2909 – Xe sommet des Brics à Johannesbourg …14 Papiers pour être au fait !…


  • La guerre commerciale de Trump au cœur du sommet des Brics Publié le 25/07/2018
  • 2  À Johannesburg, le Sommet des Brics s’ouvre sur fond de guerre commerciale de Trump 25 juillet 2018

  • 3  Le Togo invité à la table des BRICS à Johannesburg

  • 4  Afrique du Sud: la guerre commerciale s’invite au sommet des BRICS 24-07-2018

  • 5  BRICS 2018: ce qu’il faut attendre de ce sommet-anniversaire 24 juillet 2018

  • 6  Jean-Joseph Boillot : « Depuis l’arrivée de Trump, les BRICS sont plus unis que jamais » Le 25/07 à 08:30Mis à jour à 10:01

  • Paul Kagame, promoteur des relations entre la Chine et l’Afrique 23/07/2018

  • 8   Les liens entre les BRICS offrent de meilleures perspectives d’affaires aux jeunes le 22. 07. 2018

  • 9   Les BRICS et l’Afrique doivent construire un nouveau réseau médiatique en Afrique, selon les dirigeants de la presse 2018-07-20

  • 10 Les BRICS préparent leur riposte face au protectionnisme commercial 13.07.2018

  • 11 Pourquoi les Brics créent un Forum des services de renseignement 03.07.2018

  • 12 Les Brics préparent leur sommet-anniversaire 02.07.2018

  • 13 Les Brics, cinq pays contre l’ordre mondial unilatéral 05.06.2018

  • 14 Sanctions US contre l’Iran: quelle est la position des BRICS? 18.05.2018

1  La guerre commerciale de Trump au cœur du sommet des Brics

Par Béatrice DEBUT surtout AFP à voir avec l’article 2 | mis à jour à 10h46

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La « guerre commerciale » déclarée par Donald Trump sera au centre de la réunion des dirigeants des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui se réunissent pour leur sommet annuel de mercredi à vendredi à Johannesburg.

Officiellement, ce 10e sommet –en présence des présidents

  • russe Vladimir Poutine,
  • chinois Xi Jinping,
  • brésilien Michel Temer,
  • sud-africain Cyril Ramaphosa
  • du Premier ministre indien Narendra Modi

— doit débattre de la « Collaboration en vue d’une croissance inclusive et d’une prospérité partagée ».

Mais en dénonçant en juin le « protectionnisme » des États-Unis qui « mine la croissance mondiale », les puissances émergentes ont déjà donné le ton.

RUSSIE le ministre russe de l'Economie, Maxime Orechkine.maxim_oreshkin_rian_02983484_b

le ministre russe de l’Économie, Maxime Orechkine.

« La spécificité du sommet » de Johannesburg, c’est « le contexte » dans lequel il se tient, a expliqué la semaine dernière le ministre russe de l’Économie, Maxime Orechkine.

« Nous sommes à un moment où les États-Unis et la Chine annoncent presque chaque semaine de nouvelles mesures. C’est une guerre commerciale », a-t-il ajouté. « Les discussions entre dirigeants sur le commerce sont particulièrement importantes pour coordonner nos positions. »

Ces derniers mois, le président américain Donald Trump a déclaré la guerre à ses principaux rivaux commerciaux, Pékin, Bruxelles et Moscou en tête, dont il a fait des « ennemis ».

En plus des dirigeants des Brics, de nombreux chefs d’État, dont

  • le Turc Recep Tayyip Erdogan,
  • le Rwandais Paul Kagame,
  • l’Angolais Joao Lourenço,
  • l’Ougandais Yoweri Museveni

sont attendus.

Après les taxes douanières sur l’acier et l’aluminium visant surtout la Chine, les États-Unis menacent désormais de surtaxer les importations automobiles européennes, de sanctionner les pays qui commercent avec l’Iran et de taxer de façon punitive la totalité des importations chinoises.

Les États-Unis ont accusé en 2017 un déficit commercial de 376 milliards de dollars avec Pékin.

En retour, la Chine a dénoncé la volonté de Washington de déclencher « la pire guerre commerciale de l’histoire » et riposté en taxant de nouveaux produits américains.

Dans ce contexte, la Chine a plaidé pour un renforcement de la coopération au sein des Brics.

« Cette année, le sommet de Johannesburg a une importance toute particulière en ce qui concerne la coopération des Brics compte tenu des nouvelles circonstances », a estimé Xi Jinping mardi, lors d’une visite d’État en Afrique du Sud.

– Rapprochement –

Lancé en 2009, le forum de cinq pays émergents, qui rassemblent plus de 40% de la population de la planète, tente de contrebalancer des règles du jeu économique écrites par les Occidentaux.

Le conflit commercial entre les États-Unis et leurs partenaires menace « à court terme » la croissance mondiale, a prévenu la semaine dernière le Fonds monétaire international (FMI).

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Il nuit notamment « à tous les membres des Brics », qui ont du coup « un intérêt collectif à promouvoir le commerce » entre eux, confirme Sreeram Chaulia, doyen de l’école des relations internationales de Jinda en Inde.

Cet expert cite en exemple la réponse de l’Union européenne (UE) qui a signé, en représailles à la politique américaine, un accord de libre-échange préférentiel avec le Japon.

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« Les accords commerciaux plurilatéraux dans le cadre d’associations de pays comme les Brics sont devenus de plus en plus importants compte tenu des barrières commerciales égoïstes, et au final à court terme, mises en place par les Etats-Unis », estime lui aussi Kenneth Creamer, économiste à l’université sud-africaine du Witwatersrand.

De son côté, la Russie voit dans cette guerre commerciale une bonne raison de développer le commerce en devises nationales entre les pays des Brics.

