2100 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 17 août 2017

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Sur l’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec son homologue égyptien Sameh Choukri

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Sur l’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Secrétaire d’État du Vatican Pietro Parolin

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Sur la visite en Russie de Prak Sokhonn, Ministre d’État et Ministre cambodgien des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale

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Sur la visite en Fédération de Russie de la Ministre sud-coréenne des Affaires étrangères Kang Kyung-wha

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Sur la situation dans la péninsule coréenne

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Sur l’évolution de la situation en Syrie

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Sur l’évolution de la situation en Afghanistan

8

Sur l’évolution de la situation au Kenya

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Sur l’évolution de la situation politique au Venezuela

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Sur la situation autour du processus de paix du Haut Karabagh

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Sur la situation épidémiologique en Turquie

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Sur la situation concernant l’arrestation du citoyen russe Renat Bakiev en Turquie

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Sur les essais cliniques post- inscription du vaccin russe GamEvac-Combi contre le virus Ebola en République de Guinée

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Sur les déclarations antirusses du Directeur de la CIA Mike Pompeo

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Sur la fermeture du domaine d’un site néonazi sur le territoire de la Fédération de Russie

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Sur le projet international de rénovation du musée du mémorial de Sobibor

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Sur les propos du Ministre polonais des Affaires étrangères Witold Waszczykowski sur la Seconde Guerre mondiale

-17-08-2017

 

1 – Sur l’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec son homologue égyptien Sameh Choukri

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Lundi 21 août, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’entretiendra avec le Ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri en déplacement dans la capitale russe.

Les chefs de diplomatie continueront d’échanger leurs points de vue sur un large éventail de questions régionales et internationales pour faire suite aux pourparlers des ministres de la Défense et des Affaires étrangères au format 2+2 au Caire le 29 mai. Une attention particulière sera également accordée aux aspects d’actualité du renforcement des relations russo-égyptiennes.

L’Égypte est l’un des principaux partenaires de la Russie au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Nos pays sont liés par des traditions de longue date d’amitié et de coopération mutuellement bénéfique, par la proximité et la coïncidence de leurs approches sur les principaux problèmes régionaux et internationaux. En dépit des troubles dans l’économie mondiale ces dernières années et des processus turbulents complexes au Moyen-Orient, les relations russo-égyptiennes diversifiées se développement continuellement. Les deux pays entretiennent un dialogue politique actif, y compris au sommet et à haut niveau, et développent de nouvelles sphères et formes de coopération dans les domaines économique, culturel et social.

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le Ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri évoqueront notamment le règlement des situations de crise au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, y compris en Syrie, en Libye et au Yémen. Une attention particulière sera accordée à la lutte contre les nouveaux risques et défis auxquels sont confrontés à l’heure actuelle les pays de cette région, en mettant l’accent sur l’unification des efforts dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme. Les interlocuteurs analyseront les solutions permettant de réduire le niveau du potentiel de conflit, notamment les perspectives de mise en place au Moyen-Orient d’une zone exempte de l’arme de destruction massive. Bien sûr, les ministres examineront en profondeur le problème de déblocage du processus de paix israélo-palestinien.

 

2 – Sur l’entretien du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec le Secrétaire d’État du Vatican Pietro Parolin

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Le Secrétaire d’État du Vatican Pietro Parolin sera en Russie du 20 au 24 août. Durant cette visite, il s’entretiendra avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Il est prévu d’évoquer les thèmes internationaux d’actualité, notamment la lutte contre les nouveaux risques et défis et le règlement des conflits régionaux.

Une attention particulière sera accordée à la situation en Syrie, en Libye et dans d’autres pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, avant tout face à la nécessité d’un règlement pacifique des crises, de la lutte contre les catastrophes humanitaires, de la protection des chrétiens dans les zones de conflit et de la lutte contre le terrorisme international.

Le Ministre russe expliquera au Secrétaire d’État la position russe sur le dossier ukrainien, attirera son attention sur les actions destructrices des autorités de Kiev qui font l’impasse sur leurs engagements dans le cadre des Accords de Minsk, ainsi que sur la situation humanitaire difficile des habitants du Sud-Est de l’Ukraine.

A l’agenda bilatéral, une place centrale sera réservée à la coopération dans le domaine de la culture, des liens sociaux, de la science, de l’éducation et de la santé. Cette année, la galerie Tretiakov a organisé une exposition unique des collections des Musées du Vatican « Roma Aeterna. Les chefs-d’œuvre de la Pinacothèque vaticane. Bellini, Raphaël, Le Caravage ». Un autre grand événement est prévu – l’exposition historique et documentaire « Les Romanov de Russie et le Vatican, 1613-1917 » prévue pour décembre prochain à Moscou.

