2399 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 13 décembre 2017

13 décembre 201717:51

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Sur la réunion du Conseil d’affaires auprès du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

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Sur l’inauguration de la plaque commémorative en hommage à Andreï Karlov

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Sur l’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Commissaire de l’Union africaine à la paix et à la sécurité Smail Chergui

4

Sur l’Assemblée générale de la Commission russe pour l’Unesco

5

Sur la réunion de la Commission gouvernementale pour les affaires des compatriotes à l’étranger

6

Sur la visite du Ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson en Russie

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Sur l’évolution de la situation en Syrie

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Sur la livraison transfrontalière de l’aide humanitaire de l’Onu en Syrie

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Sur la participation de l’Unesco à la reconstruction des monuments du patrimoine mondial en Syrie

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Sur l’évolution de la situation autour du processus de paix au Proche-Orient

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Sur la suspension provisoire de la présence diplomatique russe au Yémen

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Sur la réunion ministérielle du groupe international de soutien au Liban

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Sur la réunion de la Commission conjointe dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action global commun sur le règlement de la situation autour du programme nucléaire iranien

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Sur l’évolution de la situation sur la péninsule coréenne

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Sur le dernier rapport de la Mission de surveillance des droits de l’homme de l’Onu en Ukraine

Note sans a priori … le point 6 est à lire … relations susso-britanique très dans l’expectative !!

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Sur la réunion du Conseil d’affaires auprès du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov

La prochaine réunion du Conseil d’affaires se tiendra lundi 18 décembre sous la présidence du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. Cette activité sera consacrée au développement de la coopération économique dans le cadre de l’alliance interétatique qu’est le groupe des Brics, au lancement de projets multilatéraux, ainsi qu’à l’utilisation des institutions et des instruments des cinq membres dans l’intérêt des affaires russes.

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Les interlocuteurs évoqueront les plans de travail avec les partenaires des Brics pour 2018, année pendant laquelle l’Afrique du Sud présidera le groupe.

Des représentants du Ministère russe des Affaires étrangères et d’autres ministères et services russes, ainsi que des principaux groupes entrepreneuriaux, des grandes banques et compagnies russes participeront à la réunion.

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Sur l’inauguration de la plaque commémorative en hommage à Andreï Karlov

Mardi 19 décembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la cérémonie d’inauguration de la plaque commémorative en hommage à feu l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire Andreï Karlov, Héros de Russie.

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L’Ambassadeur de Russie en Turquie Andreï Karlov a été tué par un terroriste le 19 décembre 2016 à Ankara. Plusieurs activités se sont déroulées durant l’année écoulée pour immortaliser la mémoire de ce diplomate émérite. En son hommage ont été baptisées des rues à Moscou et à Ankara, l’école n°648 où il avait effectué sa scolarité, ainsi que l’école auprès de l’Ambassade de Russie en Turquie. Un buste du Héros de Russie Andreï Karlov a été érigé à Ankara sur le territoire de l’Ambassade de Russie.

La cérémonie d’inauguration de la plaque commémorative a été organisée conjointement avec le Département du patrimoine culturel de Moscou. Elle aura lieu à 10:00 rue Petrozavodskaïa 24 bât 2.

Nous invitons les journalistes à assister à cet événement.

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Sur l’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Commissaire de l’Union africaine à la paix et à la sécurité Smail Chergui

Mercredi 20 décembre, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’entretiendra avec le Commissaire de l’Union africaine à la paix et à la sécurité Smail Chergui, qui se trouvera en visite à Moscou pour une visite de travail.

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Nous sommes disposés à une discussion substantielle sur l’état et les perspectives de la coopération entre la Russie et l’Union africaine dans la lutte contre le terrorisme et contre le crime transfrontalier, y compris le trafic de stupéfiants, la traite des êtres humains et le trafic d’armes. Une attention particulière sera accordée au règlement des différentes situations de conflit en Afrique et notamment en Libye, dans le Sahara-Sahel, dans la région des Grands lacs et dans la corne de l’Afrique.

