2047 – Venezuela en crise … 10 articles récents pour faire sa propre opinion ! …

1- Les sept protagonistes-clé de la crise au Venezuela

Le figaro.fr et AFP agence Mis à jour le 01/08/2017 à 06h39 | Publié le 30/07/2017 à 16h07

2- Venezuela : trois points qui font débat après l’élection de l’Assemblée constituante

franceinfoSandrine Etoa-AndegueRadio France – Mis à jour le 01/08/2017 | 11:14

3- Crise au Venezuela : Maduro se dit « fier » des sanctions de l' »Empereur Donald Trump »

AFP Publié le lundi 31 juillet 2017 à 23h09 – Mis à jour le mardi 01 août 2017 à 06h54

4- Comment le Venezuela a basculé dans le chaos

Roland Gauron – Mis à jour le 31/07/2017 à 17h31

5- On saura que le Venezuela est devenu une dictature le jour où les médias arrêteront d’en parler.

Viktor DEDAJ

6- Dix clefs pour comprendre et analyser la victoire du chavisme à la Constituante

Publié par dans transformation de l´État 31/07/2017 Traduction : Thierry Deronne

7- Election de l’Assemblée constituante au Venezuela : plus de 40% de participation, le résultat d’un « chantage au vote »

François-Xavier Ferland – à franceinfo Mis à jour le 31/07/2017 | 10:48

8- Venezuela : quatre questions sur l’élection de l’Assemblée constituante, qui a plongé le pays dans le chaos

franceinfoFrance Télévisions – Mis à jour le 01/08/2017 | 08:18

9- Le Venezuela sombre dans le chaos, 10 personnes tuées lors de l’élection de l’Assemblée constituante

franceinfo avec AFPFrance Télévisions – Mis à jour le 31/07/2017 | 08:41

10- Depuis Caracas: L’exemple du Venezuela pour le monde

26 Jul 2017 Mario Sanoja / Iraida Vargas

2017.08.01 venez_petite

1- Les sept protagonistes-clé de la crise au Venezuela

2017.08.01 article 1

Par Le figaro.fr et AFP agence Mis à jour le 01/08/2017 à 06h39 | Publié le 30/07/2017 à 16h07

Le pays est secoué depuis avril par une vague de manifestations hostiles au président chaviste, Nicolas Maduro. Présentation des personnalités tenant un rôle majeur dans cette crise politique et économique.

La grave crise politique qui frappe le Venezuela depuis des mois atteint un pic ce dimanche. Le pays élit les membres d’une Assemblée avec pour mission de réécrire la Constitution. L’opposition antichaviste dénonce un moyen pour le président Nicolas Maduro de se cramponner au pouvoir.

Le gouvernement, lui, assure que cette future Assemblée apportera la paix et permettra au pays de se redresser économiquement. Le scrutin se déroulera dans un climat de tension extrême. Depuis début avril, on dénombre officiellement plus d’une centaine de morts.

Retour sur les sept personnages-clés de cette crise.


– Crédits photo : PRESIDENCIA/AFP

NICOLAS MADURO, L’HÉRITIER. – Le président Nicolas Maduro, 54 ans, qui a convoqué le scrutin de dimanche pour désigner les 545 membres de la Constituante, affronte depuis plus de quatre mois des protestations quasi quotidiennes, souvent émaillées de violences, pour réclamer son départ. Le jeu est bloqué et je vais jouer ma plus grosse carte», s’est justifié le dirigeant socialiste, désigné par Hugo Chavez comme son héritier avant sa mort en 2013. Cet ancien chauffeur de bus espère continuer à conduire le pays, en dépit de la pression croissante, intérieure et extérieure, promettant que l’Assemblée constituante apportera «paix» et prospérité.


VLADIMIR PADRINO LOPEZ, LE MAÎTRE DU JEU. – Le général Vladimir Padrino Lopez, 54 ans, est le ministre de la Défense, acteur central du jeu politique au Venezuela. Il a exprimé à plusieurs reprises sa «loyauté inconditionnelle» au président Maduro et assuré que les militaires allaient garantir l’élection de l’Assemblée constituante.


– Crédits photo : Marco Bello/REUTERS

MAIKEL MORENO, LE DÉTONATEUR. – La vague de manifestations depuis le 1er avril a débuté après la décision polémique de la Cour suprême (TSJ), présidé par Maikel Moreno, d’assumer temporairement les fonctions du Parlement. Ex-agent des renseignements de 50 ans, condamné pour homicide en 1989, Moreno a été au centre du choc de pouvoirs entre le gouvernement et le Parlement, depuis la large victoire de l’opposition aux législatives de fin 2015. Dernier épisode en date, la désignation par les députés de 33 magistrats composant une Cour suprême parallèle, dont trois ont été arrêtés, accusés de «haute trahison». Le TSJ a écarté plusieurs recours contre la Constituante.


– Crédits photo : Christian Veron/REUTERS

TIBISAY LUCENA, GARDIENNE DU VOTE. – Celle qui figure dans la liste des 13 hauts responsables récemment sanctionnés par les États-Unis, considère qu’il s’agit d’un «honneur». À 58 ans, elle est à la tête du Conseil national électoral (CNE) depuis 2006. Accusé par l’opposition d’être aux ordres du pouvoir, le CNE a bloqué fin 2016 un référendum révocatoire contre le chef de l’État, après de longs mois d’un processus fastidieux. L’élection de l’Assemblée constituante, en revanche, a été organisée en quelques semaines, devant l’»urgence» face à l’escalade des protestations.


– Crédits photo : JUAN BARRETO/AFP

JULIO BORGES, LE FER DE LANCE. – À 47 ans, Julio Borges a pris la présidence du Parlement en janvier et se rend fréquemment à l’étranger pour chercher du soutien. Sous sa houlette, l’Assemblée nationale a testé plusieurs initiatives pour chasser le président. Toutes ont été rejetées par la Cour suprême, qui a déclaré le Parlement «en rébellion». Maduro l’accuse d’ourdir une conspiration avec le soutien de Washington et a déjà menacé de l’envoyer en prison.