L’Institut d’histoire universelle de l’Académie des sciences de Russie, conjointement avec le Comité pontifical des sciences historiques, met en œuvre plusieurs projets consacrés à l’histoire des relations de l’État russe avec le Vatican.

Dans le domaine de la santé se développent les liens professionnels entre les établissements médicaux russes et du Vatican qui soignent des enfants atteints de maladies graves.

 

3 – Sur la visite en Russie de Prak Sokhonn, Ministre d’État et Ministre cambodgien des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale

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Prak Sokhonn, Ministre d’État et Ministre cambodgien des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, se rendra en visite en Russie du 22 au 25 août pour s’entretenir avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et participer à la 10e réunion de la Commission intergouvernementale russo-cambodgienne pour la coopération commerciale, économique, scientifique et technique.

Les chefs de diplomatie évoqueront en détail l’état et les perspectives de développement de la coopération bilatérale dans différents domaines avec un accent sur la mise en œuvre des accords conclus au cours des dernières années au sommet. Ils compareront également leurs positions concernant les questions régionales et internationales d’actualité.

La visite de la haute délégation cambodgienne en Russie est appelée à contribuer au renforcement de la coopération entre les deux pays dans les domaines pratiques, ce qui répond parfaitement aux intérêts à long terme de nos pays, aux tâches de sécurité et au développement durable en Asie du Sud-Est et en Asie-Pacifique dans l’ensemble.

 

4 – Sur la visite en Fédération de Russie de la Ministre sud-coréenne des Affaires étrangères Kang Kyung-wha

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La Ministre sud-coréenne des Affaires étrangères Kang Kyung-wha sera en visite en Fédération de Russie du 24 au 25 août.

Son entretien avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est fixé au 25 août. Ils évoqueront l’état et les perspectives de développement des relations bilatérales, y compris la coopération commerciale et économique. Les chefs de diplomatie échangeront leur avis sur les problèmes régionaux et internationaux d’actualité avec un accent sur le règlement de la situation sur la péninsule coréenne.

 

5 – Sur la situation dans la péninsule coréenne

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Drapeaux Nord Coréen & Sud Coréen

La spirale de confrontation continue de se dérouler autour de la péninsule coréenne.

Le 5 août, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité la résolution 2371 reflétant la préoccupation de la communauté internationale au vu des essais de missiles qui se poursuivent en Corée du Nord. La Russie continuera de remplir ses engagements internationaux, y compris les termes de la nouvelle résolution.

Tous les États membres de l’Onu doivent la remplir à part entière. L’article 28 souligne l’attachement du Conseil de sécurité des Nations unies au règlement pacifique, diplomatique et politique de la situation, l’importance d’un travail conjoint sur l’apaisement des tensions sur la péninsule coréenne. Les efforts de toutes les parties intéressées sont nécessaires pour contribuer au lancement d’un dialogue global pour un règlement complexe de ce problème.

Malheureusement, ces dernières années, nous avons souvent assisté à une situation où les États s’impliquaient dans le conflit seulement après le déclenchement d’une phase chaude. C’est alors qu’on organise d’urgence des conférences, qu’on élabore des plans pour sauver la situation, aider les réfugiés et régler bien d’autres questions. On voudrait que les acteurs intéressés par le règlement de la situation sur la péninsule coréenne soient plus nombreux justement maintenant, que ceux qui peuvent d’une manière ou d’une autre contribuer à régler le problème prennent conscience de toute la folie de ce à quoi appelaient plusieurs fois les politiques qui prônent le scénario de force vis-à-vis de cette région.

C’est avec un immense regret que nous constatons l’inverse ces derniers temps. Plusieurs capitales menacent ouvertement d’utiliser la force, on entend des déclarations très dangereuses disant que certains pays sont prêts à un conflit armé. Nous déclarons résolument que toute tentative de régler par la force le problème de la péninsule coréenne entraînera une tragédie d’ampleur colossale, un très grand nombre de victimes parmi les populations de tous les belligérants, ainsi qu’une catastrophe humanitaire, économique et écologique.

Nous appelons tous les pays à la retenue, à entreprendre des efforts réels pour empêcher la dégradation de la situation jusqu’au point de non-retour. Nous travaillons de manière appropriée avec les pays membres des négociations à Six. En coopération avec nos partenaires chinois, nous insistons sur l’absence d’alternative au règlement pacifique de l’ensemble des problèmes de la péninsule coréenne. Nous appelons tous les membres responsables de la communauté internationale à soutenir les idées de la « feuille de route » sino-russe pour le règlement du problème coréen, dont les principales dispositions sont fixées dans la Déclaration conjointe des ministères des Affaires étrangères de la Russie et de la Chine du 4 juillet publiée sur le site officielle du Ministère russe des Affaires étrangères.

