2072 – Natacha Polony – «Airbnb et les quarante voleurs»

LA CHRONIQUE DE NATACHA POLONY – Le capitalisme californien, mariage de la dérégulation financière et du numérique, n’a rien de la gentille utopie collaborative qui s’appuie sur le partage pour créer une nouvelle forme d’économie.

En France, huit professeurs agrégés en fin de carrière contribuent autant, par leurs impôts, aux hôpitaux, aux routes et aux écoles, qu’une multinationale américaine qui ruine un pan entier de notre économie.

Airbnb a payé, en 2016, 92.000 euros d’impôts.

  • Pourtant, la France est son deuxième marché, après les États-Unis. Un pays qui accueille 80 millions de touristes par an, quelle manne potentielle!
  • D’ailleurs, est-ce un hasard: si les touristes sont revenus en France, après le désastre de deux années marquées par les attentats, ils dépensent moins chez nous qu’ailleurs.
  • Et le sentiment d’insécurité qu’ils éprouvent du fait des pickpockets et des pilleurs divers et variés ne suffit pas à expliquer les économies qu’ils font.
  • Mais un appartement loué sur une plateforme numérique revient tellement moins cher que quelques nuitées dans un hôtel écrasé par les charges et les contraintes et qui doit répercuter le coût de l’Urssaf et des taxes sur la note du client.

Chez Airbnb, en revanche, on ne paie pas de charges. Et très peu d’impôts. Par un système de facturation depuis la filiale irlandaise, la commission de 12 % perçue sur la location ne passe jamais par la France.

L’entreprise ne crée aucun emploi, ni aucune richesse en France. Elle en détruit. Et les particuliers qui arrondissent leurs fins de mois en louant leur appartement n’ont pas conscience qu’ils créent un chômage dont les conséquences se verront sur leur propre fiche de paie, à travers les prélèvements, et sur leur feuille d’impôt, puisqu’il leur appartiendra de financer les infrastructures avec lesquelles Airbnb gagne des millions sans jamais en reverser aucun à la collectivité.

«Ce qu’on nous vante comme une libération des énergies n’est que le contournement de toutes les régulations mises en place par les États pour protéger les consommateurs»

Certains s’imaginent encore que ce système économique a quoi que ce soit à voir avec le libéralisme.

  • Une concurrence parfaitement déloyale,
  • la déstabilisation de secteurs économiques qui contribuent à la richesse nationale par des emplois, des savoir-faire et le paiement de leurs impôts,
  • l’instrumentalisation du droit,
  • l’absence de toute décence et la prédation érigée au rang d’art de vivre,

voilà qui aurait scandalisé les penseurs du libéralisme classique, mais qui semble tout à fait acceptable aux zélateurs actuels de l’économie dérégulée.

Ceux-là tentent de nous faire croire que refuser ce système à la fois injuste et destructeur reviendrait à prôner la collectivisation soviétique des moyens de production.

C’est confondre la liberté d’entreprendre avec le droit de piller. C’est oublier, surtout, que ce modèle ne relève d’aucune nécessité, mais bien de choix politiques.

Le capitalisme californien, mariage de la dérégulation financière et du numérique, n’a rien de la gentille utopie collaborative qui s’appuie sur le partage pour créer une nouvelle forme d’économie.

Ce qui nous est présenté comme une meilleure utilisation du capital existant – en l’occurrence un appartement que nous n’occupons pas forcément tous les jours de l’année – repose sur la transformation de toute activité humaine et de toute propriété en une occasion de profit. Ce qu’on nous vante comme une libération des énergies n’est que le contournement de toutes les régulations mises en place par les États pour protéger les consommateurs.

«La France y perd 60 à 80 milliards de recettes fiscales par an»

Mais n’oublions pas un acteur essentiel de ce jeu de dupes. Face au scandale provoqué par la révélation du montant dérisoire de l’impôt acquitté par Airbnb, Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques, a appelé les pays membres de l’Union à mettre en place une «assiette commune» de l’impôt sur les sociétés, qui permettrait de se mettre d’accord sur les données fiscales, et donc sur le montant d’impôt que doit payer chaque entreprise dans le pays où il exerce son activité.

Mais hors de question d’harmoniser les taux d’impôt sur les sociétés.

Mieux, ladite assiette commune risque fort de préserver les exemptions dont bénéficient les multinationales et qui leur permettent de payer nettement moins d’impôts que n’importe quelle PME.