– Crédits photo : ANDRES MARTINEZ CASARES/REUTERS

LUISA ORTEGA, LA REBELLE. – Cette chaviste de longue date a mis au grand jour les divisions au sein du camp gouvernemental. Avocate de 59 ans, nommée en 2007 Procureure générale du Venezuela par le défunt Hugo Chavez, elle a dénoncé une rupture de l’»ordre constitutionnel» lorsque la Cour suprême s’est arrogée les fonctions de l’exécutif. Qualifiée de «traîtresse» par Maduro, elle fait face à une procédure judiciaire visant à sa destitution.


– Crédits photo : LEOPOLDO LOPEZ/AFP

LEOPOLDO LOPEZ, LE RETOUR. – La décision de faire sortir de prison cette figure de l’opposition, après trois ans et demi derrière les barreaux, a permis à Leopoldo Lopez de revenir au premier plan. Assigné à résidence, Lopez, 46 ans, a demandé aux militaires de ne pas être «complices de l’anéantissement de la République».Il avait été condamné à 14 ans de prison pour son rôle dans une vague de manifestations en 2014, qui avait fait 43 morts.


SOURCE/ http://premium.lefigaro.fr/international/2017/07/30/01003-20170730ARTFIG00091-les-sept-protagonistes-cle-de-la-crise-au-venezuela.php


2- Venezuela : trois points qui font débat après l’élection de l’Assemblée constituante

Légitimité de l’Assemblée, violences, position de la communauté internationale. La guerre politique continue au Venezuela entre les pro et les anti-Maduro. 

franceinfoSandrine Etoa-AndegueRadio France – Mis à jour le 01/08/2017 | 11:14
2017.08.01 article 2

Dimanche dernier, une Assemblée constituante a été élue au Venezuela. Depuis les adversaires du président Nicolas Maduro ne désarment pas. Lundi, ils se sont rassemblés à Caracas et malgré la répression, ils appellent à une autre manifestation demain mercredi, jour de l’installation de cette Assemblée.

Entre les pro et les anti-Maduro chacun se renvoie la responsabilité de la grave crise économique avec trois points qui font débat :

  1. la légitimité de la nouvelle Assemblée,
  2. les violences dans les manifestations
  3. la position de la communauté internationale à propos du Venezuela.

L’Assemblée constituante contestée

Juan Andres Meria a 31 ans, il est député de l’opposition et membre du parti Volonté Populaire. Il explique que le scrutin de l’Assemblée est frauduleux : « il y aurait eu huit millions d’électeurs. Mais c’est le même nombre de votants qu’a obtenu Chavez au plus fort de sa popularité, » pour ce député c’est impossible, Hugo Chavez était plus populaire que Nicolas Maduro.

Au contraire, pour Yvan Gil, vice-ministre chargé des questions européennes, l’Assemblée a été élue à la régulière puisque le système électoral vénézuélien est inattaquable et qu’il n’y a pas de preuve de fraude. « Impossible de voter deux fois car on ne peut pas scanner deux fois la même empreinte digitale«  qui est nécessaire pour voter au Venezuela, explique Yvan Gil. Et cet homme politique pro-Maduro ajoute : « L’ancien président américain Carter a dit que le système électoral vénézuélien est le plus parfait au monde.« 

Les violences lors des manifestations

Sur ce point, les deux hommes se renvoient la balle. Pour Yvan Gil le chaviste, l’opposition vénézuélienne est synonyme de fascisme parce que la violence est causée par des gens armés et entraînés.  « Dans la plupart des cas les autorités essaient juste de contenir cette violence avec du gaz lacrymogène et de l’eau«  dit-il. Néanmoins, ce chaviste avoue que quelques fois la force policière est excessive.

Pour les opposants, Nicolas Maduro n’est qu’un dictateur. « On a un gouvernement qui tire sur la population, une population sans défense » explique Juan Andres Meria le député de l’opposition.  

La position de la communauté internationale

A propos des sanctions financières américaines suite à l’élection de l’Assemblée, Yvan Gil parle tout simplement d’ingérence.  « On ne veut pas d’intervention étrangère« , souligne le député anti-Maduro Juan Andres Meria. Cependant, pour lui, les sanctions ont l’avantage de mettre la pression sur le président vénézuélien. Pour conclure, Juan Andres Meria explique qu’ils veulent négocier avec le gouvernement mais avant « Nicolas Maduro doit d’abord partir. Ça c’est non négociable. » 


SOURCE/ http://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/venezuela-trois-points-qui-font-debat-apres-l-election-de-l-assemblee-constituante_2309041.html


3- Crise au Venezuela : Maduro se dit « fier » des sanctions de l' »Empereur Donald Trump »

2017.08.01 article 3

AFP Publié le lundi 31 juillet 2017 à 23h09 – Mis à jour le mardi 01 août 2017 à 06h54

Le président vénézuélien Nicolas Maduro, en pleine tourmente après les protestations massives de la population contre son projet de ré-écriture de la Constitution, a indiqué lundi être « fier » de faire l’objet de sanctions de la part des États-Unis. 

Après l’élection, dimanche, de l’Assemblée constituante rejetée par l’opposition, les Etats-Unis ont en effet annoncé des sanctions envers le contesté leader socialiste, dont un gel de ses avoirs sur le sol américain. Selon Nicolas Maduro, ces mesures le sanctionnent « pour avoir appelé la population à voter librement pour élire une assemblée constituante », a-t-il rétorqué face au Conseil national électoral. « Je suis fier de ces sanctions, monsieur l’Empereur Donald Trump ».

« Je n’obéis pas aux ordres impérialistes, je n’obéis pas aux gouvernements étrangers, je suis un président libre », a encore ajouté l’héritier d’Hugo Chavez.

