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Lundi 26 mars s’est tenu le premier atelier d’information consacré au rapport de l’opinion à l’energie.
Chaque intervenant a pu présenter un aspect du sujet :
- le rapport de l’opinion au changement climatique,
- aux économie d’énergie,
- aux ENR, au nucléaire,
- aux risques d’une façon plus générale.
Puis un échange s’est engagé dont il ressort assez unanimement que toute vision qui réduirait les politiques publiques à des mesures nécessitant une simple information du public pour l’inciter au changement raterait sa cible.
En réalité la formation de l’opinion sur ces sujets obéit à des processus multicritères qui mêlent valeurs, vision civique, rationalité économique, évaluation des bénéfices et des risques, considérations locales.
L’attention a été attirée notamment sur le risque de décrochage de catégories de la population pouvant ressentir négativement les conséquences de la transition en terme de fiscalité, de hausse des prix ou de pouvoir d’achat.
Convaincre, c’est donc accompagner l’opinion, ouvrir des espaces d’action pour chacun, négocier équitablement l’implication de toutes les catégories de la population.
Les stratégies énergétiques sont donc inséparables de politiques plus globales tendant à renforcer la cohésion sociale et l’équité territoriale.
1/7 Interview de T. Veyrenc – Atelier « Nucléaire et PPE » – Débat PPE durée 2mn20
2/7 – Valérie Faudon, SFEN – Atelier PPE « Nouveau nucléaire » durée 16mn30
Commission nationale du débat public
Atelier de controverse « Nouveau nucléaire », partie 2/7, 16/05/2018, débat public sur la Programmation pluriannuel de l’énergie (PPE) : intervention de Valérie Faudon, déléguée générale de la SFEN.
Le 16 mai, Valérie Faudon, déléguée générale de la SFEN, participait à l’atelier controverse « Nouveau nucléaire » dans le cadre du débat public sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Retrouvez ci-dessous les éléments de sa présentation.
En juin, le gouvernement a dévoilé un plan climat qui fixe désormais comme objectif prioritaire la lutte contre le changement climatique et la neutralité carbone à l’horizon 2050.
Dans ce contexte, alors que l’électricité française est déjà bas carbone, la priorité doit être de réduire les émissions de gaz à effet dans les transports et l’habitat. Remplacer du nucléaire bas carbone par du renouvelable bas carbone dans la production d’électricité ne diminue pas les émissions de gaz à effet de serre. A ce titre, l’augmentation en 2016 des émissions témoigne du manque d’efficacité de la politique actuelle par rapport aux objectifs prioritaires.
Comme l’indique le ministre de l’Écologie, il convient de « réconcilier économie et économie ». Troisième filière industrielle, innovante et pourvoyeuse de 220 000 emplois directs et indirects, l’industrie nucléaire française montre que cet objectif est possible. A l’avenir, le nucléaire continuera de répondre aux aspirations des Français (sécurité d’approvisionnement, prix bas, respect de l’environnement), tout en préservant une filière industrielle à forte valeur ajoutée, en phase avec les objectifs de réindustrialisation et d’excellence dans l’innovation.
Aura-t-on besoin du nucléaire dans le futur ?
Le nucléaire est aujourd’hui le socle de notre approvisionnement électrique.
Combiné aux renouvelables, il permet à la France d’être le pays le moins émetteur de gaz à effet de serre des memebres du G7 et d’avoir un des prix de l’électricité les plus bas d’Europe.
Disponible 24h/24, quelles que soient les conditions météorologiques, et à même d’ajuster sa puissance à la hausse comme à la baisse pour compenser l’intermittence des nouvelles énergies, le nucléaire est un atout pour développer les renouvelables, y compris chez nos voisins.
Face aux incertitudes sur la faisabilité, la robustesse, le coût ou encore les limites exactes d’un système reposant en très grande partie, voire exclusivement, sur des énergies renouvelables variables, l’énergie nucléaire garantit la sécurité d’approvisionnement bas carbone du pays.
Selon l’OCDE et la Commission européenne, les besoins en électricité sont amenés à croître à l’avenir, alors même que dans le même temps les besoins en énergie continuent de diminuer.
L’électricité bas carbone sera alors un outil essentiel pour engager une décarbonation profonde de l’économie, notamment dans les transports.
Il est nécessaire d’engager le renouvellement du parc à partir de 2030 et de construire entre 15 à 20 EPR.
A l’horizon 2050, les outils de modélisation européens (PRIMES) montrent qu’au moins 40 GW de nucléaire en France et 70 GW en Europe seront nécessaires. Ce socle stratégique permettra d’assurer notre approvisionnement en électricité bas carbone. Ce besoin en capacité nucléaire implique d’engager le renouvellement du parc à partir de 2030 et de construire entre 15 à 20 EPR.
La France doit donc être en position industrielle de le faire afin que cet investissement soit le plus économique possible.
Le nouveau nucléaire sera-t-il compétitif ?
Ce renouvellement du parc impliquera la construction de nouveaux EPR, ces réacteurs étant déjà disponibles industriellement. Les retards sur les premières constructions ont été bien identifiés.
L’expérience montre qu’il est possible de réduire le coût d’un réacteur de 30 % grâce aux effets de série et aux effets d’apprentissage. Dans ce contexte, l’objectif de 60 à 70€ par MWh est atteignable, à condition de mettre en place une vraie réflexion sur ces sujets.
Compte-tenu des temps de développement du nucléaire, les décisions devront être prises avant 2020, donc dans le cadre de la PPE.
Le nucléaire ne peut être comparé qu’avec des source de production d’électricité produisant les mêmes services, à savoir le gaz ou le charbon, associé à un prix du carbone et à des technologies de capture et séquestration du carbone, ou à du biogaz. Face à ces énergies, le nouveau nucléaire restera compétitif.
Quels réacteurs pour le futur ?
Il existe aujourd’hui un foisonnement d’innovations sur de nouveaux concepts de réacteurs (réacteurs à sel fondus, à neutrons rapides refroidis au sodium ou fusion), le tout dans des formats parfois nouveaux, à l’image des petits réacteurs modulaires produits en série dans des usines. Ces développements portent aussi sur de nouvelles applications, liées par exemple à de la désalination, à de la production de chaleur pour les applications industrielles ou encore pour faire du suivi de charge.
Ce foisonnement d’innovation est particulièrement visible aux États-Unis et en Chine.
La France participe activement à cet élan. Le pays dispose de compétences de pointe sur l’ensemble de ces technologies, et particulièrement sur les réacteurs à neutrons rapides au sodium, avec le projet ASTRID.
source/http://www.sfen.org/rgn/nucleaire-futur-reponses-sfen-debat-ppe
4/6 – Yves Marignac, Negawatt et Wise Paris – Atelier PPE « Nucléaire et PPE » durée 16mn22
Commission nationale du débat public
Atelier de controverse « Nucléaire et PPE », partie 4/6, 28/03/2018, débat public sur la Programmation pluriannuel de l’énergie (PPE) : Intervention de Yves Marignac, Negawatt et Wise Paris.
Découvrez le site >>
- https://ppe.debatpublic.fr/accueil
- http://www.sfen.org/rgn

En théorie, à peu près tous les usages sont « électrifiables ». Mais quelles sont les perspectives pour demain et les facteurs d’adoption ?
Les coûts de production
du nouveau nucléaire français
DOSSIER PDF DE 88 PAGES DE
SOURCE/http://www.sfen.org/rgn

