoquer en détail les aspects politiques de l’évolution de la situation en Syrie et autour, et décider de démarches coordonnées concrètes dans différents domaines du travail politique et diplomatique.

Parmi les priorités et les tâches d’actualité, les points suivants seront abordés:

  • l’aide efficace apportée par la Fédération de Russie à la Syrie pour parachever l’élimination des groupes terroristes Daech et Front al-Nosra,
  • la promotion du processus de paix conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies et aux résultats du Congrès du dialogue national syrien de Sotchi,
  • la reconstruction du pays et la garantie du retour sûr et digne des réfugiés et des déplacés internes dans leur foyer,
  • le rétablissement complet de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie.

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés Walid Mouallem devraient évoquer en détail les plans qui permettront de contribuer au règlement de la situation en Syrie dans le cadre du processus d’Astana.

L’attention sera focalisée sur la mise en œuvre des décisions du Congrès, notamment en ce qui concerne la formation et le lancement, avec la contribution de l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Syrie Staffan de Mistura, du travail du Comité constitutionnel syrien à Genève. Le gouvernement syrien et l’opposition ont déjà présenté leurs candidats désirant siéger au Comité.

2 – Sur la visite de travail en Russie d’Osman Saleh, Ministre des Affaires étrangères de l’Érythrée

ERYTHREE Le Ministre des Affaires étrangères de l_Érythrée Osman Saleh 000_par7843204_0 Le Ministre des Affaires étrangères de l’Érythrée Osman Saleh

Le Ministre des Affaires étrangères de l’Érythrée Osman Saleh se rendra en visite de travail en Russie du 30 août au 1er septembre.

Le 31 août à Sotchi, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’entretiendra avec lui en détail sur l’ensemble des relations bilatérales, ainsi que sur l’agenda africain et international.

Il est prévu d’évoquer les perspectives de renforcement du partenariat commercial, économique et d’investissement,

  • notamment la réalisation de projets communs dans le secteur énergétique, l’exploitation en Érythrée de gisements minéraux,
  • ainsi que la construction de sites d’infrastructure dans ce pays.
  • Il est également prévu d’accorder une attention particulière à la formation de cadres professionnels érythréens dans les écoles supérieures de notre pays,
  • et le renforcement de la base juridique et contractuelle de la coopération diversifiée.

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Nous remarquons que grâce à la proximité ou à la coïncidence de nos positions sur les principaux thèmes africains et internationaux, le dialogue politique se développe activement entre Moscou et Asmara. Une coordination étroite se développe dans le cadre de l’Onu et sur d’autres plateformes. Dans ce contexte, un accent sera mis, pendant l’entretien à Sotchi, sur le règlement des situations de crise en Afrique, notamment par les forces des pays du continent. Une attention particulière sera accordée par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre des Affaires étrangères de l’Érythrée Osman Saleh à la situation dans la corne de l’Afrique, où l’on constate dernièrement un progrès positif significatif dans le règlement de conflits de longue date.

On s’attend à ce que la visite du Ministre des Affaires étrangères de l’Érythrée Osman Saleh en Russie apporte l’impulsion nécessaire au travail commun visant à développer le potentiel des relations traditionnellement amicales entre Moscou et Asmara.

3 – Sur la rencontre du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec les étudiants et les enseignants de l’Institut des relations internationales de Moscou (MGIMO) du Ministère russe des Affaires étrangères

russie-moscou-institut-d-état-de-mgimo-moscou-de-la-construction-de-relations-internationales-86034445  l’Institut des relations internationales de Moscou (MGIMO) du Ministère russe des Affaires étrangères.

Vendredi 3 septembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov rencontrera les étudiants et les enseignants de l’Institut des relations internationales de Moscou (MGIMO) du Ministère russe des Affaires étrangères.

C’est déjà devenu une bonne tradition, organisée chaque année à l’occasion de la Journée de la connaissance – qui marque le début de l’année scolaire.

Les rencontres de ce genre sont, depuis longtemps, devenues une pratique utile et positive. Tout comme lors de ses visites précédentes au MGIMO en début d’année scolaire, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov prononcera un discours de salutations avant d’échanger avec les étudiants, les aspirants et les enseignants de l’Université.