AFP


SOURCE/ http://www.lalibre.be/actu/international/crise-au-venezuela-maduro-se-dit-fier-des-sanctions-de-l-empereur-donald-trump-597f9cbacd70d65d251b5d80


4- Comment le Venezuela a basculé dans le chaos

2017.08.01 article 4

par Roland Gauron – Mis à jour le 31/07/2017 à 17h31 | Publié le 29/07/2017 à 11h00

INFOGRAPHIE – Dimanche, de nouvelles violences ont entaché l’élection de l’Assemblée constituante voulue par le très contesté président chaviste Nicolas Maduro. Comment en est-il arrivé là ? Voici un an et demi de troubles politiques résumé en 20 dates.

La grave crise politique qui frappe le Venezuela depuis des mois a atteint un pic ce week-end. Le pays a élu dimanche les membres d’une Assemblée avec pour mission de réécrire la Constitution. L’opposition antichaviste dénonce un moyen pour le président Nicolas Maduro de se cramponner au pouvoir, quand le gouvernement, lui, assure que cette future Assemblée apportera la paix et permettra au pays de se redresser économiquement. Depuis début avril, on dénombre officiellement plus d’une centaine de morts.


SOURCE / http://premium.lefigaro.fr/international/2017/07/29/01003-20170729ARTFIG00047-comment-le-venezuela-a-bascule-dans-le-chaos.php


5- On saura que le Venezuela est devenu une dictature le jour où les médias arrêteront d’en parler.

Viktor DEDAJ – 31 juillet 2017

Au Venezuela (comme ailleurs), la différence entre une dictature de droite et une dictature de gauche est la suivante :

  • sous une dictature de droite, les opposants « disparaissent ».
  • Sous une dictature de gauche, les opposants passent tous les soirs à la télé et dans tous les médias internationaux pour dénoncer la dictature.

 

Photo : Venezuela, février 1989. Les forces armées massacrent des milliers de personnes lors d’une manifestation populaire.

Comme toujours, vous commencez par soulever un sourcil. Alors voici un test :

  • citez-moi une seule dictature de droite. J’entends par là un régime de droite que les médias qualifient de dictature. L’Arabie Saoudite ? Raté. l’Arabie Saoudite n’est pas une « dictature » mais un « royaume », et elle n’est pas « de droite » mais « théocratique ». (*) Autre exemple ?

Vous séchez, et c’est normal.

Au Venezuela (comme ailleurs), la question de « qui est qui ? » est ignoré, sauf pour un des « qui ». Comme si le contexte n’avait aucune importance, comme si la nature de l’adversaire d’un processus ne déterminait pas le cours du processus. Annoncer 100 morts lors de manifestations sous-entend une foultitude de choses, aussi fausses les unes que les autres.

  • Cela sous-entend que tous ces morts sont des « opposants ».
  • Cela sous-entend qu’il n’y a aucun représentant des forces de l’ordre parmi les victimes.
  • Ce que cela ne sous-entend pas, par contre, c’est la petite entorse à l’étique journalistique – qui me paraît éminemment volontaire – qui consiste à ne pas trop insister sur l’identité de ces morts.

Car cela démontrerait une chose : rarement un gouvernement aura fait preuve d’autant de retenue devant des violences systématiques, des violences qui cherchent à faire des victimes.

Et rarement les forces de l’ordre d’une dictature (qu’elle soit instaurée ou en devenir) n’auront compté dans leurs propres rangs autant de victimes sans une réaction, disons, « déterminée ».

Cela sous-entend aussi que le nombre est « exceptionnel » (sinon, pourquoi en parler ?). Alors qu’on parle d’un pays qui a vu – mais c’était pendant la démocratie douce et bucolique d’antan – des manifestations se solder par des milliers de morts, fauchés à l’arme lourde par l’armée de l’époque.

Cela sous-entend qu’on n’a jamais découvert des dizaines de charniers dans la Colombie voisine – dont certains contenaient jusqu’à 2000 cadavres sous le règne d’une classe qui y est encore et toujours au pouvoir et qui – ô ironie – trouve le gouvernement vénézuélien peu fréquentable. La liste est longue de ceux qui l’ouvrent et feraient mieux de la fermer – les dirigeants des Etats-Unis en tête. Mais ils ne sont pas les seuls.

Il y a quelques jours sur France-Inter, un des préposés aux commentaires du matin s’est fendu d’une nouvelle attaque contre le président du Venezuela, Nicolas Maduro. Il expliquait qu’une vidéo appelant les électeurs à voter lors de l’élection de l’Assemblée constituante (qui vient d’avoir lieu) passait à la télévision, et que cette dernière était « bien-entendu, contrôlée par le régime ». Et dans des millions d’esprits d’auditeurs évoluant encore dans leurs brumes matinales, l’image s’imprègne d’un pays où les médias sont « contrôlés » par le pouvoir. Peu sauront, entendront ou comprendront que c’est exactement le contraire, et que les dits médias y sont d’une virulence extraordinaire.

Une coutume bien implantée – à gauche, notamment, encore dans sa phase d’auto-flagellation pour cause de recherche de crédibilité auprès des médias – voudrait que j’entame ici la ritournelle genre « certes, le gouvernement vénézuélien a commis des erreurs, je ne nie pas les problèmes, etc… ». Ne comptez pas sur moi. Oui, oui, je sais, camarades. Il faut éviter de soutenir des processus qui ne le méritent pas. Mais si vous attendez un processus qui mérite d’être soutenu en observant le monde à travers le prisme de vos grands médias préférés, vous allez attendre longtemps.