« Dans tous les pays des Brics, on comprend de plus en plus qu’il faut s’orienter activement » vers des échanges hors dollar, a relevé Maxime Orechkine.

TURQUIE 194042_le-premier-ministre-turc-recep-tayying-erdogan-le-4-octobre-2011-a-pretoria                    Mr Erdogan

La Turquie a été invitée en tant que présidente de l’Organisation de coopération islamique (OCI). M. Erdogan, soutien des rebelles syriens, devrait profiter de sa présence à Johannesburg pour rencontrer M. Poutine, allié du régime de Bachar al-Assad.


SOURCE: http://www.lunion.fr/103918/article/2018-07-25/la-guerre-commerciale-de-trump-au-coeur-du-sommet-des-brics


À Johannesburg, le Sommet des Brics s’ouvre sur fond de guerre commerciale de Trump

25 juillet 2018 à 03h59 | Par Jeune Afrique avec AFP

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Si le Sommet des Brics, qui s’ouvre aujourd’hui à Johannesburg en Afrique du Sud, a pour thème la « croissance inclusive » et la « prospérité partagée« , c’est surtout le contexte de « guerre commerciale » lancée par le président américain qui va donner le ton.

Le ministre russe de l’Économie, Maxime Orechkine, le déclarait déjà la semaine dernière : « La spécificité du sommet de Johannesburg, c’est le contexte dans lequel il se tient. » La « guerre commerciale » déclarée par le président américain sera au centre de la réunion des dirigeants des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui se réunissent pour leur sommet annuel du 25 au 27 juillet à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Officiellement, ce 10e sommet – en présence des présidents russe Vladimir Poutine, chinois Xi Jinping, brésilien Michel Temer, sud-africain Cyril Ramaphosa et du Premier ministre indien Narendra Modi – doit débattre de la « Collaboration en vue d’une croissance inclusive et d’une prospérité partagée ». Mais en dénonçant en juin le « protectionnisme » des Etats-Unis qui « mine la croissance mondiale », les puissances émergentes ont déjà donné le ton.

« Nous sommes à un moment où les États-Unis et la Chine annoncent presque chaque semaine de nouvelles mesures. C’est une guerre commerciale, avait poursuivi le ministre russe. Les discussions entre dirigeants sur le commerce sont particulièrement importantes pour coordonner nos positions. » En plus des dirigeants des Brics, de nombreux chefs d’État – Recep Tayyip Erdogan, Paul Kagame, Joao Lourenço, Yoweri Museveni – sont attendus.

Renforcement de la coopération au sein des Brics

Ces derniers mois, le président américain Donald Trump a déclaré la guerre à ses principaux rivaux commerciaux, Pékin, Bruxelles et Moscou en tête, dont il a fait des « ennemis ». Après les taxes douanières sur l’acier et l’aluminium visant surtout la Chine, les États-Unis menacent désormais de surtaxer les importations automobiles européennes, de sanctionner les pays qui commercent avec l’Iran et de taxer de façon punitive la totalité des importations chinoises.

Un conflit commercial qui menace « à court terme » la croissance mondiale, a prévenu la semaine dernière le FMI.

En retour, la Chine a dénoncé la volonté de Washington de déclencher « la pire guerre commerciale de l’histoire » et riposté en taxant de nouveaux produits américains. Dans ce contexte, la Chine a plaidé pour un renforcement de la coopération au sein des Brics.

« Cette année, le sommet de Johannesburg a une importance toute particulière en ce qui concerne la coopération des Brics compte tenu des nouvelles circonstances », a estimé Xi Jinping mardi, lors d’une visite d’État en Afrique du Sud.

Des barrières commerciales « égoïstes et à court terme »

Lancé en 2009, le forum des cinq pays émergents, qui rassemblent plus de 40 % de la population de la planète, tente de contrebalancer des règles du jeu économique écrites par les Occidentaux. Le conflit commercial lancé par les États-Unis nuit notamment « à tous les membres des Brics », qui ont du coup « un intérêt collectif à promouvoir le commerce entre eux », confirme Sreeram Chaulia, doyen de l’école des relations internationales de Jinda en Inde.

« Les accords commerciaux plurilatéraux dans le cadre d’associations de pays comme les Brics sont devenus de plus en plus importants compte tenu des barrières commerciales égoïstes, et au final à court terme, mises en place par les États-Unis », estime lui aussi Kenneth Creamer, économiste à l’université sud-africaine du Witwatersrand.

De son côté, la Russie voit dans cette guerre commerciale une bonne raison de développer le commerce en devises nationales entre les pays des Brics. « Dans tous les pays des Brics, on comprend de plus en plus qu’il faut s’orienter activement » vers des échanges hors dollar, a relevé Maxime Orechkine.


4 Afrique du Sud: la guerre commerciale s’invite au sommet des BRICS

 brics afrique du sud Cyril Ramaphosa reçoit le président chinois Xi Jinping, à Pretoria, le 24 juillet 20182018-07-24t085421z_653920333_rc15e5610ad0_rtrmadp_3_safrica-china_0

A Johannesburg s’ouvre ce mercredi 25 juillet le dixième sommet des BRICS, qui regroupe l’Afrique du Sud, la Chine, l’Inde, le Brésil et la Russie. Un sommet très attendu dans le contexte économique du moment, avec la guerre commerciale lancée par Donald Trump contre la Chine. Le président chinois Xi Jinping affirme compter sur ce sommet pour renforcer sa position face aux États-Unis. Il sera question à Johannesburg d’étendre les partenariats entre les pays membres, mais aussi avec plusieurs pays africains.