Cette conversation interactive sera retransmise sur les chaînes centrales, ainsi que sur les pages officielles des réseaux sociaux du Ministère russe des Affaires étrangères.

Par tradition, les vétérans du service diplomatique russe et les dirigeants du Ministère russe des Affaires étrangères participeront à cette rencontre.

4 – Sur le déroulement de la conférence internationale « La lutte contre les fournitures d’armes illégales dans le contexte de la lutte contre le terrorisme international »

RUSSIE Centre du commerce international de Moscou.World_Trade_Centre_in_Moscow  Centre du commerce international de Moscou.

Les 3 et 4 septembre, le Ministère russe des Affaires étrangères organise, en coopération avec les ministères et services russes compétents, une conférence sur le thème de « La Lutte contre les fournitures d’armes illégales dans le contexte de la lutte contre le terrorisme international ». L’événement se déroulera au Centre du commerce international de Moscou.

Le forum sera ouvert par le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. La participation de la direction du Service fédéral de sécurité (FSB) et du Service des renseignements extérieurs (SVR), de l’agence Rosfinmonitoring, ainsi que des représentants de la Douma d’État et du Conseil de la Fédération de l’Assemblée fédérale est attendue. Un discours devrait être tenu par le Secrétaire général adjoint de l’Onu et Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) Iouri Fedorov.

Les représentants de 21 pays et les responsables d’unités antiterroristes de 11 organisations internationales ont confirmé leur participation. Trois sessions thématiques de la conférence permettront d’entendre les avis des experts, des politologues, des scientifiques et des personnalités publiques.

5 – Sur l’évolution de la situation en Syrie

syrie ob_37be6f_idlib-provincela région d’Idlib… Trois millions de syriens s’y entassent, dans une poche tenue par des milliers de combattants djihadistes…


La Russie estime que des prémisses à une amélioration substantielle de la situation sont apparues en Syrie:

  • l’élimination définitive des terroristes sur le territoire du pays,
  • le début du processus de paix réel,
  • l’intensification de l’activité économique,
  • ainsi que le retour des réfugiés et des déplacés internes à leur foyer.

Durant de telles étapes de transition, il est facile de faire la distinction entre ceux qui cherchent réellement à contribuer au règlement et à la stabilisation et ceux qui l’empêchent en poursuivant les intérêts non pas du peuple syrien, mais leurs propres fins géopolitiques.

Malheureusement, le ciel s’assombrit de nouveau au-dessus de la Syrie.

Avec leurs alliés occidentaux les plus proches, les USA, qui maintiennent la présence illégale de plusieurs milliers de leurs militaires sur le sol syrien, menacent à nouveau la Syrie d’une agression armée.
Tout cela est fait sans l’ombre d’un doute et en faisant appel aux vieilles recettes utilisées par le passé.
Ils utilisent la même méthode qu’en mars-avril 2018:
  • d’abord les déclarations préventives des responsables officiels selon lesquelles le « régime d’al-Assad » pourrait soi-disant utiliser l’arme chimique et qu’il faudrait l’empêcher à tout prix.
  • Ensuite, nous le savons déjà, il faut s’attendre à une provocation chimique – soit avec l’usage réel de substances toxiques, soit à une mise en scène d’attaque chimique.
  • Enfin, le stade final sera celui des frappes contre les positions des militaires syriens et d’autres sites.
Le processus est déjà lancé. Tout cela sera largement médiatisé grossièrement, sans inventer de nouvelles approches ni méthodes, selon un schéma bien huilé.

 

Les informations des militaires russes présentées pendant la conférence de presse du Ministère russe de la Défense le 27 août confirment que ces suppositions ne sont pas infondées.

Nous éprouvons d’énormes inquiétudes – que nous partageons avec le public mondial et les médias – quant à la mise en œuvre du scénario décrit. Cela serait un coup très dur non seulement pour le processus de paix en Syrie, mais également pour la sécurité nationale. Les conséquences de ce « jeu avec le feu » sont imprévisibles – il ne sera pas toujours possible de s’en tirer. Le 28 août, à l’initiative de la Russie, cette question a été soulevée pendant la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies. Malheureusement, les avis des participants à la discussion étaient opposés. Tout le monde a campé sur ses positions, même si, à des moments aussi fatidiques, nous avons besoin de consensus – ou au moins de constater une tentative de s’entendre.

