1980 – Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 29 juin 2017

29 juin 2017

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Sur l’entretien de Sergueï Lavrov avec Yuli-Yoel Edelstein, Président de la Knesset de l’État d’Israël

2

Sur la visite du Secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit en Russie

3

Sur la visite de Sergueï Lavrov à Paris

4

Sur la participation de Sergueï Lavrov à la réunion ministérielle informelle de l’OSCE

5

Sur la visite de Sergueï Lavrov en Belgique

6

Sur l’évolution de la situation en Syrie

7

à suivre….

 

 

1- Sur l’entretien de Sergueï Lavrov avec Yuli-Yoel Edelstein, Président de la Knesset de l’État d’Israël

 

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’entretiendra aujourd’hui au Ministère russe des Affaires étrangères avec Yuli-Yoel Edelstein, Président de la Knesset de l’État d’Israël, actuellement en visite à Moscou à l’invitation de Valentina Matvienko, Présidente du Conseil de la Fédération de l’Assemblée fédérale russe.

Pendant cet entretien les diplomates évoqueront un large éventail de questions concernant la situation au Moyen-Orient, la lutte conjointe contre le terrorisme et certains aspects d’actualité de l’agenda bilatéral.

 

2- Sur la visite du Secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit en Russie

 

Le Secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit est attendu à Moscou du 4 au 6 juillet dans le cadre d’une visite de travail. Des consultations approfondies avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov sont prévues le 5 juillet.

Nos contacts politiques avec la Ligue arabe, influente organisation pan-arabe, sont stables et réguliers, ce qui permet un échange d’avis constructif sur les questions régionales et internationales d’actualité. Cette année Sergueï Lavrov et Ahmed Aboul Gheit se sont déjà rencontrés deux fois: en marge de la 4e session ministérielle du Forum de coopération russo-arabe qui s’est tenue le 1er février à Abou Dhabi, ainsi qu’au Caire le 29 mai lors d’une visite conjointe des ministres russes des Affaires étrangères et de la Défense en Égypte.

Moscou tient en grande estime le dialogue substantiel entre la Russie et les pays arabes, et il est disposé à le poursuivre. La rapidité des transformations au Moyen-Orient, la communauté des risques et des défis globaux dictent la nécessité de renforcer la coopération entre la Fédération de Russie et la Ligue arabe afin d’assurer la paix et la stabilité dans cette région et dans le monde en général.

 Au cours de ces consultations il est prévu d’évoquer en détail la situation en Syrie, en Irak, en Libye et au Yémen, la crise autour du Qatar et le processus de paix israélo-palestinien. Alors que le domaine de la sécurité est loin d’être exempt de turbulences, une attention particulière devrait porter sur la coordination des démarches entreprises collectivement, entre autres, afin de combattre le terrorisme international et l’extrémisme religieux.

Les deux interlocuteurs aborderont également les questions relatives au développement de la coopération entre la Russie et la Ligue arabe dans le secteur économique, culturel et social. Ils analyseront le déroulement de la réalisation du Plan d’action pour mettre en œuvre les principes, les objectifs et les tâches de la coopération russo-arabe pour 2016-2018 adopté au cours de la 3e session ministérielle du Forum de coopération russo-arabe qui s’est tenu à Moscou le 26 février 2016.

 

3- Sur la visite de Sergueï Lavrov à Paris

 

Sergueï Lavrov s’entretiendra le 6 juillet à Paris avec Jean-Yves Le Drian, Ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères. Cette rencontre fera suite à l’accord conclu le 29 mai dernier à Versailles entre le Président russe Vladimir Poutine et le Président français Emmanuel Macron, et pendant la réunion des ministres des Affaires étrangères des deux pays à Moscou le 20 juin dernier.

Les deux chefs de diplomatie poursuivront leur dialogue substantiel sur la lutte contre le terrorisme, le règlement des crises en Syrie, en Libye et en Ukraine, ainsi que d’autres questions internationales d’actualité. Il est également prévu d’évoquer certains aspects de la coopération bilatérale entre la Russie et la France, notamment la mise en place d’une structure de coopération permanente au niveau des sociétés civiles – le forum franco-russe « Dialogue du Trianon ».