C’était déjà l’ambition du sommet des BRICS de Durban en 2013, avec ce titre : « Partenariat avec l’Afrique ». Même ligne directrice donc cette année à Johannesburg. Autour des présidents des cinq puissances émergentes, seront présents les chefs d’État du Togo, Gabon, Sénégal, Ouganda, Angola ou encore du Rwanda.

Investir collectivement sur le continent

Le président rwandais Paul Kagame a reçu deux visites importantes à Kigali ces derniers jours : le président chinois Xi Jinping et le Premier ministre indien Narendra Modi, avec de nombreux contrats à la clé. Mais les partenariats entre pays des BRICS et pays africains restent encore souvent des accords bilatéraux.

Le défi pour les puissances émergentes est maintenant d’investir collectivement sur le continent. Preuve de cette volonté, la Nouvelle Banque de développement des BRICS a ouvert un bureau Afrique l’an dernier à Johannesburg. Elle investit uniquement parmi les cinq puissances pour le moment, mais la prochaine étape est d’inclure des pays africains non membres des BRICS à l’intérieur de cette banque d’investissement.

Sommet consacré à la riposte des BRICS à la politique de Donald Trump

Contre l’Union européenne, contre les Chinois, les Mexicains, les Canadiens, contre tous ceux qui commercent avec l’Iran… la liste des pays visés par les sanctions et autres taxes douanières des États-Unis n’en finit plus.

Les BRICS, qui se sont originellement rassemblés pour ne pas subir le diktat des économies occidentales dominantes, ont donc trouvé leur ennemi commun du commun : Donald Trump.

La Chine dénonce la volonté du président américain de déclencher « la pire guerre commerciale de l’histoire ». Dans ce contexte, la Russie souhaite que « les discussions entre dirigeants » permettent de « coordonner les positions » des BRICS.

Erdogan invité en qualité de président de l’OCI

Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud ont invité la Turquie, qui assume la présidence tournante de l’Organisation de la coopération islamique, à participer à leur sommet.

  • Pour parler accords plurilatéraux, afin de faciliter le commerce entre économies émergentes.
  • Ou encore renforcement des échanges dans des monnaies nationales, en tout cas autres que le dollar.

Outre ces questions, le président chinois Xi Jinping qui achève avec ce sommet une tournée africaine devrait faire la promotion de sa Nouvelle route de la soie, vaste projet économique dans lequel il souhaite intégrer le continent africain.

→(Re)écouter : Les nouvelles routes de la soie: la Chine consolide son empire

source / http://www.rfi.fr/afrique/20180724-sommet-brics-afrique-sud-guerre-commerciale-trump

5 BRICS 2018: ce qu’il faut attendre de ce sommet-anniversaire

brics Le 9ème sommet des BRICS, qui s'est tenu en 2017 à Xiamen (sud-est de la Chine). - © BELGA-AFP5cd208534f2a3037bdf1792e83e2078c-1532451203   Le 9ème sommet des BRICS, qui s’est tenu en 2017 à Xiamen (sud-est de la Chine). – © BELGA/AFP
Marianne de Roucy

Le 10ème sommet annuel des BRICS doit se dérouler du 25 au 27 juillet prochains, à Johannesburg. Il réunira une nouvelle fois les cinq principales économies émergentes du monde : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, et s’annonce d’ores et déjà particulier. Pas tant en raison de cette date anniversaire – le groupe des BRIC a été créé en 2009 et s’est élargi à l’Afrique du Sud en 2011, pour devenir les BRICS – que du contexte particulier dans lequel il s’inscrit. En effet, la « guerre commerciale » déclarée par le président américain Donald Trump devrait monopoliser les débats. L’occasion d’examiner les enjeux et défis que pose cette rencontre-anniversaire avec Françoise Lemoine, conseiller au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII) et spécialiste des économies émergentes.

FRANCE Francoise-Lemoine-2014-la-nouvelle-croissance-chinoise-2083          Françoise Lemoine, conseiller au Centre d’études prospectives et d’informations internationales (CEPII) et spécialiste des économies émergentes.

Rivaliser avec la superpuissance américaine

Il faut le rappeler : l’acronyme « BRICS » rassemble des pays qui s’accommodent mal de leurs différences et peinent parfois à faire converger leurs intérêts, leurs succès ne se résument bien souvent qu’à des coalitions de circonstances. Leur coopération est donc « lâche« , selon les mots de Françoise Lemoine, ils ne constituent pas un bloc.

Cependant, la « guerre commerciale » déclenchée par Trump et la montée du protectionnisme qui marque actuellement la politique du gouvernement américain, « seront un facteur de cohésion pour le groupe« , selon la spécialiste. Cette dernière avance que ces grands émergents, qui ont eu depuis les années 1990 une croissance amplement basée sur l’ouverture au commerce international de marchandises et de services, vont affirmer que le renforcement de leur coopération est un moyen de lutter contre les effets désastreux d’un retour au protectionnisme. Cela devrait conforter les dirigeants chinois dans leur stratégie de rivalité avec la superpuissance américaine.

Influencer la politique internationale

Ces derniers mois, Donald Trump a déclaré la guerre à ses principaux rivaux commerciaux, Pékin, Bruxelles et Moscou en tête, dont il a fait des « ennemis« .

Après les taxes douanières sur l’acier et l’aluminium visant surtout la Chine, les États-Unis menacent désormais de surtaxer les importations automobiles européennes, de sanctionner les pays qui commercent avec l’Iran et de taxer de façon punitive la totalité des importations chinoises.

Dans ce contexte, la Chine a plaidé pour un renforcement de la coopération au sein des BRICS, afin de permettre au groupe d’accentuer son impact sur les décisions de politique mondiale.

En cela, il faut rappeler que si les BRICS se démarquent d’abord des autres pays émergents par leur poids économique et démographique, ils se singularisent aussi par leur capacité à influencer la politique internationale.