 

6 – Sur l’évolution de la situation en Syrie

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Nous constatons avec satisfaction les tendances positives dans l’évolution de la situation militaro-politique en Syrie, le renforcement du régime de cessez-le-feu et le début du fonctionnement des zones de désescalade: dans le sud-est du pays, dans la Ghouta orientale et au nord de la province de Homs. Au « format d’Astana » les experts planchent sur la mise en place d’une zone de désescalade à Idleb. Les démarches concrètes entreprises sur la base du Mémorandum du 4 mai et des accords conclus à Amman et au Caire, y compris le déploiement des unités de police militaire russe dans les zones convenues le long de la ligne de démarcation des belligérants dans les zones de désescalade, permettent de compter sur une amélioration significative de la situation humanitaire et une installation progressive de ponts de confiance dans la société syrienne. Cela offre une opportunité de concentrer bien plus d’efforts qu’avant sur la lutte contre les terroristes de Daech et de Nosra.

L’armée syrienne repousse Daech dans le désert syrien, dans la vallée de l’Euphrate et au sud-est de la Syrie. La commune de Sukhnah, qui a longtemps servi de bastion aux djihadistes, a été entièrement libérée des terroristes le 12 août. L’offensive avance également en direction de Deir ez-Zor, bloquée depuis 3 ans.

L’ennemi résiste, tente de se regrouper et se prépare à de nouveaux affrontements.

En ce sens, nous sommes particulièrement préoccupés par la situation à Idleb où les troupes de Nosra, profitant d’une trêve relative, ont réussi à accroître leur potentiel opérationnel et imposent leurs règles à d’autres groupes armés illégaux et à la population locale au sein de laquelle croît la protestation. Nosra a réussi à construire rapidement à Idleb 14 prisons, essentiellement dans les locaux des usines avicoles pillées, où ils enferment la population pour des « crimes » aussi graves que la parenté avec les militaires, les policiers ou avec les fonctionnaires gouvernementaux. On provoque des affrontements sanglants avec des groupes armés qui participent au « processus d’Astana ». Au final, Idleb a été submergée par une nouvelle vague de violence et d’anarchie criminelle. En témoigne la mort de sept activistes du bureau local de la Défense civile syrienne, organisation plus connue sous le nom de « Casques blancs », la semaine dernière suite à une attaque à Sarmin. Le Ministère russe des Affaires étrangères avait déjà donné une appréciation claire à l’activité des Casques blancs. Nous n’avons pas changé d’avis. Toutefois, nous ne pouvons pas rester indifférents au massacre de sang-froid de personnes désarmées.

Il faut mettre un terme à la situation que je viens d’évoquer. La Russie, avec d’autres garants du « processus d’Astana », poursuivra ses efforts pour que l’accord sur la mise en place à Idleb d’une zone de désescalade soit mis en pratique au plus vite et pour offrir aux habitants de cette province syrienne la possibilité de se débarrasser de l’impunité des terroristes et des éléments criminels.

 

7 – Sur l’évolution de la situation en Afghanistan

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Malheureusement, la situation relative à la sécurité en Afghanistan continue de se dégrader. Bien que, selon le Pentagone, l’armée de l’air américaine ait effectué plus de 1 600 frappes aériennes contre l’opposition armée au premier semestre, ses combattants continuent d’assiéger de nouvelles villes. En particulier, ces dernières semaines les extrémistes ont pris le contrôle des villes de Janikheil (province de Paktiyâ), de Taiwara (province de Ghor) et de Fâryâb (province de Ghormach). Le niveau d’activité terroriste reste élevé. Sur fond de détérioration de la situation militaire se renforcent les sentiments de protestation au sein de la société afghane.

Nous constatons des tentatives de déclencher dans ce pays un conflit interethnique. A cet égard, nous sommes très inquiets des communiqués sur le massacre de civils hazâra du village de Mirza Olang dans la province de Sar-é Pol. Selon les témoins, ce crime n’a pas été commis par les talibans locaux mais par des combattants étrangers qui avaient été projetés par des hélicoptères inconnus.

On continue de constater des vols d’hélicoptères non identifiés également sur le territoire contrôlé par les extrémistes dans d’autres provinces du nord de l’Afghanistan. Ainsi, il y a des preuves que le 8 août quatre hélicoptères ont décollé de la base aérienne du 209e corps de l’armée nationale afghane de Mazâr-e Charîf pour se rendre dans la région prise par des combattants dans la ville d’Aqcha de la province de Djôzdjân. Il est à noter que les témoins de ces vols ont commencé à disparaître du champ de vision des forces de l’ordre. On a l’impression que le commandement de l’Otan contrôlant le ciel afghan refuse obstinément de remarquer ces incidents.

Nous attirons l’attention de la Mission d’assistance des Nations unies en Afghanistan sur la nécessité d’une enquête minutieuse sur chacun de ces cas.

