2637 – Les tensions dangereuses augmentent en Allemagne … l’islam « n’appartient pas à l’Allemagne » …

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par Eberhard Hamer, juriste et professeur d’économie* – No 6, 19 mars 2018 – Horizons et débats

«Le secteur de la construction ne peut plus satisfaire la demande de nouvelles habitations», («Die Welt» du 11/1/18).

Malgré un accroissement du volume de construction de 3 à 8% par an, la pénurie de logements augmente non seulement dans les grandes villes mais également dans les villes moyennes – dans les grandes villes même dramatiquement, notamment à Berlin.

Les politiciens du domaine social appellent cela défaillance du marché et exigent des programmes de soutien étatiques massifs.

La cause n’est pas la défaillance du marché, mais la défaillance de l’État – en raison de la plus grande invasion migratoire provoquée par Merkel et son équipe par l’ouverture des frontières pour tous les migrants dans le système social le plus généreux du monde.

Que servent 350 000 nouveaux appartements quand plus de 700 000 immigrants par an ont droit à un logement?

Et comme ces personnes ne veulent pas aller à la campagne, mais dans les grandes villes, où leurs compatriotes ont déjà pris pied, c’est justement là – voir Berlin – que suite à l’arrivée en masse le besoin d’appartements, la pénurie de logements et donc la pression sur les prix des loyers augmentent.
Ce n’est pas étonnant qu’à Berlin les autochtones dans le besoin ou les étudiants ne trouvent plus «d’habitation payable». L’énorme pression de l’immigration augmente justement dans ce segment de marché et transforme nos grandes villes, qui deviennent plus colorées, plus musulmanes, avec plus de langues parlées et plus prolétaires.

Le «manque d’habitations payables» incontestable n’est pas la faute des sociétés immobilières ou d’un marché insuffisant, mais d’une immigration de masse provoquée par de faux philanthropes et admise par la Grande coalition.

Criminalité croissante

Presque quotidiennement, la presse parle d’une «criminalité croissante» dans le pays. Toutes les trois minutes à lieu un cambriolage, chaque heure une attaque contre personnes. La lutte internationale contre le crime se plaint, «que l’Allemagne est devenu le centre et lieu de repos des organisations criminelles mondiales»
telles que la mafia, la ’Ndrangheta, les triades, les bandes de voleurs roumains, polonais, ukrainiens et albanais, les réseaux de distribution pour le trafic de drogue international et l’augmentation brutale de la petite délinquance dans nos rues. Malgré l’augmentation des forces de police la criminalité augmente.
De plus en plus de criminels entrent dans le pays, car en Allemagne ont les laisse davantage en paix que dans d’autres pays, l’Allemagne leur offre aussi les prestations sociales complètes et un pays riche avec de bonnes opportunités pour la criminalité. Mais au lieu de prendre au sérieux les craintes de la population, notre politique tolère
  • que les États-Unis conduisent leurs troupes de terroristes internationaux battues en Syrie, qu’ils veuillent les réutiliser en Iran, de Mosul et Rakka à d’autres endroits. Entretemps, ils les placent en Allemagne.
  • que le Maroc et la Tunisie vident leurs prisons, pour exporter les criminels vers l’Europe en refusant par la suite de les reprendre,
  • que la plus haute juridiction interdise l’expulsion d’étrangers criminels, parce qu’ils «seraient poursuivis» à l’étranger à cause de leur criminalité,
  • et que des milliers de cabinets d’avocats s’assurent des aides juridictionnelles pour des procès administratifs (200 000) contre la punition de criminels ou le refus de prestations sociales à des étrangers illégaux.

L’Allemagne doit payer davantage

L’UE et toutes les organisations mondiales exigent de l’Allemagne «davantage de solidarité», c’est-à-dire davantage de financements de répartition, car l’Allemagne n’a pas seulement des excédents d’exportation croissants, mais également «suffisamment» de recettes fiscales publiques.
Ainsi, l’Allemagne devrait contribuer par des milliards de prestations supplémentaires à un «Plan Marshall pour l’Afrique», devrait subventionner davantage la Grèce, l’Italie ou l’Espagne et financer l’insolvabilité menaçante de la France en abandonnant sa souveraineté financière à l’Europe (Union financière) pour soutenir les fonds d’aide élargis du MES.
En outre, les millions de visiteurs sociaux arrivant doivent être alimentés de la même manière que les cas sociaux allemands (Hartz-IV) (2016 = + 700 000) et toutes les prestations sociales doivent être massivement augmentées. Tout cela sans prendre en considération que
  • nous avons certes un boom, mais pas de véritable croissance, plutôt un semblant de reprise suite à une augmentation artificielle de la masse monétaire, menaçant d’éclater bientôt,
  • nos revenus suite aux prestations de la classe moyenne et des ouvriers restent derrière ceux de l’industrie financière, tout en étant de plus en plus taxés, parce que la politique ne supprime pas même les impôts les plus insensés (impôts sur les vins mousseux, impôts de solidarité, impôts de propagande, redevances TV/radio).