 

4- Sur la participation de Sergueï Lavrov à la réunion ministérielle informelle de l’OSCE

 

Le 11 juillet, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov participera à la réunion ministérielle informelle des États membres de l’OSCE dans la ville autrichienne de Mauerbach. Cette activité est organisée à l’initiative du Président en exercice de l’OSCE Sebastian Kurz, Ministre autrichien des Affaires étrangères. Aucun document ne sera adopté pendant la réunion. Elle a pour objectif d’échanger les avis sur la situation dans la zone de responsabilité de l’OSCE et d’évoquer la préparation de la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères (CMAE) de l’Organisation à Vienne (7-8 décembre 2017). Nous comptons sur une discussion franche et sans politisation autour des questions d’actualité figurant à l’agenda paneuropéen.

Les échanges se focaliseront sur la recherche de solutions pour sortir de la crise que traverse actuellement la sécurité européenne. La Russie est ouverte au dialogue, auquel peut et doit servir l’OSCE qui dispose d’un grand potentiel en tant que forum pour mener des discussions équitables et prendre de décisions sur la sécurité. Notre objectif commun à long terme reste la directive du sommet de l’OSCE d’Astana en 2010 sur la formation d’une communauté de sécurité indivisible, et la tâche actuelle est le rétablissement de la confiance.

Les participants échangeront leurs points de vue sur le « dialogue structuré » autour des défis sécuritaires initié cette année dans le cadre de l’OSCE. Nous espérons qu’il apportera une grande contribution à la désescalade de la situation militaro-politique et à la diminution de la confrontation militaire en Europe. Le succès du dialogue dépend de l’abandon de la rhétorique belliqueuse, des accusations mutuelles et du passage tant attendu à une discussion respectueuse sans tentatives d’imposer aux autres sa volonté ou ses valeurs.

La situation dans le domaine de la sécurité européenne se complique par la montée de menaces transnationales telles que le terrorisme, la drogue, le crime organisé et la crise migratoire. Une attention particulière sera accordée pendant la réunion à la contribution de l’OSCE à la lutte contre les défis actuels, et avant tout contre le terrorisme et l’idéologie terroriste. Nous pensons que la lutte efficace contre ce mal n’est possible qu’en s’appuyant sur le droit international en respectant l’équité et la souveraineté des États.

De notre côté, nous avons également l’intention de promouvoir à l’OSCE les priorités pour le règlement pacifique des conflits dans les formats existants, la protection des valeurs traditionnelles – notamment les droits des chrétiens et des musulmans- ainsi que l’harmonisation des processus d’intégration.

 

5- Sur la visite de Sergueï Lavrov en Belgique

 

Le 12 juillet, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra en Belgique à l’invitation de la partie belge pour s’entretenir avec Didier Reynders, vice-Premier ministre et Ministre belge des Affaires étrangères et européennes.

Les deux chefs de diplomatie ont l’intention d’évoquer en détail la situation et les perspectives de la coopération russo-belge, ainsi que plusieurs questions d’actualité internationales telles que la situation au Moyen-Orient et en Afrique dans le contexte de la lutte contre le terrorisme international.

Pendant leur entretien ils compareront leurs approches des perspectives des relations de la Russie avec l’UE et l’Otan, ainsi qu’avec l’OSCE et le Conseil de l’Europe.

La veille, le 11 juillet, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s’entretiendra à Bruxelles avec la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini dans le cadre du dialogue politique Russie-UE.

Le 13 juillet Sergueï Lavrov se rendra en Allemagne, comme il l’a annoncé hier en conférence de presse avec son homologue allemand Sigmar Gabriel. Nous vous informerons plus tard du planning précis de ce séjour.

 

6- Sur l’évolution de la situation en Syrie

 

La situation militaro-politique en Syrie suit une dynamique positive, ce qui est selon nous une conséquence directe de la mise en œuvre du Mémorandum sur la mise en place de zones de désescalade en Syrie adopté le 4 mai 2017, et du renforcement du cessez-le-feu.

Le suivi du cessez-le-feu se poursuit. Le Ministère russe de la Défense évalue comme stable la situation dans les zones de désescalade. La grande majorité des infractions est constatée dans les zones contrôlées par les terroristes du Front al-Nosra et de l’État islamique. Le Centre russe de réconciliation des belligérants en Syrie organise régulièrement des actions humanitaires permettant de fournir à la population syrienne touchée des objets de première nécessité.

Le travail se poursuit pour faire adhérer toutes les localités syriennes au cessez-le-feu: 1.832 villes et villages se sont déjà ralliés à cette initiative. En particulier, dans la province de Lattaquié toutes les communes ont rejoint le cessez-le-feu.

Des négociations sont en cours pour faire adhérer au cessez-le-feu les troupes de l’opposition armée dans les provinces d’Alep, d’Idleb, de Damas, de Hama, de Homs et de Quneitra.