Et c’est également ce que Françoise Lemoine voit dans la  » guerre commerciale «  déclenchée par Trump : une opportunité de renforcer le poids non seulement économique mais également politique du groupe, plus qu’une menace pour son fonctionnement.

Elle l’explique ainsi :  » Ce qui les réunit c’est surtout leur volonté de contester la domination des économies occidentales, et notamment des États-Unis, sur la gouvernance de l’économie mondiale. Leur souci commun est de modifier le rapport de force qui est actuellement en faveur des grandes puissances en place, et ne reflète pas la montée des grandes économies émergentes. « 

Elle précise que cette distorsion est particulièrement évidente dans les institutions internationales comme le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, où les BRICS totalisent 10,3% des droits de vote, alors qu’ils pèsent 24,5 % du PIB mondial.

Et ajoute que l’écart le plus flagrant concerne la Chine qui ne possède que 3,8% des droits de vote pour 16,1% du PIB mondial.

Ce 10ème sommet sera donc l’occasion pour le groupe des BRICS de renforcer ses liens, si souvent affaiblis par l’hétérogénéité de ses États membres.


source/ https://www.rtbf.be/info/monde/detail_10eme-sommet-des-brics-ce-qu-il-faut-attendre-de-ce-sommet-anniversaire?id=9980217


6 Jean-Joseph Boillot : « Depuis l’arrivée de Trump, les BRICS sont plus unis que jamais »

Le 25/07 à 08:30

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Jean-Joseph Boillot est docteur en économie et spécialiste des marchés émergents. Il a passé plus de quinze ans sur le terrain des grands pays émergents pour la Direction internationale du ministère de l’Economie et des Finances. – DR

La politique commerciale menée par Trump à la Maison Blanche a ressoudé le club des grands émergents. Après bientôt dix ans d’existence, leur attelage, jadis hétéroclite, se normalise.

Voici quelques années, les BRICS étaient menacés d’implosion. Est-ce encore le cas aujourd’hui ?

 

Ils ont longtemps été considérés comme un attelage hétéroclite. En 2009, au moment de la création de cet acronyme, la plupart des observateurs ne donnaient pas cher de l’avenir commun de ces grands émergents. Et pourtant, l’extension en 2011 des BRIC à l’Afrique du sud, pour devenir les BRICS a poussé le continent africain tout entier à se passionner pour cette entité. Réunir les grands émergents sous un même nom permettait d’avoir davantage de pouvoir au sein d’organisations internationales comme le FMI. Mais ces dernières années, on les a sentis effectivement proches de l’implosion. Il faut dire que face aux démocraties -Brésil, Inde, Afrique du sud- se dressent deux régimes totalitaires, la Russie et la Chine. Et puis, quand la Chine et l’Inde affichent des taux de croissance supérieurs à 6 %, les trois autres à peine sortis de récession se contentent de +1,5 %, au mieux +2,5 %. L’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche les a ressoudés. A présent, les BRICS apparaissent plus unis que jamais.

Les BRICS présentent des performances économiques inégales. Les plus lents vont-ils rattraper les plus rapides ou bien vont-ils être définitivement décrochés ?

Ce n’est pas ainsi qu’il faut voir les choses. Les deux locomotives que sont l’Inde et la Chine ont, tout en creusant leur sillon, besoin de débouchés. Et c’est précisément dans les marchés émergents qu’elles vont les trouver. Le mouvement n’est pas à sens unique, il s’agit même d’un jeu gagnant gagnant car les entreprises chinoises profitent, par exemple, des crédits alloués aux pays en développement pour ouvrir de nouveaux chantiers tandis que les économies africaines bénéficient de la fermeté des cours des matières premières, grâce essentiellement à la demande venant de Chine et d’Inde. On n’est plus dans une logique d’aide au développement, mais davantage dans un schéma où les plus puissants ont besoin des autres et inversement. Tous sont sur la même longueur d’ondes. On retrouve d’ailleurs là le slogan de la Chine de « la prospérité pour tous ». J’ajoute que, à l’intérieur des BRICS, des mouvements de rapprochement s’opèrent. Aujourd’hui, on voit que deux rivaux comme la Chine et l’Inde cherchent à mieux s’entendre.

Après la banque des BRICS, ce groupe d’émergents doit il se doter d’une direction politique ?

Ce n’est pas parce qu’un des cinq membres n’émerge pas en tant que leader, qu’il n’y a pas de direction politique dans le groupe. Le « club des BRICS » rappelle d’une certaine manière la conférence des pays non alignés à Bandung en 1955. On y décèle une vision commune de la croissance économique du monde pour les dix ans à venir. A y regarder de plus près, la Chine ne veut pas apparaître comme le leader politique des cinq, car elle a des ennemis qui n’hésiteraient pas à se dresser contre elle, l’Inde et la Russie. Au contraire, ces économies émergentes font de la croissance inclusive leur fil directeur. Un thème qu’elles ont d’ailleurs emprunté à la Banque mondiale au début des années 2000.

Michel De Grandi


 

7 Paul Kagame, promoteur des relations entre la Chine et l’Afrique

brics afrique chine 1024x576_501521  President Kagame and First Lady Jeannette Kagame host Chinese President Xi Jinping and First Lady Peng Liyuan to a State Luncheon.

D’après le président rwandais, la Chine est le seul partenaire qui puisse traiter d‘égal à égal avec l’Afrique. Paul Kagame plaide ainsi en faveur de la consolidation de ces relations sino-africaines.

  • Qui arrêtera la Chine dans son entreprise de séduction des dirigeants africains ?

En tout cas, pas Paul Kagame. À l’occasion d’une séance de travail avec son hôte, le président rwandais ne s’est pas retenu pour partager son opinion à propos des relations qu’entretient la Chine avec des pays africains.