Mécontentement croissant

Le mécontentement croissant avec les rendements économiques de la population allemande (le fait de ne pratiquement plus pouvoir acquérir un appartement par son propre effort) est en rapport avec la charge extrême des fournisseurs de services et celle-ci avec la distribution politique de notre prospérité dans le monde.
La prétendue «solidarité» avec les réfugiés – également un emballage trompeur, car 94% des immigrants ne sont pas des réfugiés – est seulement une partie de cette exploitation politiquement voulue de notre peuple.
On pourrait continuer avec des exemples similaires. Ils documentent tous que les grandes difficultés de notre population, notamment la crise du logement, la criminalité, le manque de pouvoir faire des économies ou le taux élevé des charges ne sont pas naturels, ne sont pas dus au marché, mais provoqués par des dysfonctionnements et des manipulations étatiques.

Notre politique est responsable de nos difficultés et non pas notre système.

Les régulations erronées continueront également avec le nouveau gouvernement
Les décisions de la nouvelle Grande coalition montrent cependant que les principales régulations erronées comme par exemple
  • les paiements de l’Allemagne pour l’EU (Union financière),
  • la sollicitation excessive de notre système social (immigration de masses)
  • et les charges fiscales exagérées de nos prestataires de services
ne changeront pas avec la même politique qu’auparavant.

La politique est elle-même trop lâche pour nommer les causes des problèmes. Elle craint la punition des majorités électorales, si elle ne faisait que nommer la dépréciation monétaire, l’augmentation de la masse monétaire, l’exploitation de notre système social ou l’extension de l’EU aux frais de l’Allemagne.

Faut-il donc que la bulle financière éclate pour que la pseudo-prospérité redescende au niveau de la véritable prospérité et qu’ainsi la réalisation des exigences exagérées des pays étrangers, des organisations étrangères et des immigrants étrangers ne soit plus possible?    •


*    Eberhard Hamer est un économiste allemand. Après des études d’économie nationale, de théologie et de droit, il a travaillé en tant qu’avocat dans une entreprise. Plus tard, il a obtenu la chaire de politique financière et économique de la Haute Ecole de Bielefeld, où il a enseigné jusqu’à sa retraite en 1994. Dans les années 1970, il a fondé le «Mittelstandsinstitut Niedersachsen» à Hanovre. Hamer est auteur et éditeur de nombreux livres, entre autres «Was tun, wenn der Crash kommt? Wie sichere ich mein Vermögen oder Unternehmen?» [Que faire, quand le crash arrivera? Comment puis-je protéger ma fortune ou mon entreprise?] (10e édition 2008) et «Visionen 2050. Wohin steuern wir? Trends und Prognosen für Deutschland und Europa» [Vision 2050. Où allons-nous? Tendances et prévisions pour l’Allemagne et l’Europe] (2016).

(Traduction Horizons et débats)


SOURCE/https://www.zeit-fragen.ch/fr/ausgaben/2018/nr-6-13-maerz-2018/gefaehrliche-spannungen-in-deutschland-nehmen-zu.html


…Pour le ministre allemand de la patrie, l’islam « n’appartient pas à l’Allemagne »

Horst Seehofer a tenu ces propos moins de 48 heures après l’entrée en fonction du gouvernement Merkel, dans une Allemagne qui doute de la bonne intégration des migrants musulmans.

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ALLEMAGNE Horst-Seehofer

En Allemagne, le journal Bild est une institution. Un support de presse populaire qui tire chaque matin à plus de 2 millions d’exemplaires. C’est ce titre, de loin le plus lu du pays, que le tout nouveau ministre allemand de l’intérieur du gouvernement Merkel, a choisi pour jeter un pavé dans la mare du débat allemand sur l’identité nationale.

Le thème fait, en effet, partie des prérogatives de Horst Seehofer, 68 ans, homme politique bavarois aguerri, patron de l’Union chrétienne sociale (CSU), le parti bavarois conservateur partenaire de la CDU d’Angela Merkel, et qui est également ministre « de la patrie » (Heimat).