Durant l’entretien sera également abordé le thème de la coopération entre la Russie et les pays du continent concernant la problématique de l’Union africaine sur la plate-forme de l’Onu et de son Conseil de sécurité.

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Sur l’Assemblée générale de la Commission russe pour l’Unesco

Mercredi 20 décembre, dans la Grande résidence du Ministère russe des Affaires étrangères, se tiendra l’Assemblée générale de la Commission russe pour l’Unesco sous la présidence du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

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A cette activité participeront les responsables de l’Administration du Président russe et de l’Appareil du gouvernement russe, des ministres fédéraux, des dirigeants des sujets de la Fédération, des membres du Conseil de la Fédération de l’Assemblée fédérale russe, des députés de la Douma d’État de l’Assemblée fédérale russe, ainsi que des personnalités éminentes de l’éducation, de la science et de la culture de notre pays.

Durant cette réunion seront entendus les rapports des membres de la Commission, des responsables de ses comités de programme et régionaux, sera dressé le bilan du travail pour la période écoulée et seront prises des décisions concrètes visant à assurer le développement de la coopération de la Russie avec l’Unesco.

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Sur la réunion de la Commission gouvernementale pour les affaires des compatriotes à l’étranger

Jeudi 21 décembre se tiendra une nouvelle réunion de la Commission gouvernementale pour les affaires des compatriotes à l’étranger sous la présidence du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Il est prévu de faire le bilan du travail de la Commission en 2017, dont l’événement central fut la Conférence thématique mondiale des compatriotes intitulée « 100e anniversaire de la Révolution russe: s’unir pour l’avenir » qui a eu lieu à Moscou du 31 octobre au 1er novembre. Plus de 150 délégués de 91 pays ont participé à cet événement.

ambassade russe de Paris 8951245798_big514  Ambassade Russe à Paris

Les membres de la Commission analyseront les résultats du travail du Conseil interministériel pour la jeunesse auprès de la Commission gouvernementale pour les affaires des compatriotes à l’étranger.

Les interlocuteurs aborderont les tâches de la Commission gouvernementale pour les affaires des compatriotes à l’étranger en 2018, y compris la préparation  de l’élection présidentielle russe prévue en mars 2018 et le 6e Congrès des compatriotes fixé à l’automne 2018.

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Sur la visite du Ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson en Russie

Une visite de travail du Ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson à Moscou est prévue d’ici la fin de l’année.

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Il rencontrera le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour évoquer l’état et les perspectives des relations russo-britanniques en se focalisant sur leur nécessaire normalisation à travers un dialogue équitable, mutuellement respectueux, et pas alourdi de réserves et autres conditions artificielles.

Comme l’a noté le Président russe Vladimir Poutine pendant son entretien avec la Première ministre britannique Theresa May au sommet du G20 en Chine en septembre 2016, nous sommes prêts au rétablissement des relations dans la mesure où nos partenaires le sont aussi.

Dans l’ensemble, nous partons du principe qu’un dégel complexe du travail des principaux mécanismes de coopération bilatérale et de l’ensemble des liens interministériels est nécessaire. Nous comptons évoquer en détail avec le Ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson les éventuelles modalités de ce travail. Nous trouvons insuffisant de mener le dialogue uniquement de manière sélective, « sur certaines questions isolées représentant un intérêt pour le Royaume-Uni », comme le disent les responsables britanniques dans leurs déclarations publiques.

Cela ne correspond ni au potentiel que porte en elle la coopération russo-britannique ni à nos besoins et, au fond, cela n’a pas de valeur ajoutée pour nous.

De plus, tout dialogue doit s’accompagner de démarches réelles, qui témoignent de l’aspiration réelle à redresser les liens bilatéraux.

Ces démarches, selon nous, doivent être concrètes et palpables. Nous espérons que Londres, qui a poussé nos relations bilatérales dans l’impasse de son propre gré, entreprendra de telles actions avant ou pendant la visite du Ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson.