« Je tiens à dire quelques mots du fond : la relation grandissante avec la Chine repose autant sur le respect mutuel que sur des intérêts mutuels. Ce qui est évident dans votre engagement personnel envers notre continent, Monsieur le Président », a déclaré Paul Kagame. Et de poursuivre : « Plus globalement, la Chine considère l’Afrique comme son égal. Les actions menées par la Chine en Affrique le démontrent fort bien ».

Depuis 2009, la Chine est devenue le premier partenaire commercial de plusieurs pays africains, damant ainsi le pion à certains pays occidentaux. Tant elle offre ses biens et ses services à des prix abordables. Parfois « gratuitement », à en croire des dirigeants africains.

Mais, les relations économiques de la Chine avec le continent font parfois l’objet de certaines critiques. Des observateurs redoutent que les prêts (des dizaines de milliards de dollars) dont la Chine gave l’Afrique deviennent un goulot d‘étranglement pour le continent.

Avant son arrivée à Kigali, Xi avait séjourné au Sénégal au début de sa tournée africaine. Il devrait se rendre en Afrique du Sud pour un sommet des pays BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).


source/ http://fr.africanews.com/2018/07/23/paul-kagame-promoteur-des-relations-entre-la-chine-et-l-afrique/


8 Les liens entre les BRICS offrent de meilleures perspectives d’affaires aux jeunes

French.china.org.cn | Mis à jour le 22. 07. 2018 | Mots clés : Chine, BRICS
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Zhang Xiaoyan, vice-présidente de la plate-forme de commerce électronique Umka, a vu le volume commercial de son entreprise en Russie multiplié par cinq de septembre à juin.

Créé par le Wangji Group, une entreprise chinoise basée à Xiamen, dans la province du Fujian (est de la Chine), Umka exporte des produits chinois en Russie et dans les pays russophones.

En quatre ans, Wangji a construit un entrepôt de plus de 20 000 mètres carrés à Moscou, raccourcissant le délai pour que les marchandises chinoises parviennent à ses clients russes de plus d’un mois auparavant à moins d’une semaine aujourd’hui.

Xiamen a accueilli le Sommet des BRICS en septembre de l’année dernière, mettant en vedette la coopération entre les principaux marchés émergents du monde : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud.

Selon les statistiques publiées par les douanes de Xiamen, au cours des quatre premiers mois de 2018, le volume des échanges entre la province du Fujian et les quatre autres pays des BRICS a atteint environ 4,3 milliards de dollars, en hausse de 14,1% d’une année sur l’autre.

« Après le Sommet des BRICS, nous avons réaffirmé notre décision de développer le marché du commerce électronique en Russie », a déclaré Mme Zhang. « Nous prévoyons d’amener de 3 000 à 5 000 marques chinoises premium en Russie et dans les pays russophones via le commerce électronique d’ici trois ans ».

De leur côté, les jeunes des pays des BRICS ont déclaré être de plus en plus optimistes quant aux perspectives de la coopération, et ils recherchent des opportunités d’affaires.

Ainsi de Marcelo Gomes, un jeune Brésilien de 27 ans, qui a été envoyé à Xiamen en septembre dernier par sa société, Stella, un des principaux distributeurs brésiliens de LED.

Selon Marcelo Gomes, qui est responsable de la recherche et du développement et du contrôle qualité dans l’entreprise, les fournisseurs de Xiamen offrent des produits très compétitifs qui sont populaires chez les consommateurs brésiliens. Au cours des derniers mois, il a acheté des produits LED d’une valeur d’environ 5 millions de dollars.

Il estime que le Sommet des BRICS de Xiamen s’est efforcé d’approfondir le partenariat entre les pays des BRICS, notamment en matière de coopération économique et commerciale.

« La Chine est le plus grand partenaire commercial du Brésil et les deux économies sont très complémentaires », a-t-il dit. « Je suis confiant quant à notre coopération et j’espère qu’il pourra y avoir davantage de programmes de coopération susceptibles d’apporter des bénéfices aux deux pays ».

Niren Anand, de la ville de Darbhanga, dans la province du Bihar, en Inde, a quant à lui créé en 2011 la société Xiamen Ever Trade Import & Export Co Ltd, spécialisée dans la conception, la fabrication et l’exportation de chaussures.

Pendant le Sommet des BRICS de Xiamen, il s’est joint à un forum d’affaires. « La façon dont les cinq pays ont soutenu la coopération multilatérale nous a donné plus d’optimisme et de confiance », a-t-il dit.

Les affaires de Niren Anand deviennent de plus en plus prospères. Outre le bureau, il compte plus de 20 designers, 200 employés et un centre de développement.

« Le Sommet des BRICS a fait connaître Xiamen, j’ai de nombreux nouveaux clients du monde entier et d’Inde aussi », a-t-il déclaré. « Beaucoup de nos chaussures sont vendues en Inde et sur le marché européen ».

En 2017, la société de Niren Anand a gagné environ 5 millions de dollars. Il doit se rendre à Las Vegas le mois prochain pour participer à un salon, pour explorer le marché américain.

En attendant, il a confié qu’il suivrait de près le prochain Sommet des BRICS en Afrique du Sud.

« Avec le ralentissement de la croissance économique mondiale et la montée du protectionnisme, la coopération entre les pays du BRICS n’est pas seulement bonne pour ces pays mais aussi pour l’économie mondiale », a-t-il souligné.