Nous voudrions souligner une fois de plus que la Russie juge absolument inadmissible l’usage de produits toxiques, tout comme les mises en scène chimiques afin d’avancer des accusations notoirement fausses vis-à-vis du gouvernement et des militaires de la Syrie concernant une prétendue attaque chimique. Damas n’a même pas la capacité physique nécessaire pour agir ainsi:

les arsenaux chimiques syriens ont été entièrement détruits sous le contrôle international en 2014-2015 pendant une opération sans précédent avec la participation notamment des USA, sans parler du fait qu’une telle démarche serait un exemple criant de folie suicidaire – dont il est difficile de soupçonner le gouvernement syrien.

Cette situation ne conduit qu’à une seule conclusion: l’Occident n’est pas satisfait par la ligne de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies pour le processus de paix en Syrie, et il cherche à réorienter l’axe des événements dans un sens qui correspondrait davantage aux plans de Washington et de ses alliés.

Cela explique entièrement la réaction des capitales occidentales à l’initiative russe de contribuer au retour des réfugiés syriens chez eux.

A première vue, ce projet humanitaire pourrait être vraiment unificateur pour toute la communauté internationale, être mis en œuvre avec un rôle actif de l’Onu et de ses agences spécialisées, notamment le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Mais non: l’initiative appelée à aider des millions de personnes à rentrer sûrement et dignement chez eux au lieu de végéter dans d’autres pays où leur dignité est mise à mal, où ils mènent une vie pitoyable sans logement ni travail normal, a été jugée « prématurée ». Les valeurs de l’humanisme, malheureusement, sont passées à l’arrière-plan pour certains de nos partenaires à cause de leur aspiration à remplacer à tout prix le gouvernement « indésirable » de Damas.

Il est gênant d’en parler, mais nous avons mis la main sur un questionnaire qu’utilisent les fonctionnaires de l’agence spécialisée de l’Onu travaillant dans un pays du Moyen-Orient avec les réfugiés syriens qui ont exprimé leur désir de revenir chez eux. Au lieu d’entamer directement un travail pratique pour leur retour, il leur est proposé de répondre à plusieurs questions. En voici quelques-unes:

– Que ressentez-vous concernant votre retour en Syrie? Éprouvez-vous de l’inquiétude?

C’est au-delà du cynisme. On demande à des gens contraints de quitter leur patrie, qui ont fui ce qu’ont perpétré sur leur territoire les terroristes et les combattants, s’ils éprouvent de l’inquiétude. Posait-on ces questions pendant le Printemps arabe?

– Comprenez-vous que la situation en matière de sécurité y reste instable?

– Êtes-vous conscients du fait que vous devrez faire votre service militaire?

A noter que selon les témoins, les conjoints sont interrogés séparément, ce qui augmente l’effet de pression psychologique sur les interrogés. Ce ne sont pourtant pas des interrogatoires, mais un questionnaire organisé sous l’égide de l’Onu.

La Russie agit continuellement dans l’intérêt de la paix en Syrie. Nous n’avons aucun agenda secret dans ce pays. Nous continuerons de suivre clairement cette ligne au profit du peuple syrien et pour la préservation de la Syrie en tant qu’État souverain uni indépendamment de savoir si peu ou beaucoup nous soutiendrons sur ce chemin.

Nous voudrions cependant qu’ils soient plus nombreux, non pas parce que c’est dans l’intérêt de la Russie, de la Syrie, du peuple syrien et dans l’ensemble de la paix et de la stabilité dans la région et dans le monde entier. C’est nécessaire pour éviter d’entendre dans quelques années de nouveaux aveux de cécité de la part de ceux qui mènent aujourd’hui une ligne destructive. Nous voudrions que nos partenaires agissent avec plus de détermination, y compris sur les questions qui les concernent directement telles que la sécurité régionale et internationale, le terrorisme, les réfugiés.

