1520 -Les Elections Américaines par Nadia Lousi de Russie

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Айхал России на -29 ° ( De Aykhal en Russie par moins 29 °)

Nadia Lousi

Bonjour les amis Facebook.

Depuis 5 jours, les vols de correspondance vers Moscou sont partiellement interrompus. Par ce fait, la date de mon retour dans la capitale est retardée. Quelques jours de répit dans ce lieu enchanté me permettent de reprendre mes notes sur la géopolitique. Je précise « enchanté » par l’environnement et non point par la température… Mais pas de crainte, je m’adapte.

Aux États-Unis, parlons de la présidence de Donald Trump et du résultat des primaires du Parti démocrate. En réalité, la victoire d’Hillary Clinton fut celle du candidat républicain Trump.

Je m’explique, durant la campagne des primaires, face à H. Clinton, le sénateur Bernie Sanders étiqueté « socialiste » (terme diabolique pour l’establishment nord-américain), avait une réelle chance de remporter la primaire.

Hélas, les deux états-majors, démocrates et républicains, marqués par l’attachement au modèle libéral, ont vite réagit.

  • Michèle Obama elle-même se jeta dans la controverse en pointant négativement la candidature de Sanders : « Nous avons besoin d’un adulte à la Maison Blanche ! ».
  • Les grands médias américains, porte-paroles du « monde libre », ont aussi joué leur rôle.

Servant de métronome, ses éditoriaux et blogs non cessés le dénigrer le sénateur. Plusieurs exemples ;

  • Le Washington Post écrit ; « les attaques de B. Sanders contre les réalités démocratiques américaines sont inadmissibles… ».
  • De son côté, le New York Times a lancé une croisade contre le candidat gauchiste : « L’histoire des USA ne pardonnera pas vos propositions …», ou encore ; « M. Sanders ne promet plus seulement quelques étoiles ici et là, mais la lune et une bonne partie du soleil…».
  • Quant aux radios et télés, leurs propriétaires ont entrepris de faire barrage à celui qui prônait la «« révolution démocratique ».

La classe politico-économique dominante des États-Unis s’est dressée, sans nuance, contre Sanders.

Pourquoi une telle chasse aux sourcières ? Simplement, plusieurs sondages montraient qu’il pourrait battre D. Trump et que pour sa part, H. Clinton parviendrait à peine à égaler le candidat républicain.

On peut cependant comprendre la forte inquiétude régnant dans les sphères dirigeantes des deux grands partis américains. La menace ressentie était bien réelle.

Le sénateur Sanders a mené campagne contre

  • « l’influence des milliardaires et millionnaires »,
  • contre les « déviances » ou les « excès » du capitalisme
  • contre le libre-échange « absolu ».

Il s’est déclaré partisan

  • du système de santé universel,
  • favorable au moratoire sur l’autorisation de nouvelles centrales nucléaires,
  • disposé à « ouvrir des nouveaux droits aux salariés ».

Le sénateur du Vermont a aussi appelé à la création d’une nouvelle OTAN, intégrant notamment la Russie.

S’en était trop pour ces braves gens…

Du passé de B. Sanders, on peut se souvenir d’un révolté pacifique. Il fut condamné en 1964 pour avoir résisté à une arrestation lors d’une manifestation contre la ségrégation raciale. Il fut aussi un actif opposant à la guerre du Viêt Nam.

Aujourd’hui, une partie de la planète s’inquiète beaucoup de la présidence de D. Trump. Certains allant même jusqu’à dire qu’il a déclaré la guerre à l’Europe (Manuel Valls le 17 janvier 2017).

Pourtant, lors des primaires américaines, une grande partie des gouvernements et de la presse influente ont < indirectement > souhaité sa victoire en jetant l’anathème sur Bernie Sanders. En privilégiant la candidature d’H. Clinton, ce joli monde a, virtuellement, intégré l’histoire de l’arroseur arrosé
С Новым годом 2017 (Bonne année 2017).
Nadia