 

8 – Sur l’évolution de la situation au Kenya

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Les élections générales se sont déroulées au Kenya le 8 août, avec la participation de plus de 77% des électeurs. Le président sortant Uhuru Kenyatta a été réélu avec plus de 54% des suffrages.

Les observateurs internationaux, y compris les représentants de l’Union africaine, de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) en Afrique de l’Est, de la Communauté d’Afrique de l’Est, du Marché commun de l’Afrique orientale et australe, ont positivement évalué l’organisation des élections et ont constaté l’absence d’incidents et d’infractions graves.

La situation dans le pays après l’annonce des résultats reste calme dans l’ensemble.

Moscou est satisfait du déroulement réussi des élections au Kenya et confirme sa disposition au renforcement des relations traditionnelles d’amitié et de coopération diversifiée mutuellement bénéfique entre nos pays.

 

9 – Sur l’évolution de la situation politique au Venezuela

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Selon différentes sources, on assiste au Venezuela aux premiers signes de diminution de la confrontation entre l’opposition et les partisans du gouvernement. Les premiers travaux de l’Assemblée nationale constituante ont conduit à plusieurs décisions pratiques pour redresser la situation politique, notamment celle de préparer et d’organiser des élections régionales au mois d’octobre. Les partis de la coalition d’opposition ont déjà fait part de leur intention d’y participer. Selon les observateurs, il s’agit d’un pas vers le règlement des problèmes socioéconomiques et des différends accumulés dans la société vénézuélienne, dans le cadre d’un processus démocratique et conformément aux normes constitutionnelles.

Sur ce fond, nous sommes préoccupés par la position de certains dirigeants mondiaux qui ne remarquent pas les nouvelles réalités politiques en cours de formation au Venezuela. Les tentatives continues de déstabiliser la situation et de faire pression sur les autorités vénézuéliennes sont extrêmement destructrices car elles menacent l’équilibre fragile établi. Il devient de plus en plus évident que ces agissements n’ont pas pour objectif la paix et la prospérité dans ce pays, mais l’aspiration à réaliser ses propres idées politiques ambitieuses qui n’ont rien à voir avec la vie des habitants du Venezuela.

Nous jugeons inadmissible l’utilisation de sanctions économiques unilatérales illégales, dont les résultats affecteront avant tout les couches de population les plus vulnérables. Les menaces d’utiliser la force militaire étrangère pour « stopper la tragédie qui se déroule au Venezuela » (déclaration du Président américain Donald Trump du 11 août) sont encore plus inacceptables. Ces démarches vont à l’encontre des principes du droit international sur la non-ingérence dans les affaires intérieures d’États souverains et sur l’abandon de l’usage unilatéral de la force. Nous considérons ces déclarations comme une attaque non seulement contre Caracas, mais également contre la région dans l’ensemble. C’est pourquoi la plupart des pays latino-américains, y compris ceux qui adoptent une ligne anti-Chavez très ferme, ont fermement condamné ces intentions et se sont prononcés pour l’absence d’alternative au règlement pacifique de la crise vénézuélienne. En témoignent les déclarations publiques des représentants officiels, des chefs d’État ou des chefs de diplomatie de ces pays et les nombreux contacts des représentants et diplomates russes avec leurs homologues de cette région.

Nous sommes convaincus que les Vénézuéliens sont capables de régler eux-mêmes leurs problèmes avec le soutien créatif de la communauté internationale responsable, sans formules imposées de l’extérieur sous la forme d’ultimatums.

 

10 – Sur la situation autour du processus de paix du Haut Karabagh

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On nous a demandé de commenter la situation autour du processus de paix du Haut Karabagh.

La Russie a toujours soutenu les mesures visant à réduire la tension dans la zone du conflit du Haut Karabagh. Les coprésidents ont parlé de la nécessité de démarches concrètes en ce sens à plusieurs reprises, ce thème a été évoqué aux sommets de Vienne (mai 2016) et de Saint-Pétersbourg (juin 2016). Dans le même temps, la mise en œuvre des mesures proposées par les médiateurs dépend de la bonne volonté des belligérants. De notre côté, nous faisons tout pour stabiliser la situation et créer les conditions pour poursuivre les négociations visant à régler le conflit. C’est cette approche qui a prédominé pendant l’entretien entre les ministres des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie à Moscou en avril dernier.

Actuellement, les coprésidents travaillent à la préparation du prochain sommet sur le Haut Karabagh. A cet effet, ils ont organisé des pourparlers à Bruxelles avec les ministres des Affaires étrangères de l’Azerbaïdjan et de l’Arménie en juillet. Les consultations se poursuivront en marge de la prochaine session de l’Assemblée générale des Nations unies à New-York durant la seconde moitié de septembre. A leur issue une déclaration appropriée sera faite.