Les régions de l’est et du sud-est du pays sont devenues l’arène principale des opérations militaires contre les terroristes en Syrie.

L’armée syrienne poursuit l’offensive près de la frontière irakienne. Pour la première fois depuis le début du conflit il y a cinq ans, les forces gouvernementales ont franchi la frontière administrative de la province de Deir ez-Zor. Les unités d’avant-garde se trouvent à quelques kilomètres de la station de pompage de pétrole T2, à 80 km d’Albukemal et à 100 km de Deir ez-Zor assiégée par les terroristes.

Près de Palmyre, les unités de l’armée syrienne ont repoussé les terroristes de Daech de la raffinerie et ont élargi leur contrôle sur la zone située à proximité des gisements d’Arak.

Au nord-est de la province de Hama, les combattants de l’armée syrienne ont occupé la hauteur d’Al Abjar près d’Ithriya. Les militaires poursuivent leur offensive le long de la route Salamyeh-Raqqa avec pour objectif de bloquer, près de la ville de Ukeyrebat, les terroristes qui n’ont pas eu le temps de reculer vers l’est.

Les terroristes tentent de renverser la tendance. Le 24 juin Nosra a attaqué les positions des militaires syriens à Baas, au nord-ouest de la province de Quneitra. Les terroristes ont réussi à prendre le contrôle de plusieurs postes renforcés de la ville, y compris le bâtiment du conseil local. Les bombardements des quartiers civils par les djihadistes ont fait des dizaines de victimes civiles. Dans la soirée, l’armée syrienne a repris pratiquement toutes les positions qu’elle avait perdues.

Les succès de l’armée gouvernementale s’accompagnent de règlements de compte sanglants entre les terroristes. Ainsi, Nosra a tenté de prendre le contrôle de Salqin, au nord-ouest de la province d’Idleb, mais a rencontré la résistance de groupes locaux qui ont bénéficié de l’aide des partisans d’Ahrar al-Sham.

Dans le cadre des efforts pour la réconciliation nationale suite à la fin du mois du Ramadan, le gouvernement syrien a amnistié 672 détenus, dont 91 femmes, soupçonnés d’avoir un lien avec des groupes armés illégaux.

Les combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS), avec le soutien des USA et de leurs alliés de la coalition « anti-Daech », ont libéré la ville de Mustajid Naqib au sud de Raqqa sur la rive droite de l’Euphrate, fermant ainsi entièrement la boucle du blocus autour de la « capitale » de Daech. Des combats intensifs se poursuivent dans la ville.

Malheureusement, Washington a une nouvelle fois accusé gratuitement le gouvernement syrien qui, selon les Américains, préparerait une « nouvelle attaque chimique ». Nous l’avons noté et commenté, nous sommes au courant de ces déclarations de Washington. Nous savons également qu’elles n’ont été appuyées par aucune preuve. Nous ignorons sur quelle base ont été tirées ces conclusions. Cette situation fait penser à une provocation d’envergure aussi bien sur le plan militaire que médiatique, qui ne vise pas seulement les autorités syriennes mais également la Russie.

Ces accusations et menaces paraissent cyniques quand on sait que la coalition « anti-Daech » menée par les USA mène des actions notoirement illégales contre la Syrie souveraine,

  • comme l’attaque de missiles contre l’aérodrome de Shayrat le 7 avril,
  • les bombardements des forces gouvernementales à Deir ez-Zor et près d’al-Tanf,
  • ainsi que l’élimination d’un bombardier syrien.
  • A cela s’ajoutent les nombreuses morts de civils syriens dans les bombardements de la coalition à Raqqa et dans d’autres villes.
  • Rien que pendant le Ramadan, comme l’a rapporté l’Agence France Presse, les militaires de la coalition ont tué 500 personnes qui n’étaient aucunement liées aux terroristes. 42 civils ont été tués et des dizaines ont été blessés pendant la célébration de la fin du Ramadan suite au bombardement de Mayadin à l’est de la province de Deir ez-Zor.
Nous avons fait savoir à plusieurs reprises que nous considérions de tels actes d’agression unilatéraux de la coalition comme une violation grossière du droit international, des principes de souveraineté et d’intégrité territoriale de la Syrie, et comme un non-respect de la Charte de l’Onu.
La Russie, l’Iran et la Turquie, en tant que pays garants du processus d’Astana, se préparent activement au prochain cycle de la Réunion internationale sur la Syrie prévu les 4 et 5 juillet 2017 à Astana. La Russie considère cette réunion dans la capitale du Kazakhstan comme une étape importante vers la paix en Syrie.