6 – Sur les tentatives du Pentagone de démentir les informations du Ministère russe de la Défense sur l’élargissement du groupe de porteurs de missiles de croisière américains au Moyen-Orient

usa Le destroyer USS Porter. B9711653105Z.1_20170407100501_000+G5V8RG0S5.2-0  Le destroyer USS Porter.

Mardi 28 août, le Pentagone a tenté de démentir les informations du Ministère russe de la Défense sur l’élargissement du groupe de porteurs de missiles de croisière américains au Moyen-Orient.

Ainsi, le destroyer américain USS Ross transportant 28 missiles Tomahawk est déjà entré à plusieurs reprises dans le rayon d’utilisation efficace de ses armes contre le territoire syrien depuis la Méditerranée. En ce qui concerne l’USS The Sullivans, un autre navire du même type, il s’est empressé de quitter la partie du Golfe persique d’où il aurait pu sans problème détruire des cibles en Syrie après les publications des médias sur l’augmentation des capacités américaines destinées à porter une frappe éventuelle contre la Syrie.

Dans tous les cas, en démentant ces informations, les militaires américains ont oublié de mentionner qu’ils étaient en mesure d’élargir leurs capacités de frappe contre la Syrie en l’espace d’une journée.

Le groupe de frappe des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni comprend actuellement des avions stratégiques et tactiques stationnés en Jordanie, au Koweït et en Crète. Il compte environ 70 porteurs, près de 380 missiles de croisière air-surface, ainsi que deux destroyers américains l’USS Carney et l’USS Ross transportant 28 missiles Tomahawk chacun.

Qui plus est, ce groupe déployé en Méditerranée peut être renforcé en l’espace d’une journée par encore deux destroyers, l’USS Donald Cook et l’USS Porter qui se trouvent actuellement dans la base de Rota (Espagne), ainsi que par des sous-marins. Un jour serait également suffisant pour que le destroyer USS Jason Dunham entre en mer Rouge pour lancer une frappe contre la Syrie et pour que l’USS The Sullivans revienne dans le rayon d’attaque.

En résumé, au moins quatre porteurs navals disposant au total de plus de 112 missiles Tomahawk pourraient très rapidement se joindre à une agression éventuelle contre l’État syrien souverain.

russie le général Valeri Guerassimov1017400774  le général Valeri Guerassimov

Lors d’un entretien avec le général Valeri Guerassimov, chef de l’état-major général des forces armées russes,

usa le général Joseph Dunford, RTR4NC0Y-1024x763  le général Joseph Dunford,

le général Joseph Dunford, président du comité des chefs des états-majors des forces armées américaines, a annoncé que le Pentagone rédigeait des scénarios de frappes contre des sites syriens, et que d’autres pays membres de la coalition pourraient y prendre part.

Ces frappes éventuelles contre la Syrie sont liées, selon les USA, à une éventuelle utilisation d’armes chimiques par les forces gouvernementales syriennes à Idleb.

Le général Guerassimov a indiqué à son homologue américain qu’il n’était pas question que l’armée syrienne ait recours aux armes chimiques, que les dirigeants syriens n’avaient aucun projet de ce genre.

Les autorités du pays ont déployé autour d’Idleb des forces gouvernementales considérables, qui ont une bonne expérience de combat et peuvent vaincre le groupe terroriste déployé dans la région.

Selon les données actuelles, 8 tonneaux de chlore et des munitions pour des systèmes de missiles qui devraient être vecteurs de ce chlore, ont été transportés le 23 et le 24 août dans la zone de désescalade d’Idleb – plus précisément, dans la localité de Jisr al-Chougour. On a également constaté l’arrivée des Casques blancs dans la zone, avec des équipements vidéo pour enregistrer ces mises en scène de l’utilisation d’armes chimiques. Une nouvelle provocation est donc activement organisée.
Qui plus est, selon les informations du Centre russe pour la réconciliation des belligérants, les Casques blancs ont transporté un volume important de substances toxiques à un dépôt d’armes et de combustible du groupe Ahrar al-Cham dans la ville de Sarakib (province d’Idleb). Ces substances ont été transportées par deux poids-lourds depuis la localité d’Afs.
Afin de donner plus d’ampleur aux mises en scènes et d’accuser le gouvernement de Bachar al-Assad d’usage d’armes chimiques contre les civils, une partie de cette cargaison de tonneaux de plastique non-marqués a été transportée vers d’autres points de stationnement des combattants dans le sud de la province d’Idleb. Je voudrais souligner qu’il s’agit de faits qu’on peut vérifier, et que les pays occidentaux disposent des moyens nécessaires pour le faire.