La Commission européenne se réveille après des années d’optimisation fiscale forcenée par les géants du numérique américains, mais ne voudrait tout de même pas les fâcher trop[1].

La destruction des économies européennes va pouvoir se poursuivre encore longtemps.

La France y perd 60 à 80 milliards de recettes fiscales par an. Sans compter la fermeture d’hôtels, les emplois détruits, l’argent dépensé par les touristes, non pas en nuitées et petits déjeuners vendus par des artisans, mais en produits bas de gamme achetés en supermarché.

Quelques propriétaires d’appartements, bien sûr, se seront enrichis. Ce système aura même encouragé la spéculation immobilière en permettant à certains de se lancer dans l’investissement locatif. Certains quartiers de Paris se sont déjà vidés, et les colocataires subissent les nuisances d’inconnus peu enclins à préserver les parties communes. Ceux qui voulaient croire que la mort de notre industrie serait compensée par le triomphe des services devront sortir de leurs doux rêves.

Il n’est d’autre solution que de reconstruire, face à cette économie de la prédation, une économie réelle, reposant sur des circuits courts et récompensant la création de valeur. Une économie qui protège de la concurrence déloyale en compensant ces distorsions par un soutien actif. Une économie au service d’un modèle de société pour que la société ne soit pas soumise à une économie régie par les prédateurs.

lien[]

  1. http://premium.lefigaro.fr/societes/2017/05/24/20005-20170524ARTFIG00013-harmonisation-fiscale-l-europe-pietine.php

Cet article est publié dans l’édition du Figaro du 12/08/2017.

source/http://premium.lefigaro.fr/vox/economie/2017/08/11/31007-20170811ARTFIG00182-natacha-polony-airbnb-et-les-quarante-voleurs.php

20 réflexions au sujet de « 2072 – Natacha Polony – «Airbnb et les quarante voleurs» »

  1. Pourquoi tant de commentaires sur des détails, chacun cherche à tirer parti de ce qu’il possède, et là c’est un appartement… Le problème des hôteliers est plutôt dans le fait qu’ils n’ont pas su s’adapter aux attentes et usages et… qu’ils payent eux les impôts citoyens! Le vrai problème contre lequel l’Etat ne fait rien (qu’importe ce que fait l’Europe) c’est de calculer le revenu estimé de l’activité française de ces pilleurs du web et de leur faire payer leur impôts en France sur cette base en échange du droit d’être sur le web diffusé en France (pour rappel on peut contrôler ce qui est diffusé en France, un peu comme pour l’enregistrement des sociétés en fait….)

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    1. Tout à fait d’accord avec vous, à ceci près que les gens honnêtes payent eux aussi les impôts citoyens lorsqu’ils louent leur appartement par Airbnb etc.
      Il est ahurissant qu’on ait mis à la présidence de la Commission Européenne un homme qui a été Premier Ministre d’un pays impliqué dans un scandale financier concernant des centaines d’accords fiscaux très avantageux conclus par des multinationales avec le fisc luxembourgeois afin d’échapper aux impôts des autres pays européens.
      Tant que ces arrangements seront possibles, les multinationales WEB et autres continueront comme avant d’optimiser leurs comptes pour éviter le maximum d’impôts là où ils font le plus de chiffre d’affaire.
      Le peu d’empressement de ces petits messieurs à mettre de l’ordre dans toutes ces règlementations européennes est étonnant, alors que les nouvelles technologies rendent ceci de plus en plus facile.

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  2. Que d’inepties et d’absurdités, Mme Polony vous tombez bien bas !
    Le seul à blâmer dans cette histoire étant l’état incapable d’aider les acteurs traditionnels à se moderniser (si tant est que ce soit son rôle…) car incapable lui-même de moderniser son impôt pour « décharger » les acteurs nationaux et charger les internationaux.

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  3. 60 à 80 Mrds de recettes fiscales perdues ? D’où vient ce chiffre ? Alors que le CA global des appts loués via Airbnb en France ne dépasse pas 2 Mrds d’Euros !!!
    De telles exagérations dans les chiffres nuisent à la crédibilité du raisonnement qui les accompagne !!!

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    1. Ce chiffre vient Syndicat des Finances Publique Solidaire. Ce n’est pas le manque à gagner dû à Airbnb, mais à l’ensemble des sociétés qui pratiquent l’optimisation fiscale. Comme il est basé sur une projection à partir des statistiques de redressement fiscaux, il est par définition sous-estimé (les gens qui ne se sont pas encore fait prendre ne se faisant pas connaître 🙂

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  4. En lisant de plus près cet article, on peut se poser des questions sur l’honnêteté intellectuelle de son auteur et de son indépendance vis à vis des hôteliers !