A chaque élection, à chaque consultation, à chaque référendum, le Venezuela « fait un pas vers la dictature ». Seulement voilà : il y a un an, le Venezuela était déjà qualifié de dictature par les médias. Maintenant, il ne l’est plus tout à fait mais ne va pas tarder à l’être alors qu’il l’était déjà avant de le devenir. Vous allez voir qu’un jour ils auront raison. Et vous saurez exactement quand, car ce sera justement le jour où ils arrêteront d’en parler.

Viktor Dedaj
« je n’ai pas oublié le Honduras – ni les autres »

(*) pour ceux et celles à qui l’ironie de la phrase aurait échappé : l’Arabie Saoudite est évidemment une dictature de droite… mais jamais (ou très rarement) présentée comme telle.

URL de cet article 32148


SOURCE/ https://www.legrandsoir.info/on-saura-que-le-venezuela-est-devenu-une-dictature-le-jour-ou-les-medias-arreteront-d-en-parler.html


6- Dix clefs pour comprendre et analyser la victoire du chavisme à la Constituante

Publié par dans transformation de l´État 31/07/2017

par Victor Hugo Majano

Le processus électoral qu’a vécu dimanche le Venezuela et les résultats quantitatifs du vote pour la constituante (plus de huit millions de suffrages exprimés) montrent clairement un triomphe du chavisme, avec une corrélation très forte sur les plans politique et symbolique.

La « bataille finale » ne s’est pas jouée comme le disent les boucliers des extrémistes de droite « autour du palais présidentiel de Miraflores » : elle ne s’est pas faite avec des balles mais avec des votes et n’en a que plus de force. Le chavisme dispose à présent d’une grande légitimité et de la base légale pour aller de l’avant et sans hésitations vers une transformation profonde dans le cadre constitutionnel pour assurer la paix, renforcer les institutions et rétablir l’équilibre de l’économie.

Une analyse préliminaire permet d’identifier un ensemble de points-clés:

1) On voit que l’opposition associée à la MUD (coordination des partis de droite) n’est pas majoritaire.

2) Elle n’exprime pas plus les attentes et les besoins de la majorité ou des principaux secteurs du pays. Pas même des secteurs dominants.

3) Elle ne sert pas les intérêts nationaux, mais des facteurs externes bien identifiés, qui ne tentent même pas de nuancer leurs positions ou de les dissimuler.

4) La droite a démontré un caractère violent et son irresponsabilité dans l’usage de la violence. Les dirigeants actuels sont encore ceux du coup d’État contre Chavez ou des « guarimbas » des années antérieures. Ils n’ont jamais condamné mais au contraire encouragé les actions meurtrières de 2017, appelant même à plusieurs reprises à un nouveau coup d’État des forces armées, sans autre projet politique que celui de renverse Maduro, comme ils voulaient renverser Chavez.

5) Pendant ce temps, le chavisme a montré qu’il est le seul mouvement politique actuellement porteur d’une vision, d’un projet national d’inclusion, qui intègre les principaux facteurs sociaux, institutionnels, économiques et politiques du pays et parmi lesquels ne sont pas exclus organiquement les facteurs liés à l’opposition regroupée dans le MUD.

6) La droite, en réponse, passera à la postérité pour sa conduite erratique, qui s’est transformée en menace pour l’indépendance, la paix, la stabilité institutionnelle et l’équilibre économique du Venezuela. Le bloc d’opposition n’a pas su surmonter son obsession de reprendre le pouvoir « par tous les moyens ». Au lieu d’élaborer une proposition politique d’envergue, elle s’est engluée dans une dynamique absolument destructrice.

7) L’origine et le développement des conflits qui vont s’aiguisant depuis 2012 sont d’ordre économique, déterminés par l’accès et la redistribution des revenus pétroliers. Par conséquent, le Venezuela ne peut éluder plus longtemps le débat sur le dépassement du modèle rentisme pétrolier, ainsi que sur tous les éléments symboliques dérivés. Ce qui veut dire profiter de l’avantage de pouvoir prendre des décisions radicales à travers une Constituante pour démanteler les structures productives hautement dépendantes du secteur extérieur.

8) Les conditions imposées par la violence de la rue et les menaces de la droite contre le vote ont forcé le chavisme à faire preuve d’un plus grand engagement. Paradoxalement ces conditions peuvent avoir fonctionné comme encouragement à la participation. Cela s’est produit en 2002-2003 lors de la réaction populaire au coup d’État contre Chavez ou après le sabotage pétrolier en 2004, avant le référendum révocatoire, entre autres dates. Aujourd’hui, le chavisme mécontent et certains des ni-ni (si tant est qu’existe cette catégorie), qui s’étaient abstenus lors de la victoire de la droite aux législatives de décembre 2015, sont allés voter. Alors que ce que pouvait espérer de mieux la droite, était leur indifférence.

9) Le chavisme devient le principal articulateur et promoteur du dialogue politique, mais cela l’oblige à être plus inclusif (en parlant des militants) et plus large thématiquement, tout en s’impliquant davantage dans l’aspect concret de chaque facteur social .

10) Une grande partie des obligations du chavisme implique la construction d’une cosmogonie et d’une téléologie du peuple vénézuélien qui puissent incarner une alternative aux valeurs culturelles du capital. Ce qui inclut des aspects liés à la culture populaire (dont la religiosité).

Source : http://www.albatv.org/En-claves-Que-significa-la.html

Traduction : Thierry Deronne


URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-353

source/ https://venezuelainfos.wordpress.com/ Pour voir toute les infos du blog T. Deronne


7- Election de l’Assemblée constituante au Venezuela : plus de 40% de participation, le résultat d’un « chantage au vote »

Plus de 40% des électeurs se sont déplacés pour le scrutin initié par le président Nicolas Maduro. Le journaliste spécialiste du Venezuela, François-Xavier Freland, estime que ce score est « illusoire » car on « oblige les gens à aller voter ».