Je voudrais souligner une nouvelle fois ce dont nous parlons régulièrement à tous les niveaux: en Russie, on accorde une attention particulière au thème du Haut Karabagh, il fait partie de nos priorités en politique étrangère et figure dans le Concept de politique étrangère de la Fédération de Russie.

 

11 – Sur la situation épidémiologique en Turquie

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Compte tenu des cas de plus en plus fréquents de contamination des vacanciers par l’entérovirus Coxsackie dans les stations balnéaires du sud de la Turquie, les agences Rostourism et Rospotrednadzor ont mis en garde les citoyens russes contre la situation épidémiologique défavorable dans ce pays, et particulièrement à Serik, Kemer, Manavgat, Alanya, Antalya et Side.

Au 14 août, 14 cas d’infection avaient été constatés parmi les civils russes – exclusivement des enfants de moins de 10 ans. Une gastroentérite a été également diagnostiquée chez 361 touristes russes (dont 337 étaient des enfants de moins de 10 ans).

A l’heure actuelle, une évacuation d’urgence des citoyens russes ne se justifie pas.

L’Ambassade de Russie à Ankara est en contact permanent avec les autorités sanitaires turques afin d’obtenir des informations exhaustives sur l’évolution de la situation épidémiologique.

La Turquie se dit prête à recevoir des spécialistes russes pour évaluer la situation relative à la propagation du virus et le niveau de la menace à la santé des citoyens russes dans les stations balnéaires.

Je voudrais rappeler également que compte tenu de la situation, conformément à l’article 14 de la loi fédérale 132-FZ du 24 novembre 1996 sur les fondements de l’activité touristique en Fédération de Russie, un touriste a le droit d’exiger de changer (y compris la destination ou les délais du séjour) ou de rompre l’accord sur la réalisation du produit touristique en Turquie. Sachant que les frais encourus ne doivent pas être retenus par le prestataire.

Nous continuons de suivre attentivement l’évolution de la situation en Turquie. Je voudrais souligner une nouvelle fois que les établissements diplomatiques russes sur le territoire de ce pays sont en contact permanent non seulement avec les autorités turques, mais également avec les citoyens russes qui ont besoin d’aide. Les numéros des lignes vertes sont disponibles sur les sites officiels du Ministère russe des Affaires étrangères et de l’Ambassade de Russie en Turquie. Ils peuvent être activement utilisés en cas de besoin.

 

12 – Sur la situation concernant l’arrestation du citoyen russe Renat Bakiev en Turquie

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Après la parution de communiqués sur la prétendue arrestation d’un citoyen russe en Turquie, l’Ambassade de Russie à Ankara a immédiatement envoyé des requêtes aux autorités compétentes turques. Nous avons réussi à obtenir une notification officielle des autorités turques sur l’arrestation, le 29 juillet, du citoyen russe Renat Bakiev soupçonné de « complicité avec l’organisation terroriste Daech ». Sur décision du tribunal turc, il a été placé en garde à vue le 10 août et se trouve actuellement dans un établissement pénitentiaire.

L’Ambassade de Russie en Turquie suit attentivement le respect des droits procéduraux du citoyen russe Renat Bakiev, apporte un accompagnement consulaire à cette affaire et continuera d’accorder au détenu la contribution nécessaire.

Le Ministère russe des Affaires étrangères tient cette question sous contrôle.

 

13 – Sur les essais cliniques post- inscription du vaccin russe GamEvac-Combi contre le virus Ebola en République de Guinée

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Le 9 août ont commencé les essais cliniques post-inscription du vaccin russe contre le virus Ebola GamEvac-Combi en Guinée.

Vous le savez, l’épidémie d’Ebola en Afrique occidentale a touché essentiellement trois pays: la Guinée, le Sierra Leone et le Liberia. Selon l’OMS, Ebola a touché 28.600 personnes, dont plus de 11.300 en sont mortes.

Les chercheurs russes ont fait partie des premiers à répondre à l’appel du gouvernement guinéen pour aider à lutter contre l’épidémie d’Ebola. En réponse à la requête officielle du gouvernement guinéen d’aide russe dans la lutte contre Ebola, en août 2014 un avion spécial du Ministère russe des Situations d’Urgence a envoyé en Guinée un groupe de spécialistes et deux modules de laboratoire du complexe mobile des brigades antiépidémiques spécialisées.

La compagnie RousAl a pris en charge l’accueil et le déploiement de l’hôpital infectieux de campagne de 200 places offert par la Russie, a organisé et financé la formation de cadres médicaux militaires compétents pour son fonctionnement.

Le 14 janvier 2016 a été annoncée la mise au point du vaccin russe GamEvac-Cmbi, un vaccin vectoriel combiné contre la maladie à virus Ebola élaboré par les scientifiques du Centre fédéral de recherche en épidémiologie et en microbiologie Gamaleya.