    Oui, l’optimisation fiscale dont sont capables les grand groupes et sociétés Internet étrangères crée une importante distortion de concurrence avec les PME locales qui en sont incapables.

    Mais non, Airbnb n’est pas responsable de la baisse de fréquentation des hôtels. En 2017 au niveau national l’hôtellerie enregistre une hausse à deux chiffres du revenu par chambre disponible alors même que Airbnb explose. D’après les hôteliers eux-mêmes cette hausse compense même la baisse enregistrée en 2016 !

    Mais non, Airbnb ne détruit pas d’emplois et bien au contraire en préserve beaucoup là où les habitants font de moins en moins leurs courses dans les commerces locaux, etc.

    A ce train là, il faudrait interdire la photographie numérique qui a détruit tous les emplois de ceux qui développaient et tiraient les photos. Vous vous rendez compte !? vous pouvez maintenant prendre gratuitement autant de photos que vous voulez sans acheter de pellicules et de tirage, sans payer de TVA ni de taxes sur chacune !

    Et personnellement, après plusieurs expériences récentes dans des hotels français aux chambres à 120€+, exigües avec fenêtre sur mur aveugle, avec des salles de bains entartrées entachées de moisissures endémiques (photos sur demande), dans l’un desquels j’ai même eu le plaisir d’être mordu par des puces de lit (l’hôtelier au courant a sans discuter proposé de rembourser le séjour), … je comprend qu’on préfère – même plus cher, le charme d’un Airbnb chez des gens qui n’acceptent pas de vivre dans de pareilles conditions.
    L’hôtellerie ferait bien de faire le ménage chez elle aussi !

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  5. Ouaip… c’est la même chose avec plein d’autres sociétés du WEB pour des montants autrement plus importants. Et là personne de moufte ! Tout le monde achète son smartphone préféré à vil prix, commande ses articles en ligne, passe ses pub ciblées sur les moteurs de recherche, etc. et ces sociétés qui font un chiffre d’affaire faramineux ne paient presque rien à la France.

    La faute à qui? Le législateur laisse faire depuis 10 ans au moins et la justice donne raison aux évadés fiscaux !

    Cela dit, Airbnb a au moins l’avantage de procurer un revenu local à l’Etat (impôt sur le revenu), aux villes (7.3 M€ en taxes de séjour en 2016) , aux propriétaires (revenus) et aux commerçants locaux (dépenses des voyageurs pendant leur séjour). Beaucoup de propriétaires ont profité de ces revenus pour faire des travaux de rénovation, qui ont aussi fait travailler les artisans locaux et magasins de bricolage.

    Il est d’ailleurs cocasse de constater que les voyageurs dépensent principalement dans les commerces locaux là ou les habitants eux-mêmes dépensent de plus en plus auprès de ces sociétés qui ne payent pas d’impôts !

    Alors au lieu de taper bêtement sur ce qui marche et produit de la richesse locale, vous feriez mieux de demander aux politiques de mettre un terme à cette évasion fiscale des sociétés tout simplement.

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    1. Je vous site:
      « Cela dit, Airbnb a au moins l’avantage de procurer un revenu local à l’Etat (impôt sur le revenu) » : FAUT , les propriétaires AirBnB ne déclarent pas les revenues dégagés par ce business
      « aux villes (7.3 M€ en taxes de séjour en 2016) » : SEULEMENT 16 communes récoltent une taxe de séjour sur AirBnB, une goutte d’eau.
      « aux propriétaires (revenus) » : C’est une revenue facile, non déclarer et qui créer un écart important avec ceux qui ne peuvent pas profiter du business AirBnB, une nouvelle classe sociale se créer sur une base de hors la loi.
      « aux commerçants locaux (dépenses des voyageurs pendant leur séjour) » : Ah par ce que les habitants ne dépensent pas eux ! Beaucoup de commerces ne profitent en rien des touristes et finissent par fermer boutiques.
      « Beaucoup de propriétaires ont profité de ces revenus pour faire des travaux de rénovation, qui ont aussi fait travailler les artisans locaux et magasins de bricolage » : C’est tout aussi vrai pour un propriétaire qui achète un logement comme résidence principal ou pour un investissement locatif classique.

