1964 – Vers une révolution conservatrice à l’Éducation nationale? Vidéo 27’51 »

Les chroniques de Sapir –  23.06.2017 – Jacques Sapir

Les Fables de la Fontaine offertes à tous les CM2, les portables dans un casier à l’entrée des classes… La rue de Grenelle vit une révolution. Jacques Sapir débattait avec Natacha Polony, journaliste et spécialiste des questions de société, et François Durpaire, maître de conférences en sciences de l’éducation.

Emmanuel Macron a affirmé à de nombreuses reprises que la question de l’éducation serait au centre de ses priorités. La nomination de Jean-Michel Blanquer comme ministre de l’Éducation nationale inquiète cependant. Certains voient en lui l’homme du retour aux méthodes du passé tandis que d’autres s’interrogent sur la libéralisation de l’école avec notamment l’autonomie des établissements.

Selon Natacha Polony, le retour des classe bilangues, du latin et du grec

«n’est que l’écume des choses. Rétablir cela donne l’impression qu’on est du côté de l’école à l’ancienne [….]. Le problème n’est pas là, le problème est de savoir quelle mission on confie à l’école, et le problème sous-jacent est d’essayer de comprendre pourquoi aujourd’hui cette mission n’est pas réussie, pourquoi l’école française est devenue la plus inégalitaire de tous les pays de l’OCDE».

 François Durpaire:

«Je suis partisan dès la première année, en L1, que vous sachiez que vous allez être destiné à enseigner l’histoire»

«l’autorité ça se construit, ça s’apprend, ça se forme au cours des années. L’enseignant, s’il a eu dès la première année ou la deuxième année de licence, ne serait-ce que quelques stages dans un établissement scolaire, il fera sans doute un meilleur enseignant ou il choisira peut-être de ne pas être enseignant».