7

Sur l’évolution de la situation en Syrie

Le foyer militaire et politique de terrorisme international a été éradiqué en Syrie.

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Une contribution décisive a été apportée à cette victoire par le détachement russe qui, comme l’ont noté les dirigeants russes et les experts internationaux, a brillamment accompli sa mission et a aidé l’armée syrienne à défendre la souveraineté et l’indépendance de l’État syrien.

Conformément à l’ordre donné par le Président russe Vladimir Poutine lundi 11 décembre pendant sa visite à la base aérienne de Hmeimim, le retrait d’une grande partie de ce détachement vers son lieu de déploiement permanent a commencé.

Nos militaires conservent tout de même une présence sur le sol syrien et seraient prêts, si besoin, à agir de manière préventive si les terroristes tentaient de se regrouper et de compenser leurs pertes en personnel et en armements.

Je voudrais souligner que cette présence est légitime et s’appuie sur les accords conclus entre la Russie et la Syrie en parfaite conformité avec le droit international.

On ne peut pas en dire autant de certains de nos partenaires.

La Syrie est rattachée à part entière au droit international, elle est membre de l’Onu. Dans le contexte de l’élimination de Daech sur le sol syrien, rien ne peut justifier les actions violant la souveraineté de cet État – notamment quand elles s’accompagnent de déclarations selon lesquelles Daech ne serait pas complètement vaincu en Syrie, et que s’il l’était alors le principal mérite reviendrait à la coalition menée par les USA.

Nous ne parlerons pas des mérites. Tout est déjà clair. Mais il existe un réel problème: la réticence à reconnaître que Daech a cessé d’exister sur le territoire syrien en tant que structure militaro-politique.

Malgré tout, cette nouvelle réalité objective ouvre la porte au règlement politique du conflit syrien et nécessite de commencer sans attendre la reconstruction du pays. La Syrie a besoin d’une large contribution internationale pour restaurer la vie pacifique sur son territoire et surmonter les conséquences de la catastrophe humanitaire qui l’a frappée.

Cette semaine, le Ministère russe de la Défense a rapporté qu’à l’issue des contacts avec la direction du Croissant-Rouge arabe syrien, des accords avaient été conclus sur l’organisation de convois humanitaires du 12 au 18 décembre dans une ville de la province de Homs et dans cinq villes de la province de Hama. De plus, nos militaires continuent de livrer une aide humanitaire aux régions syriennes les plus touchées par les affrontements.

Dans le même temps se poursuit le travail sur les questions organisationnelles pour réunir le Congrès du dialogue national syrien appelé à intensifier les négociations intersyriennes, à créer un terreau favorable au rétablissement du dialogue national, une sorte d’appui aux négociations intersyriennes de Genève sous l’égide de l’Onu.

C’est dans le cadre du format de Genève que doivent être fixés définitivement les accords conclus sur une entente mutuelle entre les parties syriennes concernant la réforme constitutionnelle et les élections sous la surveillance de l’Onu, comme le prévoit la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies.

8

Sur la livraison transfrontalière de l’aide humanitaire de l’Onu en Syrie

Actuellement, le Conseil de sécurité des Nations unies poursuit le débat sur la prolongation du régime particulier établi en 2014 permettant la livraison de l’aide humanitaire de l’Onu en Syrie via la frontière des pays voisins.

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Ce régime a été instauré par la résolution 2165 du Conseil de sécurité des Nations unies alors que le conflit armé traversait une phase aiguë, que le gouvernement syrien ne contrôlait pas d’importants territoires et qu’il n’existait pas d’autre moyen d’apporter une aide humanitaire à la population civile dans ces régions.
La résolution a autorisé un accès humanitaire via les postes de contrôle à la frontière turque, jordanienne et irakienne sans obtenir l’accord des autorités de Damas mais en les informant préalablement.
Un mécanisme d’inspection a été également fixé pour contrôler à la frontière le caractère humanitaire des chargements de l’Onu envoyés en Syrie, mais qui ne surveille pas la répartition de cette aide sur le territoire du pays. Malheureusement, cette aide se retrouvait souvent entre les mains des hommes armés qui combattait le gouvernement.