      Ce que vous ne voulez pas comprendre comme beaucoup de pro-AirBnB (sans doute pour défendre votre beurre), c’est que la pratique massive de AirBnB détruit le parc de logement, même les centres villes sans aucun attrait touristiques sont pris d’assaut par des investisseurs qui par ce type de business, retirent des logements traditionnellement pour les transformer en local commercial de plus non déclaré.

      Une logement AirBnB égal un logement en moins pour loger un ménage. Pour preuve, Paris perd des habitant chaque année alors que AirBnB grossit.

      Paris est envahi, mais aussi sa banlieue, comment expliquez-vous qu’en un ans par exemple dans la ville de Aulnay-sou-bois, 100 appartements sont passés en AirBnB alors que cette ville ne vit pas du tourisme ( réponse : par ce qu’elle est à seulement 20 min de Paris et que les logements sont 4 fois moins cher).

      Cela n’est pas admissible en zone tendu comme l’ile de France. Si on continue comme ça, il va falloir se loger au fin fond du 77.

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      1. Je vous cite sur ce site : ce n’est ni faut ni faux.

        Il y a peut-être des gens indélicats qui ne déclarent pas leurs revenus AirBnB et ce n’est pas pour autant qu’AirBnB est condamnable ! AirBnB fournit les éléments détaillés à chaque propriétaire pour l’aider à faire leur déclaration et il me semble que ces informations seront bientôt automatiquement transmises à l’administration.

        Les communes qui ne « récoltent » pas la taxe de séjour auprès d’AirBnB n’ont qu’à le faire, ce n’est pas compliqué et ça ne coûte aucun fonctionnaire supplémentaire … AirBnB se charge de la collecter et de la reverser.

        Là vous révélez votre véritable état d’esprit : vous êtes simplement jaloux de ceux qui ont réussi à être propriétaire de leur logement et peuvent le louer en leur absence. Les revenus complémentaires ainsi créés sont normalement déclarés et ce n’est pas parce que vous êtes jaloux que ce serait hors la loi !

        Les habitants dépensent beaucoup dans les hyper-marchés et de plus en plus en ligne, là où les touristes ne dépensent que dans les commerces locaux, qu’ils logent à l’hôtel ou chez l’habitant. L’avantage d’AirBnB est d’apporter cette clientèle aussi dans des quartiers où il n’existe pas d’hôtel.

        Quand on voit l’état dans lequel sont beaucoup de logements et leurs parties communes, je doute que bien des propriétaires aient vraiment les moyens ou la volonté d’entretenir leur patrimoine. Même chose pour pas mal d’hôtels en dehors des grandes chaines et palaces. Personnellement, j’ai pu constater que tous les logements dans lesquels j’ai séjourné par Airbnb étaient impeccables et je ne pourrais pas en dire autant de certains hôtels.

        Maintenant vous mélangez les gens honnêtes qui louent leur résidence en leur absence et les « investisseurs ». Vous détruisez votre propos en affirmant des sottises : croyez-vous vraiment qu’un local résidentiel puisse être transformé en local commercial sans autorisation de la ville et être exploité sans déclaration ?! Soyons sérieux !

        Je suis complètement d’accord qu’il est anormal qu’un investisseur exploite plusieurs appartements qui ne sont donc pas sa résidence et ne supporte pas les mêmes contraintes que les hôteliers par exemple. Mais cela est une situation très facile à détecter par les services de la ville.

        Non, un logement Airbnb n’est pas un logement en moins lorsqu’il s’agit de la résidence principale (ou secondaire d’ailleurs) de quelqu’un. Étant son occupant, ce logement n’est de toute façon pas disponible.

        Paris se vide pour beaucoup de raisons. Il me semble que la principale raison tient au fait qu’il y a de moins en moins d’emplois intra-muros car les sociétés sont de plus en plus en dehors de paris et les transports saturés. Aussi parce que le stationnement résidentiel y est très difficile, voire impossible.

        Qu’il y ait des logements disponibles sur Airbnb à Aulnay-sous-bois n’a rien d’étonnant vu la proximité avec le Parc des Expositions et l’offre hôtelière toujours insuffisante pendant les salons. Essayez de trouver une chambre à proximité pendant un salon… Maintenant si vous pensez qu’une famille va venir loger à Aulnay-sous-bois pour passer des vacances à Paris, vous devez aussi croire au père noël !

