1834 – Emmanuel Macron – Une victoire à la Pyrrhus …

 

 

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Note Sans a priori : François Asselineau donne sa vision de la Victoire d’Emmanuel Macron en expliquant le rôle joué par les médias et les candidats eux-mêmes … et lance un appel pour les législatives à suivre …

Une victoire à la Pyrrhus

Une allusion historique présentée par Jean-Claude Bologne

Une victoire qui coûte cher ! On évoque en effet le nom de ce roi de l’Antiquité pour désigner une victoire aux lourdes retombées. L’historien Jean-Claude Bologne nous rappelle les origines historiques et les utilisations contemporaines de cette allusion.

Ainsi qualifie-t-on une victoire qui a coûté très cher à son vainqueur, à tel point qu’il en ressent aussi durement les conséquences que son adversaire vaincu. Pyrrhus aurait d’ailleurs commenté l’événement par cette réplique, rapportée par Plutarque, mais sans doute apocryphe : « Encore une victoire comme celle-ci et je suis perdu ! »

Pyrrhos, dont le nom, en grec, signifie « le roux », était roi d’Épire à la fin du IIIe siècle avant notre ère. Ce petit royaume, entre l’Albanie et la Grèce, était alors au faîte de sa puissance. Pyrrhus, lointain cousin d’Alexandre et, prétendait-il, descendant d’Achille, espérait bien l’étendre, notamment en Italie. Aussi lorsque les habitants de Tarente, dans les Pouilles, l’appellent à la rescousse pour arrêter l’expansion romaine, il saisit le prétexte pour se transporter en Italie du sud avec une armée puissante. Il remporte coup sur coup deux victoires, à Héraclée en 280 et à Ausculum en 279.

Les historiens romains, peu fiers de leurs défaites, ont incriminé l’affolement de leur cavalerie devant les éléphants de Pyrrhus. Pour la même raison, ils semblent avoir grossi les pertes du roi d’Épire à Ausculum. La moitié de ses hommes, plus de treize mille, seraient en effet restés sur le terrain. « Il retira de cette victoire plus de gloire que de satisfaction », dit Justin. Ainsi est né le mythe de la victoire à la Pyrrhus. Les Romains refusent de négocier avec lui un partage des zones d’influence, et les Carthaginois, qui ne voient pas d’un très bon œil la présence grecque aussi près de leurs comptoirs de Sicile, lui livrent bataille de leur côté. Après quelques victoires, Pyrrhus est vaincu par les Romains en 275 et retourne en Épire. Il meurt trois ans plus tard dans une expédition contre Sparte.

L’affrontement de grandes puissances montantes ou déclinantes, la Grèce, Rome, Carthage a marqué les mémoires. On emploie volontiers l’expression lorsqu’un champion souvent vainqueur, un dirigeant charismatique rencontrent des difficultés inattendues et ne doivent la victoire qu’à l’ampleur des moyens engagés. Le sport et la politique sont friands de cette allusion. Ainsi, un journaliste américain, Michael Madved, a-t-il qualifié de victoire(…)

Une réflexion au sujet de « 1834 – Emmanuel Macron – Une victoire à la Pyrrhus … »

  1. A mon avis cette élection présidentielle est une tragédie moderne et je vais essayer en quelques mots de vous convier au spectacle en mettant mon œil derrière un petit trou que j’ai remarqué dans le rideau rouge qui sépare les spectateurs des acteurs et qui est déjà fort mité !

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    > Les deux personnalités qui restent en lice sont deux acteurs parfaitement bien choisis pour incarner devant nous une représentation du mythe œdipien destinée au grand public qui n’en demandait pas tant car il préférait, jadis, le spectacle d’une comédie de boulevard traditionnelle plutôt qu’une tragédie Grecque qui va l’obliger à « se prendre la tête », ce qu’il déteste et refuse absolument !

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    > (voici donc un très court extrait du dialogue de la pièce à laquelle nous assistons)

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    > Acteur Marine : « J’ai tué mon Père »

    > Acteur Emmanuel : « J’ai épousé ma Mère »

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    > Et la tragédie se répercute chez les spectateurs pour qui l’alternative du choix proposée revient à se comporter soit comme Andromaque, soit comme Antigone.

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    > Ceux qui voteront Marine agiront comme Andromaque en essayant de se résoudre, dans un monde trop imparfait, à « limiter les dégâts » en optant pour « un moindre mal » (en oubliant que dans « moindre mal, il y a mal » (H. Arendt)

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    > Ceux qui ne voterons pas agiront comme Antigone en se refusant de participer à une compromission dévastatrice, au nom de leurs valeurs morales, quand bien même le monde devrait-il s’effondrer ensuite et le malheur tout submerger! (et je partage leur opinion)

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    > Pour les personnes qui penseraient que j’ai oublié le « choix Macron », je précise que je ne suis pas dramaturge et que je n’ai aucune velléité d’écrire ou de participer à un mauvais « remake » d’une antique tragédie Grecque afin qu’elle devienne notre vie quotidienne!

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    > Maurice

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