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Source:french.china.org.cn

SOURCE/ http://french.china.org.cn/business/txt/2018-07/22/content_57810080.htm

9 Les BRICS et l’Afrique doivent construire un nouveau réseau médiatique en Afrique, selon les dirigeants de la presse

Publié le 2018-07-20 à 05:29 – French.xinhuanet.com

LE CAP, 19 juillet (Xinhua) — Les dirigeants de la presse africaine ont déclaré jeudi qu’il était nécessaire de renforcer la coopération entre l’Afrique et les BRICS dans le domaine médiatique, afin que la véritable histoire de l’Afrique puisse être entendue et que les réussites du continent soient mieux connues, d’autant plus que l’histoire de l’Afrique est intimement mêlée à celle des BRICS.

Ils ont tenu ces propos au cours d’une séance de débats sur les relations entre les médias des BRICS et de l’Afrique, à l’occasion du 3ème Forum des médias des BRICS qui s’est achevé jeudi au Cap en Afrique du Sud.

Parmi les principales questions abordées pendant les discussions et les interactions entre les délégués présents au forum, se trouvait notamment la nécessité de mettre en place un réseau médiatique viable, durable et économique sur le continent, pour raconter la véritable histoire de l’Afrique, et créer un contrepoids aux médias occidentaux qui ont longtemps dominé le paysage médiatique africain.

« L’Afrique a besoin de sa propre plateforme de diffusion, à laquelle nous puissions nous identifier, que nous puissions contrôler, et qui ne soit pas dirigée par Google ou par d’autres entités dominantes », a ainsi déclaré Carol Annang, de New Times Media Ghana.

Cette plateforme pourrait notamment être mise en place par le biais d’une coopération adéquate et structurellement viable avec les institutions montantes au sein des BRICS.

Aly Ramij, du journal tanzanien The Exchange, a également abordé la question des dommages collatéraux qui résultent de la couverture inadéquate, délibérément déformée ou inauthentique de certaines histoires.

« Le défi, c’est de réaliser qu’il existe des lacunes dans les médias africains, des lacunes qui ne doivent pas être comblées par les entités occidentales qui dominent le paysage médiatique », a-t-il affirmé.

De fait, les organes de presse des BRICS peuvent aider l’Afrique à renforcer ses capacités dans ce domaine, et diffuser des informations selon une perspective proprement africaine, a-t-il ajouté.

Ce forum de deux jours était co-organisé par la société de presse sud-africaine Independant Media et l’agence de presse chinoise Xinhua (Chine Nouvelle), sous le thème « La coopération médiatique des BRICS – Construire un ordre mondial juste et inclusif ».

SOURCE/ http://french.xinhuanet.com/2018-07/20/c_137336422.htm

10 Les BRICS préparent leur riposte face au protectionnisme commercial

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Face aux mesures unilatérales lancées par les États-Unis, les pays composant les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) se devront de mieux coordonner leur coopération économique et commerciale, selon les propos d’un diplomate chinois.

Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) devront répondre à la politique d’actions unilatérales et de protectionnisme commercial par le renforcement de leur coordination macro-économique, a déclaré le conseiller du ministre chinois des Affaires étrangères Zhang Jun.

Le diplomate a souligné que les BRICS entendaient soutenir le mécanisme du commerce international basé sur les principes de l’OMC. Ils œuvreront ainsi à créer une économie internationale ouverte et à assurer les conditions favorables pour le développement et la coopération dans le cadre des BRICS.

«Les pays renforceront leur coordination macro-économique afin de réagir aux défis créés actuellement par les actions unilatérales et le protectionnisme commercial, mais aussi pour réagir aux risques provoqués par la modification de la politique de certains pays industriels en Occident », a déclaré le responsable lors d’un point de presse consacré à la participation du Président Xi Jinping au prochain sommet des BRICS en Afrique du Sud.

«On peut dire que la nouvelle situation internationale contribue au renforcement de la coopération économique et commerciale, favorisant le développement de chaque pays des BRICS. Parallèlement, cela correspond également aux attentes de la communauté internationale au sujet de la contribution des BRICS au développement de l’économie mondiale», a répondu le diplomate interrogé sur les perspectives de coopération avec les États-Unis.

Le responsable a indiqué que la coopération pour les pays des BRICS sera prioritaire dans les domaines de l’économie numérique et de la construction des infrastructure.

Pour rappel, peu après l’arrivée au pouvoir du Président américain Donald Trump, les États-Unis se sont lancé dans une grande refonte de leurs liens commerciaux impliquant non seulement la Russie et la Chine, mais également leurs partenaires en Europe occidentale.


source / https://fr.sputniknews.com/economie/201807131037188219-brics-commerce-protectionnisme/


11 Pourquoi les Brics créent un Forum des services de renseignement

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Les représentants du secteur de la défense des pays des Brics, réunis dans la ville sud-africaine de Durban, ont décidé de créer un Forum des services de renseignement.

Cette proposition découle de la menace représentée par la volonté des États-Unis de construire un monde unipolaire dont ils seraient à la tête.

RUSSIE le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev 1029596394  le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev

Il est encore difficile de s’imaginer à quoi ressemblera le Forum des services de renseignement des Brics en pratique, écrit mardi le site d’information Vzgliad. Dans son discours, le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev a essentiellement évoqué la menace de l’hégémonie de «certains pays» dans les affaires internationales, et non concrètement de la coopération entre les communautés du renseignement des Brics, même s’il en a souligné l’importance.

«Il ne serait pas exagéré de dire que la stabilité régionale, mais également mondiale, dépend de la capacité des Brics à régler rapidement les questions évoquées aujourd’hui. Il reste de nombreuses lignes de démarcation dans le monde, limitant les capacités de développement non seulement des cinq États membres, mais également de toute l’humanité»,a noté le représentant russe.