Les musulmans ne doivent pas vivre « à côté ou contre » les Allemands

« Non. L’islam n’appartient pas à l’Allemagne. L’Allemagne est marquée par le christianisme. Le dimanche chômé, les jours fériés chrétiens et les rituels comme Pâques, la Pentecôte ou Noël en font partie », affirme-t-il, dans un entretien accordé au quotidien populaire. S’il estime que les musulmans vivant dans le pays lui « appartiennent évidemment », précise-t-il, ils ne doivent pas vivre « à côté ou contre » les Allemands.
Un contre-pied aux propos de la chancelière, qui dès 2015, au moment où le pays accueillait par centaines de milliers des migrants originaires de Syrie, d’Irak ou d’Afghanistan, avait estimé que « l’islam appartient désormais à l’Allemagne », semblant alors couper court au débat. À l’époque, déjà, en pleine crise migratoire en Europe, Horst Seehofer s’était opposé à la politique d’asile d’Angela Merkel.

Un ministère de la « patrie » pour répondre aux inquiétudes en Allemagne

Dans un pays de plus de 82 millions d’habitants, qui compte 4,5 millions de musulmans, principalement d’origine turque, un pays où l’islam est la 3e confession la plus répandue, après le catholicisme (23,5 millions) et le protestantisme (environ 22 millions), cette déclaration peut provoquer une déflagration, deux jours à peine après l’investiture, le 14 mars, d’un gouvernement de grande coalition auquel appartiennent également six ministres sociaux-démocrates (SPD), obtenu après des mois de tractations compliquées.

Un débat de société existant

Pour autant, le débat existe dans ce pays qui a connu l’an passé plusieurs attaques terroristes islamistes meurtrières, et où le sentiment d’islamophobie progresse.

En décembre 2016, le quotidien bavarois Süddeutsche Zeitung proposait une enquête révélant la préoccupation des services secrets allemands face au soutien fourni à plusieurs organisations salafistes en Allemagne par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar et à la radicalisation de certains migrants.
En février 2017, c’est la chaîne de télévision de Hambourg, NDR, qui, dans un reportage, montre l’hostilité d’un prédicateur de la très puissante association islamique turque, Ditib, qui gère 900 mosquées dans le pays, contre la démocratie. « Je crache au visage des Turcs et des Kurdes qui ne vivent pas de façon islamique. Que valent-ils donc s’ils ne sont pas musulmans ? », disait ce représentant de l’association. « L’intolérance religieuse croissante et le rejet de la démocratie à Ditib sont une grave menace pour la coexistence pacifique des gens à Hambourg », réagissait alors un élu CDU de Hambourg, André Trepoll.

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En Allemagne, la droite populiste en quête de crédibilité

Par ailleurs, selon un récent sondage, 79 % des Allemands estiment que les migrants en Allemagne ne font pas assez pour leur intégration. Un chiffre élevé qui illustre le caractère brûlant de ce débat autour du multiculturalisme, souvent considéré comme un échec outre-Rhin, et qui montre que des déclarations comme celles de Horst Seehofer dans Bild trouvent un fort écho au sein de la population.

La CSU se sent menacée par la poussée de de l’AfD

Ces propos, sur un tel support, n’ont en effet rien d’une sortie non maîtrisée. Le leader bavarois a aussi en tête ses propres échéances, en l’occurrence des élections régionales en Bavière qui se tiendront le 14 octobre. Or nombre d’électeurs conservateurs habituels de la CSU, lors des législatives du 25 septembre 2017, ont donné leur voix à des candidats du parti de droite radicale populiste Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui avait fait toute sa campagne sur le thème de l’immigration et de l’identité, critiquant la politique d’Angela Merkel. En Bavière, l’AfD a obtenu en effet plus de 12 % des voix, un score qu’elle espère amplifier à l’automne prochain.

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Après cette interview accordée à Bild, les représentants de l’AfD n’ont pas tardé à réagir, accusant le ministre de plagiat. « Ce message de Horst Seehofer provient, mot à mot, de notre programme », a ironisé André Poggenburg, élu de Saxe-Anhalt qui a dû démissionner de certaines de ses fonctions au sein de l’AfD pour des propos racistes à l’encontre de la communauté turque.
Jean-Yves Dana

SOURCE/https://www.la-croix.com/Religion/Islam/ministre-allemand-patrie-lIslam-nappartient-pas-lAllemagne-2018-03-16-1200921424

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