Je voudrais m’attarder un peu sur la provocation chimique qui se déroule actuellement sous nos yeux, pour en parler en détail.

Aujourd’hui nous pouvons observer comment a été planifié, est réalisé et, nous l’espérons, ne sera pas mis en œuvre tout le scénario pour mettre en application le plan vis-à-vis de la Syrie sur la base de prétendues informations concernant des armes de destruction massive.
L’histoire a connu plus d’une fois des scénarios où ces motivations ont servi de prétexte aux pays qui s’estimaient être civilisés pour commettre des actions criminelles.
Tout cela n’a pas seulement entraîné des milliers de victimes: il était question de millions de victimes, y compris civiles. On ignore encore et personne n’a pris la peine de calculer le nombre de victimes civiles en Irak. Il est question de centaines de milliers d’innocents tués.

Quant à la mise en scène actuelle, la campagne médiatique déployée par Washington et soutenue par Londres et Paris concernant la « préparation par le régime de Bachar al-Assad d’un nouveau crime contre son propre peuple avec l’usage de l’arme chimique » n’est pas du tout originale, comme je l’ai dit.

Elle suit le scénario traditionnel qui a été écrit cette fois pour la Syrie.

Ce scénario traditionnel, qui a été appliqué dans plusieurs pays de la région, a été élaboré pour la Syrie en 2013. Du moins, c’est à cette époque qu’il a été annoncé, et il a été probablement mis au point plus tôt. En 2013 la provocation avec l’usage (on ignore toujours par qui) d’une munition chimique dans la Ghouta orientale a failli servir de prétexte à une intervention directe de l’Occident contre la Syrie.
Seule la position déterminée de la Russie, qui avait alors proposé un plan de destruction des armes chimiques syriennes, a permis d’éviter une grande guerre aux conséquences absolument imprévisibles non seulement pour la région, mais également le monde entier.
Cependant, en avril 2017, la ville syrienne de Khan Cheikhoun a été victime d’une prétendue attaque chimique qui, selon l’Occident, aurait été perpétrée par Damas.
L’administration américaine actuelle n’a rien fait d’inattendu, elle a simplement « essuyé la poussière » sur le scénario déjà critiqué préparé par les prédécesseurs (le scénario de 2013) et a attaqué un État souverain: la Syrie. Il est fort probable que l’attaque médiatique actuelle préfigure une nouvelle intervention. Tout l’indique.

Je répète: le scénario restera le même.

  • Un incident se produira sur un territoire contrôlé par les terroristes, faisant des victimes parmi les civils.

La prétendue opposition (c’est-à-dire les djihadistes qui ne se distinguent en rien de Daech ni d’Al-Qaïda mais bénéficient d’une aide des USA et de leurs alliés)annoncera un nouveau crime du régime, comme ils le font.

Sachant qu’à ce moment là personne ne comptera le nombre de personnes tuées par ces mêmes djihadistes, ceux qu’on appelle la « force modérée », que tout le monde oubliera les milliers de civils tués par les extrémistes en analysant seulement cette situation concrète, qui sera mise en avant par les extrémistes qui ne se distinguent en rien des terroristes.

Cette fois, comme auparavant, on présentera au public occidental de prétendues preuves – des cratères, des images floues soi-disant prises pendant l’incident, on diffusera largement sur internet des photos de corps ou de prétendus corps.

Après quoi on prouvera que c’est une mise en scène, tout comme les autres images présentées auparavant par les organisations bien connues de tous.

Nous verrons, devant les caméras, s’exprimer des djihadistes qui se présenteront comme une opposition luttant pour l’avenir de la Syrie et parleront en tant que «témoins». Par tous les moyens à disposition on s’efforcera de convaincre les habitants de la région de travailler pour le public occidental en racontant en tant que témoins ce qu’ils ont vu, entendu et comment ils ont vécu cette attaque.

D’un autre côté, le scénario évoluera ainsi:

  • les représentants des renseignements américains annonceront disposer de preuves irréfutables de la responsabilité du régime.

Vous savez déjà quelle sera la réponse à la demande de fournir des preuves.

On nous dira que ce sont des données confidentielles qui ne peuvent pas être dévoilées. De plus, comme par le passé, on dira que la divulgation de ces informations pourrait affecter la situation et la sécurité dans la région. On annoncera que les renseignements occidentaux, notamment américains, «ne dévoilent pas leurs sources».

C’est un classique. La motivation et l’explication seront très simples: les sources, les témoins et les détenteurs d’informations authentiques risqueraient d’horribles sanctions de la part du régime.