Dans le contexte de l’évolution positive de la situation en Syrie, nous jugeons nécessaire de fermer progressivement le régime établi sur décision du Conseil de sécurité des Nations unies, qui avait été créé dans des conditions complètement différentes et dans l’urgence.

Il portait et continue de porter atteinte à la souveraineté de la Syrie et crée un précèdent extrêmement indésirable dans les approches internationales de l’acheminement de l’aide humanitaire.

De plus, selon la Russie, ce régime contribue de facto à la division de la Syrie, ce qui est contraire aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et aux décisions convenues dans différents formats.

Nous sommes prêts à mener un travail conjoint pour déterminer le meilleur moyen d’arrêter le régime des fournitures transfrontalières de fret humanitaire, qui a rempli sa tâche avec un préjudice minimal pour ceux qui ont effectivement besoin de recevoir une aide.
De plus, nous avons besoin d’un mécanisme transparent d’information du Conseil de sécurité des Nations unies sur la quantité et la destination de l’aide humanitaire de l’Onu via la frontière.

Les propositions appropriées ont été soumises par la Russie au Conseil de sécurité des Nations unies. Nous sommes convaincus qu’une simple prolongation technique du mécanisme sans corrections majeures ne correspond pas aux nouvelles réalités en Syrie.

9

Sur la participation de l’Unesco à la reconstruction des monuments du patrimoine mondial en Syrie

La Russie entreprend des efforts continuels et ciblés pour reconstruire les sites de patrimoine culturel détruits par les extrémistes en Syrie. Un pas important a été franchi dans cette direction par la signature en octobre d’un Mémorandum d’entente entre le Musée de l’Ermitage et l’Unesco sur la protection et la reconstruction des biens culturels dans les zones de conflit et notamment au Moyen-Orient.

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Nous saluons la nouvelle rédaction de la Stratégie pour le renforcement de l’action de l’Unesco en matière de protection de la culture et de promotion du pluralisme culturel en cas de conflit armé adoptée pendant la 39e session de la Conférence générale de l’Unesco. Nous pensons que ce document pourrait être une bonne base pour renforcer la stabilité de la coopération internationale à ce sujet.

Dans le même temps, nous sommes convaincus que l’heure est venue de passer des paroles aux actes concrets et appelons l’Unesco à intensifier son activité et à se joindre au travail pour la reconstruction des monuments du patrimoine mondial à Palmyre et à Alep.

10

Sur l’évolution de la situation autour du processus de paix au Proche-Orient

Les protestations se poursuivent depuis le 6 décembre sur les territoires palestiniens de Cisjordanie – y compris Jérusalem-Est et la bande de Gaza – ainsi que dans les régions arabes d’Israël suite à la décision du Président américain Donald Trump.

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Selon les informations des médias, à ce jour 4 Palestiniens ont été tués dans les affrontements avec la police israélienne et près de 2 000 ont été blessés – dont des dizaines par balle.

De grandes manifestations se déroulent également dans d’autres pays arabes et musulmans, notamment en Égypte, au Liban, au Maroc, en Turquie, en Indonésie et en Malaisie.

Moscou est très préoccupé par la déstabilisation dans la région, que l’administration américaine a provoquée en annonçant sa fameuse décision concernant Jérusalem.

Nous sommes convaincus qu’il ne sera possible de sortir du cercle vicieux de la violence et de la tension qu’en relançant les négociations israélo-palestiniennes pour régler durablement le conflit sur la base des décisions bien connues de la communauté internationale. Nous partons du fait que d’ici là, toutes les parties intéressées doivent faire preuve de retenue et empêcher les actions susceptibles de blesser des innocents et d’éloigner les perspectives de rétablir la paix, la justice et la sécurité pour tous dans cette région.