2017.08.01 article 7

Le président venezuelien Nicolas Maduro avec sa femme Cilia Flores après le vote de l’Assemblée constituante, à Caracas, le 31 juillet 2017.  (MANU QUINTERO / DPA)

franceinfoRadio France – Mis à jour le 31/07/2017 | 10:48


L’opposition ne désarme pas au Venezuela. La nouvelle assemblée constituante, élue dimanche 30 juillet, appelle en effet à de nouvelles manifestations lundi à Caracas contre le président Nicolas Maduro. François-Xavier Freland, journaliste et auteur de Qui veut la peau d’Hugo Chavez ? et du documentaire Il était une fois la révolution de Chavez, a estimé, sur franceinfo, que le scrutin était « totalement illusoire » parce qu’il a été « boycotté par l’opposition et parce que la plupart des candidats ont été choisis par les autorités ».

franceinfo : Pourquoi l’élection d’une nouvelle assemblée constituante provoque-t-elle de telles manifestations au Venezuela depuis quatre mois déjà ?

François-Xavier Ferland : L’actuel président Nicolas Maduro a boycotté l’Assemblée nationale qui lui est défavorable depuis à peu près un an, à 65%. Il a emprisonné un certain nombre d’opposants. Il a surtout éliminé le principal opposant qui s’appelle [Henrique] Capriles et qui ne pourra pas se présenter aux élections générales présidentielles de 2018. A travers cette Constituante, il veut contourner, voire dissoudre demain l’Assemblée actuelle favorable à l’opposition pour pouvoir imposer un régime qui lui sera totalement favorable.

… et donc clairement tenir entre ses mains tous les pouvoirs ?

Complètement. C’est un pays qui a quand même une Constitution qui date de 1999, qui a été voulue par Hugo Chavez, vous savez cette fameuse démocratie participative. On en est loin aujourd’hui. Cette assemblée constituante est formée de gens, d’élus, qui sont totalement favorables au chavisme avec un scrutin qui est totalement illusoire, boycotté par l’opposition et surtout parce que la plupart des candidats ont été choisis par les autorités. C’est un scrutin nul avec des résultats étranges. Près de 40% de participation, c’est peut-être possible parce qu’on oblige les gens à aller voter : on leur met la pression dans les barrios, dans les bidonvilles, notamment en leur faisant croire que peut-être on leur supprimera des aides. Un chantage au vote à travers les colectivos aussi, ces milices armées qui sèment la terreur dans Caracas. On voit bien que le président Maduro est en train de faire de ce pays, qui était une démocratie encore modèle il y a quelques années pour nombre de politiques notamment en Europe, une dictature.

L’espoir d’une fin de violence à l’issue de ce vote est totalement illusoire aujourd’hui ?

La violence vient surtout de la répression policière qui est terrible actuellement. On en est à une centaine de morts. Entre 300 et 1 000 jeunes, étudiants pour la plupart, sont en prison et il y a des arrestations tous les jours. Il y a encore eu des morts cette nuit [dimanche soir] à Caracas. Donc la violence est permanente. Il y a aussi une peur, c’est pour cette raison que les gens sont allés voter. Ils craignent de perdre des acquis dans un pays qui est très pauvre même si c’est le plus riche en termes de ressources naturelles : de l’or, du pétrole, de l’uranium, des cultures, de l’élevage…

Hugo Chavez n’a pas su diversifier l’économie du Vénézuela. On est toujours derrière le pauvre Nicolas Maduro qui, finalement, ne fait que terminer l’œuvre de son maître.

François-Xavier Ferland

à franceinfo

J’ai vécu au Venezuela de 2008 à 2012. On voyait ce qui est en train d’arriver à cette époque. L’autoritarisme était déjà là. [Hugo] Chavez était un militaire. C’est lui qui a créé les colectivos et c’est lui a mis en place un système économique qui ne fonctionne pas, à travers notamment des coopératives. Ces tentatives n’ont pas fonctionné et n’ont pas su sortir le pays de sa dépendance à la rente pétrolière.

Que représente l’opposition aujourd’hui, est-ce qu’elle est structurée ? 

C’est très difficile. Il n’y a pas d’extrême droite au Venezuela parce que c’est un pays neuf, métissé, il n’y a pas de racisme a priori. Il n’y a pas cet héritage politique européen. En revanche, il y a une droite libérale très dure, américanisée. Il y a aussi des électeurs sociaux-démocrates. J’aurais même envie de dire des socialistes qui sont contre [Hugo] Chavez, contre cette dérive autoritaire, contre surtout l’état de déliquescence et la ruine du pays. Donc d’un côté, vous avez des gens qui ont peur et qui appuient le régime par peur et de l’autre vous avez tous les démocrates. Et c’est la grande majorité. Il y a eu des sondages privés qui estiment que 85% des gens sont contre [Nicolas] Maduro.

L’opposition est-elle en mesure de prendre le pouvoir actuellement ?

Dans le jargon journalistique on parle de putsch. [Nicolas] Maduro s’en sert à fond dans sa propagande. D’ailleurs, s’ils ont encore de l’argent, c’est pour la propagande.

  • C’est toujours un putsch quand il s’agit de manifestants qui essaient de faire tomber un régime de gauche ou d’extrême gauche.
  • En revanche, c’est toujours une révolution quand il s’agit de faire tomber un régime libéral de gauche ou de droite.

Vous voyez que c’est vraiment une mauvaise foi typique...


SOURCE/ http://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/election-de-l-assemblee-constituante-au-venezuela-plus-de-40-de-participation-le-resultat-d-un-chantage-au-vote_2307831.html


8- Venezuela : quatre questions sur l’élection de l’Assemblée constituante, qui a plongé le pays dans le chaos

L’élection de l’Assemblée constituante au Venezuela s’est déroulée dans le chaos, dimanche. Franceinfo fait le point sur ce qu’il faut retenir de cette journée de vote et sur ce qu’il faut attendre pour la suite.