Et de poursuivre: «Les Occidentaux, USA en tête, arguent que l’abandon de l’ordre mondial libéral conduirait au chaos. Ils utilisent différents moyens de pression pour faire passer cette idée: économique, médiatico-psychologique et militaro-politique». Nikolaï Patrouchev a constaté que la formation d’un ordre mondial polycentrique plus juste se déroulait avec beaucoup de difficultés, mais que la Russie s’efforçait d’empêcher la dégradation des relations internationales et avait conscience de sa responsabilité pour le maintien de la stabilité mondiale.

«Cependant, cette tâche ne peut pas être réglée tant que la communauté mondiale ne sera pas unanime sur plusieurs autres questions cruciales soulevées pendant la réunion. Tant que des foyers de conflit persisteront dans chaque région du monde et que certains acteurs continueront de remplir leurs propres objectifs géopolitiques sans tenir compte des intérêts d’autres pays, la pertinence des décisions communes des Brics ne fera que grandir», a conclu Nikolaï Patrouchev.

A Durban, il n’était pas question de la création d’un certain «organe de renseignement» supranational. Les interlocuteurs ne parlaient d’ailleurs pas du renseignement dans le sens habituel du terme. Et c’est logique: une coopération directe, disons, entre le Service des renseignements extérieurs de la Russie (SVR) et les structures similaires de l’Inde et du Brésil est impossible, même théoriquement.

Le terme «renseignement» sous-entendait, dans ce contexte, des notions assez générales liées uniquement aux choses qui tombent plutôt sous la définition de l’«activité policière» — la lutte contre le trafic de stupéfiants, le blanchiment d’argent, la cybercriminalité et d’autres activités qui relèvent de la responsabilité des structures compétentes de la police criminelle. Certaines opérations dans ce domaine pourraient contenir des éléments de renseignement (recueil et analyse des données générales, l’infiltration, etc.) mais il ne s’agit tout de même pas de renseignement politique.

En revanche, dans son intervention, Nikolaï Patrouchev a tenté de trouver une base idéologique commune qui permettrait de coordonner les actions des cinq membres en matière de sécurité mondiale.

Le responsable russe a défini les risques et les défis pour les Brics en citant de manière voilée les sources de ces menaces et en avançant des propositions pour les minimiser à l’échelle mondiale. Il s’agit donc d’une ébauche idéologique, et non d’une décision pratique de partager les résultats du travail de renseignement.

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur de l’article repris d’un média russe et traduit dans son intégralité en français.


SOURCE/ https://fr.sputniknews.com/presse/201807031037053722-brics-forum-renseignement/


12 Les Brics préparent leur sommet-anniversaire

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A Durban, en Afrique du Sud, Nikolaï Patrouchev, secrétaire du Conseil de sécurité russe, a préparé avec ses collègues des Brics l’agenda du 10e sommet de cette association dont les membres se considèrent comme des «acteurs-clés du passage de l’unipolarité américanocentrique à l’ordre mondial postoccidental».

 

Un nouveau sommet des Brics, qui doit se dérouler avec la participation dу Vladimir Poutine, se tiendra du 25 au 27 juillet en Afrique du Sud. Chaque pays a l’intention d’y défendre ses objectifs, écrit lundi 2 juillet le quotidien Kommersant.

S’il y a bien une chose qui réunit les cinq membres des Brics, c’est leur approche de la question de savoir qui est responsable de tous les problèmes mondiaux ou, en tout cas, d’une grande partie d’entre eux. Pendant la réunion d’hier, Nikolaï Patrouchev a qualifié les Brics de «facteur stabilisateur primordial dans les affaires mondiales».

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Durant tout son discours, le secrétaire du Conseil de sécurité russe faisait indirectement allusion aux USA.

Il a défendu l’«importance de créer un front commun pour faire face à l’aspiration de certains pays à préserver leur hégémonie dans les affaires mondiales au détriment d’autres États», et a parlé de la «hausse de l’importance du facteur de force et de l’érosion du système du droit international», de la «négligence (de certains pays) envers les structures multilatérales, y compris l’Onu», des «tentatives d’usage du deux poids deux mesures» et des «mesures unilatérales transgressant les documents juridiques fondamentaux».Parmi les tâches définies à Durban par la délégation russe, on peut citer la nécessité de «donner un contenu concret aux activités» du Groupe de travail antiterroriste, la mise au point du projet de stratégie antiterroriste des Brics, ou encore la préparation d’un accord sur une aide juridique réciproque dans les affaires pénales.

«La Russie cherche à empêcher la dégradation des relations internationales. En tant que puissance nucléaire et membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, elle a conscience de sa responsabilité dans le maintien de la stabilité mondiale», a assuré Nikolaï Patrouchev, comptant sur le soutien des efforts russes par d’autres pays des Brics.

CHINE Yang Jiechi, membre du politburo du Comité central du Parti communiste chinois et chef de la délégation chinoise,b083fe96fac21a1dacab02           Yang Jiechi, membre du politburo du Comité central du Parti communiste chinois

Aucun signe n’a suggéré que Moscou ne pourrait pas recevoir ce soutien. Yang Jiechi, membre du politburo du Comité central du Parti communiste chinois et chef de la délégation chinoise, a appelé à «parler d’une seule voix».

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Ajit Doval, conseiller du premier ministre indien à la sécurité nationaleAjit Doval a appelé à renforcer la coopération pratique, et notamment à créer un forum sur la sécurité nationale et le renforcement de la lutte contre le «financement du terrorisme par certains pays».
AFRIQUE DU SUD Dipuo Letsatsi-Duba, 800x450   Dipuo Letsatsi-Duba,
La ministre à la Sécurité nationale de l’Afrique du Sud Dipuo Letsatsi-Duba, qui accueillait les hôtes, a répété que la multipolarité était «assiégée», et que le partenariat dans le cadre des Brics contribuait au mouvement vers un «ordre mondial plus sûr et plus juste».