11

Sur la suspension provisoire de la présence diplomatique russe au Yémen

Mardi 12 décembre, il a été décidé de suspendre la présence diplomatique russe à Sanaa. Tout le personnel de notre Ambassade au Yémen a quitté la capitale par un vol spécial. A bord de cet avion se trouvaient également 30 citoyens russes et d’autres pays qui ont souhaité quitter la zone du conflit armé qui perdure au Yémen.

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Cette décision a été prise suite à une sérieuse dégradation de la situation sécuritaire sur fond d’escalade de la crise yéménite intérieure.

L’Ambassadeur de Russie au Yémen, déplacé provisoirement à Riyad, poursuivra son activité et ses contacts avec les autorités légitimes du Yémen qui se trouvent en Arabie saoudite.

A cet égard, nous jugeons nécessaire de réaffirmer notre position de principe au profit de l’abandon au plus vite de l’usage de la force par les belligérants, pour parler des différends accumulés et de la future structure étatique à la table des négociations en tenant compte de l’avis de toutes les principales forces politiques de ce pays. Nous avons l’intention de continuer à tout faire pour contribuer à l’accomplissement de cet objectif.

12

Sur la réunion ministérielle du groupe international de soutien au Liban

Vendredi 8 décembre à Paris s’est tenue la réunion ministérielle du Groupe international de soutien au Liban (GISL). La Fédération de Russie était représentée par l’Ambassadeur de Russie en France Alexeï Mechkov.

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Le Président français Emmanuel Macron a prononcé un discours d’ouverture.

La réunion s’est déroulée avec la participation

  • du Premier ministre libanais Saad Hariri,
  • du Ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian,
  • de la vice-Secrétaire générale de l’Onu Amina Mohammed,
  • ainsi que des représentants du Royaume-Uni, de l’Allemagne, de l’Italie, de la Chine, des USA, de l’UE, de la Ligue arabe, du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés,
  • du Programme des Nations unies pour le développement,
  • de la Banque mondiale et du bureau du coordinateur spécial de l’Onu pour le Liban.

1078775-le-premier-ministre-libanais-saad-hariri-le-5-decembre-2017-a-beyrouth  Le Premier ministre libanais Saad Hariri, le 5 décembre 2017 à Beyrouth

Dans son discours, l’Ambassadeur de Russie en France Alexeï Mechkov a réaffirmé le soutien ferme et continuel de la Russie à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Liban, et l’aspiration de le voir comme un État stable et sûr.

Il a souligné que le Liban ne devait pas devenir une plate-forme de règlement de comptes entre acteurs régionaux et internationaux influents.
Cela risquerait en effet de déstabiliser le pays, de détruire la structure étatique libanaise et de faire apparaître de nouveaux foyers de conflit au Moyen-Orient.
Le diplomate a attiré l’attention sur l’affluence, ces dernières années au Liban, de réfugiés originaires de la Syrie voisine dont le retour améliorerait significativement la situation au Liban.

La Russie y contribue pleinement en aidant notamment à lutter contre le terrorisme, à assurer la sécurité, à reconstruire le pays et à régler politiquement les problèmes syriens. La Russie prône immuablement le règlement de toutes les questions difficiles figurant à l’agenda libanais par les Libanais eux-mêmes sans ingérence extérieure, par le biais d’un dialogue tenant compte des intérêts de toutes les principales forces politiques du pays et des différents groupes ethno-confessionnels de population.

A l’issue de la réunion du GISL a été adoptée une déclaration conjointe sur la situation au Liban.