2017.08.01 article 8

Des opposants au président Maduro manifestent à Caracas, le 30 juillet 2017. (CARLOS GARCIA RAWLINS / REUTERS)

franceinfoFrance Télévisions- Mis à jour le 01/08/2017 | 08:18 – publié le 31/07/2017 | 09:39

Le scrutin pour désigner les 545 membres de l’Assemblée constituante vénézuélienne a eu lieu dimanche 30 juillet, dans une ambiance extrêmement tendue.

De violents affrontements ont eu lieu à Cararas, la capitale, et dans d’autres villes du pays, lors de batailles rangées parfois meurtrières. Le bilan est très lourd : dix personnes sont mortes, dont deux adolescents de 13 et 17 ans. Franceinfo fait le bilan de cette journée de vote. 

1- Comment s’est déroulé le scrutin ?

Gaz lacrymogènes, balles en caoutchouc et jets de pierre. Le vote s’est déroulé dans un climat de violence extrême, dimanche. Forces de l’ordre et opposants au président Nicolas Maduro se sont affrontés dans des batailles rangées, parfois meurtrières. 

Au total, plus de 8 millions de Vénézuéliens se sont rendus aux urnes, portant la participation à 41,5%, selon le Conseil national électoral (CNE). « Le moment d’une nouvelle histoire est arrivé », s’est félicité Nicolas Maduro.

De leur côté, les opposants au président ont boycotté le vote et n’ont pas présenté de candidat. Ils avaient appelé à une manifestation géante à Caracas en dépit des menaces du gouvernement de condamner à dix ans de prison toute personne qui ferait entrave au scrutin. Des militaires sont intervenus à bord de véhicules blindés dans la capitale, mais aussi à Maracaïbo (ouest du pays) et Puerto Ordaz (Sud-Est), pour disperser des manifestants qui bloquaient les rues avec des barricades. 

2- Quel est le bilan de cette journée de vote ?

Dix personnes sont mortes ce week-end :

  • quatre, dont deux adolescents et un militaire, dans l’Etat de Tachira,
  • trois hommes dans celui de Merida,
  • un dans celui de Lara,
  • un autre dans celui de Zulia
  • un dirigeant étudiant dans l’état de Sucre, selon un bilan officiel..

 Ce qui porte à plus de 120 morts le bilan de quatre mois de manifestations contre Nicolas Maduro.

Sept policiers ont également été blessés par un engin explosif lors des manifestations dans l’est de Caracas. L’un d’eux avait la jambe en flammes, alors que deux motos brûlaient à terre

Dans la nuit de samedi à dimanche, José Felix Pineda, un candidat chaviste à l’Assemblée constituante a été tué par balles à son domicile à Ciudad-Bolivar (sud-est du pays). « Un groupe a fait irruption » et « lui a tiré dessus » à plusieurs reprises, a précisé le parquet. Il s’agit du deuxième candidat tué depuis le début des violences au Venezuela. Le 10 juillet, José Luis Rivas avait été abattu en pleine campagne électorale. 

3 – Quelles sont les réactions de la communauté internationale ?

La communauté internationale a fortement réagi aux violences qui ont émaillé le scrutin de dimanche. Ces dernières heures, plusieurs pays ont fustigé les méthodes de Nicolas Maduro et se sont alarmés de l’escalade de violences au Venezuela. « Le simulacre d’élection de Maduro est un autre pas vers la dictature. Nous n’accepterons aucun gouvernement illégitime »

Lundi 31 juillet, les Etats-Unis ont signifié de manière encore plus forte leur désapprobation.« Les élections illégitimes d’hier confirment que Maduro est un dictateur qui méprise la volonté du peuple vénézuélien », a tonné le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, en annonçant devant la presse à la Maison Blanche un « gel » des « tous les avoirs » que possèderait le président du Venezuela aux Etats-Unis. Désormais, les ressortissants américains se voient interdire de commercer avec le président vénézuélien. Par ailleurs, le secrétaire au Trésor a prévenu que « quiconque participerait à (l’)Assemblée constituante illégitime » vénézuélienne « s’exposerait à d’autres sanctions américaines ».

Tout comme Washington, la Colombie, le Panama, le Pérou, l’Argentine et le Costa Rica ont annoncé qu’ils ne reconnaîtraient pas la Constituante. La Bolivie a dénoncé la soumission de ces pays au gouvernement américain. 

Gros importateurs de pétrole vénézuélien, les Etats-Unis ont infligé des sanctions financières à 13 anciens et actuels responsables gouvernementaux vénézuéliens et menacent d’en prendre de nouvelles.

Pour l’heure, la diplomatie française est restée silencieuse. Cependant, dans une interview aux journaux du groupe Ebra publiée ce week-end, 

Romain Nadal, l’ambassadeur de France à Caracas, a révélé qu’Emmanuel Macron avait écrit une lettre à Nicolas Maduro le 5 juillet, afin de proposer les services de la France pour favoriser le dialogue entre son régime et l’opposition antichaviste.

De son côté, l’ancien Premier ministre et député apparenté LREM, Manuel Valls, s’est exprimé sur Twitter en faveur d’« une réaction très ferme » de « la communauté internationale »« Maduro cherche à imposer une dictature« , a-t-il fusti

4 A quoi faut-il s’attendre dans les prochains jours ?

La grogne des opposants à Nicolas Maduro ne faiblit pas. Dès dimanche soir, l’opposition au régime chaviste a appelé le peuple vénézuélien à poursuivre la mobilisation pour dénoncer le renforcement des pouvoirs du président Maduro qui résulte de l’élection de la nouvelle Assemblée.

« Nous ne reconnaissons pas ce processus frauduleux. Pour nous, il est nul, il n’existe pas », a ainsi déclaré le leader de l’opposition Henrique Capriles, qui a qualifié de « massacre » le scrutin de dimanche. De nouvelles manifestations sont prévues dans le pays, lundi 31 juillet et mercredi 2 août, jour de la mise en place de la nouvelle Assemblée.