Le secrétaire général de l’Onu, les dirigeants de l’Argentine, de l’Indonésie, de l’Égypte, de la Jamaïque et de la Turquie, participeront également au sommet de Johannesburg aux côtés des dirigeants des Brics.

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur de l’article repris d’un média russe et traduit dans son intégralité en français.


source/ https://fr.sputniknews.com/presse/201807021037039629-brics-sommet/


13 Les Brics, cinq pays contre l’ordre mondial unilatéral

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Kommersant
Traduction de la presse russe (juin 2018) (61)
12521

Les ministres des Affaires étrangères des pays des Brics (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud) se sont réunis lundi à Pretoria pour préparer le futur sommet de cette union informelle, qui devrait se dérouler dans trois semaines à Johannesburg.

Les chefs de diplomatie des pays des Brics se réunissent au moins deux fois par an: en marge de l’Assemblée générale de l’Onu et sur le territoire de l’État président. Cette année, cette fonction est assumée par l’Afrique du Sud, écrit mardi le quotidien Kommersant.

«Comme le groupe des Brics a déjà fêté ses dix ans, l’essentiel pour nous est la cohérence et la stabilité», estime Anil Sukla, membre de la délégation sud-africaine.

Selon lui, les priorités de la présidence sud-africaine de l’organisation sont
  • la coopération dans le domaine du maintien de la paix,
  • des droits des femmes,
  • de la médecine et du tourisme,
  • ainsi que l’échange des meilleures pratiques dans le contexte de la quatrième révolution industrielle.

Il souligne également la proposition de l’Afrique du Sud de créer et de financer un centre de recherches des Brics qui serait consacré aux études médicales: «La coopération entre nos chercheurs et nos scientifiques pourrait bénéficier à tout le monde. Plusieurs pays ont déjà exprimé leur intérêt à établir un partenariat et sont prêts à nous aider avec leurs experts, leurs technologies et leurs équipements».

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a cité les mêmes priorités dans son allocution finale suite à la rencontre. Il a salué les «initiatives sud-africaines en matière d’examen de ces questions» et a donné à comprendre que Moscou comptait sur le soutien de ses partenaires concernant l’accord dans le domaine de la sécurité de l’information internationale. Les leaders des cinq pays pourraient signer ce texte lors du sommet prévu à la fin du mois de juin.

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L’idée principale de la réunion — dans tous les cas, de sa partie publique — était l’opposition à l’ordre du monde unilatéral et la promotion d’un «monde multipolaire». Les ministres n’ont pas précisé qui s’opposait à ce dernier, mais, suite à une question concernant les nouveaux droits de douane américains sur les importation d’aluminium et d’acier de l’UE, du Canada et du Mexique, ils ont précisé que c’était justement à cela que ressemblait un monde unipolaire.

«Un enjeu énorme de la communauté internationale réside dans la lutte contre l’ordre unilatéral dans les relations internationales, a souligné le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi. Les pays des Brics sont responsables de la formation d’une position commune et de l’organisation d’une frappe conjointe contre l’ordre unilatéral». «Nous tous faisons partie d’une seule famille globale. Les peuples de nos pays représentent près de 42% de la population mondiale. La famille ne laisse aucune place au protectionnisme, s’est révoltée la ministre indienne Sushma Swaraj. La famille prévoit l’attention et le partage. L’approche multilatérale rejette le protectionnisme». Et d’ajouter: «Nous ne sommes pas contre tel ou tel État, mais si un pays parle du protectionnisme, nous le condamnerons».

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur de l’article repris d’un média russe et traduit dans son intégralité en français.

https://fr.sputniknews.com/presse/201806051036679506-brics-russie-chine-inde-afrique-du-sud/

14 Sanctions US contre l’Iran: quelle est la position des BRICS?

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  • Les pays des BRICS sont fortement opposés aux sanctions américaines contre l’Iran et les pays ayant des liens économiques avec ce dernier.
  • Les pays des BRICS n’approuvent pas les sanctions unilatérales des États-Unis contre l’Iran, a confié à Sputnik le chef du service BRICS du ministère russe des Affaires étrangères Mikhaïl Kalouguine. D’après lui, ce sujet sera discuté le 4 juin lors d’une rencontre ministérielle des BRICS en Afrique du Sud.

s’opposent aux sanctions des États-Unis contre les pays ayant des liens commerciaux et d’affaires avec l’Iran. Les secteurs essentiels de l’économie iranienne, notamment ceux de l’énergie, de la pétrochimie et des finances, se trouvent sous sanctions américaines. Il y a aussi des sanctions secondaires appliquées aux pays partenaires économiques de l’Iran.

«Nous défendons le droit des nations à établir des relations avec les pays qu’ils veulent», a souligné Kalouguine.

Le diplomate russe a ajouté que ces relations allaient durer «malgré les pressions et les sanctions extérieures».

Le 8 mai, le Président américain a annoncé sa décision de retirer les États-Unis de l’accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien. Les pays garants de l’accord se sont opposés à cette décision de Trump, ayant indiqué qu’elle ne pouvait qu’engendrer des conséquences dangereuses.

Le Plan d’action global commun (PAGC) est un accord signé à Vienne, le 14 juillet 2015, par les huit parties suivantes: les pays du P5+1: les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) et l’Allemagne, ainsi que l’Union européenne et la République islamique d’Iran.

Le locataire de la Maison-Blanche a également annoncé le rétablissement de toutes les sanctions levées suite à l’adoption de cet accord.


source/ https://fr.sputniknews.com/economie/201805181036436986-brics-sanctions-iran/

Une réflexion au sujet de « 2909 – Xe sommet des Brics à Johannesbourg …14 Papiers pour être au fait !… »

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