13

Sur la réunion de la Commission conjointe dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’action global commun sur le règlement de la situation autour du programme nucléaire iranien

Mercredi 13 décembre à Vienne s’est tenue la réunion de la Commission conjointe des Six et de l’Iran. Les parties ont évoqué en détail la mise en œuvre du Plan d’action global commun. Tous les membres de la Commission conjointe ont réaffirmé leur attachement à la mise en œuvre par étapes du Plan d’action. Un accent particulier a été mis sur la nécessité d’assurer son efficacité et sa durabilité à long terme.

nucleaire_iranienLe dossier nucléaire iranien

La Commission conjointe a salué le respect rigoureux par l’Iran de ses engagements dans le cadre de l’accord global, ce qui est régulièrement confirmé par l’AIEA – la seule structure internationale habilitée à effectuer des vérifications sur le programme nucléaire iranien.

Pendant la réunion ont été soulevées les questions relatives à la mise en œuvre des projets pour mettre en place la production d’isotopes stables à l’usine de Fordo et pour la modernisation du réacteur d’Arak, ainsi que d’autres aspects du Plan d’action visant à élargir la coopération internationale avec l’Iran dans le domaine de l’usage pacifique de l’énergie nucléaire. Dans ce contexte, un accent a été mis sur les résultats positifs du séminaire international organisé à Moscou en octobre 2017 consacré au 25e anniversaire de la coopération russo-iranienne dans le domaine du nucléaire pacifique.

Pendant la réunion, une attention particulière a été accordée aux problèmes liés à l’incertitude quant à l’avenir du Plan d’action suite à la décision du Président américain Donald Trump de ne pas confirmer l’accomplissement rigoureux du Plan d’action par Téhéran. Les membres de la Commission conjointe ont réaffirmé à l’unanimité que le Plan d’action était basé sur le principe fondamental de réciprocité, qui est appelé notamment à contribuer à la normalisation de la coopération commerciale et économique internationale avec Téhéran.

Les représentants russes ont particulièrement souligné que l’omission de ce principe de la part de l’un des participants à l’accord remettait en question l’avenir du Plan d’action approuvé par la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies et dont le respect est obligatoire.

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Sur l’évolution de la situation sur la péninsule coréenne

Nous suivons attentivement la situation sur la péninsule coréenne, qui est devenue encore plus compliquée après le lancement d’un missile par la Corée du Nord le 29 novembre.

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Nous constatons avec regret que sur cette toile de fond, les USA maintiennent la même ligne non constructive visant à accroître leur activité militaire en Asie du Nord-Est.

En particulier, après le déroulement des plus importantes manœuvres conjointes de l’histoire de l’armée de l’air des USA et de la Corée du Sud du 4 au 8 décembre, les USA ont commencé des exercices navals trilatéraux avec la participation des Forces d’autodéfense du Japon le 12 décembre. Nous sommes certains que ce jeu de muscles non seulement ne contribue pas à la désescalade de la tension, mais risque au contraire de provoquer des conséquences extrêmement graves pour la situation dans la région.

Nous appelons instamment toutes les parties impliquées, avant tout les USA et la Corée du Nord, à s’abstenir de commettre des démarches susceptibles de provoquer une nouvelle aggravation du conflit et à entamer sans attendre un travail pratique conjoint pour trouver des solutions politiques et diplomatiques à tous les problèmes de la péninsule coréenne.

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Sur le dernier rapport de la Mission de surveillance des droits de l’homme de l’Onu en Ukraine

Nous avons pris connaissance du 20e rapport de la Mission de surveillance des droits de l’homme de l’Onu en Ukraine pour la période du 16 août au 15 novembre.

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Nous avons noté que l’Onu faisait état d’une réduction du nombre de victimes civiles du conflit dans le Donbass. Malgré tout, les statistiques actuelles – 15 morts et 72 blessés – sont choquantes. Ces meurtres injustifiables doivent cesser immédiatement!

Il est particulièrement préoccupant que les bombardements incessants à l’artillerie lourde contre les sites civils se doublent de plus en plus souvent de mines, de pièges et d’explosifs artisanaux qui frappent les citoyens ordinaires.

Nous soutenons l’appel adressé aux belligérants par la Mission de surveillance à respecter rigoureusement l’accord de cessez-le-feu et les Accords de Minsk qui prévoient notamment un retrait de l’artillerie lourde de la ligne de démarcation.