Le 15 février 2016, le vaccin russe a été présenté à l’OMS à Genève. Il se distingue par la longue immunité qu’il donne à l’individu vacciné sans sérieux effets secondaires.

En juillet 2017, des équipements et des vaccins ont été livrés de Russie en Guinée. L’institut Gamaleya a préparé et envoyé plus de 1 000 doses de vaccins pour commencer la vaccination. Le travail préparatoire a été mené pour mobiliser des volontaires guinéens. A ces fins, le Ministre guinéen de la Santé a signé un décret sur la création du Comité national pour la vaccination regroupant des chercheurs et des spécialistes russes et guinéens chargés de l’organisation et du déroulement des recherches sur place avec la participation de volontaires.

La vaccination de 2 000 volontaires guinéens et les essais cliniques post- inscription du vaccin russe contre le virus Ebola GamEvac-Combi dureront en Guinée jusqu’à fin 2018.

Des informations plus détaillées à ce sujet seront publiées sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères.

 

14 – Sur les déclarations antirusses du Directeur de la CIA Mike Pompeo

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Nous ne pouvions pas passer à côté et ne pas commenter la déclaration du Directeur de la CIA Mike Pompeo prononcée le 24 juin dans une interview à NBC sur les prétendues «tentatives russes de saper la démocratie américaine depuis des années» et la soi-disant «ingérence» de notre pays dans les élections américaines. Manifestement, selon lui, cette ingérence dans les élections américaines a constitué l’apogée des longues années de tentatives russes de saper la démocratie américaine.

Nous savons que le thème de l’ingérence des Russes dans le processus électoral est devenu le sujet médiatique américain favori, une idée fixe. Les propagandistes antirusses se sont servis de ce thème. Il prend de plus en plus d’ampleur et il est évoqué dans les déclarations des représentants officiels qui tentent de nous accuser d’actions illégales sans avoir fourni la moindre preuve à ce jour. On voudrait rappeler quelques pages « marquantes » de leur histoire. Contrairement aux Américains, nous disposons de faits réels.

Il n’est un secret pour personne que, depuis le début des années 1990, les USA expriment leur intention de créer en Russie une « démocratie à la Jefferson ». Sauf que la tâche en elle-même est complètement contraire aux idées de Thomas Jefferson – l’un des pères fondateurs de la nation et de la démocratie américaine.

Nous savons tous qu’il appelait à respecter les formes de gouvernement choisies par d’autres peuples et déclarait que les USA n’imposeraient pas leur volonté où que ce soit. Il se trompait.

Thomas Jefferson qualifiait d’« hautaine, bestiale et indigne » l’idée de pouvoir dicter à un pays indépendant la forme de sa gouvernance. Apparemment, les idéologues de l’Amérique de notre époque connaissent très mal leur propre histoire et les fondements de leur État si la notion d‘ »exportation de la démocratie » et d’« intervention humanitaire » est devenue pour eux non seulement la méthode préférée de politique étrangère agressive, mais fait également partie intégrante du concept national.

Des dizaines de pays à travers le monde souffrent depuis des décennies de s’être vus imposés par les Américains des modèles de structure étatique pour tenter de niveler tous les pays selon le même modèle sans tenir compte de leurs particularités et spécificités. Cette politique, ces expériences, ne sont pas inoffensives. Rien que ces dernières années l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, l’Égypte, la Syrie et l’Ukraine ont été victimes de ce concept. Faut-il dire qu’Al-Qaïda dans toutes ses hypostases, Daech et d’autres groupes radicaux terroristes de tout courant religieux ont grandi précisément sur le terrain fertile créé par les Américains, voire sont les émanations directes de ces forces.

La première « zone grise » via laquelle les USA tentent d’influencer depuis des années les processus politiques dans le monde entier sont les injections financières généreuses sous formes de projets ou de bourses dans de nombreuses fondations et ONG. La Russie est pratiquement en tête de ces financements. Différentes organisations gouvernementales et non gouvernementales,

  • comme le Corps de la paix,
  • l’Agence américaine pour le développement international,
  • l’Institut national démocratique,
  • l’Institut républicain international
  • et bien d’autres structures similaires,

élargissent depuis des décennies leurs réseaux d’agents afin de pénétrer dans l’establishment politique et la communauté médiatique russe et influencer l’opinion publique. Selon certaines informations, rien que dans les années 1990 les USA ont dépensé à ces fins près de 5 milliards de dollars.  Il est très étrange qu’en tenant de telles propos M. Pompeo oublie que de nombreuses décisions supposant l’attribution de moyens financiers ont été signées par des fonctionnaires de sa propre agence.