L’histoire de l’agression contre l’Irak en 2003 a déjà montré qu’on pouvait se servir de n’importe quoi comme preuve: de la lessive en poudre, d’un produit vaisselle dans une fiole qu’on fait passer pour du sarin, de la thèse d’un étudiant présentée comme un rapport secret...

Le temps passera, tout le monde apprendra la vérité, mais il sera trop tard.

Une nouvelle intervention aura lieu, des civils seront tués, on créera les conditions pour la formation d’organisations de plus en plus extrémistes.

Ce fut le cas en Irak.

Dix ans plus tard, vous vous en souvenez, Tony Blair a présenté des excuses.

  • Que valent ces excuses?
  • Qui en a besoin?

Une génération n’a pas pu naître en dix ans. Non seulement des gens, des enfants, des adolescents qui vivaient dans ces pays ont été tués ou blessés physiquement et moralement jusqu’à la fin de leur vie, mais tout simplement de nouvelles personnes ne sont pas nées.

Ce massacre a duré 10 ans en passant d’une phase active à une phase de lutte contre les terroristes qui n’ont jamais été présents dans cette région.

Ensuite, on voit devant les caméras des personnes en costume très coûteux qui présentent leurs excuses et n’assument aucune responsabilité. Ils ne risquent pas leur liberté ou leur vie, ni même leurs positions ou fonctions. Ils peuvent simplement dire « pardon » mais beaucoup ne le disent même pas en principe.
  • Toutes les objections du gouvernement légitime, que l’Occident appelle obstinément un « régime » depuis des années,
  • toutes les informations des experts indépendants,
  • les questions sur la qualité des sources
  • et sur la pertinence de citer des terroristes et de djihadistes

seront tout simplement ignorées.

La provocation de Khan Cheikhoun du 4 avril revêtait tous les aspects de ce scénario.

De telles histoires ont été travaillés à petite et grande échelle. Ses organisateurs et ceux qui appelaient et appellent à sanctionner le régime ont ignoré le démenti de l’attaque chimique par le gouvernement légitime syrien et les experts russes sur le terrain.

Les informations objectives n’ont pas non plus servi à la cause. En avril 2017 l’armée syrienne menait une offensive efficace contre les djihadistes.

Tout le monde se demande: pourquoi, alors, utiliser l’arme chimique contre un territoire sur lequel le pouvoir syrien comptait prochainement rétablir son contrôle?

La plupart des personnes qui lisent et regardent l’actualité ne se demandent pas en principe ce qu’est une arme chimique. Oui, c’est une terrible arme de destruction massive, mais c’est également une arme qui reste présente sur et dans le sol.

Dans ce cas le gouvernement syrien rend sa propre terre, nature et son pays inappropriés pour vivre. Après tout, il faut y déployer des unités militaires, les civils doivent revenir sur ce territoire, des gens doivent y vivre, travailler et étudier. Cette logique très évidente et simple n’est pas prise en compte en principe.

100% des armes chimiques qui étaient contrôlées par le gouvernement syrien ont été détruites en 2013-2014 sous le contrôle international.

C’est également un fait évident pour tous. De plus, cela a été confirmé par l’OIAC qui a même reçu un prix Nobel pour cela. A première vue, tout indique que ce qu’on tente de nous proposer comme un nouveau prétexte et une explication principale des tentatives d’intervention et de renversement du régime se brise sur des choses aussi évidentes.

Mais non, la force des médias, de la propagande et des scénarios sophistiqués et les méthodes bien huilées pour mener ces campagnes arrivent à persuader de nombreux Occidentaux que ce sont des mesures très utiles.

Il y a également d’autres faits incontestables qu’il faut connaître et dont il faut se souvenir.

D’un côté l’arme chimique contrôlée par les autorités légitimes syriennes a été détruite. Je le répète, cela a été confirmé par les experts internationaux qui ont reçu le prix Nobel de la paix pour cela.

De l’autre personne n’a pris l’arme chimique aux terroristes, le fait que les extrémistes et les terroristes la possèdent est également un fait. Ils l’utilisent périodiquement contre les forces gouvernementales et notamment les unités kurdes.

Cependant, l’enquête sur ces incidents au sein des structures internationales avance très lentement. Toute l’information, les faits et l’enquête sur ces incidents continuent, personne en Occident ne s’empresse et n’insiste sur leur fin. De la même manière, tous ces faits n’attirent pas non plus l’attention des médias de masse.

 

à suivre….


source/ http://www.mid.ru/fr/foreign_policy/news/-/asset_publisher/cKNonkJE02Bw/content/id/2804352

2017.04.07 1014213281

 

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