Ainsi, nous constatons les préparatifs actifs d’une mise en scène d’utilisation d’armes chimiques dans la zone d’Idleb par les forces gouvernementales, qui pourront servir de prétexte aux États-Unis afin de lancer des frappes de missile contre l’armée de Damas.

Compte tenu des préparatifs des forces armées américaines au Moyen-Orient, on n’exclut pas de nouvelles frappes de missile contre des sites syriens.

Je voudrais souligner encore une fois que cette initiative éventuelle des États-Unis pourrait repousser à l’arrière-plan tous les efforts entrepris pour le règlement du conflit syrien. Il faut bien être conscients de ce fait.

Il est également nécessaire de mentionner la situation non-résolue du camp de réfugiés de Roukban, qui se trouve dans la zone d’al-Tanf contrôlée par les États-Unis.
Cette question a également été évoquée lors des pourparlers entre le chef de l’état-major général de l’armée russe et le président du comité des chefs des états-majors des forces armées américaines.

Le général Joseph Dunford a proposé un transfert complet du camp de Roukban sous l’égide de l’Onu et a demandé au général Valeri Guerassimov d’évoquer cette question avec le Gouvernement syrien.

Selon le général américain, il serait utile «de présenter ensemble cette idée à l’Onu».

Il a également demandé si les forces armées russes pourraient se concerter avec le Gouvernement syrien pour les livraisons d’aide humanitaire au camp de Roukban.

Le Ministère russe de la Défense a soutenu ces propositions.

Actuellement, les parties se penchent sur leur mise en pratique.    

7 – Sur la page Twitter de « Hala, fillette syrienne »

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Il y a environ un mois, un nouveau projet propagandiste utilisant l’image d’un enfant a fait son apparition sur Twitter. A première vue, de tels projets sont nombreux. Vous allez comprendre pourquoi une attention particulière est accordée à celui-ci précisément.

Il s’agit de la page de « Hala, fillette syrienne »

(la description indique que « Hala » a six ans et qu’elle vit à Idleb). Sur son profil, « Hala, fillette syrienne » publie des vidéos de rencontres avec ses amis. En général, c’est ce que font les enfants de six ans quand ils se trouvent dans les zones contrôlées par des combattants où se poursuivent les activités militaires: ils rencontrent toujours leurs amis et publient des vidéos sur Twitter. Ceux qui ont des enfants savent qu’ils ne jouent pas, ne vont pas à l’école, ne prennent pas de photos: ils publient sur Twitter. Elle explique également comment elle s’efforce d’apprendre l’anglais. Que peut-on faire sur Twitter sans apprendre l’anglais, comment contacter le monde entier depuis la province d’Idleb? Il y a des messages sur des thèmes généraux. Et surtout, la fillette appelle le monde à « prêter attention à Idleb », à « cesser de tuer les enfants et de porter des frappes aériennes ».

Cette page compte pour l’instant près de 350 abonnés, mais parmi eux, c’est intéressant, figurent la BBC, le Huffington Post, BuzzFeed et Radio Svoboda.

Quelle attention pour un enfant! Après tout, ce n’est pas le seul enfant d’Idleb à mériter l’attention de la communauté internationale. Et on ose encore nous donner des leçons et nous dire que nous faisons de la propagande. Voilà comment il faut travailler. Voilà ce qu’est une véritable propagande. Un enfant a 350 abonnés, dont 5 grands médias. Certaines pages d’ambassades russes à l’étranger ne peuvent pas se vanter d’avoir un public aussi sérieux parmi leurs abonnés.

Je pense que la raison pour laquelle cette page a fait son apparition à ce moment précis est évidente. Nous nous souvenons bien des histoires qui ont été inventées et mises en pratique par nos collègues occidentaux avec toute la puissance des instruments de propagande médiatique.