Il est étrange que Washington oublie qu’à la veille des présidentielles en Russie en 1996, la Réserve fédérale américaine, sous le faux prétexte « d’éviter l’agitation autour de l’échange de billets de banque de 100 dollars » a introduit à l’ambassade américaine à Moscou 500 millions de dollars en liquide. Pendant quelques nuits, le personnel de la CIA de l’ambassade, sous la direction de Michael Sulick, dormait littéralement sur des sacs d’argent pour le protéger. Puis l’argent était envoyé depuis la mission diplomatique à bord de voitures par parties à des particuliers. Qui était financé à l’époque avec cet argent? Je pense qu’un jour, nous le saurons aussi.

Ce ne sont que quelques exemples de l’activité diversifiée des USA visant à saper la stabilité dans différentes régions du monde et là où l’on n’est pas disposé à suivre les instructions américaines. Nous n’osons pas espérer que M. Pompeo s’arrête dans sa rhétorique – cela relève du domaine fantastique. Il faut simplement savoir que chaque « salut » trouvera une « réponse ». Nous sommes prêts.

 

15 – Sur la fermeture du domaine d’un site néonazi sur le territoire de la Fédération de Russie

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Nous avons noté que les médias avaient relayé le 16 août l’information selon laquelle le site néonazi américain The Daily Stormer avait pris un nom de domaine russe. L’Ambassade de Russie à Washington a reçu de nombreuses requêtes. Tout à coup, les journaux ont tous appris qu’il existait un tel nom de domaine. A cet égard, je voudrais attirer votre attention sur la décision de Roskomnadzor de faire clôturer le site sur le territoire de la Fédération de Russie. Nous soutenons entièrement la déclaration de cette organisation.

Nous voudrions souligner une nouvelle fois que l’idéologie extrémiste et la propagande de ces idées n’ont pas leur place dans notre pays. Dans ce domaine, nous mènerons une politique responsable, nous lutterons contre les manifestations de haine et de suprématie raciale, quelles qu’en soient les origines. Nous appelons les autorités d’autres pays à agir aussi rapidement et fermement envers les sites de ce genre qui diffusent, avec la complaisance des organismes étrangers compétents, un contenu reconnu comme extrémiste par les tribunaux russes.

C’est intéressant! Chaque fois que la Fédération de Russie fait des déclarations officielles sur son territoire, sur les plateformes d’organisations internationales, organise des présentations dans les pays où s’ouvrent des sites extrémistes qui œuvrent en Russie pour appeler à l’extrémisme sur son territoire, personne ne souhaite couvrir ces questions. Personne ne le remarque même. Il y a encore 5-10 ans, pratiquement tous les jours apparaissaient des sites, y compris dans les pays scandinaves, qui appelaient, et certains existent encore, à l’activité extrémiste, notamment sur le territoire du Caucase du Nord russe. Il était impossible de se faire entendre par les médias. Ce sujet n’existait pas dans l’espace médiatique occidental. Quand la Russie essayait d’expliquer sa position, on nous disait qu’on portait atteinte à la liberté d’expression. Nous ne portons aucune atteinte. La liberté d’expression est sacrée pour nous. Mais nous combattrons l’extrémisme.

 

16 – Sur le projet international de rénovation du musée du mémorial de Sobibor (Pologne)

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Le Comité international de gestion, responsable des travaux de rénovation du musée du camp de la mort nazi de Sobibor, a interdit à la Russie de participer à ce projet: c’est une manifestation scandaleuse d’« amnésie politique ».

Il est tout à fait évident que la représentation lors de cérémonies solennelles ne peut pas se substituer à une participation à part entière aux travaux du comité, destinés à déterminer la conception du futur mémorial, à organiser les travaux sur les lieux et à en contrôler le financement. On a privé la Russie d’accès à ces consultations en annulant de manière gênée l’invitation envoyée plus tôt, alors même que nous avions plus d’une fois souligné notre volonté d’apporter une contribution considérable, y compris financière, à la construction du mémorial afin d’immortaliser la mémoire des détenus de cette « fabrique de la mort » hitlérienne, éliminée notamment grâce à l’exploit d’un soldat de l’Armée rouge.

La position officielle de Varsovie ne nous a pas surpris – nous y sommes habitués depuis longtemps. Tout le monde est au courant de la politique russophobe des autorités polonaises et de leur attachement au révisionnisme historique antirusse. Nous allons en parler dans le détail un peu plus tard.

Quoi qu’il en soit, nous sommes perplexes, incrédules et étonnés face à la facilité avec laquelle ceux qui étaient censés être nos partenaires dans le cadre du projet – les Pays Bas, la Slovaquie et Israël – ont changé de position concernant la participation russe. Nous avons entendu depuis des années et à tous les niveaux – y compris publiquement – des discours soulignant l’impossibilité de nier la contribution de l’Armée rouge à la victoire sur le fascisme. On nous assurait que notre participation au projet de rénovation du musée bénéficierait d’un soutien infaillible. Et quel est le résultat?