        En 2016 l’INSEE recensait 100.000 logements vides dans Paris…

        Pour quelles raisons ces propriétaires préfèrent laisser leur appartements vides plutôt que les louer ? C’est une vraie question et un autre vaste débat. Et ce n’est certainement pas en augmentant outrancièrement la THLV, comme le suggèrent les communistes jaloux, que ça résoudra le problème.

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  6. Baisser les taxes absurdes et dénuées de sens qui pourrissent l’activité du pays depuis des années dans le seul but de faire enrichir toujours et encore les mêmes personnes serai aussi une bonne solution en plus de taxer correctement la société airbnb, sans oublier les mac do et autres sociétés profitant du système instauré par nos « biens pensantes » têtes au gouvernement…

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  7. Je côtoie régulièrement des gens qui bossent sur le sol français, au chômage et qui perçoivent un revenu non déclaré via l’Irlande. Alors si une multinationale arrive à le faire, pourquoi pas d’autres !!…

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  8. Incitation à une activité marginale pour en faire une source massive de prélèvements sans le moindre investissement en infrastructure et avec « optimisation fiscale » sous bienveillance européenne. Economie de l’arnaque à grande échelle avec complicité institutionnelle et propagande moralisatrice.

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  9. Bonjour,
    Je suis entièrement d’accord avec l’analyse de Mme Natacha POLONY mais alors que faire ? Si ces prédateurs font venir des touristes en FRANCE, ils contribuent quand même à l’apport de devises en FRANCE, même si ils ne payent pas assez d’impôts en France, ils en payent quand même !!!
    Doit on leurs interdire de travailler chez nous ? Si on le fait quelles seront les résultats ?

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    1. Les touristiques qui viennent profiter du AirBnB sont des touristes lowcost, c’est à dire qu’ils vont très peut dépenser, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle ils choisissent le AirBnB pour le logement.
      On n’y gagne pas grand choses et je pense même que l’on y perd au final.
      La France ne vit pas que du tourisme, on ne doit pas sacrifier les logements parisiens pour ce seul secteur d’activité. Si vous allez sur le site observatoire-airbnb.fr, vous y trouverez des cartes de l’état des villes françaises en AirBnB, tout autour de Paris, les villes sont envahis par ce phénomène… On manque de logement… Que faire??
      Ma proposition, faire respecter les règles!! (sa peut ressembler à une dictature, mais non, c’est de la démocratie car la dictature vient de AirBnB)
      Quand vous louer un meublé touristique, il y a plusieurs déclaration à faire, même aucune n’est respectés actuellement par les loueurs.
      1- il faut se déclarer en mairie avec le doc CERFA 14004*02
      2- obtenir une autorisation au près de la maires pour changement d’usage du logement en local commercial (bien oui, le logement est devenu un hôtel)
      3- effectuer la transformation en local commercial si logement situé en copropriété (payant et cher)
      4- Décret n° 2017-678 du 28 avril 2017 : les mairies en zone tendu peuvent interdire.

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      1. Je ne crois pas du tout que les touristes Airbnb soient majoritairement low-cost, bien au contraire. Les résidences principales d’un certain niveau louées en l’absence de leurs habitants ne le seraient de toute façon pas autrement et les dépenses de ces voyageurs dans les commerces et restaurants alentour inexistantes. Et ce n’est pas la faible capacité d’hotels de charme disponible qui prendrait le relai.

        C’est vrai qu’il y a des abus, mais ce ne serait pas compliqué de s’assurer qu’il s’agit bien d’une résidence principale et pas d’un loueur de plusieurs appartements dans lesquels il n’habite pas. Dès lors aucun besoin de transformer en local commercial et autres fadaises.

        Personnellement, lorsque je voyage, je préfère grandement passer mes vacances dans un appartement chez un habitant local que dans une chambre d’hotel.

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    1. Oui et tant qu’on y est il faut interdire la photo numérique qui non seulement a détruit tous les emplois de développement et tirage des photos, mais en plus permet de prendre autant de photos qu’on veut sans payer de TVA sur chacune comme lorsqu’on achetait des pellicules et des tirages !

      Et puis il faut aussi interdire les courriels et SMS, vous vous rendez compte, plus de timbre sur chacune, plus de papier et d’enveloppes avec les taxes qui allaient avec !!

      Je crois plutôt qu’il faudrait interdire une certaine catégorie de gens…mais en 1944 déjà de Gaulle avait qualifié ça de « vaste programme » !

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