SOURCE/ http://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/venezuela-quatre-questions-sur-l-election-de-l-assemblee-constituante-qui-a-plonge-le-pays-dans-le-chaos_2307735.html


9- Le Venezuela sombre dans le chaos, 10 personnes tuées lors de l’élection de l’Assemblée constituante

Ces nouvelles violences portent à plus de 120 morts le bilan de quatre mois de mobilisation pour réclamer le départ du chef d’Etat, Nicolas Maduro.

2017.08.01 article 9

Un manifestant de l’opposition lors de l’élection de l’Assemblée constituante, à Caracas (Venezuela), le 30 juillet 2017. (JUAN BARRETO / AFP)

franceinfo avec AFPFrance Télévisions – Mis à jour le 31/07/2017 | 08:41

Dix morts, des jets de pierre, des cocktails Molotov… Le Venezuela a connu une nouvelle vague de violences, dimanche 30 juillet, jour de l’élection de l’Assemblée constituante. Ce vote, voulu par le président socialiste, Nicolas Maduro, était boycotté par l’opposition qui dénonçait un « processus frauduleux ». Au total, 41,53% des électeurs ont voté. De nouvelles manifestations sont prévues dans le pays, lundi 31 juillet et mercredi 2 août.

Opposants et forces de l’ordre se sont affrontés dimanche à Cararas, la capitale, et dans d’autres villes du pays, à coups de balles en caoutchouc, de bombes de gaz lacrymogènes contre jets de pierre et cocktails Molotov, lors de batailles rangées parfois meurtrières. Le bilan est très lourd : dix personnes sont mortes, dont deux adolescents de 13 et 17 ans.

De nouvelles manifestations prévues

  • Quatre personnes sont décédées dans l’Etat de Tachira (Ouest), frontalier avec la Colombie, lors de manifestations.
  • Trois hommes ont été tués dans l’Etat de Mérida (Ouest), un dans l’Etat de Lara (Nord),
  • un dans l’Etat de Zulia (Nord)
  • un dirigeant de l’opposition dans l’Etat de Sucre (Nord), a précisé le parquet.

Les manifestations qui durent depuis plusieurs mois et qui ont fait plus d’une centaine de morts devraient donc reprendre dès lundi. « Nous ne reconnaissons pas ce processus frauduleux. Pour nous, il est nul, il n’existe pas », a déclaré le leader de l’opposition Henrique Capriles, en dénonçant un « massacre » et une « fraude ».

Un « pas vers la dictature » selon l’ONU

L’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, a averti que le Venezuela avait fait un « pas vers la dictature ». Washington, qui a infligé des sanctions financières à 13 anciens et actuels responsables gouvernementaux vénézuéliens, a menacé d’en prendre de nouvelles.

Outre les Etats-Unis, la Colombie, le Panama, le Pérou, l’Argentine et le Costa Rica ont annoncé qu’ils ne reconnaîtraient pas la Constituante. La Bolivie a dénoncé leur soumission au gouvernement américain.


SOURCE/ http://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/venezuela-dix-personnes-ont-ete-tuees-lors-de-l-election-de-l-assemblee-constituante_2307717.html


10- Depuis Caracas: L’exemple du Venezuela pour le monde

26 Jul 2017 – Mario Sanoja / Iraida Vargas

2017.08.01 10 article 10

L´actuelle offensive médiatique, économique et politique lancée contre le Venezuela indique que le droit national et international, et en particulier la bourgeoisie commerciale aigrie et irritable, sont vraiment préoccupés par la consolidation des changements socio-politiques et culturels qu’a généré et continue de générer la Révolution bolivarienne au Venezuela.

Le chavisme (Ndlr: Pour Hugo Chavez) est une idéologie de transformation qui inspire un mode de vie communautaire fondé sur la propriété sociale et ses relations avec les moyens de production. L’un des principaux objectifs est de créer une société organisée en réseaux d’action horizontaux et un pouvoir politique, social et économique sous la direction du pouvoir populaire, à savoir, un pouvoir d’origine constituante, qui, par mandat constitutionnel appartient au peuple.

Cette définition n’est pas une proposition théorique, il s´agit d´une réalité concrète révélée à la suite des attaques perverses que les bandes terroristes, financées par la dénommée MUD (Ndlr: Mouvement politique d´opposition, abréviation de Table de l´Unité), dirigent contre la société vénézuélienne, y compris antichavistes.

L´importance des changements survenus dans la société vénézuélienne montre que pas même une intervention militaire extérieure, comme dans les cas de la Syrie et de l’Irak pourrait garantir à la droite de jouir d’une victoire facile.

La tentative nihiliste de la droite terroriste, soutenue par l’OEA (Ndlr: Organisation des Etats Américains, basée à Washington et dominée par les USA),

  • tente de prendre d´assaut le pouvoir par la destruction systématique de la structure matérielle de l’état révolutionnaire en utilisant, comme les nazis, le feu comme principe ésotérique purificateur de la vie.
  • L’action de brûler des biens, les bibliothèques, les hôpitaux, les universités, les centres de santé, les archives, les bus, les voitures, des réservoirs plein d’essence, l’utilisation de bombes molotov pour brûler les policiers et les gardes nationaux, le lynchage et l’assassinat de ceux qui ne pensent pas comme les terroristes de la MUD, l’utilisation systématique du mensonge médiatique comme arme de propagande, nous rappellent crûment la montée du fascisme nazi en Allemagne en 1933.

De même, l’utilisation de bandes de délinquants et de paramilitaires colombiens payés par la droite vénézuélienne pour agir comme des troupes de choc, nous rappelle les bandes de vulgaires meurtriers que le nazisme a organisé comme troupes de choc ou « sturm abtailung », la SA, pour matraquer et terroriser les ennemis du fascisme. Une fois que Hitler prit le pouvoir en Allemagne, il dût liquider physiquement les bandes SA qui étaient devenues un danger mortel pour la vie de l’Etat fasciste, en utilisant à cet effet la naissante SS (Schutzstaffel), les troupes d’assaut très disciplinées et idéologisées sous le contrôle militaire de la Wehrmacht, l’armée nazie.