Nous avons donc été obligés d’inviter les chefs des missions diplomatiques des pays mentionnés à Moscou pour des explications et un entretien sérieux.

Dans tous les cas, il faut faire preuve de conscience. Je voudrais souligner qu’Israël fait lui-aussi partie du groupe des pays qui ont eu une conduite honteuse dans ces circonstances. Il ne faut pas altérer, en faveur de la conjoncture politique, ce qui doit rester pour toujours dans l’histoire – car notre mémoire collective des victimes et des héros de la Seconde Guerre mondiale doit rester éternelle. Qui plus est, nous appelons les organisations juives et internationales à partager publiquement leur vision de la situation. Car nous n’avons rien entendu de tel. Ceux qui examinent habituellement à la loupe des événements n’ayant aucun lien avec le nationalisme ou l’extrémisme restent silencieux au moment où leur voix devrait être entendue de manière prioritaire.

Nous sommes toujours ouverts à une coopération honnête avec nos partenaires étrangers sur les questions relatives au mémorial. Néanmoins, il est, selon nous, absolument inacceptable de transformer la mémoire sacrée de gens qui ont combattu le fascisme en arène de règlement de comptes politiques.

 

17 – Sur les propos du Ministre polonais des Affaires étrangères Witold Waszczykowski sur la Seconde Guerre mondiale

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Witold Waszczykowski, Ministre polonais des Affaires étrangères, a déclaré que l’Union soviétique avait «considérablement favorisé» le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Ce n’est pas la première fois que nous entendons, de la part des politiciens polonais, cette thèse d’une prétendue responsabilité égale » de l’URSS et de l’Allemagne nazie dans le déclenchement du premier conflit mondial. Nous nous sommes toujours exprimés de manière claire, ferme, mais délicate, nous avons corrigé nos collègues polonais, leur avons expliqué nos préoccupations, nos opinions et nos positions sur cette question. D’après nous, il leur serait utile de se rafraîchir la mémoire sur certains faits bien connus – quand ils ne sont pas occupés à proférer des accusations antirusses.

Durant les années 1930, l’URSS se présentait comme un opposant ferme au fascisme. Cela a été démontré par de nombreuses déclarations des dirigeants soviétiques, des mesures pratiques visant à combattre les nazis allemands et leurs complices en Espagne et à Khalkin Gol, le soutien soviétique au combat antifasciste du mouvement communiste international. Qui plus est, c’était la Pologne qui présentait l’Allemagne au sein de la Société des nations et qui, à deux reprises – en 1934 et en 1936 -, a rejeté la proposition française de Pacte oriental de non-agression. Cette logique a mené au rapprochement germano-soviétique de Munich en septembre 1938, permettant à la Pologne de s’approprier d’une partie de la Tchécoslovaquie démembrée.        

Fidèle à ses engagements envers la Tchécoslovaquie, l’Union soviétique a mobilisé des dizaines de divisions, pendant que certains groupes opérationnels recevaient l’ordre de se diriger vers la frontière nationale. Pourtant, en 1938 et en 1939, Varsovie a refusé net de laisser passer les troupes soviétiques via son territoire, aggravant ainsi la situation avec les répercussions graves que l’on sait pour le destin de l’Europe.

Dans ce contexte international inédit, l’Union soviétique faisait face à la perspective d’une guerre sur deux fronts, ce qui l’a forcée à accepter la proposition de Berlin d’un pacte de non-agression. Aujourd’hui, on tente cependant de présenter les tentatives de Moscou d’éviter le conflit ou au moins de reporter son déclenchement comme une preuve d’une certaine «complicité» avec les plans de conquête de l’Allemagne hitlérienne.

Il est profondément regrettable que les tentatives de justifier leur révisionnisme historique en niant l’exploit de l’Armée rouge et sa mission libératrice en Europe poussent les hauts responsables polonais à proférer des mensonges directs et à tenir des propos offensifs. Il est certainement plus facile dans ce contexte de persuader ses citoyens de la nécessité de détruire les monuments soviétiques en tant qu’«héritage de l’occupation» de la Pologne. Quoi qu’il en soit, toute manipulation de l’histoire a un effet boomerang et frappe, tôt au tard, ses auteurs.     

 

 

à suivre…


source/ http://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/2838153

 

Une réflexion au sujet de « 2100 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 17 août 2017 »

  1. On nous remet sans cesse l’histoire du pacte Ribentrop en le déformant, en oubliant le rôle de la Pologne, qui a pactisé avec Adolf puis lui a fait face quand son ex-gentil voisin a voulu Dantzig, elle s’est crûe très forte avec les pactes Franco/Anglais censés la protéger etc etc.
    On ne dit jamais que tous les pays Européens avaient pactisé avec Adolf, absolument tous

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