Nous soutenons totalement le message de l’Onu appelant Kiev à remplir l’accord conclu à Minsk le 19 juillet sur la mise en place de zones de sécurité autour de la station d’eau et celle de filtration à Donetsk.

Le bombardement de ces dernières mènerait non seulement à la privation de plus d’un demi-million de personnes d’accès à l’eau potable, mais pousserait également la région au seuil de la catastrophe écologique.

Nous voudrions rappeler aux autorités ukrainiennes que les bombardements de l’infrastructure civile constituent une violation directe de leurs engagements internationaux.

Nous sommes très préoccupés par la réticence obstinée de Kiev à enquêter sur les violations grossières des droits de l’homme par les forces de l’ordre ukrainiennes et le Service de sécurité d’Ukraine (SBU) qui, comme l’indiquent les rapports de la Mission de surveillance de l’Onu, sont devenues systémiques.

Il est question

  • de privation illégale de liberté,
  • de disparitions violentes,
  • de détention sans contact avec le monde extérieur,
  • de tortures, de violences sexuelles,

ainsi que d’utilisation de la loi antiterroriste pour écarter l’opposition politique et les dissidents de la société.

Cette fois, les membres de l’Onu ont constaté une pression directe sans précédent des autorités du pays sur le travail des juges. Cela contribue à la propagation de la permissivité et de l’impunité dans le pays.

Sur ce fond, nous sommes particulièrement indignés par l’absence de progrès dans l’enquête sur les crimes commis pendant les fameux événements sur le Maïdan de Kiev ou encore à Odessa en mai 2014, entre autres.

Nous sommes sérieusement préoccupés par la politique discriminatoire inhumaine de Kiev envers les citoyens ukrainiens qui vivent dans le Donbass, comme le confirment les conclusions de l’Onu.

  • Le refus des autorités de verser les retraites et les prestations sociales aux habitants du Sud-Est du pays,
  • l’absence de procédures de dédommagement de ses propres citoyens pour la perte de leur logement et de leurs biens suite aux actions des forces ukrainiennes,
  • l’instauration de restrictions artificielles pour les résidents de la région souhaitant traverser la ligne de contact et la confiscation de leur argent ont non seulement poussé 4 millions d’Ukrainiens au seuil de la pauvreté, mais ont également contribué davantage à la division de la société ukrainienne, réduisant ainsi les chances de réconciliation nationale.

Nous partageons les préoccupations de la Mission de surveillance face à la nouvelle vague de manifestation, en Ukraine, de formes extrêmes d’intolérance, y compris du côté de l’establishment politique.

Il est question d’une répression globale de la liberté d’expression et de réunion, de persécutions et d’attaques contre les journalistes, y compris étrangers, de leur déportation du pays.

L’Onu constate à juste titre que, malheureusement, les autorités n’enquêtent même pas sur ces violations.

Nous appelons Kiev à consulter attentivement les conclusions de la Mission de surveillance concernant la loi sur l’éducation qui enfreint clairement les droits des minorités nationales vivant dans le pays.

Pour justifier son caractère a priori discriminatoire, l’Onu se réfère à juste titre à la décision de la Cour européenne des droits de l’homme de 2001 sur l’affaire opposant Chypre à la Turquie. Dans le cas de la langue russe en Ukraine, il est question des droits et des intérêts légitimes de millions de personnes.

Nous devons rappeler une nouvelle fois que le mandat de la Mission de surveillance des droits de l’homme en Ukraine n’inclut pas l’examen de la situation dans les pays tiers.
La République de Crimée et la ville fédérale de Sébastopol sont un territoire de la Fédération de Russie, et la nouvelle tentative d’inclure au rapport sur l’Ukraine un jugement sur la situation des droits de l’homme dans cette région russe est illégale.

 

MINISTERE AFF.ETRANGERE RUSSE MOSCOU header-bg-big

à suivre

source/ http://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/2988576

 

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