Bien qu’il y ait des foyers de terreur fasciste dispersées dans d’autres régions du pays, le principal et le plus virulent foyer du terrorisme d’extrême droite se trouve dans les quartiers des classes aisées de Caracas, centre de terreur fasciste limitée à une superficie d’environ 12 kilomètres carré, la municipalité de Chacao, sorte de grand plateau pour les médias, sous la protection du Sturmführer Ramon Muchacho, maire de la municipalité.

Pour fabriquer les mensonges médiatiques, le terrorisme utilise les rues de la municipalité comme une scène de théâtre pour présenter son scénario virtuel au sujet d’un présumé mouvement de manifestation pacifique, appuyé par des dizaines de caméramans et de photographes qui construisent une version médiatique pour l’exportation internationale.

Une vidéo diffusée à la télévision publique, peut-être filmée par un cameraman infiltré, montre l’épouse ineffable de Leopoldo López (Ndlr: Politique d´opposition détenu et jugé pour incitation à la violence avec un bilan de plus de 40 morts en 2014), Lilian Tintori avec le visage couvert d´un masque à gaz tenant dans ses bras un jeune homme, théoriquement asphyxié par les gaz lacrymogènes utilisés par la police. Pour cette séquence tournée comme une preuve de la répression de l´Etat, Mme Tintori enlève son masque et le place sur le visage du jeune homme qu´elle regarde tendrement. A la voix de “Coupez!” indiquant la fin de la séquence, le jeune se lève et la Tintori quitte la scène.

Tout cela nous rappelle le sujet de l´extraordinaire film Wag the Dog, réalisé par Barry Levinson. Pour masquer le fait qu’un président des États-Unis avait eu des rapports sexuels illicites avec une jeune femme à la Maison Blanche, la CIA avait engagé un cinéaste pour réaliser un court-métrage diffusé par la télévision où s´inventait une fausse guerre en Albanie, pays lointain que personne ne connaissait aux Etats-Unis, impliquant de faux « marines » qui finalement gagnaient cette guerre. Ce mensonge médiatique réussit à dissimuler l´écart du président peu avant les présidentielles.

Par la suite, la CIA assassina le producteur de la fausse nouvelle pour l’empêcher de se vanter de son succès médiatique et de révéler la fausse nature de la prétendue guerre. Dans le cas réel du Venezuela, les terroristes des médias ont également obtenu la complicité de personnes comme le procureur général de la République, un célèbre directeur de l’Orchestre symphonique de la jeunesse et un troupeau de faux chavistes qui jour après jour dénigrent la vérité et l’honnêteté du peuple vénézuélien.

Toute cette offensive médiatique multimillionnaire (en US $) tente également de fabriquer un écran de fumée sur la réalité démocratique et la justice sociale que la révolution bolivarienne construit au Venezuela, malgré la guerre ouvertement déclarée par le « cœur du gouvernement» des États Unis. La réponse révolutionnaire à cette guerre de cinquième génération a mis en relief le degré d’organisation sociale, politique et économique populaire qu’a réussi à créer la Révolution, défendue et renforcée par l’existence d’un système civique militaire soutenu par les forces armées bolivariennes et les milices populaires.

Pour l’instant, la force de l’organisation populaire vient seulement de montrer ses crocs. La droite terroriste la craint parce qu’elle sait que sans un soutien militaire réel, sa conspiration médiatique et sa violence de rue n´ont pas d´avenir. Chaque jour qui passe, sans parvenir à quoi que ce soit de concret, lui retire le soutien des vénézuéliens de droite, en particulier des commerçants mafieux qui ont déjà investi environ 100.000 millions de bolivars (Ndlr: Monnaie vénézuélienne) pour financer un mouvement subversif qui les conduira, pensent-ils, de retour au pouvoir et au contrôle des revenus pétroliers du Venezuela.

Des pays comme la Colombie, le Mexique, l’Argentine et le Brésil, les États-Unis, l’Espagne, la France et l’Angleterre, entre autres, confrontés à des problèmes sociaux et politiques internes, aimeraient voir disparaître le « mauvais exemple » de la révolution bolivarienne.

 Mario Sanoja Obediente : Chercheur vénézuélien, scientifique émérite du Ministère de la culture, Docteur en anthropologie, Professeur de l’Université centrale du Venezuela et de l’Académie nationale de la culture, Mario Sanoja est auteur de nombreux articles et livres.

Iraida Vargas-Arenas : Vénézuélienne. Docteur en anthropologie, histoire et géographie, Université Complutense de Madrid, Professeur à l’Université Centrale du Venezuela et Cum Laude. Elle a complété des études supérieures à l’Institut des hautes études, l’Université de la Sorbonne, l’Institut de minéralogie, la Smithsonian Institution, et le Musée d’histoire naturelle de Washington. Iraida Vargas est l’auteur de plus de 100 articles et de plus de 20 ouvrages scientifiques.

Traduit de l’espagnol par La Pluma

Source : Investig’Action/La Pluma


SOURCE/ http://www.investigaction.net/fr/depuis-caracas-lexemple-du-venezuela-pour-le-monde/

2017.08.01 carte-petrol-juin2012-01
Note Sans a Priori : Quand on voit la richesse en « pétrole » du Venezuela …. ça explique bien des choses … surtout des Américains … si ils pouvaient le « chouraver » !!! … c’est toujours comme cela que ça commence … on déstabilise style révolution orange … une petite guerre « civile » n’est pas pour déplaire … en final on s’ingère dans le pays sous prétexte de « Paix » et on commence le « pillage » … toujours le même processus ! … on verra si ma prédiction est juste ! 

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