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Nous nous souvenons tous de la page d’une autre fillette syrienne, Bana al-Abed, qui avait attiré l’attention en pleine opération de libération d’Alep. Tous les messages y étaient également publiés en anglais, sachant que parfois jusqu’à 120 tweets étaient publiés en une journée – depuis des régions sans internet ni électricité.

Comment est-ce possible? Comment peut-on, de mois en mois, d’année en année, se faire mener par cette terrible histoire propagandiste? A présent, la cause de Bana est perpétuée par Hala. Elle n’a pas beaucoup de messages, mais je pense qu’il y en aura davantage. Ceux qu’elle a déjà publiés rappellent beaucoup les messages de Bana. Certains tweets utilisent des expressions pratiquement identiques et des thèmes très similaires. Nous ne serions pas étonnés que cette page devienne centrale si le scénario de la provocation, de la mise en scène et des frappes était mis à exécution. Il ne faut pas exclure que c’est la page de Hala qui partagera justement avec le monde des images de l' »usage de l’arme chimique » par les forces gouvernementales syriennes contre la population civile.

Nous avons déjà connu tout cela. Il y avait aussi l’adolescent de 15 ans, M. Hadj, qui parlait de sa vie difficile dans la Ghouta orientale en accusant le Président syrien Bachar al-Assad de l’avoir privé d’enfance. Et combien d’enfants ont été utilisés par les Casques blancs dans leurs mises en scène?! Le plus terrible n’est pas que cela se produit, mais que cela se produit systématiquement et qu’aucun grand média occidental n’a mené d’enquête pour mettre tout cela en évidence.

Évidemment, les souffrances des enfants sont inadmissibles. Je pense qu’il est inutile de répéter cette évidence. C’est le pire qui puisse arriver. Mais il est encore plus inadmissible d’exploiter des enfants à ses fins égoïstes, de les impliquer dans de sales jeux politiques.

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La guerre en Syrie a touché des millions d’enfants et il faut en parler, il faut le combattre, il faut aider les enfants à oublier ce qu’ils ont subi, mais ne pas les impliquer dans de nouvelles provocations malsaines. Or c’est l’objectif de ceux qui créent de telles pages en utilisant des images d’enfants. Ne voulez-vous vraiment pas savoir qui gère ces pages? Vous ne voulez pas savoir qu’en citant ces pages, vous êtes tout simplement utilisés?

Nous voudrions également que les souffrances du peuple syrien et des enfants cessent. Pour cela, la Russie – et j’éprouve de la fierté quand j’en parle – se bat activement contre les organisations terroristes sur le territoire du pays, s’occupe activement du processus de paix, de la reconstruction du pays.

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Nous ne créons pas de fausses pages en nous cachant derrière des images d’enfants. Nous menons un travail réel.

Hier, un avion du Ministère russe de la Défense a transporté à Saint-Pétersbourg un garçon syrien nommé Ioussef, 7 ans, atteint d’une forme aiguë de leucémie. Il attend une transplantation de moelle épinière, qui sera suivie d’une longue période de réhabilitation physique et psychologique. Sur les dessins du garçon: les activités militaires. Et dans ses yeux – une tristesse permanente.

Mais il n’a pas de page sur les réseaux sociaux, il n’essaie pas d’envoyer des messages de réflexion à la communauté internationale. Il veut simplement vivre.

Notre pays et nos spécialistes font tout pour qu’il ait cette possibilité. Il y a des dizaines et des centaines de cas similaires.

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Des enfants syriens se rendent en Russie, y sont soignés, se reposent et suivent des procédures de réhabilitation. Ces enfants reçoivent une bouffée d’enfance dont ils ont été privés par certains Occidentaux. Ils viennent à Artek et dans d’autres camps russes pour enfants, dans des centres de réhabilitation, ils sont examinés par nos médecins qui viennent sur place. Ces enfants n’ont pas de pages Twitter, mais ils ont l’espoir et la foi qu’un jour ils pourront vivre une vie digne de ce nom.

à suivre


source/ http://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/3330587